Face à Philippe de Villiers (Émission du 19/06/2026)
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 19h sur C News. Merci d'être avec nous pour face à Philippe Devilier. Cher Philippe, bonsoir.
Bonsoir Iliot. Qu'est-ce qui se passe ? Bonsoir Geofroid.
Oui. Pourquoi vous me pointez du doigt ? Alors euh pour une raison simple, c'est queen fait je vous raconter une anecdote.
Allez-y. Quand j'étais secrétaire d'état à la culture, j'ai eu le la chance et l'honneur de décorer de [grognement] l'ordre des arts et lettres un américain, un anglais plutôt qui est venu euh qui qui arrivait des États-Unis, de Hollywood pour se faire décorer par la France. C'est J'éta impressionné.
C'est Sha Conrich. CL. Bah écoutez grande classe.
Ouais. Et quand je suis entré dans le dans la dans le salon doré magnifique rue de Valois, je le vois arriver vers moi et en fait il avait exactement votre costume. [rires] Vous voulez dire que peut-être que mon avenir ce sera James Bond et [rires] il y a un autre film dans lequel on retrouve votre costume, c'est Alpacino dans le parrain.
Non mais attendez, c'est deux compliments que vous me faites, ça me va très bien. Mais là donc je dis je donne la parole au parrain. Bah écoutez, bah merci, merci [raclement de gorge] beaucoup cher Philippe Devilier.
Il a été choisi avec amour ce ce costume, si vous voyez ce que je veux dire cher Philippe Devilier. Oui, je sais. [grognement] Et et les lunettes aussi.
Et les lunettes aussi. Mais non, je n'ai plus la main sur C'est bien. Ça fait plus intellectuel ça.
Bah écoutez, j'ai besoin d'artifice pour essayer de créer une forme d'intelligence. [rires] Philippe, j'ai le sourire parce que et je le dis au aux téléspectateurs, on va vivre un très beau moment ensemble. On dit souvent que cette émission c'est une émission familiale et les auditeurs, les téléspectateurs de C News et de Rin viennent nous voir en disant "Mais on a l'impression d'une discussion au coin du feu entre membres d'une même famille." Et je ne dis rien pour l'instant aux téléspectateurs mais aux alentours de 19h45 on va vivre un moment formidable et familial.
Revenons avant cela à l'élément historique de la semaine puisque cette semaine a eu lieu la cérémonie de signature de l'accord entre l'Iran et les États-Unis. Juste après le déclenchement de la guerre, vous aviez dans une prémonition habile en citant Churchill, vous aviez dit "L'homme d'État qui cède la fièvre guerrière doit savoir qu'une fois le signal donné, il perd le contrôle de sa politique et des actes qui vont se dérouler sur le champ de bataille." et nous sommes désormais au jour d'après.
On a vu cette scène à Versailles et on peut voir l'image de Donald Trump qui va signer euh donc cet accord. Je pense qu'on on a pu le découvrir. Voilà, regardez Donald Trump qui signe depuis le château de Versailles euh alors que les négociations sont reportter, elles devaient se tenir dès ce vendredi en Suisse.
Et puis il y a une autre séquence quelques heures plus tôt en plein G7, Donald Trump arrive dans la pièce et il va rappeler avec humour peut-être une évidence. écouter. Je prends le jeune.
Cher Philippe, comment voyez-vous ce jour d'après et selon vous, qu'est-ce qui va changer dans les relations internationales ? Ah ben bientôt il pourra plus dire I am the boss. C'est ça qui va changer.
Et taper sur l'épaule de l'anglais. Pourquoi ? Parce que le monde dans lequel nous entrons n'a plus rien à voir cette fois-ci avec l'après-mur de Berlin.
Fouuyama, le grand historien, la paix par le doux commerce, multilatéralisme, plus de frontières, plus de douanes et cetera. Euh la situation enfin la société internationale sera bientôt méconnaissable pour les raisons suivantes que je voudrais énumérer avec vous. Premièrement, nous allons vivre le crépuscule de la République impériale pour reprendre le terme de Rayon Aaron. la République impériale, c'est l'Amérique.
Récapitulons. [raclement de gorge] Qu'est-ce qui vient de se passer depuis le 28 février ? L'Amérique n'a atteint aucun de ses objectifs de guerre.
Euh le régime change. Non, il y a pas eu de changement de régime. On est passé du de l'islam militarisme au militaroislamisme entre les passes d'Aran euh gardien de la révolution et et les motivan.
Donc la République islamique, elle est là, elle a pas bougé. Deuxème objectif, c'était les fameux 440 kg. Bon, ils se promènent, on sait pas où, mais en tout cas pour l'instant, ils sont intact.
Et le troisème objectif de guerre, c'était de d'entendre le peuple iranien, provoquer la révolte du peuple iranien comme au printemps dernier. Bon, il s'est rien passé. Ensuite, il y a un changement majeur pour les Américains au Moyen-Orient, c'est qu'en fait les pétromarchie qui avait fondé leur sécurité sur une sorte d'échange pétrole contre sécurité avec l'Amérique euh sont maintenant traumatisé et vont chercher dans les semaines dans les mois qui viennent une autre posture de sécurité pour se pour se pour se protéger.
Troisièmement, le piège d'ormous s'est refermé et alors on le voit bien à l'heure qu'il est le piège d'ormouse. En fait, qu'est-ce que ça veut dire le piège d'ormous ? Ça veut dire que la l'Iran, on croyait que l'Iran voulait une bombe atomique.
En fait, ils en ont deux. Ils ont celle des 450 kg d'uranium enrichi et ils ont le des trois d'ormous. La preuve, c'est que toute l'économie mondiale est à l'arrêt à cause du détroit d'ormouse.
Enfin, et surtout je dirais, il y a eu l'enlisement vietnamien, il y a l'ensembablement iranien. C'est-à-dire queen fait euh euh après l'Irak, après l'Afghanistan, c'est euh 1e échec de l'Amérique. Donc en terme de prestige et d'images, l'Amérique est regardé là, c'est encore tout neuf mais on va s'en apercevoir dans les semaines qui viennent.
Le deuxème le deuxième point important, c'est le nouveau statut de l'Iran qui devient une puissance régionale au Moyen-Orient et peut-être même la première puissance régionale au Moyen-Orient. C'est hallucinant ce que je vous dis mais c'est la réalité. En effet, la République islamique d'Iran a vaincu la première puissance militaire du monde et son allié israélien.
Euh quand dans une guerre asymétrique, le présumé vainqueur ne réussit pas à vaincre, il a perdu. Et quand dans une guerre asymétrique, le présumé est vaincu, ne perd pas, il a gagné. On est dans cette situation.
