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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 7 janvier 2026 25 min

Mercosur : "Tant qu'un combat n'est pas achevé, il n'est pas perdu"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Annie Genev. Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info.

Bonjour Paul. Bonjour Ag. Bonjour ministre.

Je disais merci d'être là. Juste avant de prendre la direction de Bruxelles au moment où la colère des agriculteurs repart. Ça fait bientôt un mois que vous vous débattez avec cette crise entre détresse, maladie, fake news et Mercosour.

Ce traité maudit, on va y revenir. Vous n'avez pas le job le plus simple du gouvernement. C'est un euphémisme.

D'autant plus qu'après 2 jours de consultation à Matignon, on a entendu ça dans l'ordre FNSEA, coordination rurale puis Confédération paysane. Ce qui compte aujourd'hui, ce ne sont plus les mots mais les actes. De toute façon, à Paris, on y montera quoi qu'il en coûte et là, on se heurte à un mur.

Alors, vous savez la coordination du on est têtu et sur nos revendications, on ne lâchera pas. Ce que le premier ministre a dû annoncer, c'est clairement pour répondre à des faux sujets qui sont pas le cœur même de la colère. On leur a dit tant que vous lâcherez rien, on continuera. ces réunions, ces efforts à jeunes vars, ça n'a servi à rien.

Ah non, on ne peut pas dire ça. D'abord, euh on a passé avec chaque syndicat agricole près de 2h. Donc des conversations qui ont été d'abord respectueuses, attentives.

Le premier ministre a souhaité ses rencontres pour montrer que les questions agricoles sont prises en compte au plus haut niveau de l'État. Euh l'ensemble du gouvernement était réuni euh pour évoquer les différents sujets agricoles qui concernent la consommation, qui concerne le budget, qui concerne la recherche, qui concerne l'environnement. Donc le gouvernement est vraiment mobilisé sur les sujets euh qui préoccupent les agriculteurs.

D'accord. Mais vous entendez leur mécontentement là ? Mais bien sûr que nous l'entendons, c'est d'abord il y a des raisons structurelles à ça.

Depuis longtemps, les agriculteurs considèrent que leur travail est entravé par trop de normes, par trop de contraintes, que souvent ils sont l'objet d'attaque injuste, injustifiée, que leur rôle qui est infiniment précieux qui est de nourrir la population n'est pas suffisamment reconnu que les contraintes internationales comportent des risques. la PAC, c'est le mercur, c'est la taxe carbone aux frontières. Donc il y a une conjonction de choses là qui suscitent de l'inquiétude et puis bien sûr sur fond de euh de maladies sanitaires qui euh s'emprennent à nos cheptelbovins.

Et on va on va prendre dans l'ordre t ces sujets qui préoccupent particulièrement les agriculteurs. Euh mais la coordination rurale par exemple accentue la pression à l'issue de ces réunions. Elle prévoit de monter à Paris malgré l'interdiction par arrêté préfectorale des convois de tracteur.

Tran Vento assure que les membres de son syndicat iront d'une façon ou d'une autre, même si la moitié doit finir en garde à vue. Qu'est-ce que vous répondez ? Ne soyons pas alarmiste.

D'abord manifester, c'est un droit dans notre pays. Donc chacun peut manifester mais ça ça obéit à certaines règles qui supposent des demandes de des dépôts de demandes d'autorisation. Vous vous ne vous ne vous ne vous n'organisez pas une manifestation quand vous êtes un grand syndicat agricole comme l'ordination rurale comme ça de votre propre autorité sans se coordonner avec les pouvoirs publics.

C'est toujours comme ça que ça se fait. Et là ils n'ont pas voulu ils n'ont pas souhaité le faire. Donc il y a aussi des questions et particulièrement en ce moment avec les conditions météo, il y a quand même quelques conditions à remplir.

Est-ce que c'est est-ce que c'est parce que la crise agricole vous échappe, qu'elle vous échappe et qu'elle est pas forcément encore pilotable politiquement que vous en êtes à interdire les tracteurs ? Non. Alors, il s'agit pas de piloter politiquement la crise agricole, il s'agit d'avoir des réponses.

Moi, depuis que je suis arrivée à la tête de ce ministère, c'est ce que j'ai fait continuement. Et leur première demande, c'est une demande de simplification. J'ai mis en place le contrôle unique qui d'ailleurs fait école au niveau de l'Union européenne.

