Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewyoutube.com· 1 juillet 2018 17 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTransportsJusticeInstitutions & élections

Édouard Philippe était l'invité de RTL

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteRéponse directe

    Merci beaucoup d'être sur RTL ce matin, au lendemain du passage aux 80 km heure sur les routes secondaires.

  • 0:21OuverteRéponse partielle

    Cette cavale, cette évasion spectaculaire de Redouane Faïd de la prison de Réau en Seine-et-Marne hier.

  • 1:15RelanceRéponse directe

    En 2018, s'évader en 10 minutes par hélicoptère d'une prison moderne conçue pour être ultra sécurisé, ça pose quelques questions.

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Nicole Belloubet vient de dire sur Europe 1, sauf erreur, je ne prétends pas qu'il n'y a pas eu de défaillance.

  • 3:27OuverteRéponse directe

    Vous avez une idée de délai dans lequel vous recevrez ces conclusions ?

  • 3:50OuverteRéponse directe

    Edouard Philippe, les 80 km sur les routes, nationales, sans séparateurs, c'est parti depuis hier. Vous allez défendre votre décision.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:50Locuteur non identifiéChiffre
    « la mobilisation de plus de 2900 policiers et gendarmes a été engagée pour retrouver cet individu dont nous savons qu'il est dangereux. »
  • 4:23Locuteur non identifiéFait
    « la loi, c'est la loi. »
  • 4:50Locuteur non identifiéFait
    « L'idée, c'est de sauver des vies. L'idée, c'est d'éviter des blessés. »
  • 4:54Locuteur non identifiéChiffre
    « un véhicule qui roule à 80 km heure, quand il freine en urgence, il s'arrête 13 mètres avant le véhicule qui roule à 90 km heure. »
  • 6:42Locuteur non identifiéChiffre
    « Vous avez 27000 personnes qui ont eu des lésions cérébrales ou physiques durables, voire permanentes. »
  • 6:59Locuteur non identifiéPromesse
    « Cette mesure va sauver des vies et éviter des blessés. »
  • 10:01Locuteur non identifiéFait
    « le produit de ces amendes ne viendra pas alimenter le budget de l'État. Il viendra alimenter le budget des établissements qui participent à la reconstruction des blessés. »
  • 13:45Locuteur non identifiéFait
    « Ce que je vais rendre public, c'est ce que nous allons faire pour réformer l'action publique. »
  • 14:00Locuteur non identifiéFait
    « nous allons mettre sur la table des objets simples, clairs, identifiés, de transformation publique. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié62 %
  • Présentateur30 %
  • ?7 %

≈ 44,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

Vous regardez RTL.

0:03
Présentateur

Merci beaucoup et bonjour à vous Edouard Philippe, monsieur

0:05
Locuteur

le ministre. Bonjour Elisabeth

0:06
Présentateur

Martichaud. Merci beaucoup d'être sur RTL ce matin, au lendemain du passage aux 80 km heure sur les routes secondaires. On va entendre vos arguments, les auditeurs tout à l'heure vous attendent évidemment au 32 10. On va prendre le temps d'expliquer cette mesure. Si vous permettez d'abord cette question d'actualité avec cette cavale, cette évasion spectaculaire de Redouane Faïd de la prison de Réau en Seine-et-Marne hier. Aucune trace du fuyard à cette heure

0:33
Locuteur

? À

0:34
Locuteur non identifié

cette heure, les forces de l'ordre

0:36
Locuteur

sont

0:37
Locuteur non identifié

pleinement mobilisées

0:38
Locuteur

pour

0:39
Locuteur non identifié

essayer de retrouver cet individu qui est un individu dangereux. Et donc dès que l'évasion a été connue, le dispositif

0:49
Locuteur

a

0:50
Locuteur non identifié

été mis en place et la mobilisation de plus de 2900 policiers et gendarmes a été engagée pour retrouver cet individu dont nous savons qu'il est dangereux. Nous savons qu'il est déterminé et moi ce que je souhaite c'est qu'on puisse le retrouver le plus rapidement possible car évidemment une évasion de ce type n'est pas acceptable.