Alors, récapitulons. La République islamique d'Iran, elle contrôle les eaux du golf et contrôle les voisins maintenant qui vont se tourner vers elle parce qu'il vaut mieux faire des un contrat de sécurité avec l'Iran qu'avec Israël lâché par les Américains. Et enfin, elle contrôle les proxis. le Hamas même s'il est très affaibli, le esboila au Liban on voit ce dont il s'agit en ce moment et enfin les outils qui sont tranquilles. 3è élément clé troisème très saillant inoui qui vient de se passer là c'est l'abandon d'Israël d'Israël l'isolement d'Israël et et l'erreur stratégique de Trump qui veut donner le Liban à la Syrie.
Je peux vous dire que pour bien connaître le Liban et les Libanais, c'est la panique. parce que le Liban, moi j'ai connu ça cette période, le Liban en Syrie 30 ans. Donc c'est pire que tout.
Et enfin et surtout, nous assistons au déplacement de la tectonique des plaques vers le sud global. L'Iran fait partie du sud global. La Russie et la Chine font partie du sud global et cetera et cetera. déplacement vers l'Asie, vers la puissance montante.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire deux choses. Premièrement, pour reprendre une expression d'élène car d' m frappé cette expression.
Elle dit "J'ai peur que bientôt on dise que le moment de l'Occident est passé." C'est clair. Le décrochage de l'Europe, il est presque irréversible dans sa forme actuelle.
L'Europe est une colonie américaine et une colonie chinoise. Bientôt on roulera voiture électrique chinoise. Euh et enfin euh il y a un dernier point qui est très important que personne ne voit, c'est la ddolarisation du monde qui est devant nous.
J'ajouterai pour pour compléter le tableau quelque chose que que personne ne dit, moi que je sens, que je pressends, c'est que la victoire des Molas et des gardiens de la révolution est cause [raclement de gorge] d'allégresse dans la rue arabe en France et la rue Saint- Guillaume. Là où se forgent les caractères des futurs gardiens de la révolution. Et là où prospèrent les imaginaires des futurs molas de la Nouvelle France.
On ferait bien de regarder la rue arabe et la rue Saint- Guillaume, c'est l'alliance de l'Islamistan et du BKistan pour comprendre ce qui risque d'arriver en France à la suite de ce très grave conflit. Je vais vous proposer quelques images. Philippe Devilier, on reste évidemment sur cette visite et cette cérémonie à Versailles puisque on a pu apercevoir Donald Trump auprès de Emmanuel Macron.
Euh vous voyez la galerie des glaces échanger, passer un un un moment heureux, apaisant peut-être avec également Brigitte Macron. Quelle réflexion vous inspire cette réception ? vous qui avez d'ailleurs consacré un roman historique au au ro au roi soleil Philippe Devilier.
Ben d'abord, je peux pas m'empêcher de penser à la cérémonie des Jeux Olympiques que nous avions commenté ici. Ce personnage Macron et Brigitte Macron, si je les voyais là, je leur dirais "Mais qu'est-ce qui vous arrive ?" Là, il joue le roi soleil.
Très bien. Il s'identifie au Roi Soleil. Il a raison.
Roi soleil sent la perruque mais sent les talonnettes. Mais en revanche, il a applaudi, on le voyait applaudir et tweetit quand Marie-Antoinette était décapité en pleine cérémonie des Jeux Olympiques. Et de la même manière, on le voit qui qui fait un sermon dans Notre Lame de Paris et quelques mois après, il va dans la Grande Loge de France 5 mai 2025 pour promettre l'euthanasie.
Donc en fait cet homme n'a pas de colonne vertébrale. Maintenant je vais lui faire un compliment. C'est bien d'être allé à Versailles d'avoir emmené le boss à Versailles.
On avait quand même l'impression que c'était Louis que c'était Trump Louis XIV. Mais mais mais c'est bien et en fait ça m'a rappelé parce que vous dites que j'ai écrit un livre sur le roi soleil effectivement et dans ce livre je raconte comment est né Versailles. Il faut que les français sachent comment est né Versailles.
Vous vous imaginez un petit garçon de 10 ans qui est allongé sur un affu de canon entre les mangeoirs et les bottes de foin dans les écuries de Saint-Germain en lait. Et là euh le pauvre le pauvre gamin est perdu et il interroge sa maman Anne d'Autriche la reine mère et il lui dit qu'est-ce qu'on fait là ? et elle lui dit "Louis, si jamais un jour vous devenez roi de France, ce qui est quand même compromis, il faudra que vous vous souveniez de ce moment que nous passons ensemble dans ces écuries.
Il faudra que, comme dit le cardinal bazarin, que vous matiez les grands et que vous les mettiez plus bas que l'herbe, que vous matiez les grands, que vous matiez les juges, que vous matiez euh tous ceux qui sont les puissants et qui euh cherchent à avoir en nous premier des gentils hommes, mais le premier des pauvres, le roi des pauvres. Et le petit roi lui dit "Mais comment faire pour mater les grands ?" Et elle dit, il faudra faire une demeure pour les attirer loin de Paris pour les retenir, pour les tenir tranquilles et en même temps oui, pour éblouir le monde.
Ainsi est sorti d'un relais de chasse construit par son père, le château de Versailles. Et c'est bien que le président de la République utilise le château de Versailles. On le voit là dans la galerie des glaces.
Évidemment, ça évoque pour moi des moments que j'ai que j'ai cru vivre tellement je les ai vécu par l'écriture. C'est pourquoi la galerie des glaces ? C'est pour les visites de souveraineté.
Il appelait ça comme ça 14. et il a reçu successivement le DOGE de Gen, l'ambassadeur du Siam, c'est pas rien, l'ambassadeur de Perse, l'ambassadeur de Chine et cetera et cetera. Et et c'est là aussi que le roi Louis X euh avec beaucoup d'intelligence et d'habilité, son ministre Vergène ont décidé d'aider les insurgents.
Le roi de a reçu Franklin et il a décidé d'aider les insurgents, les insurgents pour se débarrasser de la tutelle de la perfie d'Albion. Et c'est quelque chose qui me touche personnellement puisque euh vous savez que il y a un siècle est née une association qui s'appelle les fils de la révolution américaine. Les la association regroupe les descendants directs de ceux qui sont battus au côté des Américains contre les Anglais.
