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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 29 juin 2020 19 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeEurope & internationalEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan sur LCI (29 juin 2020)

Source d'origine 5 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse partielle

    Vous vous êtes toujours élevé contre le laxisme de la justice. Le moins qu'on en puisse dire, c'est qu'on ne peut pas reprocher au juge.

  • 2:04OuverteRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Merci d'être avec nous pour l'analyse du fait du jour, ce séisme.

  • 3:37RelanceÉludée

    Les juges ont-ils agi sur ordre d'Emmanuel Macron ?

  • 4:50OuverteRéponse partielle

    La procédure ayant duré trois ans, mais oui, bien sûr, trois ans et demi même. La confusion dans les esprits.

  • 5:15RelanceÉludée

    Pourquoi dites-vous que François Hollande a facilité l'élection d'Emmanuel Macron ?

  • 6:08OuverteRéponse partielle

    Si ce verdict était confirmé, on se dit heureusement que la procédure a permis cela.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:59PrésentateurChiffre
    « Deux ans de prison ferme, trois avec sursis à l'encontre de François Fillon, 375 000 euros d'amende, 10 ans d'inéligibilité. »
  • 1:05PrésentateurChiffre
    « Pour Mme Fillon c'est trois ans avec sursis, 375 000 euros d'amende, deux ans d'inéligibilité. »
  • 1:13PrésentateurChiffre
    « À l'encontre de Marc Joulot, trois ans avec sursis, 20 000 euros d'amende avec sursis, 5 ans d'inéligibilité. »
  • 3:50InvitéFait
    « L'élection présidentielle de 2017 a été fortement influencée par cette affaire. »
  • 5:26InvitéChiffre
    « Souvenez-vous du peu de voix qui séparait François Fillon de Marine Le Pen et d'Emmanuel Macron. »
  • 10:01InvitéFait
    « Ce second tour n'avait aucun sens. Moi, j'avais proposé qu'on reporte à la rentrée. »
  • 10:41InvitéChiffre
    « Il reste que maintenant 35% seulement de votants dans les grandes villes. »
  • 10:53InvitéChiffre
    « Abstention 60% officielle, trois fois plus qu'en 1983. »
  • 11:54PrésentateurChiffre
    « Mme Aubry, 40%, à Besançon, 43%, à Dijon, 43%, Poitiers, 42%, Strasbourg, 41%. »
  • 14:00InvitéFait
    « Le président nous dit « je vais essayer de convaincre l'Europe, il n'y aura pas de référendum tout de suite ». »

Temps de parole

  • Invité54 %
  • Présentateur26 %
  • Présentateur 27 %
  • ?5 %
  • Invité 23 %

≈ 27,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Je reçois Nicolas Dupont-Aignan, fondateur du parti Debout la France, il l'a fondé en 1999, il est le président, il a été maire d'hier, il en est d'ailleurs toujours conseiller municipal, avant d'être élu, réélu cinq fois député de la sixième circonscription de l'Essonne. Deux fois candidat à

0:17
Locuteur

l

0:17
Présentateur

'élection présidentielle, il a soutenu Marine Le Pen au second tour de la présidentielle de 2017, et n'exclut pas, dit-il, de la soutenir en 2022 si elle adopte un positionnement moins extrémiste, c'est Nicolas Dupont -Aignan. Eh bien bienvenue à vous Nicolas Dupont-Aignan, merci d'avoir accepté notre invitation, vous êtes face à Roselyne Vacheco dans une seconde, installez-vous, et on va commencer avec cette affaire qu'on a suivie en direct sur les antennes de LCI, on se demandait si les déclarations de la procureure Roulette allaient retarder la décision des juges dans la fameuse affaire Fillon, il n'y

0:49
Locuteur

en

0:49
Présentateur

a rien été, vous l'avez suivi avec nous, on va voir les peines prononcées dans une seconde, en gros les réquisitions ont été suivies par la juge, est-ce qu'on les a ? Je vais vous les donner puisque je les ai sous les yeux, deux ans de prison ferme, trois avec sursis à l'encontre de François Fillon, 375 000 euros d'amende, 10 ans d'inéligibilité, pour Mme Fillon c'est trois ans avec sursis, 375 000 euros d'amende, deux ans d'inéligibilité, et à l'encontre de Marc Joulot, trois ans avec sursis, 20 000 euros d'amende avec sursis, 5 ans d'inéligibilité, voilà pour ces peines prononcées tout à l'heure, on va écouter les avocats.

