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Podcast / conversationPhilippe de Villiers· 15 novembre 2025 57 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

Face à Philippe de Villiers / 14 novembre 2025 (CNews)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Votre ami Boualem Sansal, détenu en Algérie, a été libéré. Quelle est votre réaction ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi Boualem Sansal est-il selon vous un grand Français ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous avez reçu une lettre d'une mère de famille touchée par les attentats du 13 novembre. Pouvez-vous nous la lire ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous l'engrenage qui a conduit aux attentats du 13 novembre ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Que faudrait-il faire pour éviter de nouveaux attentats ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    La ministre des Armées évoque des conflits de haute intensité. Que pensez-vous de ces déclarations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Philippe de VilliersFait
    « Je dédie cette ode au plus grand français de désir vivant qui aura connu la prison pour avoir trop aimé la France. »
  • 3:00Philippe de VilliersFait
    « L'Allemagne a dit à Emmanuel Macron, "Bon, tu lâches sur le Mercosour parce qu'on peut pas faire autrement." »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilier. Cher Philippe, bonsoir.

Bonsoir Elliot. Bonsoir Geofroid. Jeffro le jeune est avec nous comme chaque vendredi soir.

Cherofroid, bonsoir. Bonsoir, bonsoir et on a envie de dire enfin enfin une bonne nouvelle, enfin une note positive. Votre ami Boem sans sal Philippe détenu depuis le 16 novembre 2024 par le régime algérien a été libéré cette semaine.

Il est soigné actuellement en Allemagne et puis il a eu cette phrase formidable adressée à Camel Daoud, son ami le prix concours. Camel Daoud franco-algérien. Bonjour la France, je reviens, on va gagner.

Euh vous avez écrit et vous avez consacré un chapitre dans votre livre Populicide OD au français de désir et vous parlez de Boem Sansal dans cet ouvrage, vous dites "Je dédie cette ode au plus grand français de désir vivant qui aura connu la prison pour avoir trop aimé la France." Et on attend bien évidemment votre première réaction cher Philippe Devilier. Alors ma première réaction, je dirais que j'ai traversé comme tout à chacun un moment d'exultation au sens de la phrase de Pascal joie, joie pleur de joie certitude.

Euh il est vivant, il est pas mort, il est il garde sa lumière comme dit son ami Camel Daoud et il va bientôt revenir et on va pouvoir le voir et peut-être l'inviter ici. Ce serait formidable. Oui.

Et je l'aime beaucoup. Nous aimons beaucoup, vous verrez. Et je vais expliquer pourquoi dans un instant.

Mais auparavant, ce que je voudrais dire, c'est que cette joie est une joie totale, sans bavure quand on pense à lui, à sa famille, à ce qu'il a enduré, à ce qui est maintenant derrière lui. En revanche, j'aurais un petit mot sur la diplomatie française que vous me pardonnerez. Euh pour saluer le c'est c'est assez rare une victoire allemande dans ma famille.

C'est c'est une rareté. Victoire allemande. Il faut saluer président de l'Allemagne qui a négocié le retour de Wallem sans sale.

Euh ce qu'on a pas dit, c'est que à ma connaissance il y a eu un marché en fait. Oui. Aller chercher les informations à Alger.

Il y a eu une cérémonie importante le 11, la veille de la libération. Une cérémonie importante avec un une consignature d'un document d'aide mutuelle. Il y avait l'ambassadeur de l'Union européenne, il y avait euh un responsable algérien de très haut niveau et un responsable allemand de très haut niveau sur la question des hydrocarbures.

Et moi, je pense que euh l'Allemagne a dit à Emmanuel Macron, "Bon, tu lâches sur le Mercosour parce qu'on peut pas faire autrement." C'est très important pour nous les Allemands parce que on veut sauver notre automobile et nous on règle le problème de Bolhem sans sal. Bolhem sans sal qui est français franco-gérin mais qui est français donc sauvé par l'Allemagne soigné par l'Allemagne.

Voilà. Alors pour la France c'est je vous ai entendu jour parler de camoufler c'est le mot qui convient. C'est une humiliation diplomatique.

Songer que la France a derrière elle, c'est mon ami Dominique Soucher, le grand diplomate, ambassadeur qui m'a dit ça un jour. songe Philippe que la France a derrière elle 2000 ans de savoir-faire diplomatique. C'est pays de Taléran, hein, de Vergène, bon et de barreau.

Bon, et alors euh et là en fait, on a eu le président de la République qui Emmanuel Macron, la bouche en cœur qui a remercié son ravisseur. On en est là. Et à l'assemblée s'est passé inaperçu, mais pas pour moi parce que je connais le langage diplomatique et le code pénal.

Euh monsieur le cornu s'est levé pour saluer la libération et il a dit "Merci au prés Oui, président Macron a dit euh merci au président Teboun pour son humanité." C'est le syndrome de Stockholme. On est dans les phares.

On se fait écraser, on remercie la voiture et le conducteur. Bon, par contre, le cornu il a dit merci au président Teboun d'avoir euh le d'avoir eu le geste qui a consisté à gracier BM sensal. Non, gracier, c'est pas le mot qui convient parce que quand on gracie dans le code pénal, c'est que on garde la faute mais on efface la peine.

Or là, il y a pas de faute. Nous à la France, on n pas à à reconnaître une faute. Il y a pas de culpabilité.

Donc c'est pas le mot qui convient. Il fallait dire libéré, il fallait dire élargi mais pas gracié. Voyez ?

Alors en fait moi ce que je voudrais dire à tous les Français qui nous regardent et et dont beaucoup ne connaissent pas Bolhem sans sal pourquoi pourquoi c'est un grand français ? Pourquoi c'est un grand homme ? Et aujourd'hui il va incarner et ça ça va faire peur au pouvoir.

Il va incarner la figure archétypale de la résistance de la dissidence par rapport à l'islamisme conquérant. Et ça va faire mal parce qu'on va pas le faire terre. Personne ne fera terre.