Moi, jeartiens à une famille qui a 10 siècles de lutte contre l'Angleterre depuis Hastings 1066. Donc, je suis pas dépaysé. Et en fait euh alors il y a et dans cette association, il y a les les descendants de du chafaud, les descendants de la mode piqué, les descendants de de l'amiral [grognement] de Grâce, l'amiral destin, le Rochambeau, Charrette évidemment l'amirale de Buor qui a révolutionné toute la tactique avec sufraine, la tactique de la de la guerre en haute mer.
Et et un jour, j'ai reçu une lettre qui m'a surpris. dit, "Vous êtes membre, vous êtes désormais membre des des fils de la révolution américaine et euh euh à cause de votre ancêtre qui était secrétaire d'état à la guerre, le maréchal de Sigure. Et donc et figurez-vous qu'ils viennent au P du fou samedi pour commémorer en présence du du coup d'autorités françaises, ils viennent pour commémorer le le 100e anniversaire de leur naissance.
Voilà. Et donc voyez euh souvent on m'accuse d'être prousse. H ah bah là peut-être que là c'est et là tout à coup on va m'accuser avec ce que je viens de vous révéler.
On est à deux doigts de l'ingérence d'être pro américain. Oui. Et et [raclement de gorge] et voilà.
Et ben non, moi je pense qu'il faut rassembler les deux. Il faut tout le il faut tout toutes les grandes puissances et peut-être qu'un jour j'aurai une décoration chinoise et alors on dira c'est un chinois. Voilà.
Bon non. Bon, mais ça ça fait plaisir de de voir qu'il y a encore des gens en France qui se souviennent de de ceux qui au côté du roi de France et de son ministre des affaires étrangères, Vergè qui était un génie, on ont on permis à l'Amérique de de prendre son indépendance. Il faut pas oublier que le fameux traité euh de 1783 qui consacre l'indéance de l'Amérique a été signé à Versailles.
Nous étions une grande puissance et nous aspirons à le redevenir. Euh Philippe Devil, on va rester sur des commémorations puisqu'on va parler du 14 juillet et c'est pas un 14 juillet comme les autres. Ça sera le dernier 14 juillet sous la présidence de la République d'Emmanuel Macron. l'Élysée qui veut d'ailleurs en faire un moment historique, un 14 juillet XXL.
Mais pas que ça puisque le défilé militaire du 14 juillet mettra à l'honneur l'Ukraine sur le thème du réveil stratégique de l'Europe, titre le monde. Le Figaro qui rappelle que 10000 soldats l'Ukraine mise à l'honneur. Le Figaro dévoile en exclusivité le programme.
Pourquoi [grognement] un Mirage 2000 aux couleurs de l'Ukraine survolera Paris le 14 juillet prochain ? et l'armée [raclement de gorge] française et ses alliés montrent les muscles pour le 14 juillet, je frois le jeune. Alors, il y a une forme de on en a souvent parlé ici d'exotisme un peu belliciste dans ces déclarations.
Est-ce que ça vous semble bienvenu ou maladroit ? C'est c'est plus que maladroit, c'est une faute politique majeure et je vais vous expliquer pourquoi. Et je voudrais que les téléspectateurs et les auditeurs de repin m'écoutent avec attention.
Il y a la fête nationale le 14 juillet, c'est la fête de l'armée française. C'est le moment où défilent nos soldats et bien sûr nos pompiers, nos infirmières et cetera et les grandes écoles polytechniques. Euh et là on substitue à cette fête nationale une [raclement de gorge] fête euroou ukrainienne en transformant les champs éélysées en champ de bataille. allégorique.
Euh et en faisant défiler, je cite Vleyen, écoutez-moi bien, l'armée européenne, ça y est, on y est. C'estàd qu'en fait on dit à l'armée française, [raclement de gorge] vous vous restez dans vos bunkerers, on fait défiler l'armée européenne. Donc il y aura les 37 pays de la coalition prête à aller en Ukraine.
Il y aura euh le ciel ukrainien, vient de le dire. Il y aura des munitions sur les avions pour impressionner le public si et il y aura le patron des armées de l'OTAN. Donc c'est c'est sous la présidence de l'OTAN, on peut pas être plus soumis.
La France vous rendez compte où on en est à la fin de de deux quinquenadas de Macron. Donc c'est l'OTAN qui va commander et Vlen l'innérable et à la fin il y aura l'hymne à la joie. Donc tout est dit.
Voilà. Alors c'est mal venu en plus. Et je vais vous dire pourquoi c'est mal venu.
J'y ai fait allusion il y a 8 jours. Personne n'en parle. Personne ne dit ce que je vais vous dire maintenant.
C'est mal venu parce qu'en fait l'Ukraine est en train de mal tourner. Non seulement il y a il y a la corruption, mais il y a quelque chose de beaucoup plus grave, c'est que euh Zelenski le 27 mai dernier a participé à une cérémonie solennelle de la réumation de Andre Melnck qui est une figure nationaliste bien connue en Ukraine qui a collaboré avec les nazis, qui s'en est vanté et qui a participé à la choa. C'est vrai que vous pouvez aller sur internet, vous verrez, il y a un un tweet de la choa, un message de la choa, un communiqué de la choa qui dénonce cette cérémonie.
Mais ça va plus loin. Il a désigné du nom d'une ancienne organisation pro nazi Zelaski une unité militaire prestigieuse de de l'Ukraine. Et si vous allez à l'institut de la mémoire vivante de l'Ukraine aujourd'hui vous voyez des figures nationalistes qui ont collaboré avec les nazis.
Donc cette petite touche nazi qui va arriver sur les Champs-Élysées, ça ne me dit rien qu'il vaille parce que l'armée française c'est la résistance, la résistance au nazisme. Si la France existe encore, c'est qu'elle a résisté au nazisme. Donc tous ces collaborateurs du nazi et qui sont en plus des corrompus, moi je veux pas les voir à Paris, mais ça va plus loin.
C'est beaucoup plus grave que ça. Et là, j'interpelle toute la classe politique parce que on nous annonce que ça y est, l'Ukraine va rentrer dans l'Union européenne. Or, si l'Ukraine rentre dans l'Union européenne, je veux dire quelque chose qui n'a jamais été dit, il va falloir appliquer l'article 42 paragraphe 7 du traité de Lisbonne qui c'est une sorte d'article 5 de l'OTAN appliqué à l'Europe, c'est-à-dire qui oblige toutes les nations européennes à se mobiliser en cas de guerre quand un des membres de l'Union européenne est en guerre.
Donc ça veut dire que là on va passer à la belligérance. Dès que l'Union européenne aura accueilli l'Ukraine à cause de cet article 427, on sera obligé d'aller faire la guerre en Ukraine et les Russes pourront nous considérer comme celligérant. Deuxièmement, ce que vous savez pas, vous savez pas l'argent qui qui est dépensé.