1:09
Présentateur

Aucune trace donc à cette heure-ci, vous nous le confirmez. Il n'y a sans doute pas de système sans faille par définition, M. le Premier ministre. Mais en 2018, s'évader en 10 minutes par hélicoptère d'une prison moderne conçue pour être ultra sécurisé, ça pose quelques questions. Lesquelles

1:24
Locuteur

? Ça

1:25
Locuteur non identifié

pose beaucoup de questions. L'urgence, c'est la mobilisation pour retrouver ce détenu. La deuxième urgence, c'est de comprendre comment cela a été possible. On sait que cette évasion s'est produite avec l'intervention d'un commando qui était armé, qui était très déterminé. Très bien. L'objectif,

1:45
Locuteur

c

1:45
Locuteur non identifié

'est de comprendre exactement. La ministre qui s'est rendue sur les lieux hier a diligenté une inspection qui doit nous permettre de savoir comment tout cela s'est passé. Qu'est-ce qu'il faut faire pour éviter ? Alors même qu'on est dans un établissement dont le niveau de sécurité est très élevé, comment est-ce qu'il est possible d'éviter ce genre d'événement ?

2:01
Présentateur

Nicole Belloubet qui vient de dire sur Europe 1, sauf erreur, je ne prétends pas qu'il n'y a pas eu de défaillance. Tout est sur la table, y compris des défaillances du système pénitentiaire.

2:11
Locuteur

Oui,

2:11
Présentateur

mais

2:11
Locuteur non identifié

quand on demande une inspection, on ne la demande pas pour faire plaisir. On la demande pour savoir. Et donc moi, je veux savoir pourquoi, comment cela s'est passé. Avec

2:19
Locuteur

une hypothèse qu'il y a eu des... Et s'il y a des conséquences à en

2:21
Locuteur non identifié

tirer, j'en tirerai.

2:22
Locuteur

C

2:22
Présentateur

'est-à-dire

2:23
Locuteur

?

2:23
Locuteur non identifié

Ben...

2:24
Présentateur

Les sanctions au niveau de la, par exemple, la direction de la prison ou des éventuelles...

2:28
Locuteur

On verra. S'il y a des complicités internes, c'est pas ce que je veux. Je vous ai dit clairement

2:30
Locuteur non identifié

les choses. Quand on demande une inspection, c'est pour savoir comment ça s'est passé. S'il y a des responsabilités qui sont identifiées, j'en tirerai les conséquences.

2:38
Locuteur

Eh

2:38
Présentateur

bien, il y

2:38
Locuteur

a

2:38
Présentateur

des conclusions qui semblent tomber sous le sens, mais vous me contredisez si c'est possible, en bon français. Mettre des filins anti-hélicoptère là où il n'y en avait pas.

2:51
Locuteur non identifié

Ça s'appelait ? Encore une fois, je comprends très bien que ce soit l'actualité ce matin. Et tout le monde va vouloir avoir son avis sur le sujet de ça. Une inspection par des professionnels

2:59
Locuteur

a

3:00
Locuteur non identifié

déjà été engagée. Elle nous dira si dans des endroits où normalement il n

3:04
Locuteur

'y

3:04
Locuteur non identifié

a pas de circulation prévenue, il n'y a pas de circulation possible des prévenus, il faudrait quand même installer ces filins. Peut-être que c'est la conclusion à laquelle elle arrivera. Je ne veux pas préjuger de cette inspection. Mais ce que je vous dis clairement, c'est que cette inspection sera faite.

3:18
Locuteur

Elle

3:18
Locuteur non identifié

sera faite avec exigence. Et s'il faut tirer des conséquences de ce qu'elle indique, nous les tirerons. D

3:24
Présentateur

'accord. Vous avez une idée de délai dans

3:27
Locuteur

lequel vous recevrez ces

3:27
Présentateur

conclusions ?

3:28
Locuteur non identifié

Là encore une fois,

3:29
Locuteur

pardon, mais l'urgence

3:29
Locuteur non identifié

médiatique ne me guide pas. Je veux qu'elle soit sérieuse cette inspection.

3:34
Présentateur

Si ça prend des semaines, ça prendra des semaines. C'est ce que vous nous dites.

