Fichage politique, où va la France ? Marion Maréchal [EN DIRECT]
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 31 %Attaque 49 %Défensif 21 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Marion Maréchal, bonsoir. Pouvez-vous vous présenter succinctement ?
- 0:56OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction à la dernière sortie de RSF et de l'Arcom ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Vous vous présentez aux élections européennes, quelles sont vos forces et vos faiblesses ?
- 5:36OuverteRéponse directe
Quelles sont les menaces que vous identifiez pour les 5 à 10 ans à venir ?
- 18:01FerméeRéponse partielle
Français de souche, c'est à partir de combien de générations qu'on est français ?
- 18:36RelanceRéponse partielle
Sur quoi basez-vous votre affirmation sur les cultures d'origine plus violentes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 18:01Marion MaréchalFait
« Français de souche c'est à partir de combien de générations qu'on est français ? »
- 18:36Marion MaréchalFait
« De culture d'origine dans lequel évidemment il y avait dans certains pays. »
- 29:58Marion MaréchalFait
« La France est devenue un pays de moyenne impuissance, une puissance de moyenne impuissance. »
- 33:55Marion MaréchalFait
« Je pense qu'on va payer très durement ce conflit russo-ukrainien. »
- 38:31Marion MaréchalFait
« C'est vraiment aussi une guerre de tranchée. »
- 41:01Marion MaréchalFait
« L'économie russe qu'on pensait faible a beaucoup mieux tenu qu'on l'imaginait. »
- 52:48Marion MaréchalFait
« Je crois pas à l'intention génocidaire d'Israël. Ça, j'y crois pas du tout. »
- 1:00:44Marion MaréchalChiffre
« Le taux d'occupation en France des prisons, c'est combien ? »
- 1:04:16Marion MaréchalFait
« Je pense qu'il faut construire des prisons. Je crois pas qu'il faille vider les prisons. »
- 1:07:20Marion MaréchalChiffre
« La France c'est 1 % des émissions de CO2 et l'Europe, c'est 9 %. »
- 1:23:45Marion MaréchalChiffre
« On a perdu 20 ans sur le nucléaire. »
- 1:28:57Marion MaréchalFait
« Les données de santé vont être hébergées chez Microsoft. »
- 1:32:11Marion MaréchalChiffre
« Il y a 25 % de détenus qui sont de nationalité étrangère. »
- 1:36:51Marion MaréchalFait
« Je ne souhaite pas que mon pays devienne un pays musulman. »
- 1:38:53non_speechFait
« je ne fais pas un interdit moral d'une sortie de l'Union européenne. Je pense juste que ça n'est pas la solution aujourd'hui à nos problèmes à court terme. »
- 1:38:53non_speechChiffre
« une sortie serait plus douloureuse notamment économiquement que un maintien à l'heure actuel. »
- 1:40:12non_speechFait
« Apple a bien fait son travail puisque les derniers iPhones sont un peu plus sécurisés de ce point là. »
- 1:40:55non_speechFait
« des Français d'origine française. »
- 1:41:39non_speechFait
« il change d'avis surtout à peu près tout le temps. »
- 1:43:48non_speechFait
« Ceux qui font des trajectoires vous mentent. »
- 1:45:12non_speechFait
« la maladie du pouvoir euh l'arrogance peut-être déjà. Donc du coup la perte de lucidité sur soi-même, sur les autres et surtout la perte de sens. »
- 1:45:12non_speechFait
« il y a plein de formes d'engagement différentes. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[musique] [musique]
Marion Maréchal, bonsoir. Bonsoir. Nous vous recevons pour une chaîne internet qui s'appelle Syerview. Nous sommes en direct. Est-ce que vous pouvez vous présenter succintement ? Oui. Alors donc je m'appelle Mario Maréchal, j'ai 34 ans, je suis maman de deux filles mariées. Je suis candidate aux élections européennes du 9 juin prochain. Je suis vice-présidente d'un parti politique qui s'appelle Reconquête. Et avant cela et bien j'ai été député, conseil régional et puis j'ai fondé une école de sciences politiques qui s'appelle LIEP. Alors pour commencer cette interview, petite précision oratoire.
Euh euh vous n'avez pas reçu les questions, on vous a contacté euh et en fait on est très content de vous recevoir parce qu'on nous a fait remarquer très récemment qu'on avait pas assez de gens de droite voire d'extrême droite. Donc on est très content de discuter avec vous. Première question. Mais je ne suis pas d'extrême droite. Je suis pas d'extrême droite. Euh je je vous je vous parce que comme je sais que j'ai le temps. Ah non oui. Et donc qu'est-ce que vous pensez euh de la dernière sortie de RSF et de l'Arcom ?
Je suis scandalisé puisque évidemment c'est très inquiétant pour la suite pour une raison simple, c'est que on a donc un conseil d'état qui revient sur une décision de l'ARCOM pour expliquer que doren avant non seulement ils font comptabiliser les temps d'antennes des partis politiques et des personnalités politiques et j'y reviendrai parce que moi j'en suis directement [grognement] la la victime si je puis dire mais au-delà de ça il faudrait donc ficher les journalistes à partir de critères ambigu ou douteux ou flou déterminés quelle serait leur appartenance politique et donc en déduire le temps d'antenne qui leur serait octroyé et le tout sur une chaîne privée parce que évidemment on le voit qu'il s'agit des amendes ou des remontrances de manière générale c'est toujours ou Europain ou c news qui en font principalement les frais je m'en ces news ils ont fait quelques sorties de des drifts difficiles ouais je sais pas si c'est ça le le vrai moteur puisque là en l'occurrence je m'en remets à ce que disait Pascal pro il tente d'inviter souvent des gens de gauche qui refusent de venir sur le plateau et je vous dis je m'en étonne pas puisque l'ancien ministre de la culture avait expliqué qu'elle envisageait potentiellement de pouvoir soutenir une décision de l'ARCOM qui supprimerait la fréquence de ces news au prétexte que justement cette chaîne ne respecterait pas la liberté d'expression.
Nous, on a des difficultés à avoir des gens de droite et d'extrême droite et et donc merci d'être là. Donc vous avez une personne de droite ici. Euh et mais je m'étonne en tout cas du silence de du ministre de la culture puisque Rachid Adati qui est connu quand même pour être je sais pas une forte voix euh bizarrement on n'a rien dit et je m'étonne aussi même du silence de la Commission parce que vous savez que ces dernières années la Commission européenne a fait preuve d'une ingérence toute particulière pour aller faire respecter soi-disant l'état de droit au nom de grands principes et de grandes valeurs euh soi-disant pioché dans les traités notamment en Hongrie, en Pologne.
On va pas refaire toute l'histoire avec les menaces de sanction, la rétention de de d'aides qui n'ont pas été versées de ce fait-là. Et là, une fois de plus, bizarrement, les grandes valeurs de l'Union européenne ne semblent pas suffisamment empfeint en ce qui concerne ces news et la droite. Donc voilà, vous connaissez le le vieil adage de Julian Assange. Non, pas la censure. Qu'est-ce que révèle la censure ? La censure révèle la peur. Oui. Bon, mais je suis d'accord mais je rebondis sur ce que vous dites. Je pense que je pense que demain ces news pourraient se voir retirer sa fréquence. Je vous le dis.
Je pense que au regard de ce qui se passe aujourd'hui politiquement dans le pays, on a une élite, un bloc centriste, une gauche, j'ai envie de dire, un gauchisme culturel qui se sent menacé. Pas gauchisme, on aime pas cette expression. Alors c'est diffamatoire. C'est pas que c'est diffamatoire, c'est que c'est c'est méprisant. Mais vous avez raison. Mais le gauchisme culturel pour moi, dans mon esprit, c'est méprisant. ne supporte pas les gens qui disent les droits tard ou les gauchistes. Il faut que les gens se respectent pour commencer à se comprendre. D'accord. Alors dans ce cas-là, je ne suis pas d'extrême droite parce que ça aussi c'est même pire que méprisant.
C'est diffamatoire et en plus c'est faux et c'est et c'est et on se positionne sur le plan moral parce qu'aujourd'hui en fait c'est un étendard pour disqualifier moralement l'autre. Voilà. Donc la gauche culturelle, alors si vous préférez, terme plus neutre et donc comme ils se sentent menacés dans leur position, dans leur poste, dans leur mandat, et bien je pense qu'ils vont faire feu de tout bois. Donc je n'exclus pas que cette hypothèse un jour arrive sur la table. Bon parenthèse fermée, on va peut-être la réouvrir un peu plus tard. Je n'ai que 1h45 avec vous. On va essayer de gratter un petit peu avec votre autorisation. Je sais que vous êtes attendu après derrière.
On va parler géopolitique, on va parler finances, on va parler immigration, on va parler flux migratoire, on va parler réchauffement climatique, tout un tas de choses. Vous voulez choisir quoi en premier ? Alors moi je vous pose une autre question avant que vous choisissiez. C'est vous le patron hein. Profitez-en si ma femme vous entendait. Ah oui, c'est pas vous le patron [rires] dans la cuisine, c'est moi le patron. [grognement] Et donc vous vous présentez aux élections européennes, quelles sont votre vos forces et vos faiblesses ? [soupir] Ah oui, en fait c'est pas c'est pas c'est de la psychanalyse là euh politique. Alors on va se positionner sur le plan politique.