1:28
Locuteur

C

1:28
Invité

'est une décision extrêmement sévère qui a été rendue, en ce qui concerne Pénélope Fillon, vous avez également remarqué que le tribunal ne contestait pas qu'elle avait rendu des services en tant que collaboratrice de son mari, qu'elle avait accompli des tâches,

1:41
Locuteur

qu

1:41
Invité

'elle avait participé à des manifestations, mais le tribunal, contrairement à ce que nous lui demandions, a considéré qu'il avait le pouvoir de s'immiscer dans l'activité du parlementaire, puisqu'il estime avoir le pouvoir et la compétence pour dire si les tâches accomplies par un collaborateur parlementaire sont utiles, ou nécessaires à l'activité politique de son employeur.

2:04
Locuteur

Nicolas

2:04
Présentateur

Dupont-Aignan, bonjour. Merci d'être avec nous pour l'analyse du fait du jour, ce séisme, on dit certains. Vous vous êtes toujours élevé contre ce que vous appeliez le laxisme de la justice. Le moins qu'on en puisse dire et qu'on ne peut pas faire aujourd'hui se reproche au juge.

2:23
Invité

Sur ce point-là, non. Et je n'ai pas à m'immiscer dans le jugement qui est rendu.

2:28
Locuteur

La

2:29
Invité

seule remarque que j'ai envie de faire et qui me gêne dans cette affaire,

2:32
Locuteur

c

2:33
Invité

'est la manière, et tout le monde le dit, et j'écoutais avant d'arriver sur le plateau les personnes qui étaient ici, la manière dont cette affaire a été accélérée,

2:43
Locuteur

et

2:43
Invité

ça objectivement, au point de disqualifier un candidat à la présidentielle. Et c'est là où il y a un malaise.

2:50
Locuteur

Sur le jugement, s'il est fait... Vous ne savez pas si il ne fallait pas

2:52
Présentateur

accélérer justement parce qu'il était candidat à la présidentielle ?

2:56
Locuteur

C

2:56
Invité

'est une juste remarque, mais moi ce qui me gêne quand même dans cette affaire,

3:01
Locuteur

c

3:02
Invité

'est un peu le deux poids deux mesures. J'ai toujours réclamé

3:05
Locuteur

l

3:06
Invité

'exemplarité en politique et j'ai toujours réclamé des peines

3:09
Locuteur

fermes.

3:10
Invité

Mais à ce moment-là, pour tout le monde. Or, j'ai quand même le sentiment que selon qu'on est un opposant à Emmanuel Macron, ou selon qu'on est un soutien d'Emmanuel Macron, il n'y a pas

3:23
Locuteur

la même

3:23
Invité

célérité. Attendez, c'est très grave. Je ne parle pas dans les jugements,

3:27
Locuteur

je

3:28
Invité

parle dans

3:28
Locuteur

les poursuites.

3:30
Invité

Je parle dans les poursuites, oui, mais

3:31
Locuteur

je

3:31
Invité

parle, mais je dis ce que je

3:33
Locuteur

pense. Voilà, d'accord, parce que vous assumez, vous pensez que

3:37
Invité

les juges,

3:37
Locuteur

là, ont agi sur ordre d'Emmanuel Macron ? Non, pas du tout. Je ne parle pas,

3:42
Invité

ne confondons pas le parquet et le jugement. Sur le jugement, je n

3:46
Locuteur

'ai

3:46
Invité

pas de remarques à faire

3:47
Locuteur

et

3:48
Invité

je n'ai jamais commenté des décisions de justice. En revanche, pourquoi à l'affaire Fillon, il y a eu cette accélération ?

3:55
Locuteur

Mais là, Macron n'était pas en cours, c

3:57
Présentateur

'était François Hollande.

3:59
Invité

Et pourquoi il y a eu beaucoup d'affaires ? Et

4:01
Locuteur

pourquoi

4:01
Invité

il y

4:01
Locuteur

a

4:01
Invité

eu beaucoup

4:02
Présentateur

d'affaires

4:02
Locuteur

? Et tout

4:02
Présentateur

le monde sait

4:03
Locuteur

bien que François Hollande

4:04
Présentateur

détestait Emmanuel Macron. Pourquoi aurait-il facilité l'élection de

4:09
Locuteur

Macron ? Il y a eu beaucoup d'affaires

4:10
Invité

touchant Emmanuel Macron, ou l'affaire Colère, il

4:13
Locuteur

n

4:13
Invité

'y avait pas eu de poursuites, l'affaire Ferrand, l'affaire Pénicaud. Il y a quand même,

4:18
Locuteur

c

4:19
Invité

'est étrange de voir ce deux poids de...