Je le connais et surtout avec ce qu'il vient de vivre maintenant, je peux vous dire queon va l'entendre. Alors, je dirais d'abord que c'est un visionnaire. Jean-François Colossimo qui est le son éditeur de son dernier livre a eu un mot juste.

Il a dit c'est le sa généine algérien très juste. C'estàd qu'en fait Sol Gine a a dénoncé l'aveuglement des occidentaux face au communisme et Bolhem Sensal a dénoncé l'aveuglement des occidentaux face à l'islamisme. Il y a un parallèle qui est saisissant.

Il a mis en garde les Français sur l'islamisation des banlieux. C'est pas moi qui parle, c'est lui. En disant attention, vous allez avoir des des quartiers de conquête et vous allez doucement vers le Khalifat.

Il a connu le fils en Algérie. Lui, il sait d'où vient l'Algérie, ce qui s'est passé en Algérie. Ensuite, il a il nous a mis en garde sur la rente mémorielle.

Je me souviens, on en a parlé. à la rente mémoriale, ça le renda des fous et sur la mauvaise conscience coloniale. Voilà.

Mais surtout, c'est pas qu'un visionnaire. un visionnaire qui voit avant tout le monde les dégâts que vont faire l'islamisme dans notre pays jusqu peut-être dans 30 ans. Il leur a dit, il l'a dit, il le dit à tout le monde.

C'est pour ça que la gauche française euh se réjouit moins que que ceux qui sont des esprits libres. Mais c'est plus que ça. C'est un écrivain français francophone euh de grand talent.

J'espère J'espère. que l'Académie française va l'accueillir. Il faut en faire un membre à part entière tout de suite.

Et on dit la la langue c'est le sang de l'âme d'un peuple. Si c'est vrai, alors Bem Sansal, il est plus français que tous les français. Et c'est vrai que dans mon livre, j'ai pensé à lui en écrivant une odde au français de désir.

Il y a le français de souche qui reçoit la France. Ça ça va rien demander en encore faut-il qu' qu'il cultive ce souvenir et qu'il le transmettent. Et puis a le français de désir qui rêve d'entrer en ressemblance et qui vient d'ailleurs.

Encore faut-il que on lui donne envie de nous ressembler. Et dans cet odde au français de désir, j'ai dit ceci. Face aux Français de désir, nos élites mondialisées ne donnent voir qu'une France qui n'est plus la France, une France de feu éteints et d'âmes mortes.

Une France gouvernée par des âmes mortes avec des feux étins. Une France qui ne donne plus envie. Et un jour, Wolem Sansal m'a dit, "Moi Philippe, j'ai compris que ce qu'il faut aller chercher, écoutez bien, c'est la France des grandeurs cachées.

Merci Boam Sansal de parler, de reparler, de nous parler et de parler au monde entier comme aucun français ne sait parler de la France. Honneur aux Français de désir. Vous savez que c'est la deuxième fois depuis qu'on fait cette émission que vous remercier l'Allemagne.

Vous ne souvenez pas de la première ? [rires] La première fois, c'était quand ils avaient remis les contrôles aux frontières en disant "Enfin, l'Allemagne fait ce que la France ne fait pas." C'était il y a 1 an et demi et je m'en suis souvenu.

Ce serait passionnant de recevoir Boem sans salle. Euh et invitation sera faite bien évidemment lorsqu'il sera de retour sur notre beau pays. Philippe Devilier, autre sujet à présent, vous le savez, les téléspectateurs l'ont suivi évidemment sur ces news.

Nous avons commémoré le 10e anniversaire des attentats terroristes islamistes du 13 novembre 2015, 132 morts et plus de 400 blessés. Vous m'avez confié Philippe Devilier que vous aviez reçu une lettre émouvante d'une mère de famille qui a perdu Philippe ses deux filles au Bataclan. Expliquez-nous.

Alors, j'ai reçu une lettre après le Bataclan, une première lettre d'une dame qui s'appelle Sylvie Pétard. Avec son mari, ils m'ont écrit, ils étaient désespérés. puis une deuxème lettre, puis une trisè et là c'est la dernière lettre.

Voilà, je l'ai retranscrite pour pouvoir la vous la lire. Je vais vous lire quelques quelques passages qui sont particulièrement émouvants. Cher Philippe Deviler, je me permets de vous écrire à nouveau pour vous demander une requête. 10 ans, 10 ans que nos filles Marion et Anna sont partis rejoindre Marie.

Elles ont été tuées euh elles prenaient un café à une terrasse. Donc la soirée du Bataclan, Marion et Anna sont partis rejoindre Marie. Cela fait 10 ans que tous les matins, dans mes prières, après mes trois avés Maria, je prie Marie de ne pas oublier sa promesse, de protéger mes grandes filles d'amour, de les garder tout contre ell dans son âme et dans son cœur de maman.

Je n'accepte pas et je ne veux pas que nos filles deviennent un souvenir. Elles sont bien présentes parmi nous et nous aide chaque jour que Dieu veut à vivre. Pourriez-vous juste lire ma lettre sur le plateau de C News le vendredi 14 novembre pour que le 13 novembre ne soit pas déjà oublié en hommage sincère pour toutes ces vies arrêtées brutalement, innocemment, volontairement, gratuitement, juste pour montrer que l'on peut vivre avec l'aide de Dieu et de Marie et que c'est la seule porte de sortie pour réapprendre à vivre.

Voilà pourquoi je me permets de vous écrire dans votre sensibilité de père et non d'homme politique, non comme toutes ces marionnettes qui gesticulent, prennent un air triste le temps d'une photo devant les caméras lors de leur commémoration du 13 novembre et en ne pensant surtout pas aux français. Merci de votre engagement envers tous les Français avec toute notre affection. Sylvie Pétard.