Il voulait euh un texte de loi qui consacre l'agriculture comme étant d'intérêt général majeur. C'est ce qu'on a fait avec la loi d'orientation agricole. Lever les entraves qui pèsent sur l'agriculture, c'est ce qu'on a fait avec la loi dite la loi du plomb.

C'est la réforme sur les 25 meilleures années de la retraite pour la prise en compte de la retraite. Et c'est ce que nous venons de faire, c'est la lutte contre la concurrence des loyales. C'est ce que je la la décision que je viens de prendre d'interdire avec l'accord du premier ministre des substances qui sont interdites et qui vont officiel ce matin empêcher cinq substances qui vont empêcher l'importation de production qui ne respecte pas les normes européennes.

On se bat pour avoir une pâque digne de ce nom. On se bague contre le Mercosur euh dans les risques auxquels il expose notre agriculture. Mais à court terme Jonard, est-ce que Paris sera bloqué demain ?

Et qu'est-ce que ça signifie interdire les tracteurs ? Ça veut dire que c'est terminé l'indulgence avec les agricultures. Non non, ça veut dire que on peut manifester mais on peut pas bloquer Paris.

On peut pas bloquer Ringis qui nourrit 10 millions de de Français dans en Île-de-France. Non, on peut manifester, on peut pas bloquer, on peut pas dégrader. Donc voilà, ça veut dire que vous allez arrêter avec le ministre de l'intérieur Laurent Nunes, tous les agriculteurs qui sont actuellement sur le tracteur sous la neige qui montent sur et ça ça relève de la compétence du ministre de l'intérieur.

Mais il est clair qu'on peut pas bloquer Paris. Enfin, il y a des gens qui viennent travailler à Paris qui doivent pouvoir continuer de venir travailler et du reste je pense qu'il y a une solidarité entre gens qui travaillent. Il faut aussi le respecter.

Anné Jeunev, la bête noire des agriculteurs, c'est le mercour, cet accord de libre échange avec des pays d'Amérique du Sud. Là aussi, vous avez échoué, vous n'avez pas réussi à épargner les agriculteurs de se traiter. Alors, plusieurs choses.

D'abord, nous battons contre ce projet d'accord parce que il expose des filières sensibles, le bœuf, le poulet, le sucre, l'éthanol, le miel. Donc euh euh il il est il est dangereux pour certaines de nos filières. Ensuite, il a été décidé autoritairement euh d'enseigner un projet il y a un an par la présidente de la commission à un moment où la France était c'est vrai, en difficulté, le gouvernement Barnier avait été censuré.

Nous étions en affaire courante. Donc c'est pas pour un pays fondateur comme la France, c'était pas très élégant. C'était pas très loyal de faire ça.

Vous vous battez mais vous perdez ce combat. Mer au Paraguay dès lundi. Mais euh je voudrais vous dire une chose.

Tant qu'un combat n'est pas achevé, il n'est pas perdu. Donc ce combat, il est mené, il sera mené jusqu'au bout. J'ajoute un point important pour vos téléspectateurs, c'est pas la fin de l'histoire le 12.

Alors ça n'est pas la fin de l'histoire. Ben tout simplement parce que le 12 le conseil va le conseil des chefs d'État va se prononcer mais après ça va partir au Parlement européen et ce sera l'affaire des parlementaires européens. Et moi, j'entends bien euh voir enfin sensibiliser les parlementaires européens et et du reste, vous savez, il n'est pas du tout garanti que euh l'accord soit validé par le Parlement européen.

Mais vous êtes seul aujourd'hui avec la Pologne, la Hongrie, ce que vous n'avez pas réussi à faire pendant des mois jeun bar, vous pensez vraiment Non, mais sincèrement, vous pensez vraiment que c'est réaliste aujourd'hui de trouver une minorité de blocage et de bloquer ce traité pour la France ? Vous le pensez vraiment ou vous dites ça pour pour temporiser pour moi ça fait 6 mois que je vais de capitale en capitale rencontrer mes homologues et la France a pris le lead sur ces sujets pour pour parce que la France est regardée dans les décisions qu'elle prend. Vous parlez de la Pologne, vous parlez de la Hongrie, de l'Autriche, de la Belgique, de l'Irlande, de l'Italie.

Tous ces pays nous ont aidé à repousser ou l'Italie nous a lâché. Bah l'Italie l'Italie euh probablement votera en faveur du Mercosur et euh c'est c'est nous Non mais c'est fini pour la France. Comme je viens de vous le dire, le combat n'est pas achevé et il continuera le le le 12 là l'histoire n'est pas n'est pas achevé et ce projet d'accord nous n'avons eu de cesse que de d'en corriger les effets négatifs.

