EN DIRECT - Laurent Nuñez est l'invité du Face à Face d'Apolline de Malherbe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:04OuverteRéponse directe
Et est-ce que les dispositifs policiers que vous avez en partie ordonnés vont rester en place dans les prochains jours dans la ville ?
- 1:27RelanceÉludée
Que vous inspirez-vous des propos de parlementaires de la France Insoumise ?
- 2:29RelanceRéponse directe
Que répondez-vous à ces accusations d'un recul de l'état de droit avec cette nouvelle loi pour les policiers ?
- 4:11OuverteRéponse directe
Parlons à présent de ce qui s'est passé ce week-end également dans les rues de Paris.
- 4:52RelanceRéponse directe
Que répondez-vous, Laurent Nunez, à ces accusations d'un recul de l'état de droit avec cette nouvelle loi pour les policiers ?
- 5:00RelanceRéponse directe
Que répondez-vous à ces accusations d'un recul de l'état de droit avec cette nouvelle loi pour les policiers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« Quand j'entends des parlementaires, notamment hier lors de manifestations, des parlementaires de la France Insoumise, parler de choc volontaire, de mise au sol de ce jeune, c'est absolument inacceptable. »
- 0:53Invité politiquePromesse
« J'ai immédiatement fait renforcer les effectifs pour ramener le calme très vite dans la nuit. »
- 1:30PrésentateurFait
« une voiture de police a tamponné un jeune homme à moto des méthodes d'intervention qui tuent. La police de ce pays doit être rénovée de la cave au grenier. »
- 1:45Invité politiqueFait
« On continuera d'essayer d'interpeller les auteurs. Il crée des nuisances qui sont insupportables pour nos concitoyens. »
- 2:29PrésentateurFait
« Je pense là au président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Parce qu'en effet, le policier conducteur du véhicule a été placé en garde à vue. »
- 2:51Invité politiqueFait
« Et le fait que ce policier soit mis en garde à vue, c'est la procédure normale. »
- 5:41Invité politiqueFait
« Et qui vise à instaurer une présomption d'usage légitime des armes pour les forces de l'ordre. »
- 6:36Invité politiqueChiffre
« Les chiffres sont stables, voire en baisse, d'une part. »
- 7:38PrésentateurFait
« sans vidéo, le tir ayant tué le jeune Naël, il y a quelques années, aurait pu être jugé légal. »
- 9:27PrésentateurFait
« je pense récemment à Fabien Roussel, le patron du Parti communiste français, appelant à des barricades »
- 10:07Invité politiqueFait
« Et donc ce sont des éléments exogènes. »
- 10:26Invité politiqueFait
« Mais donc voilà, ce sont des appels qui sont irresponsables. »
- 13:44PrésentateurFait
« De quoi parle-t-on précisément, Laurent Nunez, quand on parle de ces infrastructures critiques ? De quoi est-il question ? »
Temps de parole
- Laurent Nuñez61 %
- Présentateur31 %
- ?4 %
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que
vous vous satisfaisez avec prudence de cette nuit, de ce retour au calme. Et est-ce que les dispositifs policiers que vous avez en partie ordonnés vont rester en place dans les prochains jours dans la ville ?
Oui, bien sûr. D'abord, je voudrais dénoncer évidemment ces violences urbaines qui ont eu lieu dans la nuit avant-hier, suite à un accident entre un véhicule de police et un jeune motorisé, dans un secteur de Saint-Pierre-des-Corps, qui s'appelle la Rabatterie, où
il
y
a
énormément de rodeos urbains, qui créent énormément de désagréments.
C
'était connu.