4:20
Locuteur

Tous les

4:21
Présentateur

juges sont à la solde d'Emmanuel Macron.

4:23
Locuteur

Non,

4:23
Invité

je n'irai pas jusque-là. Vous pouvez vous

4:25
Locuteur

permettre

4:26
Invité

d'avoir une justice ferme quand elle est vraiment neutre. Et la seule question que je pose, c'est que nous aurons gagné un vrai apaisement démocratique quand les Français ont le sentiment que si vous êtes du côté du manche ou du côté de l'opposition, c'est la même célérité dans les poursuites. Je ne parle pas des jugements, je parle des poursuites. En tout cas,

4:46
Présentateur

là, la célérité a été faite sous le quinquennat de François

4:50
Locuteur

Hollande.

4:50
Présentateur

Parce que j'ai l'impression qu

4:51
Locuteur

'il

4:51
Présentateur

y

4:51
Locuteur

a

4:51
Présentateur

une confusion dans les esprits. La procédure ayant duré trois ans, mais oui, bien sûr, trois ans, trois ans et demi même,

5:00
Locuteur

on imagine

5:01
Présentateur

que c'est Emmanuel Macron

5:02
Locuteur

qui était au commande au moment de

5:04
Invité

l'affaire Fillon. En

5:05
Locuteur

tout cas,

5:05
Invité

cela a favorisé Emmanuel Macron. Il y

5:07
Locuteur

est

5:07
Invité

pour rien. Oui, très nettement.

5:09
Présentateur

Il y est pour rien. François Hollande le détestait,

5:12
Locuteur

il n'avait aucune

5:13
Présentateur

raison de

5:14
Locuteur

lui

5:14
Invité

faire... Vous n'en savez

5:15
Locuteur

rien. Mais pourquoi

5:15
Présentateur

vous dites ça ? Parce

5:16
Locuteur

que l

5:17
Invité

'élection d'Emmanuel Macron s'est en partie jouée. sur cette procédure accélérée qui a discrédité François Fillon. Et souvenez-vous, j'étais candidat, j'en sais quelque chose, souvenez-vous du peu de voix qui séparait François Fillon de Marine Le Pen et d'Emmanuel Macron. Oui,

5:35
Locuteur

il

5:35
Invité

y

5:36
Locuteur

avait quatre points quand

5:37
Invité

même. Non,

5:38
Locuteur

non,

5:38
Invité

non, un mouchoir de poche entre François Fillon et Marine Le Pen, un mouchoir de poche entre les quatre principaux candidats qui étaient en tête. Ce que je veux dire, c'est que l'élection présidentielle de 2017 a été fortement influencée par cette affaire, au point d'ailleurs qu'on n

5:55
Locuteur

'a

5:55
Invité

pas parlé des enjeux de la France pendant au moins trois semaines, j'en sais quelque chose, et qu'on ne parlait, quand on était invité sur les plateaux, que de la faire Fillon.

6:02
Locuteur

Et

6:02
Invité

ça pose quand même un problème, franchement, pour cette élection présidentielle. Alors, je ne parle pas du verdict, qu

6:10
Locuteur

'on

6:10
Invité

ne confonde pas les choses.

6:11
Présentateur

Du jugement. Du jugement.

6:13
Locuteur

Du

6:13
Présentateur

verdict, donc... Verdict, c'est aux actions. Mais si, finalement, si ce verdict, s'il est

6:17
Locuteur

confirmé, parce

6:18
Présentateur

qu'on est dans une procédure d'appel, si ce juge, enfin, ce verdict était confirmé, si les sanctions ont été confirmées, on se dit, finalement, heureusement que la procédure a permis cela. Alors, il y a une attaque qui est faite, enfin, un commentaire qui est fait plus exactement par Pierre Cornu-Gentil, qui dit, finalement, ce n'était pas du ressort d'un jugement devant le parquet national financier de juger de la réalité du travail de Mme Fillon. Votre femme a été votre assistante parlementaire jusqu'en 2018.