Et vous savez hier, je savais que j'allais lire cette lettre mais je savais pas que j'aurais à dire ma honte, ma honte de français en lisant les informations. Est-ce que vous imaginez cette famille qui a perdu ses deux filles ? Comme toutes les familles qui ont perdu un membre si cher lors de cette soirée tragique, imaginez ces familles qui entendent parler d'un ordinateur du grand organisateur du meurtre collectif Abdlam, un ordinateur, une clé USB, on parle d'un mariage en prison, faut pas se gêner.

C'est pire que ça. On entend un écolo qui dit "Il y a eu 100 50 morts mais avec la pollution de l'air, il y en a 500000 par an." Vous vous imaginez la gouaterie, l'abjection.

Et donc on est entre l'abjection et la conivance, la dimitude, la dimilitude de la justice. On voit bien que déjà on l'âge du l'est, mais pire que ça, ce qui m'a fait bondir et là pour une fois, je vais rendre hommage à Charlie Hebdo Sourissau qui est un bandien d'ailleurs, Ris qui a très bien dit cette histoire de justice réparative. Voilà que Abdestlam, le grand organisateur du meurtre propose maintenant une justice réparative.

C'est quoi la justice réparative ? C'est d'ailleurs c'est un néologisme américain. Ça consiste à dire aux victimes, "Attendez, venez me voir, on va parler, on va parler." Voyez, s'appelle la takia.

C'est un piège évidemment. Pourquoi c'est un piège ? Parce que c'est pas un chauffard avec des victimes du chauffard.

Là, on est devant un terroriste, un terroriste qui veut brutaliser toute la société. Il y a quelqu'un qui est très bien parlé, c'est la la directrice générale des services intérieurs de renseignement, c'est Line Berton. Et elle a dit "On affaire à quelqu'un qui veut tuer la société tout entière." Donc cette idée de d'une confrontation avec les victimes, en fait, elle a un seul but, c'est de faire peser le poids moral du refus sur les victimes.

Donc c'est ignoble. et qu'on le laisse faire ça, c'est encore plus ignoble. Je vous propose d'écouter Emmanuel Macron qui a réagi sur la menace terroriste islamiste.

Écoutez, à tout moment, le terrorisme islamiste projeté peut renaître au Moyen-Orient, en Asie centrale, dans la corne de l'Afrique ou ailleurs. Et la vigilance est permanente en chacun de ces lieux et d'autres formes de terrorisme émergent auxquels nous ne céderons rien non plus. Face à cela, notre nation est garante du combat perpétuel, mener sans jamais renier nos valeurs de justice et de libre et de liberté.

Elle se porte garante que tout sera fait pour empêcher toute nouvelle attaque et pour punir de manière implacable ce qui s'y risquerait. Et dans cette décennie coulée, la nation s'est fortifiée. Je le Philippe, on s'en souvient tous en ce qui nous concerne, mais vous, où étiez-vous le 13 novembre et que faisiez-vous ?

Ah, alors le 13 novembre 2015, je l'ai entre deux activités. Je crois que le matin, j'ai écrit, je mettais la dernière main un scénario pour le pu du fou qui s'appelait le dernier panache sur Charrette. Rien ne se perd jamais, monsieur.

Et l'après-midi, j'étais en train d'entreprendre l'écriture euh d'un livre qui est sorti en début 2016 et qui s'appelait "Les cloches serront-elles encore demain Pourquoi j'ai choisi ce titre ? Parce que j'avais été marqué par deux événements de l'année 2015. C'était avant les attentats du 13 novembre.

Premier événement, c'est Charlie Hebdo, l'attentat de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Et là, j'ai vu après l'attentat comportement de toute la classe dirigeante et de la société de connivance, la ce qu'ils appellent la riposte des bougies. C'est là que ça a commencé, l'accueil de l'autre, le vivre ensemble, on est tous frères.

Voilà. Et donc en fait c'est le début de la dimitude de la diminution capitis de nos élites qui veulent pas voir ce qui s'est passé. En fait, on traite ça comme un accident climatique ou un accident de la route.

Et donc, je me suis là, je prends la plume. C'est pire. Le jour de Pâqu, je me souviens, je revenais de son combo et j'entends à la radio euh à Europain euh voilà le grand le recteur de la Grande Mosquée de Paris vient de prendre la parole au Bourger devant 50000 croyants et il a déclaré "Nous avons 2200 mosquées, il faut doubler le nombre des mosquées dans les 2 ans qui viennent." Et en fait là, je me dis en associant les deux événements euh allez, il faut que je reprenne la plume et que je porte la plume dans la plaie parce que je sens bien que le bedau va être remplacé par le mzine et que bientôt on pourra plus sonner les cloches et que l'islamisme est en train d'avancer à la mesure de notre démission et de nos craintes.

Et le titre, j'ai appelé Lisboel, mon éditrice qui m'a dit "C'est un titre formidable, les cloches sonneront-elles encore demain ?" Et en fait, j'ai repensé à ça, c'est drôle hier parce que les cloches ont sonné hier dans toute la France et à Notred de Paris. Et ça, ça m'a profondément touché parce que ça veut dire que il reste de nos racines, de notre culture, de notre civilisation quelque chose qui est le plus beau symbole.

Les cloches touchent au paysage intimes de chaque français. Comment Philippe Devilier expliquez-vous l'engrenage fatal qui a conduit au 13 novembre 2015 et notamment dans ce 13 novembre les terrasses bien sûr le Stade de France ou encore le Bataclan ? Vous avez raison de parler d'un engrenage.

Et là, ce que je vais dire euh va secouer. Euh c'est un sujet je connais bien et je vais dire des choses désagréables pour la classe érigeante. Ils ont menti.

Certains par action, d'autres par omission. Allons-y. Engrenage.

Un engrenage, c'est il y a des crans. On va passer du premier cran au 4e cran ensemble si vous voulez bien. Premier cran de l'engrenage le 22 septembre 2014.