D'ailleurs, personne nous dit, il y a aucune question là-dessus. C'est on est à 17 milliards mais ça va continuer. Pendant que l'infirmière libérale peut pas remplir son réservoir d'essence pendant que nos paysans crèvent parce qu'ils peuvent pas euh donc alimenter leurs tracteurs, ils peuvent pas utiliser leurs tracteurs et cetera.
Tant de Français qui se plaignent de la stacation et d'être pris à la gorge à partir du 15 du mois. Pendant ce temps-là 17 milliards à l'Ukraine et ça continue. Faudra un jour faire l'adition.
Euh et enfin et surtout et je termine par là, qu'est-ce que veut vender ? Elle veut en fait transférer la dernière compétence qu'elle n'a pas, la compétence défense pour faire l'armée européenne et devenir un état. Parce que quand vous avez la compétence défense, vous êtes un état.
Et qu'est-ce que veut Emmanuel Macron ? Il veut d'abord faire oublier que la menace existentielle qui concerne la France, c'est l'islamisme. C'est l'islamisme militant.
C'est l'islamisme galopant. On le voit tous les jours. C'est pas la Russie.
Et donc qu'est-ce qu'on va faire en Ukraine ? On ferait mieux d'utiliser nos forces de sécurité chez nous. Là par exemple, on va déguster avec la fête de la musique là et cetera.
Et il y a une autre raison cachée que je n'ose pas vous dire mais à laquelle je pense. Et si vous insistez ? Non, j'insiste pas forcément. [rires] Alors, puisque vous n'insistez pas, je vais vous le dire, c'est que il y a une chose qui me frappe beaucoup avec mon expérience, [toux][raclement de gorge] pardonnez-moi, parce que je connais la vie publique depuis le temps.
Pourquoi l'élection présidentielle la date n'est pas fixée ? à ce jour, la date n'est pas fixée. C'est très étrange.
Et par moment, je me dis est-ce que Macron, il est pas en train de jouer à la guerre pour pouvoir Ils ont parlé de ça Zelinskiant [raclement de gorge] entre deux curs. Et il a dit à comment tu as fait pour te prolonger ? Il dit j'ai fait la guerre pas d'élection.
C'est du mauvais esprit. Vous avez bien fait de le rappeler. Je fais moi-même mon propre modérateur pour ça [rires] tombe bien, ça tombe bien, ça tombe bien que vous parliez de l'ARCOM, Philippe Devilier parce que là, je vais m'adresser à Philippe Devilier, le ministre secrétaire d'État qui a travaillé justement sur l'audiovisuel public, sur la privatisation des chaînes, sur l'ARCOM. anciennement le régulateur.
Euh l'Arcom vient de franchir un seuil inédit dans la régulation des chaînes d'information par une décision euh du 12 juin dernier. Elle met en demeure C News au motif que la chaîne ne respecterait pas l'exigence d'expression pluraliste des courants de pensées et d'opinion sur le plateau en prenant en compte un mois de mars 2025 si mes souvenirs sont bons. L'ARCOM s'attaque désormais au traitement de l'actualité dans sa globalité. au-delà de l'obligation d'équilibre des temps de parole ou d'une séquence controversée qui serait ensuite sanctionnée ou non par le gendarme de l'audi l'audiovisuel public.
Jeffre le jeune. Alors question très simple. Philippe selon vous est-ce qu'on est est-ce que c'est une mise en demeure ou est-ce que c'est une mise à mort programmée ?
C'est une mise à mort et je pèse mes mots et je vais vous expliquer pourquoi. Je pense que la liberté d'expression est en péril en France aujourd'hui. La liberté éditoriale, la liberté de pensé, la liberté de conscience et demain peut-être la liberté de se présenter aux élections.
Vous avez vu comment le cornu explique les ingénérères et cetera. Vous avez vu comment le Parlement européen a mis sous sanction Xenia Federova. C'estd qu'on met sous sanction des gens qui déplaisent au pouvoir en place.
C'est le processus R. Euh on parle d'une annulation des élections plus plus tard pour l'Allemagne et cetera. Tout ça ne sent pas bon.
Euh et je dis ce soir solennellement pour commencer ma réponse que les nouveaux héros de notre temps ne sont plus seulement ce que Pegé appelait les pères de famille si nécessaire mais aussi les les gardiens des haut lieux de la parole alternative. Et donc C News est un joyau de la parole alternative, de la parole libre. Alors vous avez fait allusion à mes fonctions de jeune secrétaire d'État.
Il se trouve que avec Français Lotard, Alain Madelin, Jacques Chirac à l'époque, nous avons rédigé la fameuse loi du 30 septembre 1986. et j'ai été corrédacteur de cette loi et rédacteur de l'article 1 parce que ça me plaisait pas trop qu'on crée un organe de régulation qui s'appelait la CNCL. Et cet article 1, je le connais par cœur, je vous le récite par cœur.
Article 1. Écoutez bien la la portée symbolique de cet article. La liberté de communication est sans limite, sauf dans la mesure requise par les besoins de la défense nationale.
Et il y avait à l'époque un double pluralisme. Il y avait un pluralisme interne au service public. Donc respect des équilibres, service public normal.
Et un pluralisme externe, c'est-à-dire qu'en fait on laissait à chaque chaîne euh sa tonalité. original. C'est là que tout commence.
L'évolution a été désastreuse. Cette CNCL devenue la haute autorité puis maintenant l'ARCOM a pris de plus en plus de pouvoir comme d'habitude les juges et les agences [grognement] qui sont des démembrements de l'État qui se prennent pour l'État. Et ce à quoi nous assistons, c'est en fait à un basculement horsélien vers le ministère de la vérité, rien de moins.
L'Arcom euh en fait euh elle suit le Conseil d'État. L'Arcom, elle était là pour réguler. Elle fait maintenant de la censure.
C'était un organe de régulation. L'arcom est en train de devenir un organe de censure. J'y viens dans un instant.
Quant au Conseil d'État, le Conseil d'État a été inventé pour veiller euh sur les excès de pouvoir, empêcher les excès de pouvoir et pour veiller sur les atteintes à la liberté individuelle. En fait, le Conseil d'État incarne le dialogue avec Crayon et avec Antigone. Avec Crayon, la raison d'État, Crayon qui fait valoir la raison d'État et Antigone qui fait valoir le principe de la liberté d'enterrer son frère.
Donc, les lois immémoriales. C'était ça le Conseil d'État. Aujourd'hui, c'est plus ça du tout.