On a envie de comprendre ce qu'il y a dans votre tête. Mais mais mes forces, disons qu'aujourd'hui c'est quand même une relative expérience, même si elle est toujours à consolider puisque comme je disais, moi j'ai été j'ai été député, j'ai été présidente d'un groupe d'opposition au conseil régional en provinçal Côte d'Azur. J'ai passé 5 ans à fonder une école et être directrice générale du d'une école supérieure. Je suis revenu en en politique dans un contexte ça fait en faisant plein d'erreurs. On pourra en reparler si vous voulez, mais euh j'ai appris de ces erreurs en un temps en un temps euh rapide.
En tout cas, j'essaie tous les jours de d'en tirer profit et donc c'est c'est ma force, je dirais. Euh et puis les faiblesses, c'est que aujourd'hui je suis mais je trouve que c'est des faiblesses enthousiasmantes en ce sens que je suis aujourd'hui tête de liste d'un jeune parti qui est encore peu connu des Français, dont la marque est pas forcément identifiée et donc je suis challenger dans cette élection. Euh donc euh tout est à faire et tout est à construire. Quelles sont les menaces que vous euh vous identifiez pour les 5 à 10 ans à venir ? Les menaces géopolitiques, économiques et tout ce qui va Alors, je vais pas vous surprendre.
Le le premier la première menace qui est le moteur de mon combat, c'est la menace, je dirais civilisationnelle au sens large, c'est-à-dire la menace sur la continuité historique de notre pays et sur bah la perpétuation de son être, de son identité, de sa culture, de son mode de vie à travers bah deux choses. D'une part, l'immigration, la perte de contrôle sur l'immigration, qu'elle soit d'ailleurs légale ou illégale, je pense qu'on en reviendra.
Et puis bah tous les corolaires hein qui vont avec cette perte de contrôle, c'est-à-dire d'une part euh bah une explosion de l'insécurité, euh une une islamisation du pays avec tout ce que ça représente de conflit civilisationnel sur le sol français et puis et puis euh des difficultés économiques qui s'accumulent. Et donc c'est le premier moteur, on va dire, de mon engagement et c'est pour moi la plus la plus angoissante puisque vous savez en politique, il y a des sujets qui sont réversibles, il y a des sujets qui sont irréversibles. Lesquels ?
Bah, en l'occurrence la France a pu connaître par le passé des grandes phases d'endettement dont elle a pu se se sortir, des périodes de déclassement économique dont elle a su évidemment euh ressurgir. En revanche, la démographie c'est irréversible.
Voilà, le jour où et bien le peuple historique d'un pays est minoritaire sur son sol, et bien la mécanique à l'œuvre fait que vous ne retrouverez jamais la liberté qui était la vôtre et que demain vous pouvez avoir un pays qui s'appelle France he qui porte le même prénom mais qui n'aura plus le même visage et qui finalement sera plus le même dans son dans son être qui demain même pourrait être une une République française mais une République islamique française. Et je vous dis ça sans provocation pour des effets tout simplement numériques. Voilà.
Donc donc pour moi c'est un sujet central parce que c'est un sujet irréversible et nous sommes dans une course contre la montre démographique nous français mais pas seulement les Européens au sens large. Deuxème sujet et ça je sais que ça vous tient à cœur la question de notre indépendance et de notre souveraineté aujourd'hui. Alors je dirais énergétique et industrielle alimentaire. Exactement. Exactement. Alors sur la souveraineté, je dirais qu'aujourd'hui on a un phénomène qui est qui est propre à l'ensemble de l'Occident et qui qui a une réponse compliquée d'ailleurs qui fait qu'aujourd'hui nous avons une lecture de l'état de droit qui se fait contre la démocratie.
C'est la décommocratie meurt aujourd'hui euh de d'une lecture de l'état de droit qui s'est transformé en gouvernement des juges, hein, c'est-à-dire aujourd'hui bah l'accumulation de jurisprudence à la fois du Conseil d'État, de la cour du Conseil constitutionnel, de la cour de justice de de l'Union européenne, de la Cour européenne des droits de l'homme qui ont une interprétation extrêmement extensive des textes et qui font que et bien il contraignent le politique dans sa prise de décision.
Bah l'exemple le plus récent, vous l'avez suivi, c'est la censure complètement délirante du Conseil constitutionnel sur la loi immigration euh en expliquant par exemple qu'il s'agissait de cavalier législatif, donc que toutes les mesures sur l'immigration dans la texte en fait n'avaient rien à voir avec l'immigration. Donc c'était des cavaliers législatifs. Voilà. Donc on a là pour moi l'exemple type d'une en plus une politisation de ces de ces juridictions qui ont un agenda politique à eux en l'occurrence plutôt un agenda immigrationniste et qui donc contraign excessivement le politique.
Et c'est vrai également du droit européen où on s'éloigne parfois très largement des textes et pour vous donner un exemple aujourd'hui bah si nous voulions supprimer le regroupement familial nous ne pourrions plus le faire non seulement du fait de la jurisprudence du Conseil constitutionnel mais aussi du fait de la du droit européen. Pourquoi ? Parce que le les les les juges du Conseil constitutionnel ont déduit d'un principe constitutionnel de vie du respect de vie privée et familiale le fait qu'on pouvait pas toucher au regroupement familial.
Vous doutez bien que le constituant au moment où il écrit la constitution n'imagine pas du tout évidemment que ce respect de la vie privée et familiale puisse induire le l'impossibilité de supprimer le groupement familial. Est-ce que vous êtes mis à la place de la personne qui attend de revoir sa femme ou ses enfants en France alors qu'il bosse, il paye ses impôts, il est tout seul, il a sa femme au téléphone cinq fois par jour, ses enfants lui manquent. Vous savez, je je moi je mon cap aujourd'hui c'est je suis une femme une responsable politique française. Donc mon je vous parlais de mon moteur tout à l'heure, on va dire femme c'est la même chose he pour nous.
Homme ou femme, c'est la même chose responsable politique un responsable politique, voilà, mais en l'occurrence aussi une femme, mais voilà, une une responsable politique française. Et donc mon mon on parlait tout à l'heure de de mon moteur, mais on va dire ma grille de lecture, mon logiciel politique, c'est d'abord et avant tout la défense des intérêts français de de l'intégrité et de la sécurité du pays qui est le mien et que je vais pouvoir transmettre à mes enfants. ça qui est qui est en permanence le le ce ce à quoi je passe le tami de mes idées et de mes propositions.
Donc à partir du moment où je considère qu'aujourd'hui l'immigration telle qu'elle s'expose à nous, c'est-à-dire j'en ai parlé tout à l'heure, de façon massive, de façon incontrôlée, déconnecté des besoins économiques du pays et de la capacité de ce pays à pouvoir accueillir dans des conditions dignes, et bien oui, je considère qu'aujourd'hui le regroupement familial euh euh alimente une politique familiale et un accueil de de lié à la politique familiale qui est complètement déraisonnable et que nous n'arrivons plus à pouvoir assumer ni sur le plan économique, ni sur le plan culturel.
Donc je comprends ce que vous dites et vous savez ce que j'ai dit quand vous disiez justement est-ce que vous pensez à la personne qui euh c'est c'est les les positions que je prends et les idées que je défends ne ne sont pas faciles à défendre. Vous savez c'est c'est c'est pour ça qu'on vous qualifie d'extrême droite. Alors je pense qui probablement alors je pense qu'il y a derrière ça beaucoup aussi de mauvaise fois.
Je vous disais tout à l'heure, je pense que la volonté de disqualifier l'adversaire sur le plan moral parce que une fois que vous avez disqualifié l'adversaire sur le plan moral, cela vous euh comment dire vous dispense de répondre sur le fond puisque comme l'autre est par essence le diable, vous ne discutez pas avec le diable.
Donc je pense que c'est plus malhonnête que ça et je pense que la plupart des gens qui utilisent ce terme savent très bien qu'il est impropre parce que l'extrême droite à un moment donné au-delà aujourd'hui du d'un terme disqualifiant, ça correspond à des critères euh politiques précis et en l'occurrence euh notamment des courants autoritaristes, antiparlementaristes dans lesquels moi je ne me retrouve pas et qui a un problème qui ne me correspond pas. Et autre question euh euh vous avez dit immigration massive. Alors c'est quoi une immigration massive et c'est quoi une immigration pas massive ? Je réponds juste à votre question.
Euh [grognement] juste avant en vous disant parce que parce que faut pas croire que euh on n' pas de compassion à l'égard des personnes. Faut pas croire que on est tous des êtres humains Méditerrané qui fit les dictateurs. La torture, les génocides et évidemment évidemment. Donc moi, je suis pas indifférente aux personnes et à la situation des personnes. Et croyez-moi, les décisions qu'on prend sont des décisions. En tout cas, le programme que j'aimerais défendre est un programme dont je sais qu'il est il est dur et exigeant, mais il est nécessaire parce que vous savez, le problème, c'est que la solidarité euh c'est pas le suicide.
Alors et le problème c'est qu'aujourd'hui j'ai envie de vous dire si la France se portait extrêmement bien que l'immigration posait pas de difficultés que l'identifi les difficultés bah je vous en ai parlé tout à l'heure on va les détailler mais je vous dis des des difficultés identitair des selon moi évidemment je parle en mon nom je vous le confirme difficultés sécuritaires et avérer pour le coup c'estàd que aujourd'hui même le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin ne ni plus qu'il y a un lien entre immigration et et insécurité sûr de votre source je suis absolument sûr de de ma source.