C'est à la demande de la France, elle a pris le lead sur la clause de sauvegarde, sur la réciprocité des normes, sur les contrôles. Maintenant, il n'empêche que même si nous avions toutes ces améliorations et nous les aurons sans doute, si le projet si l'accord est validé, néanmoins néanmoins d'abord aujourd'hui le compte n'y est pas d'une part et d'autre part ce projet d'accord c'est un vieil accord, c'est un accord d'unage, c'est un mauvais accord et ça fait 25 ans qu'il est en négociation, qu' qu'il est en conversation. J'aimerais juste qu'on écoute la conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon hier soir qui cible le président de la République sur l'affaire Mercour.

Il est coupable parce que il n'a pas fait ce qu'il fallait faire à temp. Il pouvait tout bloquer avant. Tout bloquer avant.

Vous parler d'un vieil accord. Depuis 25 ans, Emmanuel Macron s'y était opposé publiquement. Il avait dit publiquement que ça ne passerait pas.

Ça va passer. Est-ce que c'est une humiliation pour le président de la République ? Non, je crois qu'il faut il faut raison garder dans les mots qu'on utilise.

L'Union européenne est faite de 27 États membres qui sont souverains dans leur décision. La France est regardée, la France est écoutée, la France pèse, mais pour autant la France ne décide pas pour les 26 pays de l'Union européenne. Euh ce que demandent les agriculteurs, c'est qu'il y ait une équité, une justice.

On peut pas admettre et ça vous pouvez c'est inacceptable imaginer que des produits qui n'obéissent pas aux règles auxquelles ils sont assujettis eux-mêmes auquels nos paysans doivent répondre soit toléré de la part de production importée. En effet à que cet accord n'a pas été aussi diabolisé. C'est une opportunité aussi pour certaines filières agricoles pour le lait, pour les vins espiritueux, pour le fromage.

On parle de droit de douine qui était à 30 % qui vont revenir autour de 7 %. On parle d'un marché de centaines de millions de consommateurs. Pour eux, vous dites quoi ?

Alors, je dis d'abord on les a peu entendus et on les a peu entendu mais quand parce que il y a une chose qui qui est propre au monde agricole, c'est qu'il est solidaire. Et cette solidarité contre le mercossur, elle s'est exprimée aussi de cette façon-là. Ensuite, bah s'il y a des filières qui sont gagnantes et je pense qu'il y en aura tant mieux pour ell, mais on ne peut pas ignorer que pour beaucoup d'autres et notamment pour l'élevage et pour l'éthanol, c'est une filière qui qui concerne énormément d'agriculteurs en France, ce sera très très défavorable.

Mais on disait la même chose pour le CTA à l'époque à on disait qu'on allait être submergé de viande de bovine et finalement il y en a quasiment pas en provenance du Canada et les exportations sont plus importantes que les importations aujourd'hui. Alors qu'on avait dit le pire sur ce traité. Est-ce qu'on est pas aujourd'h un peu dans nous verrons bien ce qui lancera lorsque s'appliqueront les droits de douane sur les productions canadiennes s'il y aura pas un refléchage sur l'Union européenne des productions.

Mais heureusement que les accords de libre échange ne sont pas tous mauvais. On n'est pas des protectionnistes qui ne voulons plus d'accord de libre échange. La France veut commercer avec les autres pays, qu'ils soient de des Étatsmembres ou des pays tiers, mais à des conditions qu'il soient équitables, qu'il soient juste.

Or, c'est ce projet d'accord, quand je dis que c'est un vieil accord, c'est qu'il a été pensé il y a 25 ans à une époque où les conditions géopolitiques étaient tout à fait différentes. On voit bien ce qui se passe aujourd'hui. Vous avez d'un côté la Chine qui fait des enquêtes antidumping qui augmentent ses droits de douane.

Vous avez de l'autre les États-Unis qui augmentent les droits de droine, les droits de douane de façon très importante et qui perturbe énormément les conditions économiques de nos producteurs en Europe et singulièrement en France. Donc euh c'est pour ça que aujourd'hui les accords de libre échange, ils doivent être équilibrés, ils doivent être profitable ou deux parties. Ça peut pas être volaille contre voiture, ça ne marche pas.

Les peuples se rebellent, les agriculteurs se rebellent. Et moi ma position, elle a été constante, vous le savez. Je ne suis pas favorable à cet accord.