Le Conseiller d'État, c'est un organe de censure au nom d'une idéologie euh du progressisme diversitaire qui veut la fin des nations. Ensuite, rentrons dans le fond du dossier et du sujet. Euh l'Arcom jusqu'à présent et de manière abusive veillait à l'équilibre du temps de parole des personnalités politiques textuellement.
Je le dis de manière abusive. Pourquoi ? Parce que comment on qualifie en droit une personnalité politique, elle a une double caractéristique alternative.
Soit elle est membre d'un parti politique, c'est facile à vérifier, soit elle a une fonction d'élu. Est-ce que vous imaginez que moi après 6 mois de succès d'audience, l'ARCOM a écrit euh à Gérald Bris Viret, patron de Canel plus pour lui dire euh et à Maxime Saada, je sais pas qui a reçu la lettre en tout cas un des deux en disant "Non, non, c'est plus possible Philippe Deviller, personnalité politique." Il dit "Mais non, il est il est pas membre d'un parti depuis 15 ans.
Il a il a plus il est plus élu depuis 15 ans." Ah mais quand même il parce que il participe donc c'est c'est la jurisprudence euh évidemment de l'impressionnisme juridique de l'arcom. Pendant ce temps-là Con Bendit il est pas personnalité politique.
Rosine Bachelou elle est pas personnalité politique. Donc en fait c'est de la bidouille. Voilà [raclement de gorge] mais allons au fond des choses.
Vous l'avez dit dans votre question. Maintenant, il s'agit plus de vérifier les équilibres et d'emmerder les chaînes. Enfin, la chaîne parce que les autres ils sont tranquilles, hein.
France Inter, ils sont tranquilles, BFM, LCI, ils sont tranquilles. Bon, il y a pas de problème d'équilibre chez eux. aucun problème.
Bon, donc c'est un scandale, c'est une injustice mais caractérisée. Mais ça va plus loin. C'est que maintenant ce qu'ils disent à l'Arcom dans leur mise en demeure, c'est vous parlez trop de l'islamisme, de l'immigration, de l'insécurité et d'une manière univoque.
Vous parlez trop de la guerre en Ukraine, vous parlez trop, vous critiquez les magistrats et la serie sur le gâteau, vous critiquez de de manière univoque euh la France insoumise et là je me suis dit qu'est-ce qu'ils veulent en fait ? Ben je vais vous dire ce qu'ils veulent. Ils veulent qu'à la rentrée, écoutez-moi bien, on invite sur le plateau tous les vendredis s'il est disponible pour m'affronter pour qu'il y ait un équilibre sur le fond de la ligne éditoriale Bakayoko à ce moment-là.
S'il y a Bakayoko qui dira "Moi, je veux plus de la Marseillaise ou faut laisser siffler la Marseillaise", je dira quand même monsieur B et là l'arc sera content. Bon parce qu'on aura disparu en fait. Pourquoi on aura disparu ?
Parce que quand une un organe de presse perd sa ligne éditoriale pour faire plaisir aux agences comme la comic de surveillance, c'est fini. Et donc en fait, il faut savoir pour tout comprendre qui a porté plainte, qui a saisi l'ARCOM. C'est reporter Saint Frontière.
Hier soir, je regardais France 2, Caroline Rou et après avoir interviewé dans un four extraordinaire euh dans tous les sens du terme euh parce qu'il faisait des chauds euh Macron. Après sur le plateau, il y avait qui pour commenter ? Pierre Aski, ça vous dit rien Pierre Aski, mais moi je connais bien Pierre Aski, c'est un éditorialiste de France interre et c'est le président de reporter sans frontières.
Ah, suivez-moi. Bon et reporter frontiè, ils sont payés par Soros. Ils sont 675000 € à vérifier.
Soros qui veut le contrôle du web. Soros, c'est le mondialiste qui veut la fin des nations, la fin de la famille, la fin de tout ce qui fait la civilisation occidentale. Voilà.
Et euh l'Arcom, c'est quoi ? Je connais bien son patron. Je dirais simplement que c'est un militant. aller voir son curriculum VT.
Il a été collaborateur de Fabius quand [grognement] même une référence et il a été le directeur de cabinet de de Auréie Philippe qui était quand même un morceau. Bon et donc en fait il fait son boulot. Voilà, il fait son boulot.
Il est au service d'une officine, au service du pouvoir. J'imagine qu'il s'appelle avec Macron. Voilà.
Et j'arrive à la question que veut le pouvoir ? Et ma réponse est simple. Fermez ces news.
Fermez ces news. Vous m'entendez ? Vous les téléspectateurs, vous les auditeurs du repin ?
Moi je suis pas un rigolo de Carmes. Quand je viens ici c'est pour dire des choses. Ils veulent fermer ces news.
Alors debout, dressez-vous, levez-vous. Ils pourront pas fermer ses news. Sinon [raclement de gorge] ça va aller très très mal parce que c'est toute la France qui va se lever au nom de la liberté d'expression. toute la France qui se lèvera pour dire "Vous êtes en panique mesdames messieurs de toutes les officines du pouvoir.
Vous êtes en panique monsieur Macron avec vos amis de l'Arcom. Vous êtes en panique pourquoi ? Parce que votre idéologie progressiste est en train de prendre l'eau.
C'est fini pour vous. La bataille culturelle, on est en train de la gagner. Voilà pour votre regard.
Philippe Devilier, vous avez cité Bali Bagayoko ? ou moi je serais ravi de le recevoir. Je lui ai proposé des dizaines de fois, même à l'antenne, j'ai pas réussi à l'avir.
Si vous avez son numéro, vous me dites. Moi, je l'ai vu sur une image qui a été Mais non, mais j'ai pas réussi. Par passé hier avant-hier par euh Christine Kelly.
Ouais. Et commenté par Mathieu Bocoté et il danse et avec Rima Hassan. Et ben écoutez et euh c'est et il a il a une agilité euh une présence un charisme.
Euh en fait vous savez ce que je me disais mélangon méfie-toi mais deux personnalités trois personnalités que vous venez de citer qui refusent de répondre à nos sollicitations. Oui mais je veux dire Mélenchon il sait pas mais Baik Kayoko là tel que je le vois tel que je le sens croyez-moi vous m'en reparlerez c'est le prochain. Autre sujet, autre sujet à présent, je voudrais qu'on parle d'Éric Tegner.
Il nous reste peu de temps, Philippe Devillier avant la surprise du début d'émission le fondateur et directeur du média. Je vais vous lire la C'est ce que je vais faire pour la première fois, je vais pas écrire, je vais vous lire une partie de la dépêche de l'AFP. Vous allez me dire si c'est médias de confiance.