Je vais vous dire, il y a aujourd'hui 20 20 à 25 % des détenus dans notre pays qui sont des personnes de nationalité étrangère. Je parle même pas de personnes, c'est les chiffres du ministère de l'intérieur. Je vous parle même pas pour le coup de personnes d'origine étrangère, je vous parle de personnes de nationalité étrangère. Savoir que dans nos prisons aujourd'hui, il y a plus de ressortissants de nationalité algérien que de détenus de de nationalité européenne. Je dire à eux seuls les algériens représentent plus de détenus que l'ensemble des détenus étrangers de nationalité. Posé la question. Pourquoi ? Ah bah je me suis posé la question pourquoi ?
Je pense qu'il y a plusieurs facteurs mais c'est tout ça pour vous démontrer le lien. Donc ça c'est un premier sujet. Je pense que premier sujet, c'est que euh un, nous avons des personnes qui ne s'assimilent plus, voire se désassimile, c'est dire qui ne qui arrivent dans un pays dont ils ne se sentent plus contraints, pardon, de respecter à la fois euh les lois, euh le mode de vie, voilà qui est qui sont également qui profitent, j'ai envie de dire, de l'effondrement de l'autorité de l'État.
Ça veut dire qu'ils ont le sentiment aujourd'hui qu'il y a une justice pénale qui ne fait plus son travail, qui a un qui a un laxisme ambiant qui bah finalement ne ne met pas de cadre, ne met pas de limite dont ils se sentent libre d'eux. Troisièmement, je pense qu'il y a aujourd'hui euh une des des cultures d'origine qui sont parfois plus violentes, qui s'inscrivent dans des pays qui fonctionnent parfois de manière plus autoritaire et qu'en important ses cultures d'origine sur le sol français dans un dans un environnement à la fois légal et culturel plus permissif, et bien évidemment bah ça ça crée des des difficultés quand vous dites des d'adaptation.
Et je finis juste par là et après je vous réponds. Dernière [grognement] chose euh après je peux poser ma question ? Oui oui bien sûr. Non mais c'est juste pour aller au bout de de mon raisonnement. Euh la [grognement] dernière chose, c'est que je pense qu'il y a euh vous savez, moi quand je m'engage en politique, je j'ai j'essaie de défendre une chose qui m'a paraît euh la plus noble des choses et qui est un terme aujourd'hui qui est accaparé par la gauche, je vais vous surprendre, qui est ce terme fraternité parce que pour moi, il y a trois items dans notre dans notre dans notre devise nationale. Il y a liberté, égalité, fraternité.
La fraternité elle a une [grognement] particularité, c'est que ça n'est pas ça ne se décrète pas politiquement. La liberté et l'égalité, vous pouvez l'organiser euh politiquement. La liberté, ça ça se prend. Ça se prend mais ça s'organise aussi. Vous pouvez quand même mettre un environnement légal qui permette et favorise la liberté. En revanche, la fraternité, c'est un sentiment. C'est un sentiment. C'est-à-dire que j'ai un sentiment fraternel à l'égard de celui dans lequel je reconnais une part de moi. C'est c'est quelque chose d'ailleurs les Français souvent qui sont expatriés le ressortent de manière très spontanée. C'est ce qui fait qu'on est un peuple.
Alors les Français expatriés ne sont pas un exemple. Non, mais ce que je veux dire c'est que on le ressent plus facilement quand on est une minorité de français à l'étranger parce qu'on a un sentiment fraternel parce que voilà parce qu'on a constituer des liens un peu immatériel parce qu'on a eu des des comment dire ça ? On a eu des épreuves passées, on a on a des souvenirs communs, on a des joies communes, on a des on a des fondations, j'ai envie de dire moral, éthique qu'on partage de manière spontanée.
Donc ce sentiment fraternel c'est quelque chose d'extra extrêmement précieux parce que c'est ce qui fait que ça crée la cohésion et la solidarité au sein d'un peuple qui fait qu'on se sent concerné par l'agriculteur, par l'étudiant en difficulté, par la personne âgée dans un épade, même si on la connaît pas, pas la même génération, c'est pas la même région mais c'est mon peuple et donc j'ai envie et je me sens concerné.
Et le problème c'est que ces personnes aujourd'hui qui arrivent massivement sur le sol français n'ont pas ce sentiment fraternel à l'égard de la France euh parce que elles sont bien souvent un dans des environnements, on va dire de vie dans lesquels elles ne elles ne sont plus en condition de s'assimiler. C'est-à-dire que pour pouvoir s'assimiler, il faut s'assimiler à quelqu'un, il faut s'assimiler à quelque chose. Si vous n'êtes jamais au quotidien en lien ou confronté à, on va dire un français de souche qui est le référent auquel vous êtes censé vous assimiler, bah faut pas s'étonner que l'assimilation fonctionne pas.
Et si en plus de ça, et je finis juste par là, excuse-moi, je suis hyper longue, euh [rires] si en plus de ça, vous êtes dans un environnement politique dont les élites elles-même alimentent un ressentiment à la garere de la France, euh euh comment dire laisse entendre en permanence que on a raison de pas aimer la France parce que la France euh c'est la colonisation, c'est l'esclavage, c'est le mépris ou le racisme à l'égard des minorités, bah évidemment, faut pas s'attendre à ce que il y ait un sentiment fraternel. Et donc ça bah évidemment ça détruit le civisme et ça vous libère finalement dans vos pulsions vis-à-vis des des Français notamment.
Alors français de souche c'est à partir de combien de générations qu'on est français ? Et deuxème question vous avez parlé de de nationalité plus j'ai pas compris plus agressive plus violente. Non j'ai parlé de de culture d'origine. De culture d'origine dans lequel évidemment il y avait dans certains pays. Ça c'est une étude c'est vous basez sur quoi ? Non mais c'est je veux dire c'est une c'est une c'est une évidence. C'està-dire que quand vous avez il y a des évidences pour les uns, il y a il y a pas d'évidence pour les autres peut-être.
Alors, ce sera mon évidence à moi, mais de fait, vous avez des personnes tout simplement qui arrivent de pays qui fonctionnent de façon autoritaire, voir semi-autoritaire, en particulier pour l'Afrique ou le Maghreb dans certains pays et qui arrivent dans un environnement, je l'ai dit tout à l'heure, légal, extrêmement permissif et donc à partir de là, bah évidemment, ils se sentent moins tenus qu'ils n'auraient pu l'être dans leur pays d'origine par habitude. Voilà.
Bon, ça me paraît être être une une évidence et on et on le voit comme je vous le disais dans les les taux de criminalité en particulier chez les personnes euh de si je me fais l'avocat du diable, c'est une interprétation de votre part parce que c'est multifactoriel. Bah, les chiffres que je vous ai donnés tout à l'heure font quand même la démonstration que les personnes aujourd'hui euh extraeuropéennes et très très majoritairement venu donc d'Afrique sub-saharienne et du Maghreb euh ont des des taux de criminalité plus importants.
Je vous ai parlé tout à l'heure de l'exemple euh des détenus, mais quand vous regardez également la criminalité des mineurs isolés dans notre pays qui est plus élevé, on parlait on pourrait parler par exemple des déclarations du préfet des Alpes Maritimes qui explique aujourd'hui 60 % du trafic de drogue à Nice vient des des mineurs isolés. On pourrait vous parler des chiffres qui ont été faits par le ministère de l'intérieur. Alors, c'est là où je vous suis, c'est que c'est des chiffres qui sont très limités parce que les statistiques ethniques sont interdites en France et que évidemment le gouvernement fait tout pour avoir euh euh comment dire des chiffres assez réduits.
Mais les quelques uns dont nous disposons sont objectivement sans équivoque. Euh quand vous voyez aujourd'hui qu'à peu près 65 65 % des agressions sexuelles dans les transports en Île-de-France sont le fait de personnes de nationalité étrangère et très très majoritairement issu de enfin d'origine extraeuréenne. Et il y a eu un rapport également de police très intéressant et un rapport de la préfecture à l'issue des émeutes de juin dernier pour un peu, on va dire analyser les profils de ces de ces émetiers. Et ce qu'il en ressortait c'est que c'était majoritairement des majeurs d'ailleurs plutôt contrairement à ce qu'il a pu à dire.
Il y avait des mineurs bien sûr, mais majoritairement des majeurs, des hommes euh et très largement également issus de l'immigration maghrébine ou africaine. Voilà. Bon, donc ça c'est factuel. Est-ce que je peux vous poser une autre question ? Oui. Est-ce que vous pouvez faire la critique de vos votre propre raisonnement ? Mais moi, je le fais tous les jours, je peux vous dire. Moi, je je je doute. Ça m'arrive de douter, bien sûr. Euh d'autant plus que moi, vous avez la remise en question, elle est permanente puisque je fais partie quand même d'un courant politique qui est en permanence challengé.
C'est-à-dire que quand je vais sur un plateau de télévision, euh [grognement] j'ai rarement quand même des journalistes qui me déroulent le tapis rouge, qui ne me portent pas la contradiction, qui la contradiction, je vous déroule pas le tapis rouge. Mais c'est exactement, je dis pas le contraire. Ce que je veux dire, c'est que change dans le respect. Mais absolument ce que je veux dire c'est que euh moi je je on essaie on est challengé tout le temps et d'ailleurs je pense que je serais fact checké et légitimement d'ailleurs. Donc donc ne croyez pas que je ne doute pas.
Euh en tout cas, de tout ce que je vois et tout ce que je tout ce que je peux ressentir instinctivement et que je vérifie, malheureusement d'une certaine manière se confirme dans les faits. On passe à autre chose, on continue. Ah ben c'est à vous de me dire hein. Géopolitique, on le prend sous quel angle ? On le prend sous l'angle la France est devenue un pays de moyenne impuissance, une puissance de moyenne impuissance. On prend sous le fait que bah on parle un peu pour ne rien dire, on est un petit peu tétanisé ou on est très actif, on essaie de nous faire entendre, on le prend sous quel angle ? Un peu tout ça.