C'était connu. Et les policiers interviennent régulièrement pour faire cesser ces rodeos urbains. C'est quand même dans ce cadre-là que ça s'est passé. Quand j'entends des parlementaires, notamment hier lors de manifestations, des parlementaires de la France Insoumise, parler de choc volontaire, de mise au sol de ce jeune, c'est absolument inacceptable. Il y
a
une enquête judiciaire qui fera toute la lumière, évidemment, sur cette affaire. Mais il y a surtout des rodeos urbains qui perturbent la vie de nos concitoyens, des forces de l'ordre qui font leur travail, qui interviennent. Il y a eu cet accident, il y a eu des violences urbaines, en lien très étroit avec le préfet d'Indre-et-Loire. J'ai immédiatement fait renforcer les effectifs pour ramener le calme très vite dans la nuit. L
'arrivée
notamment de la CRS 8.
Voilà, il y a des CRS qui sont arrivés et qui étaient encore présents hier soir. Et le calme, la nuit a été plutôt calme. On déplore malheureusement un jet de mortier sur un véhicule de police. Mais les incidents d'avant hier soir ont été très graves. On a deux véhicules de police qui ont été incendiés. Et donc une vingtaine de véhicules qui ont été incendiés, entre eux, au Saint-Pierre-des-Cors, jouaient les tours, tours dans le quartier Sanitas.
Et on entendait d'ailleurs le témoignage de ces habitants dont leur voiture, en effet, a été incendiée. Vous évoquiez les propos de parlementaires, notamment de la France Insoumise. Le député notamment Thomas Porte dit, une fois de plus, je le cite, une voiture de police a tamponné un jeune homme à moto des méthodes d'intervention qui tuent. La police de ce pays doit être rénovée de la cave au grenier. Que vous
inspirez
-vous ?
Oui, mais c'est totalement irresponsable de sa
part. Il ne
connaît rien à cette affaire. C'est une prise en charge dans le cadre de refus d'obtempérer. Je veux rassurer, M. Porte, les refus d'obtempérer continueront d'être pris en charge par les forces de sécurité. On continuera d'essayer d'interpeller les auteurs. Il crée des nuisances qui sont insupportables pour nos concitoyens. Il n
'y a
pas du tout de choc volontaire. Encore une fois, il y
a
une enquête judiciaire. Il ferait bien d'attendre le résultat de cette enquête judiciaire avant de se prononcer. Tout ce qu'il fait, c'est de mettre de l'huile sur le feu, d'une part. Et d'autre part, c'est vraiment jeter le discrédit total sur les policiers. Et on sait le peu d'intérêt vraiment que porte la France Insoumise à nos policiers et à nos gendarmes dans ce pays.
Et on reviendra d'ailleurs sur la manifestation à laquelle ils ont participé hier, notamment dans les rues de Paris. Juste Laurent Nunez, vous évoquez et j'évoquais les propos des Insoumis. De l'autre côté du spectre politique aussi, à chaque fois, ces événements suscitent des commentaires politiques. Je pense là au président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Parce qu'en effet, le policier conducteur du véhicule a été placé en garde à vue. Selon nos informations, il a été déféré, placé sous statut de témoin assisté. Il parle, lui, d'une garde à vue qui n'avait pas lieu d'être. Une mesure vexatoire inutilement. Là aussi, vous dites, finalement, la justice fait son travail.
Et le fait que ce policier soit mis en garde à vue, c'est la procédure normale. Et il faut que cela aboutisse à peut-être à une
enquête un peu plus longue.
Il
y
a une procédure
normale qu'il faut respecter dans un certain nombre de circonstances. Moi-même, je le regrette comme ministre de l'Intérieur. Évidemment, j'ai toujours beaucoup de mal à voir un policier placé en garde à vue. Mais c'est aussi un moment où il peut s'expliquer, expliquer le contexte de l'intervention. Voilà, je crois savoir que les choses se sont quand même bien passées. Il a pu s'exprimer. Voilà,
ce
qu'il faut vraiment condamner, ce qu'il faut que M. Bardella condamne, et je
pense
qu'une grande partie de la classe politique le fait, ce sont ces violences urbaines. Il n
'y a
rien qui justifie qu'on brûle les véhicules, qu'on prenne à partie les policiers, qu'on se réunisse à plus de 200 jeunes et qu
'on
s'en prenne aux forces de l'ordre. Il n
'y
a rien qui justifie ça, dès lors qu'elles ne font que leur travail, qui est de mettre un terme à des rôles des urbains, pardon, et j'insiste, qui sont insupportables pour nos concitoyens.