3:37
Locuteur non identifié

Je veux qu'elle soit sérieuse et qu'elle nous dise clairement, après une analyse fine et poussée, 1. ce qui s

3:41
Locuteur

'est

3:41
Locuteur non identifié

passé et 2. ce qu'il faudrait faire pour que ça ne se passe plus.

3:44
Présentateur

Edouard Philippe, les 80 km sur les routes, nationales, sans séparateurs, c'est parti depuis hier. Vous allez défendre votre décision. Mais pour l'heure, une grande majorité de Français y sont hostiles. Du coup, sur le terrain, est-ce que vous allez la faire appliquer avec une certaine morsuétude pour donner aux Français qui ne la comprennent pas le temps de s'habituer ou avec une intransigeance des sanctions sans pitié, j'allais le dire ?

4:11
Locuteur non identifié

J'ai indiqué que cette mesure, qui est une mesure dont je comprends parfaitement, et je m'y attendais en vérité, qu'elle suscite des interrogations, voire des critiques,

4:20
Locuteur

cette

4:21
Locuteur non identifié

mesure, elle est appliquée à partir d'hier. Et la loi, c'est la loi. Mais elle va être appliquée dans les premiers jours, peut-être les premières semaines, avec le souci de la pédagogie. Dès hier, les forces de gendarmerie, les forces de police, les préfets, ont commencé ce travail de pédagogie, ont distribué un certain nombre de documents, de façon à ce que chacun comprenne l'enjeu, chacun comprenne les motivations de la mesure. L'idée, ce n

4:42
Locuteur

'est

4:42
Locuteur non identifié

pas d'ennuyer tout le monde, l'idée, ce n

4:44
Locuteur

'est

4:44
Locuteur non identifié

pas de désavouer tel ou tel, l'idée, c'est de sauver des vies. L'idée, c'est d'éviter des blessés. Et donc, il faut l'expliquer. Il faut expliquer qu'un véhicule qui roule à 80 km heure, quand il freine en urgence, il s'arrête 13 mètres avant le véhicule qui roule à 90 km heure. Et donc, on évite des accidents. Et quand il y a accident,

5:02
Locuteur

on

5:02
Locuteur non identifié

diminue la gravité, si j'ose dire, de l'accident. Et donc, on diminue le nombre de

5:06
Locuteur

blessés. Vous

5:06
Présentateur

admettez que vous n'avez pas réussi à convaincre les Français, pour l'instant, 75%. C

5:10
Locuteur

'est quand même

5:10
Présentateur

un échec.

5:11
Locuteur

Une politique qui est mal comprise, c'est

5:13
Présentateur

une politique qui risque d'être mal appliquée.

5:15
Locuteur

Pas du tout. Il y a un moment où il faut savoir en

5:17
Locuteur non identifié

politique prendre des décisions qui sont impopulaires quand on pense qu'elles sont bonnes pour le pays.

5:20
Locuteur

Elle est mal

5:21
Présentateur

comprise, votre mesure.

5:21
Locuteur

Je vais vous

5:22
Locuteur non identifié

dire quelque chose, je pense que notre pays souffre

5:24
Présentateur

de

5:24
Locuteur non identifié

ne pas avoir pris des décisions qui, certes impopulaires, auraient permis de le faire avancer. Toutes les mesures, Mme Ventura l'a dit tout à

5:31
Locuteur

l

5:31
Locuteur non identifié

'heure sur votre antenne, toutes les mesures en matière de sécurité routière qui ont produit des effets et qui sont maintenant considérées comme de bonnes décisions acquises. Toutes ont été redoutablement critiquées au moment de leur adoption. Eh bien, moi, j'assume le fait de prendre une mesure qui va sauver des vies, qui va éviter des blessés et qui produira ces effets rapidement.

5:48
Présentateur

Ce n

5:48
Locuteur

'est

5:48
Présentateur

pas seulement la mesure en tant que telle, peut-être, qui n

5:50
Locuteur

'est

5:50
Présentateur

pas comprise. C'est un peu l'histoire du verre d'eau qui déborde. L'automobiliste, il subit la hausse du diesel, des amendes plus chères. Il roule sur des routes qui ne sont pas souvent très bien entretenues et il risque de perdre son permis parce que quand on n'a plus de permis, on n'a plus de boulot, donc il risque quand même gros. Combien de personnes utilisent leur voiture pour aller travailler, M. le Premier ministre ?