Comment vous expliquez que en ce moment, géopolitiquement parlant, les démons se réveillent ? Comment vous expliquez que on est dans un regain de tension géopolitique qui est maintenant ouvert ? On est passé de la guerre économique à la guerre tout court ? C'est quoi votre lecture de tout ça ? Mais je pense que tout ça est le fruit d'un d'un renoncement, c'est-à-dire avant tout d'un renoncement à la puissance.
Ce terme de puissance, c'est marrant d'ailleurs parce que c'est un terme qui est revenu un peu au goût du jour, hein, comme le terme de souveraineté mais qui pendant décennies a été complètement abandonné par les élites françaises parce que dans le français dans leur esprit bah les élites françaises, les les gouvernements successifs, les conseillers politiques de l'époque, voilà, les têtes d'affiches, voilà, et les et les penseurs divers et variés qui étaient proches du pouvoir tout simplement. Et je pense que pour parce que je pense que dans leur esprit, ce terme de puissance renvoyait à la notion de compétition. Or, [grognement] c'était pas cohérent avec leur idée du du doux commerce.
Voilà, dans lequel la prédation n'existe pas, la déloyauté n'existe pas. Ils étaient extrêmement naïfs. Et puis ce terme de de puissance pour eux, je pense d'une certaine manière renvoie à des formes de guerre, peut-être même de nationalisme parce que ça veut dire que la puissance c'est un pays qui euh sait d'exotisme. Ah bah pour moi c'est du patriotisme. Mais je pense que dans leur esprit, je me mets à la place des élites. Je pense que ça raisonnait pour eux comme nationalisme, donc comme guerre. Voilà.
Euh parce que l'idée de la puissance, c'est-à-dire être capable de de projeter son être et de défendre ses intérêts euh à l'extérieur, pour ça encore faut-il avoir conscience de son être euh et savoir en définir le périmètre, savoir d'où l'on vient. Or, pendant longtemps, je crois que nos élites elles-mêmes considéraient que finalement le niveau national était un niveau dépassé. On l'attend, on le dit comment ? Des deux pardon de se connaître soi-même. Ah, de se Je sais pas, vous avez une civilisation latine à me à me donner. Non, pas du tout. En fait, j'ai un éclair de lucidité mais j'arrive pas à l'attraper hein. Ouais. Les années de latin, ça ça date là. Ouais.
Vous avez fait grec ou latin ? Ben moi, j'ai fait les deux, mon capitaine, mais peu de temps et j'étais et j'étais nul en grec ancien. En l'occurrence, j'ai fait la majorité de ma scolarité en public, mais j'ai fait 2 ans en privé et ces 2 ans c'est là où j'ai fait du latin et du grec. Donc vous voyez, j'ai en plus pas pas [grognement] beaucoup de pratique. Euh et pour vous répondre donc sur la la question de la géopolitique, donc je pense que ça part d'un renoncement d'abord donc à penser la puissance et à vouloir la puissance tout simplement. Qu'est-ce qu'il fallait faire ?
Bah sur le plan diplomatique déjà, il va falloir acter une chose, c'est que euh l'armée est précisément le bras armé de la diplomatie. Quelle armée, l'armée économique ou l'armée ? Alors là, je parle de l'armée au sens de la défense. C'està-dire que pour avoir une diplomatie qui soit forte et entendue, faut aussi avoir les moyens de sa diplomatie.
Donc faut avoir un réseau diplomatique mais il faut aussi avoir euh si je peux dire les arguments qui vont derrière pour être pris au sérieux et en renonçant justement à des investissements de défense, à des recherches en matière de défense, à des à des à des matériels suffisants et innovants pendant une fois de plus des années parce qu'on commence seulement à rehausser les budgets de la défense mais pendant des années ça a été la variable d'ajustement de la dette. On préférait faire du social. Voilà. [grognement] Et bien on a Tu peux me faire l'invoquer du diable ? Allez-y, vous faites ça très bien. [rires] Si vis pasem par belhomme. Si vispassem parapassem.
[grognement] Oui, mais en fait le fait de déposer les armes pour montrer aux autres qu'on devient une société pacifiste, est-ce que les autres les ont déposé ? Ah bah ça, est-ce qu'on avait les les yeux et les oreilles pour comprendre ? Bah c'est ça en fait le problème, c'est que c'est très charmant sur le papier. Mais si tu veux, la paix prépare la guerre, c'est ce que font toutes les nations depuis toujours. Ça veut pas dire qu'on veut utiliser les armes. Ça veut pas. Est-ce que vous pensez que la paix est au bout d'un fusil ? Je pense qu'en tout cas euh le fusil au au pied est quand même la dissuasion de celui d'en face qui pourrait avoir la tentation de l'utiliser contre vous. Voilà.
Donc ça ne veut pas dire qu'on souhaite l'utiliser mais c'est évidemment une protection. Alors après toujours pareil hein, tout dépend du présupposé dont on parle y compris sur le plan philosophique vis-à-vis de l'humain. Est-ce que l'humain est un loup pour l'homme ou est-ce que on est rouiste ? Oh je toutes les sétati je me souviens plus. Oui oui. Allez-y étalez-moi votre science. C'est [rires] pas ma sance. Vous s même pas au bout en plus. Donc euh est-ce que ça finit par l'eau pousseste ? Voilà, c'est ça. C'est quelque chose comme ça.
[rires] Mais non, mais très sérieusement, je pense que derrière ça, quand on revient aux sources, il y a un vrai présupposé philosophique et et je pense qu'on l'erreur est là. Euh on est pris, les français, on adore conceptualiser, mais il y a il y a voilà, est-ce que l'homme est un loup pour l'homme ou est-ce que euh finalement euh euh c'est et c'est donc c'est la société qui va euh faire en sorte que euh l'homme devienne mauvaise à partir d'une nature qui est bonne. et ces deux présuposés là où est-ce que l'homme est un animal politique ?
Enfin, tous ces présupposés font que est-ce qu'on considère finalement que l'homme est bon par nature et que c'est la société, l'organisation de la société qui le rend mauvais ou est-ce qu'on considère que l'homme a des vis intraseques et qu'il a des pulsions naturelles et que bah ça c'est c'est envie de dire indépassable. Et donc le rôle de la civilisation, c'est de canaliser ses pulsions et ses vis indépassables. Moi, j'ai tendance à considérer que oui, il y a du il y a du mal en l'homme et que bah le le la violence, elle existe et elle existera toujours.
Et je pense que voilà, pendant longtemps, les élites ont considéré que bah finalement l'homme était par essence bon, que c'était la société qui le pervertissait et que donc il suffisait d'organiser une grande ronde mondiale avec l'OMC et l'économie pour que voilà finalement tout se passe bien. Sauf que bah le tragique est revenu à nos portes y compris jusqu'en Europe. Et donc on se réveille de façon brutale, comme à chaque fois comme on s'est réveillé de façon extrêmement brutale sur le Covid avec toutes nos dépendances industrielles et et médicamente et donc la question maintenant c'est savoir est-ce qu'on va être capable d'en tirer les conclusions et pas trop tard quoi.
Si c'est trop tard, on est condamné à quoi ? Sauf que moi je ne pense pas que ce soit trop tard. Enfin en tout cas je je l'espère et je ne le pense pas.
Je crois que la France a encore des des des atouts euh [grognement] mais je crois que bah je crois qu'elle elle dispose en malgré tout d'un alors déjà elle est quand même prise au sérieux par un certain nombre quand même de d'alliés et dans le dans le dans le de le on va dire dans la compétition mondiale elle est quand même une puissance militaire alors une puissance militaire moyenne vous avez raison par rapport à la Chine et par rapport aux États-Unis mais quand même 3 4 jours de capacité en cas de guerre de haute intensité vous avez raison et c'est en train laborieusement d'être laborieusement d'être d'être corrigé.
Néanmoins, on reste quand même, je mets l'Angleterre de côté au sein de l'Union européenne, la plus grande armée, la seule de pouvoir capable pouvoir se projeter à l'extérieur. On est une malgré tout une puissance nucléaire. Maintenant, je pense que pour vous parler franchement, la France a perdu aussi et de son prestige et de son audience parce qu'elle n'a pas su garder sa singularité aussi diplomatique. C'est-à-dire que je crois, je continue de penser d'ailleurs que l'horizon indépassable de la France n'est pas l'Europe. C'est aussi l'Europe mais ça n'est pas que l'Europe.
Or, les élites françaises ces dernières des années en se en se s'enfermant dans l'obsession de la construction européenne, je pense réduit l'horizon français et on réduit dissous ou délayé. Alors après, on parlera de la construction de l'Union européenne en tant que telle, mais je pense qu'elles ont réduit l'horizon français. C'est-à-dire que dorén avant, on considérait que bah l'horizon diplomatique de la France et son énergie devait être consacré uniquement aux relations intraeuropéennes et je pense au détriment d'autres parties du monde.
Je pense notamment à l'Amérique latine alors que nous avons bah du fait de territoire guyanais une présence qui aurait pu justifier que nous puissions avoir un vrai une vraie présence là-bas. Je pense évidemment à nos territoires euh réunionnais et et Maoré qui nous donne également une présence dans cette zone du monde qui devient de plus en plus centrale et déterminante et sur lequel on a petit à petit abandonné des moyens. Je pense pas Saint-Pierre et Michelon s'il vous plaît. Tout à fait. On pourrait aussi parler des relations avec l'Inde. Voilà.
