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Podcast / conversationCNEWS (sur YouTube)· 19 juin 2026 8 minComplaisantPortrait personnelCulture, médias & sportInstitutions & élections

Dialogue entre Philippe De Villiers et son petit-fils Jacques De Villiers

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Philippe De VilliersFait
    « Les créateurs sont des gens qui ne sont jamais vraiment sortis de l'enfance mais qui ne font que l'élargir aux dimensions de leur destin. »
  • 4:00Jacques De VilliersFait
    « Il est animé par un idéal. Un idéal comme car il est le lieutenant de Dieu sur terre. »
  • 5:00Philippe De VilliersFait
    « On a besoin du roman national. On a besoin d'aller chercher dans sa propre histoire l'endroit d'où on vient. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

En fait, d'abord bonsoir Jacques. Bonsoir. Euh ça, je suis ému et je suis ému, heureux et impressionné parce que il a commis un roman, un deuxième roman qu'elle connaît le même succès que le premier.

Et j'avais au téléphone ce matin un historien et non des moindres qui m'a dit "C'est admirable, un historien de la Sorbonne." Voilà. Alors euh en fait euh vous le savez tous les deux, on l'émission est très suivie par des jeunes français contrairement à ce qu'on croit, beaucoup de jeunes français nous suivent.

Et j'ai reçu une lettre il y a pas longtemps d'un jeune français très bien écrite qui dit en fait merci de nous inciter à mettre un peu de temps long dans notre instant et je me suis dit mais pourquoi onajouterait pas un peu de temps long et un peu de jeunesse et je [grognement] cherchais je me suis dit bah quand même tout près de moi, il y a un jeune français que je connais et qui euh porte en lui la charge morale d'un jeune français qui sent bien qu'il appartient à un peuple historique qui pourrait devenir minoritaire dans son propre pays. Et en même temps, souvent quand on est ensemble, on se répète une phrase depuis longtemps [raclement de gorge] qui est de Bernanos [grognement] et qu'on qu'on partage. Les créateurs sont des gens qui ne sont jamais vraiment sortis de l'enfance mais qui ne font que l'élargir aux dimensions de leur destin. chque de Villier.

Je pense qu'effectivement tout commence dans l'enfance et que moi j'ai la chance, c'est vrai, une chance inouie aujourd'hui d'avoir dès l'enfance vécu entre les comptes, les légendes, des anecdotes, les grandeurs de l'histoire, les joies, les drames racontés, savamment, orchestré, mis en scène tant à travers l'écriture et donc la lecture auprès de mon grand-père qu'à travers le spectacle qui se poursuit aujourd'hui encore au puit du fou au côté de Nicolas Villier auprès de qui je travaille et sous la houlette de qui j'apprends encore toujours plus l'amour de l'histoire de France. Et donc effectivement, c'est tout naturellement qu'après avoir lu, après avoir été émerveillé en tant qu'enfant avec ma génération, mes frères, mes cousins, j'ai voulu prendre la plume, m'y essayer aussi après avoir été lecteur et spectateur. Pourquoi pas entrer à mon tour dans l'histoire de France comme un petit personnage qui se faufile auprès des grands héros qui l'ont fait, qui l'ont façonné.

Et donc j'ai voulu commencer, c'est vrai, par une période qui nous parle, je pense à tous les deux et qu'il m'a appris à aimer le beau 13e siècle. Et c'est donc l'affaire Lombarde. Philippe justement l'affaire Lombarde.

Euh moi j'ai dévoré ce roman historique et je vais te dire pourquoi je l'ai aimé passionné. parce qu'en fait j'ai retrouvé un jeu de correspondance, peut-être involontaire, un jeu de transparence avec notre époque. c'est qu'en fait on n'est pas du tout despaïaysés alors qu'il y a eu siècle de différence mais moi j'ai retrouvé bon la fragilité de l'état, la solitude du monarque, l'appétit des grands, la corruption, les conseillers de l'ombre, les visiteurs du soir, l'impôt qui rentre mal et l'accusation des ingérences étrangères et cetera, tout.

Donc voilà. Mais tu l'as fait exprès ou pas ? Je ne l'ai même pas fait exprès.