Je n'y suis pas favorable et je l'ai dit de toutes les façons parce que moi je suis la voix des agriculteurs et je suis aussi leur bouclier donc je ferai tout pour les protéger de ça. Mais est-ce que vous savez leur parler aux agriculteurs notamment s'agissant de la dermatose nodulaire contagieuse ? On on en parle dans un instant.

D'abord il est 8h46 et c'est l'info en une minute avec Maurine Suniard. [musique] Encore de la neige encore en abondance. 38 départements sont en vigilance orange des Haut-de France au département de la Charante Maritime.

Les conditions de circulation sont très difficiles ce matin. Les autorité vous déconseille d'utiliser votre voiture si vous le pouvez. Une centaine de vols sont annulés ce matin à l'aéroport Paris-Charles de Gaulle, une quarantaine à Orlie.

Une intervention militaire américaine n'aurait aucun sens, affirme ce matin le ministre des affaires étrangères. Pourtant, la porte-parole de Donald Trump a assuré cette nuit que le président américain étudiait plusieurs options dont l'utilisation de l'armée pour s'emparer [musique] du territoire danois. Les propriétaires français du bar de Cran Montana en Suisse qui a brûlé la nuit du nouvel an affirment qu'ils ne [musique] se déroberont pas dans le cadre de l'enquête. 40 personnes sont mortes cette nuit-là.

Sur France info, l'avocat de certaines victimes suisses affirme qu'ils ont détruit des preuves, supprimer des vidéos sur les réseaux sociaux pour tenter de cacher de possibles manquements de leur part. Et puis les obsèques de Brigitte [musique] Bardau, pardon, se dérouleront ce matin à Saint-Tropé. L'actrice est morte à 91 ans, Marine Le Pen du Rassemblement national sera présente.

France info le 830 [musique] France Agath Lambret, Paul Larouturou avec Annie Genevar, ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire. Paul, on va aborder un autre sujet, celui de la dermatose nodulaire contagieuse et ses réactions à la gestion du gouvernement. Oui.

Oui. Agath et oui madame la ministre de la culture pendant le fil info, vous nous confiez que vous étiez une fille de la montagne et que vous n'aviez pas peur de la neige, mais nous on va continuer à dérouler cette crise agricole. Et hier, un ancien président de la République était sur votre chaise et il vous a laissé un message.

C'est très douloureux pour des agriculteurs, j'en connais ici dans ma propre mon propre département la Corè, de vivre la destruction de leur cheptel. Faut chercher à chaque fois des alternatives quand elles sont possibles. Et c'est ce que la ministre de l'agriculture doit trouver et trouver aussi les mots.

Il y a un moment être au pouvoir, c'est prendre une responsabilité. Le gouvernement n'a sans doute pas su trouver les mots dit François Hollande. C'esti un argument utilisé massivement par ceux qui actuellement sont sur la 64 entre Toulouse et Bayonne et qui la bloque.

Vous ne trouvez pas les mots madame la ministre de l'agriculture ? Vous savez, je viens d'un territoire d'élevage. Ça fait 30 ans que je j'ai je travaille avec les éleveurs.

J'y compte beaucoup d'amis et je peux vous dire que lorsque cette maladie terrible a surgi, j'ai pris immédiatement la mesure de ce que cela représentait pour un éleveur de perdre son chaptel. D'ailleurs, toute l'histoire de l'élevage est traversée par ces grandes épidémies qui ont conduit à des abattages. C'est la fièvre afteuse, c'est la vachefolle, c'est la tuberculeuse bovine, aujourd'hui la DNC.

Et chaque fois la mémoire de ces abattages reste non seulement chez l'éleveur lui-même, mais dans sa famille, dans les villages. Et il continue d'en parler longtemps après parce que c'est quelque chose d'infiniment euh euh profondément bouleversant. Et chaque fois que la maladie a surgi, que ce soit en Savoie, en haute de Savoie, dans le Jura, je suis allée et en Occitanie aussi, je suis allée à la rencontre des premiers éleveurs dont l'Égypteel avait été abattu.

Je n'en ai pas fait état. Je n'ai pas amené les caméras, je n'ai pas amené mes services, mon cabinet, le préfet. Je les ai rencontré en tête à tête pour les écouter.

Procès. Est-ce qu'il y a est-ce qu'il y a de la désinformation ou de l'instrumentalisation dans cette crise agricole aussi depuis plusieurs semaines ? Alors, il y a eu beaucoup de beaucoup de bêtises qui ont été racontées sur euh dans les médias ou beaucoup de désinformations, beaucoup d'instrumentation.