Le fondateur et directeur du média identitaire frontière, Eric Tegner, a été jeudi condamné par le tribunal correctionnel de Bobinier à 6 mois de prison avec surcis pour avoir divulgué les données d'avocats spécialisés en droits migratoire. 2e paragraphe également condamné à 10000 € d'amende et de versé à titre de préjudice moral 2000 € à chacun des 10 avocats plaignants ainsi qu'un eurosymbolique aux barreaux et aux organisations professionnelles d'avocats qui se sont constitués partie civile. Éric Teer a répondu à cette condamnation en première instance.
Il a fait appel, il est donc présumé innocent. Vient d'être condamné à 6 mois de prison avec surcis. 6 mois de prison avec une surcis.
C'est une totale dinguerie. Donc en gros, on est dans un pays où il y a des pédocriminels du périscolaire qui prennent moins d'un an de prison avec surcis mais dans lequel il y a des journalistes comme moi qui sont condamnés pour une enquête sur les fondements, je vais vous raconter sur les fondements de la loi Samuel Patis. C'est une énorme dinguerie à 6 mois de prison avec surcis et 10000 € d'amende.
Donc je vous explique, on a fait une grande enquête, vous savez frontière il y a 1 an sur le business de l'immigration. On a étudié plein de choses, plein de choses. On n'a pas été attaqué pour diffamation.
On n'a pas été condamné pour diffamation. Et notamment dans cette enquête et bien il y avait la question des avocats en droit des étrangers. Parce qu'à chaque fois que vous êtes en colère, que vous comprenez pas pourquoi il y a un clandestin sous occutéf violeur multirécidiviste qui n'est pas expulsé dans son pays, vous ne comprenez pas.
Bien, nous on a fait une enquête pour comprendre ce qui se passait. Et un des maillons de la chaîne, un des maillons de la chaîne, pas le principal, pas l'unique et bien ce sont certains avocats en droit des étrangers. Mais ça, visiblement, il y a pas le droit d'en parler.
Hein ? Pourquoi souhaitiez-vous parler de l'affaire donc d'Éric Tegner ? C'est c'est stupéfiant.
Alors, c'est je vais essayer de de dire les choses en terme simples. Ce que j'ai compris euh en fait Éric [raclement de gorge] Techner et son magazine Frontière que je recommande qui qui est remarquable, euh toute l'équipe est allée explorer une situation qui est tout à fait extraordinaire. C'est la situation des clandestins qui veulent se faire régulariser et qui font appel à des avocats dont c'est devenu la spécialité qui vou pas être connu du grand public mais qui font leur beurre.
En tout cas, ils touchent des sous pour défendre les clandestins, pour les faire régulariser. Bon euh là, qu'est-ce qui s'est passé ? Donc Frontière raconte c cette manière de faire de de régulariser [grognement] les clandestins grâce à une utilisation du droit habile mais redoutable et contraire à l'intérêt national.
Contraire à l'intérêt national. Au lieu de renvoyer les codestins chez eux, l'État [raclement de gorge] donne l'argent du contribuable. Parce que c'est l'argent du contribuable, c'est l'aide juridictionnelle.
L'aide juridictionnelle, c'est nous qui payons. Donc en fait, nous payons des avocats euh pour qu'il défendent des clandestins pour les régulariser. Et ensuite, ils sont régularisés par les juges évidemment qui sont du côté des clandestins.
Et là, ce que je veux ajouter, c'est que en regardant le jugement, je suis tombé de ma chaise en voyant que Éric Tegner, il est pas condamné pour diffamation, il est condamné dans le cadre de la loi Samuel Patti. C'est-à-dire qu'en fait, ils ont le juge en question qui s'appelle Youssef Bader euh qui est très bien connu puisque c'est quelqu'un qui est très élancé dans les questions qui touchent à l'immigration et cetera. Euh il a en fait utilisé une loi qui est la loi Samelpati qui est faite contre les terroristes.
Et donc en fait on a appliqué à Eric Tegner qu'on vient d'entendre la loi qu'on utilise contre les terroristes. C'est une honte. C'est une honte pour la justice française.
C'est une honte pour les juges qui font n'importe quoi. En revanche, ce que je voudrais dire, c'est que moi, je suis fier d'être assignose avec des gens comme vous et avec des gens comme Éric Tegner Frontière. Quelle belle émission.
Éric Tegner euh c'est un breton qui a la tête dure et qui représente ce que j'ai fait dire un jour à Jacques Mopilier. Le courage s'accomplit en lui comme la marche ou la respiration. C'est ce que je lui ai dit au téléphone en disant souhaite qu'on parle de de ce sujet, on en parlera et je te rendrai hommage parce que des gens comme Eric Tegner euh ce sont des Français structurés mentalement, intellectuellement qui aiment le pays plus que tout. songer que il aime tellement sa Bretagne queil vient de créer une bière bretonne.
C'est comme si on créait un cidre alsacien. Mais après tout, buvons. Allez, je bois, je trinque avec toi [raclement de gorge] la bière bretonne d'Éric Tegner et on appelle tu gagneras parce que quand même le bon sens est là.
Et salut en Gutier Le Bret 100 % frontière une émission qui est un carton absolu incroyable. Philippe Devilier, choses promises, choses du et j'ai commencé cette émission en disant souvent les téléspectateurs nous interpellent en disant si on aime cette émission, si on est au rendez-vous tous les vendredis, c'est que il y a une ambiance une ambiance familiale sur ce plateau. Et donc on est allé encore plus loin, on a écouté le téléspectateur, le français qui nous regarde ou qui nous écoute et on a décidé de vous faire une surprise puisque c'est Jacques Devilier qui est avec nous.
Jacques de Villier, votre petitfils. Cher Jacques, bonjour. Merci d'être présent sur ce plateau.
Ça va être un face-à-face inattendu, inédit, passionnant également un un grand-père face à son petitfils de 23 ans et les deux ont pris la plume d'ailleurs pour des événements différents. Jacques par exemple, c'est votre deuxième roman absolument incroyable qui s'appelle l'affaire lombarde après le le bestellaire, le bataille bâtard du du roussillon aux éditions FA. Mais Philippe Devilier, euh qu'est-ce que ça vous fait d'avoir votre petitfils sur le plateau en fait ?
Bonsoir Jacques. Bonsoir. Euh ça je suis ému et je suis ému, heureux et impressionné parce que il a commis un roman, un deuxième roman qu'elle connaît le même succès que le premier.