Insupportables pour les citoyens. En effet, vous nous confirmez donc ce matin que ce dispositif policier va continuer d'être mis en place
dans les
prochains jours à Saint-Pierre-des-Cores. J'ajoute que les jours de ce jeune garçon qui se livra des rôles urbains, sans casque, ils étaient plusieurs, il y avait plusieurs motos en même temps dans
le quartier de l'Arabat, c'est à la jambe.
Ces jours ne sont absolument pas en danger, je tiens vraiment à le préciser. Et on me disait hier, mais le procureur le confirmera ou pas, qu'il ne souffre d'aucune fracture par ailleurs.
Le
procureur le confirmera ou pas, mais ce sont les informations qui m'ont été remontées.
Parlons à présent de ce qui s'est passé ce week-end également, dans les rues de Paris, je le disais, mais aussi un peu partout en France. Des appels à se rassembler pour manifester contre cette loi, instituant une présomption d'usage légitime des armes, renommée par certains de vos opposants politiques, et évidemment, je pense à la France insoumise, permis de tuer. Une centaine de rassemblements ont été organisés. Vous aviez demandé une vigilance toute particulière au préfet. Des débordements minimes ont été observés, je tiens à préciser, et BFM TV le condamnent avec la plus grande vigueur.
Une de nos équipes a été menacée verbalement et ont dû être exfiltrées du rassemblement pour des raisons de sécurité. Que répondez-vous, Laurent Nunez, à ces accusations d'un recul de l'état de droit avec cette nouvelle loi pour les policiers ?
D'abord, je voudrais remercier l'ensemble des préfets, des forces de sécurité intérieure qui ont encadré ces manifestations, qui n'étaient pas simples à encadrer. Il y
a
eu, dans pas mal d'entre elles, une infiltration de la mouvance d'ultra-gauche qui visait à commettre des dégradations. Il y
a
eu des incidents limités, vous l'avez souligné, à Paris, à Rennes, à Toulouse et à Nantes, systématiquement,
conformément...
En fin de cortège à la fin.
Parfois, pendant, il y a eu, conformément aux instructions que
j
'avais passées, des interventions systématiques pour y mettre un terme. Ces manifestations avaient pour but de dénoncer une proposition de loi qui est en cours de discussion au Parlement, qui a le soutien du gouvernement, que j'ai soutenu, que j'ai même amendé,
et qui vise à créer... Qui a été voté à l'Assemblée, qui doit être désormais étudié au Sénat.
Et qui vise à instaurer une présomption d'usage légitime des armes pour les forces de l'ordre. Ce n
'est
pas une présomption de légitime défense, contrairement à ce qu'on raconte ici ou là, et ce que raconte la France insoumise. Ça n'est absolument pas un permis de tuer. C'est simplement un texte qui considère que, quand un policier fait usage de son arme administrative, on présuppose, on suppose, on présume qu'il est dans des cas autorisés par la loi. C'est une présomption simple, qui peut être renversée très rapidement, et qui évite ce qu'on a constaté à Saint-Pierre-des-Corps, que des policiers se retrouvent placés en garde à vue quand ils n'ont fait que leur travail,
et qu'un usage
légitime de l'arme, comme ils le font systématiquement. Et quand j'entends la France insoumise dire que cet usage légitime des armes, il est autorisé depuis 2017, accessoirement, moi je ne fais que créer une présomption. Il existe depuis 2017.