Donc, il y a beaucoup de choses qui font que on s'est on a réduit notre horizon et puis on s'est aligné pour parler franchement aussi sur bah une une grille de lecture américaine pour faire simple. Et donc bah pendant longtemps, la France c'était quoi ? La France était le pays qui était au milieu, c'est-à-dire qui défendait les petits pays contre l'abus des grandes puissances. Et donc c'est ça qui fait que nous avions un prestige certain auprès de ce qu'on appelle notamment aujourd'hui le sud global et qui un prestige ou un soft power. un prestige et un soft power parce que les deux vont ensemble hein. Je dire la perte du prestige, on l'a vu en Afrique très douloureusement.
Bah elle s'est payée quand même par un sentiment entre français qui fait qu'on a fini par se faire. Russ et les Chinois nous ont un peu aidé quand même. Ah mais bien sûr, mais ils ont ils ont flirté et alimenté évidemment un oui une une perte de prestige qui qui est liée je pense à des défaillances diplomatiques et et géopolitiques. Donc tout ça pour dire qu'aujourd'hui on a renseignement aussi mais là une fois plus naïveté. Naïveté sur naïveté ou incompétence. Probablement les deux. Probablement les deux.
Parfois on vous savez faut se méfier parce que parfois on a toujours le sentiment que il y a des grands plans ou des grandes idéologies ou des choses très construites et en fait très souvent bah vous avez raison ça en revient à ça c'est de la naïveté et de l'incompétence tout simplement ou [grognement] simplement des acquis c'estàd que les gens s'appuyent sur leurs acquis voilà la France ça a été ça donc c'était facile on faisait comme si c s'app ou s'endort s'appuie ou s'endor sur ses acquis oui c'est ça c'est-à-dire que on avait des atouts. On considérait que bah ces atouts ils étaient là à Vitam et Eternam. Voilà en latin à Vitam eternam pas mal.
[grognement] Et c'était lesquels les atou ? C'était la francophonie le fran CFA et notamment des des relations en effet économique privilégié avec avec l'Afrique. On était des interlocuteurs prioritaires voire exclusifs sur certains sujets et puis on a considéré que ça c'était naturel et que c'était acquis. Sauf qu'entre-temps bah la Turquie est arrivée, la Chine est arrivée, les Américains sont arrivés [grognement] ils avaient des choses peut-être plus intéressant à proposer que nous. payent plus où ils sont plus investis à construire des routes, des hôpitaux, à essayer de projeter, faire des accords de coopération et avoir un dialogue franc.
Et nous, on partait avec la France-Afrique un peu la la même politique que les États-Unis ont eu en Amérique. Je pense qu'ils ont réussi des moyens enfin quand on regarde aujourd'hui ce que propose la Chine aux africains notamment en terme de capacité d'emprunt évidemment voilà de crédit euh c'est évidemment des moyens queon pas peut-être ou pas voulu ou pas su mettre sur la table. Je pense aussi qu'on a fait une erreur parce que tous ces pays quand ils arrivent en Afrique, ils le font aussi pour installer leurs propres puissances économiques et donc il favorise aussi leur société sur place.
Et nous on a voulu faire du saupoudrage, on a voulu faire de l'aide au développement sans véritable vision, sans véritable cohérence. Donc le résultat c'est que non seulement on éétait pas efficace mais en plus on a perdu des points sur nos entreprises présentes sur place à force de pas vouloir les favoriser par rapport aux autres. Et donc bah petit à petit ça a été de la perte d'influence, du recul jusqu'à ce qu'on fasse prendre les marchés euh et voilà. Donc tout ça pour dire que oui, il y a aujourd'hui une situation compliquée mais qui pour moi n'est pas totalement inexorable si tentez qu'on se réveille à temps.
Si d'un coup un coup de baguette magique, je vous bombarde présidente de la France ou premier ministre ou ministre des affaires étrangères. Oui. Votre première décision à l'étranger, c'est de faire quoi ? Alors déjà bah typiquement pour rebondir, on pourrait imaginer que aujourd'hui l'aide française au développement soit toujours faite en coordination prioritaire avec nos entreprises sur place. C'est-à-dire queon peut allier les deux à la fois nos intérêts économiques, les parts de marché de nos sociétés et en même temps évidemment le développement des des territoires. Donc ça ça me permet être une une première chose.
Je pense que euh moi je vais vous dire je pense qu'on va payer je fais une petite digression mais qui va me permettre de répondre à votre question. [grognement] Je pense qu'on va payer très durement ce conflit russo-ukrainien. Je crois que on se rend pas encore compte qu'on a changé de monde et malheureusement en ce qui concerne en est arrivé là. Je pense qu'il y a eu euh des irresponsabilités de qui partagé. [grognement] Euh je pense qu'on aurait pu éviter ce conflit. Voilà, je vous le dis, je pense qu'on aurait pu l'éviter. Euh je pense qu'on aurait pu l'éviter notamment en faisant appliquer les fameux accords de Minsk hein qui n'ont pas été appliqués.
Budapest, il fallait les faire accorder, les faire respecter aussi. Oui, mais je pense que je pense que le problème, c'est que on a à un moment donné on a laissé aussi les Américains euh étendre de manière, me semble-t-il, irresponsable l'OTAN. [grognement] On savait que les Russes avaient pour ligne rouge, pour le coup, ils s'en étaient pas cachés, hein, l'Ukraine. Voilà.
[grognement] Euh je crois que l'Ukraine ne pouvait pas être seul décisionnaire évidemment de son intégration à l'OTAN ou de sa nucléarisation puisqueà un moment donné ce débat est arrivé puisque évidemment de la de la de la neutralité de l'Ukraine dépendait l'intégralité de la sécurité du continent et là je trouve que la France n'a pas joué son rôle à ce moment-là c'est dire que la France aurait dû faire partie de ceux qui refusaient l'extension de longtemps pour des raisons de sécurité liée à à bah la sécurité du continent et aurait dû quand même goler la Crimée les Russes. Non mais bien sûr.
Non mais c'est pour ça que je vous dis il y a des responsabilités partagées puisqueévidemment chacun a joué ses jeux. On sait très bien que il y a eu des des influences pour que certains gouvernements soient mis en place en Ukraine et les Russes ont joué à ça avant ça. Donc de toute façon, ça a toujours été une zone évidemment dans lequelle se jouait des conflits d'influence entre les Américains et les Ukrainiens. Mais la question c'est les Russes et qu'est-ce que j'ai dit ? Et oui, les Russes. Oui, vous avez raison.
Donc la question c'est que je trouve que la France aurait dû à ce moment-là si elle avait voulu éviter ce conflit euh mettre un stop à cette espèce de de comment dire de fuite en avant parce que bah ce qui se passe aujourd'hui c'est que donc on a laissé se mettre en place un conflit dont la Russie a été finalement le le déclencheur en violation du droit international et en déclenchant cette guerre. Mais dont la conclusion c'est quoi ?
c'est qu'on a créé donc une alliance aujourd'hui extrêmement solide et puis publique et officielle entre la Russie puissance nucléaire, la Chine puissance nucléaire, l'Iran, puissance nucléaire en phase de lettre en tout cas la Corée du Nord, puissance nucléaire avec derrière eux et bien bah la constitution d'un bloc alors peut-être moins caricatural que ce qu'on en dit, c'est-à-dire le sud global parce qu'il y a des exceptions avec l'Inde et d'autres, mais en tout cas un bloc antioccidental extrêmement fort. Voilà. Donc qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ? Il y a deux options. Soit on on puisque plus le temps passe, plus le temps sert la Russie.
Manifestement de ce qu'on voit sur le terrain relativement au conflit. À partir du moment où les Américains ont dit "On n'enverra pas d'hommes sur place" que les Européens eux-mêmes et je pense à raison ne veulent pas envoyer d'hommes sur place parce qu'ils veulent pas être en guerre avec une puissance nucléaire. Voilà. Donc ils le font de manière détournée. Les ressources humaines de l'Ukraine, c'est déjà un massacre, disons-le, ne sont pas euh inexpensible. Sauf qu'en parallèle, bah vous avez pour le coup un pays qui a des ressources plus importantes.
Donc maintenant, c'est une situation terrible parce que évidemment on ne veut pas que l'Ukraine perde parce que il en va bah du respect de ces territoires et si l'Ukraine perd aujourd'hui, on est allé tellement loin dans l'application dans le conflit que c'est nous qui perdons, c'est l'Europe qui perd. Et donc si l'Europe perd, vous imaginez le signal que ça envoie à toutes ces puissances et à toutes ces puissances émergentes qui pourront se sentir les mains totalement libres sur aujourd'hui des conflits territoriaux et géographiques. On peut par exemple Taiïwan en Chine. Qu'est-ce qui retient aujourd'hui ces pays ?
C'est de se dire bah peut-être que si on y va, c'est pas dit quand même que le bloc occidental si là on perd c'est quand même la démonstration qu'ils sont plus forts que nous. Donc ça c'est Taiwan c'est une île et Taiwan c'est la Suisse en terme de défense. Non c'est pas ce que je veux dire. Je parle de du de du la potentialité pour la Chine de vouloir récupérer ce territoire avec la nécessité. Bon courage. Mais ce que ce que je veux vous dire, c'est que je pense que jusqu'ici tant que ce conflit n'est pas perdu, la Chine peut toujours se dire "Ah quand même le bloc occidental en face c'est pas simple. En tout cas les États-Unis là aujourd'hui si on perd c'est terrible.