Et j'avais au téléphone ce matin un historien et non des moindres qui m'a dit "C'est admirable un historien de la Sorbonne." Voilà. Alors euh en fait vous le savez tous les deux, on l'émission est très suivie par des jeunes français.
Contrairement à ce qu'on croit, beaucoup de jeunes français nous suivent. Et j'ai reçu une lettre il y a pas longtemps d'un jeune français très bien écrite qui dit en fait merci de nous inciter à mettre un peu de temps long dans notre instant et je me suis dit mais pourquoi onajouterait pas un peu de temps long et un peu de jeunesse et je cherchais je me suis dit bah quand même tout près de moi, il y a un jeune français que je connais et qui euh porte en lui la charge morale d'un jeune français qui sent bien qu'il appartient à un peuple historique qui pourrait devenir minoritaire dans son propre pays. Et en même temps, souvent quand on est ensemble, on se répète une phrase depuis longtemps [raclement de gorge] qui est de Bernanos [grognement] et qu'on qu'on partage.
Les créateurs sont des gens qui ne sont jamais vraiment sortis de l'enfance mais qui ne font que l'élargir aux dimensions de leur destin. chaque de Villier. Je pense qu'effectivement tout commence dans l'enfance et que moi j'ai la chance, c'est vrai, une chance inouie aujourd'hui d'avoir dès l'enfance vécu entre les comptes, les légendes, des anecdotes, les grandeurs de l'histoire, les joies, les drames racontés, savam orchestré, mis en scène tant à travers l'écriture et donc la lecture auprès de mon grand-père qu'à travers le spectacle qui se poursuit aujourd'hui encore au puit du fou au côté de Nicolas de Viller. auprès de qui je travaille et sous la houlette de qui j'apprends encore toujours plus l'amour de l'histoire de France.
Et donc effectivement, c'est tout naturellement qu'après avoir lu, après avoir été émerveillé en tant qu'enfant avec ma génération, mes frères, mes cousins, j'ai voulu prendre la plume, m'y essayer aussi après avoir été lecteur et spectateur. Pourquoi pas entrer à mon tour dans l'histoire de France comme un petit personnage qui se faufile auprès des grands héros qui l'ont fait, qui l'ont façonné. Et donc j'ai voulu commencer, c'est vrai, par une période qui nous parle, je pense à tous les deux et qu'il m'a appris à aimer le beau 13e siècle.
Et c'est donc l'affaire Lombarde. Philippe justement l'affaire Lombarde. Euh moi j'ai dévoré ce roman historique et je vais te dire pourquoi je l'ai aimé passionné.
Parce qu'en fait, j'ai retrouvé un jeu de correspondance, peut-être involontaire. un jeu de transparence avec notre époque. C'est qu'en fait on n'est pas du tout despaïsés alors qu'il y a eu siècle de différence mais moi j'ai retrouvé bon la fragilité de l'État, la solitude du monarque, l'appétit des grands, la corruption, les conseillers de l'ombe, les visiteurs du soir, l'impôt qui rentre mal et l'accusation des ingérences étrangères et cetera tout.
Donc voilà. Mais tu l'as fait exprès ou pas ? Je ne l'ai même pas fait exprès.
C'està-dire que ce qui est fascinant, c'est qu'il n'y a rien de neuf sous le soleil et qu'en plongeant d'abord dans le bâtard du roussillon, dans la grande histoire militaire de la France et maintenant dans l'affaire lombarde dans l'histoire politique de cette fin de 13e siècle, et bien je me suis aperçu qu'au fond, il y a peut-être une forme parfois d'arrogance de l'homme du 21e siècle qui parce que les progrès technologiques sont fulgurants pense qu'au fond tout passé est une forme de vieillerie et que du passé faisons table rase car il n'a pas vraiment grand-chose à nous apprendre mais en réalité au 13e siècle évidemment L'esthétique est différente, mais les problèmes politiques auxquels est confronté le jeune Philippe Lebel sont sensiblement les mêmes que ceux auquels nous sommes confrontés aujourd'hui. Alors, j'ai voulu dresser ce tableau, mais pour autant, il ne s'agissait pas pour moi de vouloir faire un constat déprimant, terrible et triste, morne, qui peut parfois ressembler à la réalité dans laquelle nous vivons. Au contraire, j'ai voulu montrer que ce jeune souverain de 20 ans, d'à peine 20 ans, bien il a déjà une vision profonde et une vision stratégique politique qu'il va mettre en œuvre pour sortir la France, le royaume de France de l'époque du marasme.
Et pourquoi il fait ça ? Et bien parce qu'il est animé par un idéal, un idéal comme car il est le lieutenant de Dieu sur terre. Et donc il veut mener ses sujets et bien à la finalité qui est faire leur salut.
Il travaille au bien commun. Il n'est pas dans un esprit carriériste. C'est ce qui me fascine chez lui malgré sa jeunesse.
Et donc cet idéal chevaleresque, c'est au fond ce que j'ai voulu essayer de de mettre en scène à la suite de de mon grand-père évidemment qui a et bien cet amour aussi du panache du chevalier chevillé au corps. Et c'est peut-être tout ce qu'il nous faut retrouver aujourd'hui. Oui, mais en t'écoutant, je me dis il y a des peut-être des gens qui décrochent qui disent "Mais pourquoi il nous parlent d'histoire du 13e siècle et cetera ?
Très important. Ce que tu as compris, ce qu'il faut faire comprendre aux jeunes français, c'est que en fait on a besoin du roman national. On a besoin d'aller chercher dans sa propre histoire l'endroit d'où on vient.
Sinon, on devient fou, désespéré si on ne sait pas qui on est. Et on a besoin de cette sédimentation, de cette richesse qu'on appelait le roman national et qui a été dépint comme un tissu de noirceur dont on a fait un roman noir. On en a besoin parce qu'en fait c'est une mise en allégorie qu'on dépose dans le sillage des jeunes français euh en leur proposant nos tendresses enfouies.
Et donc toi, c'est le passage du roman historique au roman national ou plutôt c'est l'inverse du roman national au roman historique. C'est vrai et je pense qu'effectivement le roman historique parce qu'il se trame dans le roman national répond à finalement à deux poisons mortels du temps. D'abord l'individualisme, la solitude, l'homme nomade qui n'a plus de repère et qui bien se balade dans l'époque et souffre justement de toutes ces noirceurs.