Le ministre des attentats, c'est ainsi qu'on l'appelle, Al Adnanich depuis la Syrie, depuis l'Irak. depuis le Moyen-Orient publie euh un avis, un avis de décès pour l'Occident, c'est-à-dire un message pour tuer les Européens et spécialement, je cite, les méchants et impurs français qu'on appelle là-bas les croisés, s'ils savaient ce que les croisés sont devenus. Les croisés, voyez et donc il appelle à tuer les croisés.

Bon euh nous on entend ça, nous le gouvernement français, les parlementaires, la classe politique entend ça. Donc on est prévenu. Et euh ce sont pas des rigolos de Carmè les djihadistes. 1er cran. 2e cran 31 août euh 2015.

Là en fait c'est Angela Merkel. qui annonce à tout le peuple allemand Virchafas, nous y arriverons. Qu'est-ce que ça veut dire nous y arriverons ?

Ça veut dire nous accueillons des milliers des milliers et des milliers de réfugiés. Nous les accueillons en Allemagne. Petite parenthèse à la demande du patronat allemand qui pratique la traite la traite du travail.

Et euh par exemple à Munich, à la garde Munique, vont arriver 20000 euh réfugiés. Retenez bien ce que je dis parce que l'écran après ça va les cans vont vont se se succéder dans l'harmonie. Hélas. 3è cran.

Le 3è cran c'est le déni. Le ministre de l'intérieur de l'époque, monsieur Casneu, le président de la République François Hollande explique au micro de Jean-Pierre El Cavache le 13 septembre 2015, vous pouvez retrouver les archives. Jean-Pierre Alcabache qui est un journaliste particulièrement compétent et incisif pose une question naïve.

Il dit "Mais euh tous ces réfugiés qui sont arrivés, tous ces migrants qui sont arrivés par la Méditerranée depuis la Grèce, vous êtes sûr qu'il y a pas parmi eux des terroristes qui sont glissés dans les rangs ?" Et là, réponse du 15, le 13 septembre 2015, c'est grave ce que je vais dire. Il dit "Oui, ça serait possible mais je ne crois pas pour l'instant.

Je ne crois pas pour l'instant. Ça pourrait être plus net mais en tout cas non. La réponse c'est non.

Donc c'est le déni. Pendant ce temps-là, le directeur général d'Europol lui dit "Il y a 3000 terroristes potentiels qui sont glissés dans les rangs des migrants et le la directrice générale d'Eurojuste explique la même chose que en fait il y a des terroristes qui se sont glissés depuis la Grèce. Ils sont arrivés en embarcation avec les avec les migrants.

Voilà, en fabriquant des faux passeports qu'on a retrouvé ensuite. Et enfin 4e cran bah ce sont les attentats et là c'est la faillite de Schengen. Le journal Le Monde vient de lever un coin du voile il y a 2 jours en disant les défaillances de Schengen.

Ah ah, ça y est, on y arrive. Alors, c'est quoi les défaillances de Schengen ? Et bien le il y a les convois, les frontières les convois.

Donc maintenant on sait qu'en fait les terroristes ont profité des convois de madame Merkel, madame mouteur courage comme on disait à l'époque, la mamoui comme disent les Turcs qui a négocié 6 milliards d'euros pour protéger la frontière vu que l'Europe est pas capable de protéger elle-même sa frontière avec son propre argent. Et donc la mouteur courage a fait rentrer les réfugiés et donc ils se rentraaient par la Grèce. On sait tout ça.

Ils ont fabriqué des faux passeports. Schengen. Voilà.

Et puis euh ils sont remontés par l'Allemagne puis la Hongrie puis et puis et puis ils sont arrivés évidemment à Molenbec. Je me souviens de la phrase de Zemour un jour qui dit "C'est par qu'il faut bombarder, c'est Bolenbec parce que c'est là que ça se passe. C'est là qu'il y a la plaque tournante." Donc voilà pour les convois.

Euh Manuel Vals, premier ministre le sur France 2 le 15 novembre 2015 à vous. Oui, les terroristes ont profité du passage des migrants pour se glisser parmi les rangs des migrants. Vous rendez compte ?

Alors, la frontière Schengen, vous savez comment les terroristes au cours de du procès ont appelé Schengen un jeu de piste. Vous entendez ? un jeu de piste.

C'estàd qu'en fait ils sont arrivés par la Grèce notamment pour arriver jusqu'à Molenbec. Et ensuite vous prenez le commando de Bataclan, vous prenez le commando Stade de France, vous prenez le commando des terrasses. C'est un va et vient permanent des jours et des nuits entre la Belgique et la France depuis Molenbec jusqu'en France.

Et vous savez combien il y a de points de passage non gardé entre la Belgique et la France ? 1500. Donc en réalité la classe dirigeante qui a fait Schengen, qui a maintenu Schengen, qui a défendu Shengen et qui aujourd'hui encore est arcbouté sur Schengen, elle a du sang sur les mains.

Ces gens-là, je les ai vu hier en randoignon, ils avaient pas le figure parce que je suis sûr qu'au fond d'eux-mêmes et j'espère que mon mot va leur parvenir, ils sont pas nets. La classe dirigeante a du sang sur les mains. Philippe, on est 10 ans après ce qui restera sans doute le choc traumatique le plus épouvantable de notre époque.

Est-ce que vous pensez que 10 ans après les leçons ont été tirées ? Non. Il y avait un papier ce matin remarquable de Nicolas Pouvre Monti, le directeur général de l'observatoire de l'immigration et de la démographie qui dit très bien les choses et il vous répond "On n pas tenu compte des leçons mais surtout tout a empiré en fait.

J'ai numère. D'abord, il y a la question démographique. Ce que dit Nicolas Pouvont, c'est qu'en réalité depuis 10 ans, la pente démographique s'aggrave.