Mais les contrôles
vont continuer de subsister encore une fois,
notamment avec des enquêtes de légitiméennes,
La France insoumise vous explique que les tirs d'armes, les morts par arme à feu du fait de la police ou de la gendarmerie ont explosé, c'est faux. Les chiffres sont stables, voire en baisse, d'une part. D'autre part, il y aura évidemment toujours des contrôles, à commencer par le contrôle de la hiérarchie. Les premiers qui regardent ce qui se passe dans ce genre d'incident quand il y
a
un usage d'armes, c'est la hiérarchie. Et c'est nous qui demanderons à voir un certain nombre de choses. Et si la présomption doit être levée, elle sera levée. Il y aura évidemment le parquet qui peut la lever, mais il y
a
aussi la hiérarchie, tout simplement. Vous
savez, quand il se passe ce qui s'est passé
à Saint-Pierre-des-Corts, la hiérarchie de ce policier, auquel d'ailleurs j'apporte mon soutien, qui a été placé en garde à vue, la hiérarchie de ce policier regarde tout de suite les faits, vérifie les circonstances. Voilà, on fait notre travail. On n'est pas dans une logique de couverture absolue et totale des forces de l'ordre, comme le dit Mme Pannot quand elle parle de moi, du ministre de l'Intérieur.
Et
si des policiers doivent être condamnés, ils le sauront,
s
'il y a un usage
disproportionnel de la
rame. Juste, il y a la France insoumise. Il y avait d'autres associations qui appelaient à manifester hier.
Je pense
notamment à Amnesty International, qui soutient notamment que sans vidéo, le tir ayant tué le jeune Naël, il y a quelques années, aurait pu être jugé légal. Que répondez-vous là-dessus ?
Il y aurait eu une enquête. La vidéo est sortie très vite. Il y
aurait
eu une enquête, l'angle de tir. Il y
a
énormément de choses qui sont regardées. Donc voilà, je conteste moi fermement cela. Tout cela, ça vise à surtout, ça traduit quand même un espèce de discrédit, une défiance même, vis-à-vis des forces de sécurité intérieure dans notre pays, des différentes structures et groupuscules qui manifestent.
Qui ne le supportent plus et qui vous en fait,
je crois, l'écho ces derniers jours.
Les
policiers sont
blessés régulièrement quand ils interviennent. Ça a été le cas à Saint-Pierre-des-Cortes, où il y
a
eu 10 policiers blessés, un gendarme blessé. Cette nuit,
il
y
a
eu des prises à partie à Vernon, il y a eu 3 policiers blessés. Hier, en fin de journée, à Colombes, refus d'obtempérer, poursuite, il y a eu 3 policiers blessés. Donc voilà, je crois que les policiers payent un lourd tribut, et il est légitime de leur accorder
par
anticipation notre confiance quand ils doivent faire usage de leur arme. Et les premiers, évidemment, à déplorer l'usage des armes, ce sont les policiers et les gendarmes eux-mêmes. Vous croyez que c'est facile pour un policier ou un gendarme d'avoir à faire l'usage de son arme dans des conditions qui sont tellement, tellement encadrées qu'il sait qu'il devra de toute façon rendre des comptes sur la proportionnalité et la nécessité de cet usage ?
Laurent Nunez, vous participez dans, je crois, un peu plus de 2 heures maintenant, à une réunion à Matignon. Deux réunions précisément, deux volets sur un éventuel prolongement des aides pour les rouleurs, pour les foyers modestes. C'est sur la table, cela vous concerne moins, mais ce qui vous concerne plus, c'est l'approvisionnement. L'approvisionnement, et on l'a vu dans nos journaux encore ce matin, combien dans certaines stations-service, il est difficile de se procurer du carburant. Des dépôts pétroliers ont été bloqués quelques heures la semaine dernière. Le spectre d'une colère sociale n'a jamais été aussi grand.
Quand vous entendez certains responsables politiques encourager ces blocages, je pense récemment à Fabien Roussel, le patron du Parti communiste français, appelant à des barricades, comment qualifiez-vous ces appels
?