D'ailleurs, ça a été signalé par certains de vos confrères. Euh certaines puissances étrangères ont instrumentalisé sur les réseaux sociaux euh des ingérences quoi russes. Des ingérence des ingérences étrangères, on va dire.

Et vous avez fait quelque chose ? Mais nous ce qu'on essaie de faire c'est de ramener de là raison cette maladie elle est terrible, elle est dangereuse, elle peut affecter euh l'intégralité du septel bovin français fait de 16 millions de bêtes d'une qualité exceptionnelle et il nous faut la vaincre. L'ennemi c'est le virus.

On en est on en est où d'ailleurs de cette crise ? Est-ce qu'elle est en VO ? Alors la la l'épidémie, elle est sous contrôle sanitaire aujourd'hui.

Depuis le 11 décembre, il y a eu neuf foyers principalement dans le sud-ouest. Alors dans le Oui, dans en Occitanie, on a surtout déployé la vaccination parce que la façon la meilleure de lutter contre l'épidémie, l'épisodie, c'est la vaccination. On est aujourd'hui à 80 % de bêtes vaccinées une à une.

Je sais pas si vous mesurez euh le le l'exploit et je voudrais rendre hommage aux vétérinaires, les vétérinaires libéraux, les vétérinaires d'état, les vétérinaires militaires parce qu'on a sollicité l'armée, les éleveurs qui ont aidé à la vaccination, 80 % des 7500 bêtes occitanes de Sud-Ouest ont été vaccinés. C'était vraiment la seule solution jeunev pardon mais par exemple les insoumis responsables politiques disent que il y a pas de consensus dans la classe politique enfin chez chez les scientifiques pardon pas de consensus chez les scientifiques sur cet abattage de tout un troupeau pour une seule bête vraiment il y avait pas d'autres solutions. D'abord, je veux dire que je veux redire que les abattages, c'est en dernière extrémité et c'est quand il y a de l'infection.

Et le narratif qui consiste à dire une bête malade, on abat tout le troupeau. En réalité, quand une bête est malade, d'autres bêtes sont malades aussi, toujours. On l' on l'a vu dans tous les foyers qui qui ont été concernés par la maladie.

Mais il faut un chemin d'espoir pour les éleveurs parce que d'abord cette maladie peut être vaincue. On l'a vaincu dans leur rôene dans l'un. Quand est-ce qu'on saura sur le jura ?

Quand est-ce qu'on saura sur elle est sur le point d'être euh éradiquée puisqu'on va lever la zone réglementée et la vie va pouvoir reprendre son coût. Dans combien de temps ? Quel est votre calendrier pour la vaincre cette maladie ?

Moi je pense que une fois queon aura tout vacciné, là on va voir ce qui s'est passé dans les autres territoires. Les les contaminations s'effondrent et ce qui pose un problème massif pour les exports. On est entre 5 et 10 milliards d'euros.

C'est cela. Il y a une très grosse inquiétude économique aujourd'hui. Oui.

Bien sûr. Bien sûr. Parce que dès que vous êtes en zone réglementée, c'est-à-dire une zone dans laquelle la maladie a frappé, il y a plus de mouvement possible.

Et il ne faut pas qu'il y ait de mouvement parce que ce sont les mouvements qui propagent la maladie. Donc je le redis aux éleveurs, pas de mouvement. Là, le froid nous aide beaucoup parce que il fait très froid dans les Pyrénées et et les mouches ne se développeront pas avec une de tes températures.

Donc merci euh merci la météo et puis donc pas de mouvement pour pas disséminer la maladie et la vaccination et la protection. Un animal vacciné au bout de 21 jours, il peut être piqué par une mouche, il sera pas infecté. C'est ça des agriculteurs, certains syndicats s'opposent toujours à cette méthode.

Il y a aussi le mercosour qui s'apprête à être signé. De nouvelles mobilisations qui sont annoncés dans les jours qui viennent. Comment vous faites pour mettre fin à cette crise ?

Est-ce que ça va durer encore des mois ? Écoutez, j'espère que ça ne durera pas de mois. D'abord parce que c'est épuisant pour les agriculteurs eux-mêmes.

Ils sont dans le froid, ils sont dans des conditions difficiles, ils perturbent il forcément les manifestations ont une incidence sur la vie locale et c'est compliqué avec la population quelquefois même si les agriculteurs jouissent d'un grand soutien de la population. Et ça c'est quelque chose qui est réjouissant. Ça veut dire que ce lien particulier de la population avec les agriculteurs est très fort.