6:13
Locuteur non identifié

Pardon,

6:13
Locuteur

il risque aussi...

6:14
Présentateur

74% ?

6:15
Locuteur non identifié

Oui, il risque aussi de mourir

6:16
Locuteur

et

6:18
Locuteur non identifié

de subir des lésions corporelles ou cérébrales incroyablement graves et durables. Mon objectif, ce n

6:26
Locuteur

'est

6:26
Locuteur non identifié

pas d'ennuyer l'automobiliste qui a besoin de prendre sa voiture. Pourquoi est-ce que vous pensez une seconde que mon objectif, ce serait d'emmerder l'automobiliste qui le matin prend sa voiture pour aller travailler ? Il n'en est rien. Simplement, ce que je sais, c'est que vous avez,

6:39
Locuteur

l

6:40
Locuteur non identifié

'année dernière, 3600 personnes qui sont morts en France. Vous avez 27000 personnes qui ont eu des lésions cérébrales ou physiques durables, voire permanentes.

6:48
Locuteur

Et

6:49
Locuteur non identifié

il y a trois ans, c'était moins. Ça veut dire que, alors même que les voitures sont de plus en plus sûres, nous le savons, alors même qu'il y a des campagnes d'information sur la sécurité héritière, et nous le savons, eh bien nous sommes arrivés à une espèce de seuil qui remonte tranquillement parce que nous ne regardons pas la réalité en face. Cette mesure va

7:06
Locuteur

sauver des vies et éviter des blessés.

7:07
Présentateur

Vous sauvez des vies. Ceux qui protestent, ce sont des irresponsables ?

7:11
Locuteur non identifié

Non, mais je n'accuse personne. Vous savez, si je faisais l'objet de critiques aussi mesurées que les propos que je tiens, je me porterais beaucoup mieux.

7:20
Locuteur

Et les élus qui grognent,

7:21
Présentateur

ils font de l'électoralisme

7:22
Locuteur

? Les

7:23
Locuteur non identifié

élus qui grognent, ils grognent. Très bien. Ce que je sais, c'est que c'est déjà arrivé que les élus grognent en la matière.

7:30
Locuteur

C

7:31
Locuteur non identifié

'est déjà arrivé quand on a installé les radars, quand on est passé au permis à point, ou quand on a mis la ceinture de sécurité obligatoire. C'est déjà arrivé. Plus personne ne grogne, quelques années après, quand les résultats sont là.

7:40
Présentateur

Vous ne craignez pas ce que j'évoquais tout à l'heure, c'est l'effet cumulatif de mesures qui frappent aujourd'hui les automobilistes. Ça existe. Il y

7:47
Locuteur

a

7:47
Présentateur

des effets de calendrier qui font qu'effectivement, il y a des mesures qui s'accumulent et qui provoquent une exaspération. Voilà, qui peut crisper la société française. C'est un sujet.

7:56
Locuteur

Mais

7:57
Locuteur non identifié

je préfère qu

7:58
Locuteur

'on

7:58
Locuteur non identifié

trouve des solutions pour permettre un meilleur entretien des routes, ce que nous faisons,

8:01
Locuteur

accessoirement. C'est-à-dire ?

8:03
Locuteur non identifié

Un travail dans le cadre... Il ne

8:05
Locuteur

vous

8:05
Locuteur non identifié

a pas échappé que nous allions, à la fin de l'année, étudier ce qu'on appelle la loi d'orientation sur les mobilités. Et qu'un des éléments de la politique que nous développons, c'est une attention plus grande sur les sujets de mobilité au quotidien que sur les très grandes infrastructures. Donc, les questions d'entretien du réseau routier, les questions de formation des conducteurs, tout ça sont des sujets qui sont parfaitement légitimes et qui seront abordés. Mais les sujets de sécurité routière... D

8:29
Locuteur

'ailleurs, les sujets de sécurité en

8:31
Locuteur non identifié

général. La sécurité routière, ça n'est qu'un aspect du sujet sécurité en général. Et moi, je n'ai aucune espèce de honte ou d'appréhension parce que la mesure serait impopulaire, dès lors que je pense qu'elle est bonne pour le pays.