Je trouve que ce sont des appels qui sont très graves et qui font... Ce sont des appels qui sont déconnectés du monde réel en réalité.
Mais vous entendez également cette colère montée ?
Je vais vous dire, le monde réel, c'est que nous sommes confrontés à un choc géopolitique qui est exogène à la volonté de la France. Ce n
'est
pas la France qui a attaqué l'Iran, elle n
'est
pas responsable de cette guerre. Donc nous avons des données exogènes qui font que nous avons cette tension, évidemment le blocage du Trois-Dormouz, cette montée des prix. Et donc ce sont des éléments exogènes. Et le gouvernement français a prévu tout un tas d'aides, d'aides ciblées, qui seront effectivement discutées aujourd'hui, plutôt cet après-midi, de ce que j'ai compris. Moi je serai plutôt à la Réunion sur la sécurité des approvisionnements.
Avec des aides donc prolongées, là aussi ? Des
aides dont
le Premier
ministre a demandé au ministre de les prolonger jusqu'à la fin de l'année et au 30 septembre pour l'aide aux grands rouleurs. Mais donc voilà, ce sont des appels qui sont irresponsables. Et quant à la colère sociale, il y
a
effectivement un certain nombre d'appels à manifester. D'abord, il n
'y a
pas de tensions sur les stations-service. Il y
a
des tensions ponctuelles, il n
'y a
pas de problème de logistique, d'acheminement. Il peut y avoir des problèmes ici ou là qui sont très ponctuels.
Mais quand vous voyez des dépôts pétroliers
la semaine dernière,
Il
y a notamment la
fréquitation
accrue des stations totales
et
qui créent parfois des manques d'approvisionnement très ponctuels. Il n
'y a
pas de problème à ce stade.
Le ministre de l
'Intérieur que vous êtes
dit
qu
'il
n'y a pas d'inquiétude particulière sur l'approvisionnement.
À date, il n
'y a
pas d'inquiétude, mais il faut y veiller, il faut rester attentif. Tout ça est très ponctuel. Après, vous me parlez de la colère sociale. Il
y
a effectivement un certain nombre d'appels à manifester. Il y a des appels sectoriels. On a vu les pêcheurs qui ont bloqué un certain nombre de ports la semaine dernière. Il
y a
les agriculteurs qui mènent un certain nombre d'actions. Et puis,
il
y a des appels plus populaires, on va dire, à des manifestations qui, pour l'instant, mobilisent assez peu de personnes. Je pense qu'une partie de nos compatriotes ont aussi intégré cette dimension exogène du conflit. d'une part, mais on va évidemment rester très attentif aux appels à mobilisation sur la voie publique.
On le sait que vous êtes attentif. Il y en a un notamment pour le
17 octobre. Il
y en a
un
notamment
pour le 17 octobre.
Avec cette
résurgence du mouvement des Gilets jaunes, il y a le 29 septembre, je crois, l'appel des fonctionnaires. Encore une fois, les renseignements territoriaux qui travaillent en direct avec vous, vous font des remontées d'informations. Est-ce qu'aujourd'hui, vous dites inquiet, des nébuleuses, des mouvements par
qui
on ne sait pas,
ils
sont totalement pilotés ? Ou vous dites que c'est totalement sous contrôle
? Il y a des appels auxquels ne se joignent pas forcément les grandes organisations syndicales. Ce sont des appels plutôt sur les réseaux sociaux qu'on observe
avec beaucoup d'attention. Mais qui sont compliqués pour
vous, finalement,
de fait. Qui, pour l
'instant, je le redis, ne rassemblent pas énormément de monde. Il y a eu des appels pour le 19 septembre. Il y avait des appels samedi, le samedi précédent. Et on aura pour ce week-end, qui pour l'instant réunissent quelques dizaines de personnes, mais on va rester évidemment très attentifs. Il
y
a un appel qui semble un peu plus important pour la journée du 17 octobre. Voilà, on va rester extrêmement attentifs.