C'est-à-dire que soyons concret, il y a de plus en plus de migrants qui viennent de plus en plus nombreux de pays de plus en plus musulmans. 7 migrants sur 10nent de pays à majorité musulmane. Deuxièmement, l'indice de fécondité différentiel, c'est ça va de du simple ou double. entre les femmes qui sont nées en Afrique et les femmes qui sont nées en France, c'est 2,7 l'indice de fécondité contre 1,5.

Il suffit de prolonger la courbe pendant quelques années et on voit ce qui va se passer. Troisièmement, le nombre de femmes qui portent le voile islamique à doubler en 10 ans. Quatrièmement, les le nombre de titulaires du droit d'asile ou de refusés du droit d'asile a tripler en 10 ans.

Et par exemple, je donne un exemple euh que je vous invite à méditer. En 2007, il y avait 2000 afghans en France. Qu'est-ce qui faisait leur dire ?

Aujourd'hui, combien il y en a ? 100000. Et enfin, il y a eu 1 million de nationalités accordées, naturalisation accordée à des étrangers.

Quand on sait que Abdel Slam est un français juridiquement, euh on aurait dû quand même faire attention à la manière d'accorder la nationalité. Ça, ça aurait été une leçon, elle a pas été entendue. Deuxièmement, la menace.

La menace, elle a changé à la menace exogène, c'est ajouté la menace endogène. La menace exogène, elle existe encore. L'État islamique au corant, le la Gaza, l'Afrique.

Regardez ce qui se passe en ce moment en Afrique. On peut pas dire que la menace exogène n'existe plus, mais à cette menace, c'est ajoutée la menace endogène, c'est la menace domestique avec trois phénomènes. Premier phénomène, lubérisation.

L'ubérisation du terrorisme. Qu'est-ce que c'est l'ubérisation du terrorisme ? C'est le le petit entrepreneur en terrorisme à son compte.

Euh le djihad individuel, ce que euh Gill Keppel appelle le TikTok djihadiste, c'est euh on peut pas le contrôler. C'est on est passé du djihad collectif au djihad individuel. Donc c'est ce qu' appelle les spécialistes lubérisation du terrorisme.

Deuxièmement le rajunissement. Les six dernières les six derniers terroristes repérés détectés la moyenne d'âge est entre 17 et 21 ans. On trouve parfois des terroristes de 13 ans.

Et enfin et surtout c'est ça le plus grave c'est que il y a une connexion avec les réseaux sociaux qui fait que la conversion formation est ultra rapide. On l'a vu avec l'affaire d'Oléron euh où là on a un français qui euh tout à coup se convertit grâce aux réseaux sociaux et qui décide de prendre sa voiture Bélier pour aller tuer la petite Emma qui d'ailleurs petite parenthèse va mieux. J'ai eu un message sa maman ce matin.

Elle dit c'est une miraculée. C'est une combattante, une guerrière, elle va mieux. Donc j'ai eu Nathalie Valin et Emma va mieux.

Donc ça m'a fait plaisir. Il y a des bonnes nouvelles quand même, mais euh l'affaire d'Oléron où le où où le le parquet national ter antiterroriste a pas voulu prendre position, c'est typique de ce nouveau terrorisme qui est indétectable. Alors, je dis tout de suite une chose que j'aurais dû dire tout de suite.

Les policiers, les forces de l'ordre, les services de renseignement, c'est le meilleur pays du monde. Enfin, c'est exceptionnel ce qu'on a en France. Et moi, je vois les lettres que je reçois.

C'est extraordinaire. Ce sont des gens extraordinaires. Petite parenthèse, il a fallu 10 ans pour leur donner la légion d'honneur.

H voilà. Alors, la menace, elle a changé. Euh mais ça va plus loin.

Il y a l'infiltration subventionnée. Promenez-vous à Bussell. Je parlais récemment avec Florence Bergeot Blackler, il connaît bien ses sujets et qui m'a dit "En fait, il y a zéro centimes pour travailler sur les frères musulmans pour faire des études à l'université. sur les frères musulmans.

Par contre, l'Union européenne finance tout un tas de mouvements. Euh, j'ai regardé les chiffres intégration immigration asile entre 2021 et 2027, 10 milliards de prévus. Et vous vous souvenez de l'affaire du voile, la promotion du voile par le Conseil de l'Europe.

Donc en fait l'Union européenne, je pèse mes mots, finance l'islamisation de l'Europe au nom de la diversité au nom du paradis diversitaire et du caractère interchangeable des populations souhaitées par la République des commissaires qui désormais est souveraine et s'est vu transférer notre souveraineté. Enfin et puis surtout il y a un parti maintenant qui avait pas il y a 10 ans. Il y a le parti sarasin, il y a le parti de l'étranger, il y a le parti des collabos, il y a le parti et lesfill des insoumis parce que eux c'est leur fond de commerce.

Et euh il y a 10 ans, on parlait pas de la rue arabe. C'est depuis Mélenchon, depuis Gaza, depuis qu'il y a des islamogauchistes qu'on parle de la rue arabe et la rue arabe fait peur à l'État, fait peur au pouvoir, fait peur à Macron. Ensuite, Mélenchon promène ses humeurs, ses projections imaginaires dans dans l'air du temps entre deux options qui la présente à l'esprit.

Première option, la créolisation des urnes. C'est-à-dire qu'on va chercher euh les quartiers, vous voyez ce que je veux dire, et puis on les fait voter. Et finalement, comme le nombre est le plus important, c'est le nombre qui commande en démocratie, il suffit de patienter pour avoir le nombre.

Et deuxièmement, la créolisation de la rue des barricades, c'est l'apocalypse insurrectionnelle. Ça c'est ce qui est prévu pour l'après 2027, je vous l'annonce. C'est il pensent qu'ils y arriveront pas en 2027 mais que derrière 2027, il y aura l'apocalypse insurrectionnelle parce qu'il pensent que c'est la droite qui arrivera au pouvoir.