8:44
Présentateur

Et tout à

8:44
Locuteur

l

8:44
Présentateur

'heure, vous en parlez avec les auditeurs. Encore une toute petite question.

8:46
Locuteur

Vous ne regrettez pas quand

8:47
Présentateur

même que Gérard Collomb n

8:48
Locuteur

'ait

8:48
Présentateur

pas été plus allant ? Sur votre mesure. Non seulement, il ne

8:51
Locuteur

l

8:51
Présentateur

'a pas porté alors qu'il est ministre de l'Intérieur, il devrait être en première ligne. Et en plus, il ne

8:55
Locuteur

l

8:55
Présentateur

'a pas critiqué.

8:55
Locuteur non identifié

Il ne

8:56
Locuteur

l'a

8:56
Locuteur non identifié

pas critiqué. Il

8:57
Locuteur

y a

8:57
Locuteur non identifié

eu une discussion avant la prise de la décision. Il y

9:01
Locuteur

a

9:01
Locuteur non identifié

eu une discussion. C'est parfaitement légitime.

9:03
Présentateur

Publiquement, il l'a dit. Il

9:04
Locuteur

y a eu

9:04
Locuteur non identifié

une discussion avant la prise de la décision. Et c'est parfaitement légitime. Moi, je suis membre... Je suis chef du gouvernement. Je ne suis pas garde-sûr. Donc, que les gens discutent, qu'ils émettent des opinions, qu'ils donnent des avis, qu'ils essaient de peser sur une décision avant que la décision soit prise, je trouve ça très sain. C

9:21
Locuteur

'est

9:21
Locuteur non identifié

même une marque de fabrique de ce gouvernement. Une fois que la décision est prise, elle engage la totalité du gouvernement et elle

9:26
Locuteur

est

9:26
Locuteur non identifié

appliquée par la totalité du gouvernement.

9:28
Locuteur

Et vous l'avez

9:28
Locuteur non identifié

rappelé. Et je l'ai dit et il le sait parfaitement. Et je l'ai redit d'ailleurs en sa présence devant l'ensemble des préfets lesquels vont mettre en œuvre cette mesure. Et tout se passe de ce point de

9:38
Locuteur

vue

9:38
Locuteur non identifié

exactement comme cela doit se passer.

9:40
Locuteur

Vous

9:40
Présentateur

avez dit, dans quelques semaines, on appliquera vraiment à la lettre les sanctions ? Dans quelques semaines, vous leur

9:46
Locuteur

donnez quelques semaines ? Non, non, j'ai dit que

9:46
Locuteur non identifié

la mesure s'applique dès hier.

9:48
Locuteur

Oui, mais

9:48
Présentateur

les sanctions...

9:49
Locuteur

Mais que

9:49
Locuteur non identifié

nous allons faire un effort particulier de pédagogie dans les semaines qui viennent.

9:52
Présentateur

Donc, ça veut dire que les amendes, elles vont tomber quand

9:54
Locuteur

? Mais

9:56
Locuteur non identifié

les amendes, elles vont tomber quand les infractions auront été constatées. Et je me permets, Mme Martichaud, de vous dire que le produit de ces amendes ne viendra pas alimenter le budget de l'État. Il viendra alimenter le budget des établissements qui participent à la reconstruction des blessés,

10:11
Locuteur

qui

10:11
Locuteur non identifié

accompagnent les blessés. Vous savez, des gens qui ont perdu deux jambes

10:14
Locuteur

ou

10:15
Locuteur non identifié

qui ont des lérisions cérébrales permanentes et qu'il faut accompagner pour se reconstruire.

