Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 21 mai 2026 4 min

David Amiel: "Le coût de la guerre sera supérieur à 6 milliards d’euros"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

la guerre, on a deux mouvements inverses du point de vue des finances publiques. On a évidemment une augmentation des prix et donc ça crée notamment pour la TVA des augmentations de recettes de TVA, mais de l'autre on a une baisse de la consommation de carburant et donc ça fait baisser à la fois la TVA elle-même sur les recettes de carburant et ça fait baisser aussi euh l'excise qui est l'autre impôt perçu sur les recettes de carburant et qui elle ne dépend que des volumes et donc qui ne fait que baisser puisque la hausse des prix n'augmente pas les recettes de l'axise. Alors où est-ce qu'on en est quand on prend tout cela ensemble ?

On fait le point, vous le savez, tous les 10 jours depuis le début de cette guerre parce que pas laisser prospérer ça et là de fausses idées ou de mauvaise rumeurs. Aujourd'hui, quand on compare entre 1er mars et le 20 mai, c'est-à-dire les dernières remontées dont nous disposons 2026 par rapport à la même période sur l'année 2025, on a une augmentation de 10 millions d'euros des recettes liées au carburant. 10 millions d'euros et cela varie de semaine en semaine parce que message essentiel c'est que l'effet d'augmentation sur les prix est compensé par la baisse des volumes.

Et vous savez, on a entendu des propositions parfois qui venaient nous dire il y a une manne cachée, il faut la restituer au français. C'est ça la réponse à la crise. Bah heureusement, heureusement qu'on s'est organisé autrement parce que si on avait compté dessus pour pouvoir financer les aides d'ors et déjà engagé au Français comme beaucoup dans l'opposition nous y appelaient, il y aurait pas grand-chose aujourd'hui qu'on pourrait faire pour aider les entreprises et les travailleurs des classes populaires et les classes moyennes. puisque d'ors et déjà et sans préjuger des annonces qui seront faites dans un instant, mais d'ors et déjà les aides qui ont déjà été apportées s'élèvent à 470 millions d'euros et depuis le début le gouvernement s'est organisé pour pouvoir les financer.

Donc vous le voyez, nous avons des recettes de carburant qui se comptent en quelques millions d'euros là où nous avons un coût de la guerre qui se compte en milliards. Pourquoi en milliards ? parce qu'il y a évidemment le coût des aides et des soutiens supplémentaires pour je disais travailleurs des classes populaires et des classes moyennes.

C'est l'indemnité grand rouleur et les aides pour les entreprises, c'est l'ensemble des aides qui sont apportées au secteurs les plus exposés. Les ministres auront l'occasion de revenir sur le détail des dispositifs, mais pour fixer les grands chiffres, nous allons aujourd'hui apporter un soutien à hauteur d'un mliard 200 millions d'euros pour les travailleurs et les entreprises qui en ont le plus besoin. 470 millions d'euros d'aide qui ont d'ors et déjà été annoncé et 710 millions d'euros d'aides nouvelles qui seront à l'instant détaillé par les ministres.

À tout cela s'ajoutera évidemment le coût de la guerre pour nos finances publiques. L'impact sur l'économie. Roland l'Escure a évoqué l'impact sur la croissance, l'impact sur l'inflation, l'impact aussi sur les taux d'intérêt qui n'est pas propre à la France.

J'insiste dessus parce qu'on a une hausse des taux d'intérêt qu'on observe dans l'ensemble du monde. On l'observe d'ailleurs aux États-Unis, on l'observe au Royaume-Uni, on l'observe en Allemagne, on l'observe dans l'ensemble des pays européens. Évidemment, tout cela a un effet sur notre charge de la dette dans un contexte où l'argent public est non seulement rare, mais il est cher.

Et c'est la raison pour laquelle nous avons cette approche d'aide ciblé, d'aide financée pour ne pas nous retrouver un jour dépourvu de marge de manœuvre. Parce que certes ceux qui aujourd'hui appellent à déverser des milliards et des milliards d'euros à faire des chèqus sans provision pour alimenter telle ou telle campagne électorale mettrait notre pays en grand danger dans cet environnement aussi incertain. On avait eu l'occasion de faire la transparence également sur l'impact macroéconomique au mois d'avril dernier, chiffrant déjà le coût de cette guerre à hauteur de 6 milliards d'euros pour les finances publiques dans un contexte où je le rappelle à l'époque beaucoup disaient que le gouvernement exagérait euh l'impact de la guerre et qu'il y avait cette fameuse cagnotte.

Selon les différents scénarios, le coût de la guerre sera évidemment supérieur à ces 6 milliards d'euros. puisque Premier ministre a eu l'occasion de le dire.