Ce qui explique aussi le rejet du Mircossur de l'ensemble de la société du Parlement et singulièrement de leur ministre. Alors avant la question qui vous parliez vous disiez merci le froid d'empêcher les moustiques de piquer les vaches mais vous avez le braver le froid pour aller à Bruxelles. Réunion extrêmement importante avec tous les ministres de l'agriculture, tous vos homologues européens pour parler du mercur, pour parler de la Pâque.

Très concrètement, qu'espérez-vous obtenir aujourd'hui ? Alors aujourd'hui, on va parler de la Pâque. Bon, il y a une déclaration qui a été faite hier sous la forme d'un courrier adressé aux États-membres par la présidente de la commission qui augmente euh le budget de la PAC.

Donc ça c'était une demande forte de notre part. Maintenant, il y a encore des choses à négocier. En réalité, la négociation de la PAC commence aujourd'hui.

Nous, ce que nous voulons, la demande de la France qui est celle de très nombreux pays européens, c'est un budget suffisant. un budget autonome, euh une politique agricole qui soit véritablement commune, communautaire. Et aujourd'hui, il faut bien considérer que cette négociation, elle va être très importante parce que on a encore des gains à obtenir et notamment sur le fait que dans le budget de la PAC, on tienne compte de l'inflation parce que ça n'est pas garanti encore.

Juste An Jeanevir, pardon, est-ce qu'il y aura des Mais une chose, pardon Gat Lambret, une chose importante, le premier ministre et moi avons dit clairement les 65 milliards de la PAC aujourd'hui seront garantis dans la future PAC à minima. Allez, jeune va juste. Il y aura-t-il des vaches au salon de l'agriculture en février ?

Je l'espère. On fait tout pour. Je lisais ce matin que les Montbelliardes qui est la race de chez moi sera présente au salon de l'agriculture.

Les Charolets, la race charolaise également qui est une race magnifique mais mais pas l'oxcitanie. Du coup, alors tout ce qui est dans les zones réglementées ne pourra pas sauf si dans 45 jours, mais dans ça fait un mois et demi, ça risque d'être juste en effet. Et je pense que euh dans les zones réglementées, les bêtes ne bougeront pas.

En revanche, il y a des zones indemes, il y a des zones où les bêtes ont été vaccinées. Peut-être que les éleveurs accepteront de venir au salon. Je vais dire aussi qu'il y a évidemment les vaches sont les stars du salon mais il y a pas que les vaches, il y a beaucoup d'autres animaux et on aura une vache la la vache égérie du salon et Maores comme vous le savez c'est un hommage reviendrait en parler sur France à ce momentlà jeune Var parce que comme tous les jours c'est le moment de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux de France info aujourd'hui la question qui pardonne.

Vous avez été suspendu de LR après votre entrée au gouvernement. Si demain Bruno Rotaillot se lance pour 2027, vous lui dites quoi ? Je te soutiens, tout est pardonné ou tu m'as suspendu, tu te débrouilles. [rires] Alors, vous savez, je connais bien mon parti, j'en ai occupé à peu près toutes les fonctions dirigeantes.

Bon, la décision qui a été prise, j'en j'en prends acte, je la regrette. Je regrette que Bruno Raillot a quitté le gouvernement. Mais c'est ainsi en tout cas ce que je souhaite, moi j'appartiens toujours à mon parti, vous savez.

Je n'en ai pas changé. Euh ce que je souhaite c'est que LR pèse dans l'élection présidentielle. Je souhaite que LR pèse de tout son poids parce que nous avons un message à délivrer, nous avons une histoire à honorer, nous avons un projet à proposer et donc LR doit être présent.

Après le départage entre les différents candidats, nous verrons bien. Est-ce que vous avez est-ce que vous allez payer votre cotisation LR pour 2026 et est-ce que vous envoyez vos vœux à Bruno Rotaillot ? Mais alors d'une part, j'acquite toujours scrupuleusement ma cotisation.

Je suis toujours présidente de ma fédération départementale. Donc je suis pleinement membre de mon parti. Simplement, je peux pas m'exprimer au nom du parti nationalement.

Mais merci beaucoup Annie Jeunev, on en reparl. Vous savez, l'histoire n'a pas dit son dernier mot. Merci Annie Jeunev d'avoir répondu aux questions de France info.

Merci Paul à demain. Restez avec nous. Tout de suite les informer avec Renault D.

Ah.