Attentifs, mais pas forcément
inquiets ?
Pas forcément inquiets, toujours très sereins et très déterminés. Moi, je suis le ministre de l'Intérieur. Je ne suis pas là pour encadrer les mouvements quand ils se déroulent, éviter qu'ils débordent, procéder à des déblocages quand il y
a
des déblocages. C'est ce qui s'est passé sur certains ports la semaine dernière, dans d'excellentes conditions d'ailleurs, ou dépôts pétroliers. Et ça s'est passé
dans d'excellentes conditions. D
'excellentes
conditions,
après des images ont pu aussi heurter, choquer les CRS qui face à des pêcheurs et aux charges de leur matraque. Là, vous dites aussi,
attention
à la ligne de crête.
Quand je dis que ça se passe dans d'excellentes conditions, c'est qu'il n'y
a
pas énormément de débordements. Les choses se sont bien passées pour l'instant. Et on va veiller à ce que ce soit le cas, et puis ça continue.
Laurent Nunez, revenons à présent sur cette réunion majeure, qui s'est tenue en fin de semaine, vendredi précisément, à l'Elysée, avec le président donc, et les chefs de parti et les candidats à
la
présidentielle. Il a insisté, Emmanuel Macron, sur ces risques d'intensification de la guerre hybride russe en France. Nul n'est à l'abri. Et le gouvernement, qui est appelé à préparer un plan de protection, je le cite, de nos infrastructures critiques, ainsi que des sites les plus sensibles de notre base industrielle et technologique de défense, contre les attaques de drones et les attaques cyber. De quoi parle-t-on précisément, Laurent Nunez, quand on parle de ces infrastructures critiques ? De quoi est-il question ?
D'abord, on parle d'une menace qui est réelle, qui est une menace qui est documentée, qui est la menace de guerre hybride que livre la Russie. J'entends ici ou là certains responsables politiques qui disent que le président surestime,
exagère. Fait de
la com', c'était Éric
Ciotti sur
notre plateau hier. C
'est
pas de la com'. M. Ciotti, il devrait savoir, encore que ces choses sont couvertes par le secret, mais il devrait savoir que
la
majorité des services de renseignement de tous les pays européens, et bien évidemment nos services français, ont pointé, ont caractérisé cette menace de guerre hybride russe. L'attaque qui a eu lieu à Leipzig, en Allemagne, n'a pas été inventée. Les survols autour de certains aéroports européens ne sont pas inventés. Il y en a encore eu ce week-end, pour lesquels d'ailleurs nous sommes souvent appelés à contribution en matière de lutte anti-drône.
Ces
survols ont-ils
été constatés en France ? Les actes de sabotage
ne sont pas inventés. Il n'y en a pas eu de constatés en France. On n'a pas eu de sabotage majeur. Maintenant, des attaques cyber, nous en avons. Et ce qui se passe en Europe nous interpelle également. Donc cette menace, elle est réelle. Elle est documentée. Et l'ensemble des services de renseignement européens convergent tous dans le même sens de ce point de vue-là.
Il est
irresponsable de minimiser cette menace. Ensuite, ce que l'on fait, c'est qu'on décline le plan de protection de nos infrastructures. C'est-à-dire qu'on sait que la guerre hébride, et notamment celle qui est menée par les Russes, vise à s'attaquer à nos réseaux d'infrastructures. À notre base industrielle de défense, celle-là même qui vient au soutien de l'Ukraine. Et donc les plans que nous déclinons sur les territoires, c'est-à-dire pour cela que j'ai réuni la semaine dernière, à la demande du Président de la République et du Premier ministre, l'ensemble des préfets de zone, des officiers généraux de défense avec Mme Catherine Vautrin. Avec
des sites déterminés à
protéger. Il y a une
cartographie, des sites à protéger. Il y
a
des mesures de protection qui sont prises par les opérateurs eux-mêmes. Il y a des rondes et patrouilles par les forces de sécurité intérieures. Il y
a
des contacts qui sont établis entre les services de renseignement et ces opérateurs.