10:19
Locuteur

Ça

10:19
Locuteur non identifié

prend beaucoup de temps, ça coûte beaucoup d'argent. Le produit de ces allemandes, il permettra de financer exclusivement

10:24
Locuteur

cela. On y

10:24
Présentateur

reviendra tout à l'heure, M. le

10:25
Locuteur

Premier

10:25
Présentateur

ministre. La coalition allemande est menacée. Angela Merkel, très fragilisée par son ministre de l'Intérieur en particulier sur la question des migrants. Vous êtes inquiet ce matin ?

10:34
Locuteur

Je

10:35
Locuteur non identifié

ne

10:35
Locuteur

sais

10:35
Locuteur non identifié

pas si je suis inquiet, mais je vois bien qu'il y a une forme de tension politique au sein du gouvernement allemand, au sein de la coalition allemande. Ce qui,

10:43
Locuteur

évidemment,

10:44
Locuteur non identifié

n'est pas une bonne nouvelle. Car quand on discute avec notre partenaire et notre ami allemand, on a envie d'avoir une très grande stabilité. Stabilité économique, bien entendu, mais stabilité politique.

10:54
Présentateur

Vous étiez hier, place du Panthéon, pour l'hommage unanime. Très, très belle cérémonie en hommage de Simone Veil, qui a été panthéonisée avec son mari Antoine. Il y a eu un discours d'Emmanuel Macron qui a été salué unanimement. Mais ces dernières semaines, M. le Premier ministre, le président a donné l'impression de ne plus savoir comment il doit se présenter aux Français. J'explique. Par exemple, il s'adresse à un adolescent qui lui lance salut Manu en lui disant, en lui rappelant qu'il doit respecter la fonction. Et puis, quelques jours plus tard, il fait une plaisanterie de potache sur la mafia bretonne devant le pape en Italie. Alors, en petit comité, pourquoi pas ?

Mais là, franchement, est-ce que c'était approprié

11:34
Locuteur

?

11:35
Locuteur non identifié

Moi, je trouve que la cérémonie à laquelle j'ai participé hier, puisque c'était le début de votre question, était, comme vous l'avez dit, une belle cérémonie. Elle était émouvante, mais

11:43
Locuteur

plus

11:44
Locuteur non identifié

encore qu'émouvante, je l'ai trouvée apaisante. J'ai trouvé que c'était une façon pour la France

11:48
Locuteur

de

11:49
Locuteur non identifié

regarder son passé, compliqué, compliqué,

11:52
Locuteur

pas

11:52
Locuteur non identifié

toujours simple,

11:53
Locuteur

pas

11:54
Locuteur non identifié

toujours glorieux à certains égards, et de l'incorporer dans son histoire. Ce qui est fascinant avec Simone Veil, c'est la capacité qu'elle a eue à, non pas dénoncer les collabos, mais célébrer les justes, à reconstruire

12:06
Locuteur

en

12:06
Locuteur non identifié

France

12:07
Locuteur

et

12:07
Locuteur non identifié

en Europe.

12:08
Locuteur

Et

12:08
Locuteur non identifié

c'est ça qu'a voulu souligner le président de

12:09
Locuteur

la

12:09
Locuteur non identifié

République. Et je pense qu'à chaque fois,

12:11
Locuteur

en

12:14
Locuteur non identifié

conscience,

12:15
Locuteur

en

12:15
Locuteur non identifié

connaissant les heures sombres de notre histoire, nous soulignons ce qui est positif, nous faisons œuvre utile.

12:20
Présentateur

Et il a trouvé les mots justes, en tout cas hier matin.

12:22
Locuteur non identifié

Ça, j'en suis sûr.

12:23
Présentateur

Je vous repose la question de cette communication qui peut sembler brouillonne. À un moment, il est jupitérien, et puis à un autre, encore une fois, je le disais, il fait des blagues de potache qui semblent décalées.

12:37
Locuteur

Comment on l'expliquait ?

12:38
Locuteur non identifié

On vit dans un

12:39
Locuteur

monde... Il

12:39
Présentateur

maîtrise et tout, il s'autorise tout.

12:41
Locuteur

Ça traduit quoi ?