C'està-dire que ce qui est fascinant, c'est qu'il n'y a rien de neuf sous le soleil et qu'en plongeant d'abord dans le bâtard du roussillon, dans la grande histoire militaire de la France et maintenant dans l'affaire lombarde dans l'histoire politique de cette fin de 13e siècle, et bien je me suis aperçu qu'au fond, il y a peut-être une forme parfois d'arrogance de l'homme du 21e siècle qui parce que les progrès technologiques sont fulgurants pense qu'au fond tout passé est une forme de vieillerie et que du passé faisons table rase car il n'a pas vraiment grand-chose à nous apprendre mais en réalité au 13e siècle évidemment L'esthétique est différente, mais les problèmes politiques auxquels est confronté le jeune Philippe Lebel sont sensiblement les mêmes que ceux auquels nous sommes confrontés aujourd'hui. Alors, j'ai voulu dresser ce tableau, mais pour autant, il ne s'agissait pas pour moi de vouloir faire un constat déprimant, terrible et triste, morne, qui peut parfois ressembler à la réalité dans laquelle nous vivons. Au contraire, j'ai voulu montrer que ce jeune souverain de 20 ans, d'à peine 20 ans, bien il a déjà une vision profonde et une vision stratégique politique qu'il va mettre en œuvre pour sortir la France, le royaume de France de l'époque du marasme.

Et pourquoi il fait ça ? Et bien parce qu'il est animé par un idéal. Un idéal comme car il est le lieutenant de Dieu sur terre.

Et donc il veut mener ses sujets et bien à la finalité qui est faire leur salut. Il travaille au bien commun. il n'est pas dans un esprit carriériste.

C'est ce qui me fascine chez lui malgré sa jeunesse. Et donc cet idéal chevaleresque, c'est au fond ce que j'ai voulu essayer de de mettre en scène à la suite de de mon grand-père évidemment qui a et bien cet amour aussi du panache du chevalier chevillé au corps et c'est peut-être tout ce qu'il nous faut retrouver aujourd'hui. Oui.

Mais en t'écoutant, je me dis a peut-être des gens qui décrochent qui disent "Mais pourquoi il nous parlent d'histoire du 13e siècle et cetera Très important ce que tu as compris, ce qu'il faut faire comprendre aux jeunes français, c'est que en fait on a besoin du roman national. On a besoin d'aller chercher dans sa propre histoire l'endroit d'où on vient. Sinon, on devient fou, désespéré si on ne sait pas qui on est.

Et on a besoin de cette sédimentation, de cette richesse qu'on appelait le roman national et qui a été déint comme un tissu de noirceur dont on a fait un roman noir. On en a besoin parce qu'en fait c'est une mise en allégorie qu'on dépose dans le sillage des jeunes français euh en leur proposant nos tendresses enfouies. Et donc toi, c'est le passage du roman historique au roman national ou plutôt c'est l'inverse du roman national au roman historique.

C'est vrai et je pense qu'effectivement le roman historique parce qu'il se trame dans le roman national répond à finalement à deux poisons mortels du temps. d'abord l'individualisme, la solitude, l'homme nomade qui n'a plus de repère et qui bien se balade dans l'époque et souffre justement de toutes ces noirceurs. Il y répond le roman historique parce qu'il nous permet et bien d'avoir le roman national pardon, d'avoir des héros de substitution, une famille de substitution à laquelle on peut s'identifier d'où conviennent.

Quelle que soit notre place dans la société, quelle que soit notre richesse, notre puissance, notre culture, peu importe, on peut s'identifier à Jean d'Arc, on peut s'identifier à de Gaul entrant en résistance, vous en parliez tout à l'heure, on peut s'identifier à tout un imaginaire qui au fond constitue une famille. Et puis le deuxième remède au deuxième poison et bien c'est que le vivre ensemble creux parfois aujourd'hui dont on meurt et qui meurt d'ailleurs tout seul et bien est résolu par ce roman national puisqu'il rassemble tous ses membres de cette famille adoptive qui vibre. aux mêmes élancements glorieux, dans même héros qui se lèvent dans les drames.

Donc oui, on s'extirpe des noirceurs d'une histoire scientifique, légiste qui travaille sur des chaires mortes pour vibrer à la célébration. Et c'est c'est tout ce que j'ai à appris et à aimer et c'est tout ce que j'essaie aujourd'hui de mettre en scène.