6:54
Invité

Tout à fait. Et elle a beaucoup travaillé.

6:56
Locuteur

Elle

6:56
Présentateur

a beaucoup travaillé,

6:57
Locuteur

comme la plupart de... C'est pas une

6:59
Présentateur

accusation que je fais contre...

7:00
Locuteur

Non, non, j'espère bien.

7:01
Présentateur

Est-ce que vous trouvez... Et tout le monde

7:02
Locuteur

la

7:02
Invité

voyait

7:03
Locuteur

?

7:04
Présentateur

Sous-entendu, ce n'était pas le cas de Mme Fillon. Je n'ai rien dit. Voilà, très bien. Il y

7:09
Locuteur

a

7:09
Présentateur

des silences qui sont évocateurs. Est-ce que vous trouvez que, finalement, on a confondu emploi familial et

7:15
Locuteur

emploi

7:16
Invité

fictif ? Oui, tout à fait. Et ça a fait beaucoup de peine à des personnes,

7:19
Locuteur

j

7:20
Invité

'en parle en connaissance de cause, qui ont travaillé énormément

7:23
Locuteur

et

7:24
Invité

qui ont eu le sentiment d'être obligatoirement suspectes, alors que... Et même de perdre leur emploi. Oui. Et voilà. Mais c'est tout le problème des abus dans notre société. Vous savez, moi, je pense que la coupure entre les Français et la politique est immense. Et elle tient au comportement de beaucoup d'hommes politiques. Et ce n

7:42
Locuteur

'est

7:42
Invité

pas pour faire des leçons et je n

7:43
Locuteur

'ai

7:43
Invité

pas envie d'être là-dessus sur l'affaire Fillon strictement. Mais on ne retissera un lien de confiance entre les Français et leurs élus que si vraiment l'exemplarité est en chemin. Et que la justice donne le sentiment, mais par des actes, que quel que soit le camp politique, quel que soit côté du pouvoir ou pas du pouvoir, il y a la même exemplarité. Voilà pourquoi l'affaire du mur des cons avait fait beaucoup de mal à la justice, parce qu'on avait le sentiment d'un deux poids deux mesures. Encore une fois, je crois qu'on ne pourra retisser les liens entre les Français et la politique que si vraiment justice passe dans un sentiment d'impartialité totale.

Et le travail des magistrats n'est pas facile. Donc moi, je n

8:27
Locuteur

'ai

8:27
Invité

jamais été de celui qui criait haro sur la justice parce qu'on a besoin dans une République d'une justice neutre, impartiale, d'une presse indépendante. Et ça ne peut fonctionner que comme cela.

8:40
Locuteur

Alors,

8:40
Présentateur

autre sujet du jour, puisqu'il y

8:42
Locuteur

en

8:42
Présentateur

a pas mal des sujets aujourd'hui, c'est bien entendu les élections municipales. Alors, on a le chiffre de l'abstention donné par le ministère de l'Intérieur, chiffre définitif 41,6% de participation plus exactement. Pousser des verts

8:54
Locuteur

qui

8:55
Présentateur

sont évidemment l'effet majeur de ce scrutin. Je vous propose d'écouter messieurs Guérini, Retailleau et Mélenchon. Et puis ensuite, je vous laisse avec Roselyne.

9:07
Locuteur

Les

9:07
Locuteur 3

Français avaient déjà un peu la tête à autre chose. Objectivement, après le confinement, peut-être un peu la tête aux vacances pour certains. Et beaucoup des préoccupations très concrètes sur leur emploi, sur leur entreprise, comment va se passer la rentrée.

9:21
Locuteur 2

C'est un pass démocratique. Alors d'ailleurs, elle nous est donnée par finalement les deux grands perdants de cette soirée. Évidemment, un désastre pour En Marche, mais aussi une défaite pour le Rassemblement National. Cette affiche qu'on voudrait nous imposer dans deux ans à l'élection présidentielle. Donc on voit bien que la France profonde n'en veut pas.

9:40
Locuteur 6

La masse du peuple français est en grève civique.

9:44
Locuteur

C

9:44
Locuteur 6

'est une forme d'insurrection froide

9:46
Locuteur

contre

9:47
Locuteur 6

toutes les institutions du pays.