Mais il y a un vrai virage quand même. On parlait d
'attaques cyber. Là, on parle d'attaques possibles, de sites stratégiques. Juste une question rapide. Un TER reliant Caen à Rouen a déraillé la semaine dernière. Un morceau de rail aurait été déposé sur les voies. Est-ce que vous excluez totalement aujourd'hui la piste justement d'une attaque hybride russe ? Ou ça reste encore
une question posée ?
L'enquête est toujours en cours là-dessus. Donc voilà, il n
'y a
aucune piste qui n'est exclue. Et le procureur de la République de Seine-Maritime communiquera le moment venu.
La visite du pape, événement majeur cette semaine à partir de vendredi. Pour vos services de sécurité là aussi,
c
'est un défi, je le disais. Combien d'hommes et de femmes sont mobilisés sur le terrain pour cette visite qui va durer 4 jours à Paris, mais hier en France aussi, je pense notamment à la ville de Metz
? C'est 4 jours, on va avoir au total énormément de policiers et
de
gendarmes qui sont mobilisés. Il y en aura environ 13 000 chaque jour à Paris. Ce sera ensuite 7 000 à Lourdes, 5 000 policiers et gendarmes qui seront mobilisés à Metz. Oui, c'est un très gros dispositif de protection du public, de fidèles, des périmètres. Et puis évidemment de protection rapprochée du pape, bien évidemment.
Et pour vous, tout va se
passer dans les meilleures circonstances, pas d'inquiétude
majeure et particulière ? La France a
l'habitude d'organiser ce genre de grands événements. Il y a des vérifications qui sont faites, il
y a
des moyens spéciaux qui sont déployés, au-delà des policiers et des gendarmes qui sont là pour sécuriser le public. Vous avez des tireurs points hauts, des vols de drones, des vols d'hélicoptères, des équipes de déminage, des équipes fluviales. On mobilise énormément de monde et c'est bien normal pour assurer la sécurité de cette visite importante.
Pas de remontée particulière, de grève de vos effectifs, parce qu'on le sait, ils sont aussi remontés les policiers, parce qu'ils demandent des primes supplémentaires. De ce point de vue-là, tout le monde sera au rendez-vous ?
Tout le monde sera au rendez-vous, je n'en doute pas. Vous savez, j'ai une grande confiance dans les policiers et les gendarmes de notre pays. Il y a effectivement des demandes catégorielles, vous avez raison de le dire.
Et vous reviendrez
heureux sur ce
point.
Nous avons veillé à appliquer le protocole de 2022. Dans le contexte budgétaire très contraint, ça soit 54 milliards d'économies, le budget de
l
'intérieur continue à progresser, on continue à investir dans l'immobilier, dans les véhicules, dans les hélicoptères, dans les moyens aériens pour la sécurité civile. Donc on continue à investir, on applique d'ailleurs un certain nombre de mesures du protocole pour les ressources humaines. Effectivement, les policiers me demandent un effort supplémentaire.
Laurent Nunez, le 3 avril dernier, vous étiez à cette même place face à moi. Je vous interrogeais sur la garde à vue, terminée de Rima Hassan, l'eurodéputé de la France Insoumise. À l'époque, à ce même micro, vous déploriez les fuites dans cette affaire. Sauf que selon nos confrères de France 2, du magazine Complément d'Enquête, vous auriez contribué à ces fuites. Le ministre de l'Intérieur, que vous êtes en personne, a en partie contribué à la diffusion d'une fausse information, voilà ce qu'expliquent nos confrères, sur une supposée détention de drogue qui en fait n'a jamais existé.