Et je vous rappelle juste un souvenir pour terminer ma réponse qui a été oublié, c'est qu'il y a eu une proposition de loi Iliot vous en souvenez forcément une proposition de loi déposée par les insoumis à l'Assemblée pour abolir le délit d'apologie du terrorisme. Et donc cette proposition de loi n'a pas été votée mais c'est tout un programme. Donc en fait, vous voyez bien que la situation a empiré et moi ce que j'attendais du président de la République plutôt que de faire le de faire de la de la de la poésie larmoyante pour ne rien dire.

Finalement, ce que j'attendais de lui, c'est c'est de dire la vérité au français, c'est-à-dire voilà ce qui s'est passé, voilà les fautes qui ont été commises par la classe dirigeante et voilà ce que on devrait faire et ce qu'on a pas fait depuis 10 ans. Justement, Philippe Deviler, selon vous, que vaudrait-il faire ? Alors, ce qu'il faudrait faire, c'est euh d'abord arrêter les flux.

Pour arrêter les flux, il faut rétablir les frontières. rétablir les frontières, sortir de Schengen, deuxièmement, couper les pompes aspirantes parce que tant qu'il y a la me et cetera qu'on qu'on peut venir se faire recoller une oreille en France, il y a pas de raison de se gêner. Donc, il y a tout cet aspect là, rétablir les frontières nationales au sens fort du terme, couper les pompes aspirantes et refoulantes.

Deuxièmement, imposer notre art de vivre en français. Saint-Augustin quand il est arrivé à Rome raconte que il dit "Quand je suis arrivé à Rome, ce qui m'a frappé c'est que à Rome on vit comme les Romains." Ben moi, je dirais en France on vit comme les Français.

On impose l'art de vivre à la française. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'en France on sert la main des femmes.

On ne les frappe pas. On ne les oblige pas à porter le voile. En France, on ne pratique pas la polygamie.

En France, on ne porte pas des tenues du 7e siècle, la tenue du prophète. En France, on n'égorge pas les animaux sans les étourdir. En France, on ne mange pas à l'â à la cantine.

En France, on a des clochers, pas des minaretés. En France, on a des bedau, pas des moedzines. En France, on a le droit, la liberté de changer de religion sans se faire massacrer.

Et puis enfin, il faut franciser, refranciser. C'est tout l'objet de mon livre, la dernière partie de mon livre. Si on refrancise pas la France, nous sommes perdus.

Qu'est-ce que ça veut dire refanciser Jofroid ? Ça veut dire remettre dans le cœur de chaque petit français le récit fondateur. Et c'est là la force, je reviens à Bolem Sans sal.

Bolhem Sans Sal, il est algérien et il me dit tout le temps, "J'aime du KClin, j'aime la Rochakelin, j'aime Charrette, j'aime Bayard, j'aime Versailles, j'aime Louis XIV et cetera et cetera. C'est-à-dire qu'en fait notre récit fondateur, personne n'y résiste dans l'histoire du monde. Quiconque arrive en France devient amoureux de la France.

Regardez Leonard Vincy, vous rendez compte ? Il est à Florence, il a besoin d'Orien, il prend la Joconde et un mulet, il traverse les Alpes et il arrive au Claud Lucé d'Ambise. Pourquoi ? parce que pour lui la France est le plus beau, le plus grand pays du monde.

Et donc quiconque arrive en France sucombe à l'amour de la France à condition qu'on propose cet amour de la France. Alors, il y a des Français de souche qui savent plus rien de la France et qui la vomissent et qui se sont mis à la détester. C'est la faute de l'école.

Aucune transmission. Et puis il y a les Français de désir qui sont privés de la France qu'il aimerait la France s'il la connaissait et qui serait prêt à troquer nos drames, l'on armes, nos joies, nos émotions contre les leur à la condition qu'on leur présente la France sous un jour enviable et désirable. Et voilà ce qu'on pouvait dire et ce que vous souhaitiez dire Philippe Devilier sur les commémorations du 13 novembre 2015 après ces attentats terroristes islamistes qui ont fait plus de 130 morts et plus de 400 blessés ayant une pensée évidemment pour les familles ce vendredi soir.

Autre sujet à présent Philippe Devilier. La nouvelle ministre des armées, Catherine Vautrin était l'invité de ses news et d'Europe 1 ce mardi. Elle monte au front sur les menaces qui pèse selon elle contre la France et notamment elle parlait des des conflits de haute intensité.

Je vous propose d'écouter Catherine Vrain. Nous sommes dans une situation internationale très tendue et comme le dit très bien le président de la République, pour être respecté, il faut être craint. Pour être craint, il faut être de tous les pays, n'est-ce pas ? craint, il faut être crédible complètement.

Et pour être crédible, vous devez avoir une armée équipée, une armée entraînée. Et ça c'est le sens de ce que je fais avec bien évidemment le chef d'étatmajor des armées et l'ensemble des équipes. Pendant pratiquement une petite dizaine d'années, nous avons assisté à un moment où nous avons vécu avec les dividendes de la paix.

L'Europe s'est désarmée au jour alors qu'ailleurs dans le monde, on s'armait. Si l'Europe doit assurer sa sécurité, évidemment la France veut elle doit pas elle veut assurer sa sécurité, elle doit donc se préparer à toute menace. Je vous prends le jeune.

Alors la ministre des armées cite et traduit la pensée de du chef d'étatmajor des armées ouou d'Emmanuel Macron, elle en parle. Comment Philippe analysez-vous ces déclarations martiales qui préparent les esprits à la guerre à un conflit de haute intensité ? Alors en fait euh il faut retenir ce que la dit Madame Vin totalement incompétente hein.

Euh euh elle est nouvelle, elle restera dans l'histoire comme la dame de l'euthanasie. Mais là va euthanasie à l'armée là hein. Elle a aucune compétence, elle connaît rien.

Bon alors elle prononce des mots qu'elle a appris et que Macron lui a dit de dire. Elle aur dit conflit de haute intensité. Ça c'est ça sonne bien.