Si on livre un million de drones aux Ukrainiens, c'est quand même efficace. 1 million de drones c'est pas 1 million d'obus qu'on a pas été foutu de les pondres d'en pondre pendant un an. On en a livré combien ? Le problème c'est les hommes. Mais il faut il faut un mec derrière des hommes. Le problème c'est qu'à mondé c'est là on est vraiment sur une guerre j'ai envie de dire c'est pas uniquement une guerre technologique. Voilà, c'est vraiment aussi une guerre de tranchée. On le voit d'ailleurs avec ces images où on gagne 5 km, 10 km. Voilà. Et le problème c'est que c'est les hommes.
Donc moi j'ai tendance à penser que on ne prenons pas le risque de perdre parce que moi je ne souhaite pas cette défaite. Je pense qu'elle serait terrible y compris pour pour l'Europe et en terme de signal en terme de d'équilibre géopolitique à l'avenir. Donc c'est j'ai envie poussons à la négociation tant qu'il est encore temps de négocier. Parce que si demain nous laissons le temps passer et que l'Ukraine aboutit à une victoire totale bon bah là pour le coup la Russie qu'est-ce que je dis l'Ukraine ? Oui la Russie. Je sais pas pourquoi je dis l'Ukraine en permanence. Oui, excusez-moi. C'est peut-être un acte manqué, c'est ça ? Non, la Russie, bien sûr. La Russie, évidemment. La Russie.
Et négocier quoi ? [grognement] Bah, négocier ce qui peut-être négocié, c'est-à-dire d'une part la paix. Et bah les J'imagine que les Russes voudront la neutralité de l'Ukraine, c'est qu'ils voudront que l'Ukraine renonce à intégrer l'OTAN. Et j'imagine que l'Ukraine voudra récupérer une partie de ses territoires. Moi, j'ai pas je je veux dire, j'ai pas moi, j'ai pas le comment dire la prétention de pouvoir vous dire euh ce qui peut être obtenu ou pas obtenu. Ce que je suis en train de vous dire, c'est attention à ce jusqu'au bouthisme guerrier. On a une Commission européenne qui a été très très active également dans cette diplomatie guerrière.
vouloir faire des provocations, aller de plus en plus loin parce que je vous dis si vraiment tu fais l'avocat du diable en face ils sont pointés premier jour avec 250000 hommes, ils sont allés quand même un peu fort quand même non ? Ah non mais je fais plus je je suis pas là du tout pour dire que je défends la Russie c'était pas du tout mon propos. Ce que je suis en train de vous dire, c'est que à un moment donné, si vous voulez voulez faire la guerre, bah vous en donnez les moyens. Mais la réalité, c'est qu'on a fait le truc à moitié. C'est-à-dire que moi je voulais je voulais pas qu'on fasse cette guerre. Donc je vais voilà, je dire faut être cohérent.
Dire que vous voulez la guerre, vous faites du jusqu'au bouhisme. Vous allez provoquer, faire des déclarations extrêmement violentes. On s'en souvient. OK. Mais dans ce cas-là, bah on se souvient qu'Usula Vlon a tenu des propos quand même et que j'ai plus le j'ai plus le détail, mais elle avait tenu des propos extrêmement béliqueux à l'égard. Le mer quand il s'était fait mettre à sa place par Medved Medvedev concernant la guerre économique, il avait dit quoi déjà ? Je me suis pas c'était une histoire de genou d'économie à genou un truc comme ça. Non, je me su pas. Nous allons mettre l'économie russe à genou. Oui, voilà. Nous allons mettre l'économie russe à genou.
Donc je veux dire à un moment donné si vous voulez faire la guerre face à une puissance nucléaire déjà voilà bah dans ce cas-là il faut s'en donner les moyens. Or là l'Europe fournit du matériel mais n'envoie pas d'homme parce que personne veut aller faire la guerre véritablement avec la Russie. Donc résultat, on se met en situation de perdre avec donc toutes les conséquences géopolitiques et en plus on découvre des choses parce qu'en fait c'est ce que je vous disais, on est plus dans le même monde. C'està-dire qu'aujourd'hui on on comprend des choses qu'on avait qu'on avait minoré. C'est-à-dire que finalement l'économie russe qu'on pensait faible a beaucoup mieux tenu qu'on l'imaginait.
Ils sont passés en économie de guerre, c'est normal. Oui, mais ils ont quand même su contourner des sanctions de plus en plus fortes. Il s'était entraîné bien avant en imaginant Exactement. En imaginant que justement bah vous avez rappelé les propos à l'instant en se disant que l'Europe pensant ou ayant la prétention d'imaginer qu'il pourrait les mettre à genou et à l'inverse on a peut-être surestimé la capacité militaire qui existe mais qui a été moins spectaculaire que ce à quoi on s'attendait. C'est vrai que à un moment donné, on s'est dit Russie Ukraine, bon bah ça va être plié en 3 jours. Bon, ça a pas été le cas. Pourquoi ? Pourquoi ?
Moi je suis pas une parce qu'ils ont pas envoyé l'avgation avec des tapis de bombe comme les Américains ont fait en Irak. Je suis pas je suis pas une stratège militaire donc j'ai pas le j'ai pas le détail. En tout cas, tout ce que je peux noter, c'est la surprise générale. Tout le monde a trouvé quand même que les Ukrainiens, et ça pour le coup, on peut leur accorder une chose, bah la bravoure aussi de des soldats et de la population ukrainienne qui ont qui ont mieux tenu et puis manifestement, je moi je je lis ça et je regarde ça de loin, mais des des commandements russes qui ont été un peu à côté de la plaque au début. Donc en tout cas, tout ça pour vous dire quoi ?
que là typiquement on a un exemple d'un moment où la France aurait pu aurait dû jouer un rôle quand il en était encore temps et au lieu de ça bah ce qui s'est complètement aligné sur sur bah la [raclement de gorge] grille de lecture américaine se jetant Corséam dans dans ce dans ce conflit euh avec la conséquence que bah si demain ce conflit est perdu, bah la France enraement les conséquences et et au-delà de la France les Ukrainiens en payons le en paye et en payant le prix de manière euh atroce. Et la France va payer comment si l'Ukraine perd ?
bah, elle va se retrouver sans plus aucune capacité de dialogue entre le nord et le sud, ce qui a été notamment sa force pendant longtemps justement parce que la France c'était ce qu'on disait cette puissance intermédiaire qui était capable de parler à des pays auxquels d'autres n'étaient pas capables de parler parce que la France était considérée comme un pays, je dirais pas un pays en tout cas non aligné, en tout cas plus indépendant euh [grognement] voilà qui était capable de dire non à la guerre en Irak, qui était pas totalement aligné justement sur bah la grille de lecture américaine qui était capable de défendre ses propres intérêts et et d'avoir oui une lecture des choses qui étaient qui qui lui étaiit singulière euh et et là aujourd'hui malheureusement tout ça on le voit dans le conflit entre l'Arménie et l'Azer Azerbaïdjan France était attendue.
La voix de la France a été attendue et elle elle n'a pas été là au-delà de quelques petites déclarations d'amour à l'égard de l'Arménie. On voit bien que bah le les intérêts gaziers qui son en fait souvent du gaz russe d'ailleurs qui passent par la pjan a prévalu sur tout le reste et là on n pas entendu la France. Voilà. Qui c'est qui a fait péter Nord Stream selon vous ? Bah je sais pas plus que vous hein. Je sais pas plus que vous en tout cas moi je regarde toujours qui a qui a intérêt. Voilà. Alors, il y avait il y a deux intérêts.
Soit on se dit c'est les Russes mais bon, j'ai quand même tendance à penser que si ça avait été les Russes, on l'aurait su quand même surtout au regard des enquêtes qui ont été faites. Les Russes en se disant en disant, c'est ça non ? Mais en plus, il y a eu quand même des enquêtes en cours. C'est soit c'est les Russes et avec l'idée de se dire bah on va faire croire que ce sont les autres et donc on va diviser les Européens sur le sujet parce que les Allemands vont extrêmement mal le prendre. Voilà, on pourrait imaginer ça. Euh soit il voulait pas payer les amendes. Oui, il voulait pas payer les amendes. Exactement.
Soit bon bah c'est américain ou allié en se disant bah on coupe ou ukrainien ou ukrainien. Mais j'ai pas ça, j'ai pas la réponse définitive. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que euh pendant des années euh les Américains ne voulaient pas euh de ce gazoduc. On en a assez peu parlé, c'est assez intéressant, mais il y a eu des manœuvres américaines incroyables pour faire céder l'Allemagne. On va pas revenir dessus, mais l'Allemagne avait tenu d'ailleurs.
C'était un signal faible que les États-Unis essayaient d'envoyer l'Allemagne pour éviter de se mettre sous le jour russe ou c'était simplement pour pouvoir éviter le rapprochement Allemagne-Russie ou c'était ou c'était pour simplement pouvoir nous refourguer le leur leur gaz naturel ? B je pense je pense que c'était pour éviter évidemment enfin tout est lié d'ailleurs le rapprochement Allemagne Russie enfin ça pour le coup moi j'invente pas la poudre he il suffit de relire le grand échiquier de Brzinski tout est dedans.
Tout est dedans et tout est d'actualité hein sur le fait que pour bah garder une influence forte sur l'Europe, il faut que la Russie et l'Europe de l'Ouest soient plutôt séparé et que un continent eurasiatique uni et en bonne entente serait évidemment une concurrence. Voilà.