12:41
Locuteur non identifié

On vit dans un monde où, compte tenu de la multiplication des téléphones portables et des réseaux sociaux, on est en permanence sous l'œil, parfois déconnecté d'ailleurs, curieusement, puisque déconnecté du contexte, déconnecté de ce qui s'est dit juste avant et de ce qui va se dire juste après, sous l'œil permanent d'une caméra. Voilà, moi ce que je sais, c'est que le président de la République, il est dans la fonction. Il sait, il a pensé, il sait ce que c'est qu'être président de la République. Il incarne la fonction.

13:12
Présentateur

Il incarne à tout moment. Il n

13:13
Locuteur

'y a

13:13
Présentateur

pas des moments, encore une fois, où il s'autorise des choses qui ne sont pas comprises par les Français ?

13:17
Locuteur non identifié

Non, moi je dois dire que j'ai beaucoup d'admiration sur la façon dont il envisage la fonction et dont il sait qu'il est tenu par la fonction.

13:24
Présentateur

Il y a tout, c'est d'une fluidité absolue entre vous ?

13:26
Locuteur non identifié

Ah, ça, toujours.

13:27
Présentateur

Comme au premier jour, d

13:28
Locuteur

'y

13:28
Présentateur

tiriez-vous

13:29
Locuteur non identifié

?

13:29
Locuteur

Oui, oui,

13:30
Locuteur non identifié

peut-être même encore mieux qu'au premier jour, parce que maintenant il

13:33
Locuteur

y

13:33
Locuteur non identifié

a une expérience de travail en commun et forcément une confiance encore accrue.

13:37
Présentateur

Quelques questions rapides, si vous le permettez, Edouard Philippe. Est-ce que vous allez rendre publiques les conclusions du rapport CAP 22 qui contient des propositions de réforme de l'État ?

13:45
Locuteur non identifié

Ce que je vais rendre public, c'est ce que nous allons faire pour réformer l'action

13:48
Locuteur

publique, ce qui me semble le plus

13:49
Locuteur non identifié

intéressant que

13:50
Locuteur

n

13:50
Locuteur non identifié

'importe quel travail, même de qualité, fait par n'importe qui.

13:52
Présentateur

Dac, ça veut dire que ce rapport ne sera pas rendu public ? On ira

13:55
Locuteur

directement aux conclusions. Ma

13:57
Présentateur

question est

13:58
Locuteur

simple, vous avez commandé un rapport. Ma réponse est

13:59
Locuteur non identifié

encore plus.

14:00
Présentateur

Ce

14:00
Locuteur

qu'on

14:01
Locuteur non identifié

va mettre sur la table, c'est ce que nous allons faire, nous, le gouvernement, pour transformer l'action publique. Ce que nous allons faire pour transformer l'audiovisuel public, ce que nous allons faire pour transformer la gestion des ressources humaines dans la fonction publique, dans tous les domaines où nous allons intervenir, parce qu'il faut intervenir, nous allons mettre sur la table des objets simples, clairs,

14:18
Locuteur

identifiés,

14:18
Locuteur non identifié

de transformation publique. Nous avons commencé la réforme de l'audiovisuel public, qui est un de ces éléments.

14:23
Locuteur

Elle a été mise sur la table. Donc vous n'allez pas rendre public ce rapport de CAP 22 ? Et au fur et à mesure

14:25
Locuteur non identifié

des semaines qui viennent, nous allons mettre sur la table ces objets. Et ces objets, madame, ces objets, entre guillemets,

14:30
Locuteur

sont

14:30
Locuteur non identifié

des objets, ces objectifs de transformation,

14:33
Locuteur

ces moyens de transformation publique. Ce sont des

14:34
Présentateur

objets animés

14:35
Locuteur

qui seront concernés, des hommes,

14:37
Présentateur

des femmes et des fonctionnaires.

14:38
Locuteur

Absolument,

14:38
Locuteur non identifié

ils seront débattus,

14:40
Locuteur

ils

14:40
Locuteur non identifié

feront l'objet

14:40
Locuteur

d

14:41
Locuteur non identifié

'un débat, de critiques, de contre-propositions. Et je préfère, madame Martichoux, et c

14:46
Locuteur

'est

14:46
Locuteur non identifié

la réponse à votre question, que nous débattions de ce que nous voulons faire et de ce que nous allons faire, plutôt que de toute autre chose.