Conflit de haute intensité. C'est comme le le chef d'étatmajor des armées, Mandon, il s'appelle, c'est un aviateur qui plane. Bon et lui aussi répète les éléments de langage comme on dit.

Et donc en fait c'est Macon qui commande. Bon il y a deux personnes en Europe qui veulent la guerre. Je réponds à votre question en allant au fond.

C'est Macron et Van Derleyen. Alors pourquoi ? Pour des raisons différentes.

Mais ça se rejoint. Macron veut la guerre. Pourquoi il veut la guerre ?

Pour deux raisons. La première, c'est que c'est un dérivatif. Pourquoi c'est un dérivatif ?

C'est parce que il vaut mieux regarder le don bas que la scène Saint-Dené. Je m'explique, en fait, il y a une menace à l'est qu'on présente comme imminente, Poutine, alors qu'il y a une menace existentielle qui vient du sud qui est la menace démographique, l'immigration invasive. Mais comme on ne veut pas inquiéter les Français et traiter le sujet de l'immigration invasive, qu'on veut pas parler du problème de la Sainte Saint-Denis, alors on brandit la menace à l'est.

Bon, il n'y a aucune chance euh que Poutine nous assaille. Poutine, il a assez à faire avec l'Ukraine et pour l'avoir rencontré euh il y a quelques années, je me souviens de ce qu'il m'avait dit. Moi, je veux une seule chose, c'est avoir des bonnes relations avec l'Europe à une condition, c'est que vous mettiez pas l'OTAN dans les pattes.

C'estàd que vous mettez pas l'OTAN à mes portes. Ça peut se comprendre. Il veut pas d'une puissance nucléaire à à à sa porte.

Voilà, je suis pas en train de défendre Vimar Poutine, même si je pense que c'est un un grand homme d'état qui défend son pays. Euh ce que d'ailleurs Trump comprend parfaitement, mais en tout cas, nous on a des nains. Donc en fait dérivatif Poutine, la guerre avec Poutine, comme ça tout le monde a peur.

Bon et deuxièmement, ça va plus loin. Euh c'est pour euh la guerre, c'est pour mobiliser les énergies, les cœurs et les peurs. Dans l'histoire des hommes, un chef de tribu fait la guerre pour rassembler autour de lui la tribu. et au passage désigné ceux qui sont pas partant pour faire la guerre, c'est-à-dire ceux qui n'affirment pas le patriotisme ukrainien.

C'est des des français qui disent "Moi je suis patriote français, je suis pas patriote ukrainien." Oh là, il est pas dans la ligne. Moi, je suis pour la souveraineté française, je suis pas pour la souveraineté ukrainienne, c'est pas mon problème.

Ah bon ? Oh là là, il est pas dans la ligne. Moi, je suis pour l'identité française, je suis pas pour l'identité ukrainienne.

C'est pas mon problème. C'est pas en Europe et c'est pas chez moi. Moi, je suis français, je suis pas ukrainien si j'aime bien l'Ukraine.

Alors euh, en fait, ils sont en train de nous faire peur. Vous savez, Napoléon I, il a fait ça. Napoléon I quand il a vu qu'il était foutu, il a fait la guerre à l'Allemagne.

La despêche d'Emb, c'est souvenez-vous. C'est que un un homme d'état qui panique parce qu'il est lâché par son peuple pour rattraper son peuple, il fait la guerre. Voilà.

Et maintenant euh Vanerleyenne, Van Derleyenne, elle c'est différent. Elle a besoin de fédéraliser l'Europe. Elle veut fédéraliser l'Europe pour faire un état européen.

Et pour fédéraliser et faire l'unité, il faut faire la guerre. C'est une stratégie bismarquienne. Bismarc a fait ça en faisant une guerre contre l'Autriche pour regrouper les États de l'Allemagne du Nord, le Solferine Sadova 1866 et ensuite 1870 deè guerre pour rassembler les États du sud et faire l'unité allemande.

La guerre chez les Allemands, c'est un moyen historique de rassembler les peuples. Il y avait 350 états après les traités de Vesphalie et après il y a eu l'unité allemande. Donc dans l'esprit de Vanerleyen qui est allemande, qui est une vraie allemande et qui défend les intérêts de l'Allemagne, il faut faire une Europe unie.

Pour faire une Europeie, il faut la gare. Philippe Devilier, je voudrais qu'on revienne à présent sur un livre chaque semaine. Vous nous parlez quasiment chaque semaine d'un ouvrage que vous avez lu et celui-là n'est pas n'importe lequel puisque c'est quelqu'un que vous citez régulièrement et qui n'est pas inconnu du public de ces news.

Mathieu bocé, les deux occidents. Pourquoi souhaitiez-vous rapidement parler de ce cet ouvrage Philippe ? pour deux raisons.

La première, c'est que euh Mathieu Becoté est un de mes inspirateurs. C'est le seul le seul sociologue que je comprenne. [rires] C'est un esprit brillantissime et donc je veux lui rendre hommage, un hommage amical et chaleureux.

Et en même temps, ce qui le livre qu'il a fait, il est il est il est fondamental, il est remarquable. Pourquoi ? parce que il dit voilà, il y avait un Occident en 1789 après la chute du mur de Berlin qui a cru à l'unification du monde, unification morale, unification juridique, unification politique, l'effacement du politique et cetera au profit de l'économie.

Et puis ben il y a eu des grumeaux dans la purée. Euh premier grumeau 2005 en France, le le référendum euh le peuple a dit non. Donc on dit "Ah, le peuple devient populiste, la classe dirigeante se met à le peuple." Puis après il y a eu le Brexit, puis après il eu Trump et il décrit, je vais très vite mais faut lire ce livre, il est extraordinaire.

En fait, il décrit la situation nouvelle où en fait il y a deux Occidents comme il y a eu deux Allemagnes, il y a un Occident qui cherche à sortir du paradis universitaire et un autre qui est plongé dedans. Devinez lequel ? Devinez lesquels ?