Rima Hassan porte plainte contre vous devant la CGR, la Cour de la Justice de la République, pour violation du secret de l'enquête. Lui présentez-vous vos excuses et répondrez-vous à la Cour de la
Justice
de la République
? Non, d'abord, je me suis exprimé là-dessus à l'Assemblée nationale interrogée
au
moment
de la commission spéciale sur la proposition de loi intégrale sur les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants. Je me suis exprimé, j'ai expliqué le contexte de cette intervention, où j'ai été interrogé par des journalistes, que j'ai invité à la plus grande prudence, des journalistes qui avaient un certain nombre d'informations qui étaient quand même, je trouve, assez troublantes. Je note d'ailleurs dans cette affaire qu'au début, la France Insoumise m'accusait suite à cette diffusion de ce documentaire de complément d'enquête d'avoir organisé ces fuites, puis après d'y avoir participé. Maintenant, c'est de les avoir commentées.
Bon, donc j'attends le moment où la France Insoumise va me présenter des excuses pour ce procès qui m'est fait et cette polémique totalement stérile.
Je pense qu'on en est loin, il
demande
même
votre...
On
en est
très loin, je pense.
Quant
à ce qu'il y ait de la plainte, évidemment, moi je répondrai, je réponds à la justice de mon pays. Pour laquelle je suis très respectueux.
À ce moment-là, aucune demande d'audition n'a été formulée ? Non,
non,
non,
non, non, voilà. Donc on me prête des propos que je n'ai pas tenus. J'ai incité à la prudence, comme toujours sur ce genre d'affaires qui touche au secret des enquêtes.
Laurent Nunez, dernière question. Êtes-vous personnel on grinta sur l'antenne de CNews avec vos propos suite à l'expulsion de Xenia Federova
?
J'ai effectivement... Enfin, cette information n'est sortie pas de mon fait, je le regrette. Mais je devais effectivement aller commenter le mouvement des policiers, puisque j'avais reçu les policiers la veille et aller commenter ce qu'on s'était dit, les avancées qu'il y avait eues. Et effectivement, j'avais été annoncé et j'ai été déprogrammé. Me dit-on parce qu'il y avait un programme présidentiel, il y avait un candidat qui... Voilà, il y avait un engagement qui avait été pris par la chaîne. Je regrette évidemment d'avoir été annoncé et déprogrammé. Bon, c'est comme ça.
Je ne veux quand même pas croire que c'est parce que le ministre de l'Intérieur que je suis lutte et protège les intérêts fondamentaux de son pays qu'un média me déprogramme. Enfin, je ne
veux
pas l'imaginer 30 secondes. Je ne
veux
pas l'imaginer 30
secondes. Vous n'imaginez pas. Tout
le monde est très attaché à la protection, à la défense des intérêts fondamentaux de notre pays.
Merci beaucoup, Laurent Nunez, d'avoir été l'invité du Face à Face. Il est 8h50 et vous êtes bien sur BFM et RMC.
Merci, Marie.
9h10.
Bonjour, Marie. Bonjour à tous. Des prix qui donnent le vertige à la station de service des Français qui roulent en s'inquiétant du moment où il faudra faire le plein comme on passe dans la casserole. D'autant que les stations de service où les prix sont les moins chères sont prises d'assaut. Très vite en rupture de stock, le gouvernement évoque de nouveaux chèques pour tenir le coup. Ça se décide aujourd'hui, tout ça. Le gouvernement qui en appelle aussi au télétravail ce matin.
On
vous dit tout dans un instant. A tout de suite. C'était votre rendez-vous avec le nouveau Mazda CX-6i quand l'art se met en mouvement.
C
'était BFM 1ère avec Qui nous garde, spécialiste de la garde d'enfants après l'école et la crèche. Qui nous garde ? Garde les enfants, détend les parons.
Du
25 au 28 septembre, la France va vivre un événement exceptionnel. La visite du pape Léon XIV.
C
'est un très grand honneur qu'ils viennent. De Paris à Lourdes jusqu'à Metz, BFM TV déploie un dispositif exceptionnel pour vous faire vivre ces quatre jours au plus près du pape. C'est maintenant que l'excitation...
Laurent Nuñez