14:52
Présentateur

Rassurez-moi, j'ai bien compris, le rapport ne sera pas rendu public. Ce seront directement...

14:55
Locuteur

Les propositions, les propositions le seront,

14:57
Locuteur non identifié

bien entendu, au fur et à mesure du temps et au fur et à mesure de notre disponibilité, de notre volonté, pour transformer tel ou tel sujet.

15:07
Présentateur

Bientôt l'examen de fin d'année. Pour les ministres qui vont passer leur évaluation annuelle, ça commence quand

15:12
Locuteur

? Non,

15:13
Locuteur non identifié

non, on n'est pas obligé de le prendre par le petit bout de la lorgnette.

15:17
Présentateur

Pourquoi ?

15:17
Locuteur non identifié

Vous savez quand...

15:18
Locuteur

Ça commence

15:19
Présentateur

quand, pardon ?

15:19
Locuteur non identifié

Ça commence demain, je

15:20
Locuteur

crois. Avec qui ? Quel est votre premier élève

15:22
Locuteur non identifié

? M. Blanquer, s'agissant finalement... Mais attendez, laissez-moi répondre à votre question,

15:26
Locuteur

puisque

15:26
Locuteur non identifié

vous l'avez posée. Quand on est ministre, comme d'ailleurs, en vérité, quand on a un travail prenant, quel qu

15:31
Locuteur

'il

15:31
Locuteur non identifié

soit, on n

15:31
Locuteur

'est

15:31
Locuteur non identifié

pas obligé d'être élu, responsable public. Quand on a un travail prenant, on a le

15:35
Locuteur

nez

15:35
Locuteur non identifié

dans le guidon. On bosse, on bosse, on bosse. Et c'est très bien assis, on est là pour ça, et on ne

15:39
Locuteur

va

15:39
Locuteur non identifié

pas se plaindre. Bon, mais une fois qu'on a fait ça,

15:41
Locuteur

on

15:41
Locuteur non identifié

a parfois besoin un petit peu de lever le nez

15:43
Locuteur

et

15:43
Locuteur non identifié

de se demander,

15:44
Locuteur

en

15:44
Locuteur non identifié

fonction de ce qu'on voulait faire il y

15:45
Locuteur

a

15:45
Locuteur non identifié

un an, qu'est-ce qu'on a fait ? Qu'est-ce qui se passe bien ? Qu'est

15:48
Locuteur

-ce

15:48
Locuteur non identifié

qui se passe pas bien ? Et d'avoir cette discussion pour recadrer les choses. C'est l'objectif, avec ces ministres, c'est aussi de regarder ce que nous avons fait, et bien fait. Parce que vous parlez de plein

15:57
Locuteur

de choses...

15:57
Présentateur

Ce qui a été

15:58
Locuteur

mal fait donnera lieu

15:59
Présentateur

à un remaniement éventuel ou pas

16:01
Locuteur

?

16:03
Locuteur non identifié

Vous voyez, vous traitez ça par un angle, qui est l'angle intéressant de savoir si on va sortir une petite phrase ou pas. Moi, ce que je veux, c'est avoir une conversation, les yeux dans les yeux, avec tous les ministres, pour savoir comment est-ce qu'on peut améliorer l'action collective.

16:15
Locuteur

Vous

16:15
Locuteur non identifié

voyez,

16:16
Locuteur

je

16:16
Locuteur non identifié

ne

16:16
Locuteur

suis

16:16
Locuteur non identifié

pas dans la sanction, je suis dans l'amélioration.

16:18
Présentateur

Merci Edouard Philippe d'avoir été avec nous ce matin

16:20
Locuteur

sur

16:20
Présentateur

RTL. Mais vous restez dans un quart d'heure avec les auditeurs en 3210, c'est Jérôme Chapuis.

16:25
Invité

Effectivement, merci Elisabeth Martichoux. Monsieur le Premier ministre, on l'a bien entendu, mon objectif n'est pas d'emmerder les automobilistes. Vous avez la parole franche ce matin, vous l'aurez avec les auditeurs, à 8h15 au 3210, dans un instant sur RTL. Cyprien Sini.