Alors après tout tout est jamais aussi simple évidemment puisque il y a des il y a des il y a des intérêts des deux côtés et tout mais en tout cas ce qui est sûr c'est que bah la conclusion aujourd'hui c'est que nous on est le premier importateur de gaz de GLL américain euh les chiffres Ah j'ai [grognement] pas les chiffres en tête j'ai juste vérifié ça vous pourrez vérifier qu'en France on est on est le premier importateur en Europe de GLN américain donc c'est vrai que les les les bah la demande a augmenté et a explosé donc donc voilà Maintenant, à nous de trouver l'équilibre entre bah la nécessité de garder les Américains en alliés parce qu'ils sont des alliés mais d'être capable Alliance veut pas dire fusion.
Voilà. Alliance veut pas dire fusion. Vaut mieux un bon ennemi ou un mauvais allié. Vaut mieux un bon ennemi ou un mauvais allié. Bah poser comme ça, je veux dire un bon ennemi, c'est mieux parce qu'on l'a bien identifié. Mais après, soyons pas non plus caricaturaux. C'est-à-dire que en fait c'est moi qui pas du tout, pas du tout, jamais. Attention, je vais m'énerver, jamais, jamais, jamais. Euh non, je ce que je veux dire, c'est que aujourd'hui, bon en fait aujourd'hui on a deux blocs qui se dessinent aujourd'hui pour faire simple.
Donc on va dire le le bloc occidental pour caricaturer aujourd'hui dans laquelle la France est totalement intégrée et puis le le fameux bloc russeau chinois, les méchants. Les méchants comme voilà et donc les gentils contre les méchants là. Non, c'est jamais les gentils contre les méchants en fait. C'est sinon si on raisonne comme ça, on raisonne de manière morale et donc on est à côté de la plaque. Non, ce que je veux dire, c'est que on peut dire qu'on ne veut pas être ni dans un bloc ni dans l'autre, ça veut pas dire qu'on est àidistance des deux blocs. On peut quand même être plus proche d'un bloc que de l'autre.
Ça veut dire que même quand de Gaulle euh refuse d'être totalement aligné sur les MAricains face à l'Union Soci-soviétique, finalement il dialogue avec les deux et pour autant il dit évidemment qu'il se sent plus proche des Américains sur plein de sujets, y compris pour des raisons civilisationnelles. Donc ça nous a pas empêché les deux blocs de nous des espions un peu partout que ce soit le KGB ou la CIA. Oui mais ça ça existera toujours et et on et on l'a peut-être fait aussi donc donc [rires] voilà. Donc dernière fois c'était Mat. Ouais mais oui mais donc ça ça existera toujours. Et donc ça c'est les ça c'est les règles du jeu.
En tout cas voilà ce que je veux ce que je veux dire c'est que euh il s'agit pas de couper les ponts avec tout le monde, il s'agit juste de savoir être de pas être naïf y compris avec ses alliés. Alors là, je vais vous poser une question vachement difficile. Une question que personne a réussi à résoudre depuis les 40 ou 50 dernières années. Rien que ça. Ouais. Le tout en 1h45. [rires] Vas-y, envoie les menottes. On va la garder un peu plus longtemps. Le conflit arolo palestinien ont fait quoi ? Il y a un génocide, ils sont en train de se faire pousser au sud, ça continue de bombarder. C'est pas un génocide, c'est une c'est une réponse normale d'une armée normale humaine.
C'est une réponse à des crimes du Hamas, à un massacre du Hamas. C'est c'est alors on fait quoi ? Shirak, il aurait fait quoi ? Shirak. Check il leur fait il aurait dit quoi ? You want me to come back into my plane essayons essayons justement de sortir de laffect et de de regarder ça avec avec Est-ce qu'il faut une force d'interposition ? Est-ce qu'il faut qu'on se déploie ? Envoyer des casques bleus des casques bleus en des casques je je pense que la France doit pas entrer dans dans ce conflit maintenant deux choses. Bon quels sont les buts de guerre d'Israël ? Ils s'en sont pas cachés.
Ils disent "On veut récupérer nos otages et on veut détruire le Hamas." Bon moi côté français je je partage ces buts de guerre si je peux dire. D'autant plus qu'on a des otages à nous. et que le Hamas aujourd'hui n'est pas seulement une menace existentielle pour Israël, mais est devenue dans ses dans ces euh ramification islamiste une menace y compris pour l'Europe et pour la France. Preuve en est d'ailleurs à la suite bah vous l'avez certainement suivi bah du massacre du 7 octobre. C'était un carnage. Et vous avez eu les images les images sont euh du concert des pauvres momes qui sont elles sont insoutenables. Elles sont insoutenables.
Vous avez vu aussi les les pauvres momes palestiniens réduits en en toute façon c'est c'est insoutenable des deux côtés, c'est évident. Maintenant juste pour vous répondre donc euh comment dire on a du coup on fait perdre le fil. Oui. Donc les deux buts de guerre donc on a détruire répubèr les otages détruire le Hamas. Aujourd'hui, le Hamas pendant longtemps, la cause palestinienne était une cause nationaliste, laïque avec donc des exigences enf en tout cas des buts de guerre qui étaient d'ordre géographique si je peux dire et territoriaux plutôt. De quoi ? Les buts du Hamas, le le but de la cause palestinienne. Ah oui, il veut détruire complètement Israël. Oui, bien sûr. Bien sûr.
C'est exactement ce que je veux dire. Mais sauf qu'aujourd'hui, il y a une mutation de cette cause dite palestinienne et qui aujourd'hui est totalement captée évidemment par le Hamas et largement soutenu par la population. Ça veut dire que d'une cause nationale, territoriale et au départ laïque dans ce courant, on est on a basculé vers un djihadisme mondial dont la la destruction d'Israël et la défense de la cause palestinienne est une des composantes. Donc c'est une menace pour nous tous. Euh et c'est là où je voulais en venir.
À la suite du massacre du carnage, vous avez raison, du 7 octobre, euh le condateur, l'un des cfondateurs du Hamas fait un appel au djihad international qui se finit en assassinat Dominique Bernard en France. Donc je veux dire, on a euh une menace d'attentat avec pareil euh des membres du Hamas en Allemagne qui ont été arrêtés euh euh juste à temps. Donc c'est c'est aujourd'hui diffus et c'est c'est ambiant. Donc tout ça pour dire que les buts de guerre, je les comprends et du point de vue des intérêts français, pour le coup, ils vont plutôt dans le sens d'intérêt. Maintenant, on peut être d'accord avec les buts de guerre et interroger la stratégie militaire.
Moi aujourd'hui, je vous le dis franchement, j'ai pas les compétences pour pouvoir vous dire euh si euh l'armée israélienne fait exactement ce qui doit être fait pour limiter les morts civiles euh avec les contingences qui sont les leurs, c'est-à-dire évidemment à Hamas qui utilise les populations palestiniennes, y compris les enfants, les hôpitaux, les mosquées, on le sait, euh comme euh voilà euh parapluie pour euh pour se protéger. Ça vous dit quelque chose l'arithmé l'arithmétique de la de la rébellion ? Non, c'est quoi ?
En gros, vous vous butez un terroriste, vous butez un salot et mais le problème c'est que les 10 à côté, ils se transforment aussi en terroristes parce que c'est soit le cousin, soit la fille, soit ça fait ça fait 10 de plus. Le problème si vous voulez, c'est que alors déjà euh une fois de plus, moi je crois pas à l'intention génocidaire d'Israël. Ça, j'y crois pas du tout. Je pense pas que Israël tue volontairement des civils. Je vois pas l'intérêt en plus y compris même géopolitique qu'ils auraient. Parce que s'ils font ça et on le voit bien d'ailleurs, la communauté internationale se se retourne contre eux et ils perdent des appuis, ils perdent des soutiens.
Donc je trouve que ce serait un c'est peut-être pas leur intention mais la méthode quand même c'est un peu Non mais c'est pour ça que je vous dis queon peut partager les les buts de guerre et interroger la stratégie militaire. Mais une fois de plus, je franchement là pour le coup j'av j' j'avoue humblement que enfin d'ailleurs je pense que personne a vraiment tous les éléments pour pouvoir dire oui ils font exactement ce qu'il faut ou c'est n'importe quoi. Voilà. La conséquence, elle est terrible, c'est qu'il y a des morts civiles et évidemment c'est détestable et regrettable. Et en même temps, je peux pas empêcher Israël et je peux pas délégitimer Israël dans sa réponse.
Je veux dire, on aurait vécu ça en France, qu'aurions-nous fait ? Ça me paraît logique. Je veux dire, quand quand vous avez des otages, quand vous avez eu ces ces massacres, ces enfants, ces femmes violées que vous ripostiez. Si Israël n'avait rien fait, bon ben ça voulait dire que le Hamas pouvait recommencer. Voilà. Donc moi je vous je veux dire je je ça fait comme vous disiez plus de 76 ans qu'on a pas la réponse. Je fais partie de ceux qui ont défendu le principe pendant longtemps d'une solution à deux état pensant que c'était aussi le meilleur moyen, y compris de défendre l'intégrité d'Israël puisque finalement ça officialisait, ça structurait un état donc c'était plus facile.
Je me fais l'avocater du diable défendre aussi l'intégrité de la Palestine et du coup aussi de en tout cas des des populations civiles palestiniennes he qui aujourd'hui évidemment vivent dans des conditions extrêmement précaires. Mais je vais pas enfin on va pas se mentir cette solution en tout cas à court terme elle est éminemment compliquée. Premièrement parce que aujourd'hui vous allez pas proposer un état au Palestiniens alors que le Hamas vient de faire ce qu'il a fait. C'est-à-dire que c'est évidemment une récompensee au terrorisme et aux méthodes du du Hamas. Donc c'est inenvisageable.