9:51
Locuteur

Alors

9:51
Présentateur

là, on peut dire qu'on a tout le panel des explications. Est-ce que finalement, ce n

9:56
Locuteur

'est

9:56
Présentateur

pas un peu tout ça, c'est l

9:59
Locuteur

'origine

10:00
Présentateur

de cette

10:00
Invité

abstention ? D'abord, ce second tour n'avait aucun sens. Moi, j'avais proposé qu'on reporte à la rentrée. En fait, les partis politiques, la plupart des partis politiques, ont voulu à tout prix maintenir. Le premier tour, j'étais à la fameuse réunion de concertation en pleine

10:14
Locuteur

Covid. Ils

10:15
Présentateur

s'en défendent, certains,

10:16
Locuteur

maintenant d'ailleurs.

10:17
Invité

Ils étaient tous. Et je me souviens que moi, qui étais plutôt pour un report, je n

10:22
Locuteur

'ai

10:22
Invité

même pas osé le dire très franchement, parce qu'il y avait un tel unanimisme, et je râlais déjà sur beaucoup de choses, sur la crise du Covid. Je me suis dit, je ne

10:28
Locuteur

vais

10:28
Invité

pas en ajouter. Donc, en fait, le système politique a voulu à tout prix maintenir ces élections, parce que le train était parti. Mais en réalité, au premier tour, ceux qui ont été votés ont parfois attrapé le Covid. Au deuxième tour, ils n

10:39
Locuteur

'ont

10:39
Invité

pas voulu y retourner.

10:41
Locuteur

Mais

10:41
Invité

ajouter à cela un désaveu du politique, un délai incroyable entre le premier et le second tour, ça ne pouvait qu'aboutir à cela. Il reste que maintenant 35% seulement de votants dans les grandes villes. C'est-à-dire que j'ai regardé, abstention 60% officielle, trois fois plus qu'en 1983. Donc, il y

11:01
Locuteur

a

11:01
Invité

quand même un vrai problème sur l'image du politique, sur à quoi sert un homme politique, comment on gère. C'est, à mon avis, un tremblement de terre pour plus tard. Ce qui veut dire absolument que, pour les prochains enjeux, il y aura un énorme effort, et ça dépend de vous aussi, pour mettre tout sur la table et qu'on ait le sentiment qu'on peut encore changer quelque chose.

11:24
Locuteur

Alors,

11:24
Présentateur

il

11:24
Locuteur

y

11:24
Présentateur

a un autre phénomène sur lequel, je trouve, on n'a pas suffisamment insisté. C'est qu'il y a l'abstention, bien sûr. Vous signaliez dans les grandes villes, il y a parfois un taux de participation à 35%. Mais il y a aussi la multiplication des triangulaires et des quadrangulaires, qui fait qu'un certain nombre de maires, on ne l'a jamais vu à ce niveau, sont élus en étant minoritaires. Je regardais Mme Aubry, 40%, à Besançon, 43%, à Dijon, 43%, Poitiers, 42%, Strasbourg, 41%. C'est-à-dire, et ça frappe, enfin ça frappe, ça caractérise surtout les élus verts en général.

C'est-à-dire qu'on a des élus qui vont gouverner des villes en étant, avec un taux d'abstention de 60%, en étant élus de façon minoritaire. C'est-à-dire qu'ils vont s'installer dans un fauteuil de maire avec 15% des inscrits. Je trouve que ça pose un vrai problème démocratique.

12:17
Locuteur

C'est un

12:17
Invité

problème énorme et c'est pourquoi je pense que tous les commentaires sur la poussée verte sont à prendre avec des pincettes, parce qu'en vérité, il n

12:27
Locuteur

'y

12:27
Invité

avait que les grandes métropoles et les grandes villes. Deuxièmement, 35% de participation et un tiers d'un tiers, ça ne fait pas beaucoup. Et les verts feraient bien de prendre garde à être bien intelligents dans leur gestion, parce que s'ils appliquent tout ce qu'ils proposent, ils risent d'avoir une certaine gueule de bois à l'arrivée des habitants des villes.