Voilà, il faut lire ce livre. Chaffera le jeûne. C'est le moment tant espéré de de l'apologue et aujourd'hui Philippe, vous voulez rendre hommage au croix de bois.

H d'abord c'est l'anniversaire de mon père. Oh oui, ça suit. 14 novembre 1913.

Et il nous reste quelques minutes là où vous avez le temps. Oui. Ouais.

Et en fait, mon père nous a toujours raconté à chaque 11 novembre, il nous racontait la même histoire poignante, c'est que le 11 novembre 1918, sa maman l'a pris dans ses bras, elle a serré fort et dit "Pourquoi tu pleures maman ?" Elle dit "Est-ce que ton papa ne reviendra pas ?" En entendant les cloches qui sonnaient après le clairon du caporal Sélier.

Et ça, ça nous a beaucoup marqué. Et en fait quand j'étais enfant chaque année on se retrouve devant le monument au bord de du village Boulogne avec tous les noms sur les quatre côtés du monument et l'un d'entre nous était choisi, un enfant pour égriner dans la litthal du souvenir les noms des morts pour la France de la guare 1418. mort pour la France.

Et nous répétions après chaque nom, un tel mort pour la France. Un tel mort pour la France. Et il y avait encore des rescapés qui parfois titubaient, balbuciaient.

Il y avait encore des gueules cassées de Verdin de Douomont de la tranchée des bayonnettes. Et parmi eux, il y en a un que que j'affectionnais et qui m'aimait bien qui m'appelait toujours petit petit viens là petit. Il me dit petit j'y étais.

Petit j'y étais. Il s'appelait Isidor. Et alors, il voyait que je ne saisissais pas la portée de cette expression que je trouvais banale.

J'y étais, tu étais où ? Il dit, "J'y étais." Il répétait "J'y étais." Et et voyant que je ne comprenais pas, il me dit "Tu peux pas comprendre petit." Parce que vous les enfants, pour vous aujourd'hui c'est le paradis.

Moi, j'ai connu l'enfer. Il a ajouté un mot qui m'a marqué, qui m'a bouleversé et qui m'a mis sur la voie. Il a dit "En se retournant euh il avait la misère du monde dans les yeux.

Tu vois petit ? La mémoire c'est pour les vieux. La mémoire c'est pour les vieux.

C'est terrible cette phrase. Là, je dis ça m'a ouvert la voix parce que j'ai compris que en fait j'allais vivre dans un monde complètement nouveau où on allait pratiquer ce qu'on pratique tous les jours, l'amnésie des grandeurs et l'hypermnésie des lâchetés. Et voilà, le 11 novembre s'éloigne sans 7 ans et avec lui le souvenir, le souvenir des poilus, le souvenir des héros, le souvenir des Saint-Sériens du sermon 14.

Ils étaient là une quinzaine dans une chambrée dans la pénombre avant de partir au combat. Et tout à coup, l'un d'entre eux a dit aux 14 autres, "On va prononcer un serment." Et ils ont prononcé le serment suivant : "Demain, nous monterons à l'assaut avec nos caseirs et en gant blanc.

Ils ont été décimés. foudroyé mais glorieux. Il y a une phrase de madame de Stal à laquelle je pense en cet instant la gloire et le deuil éclatant du bonheur.

C'est si vrai. Et en cet instant, je pense aussi à l'adresse magnifique de Roland DO à ses compagnons de combat qu'il appelait les croix de bois. Il leur dit "Écoutez bien, c'est émouvant.

Il leur disent aussi, "Vous étiez si jeune, vous étiez si confiants, vous étiez si fort. La joie qui était en vous dominait les pires épreuves. Vous n'auriez jamais dû mourir dans la boue des relèves, sous le poids écrasant le labeur écrasant des corvés et même devant la mort.

Je vous ai jamais entendu, je vous ai jamais vu pleurer. Je vous ai toujours vu sourire, je vous ai toujours vu rire. Et en ce moment, moi je pense est-il à ces boyaux que nous avons creusé, à ces croix de bois que nous avons planté les unes après les autres.

Et il ajoute c'était le bon temps. C'était le bon temps malgré tout parce qu'il nous voyait vivant. On a bien rios entre deux marches accablantes.

On arri mes camarades. Ouis. On arrive pour une soupe chaude.

On arrive pour un gourbi solide. On arrive pour une nuit de répin si vite oublié. et on riait quand même.

Mais avec le temps, leur souvenir nous manque. Leur souvenir est creusé plus profondément comme un acide qui mort. Et au moment de ma vie, dit-il et conclut-il, au moment de la dernière étape, il me vient un sentiment de remord pour avoir osé rire de vos peines. comme si j'avais taillé un pipot dans le bois de vos croix les croix de bois Rolandeless honneur à nos ancêtres à nos grands-pères nos arrières grands-pères honneur au poilus quelles le sont ils ont tout donné offert leur poitrine. pour la France.

Bien merci Philippe Devilier pour ce vi pront hommage et merci encore une fois pour ce vendredi qui va marquer tant de Français qui nous regardent et je voulais les saluer. Ils sont de plus en plus nombreux le vendredi soir sur Seigneuse et très nombreux également sur Europe 1 le samedi matin de 10h à 11h. Merci Philippe Devilier.

Merci Elliot. Merci Jofroid. Merci Geoffroid.

Dans un instant, c'est l'heure des pros. Et la semaine prochaine, nous parlerons et j'ai une pensée pour les agriculteurs, vous vouliez absolument qu'on en parle cette semaine, nous en parlerons en longueur des agriculteurs. Et j'ai déjà ma question.

Est-ce qu'on est en train de faire vivre un populicide au monde agricole français ? Vous avez intérêt à travailler le dossier et répondre la semaine ? J'ai pas besoin de travailler. [rires] Je connais aussi.

Allez, merci Philippe.