Il y répond le roman historique parce qu'il nous permet et bien d'avoir le roman national pardon d'avoir des héros de substitution, une famille de substitution à laquelle on peut s'identifier d'où conviennent quelle que soit notre place dans la société, quelle que soit notre richesse, notre puissance, notre culture, peu importe, on peut s'identifier à Jean d'Arc, on peut s'identifier à de Gaul entrant en résistance, vous en parliez tout à l'heure, on peut s'identifier à tout un imaginaire qui au fond constitue une famille. Et puis le deuxième remède au deuxième poison et bien c'est que le vivre ensemble creux parfois aujourd'hui dont on meurt et qui meurt d'ailleurs tout seul et bien est résolu par ce roman national puisqu'il rassemble tous ses membres de cette famille adoptive qui vibre aux mêmes élancements glorieux dans au même héros qui se lèvent dans les drames. Donc oui, on s'extirpe des noirceurs d'une histoire scientifique légiste qui travaille sur des chaires mortes pour vibrer à la célébration et c'est tout ce que j'ai à appris à aimer et c'est tout ce que j'essaie aujourd'hui de mettre en scène.
Jacques Devilier donc avec nous et je suis le premier téléspectateur de ce dialogue inédit. C'est peut-être une première fois dans l'histoire de la télé qu'on voit le petitfils vous tais et ça m'arrive souvent dans cette émission quand même dans les autres un peu moins euh entre le fils et le petitfils et et le grand-père. Jacques, vous avez 23 ans et souvent notre fil rouge dans cette émission, c'est d'adresser et c'est aussi la boussole de Philippe, d'adresser un message à la jeunesse de France qui qui peut nous regarder.
Si vous aviez un message à adresser à cette jeunesse, il nous reste 5 minutes, euh vous diriez quoi ? avec sa sagesse, mon grand-père, il répondrait mieux que moi. Mais je pense que quand je parle à des jeunes de ma génération, euh ce que je vois c'est qu'il cherchent dans le divertissement par tous les moyens possibles des figures tutellaires auxquelles ils peuvent se raccrocher, auxquelles on peut s'identifier et vers lesquels on peut se projeter avec leur destin.
Mais ces figures sont parfois désincarnées. Alors, on pourrait se dire cette situation est irréversible. l'histoire n'est plus enseignée, n'est plus apprise car elle n'est plus aimée.
Au fond, tout [raclement de gorge] est perdu et la chute, la dérédiction sera sans appel. Je pense l'inverse parce qu'il y a un biais par lequel on peut revenir à cette histoire, à cet amour, à cette fierté. Et la jeunesse est la première à chercher ce biais.
C'est le biais du beau de Stoyevski disait le beau sauvera le monde. Et si le beau sauve le monde, alors en France et bien nous sommes sauvés puisque le beau affleur à chaque coin de France derrière chaque colline sous chaque voûte romane de chaque petite chapelle. Donc je pense que je dirais à un jeune de ma génération ouvrons l'œil, ouvrons l'œil parce que le beau est partout.
Il nous est offert depuis les plus grands héros jusqu'aux plus grandes architectures, depuis la plus petite chapelle jusqu'à la plus grande cathédrale. Il est visible partout et pour peu qu'on y prête attention et qu'on fasse le premier pas vers cette beauté, et bien je pense qu'on peut remonter petit à petit jusqu'au cœur de notre vieux pays qui est peut-être essoufflé mais qui bat toujours. Et à ce moment-là, et bien notre génération pourra elle aussi être une génération de bâtisseurs, de bâtisseurs des temps modernes, mais ancré profondément dans le passé, non pas comme une vieillerie, mais comme au contraire quelque chose qui vit en nous comme un feu un feu brûlant.
Et vous Philippe Devilier, il [raclement de gorge] nous reste 2 minutes. Le message que vous souhaitiez adresser à la jeunesse de Jacques à cette génération. B quand j'écoute Jacques en fait, qu'est-ce qu'on ressent ? une espérance française et en fait c'est le filigrane de l'émission.
Très bien dit très bien dit ce que je je pourrais dire. Simplement on peut passer au à l'aspect pratique à partir de ce que tu as dit. tu as parlé de la recherche des des beautés françaises et en fait moi je dirais ceci un jeune français, je parle tout au contrôle [grognement] euh voyager, profitez-en, vous êtes jeune mais pas n'importe comment. voyager d'abord au bout de la France pour euh aller chercher [grognement] les raretés françaises, le trésor inépuisable [raclement de gorge] de cette tendresse sans foui dont je parlais il y a un instant.
Euh ensuite, [grognement] une fois que vous avez fini ce voyage au bout de la France, allez au bout du monde parce que là-bas vous y comprendrez pourquoi on a dit qu'il y a un pacte multiséculaire entre la grandeur de la France et la liberté du monde. Ça c'est le premier voyage qui peut durer toute la vie. parce que la France est une source d'étonnement.
Ensuite, il y a un deuxième voyage tout aussi important que toi tu as fait et qui t'avait permis d'écrire. Aller chercher le temps long et donc voyager dans le temps, dans l'espace et dans le temps. Voyage horizontal, voyage vertical. dans le temps, aller voyager dans le temps euh pour comprendre [grognement] que les grandes choses se font dans la longue durée, la sédimentation du temps long et pour comprendre aussi que nous ne sommes que les devanciers et les héritiers d'un [grognement] monde où nous sommes de passage comme héritier, comme devancier.
C'est un monde d'emprunt pour nous. Sommes des emprunteurs et des débiteurs. Et puis enfin euh il y a une citation que tu connais bien que j'ai souvent cité au P du fou.
Euh je dirais le troisème voyage, c'est le voyage en soi, au fond de soi, dans le fort intime. Allez chercher vos souvenirs. C'est la phrase de Rilk.
Rina Maria Rick. Pour faire le premier mot d'un verre, il faut avoir des souvenirs. Mais il ne faut pas n'avoir que des souvenirs.
Il faut savoir les oublier et attendre qu'ils reviennent. Alors, il se peut qu'un soir de grâce en une heure rare, un soir se lève le premier mot d'un verre. Et bien, merci de nous avoir permis d'être les premiers spectateurs d'un échange et de ce dialogue entre Philippe Deviler et Jacques Devilier.
Jacques Deviler, l'affaire lombarde après le bestseller, le bâtard bâtard du sous Roussillon. Merci à tous les deux. Merci Geoffr le jeune.
Merci. On a mis en application la promesse de cette émission, une émission qui était familiale. C'est un beau moment qu'on vient de de vivre.
Tous les téléspectateurs qui ont apprécié le costume de jeune connerie, envoyer un message. Sais qu' cherche un nouveau James Bond. Donc là, vous [raclement de gorge] me faites une passe décisive. [rires] Merci beaucoup Philippe.
Allez, dans un instant, c'est l'heure des pro. à tout de suite.
Philippe de Villiers