12:46
Présentateur

Donc, pour aller plus loin avec vous, vous vous dites qu'on ne peut tirer aucune leçon du score des verts au municipal sur une écologie, sauf que finalement, il n

12:57
Locuteur

'y a

12:57
Présentateur

pas une grande différence entre la politique municipale d'un verre et la politique d'une autre sensibilité. Et qu'on ne peut rien en tirer sur le

13:07
Locuteur

plan des présidentielles. Pour moi, je pense

13:08
Invité

qu'il ne faut pas en tirer trop de leçons sur le plan de la présidentielle. Moi, je vous donne un exemple. En 2000, j'ai lancé un plan vert dans ma ville. On a été réélus au premier tour à 73% quand on travaille intelligemment dans une ville. Non, je pense qu'en revanche,

13:21
Locuteur

les

13:22
Invité

partis traditionnels, et en tout cas à Debout la France, on travaille beaucoup là-dessus, sur une écologie concrète. Les partis traditionnels ont abandonné l'écologie, l'ont laissé au vert, à des verts gauchisants ou gauchistes ou parfois d'extrême gauche. Et je pense qu'il y

13:36
Locuteur

a

13:36
Invité

une responsabilité des partis traditionnels qui n'ont pas vu arriver une demande des citoyens. Et en tout cas, moi, je le prends comme tel dans notre partie à Debout la France, où je travaille d'arrache-pied pour présenter prochainement une écologie concrète, efficace, parce qu'aujourd'hui, ce matin, il y avait la fameuse Convention citoyenne. Et ce qui est quand même stupéfant, c'est qu'on parle d'écologie depuis des années,

13:59
Locuteur

et

14:00
Invité

le président nous dit « je vais essayer de convaincre l'Europe, il n'y aura pas de référendum tout de suite ». Or, il y a des dossiers, le ferroutage, l'isolation thermique, la santé et l'environnement, le problème de la 5G. Il y a des dossiers où on pourrait prendre des mesures tout de suite, par référendum, très vite. Et moi, je suis surpris de voir que sur l'écologie, plus on en parle, moins on agit. C'est assez stupéfiant.

14:23
Locuteur

Oui, c'est un

14:23
Invité

peu caricatural, ça, normalement. Mais ce n

14:24
Locuteur

'est

14:24
Invité

pas si caricatural que ça. Regardez l'affaire du ferroutage. On a fermé le dernier train de primeur de Perpignan à Paris l'année dernière. Il y a des mesures à prendre. On sait ce qu'il faut prendre. L'isolation thermique, c'est quand même ce gouvernement qui a supprimé, qui a réduit l'avantage fiscal sur le changement des fenêtres. Enfin, on pourrait faire des choses très simples tout de suite. Donc, moi, je pense qu'il

14:47
Locuteur

y

14:47
Invité

a beaucoup d'instrumentalisation de l'écologie à des fins politiciennes. Et que maintenant, moi, j'aimerais que le

14:52
Locuteur

président de la République décide un référendum concret

14:54
Invité

sur quelques points très rapides.

14:56
Locuteur

Je

14:56
Invité

vais faire un petit peu plus

14:56
Locuteur

de politique.

14:58
Présentateur

Parce que finalement, si je vous écoute, Nicolas Dupont-Aignan, vous, le souverainiste, etc., il n

15:04
Locuteur

'y

15:04
Présentateur

a pas de gens plus opposés à vous que les Verts

15:08
Locuteur

?

15:08
Présentateur

Mais ils ont tous... Je vais au bout de ma question. Qui sont des internationalistes, europhiles, etc. Alors, comment vous expliquez cette torsion dans l'opinion ? On a l'impression, finalement, qu'il y a une sorte d

15:26
Invité

'incompatibilité. Mais alors, je vais vous dire, c'est pour deux raisons, je pense. D'abord, ils sont militants politiques avant d'être Verts.

15:33
Locuteur

Et

15:34
Invité

deuxièmement, les partis patriotes, comme Debout la France, gaullistes ou autres, n'ont pas assez expliqué que la vraie écologie, c'est d'éviter, par exemple, ce traité de libre-échange européen monstrueux qui aboutisse à ce que 50% de l'émission de gaz à effet de serre de la France soit liée aux produits importés. Le localisme, produire local, produire français, produire européen,

15:58
Locuteur

c

15:58
Invité

'est écologique. Et ça, moi, je le prends parce que, vous savez, dans la vie, il faut toujours s'interroger sur soi avant d'accuser les autres. Et je pense qu'on n'a pas assez expliqué qu'on pouvait tout à fait être patriotes et écolos et que ça allait ensemble. Et les écologistes et les Verts ont habilement joué. Mais quand on va regarder la cohérence de leurs mesures, eh bien, on verra que les Français seront vite déçus. Alors, vous êtes élu local,

16:23
Présentateur

vous êtes député. Et cette convention citoyenne, alors, je ne parle pas du contenu, si on a le temps, on en parlera. Pour vous, c'est une avancée démocratique. Qu'est-ce qu'il faut en faire

16:36
Locuteur

? C'est

16:36
Invité

une gigantesque mascarade. Voilà. C'est extraordinaire. Comment ils ont été choisis

16:42
Locuteur

? Le

16:43
Invité

tirage au sort, très bizarre. Les mesures qui ont été prises, il y en a des bonnes, qu'on demande tous. L'isolation thermique, on devrait y arriver dans notre pays quand même, enfin. Bon. Mais dans l'ensemble, il y a des sujets complètement abandonnés.

16:54
Locuteur

Je

16:54
Invité

pense, c'est pas vous, Roselyne Bachelot, la santé et l'environnement. Moi, je suis surpris qu'on se polarise toujours sur l'énergie, avec un contresens absolu sur le nucléaire.

17:03
Locuteur

On

17:04
Invité

met 25 milliards dans des éoliennes complètement aberrantes. On a une énergie propre qu'on est en train de détruire. Et puis, de l'autre côté, la santé et l'environnement. On est en train de déployer la 5G sans études de précaution. Je ne dis pas qu'il faut être contre tout. Je dis qu'il faut un minimum d'études de précaution.

17:17
Locuteur

Avec la qualité

17:17
Invité

d'impact. Exactement. Et la Suisse le fait.

17:21
Locuteur

En

17:22
Invité

un mot, je trouve qu'on a une vision écologique très superficielle, très manichéenne, très politisée. Et je pense que c

17:32
Locuteur

'est

17:32
Invité

de notre faute. Moi, je le prends en tout cas. Je me dis, je n

17:34
Locuteur

'ai

17:34
Invité

pas assez plaidé pour ce que j'ai fait au niveau local. Et j'ai demandé à mon parti d'être beaucoup plus prêt pour dire qu

17:40
Locuteur

'il

17:40
Invité

y a une voie possible pour répondre à l'aspiration des citoyens sur la santé et l'environnement, sur le bien-vivre ensemble, sans pour autant tomber dans une écologie politicienne qui détourne des vrais enjeux.

17:52
Présentateur

Alors, il y

17:53
Locuteur

a une

17:53
Présentateur

demande de ce qu'on appelle pompeusement la démocratie participative. Oui, mais il y a le référendum,

17:58
Locuteur

Roselyne Bachelot. C'est curieux, ils ne veulent jamais le référendum. Mais

18:02
Présentateur

le référendum n'est pas sur une procédure d'élaboration, il est en quelque sorte la suite logique d'un procédé d'élaboration collective. Le président de la République, ce matin, en saluant cette convention citoyenne, a semblé ouvrir la possibilité sur d'autres sujets. Alors, ça n'a pas été précisé, la police, la justice, je ne sais pas, des sujets qui posent question en ce moment. Vraiment, vous le rejetez, il ne

18:30
Locuteur

faut

18:30
Présentateur

pas faire ça du tout, ou alors il faudrait peut-être le faire autrement. Non, mais sur le

18:34
Invité

référendum, je crois qu'on ne débloquera la société française que par le référendum des initiatives citoyennes au niveau local. Moi, je l'avais fait dans ma ville. Oui. Et par le référendum au niveau national. La Suisse le fait très bien. Pourquoi on ne le fait pas davantage ? Donc, moi, je mets, je dis au président de

18:50
Locuteur

la

18:50
Invité

République, chiche, un référendum sur 4-5 mesures concrètes, mais pas l'écocide. Parce que Jacques Chirac a mis le principe de précaution dans la Constitution, ça n

18:57
Locuteur

'a

18:57
Invité

pas changé grand-chose. Des vraies mesures par référendum. Vraies mesures et très vite. N

19:02
Locuteur

'attendons pas trois ans.

19:03
Invité

Comme je suis d'un moment du principe de précaution.

19:05
Locuteur

Mais il est très

19:05
Invité

bien le principe de précaution. Roselyne Bachelot, je ne suis pas contre. Je ne m'en excuse pas. Mais je ne suis pas contre. Mais appliquons-le. Appliquons-le. Bon, très bien. On se réconciliait là-dessus, alors.

19:16
Locuteur

C

19:16
Présentateur

'est ça. Merci beaucoup, Nicolas Dupont-Aignan. Merci, Roselyne. Merci.