Et deuxièmement, avant d'envisager cette solution, il faut être sûr que bah toutes les ramifications islamistes soient détruites parce que sinon vous créez un Daesh euh aux portes d'Israël. Et évidemment, ça c'est n bien sûr ni pour Israël mais ni pour les Européens euh voilà [grognement] aujourd'hui qui ont des soldats euh islamistes et djihadistes y compris sur leur propre sol et qui prennent parfois leur consignes, on l'a vu, directement à Gaza ou dans d'autres pays du monde type Qatar et compagnie. Voilà. Peut-être [grognement] d'Iran un peu, non ?
et diront oui, même s'il y a pas eu d'attentat du Esbola en France de depuis longtemps, mais en tout cas aujourd'hui en France, c'est plutôt un terrorisme sunnite. Quel regard vous portez sur Netaniaahu ? [soupir] Bah, je vais vous dire sur le le la réponse une fois de plus militaire, j'ai pas les éléments, je vous dis. Je pense pas qu'il y ait d'intention euh génocidaire. Euh voilà, moi je je n'étais pas de celle qui défendait les politiques de colonisation sur les territoires palestinien.
Maintenant euh je c'est compliqué parce que Israël en même temps euh a eu des phases où euh il y a eu des tentatives justement euh de dialogue avec les Palestiniens et puis c'est précisément d'ailleurs dans les années où le Hamas a été élu démocratiquement et et a prospéré. Donc en fait c'est plein d'occasions manquées. Euh la réponse est enfin le Paris d'Israël des départs était un paris euh incroyable. en même temps euh beau et incroyable parce que aller s'installer dans cette partie du monde, récupérer des terres d'origine pour reconstruire un état, c'est vrai que c'est une menace existentielle.
Maintenant, moi j'ai quand même un peu le réflex spontané de me dire je préfère quand même qu' aujourd'hui l'existence bien sûr de cet état qui est un état quand même euh démocratique, proche des Européens, qui est aussi un interlocuteur naturel dans cette zone du monde parce que parce que si Israël disparaît, c'est évidemment un drame pour les Israéliens, mais c'est aussi un drame, j'ai envie de dire, pour l'Europe et ses intérêts géopolitiques dans cette région. Qu'est-ce qu'on fait avec la population palestinienne qui est coincée à la frontière de l'Égypte avec les bulles d'ozer, les bombardements qui se rapprochent, qui se rapprochent, qui se rapprochent ? On fait quoi ?
On n' pas la réponse hein. J'ai envie de vous dire moi, j'aimerais bien que tous ces pays arabes du proche Orient qui sont euh Non, mais ça m'intéresse Bah oui, non mais d'accord, mais qui sont si pront à dénoncer l'attitude d'Israël, voir à à remettre en cause son existence, bah accueillir ses réfugiés. Je suis désolé mais à un moment donné euh les réfugiés euh politiques euh de guerre sont pas tous amenés euh à venir euh en Europe, hein. Il y a aussi pour des raisons géographiques, culturelles, spirituelles, des choses qui devraient être plus évidentes.
Le problème, c'est que les Égyptiens et je je les comprends aussi, ils ne veulent pas accueillir euh euh davantage de réfugiés parce qu'ils veulent pas être déstabilisés de l'intérieur. [grognement] Euh donc bah moi je pense toutes les pétromarchies là qui ont été très véhémantes hein dans leur dans les qui ont les moyens les moyens. Donc accue accueillons-les. Voilà, je trouve que ça serait pour le coup une solution cohérente avec leur prise de position. C'est les accueillir le temps que Israël remplisse ses objectifs de guerre et ensuite les remettre là-bas. Ça c'est ça c'est aux populations de choisir après où elles ont envie de faire leur vie.
Mais pour palier, on va dire à la crise, voilà ce que je veux ce que je veux dire aujourd'hui c'est que une fois de plus, c'est toujours pareil. On on les ces pays arabes là ne se posent jamais la question. Ils sont toujours très vindicatifs dans leur prise de position. Il se pose pas la question de savoir comment ils aident réellement et concrètement les populations. Qu'est-ce qu'on fait éclirant ? C'est-à-dire qu'est-ce qu'on fait avecant ? On renou des contacts, on les empêche d'avoir l'arme nucléaire définitivement. Qu'est-ce qu'on fait ?
[soupir] Bah, je vais pas vous dire que c'est un bruit de couloir en ce moment chez les stratèges, c'est Israël va bombarder l'Iran au nucléaire pour résoudre le problème définitivement. C'est une vue de l'esprit. C'est un fantasme. C'est un truc. Je je sais pas. La la la la guerre russoau-rainienne nous démontre que tout ne tout tout est possible. Après tout, j'imagine enfin peu de personnes avaient imaginé queon pouvait avoir comme ça une invasion de l'Ukraine aussi violente et et une guerre si proche. Donc faut faut rien faut rien exclure. Maintenant, je pense pas que Israël ouvre ce front aujourd'hui, ça me paraît compliqué.
Alors qu'ils sont quand même dans une situation intérieure et politique parce qu'on parlait de Netaniaahou mais Netaniaahou aujourd'hui est très contesté y compris par la population du fait qu'il n'aurait pas pris au sérieux les alertes qui lui avaient été transmises notamment par l'Égypte je crois justement sur cette possibilité d'attaque et le fait qu'il aurait fait des choix sécuritaires qui étaient malvenus notamment en abandonnant ces territoires proches de de Gaza de de la de surveillance parce qu'il y avait voilà des menaces plus fortes dans d'autres parties et et en poussant une politique de colonisation sans avoir le moyen d'assurer la la sécurité de ces populations parce qu'en fait on est à créer un émettement du territoire avec des populations et des kibots qui sont relativement isolés en les exposant justement à tout cela.
Donc aujourd'hui il Vous avez déjà été en Israël ? Non malheureusement j'ai jamais été. J'aimerais beaucoup. Il y a de la bonne musique il paraît et j'aimerais bien y compris moi pour des raisons spirituelles. Jérusalem Bethléhem. Vous crois en Dieu ? Oui je crois en Dieu. Comment ça se manifeste ? Comment ça se manifeste ? Euh comment je crois en Dieu ? Bah je je c'està-dire dans ma pratique, vous voulez dire est-ce que vous avez un ami imaginaire ? Comment Dieu se manifeste ? Comment vous percevez ? Ça c'est une question métaphysique et trans c'est c'est [rires] pour déconcentrer. Oui, c'est ça. Bah, ça marche bien.
[grognement] Euh ça marche bien surtout que c'est toujours très intime une relation avec avec Dieu. Mais non, ça se manifeste comme une présence invisible mais douce et rassurante et aimante. C'est comme ça que vous vous rassurez ? C'est comme ça que je me rassure aussi. Ouais. Ça fait partie des choses qui me donnent de la force. Combien vous gagnez ? Bon, je vous dirai pas, ça vous regarde pas. [rires] Est-ce que vous faites de l'évasion fiscale ? Non. Vous êtes sûr ? Ah, j'en suis sûr. Je [grognement] vous dirai pas les yeux dans les yeux parce qu'il y en a d'autres à qui ça avec qui ça a mal fini ce genre de déclaration. C'était Cusac. C'était cap comment on dit capillotracté. C'est ça.
Capilo tracté. Ouais. [rires] L'application des peines. L'application des peines dans notre Ah bah mauvais euh Est-ce que Sarkozy doit aller en prison ? Mauvais. Ah oui, je pensais que vous parliez de la justice pénale en général. La justice pénale, non, il a pas été si si si si si si. Mais bon, je pense qu'aujourd'hui le sujet de on viendra sur la géopolitique juste après. Ouais. Ah bah le sujet on a bien remarqué le sujet de la difficulté d'application des peines, elle pour le coup je me semble dépasse dépasse Nicolas Sarkozy. Comment on juge une société ? On la juge comment ? Avec deux facteurs. Comment on juge une société ? Ouais. Je vous donne deux pistes.
Ah oui, les questions et les réponses. Non non, c'est pour vous donner à peu près l'amplitude de mon cadre. Son respect des animaux et son son respect des détenus. [soupir][grognement] Oui oui, j'aurais pas forcément pris ces critères là, mais euh bah typiquement son niveau de sécurité et de civisme, ça je pense que c'est vraiment une donnée importante pour mesurer le niveau de civilisation. Je pense que c'est ça qui fait que les sociétés se développent et qu'on puisse vivre sereinement. Enfin, je dire c'est bien le rôle d'un état et c'est celui-ci de c'est celui de garantir cette liberté là.
Aujourd'hui, je considère que le contrat n'est pas n'est pas rempli par l'État français de ce point de vue-là. Euh [grognement] la sécurité et puis et puis euh quoi d'autre ? Un deuxième un deuxième facteur parce que la sécurité découle beaucoup de choses, mais je c'est ce dont je vous parlais tout à l'heure en fait, le fameux sentiment fraternel. C'est-à-dire que je pense que je vais élargir un peu le sujet, mais il y a une chose pour moi qui aujourd'hui je vous autorise. Merci. Je vais faire essayer de faire euh euh [grognement] il y a une chose pour moi qui menace la démocratie au-delà du gouvernement des juges euh c'est justement le multiculturalisme.
Je m'explique, la démocratie c'est pas uniquement euh un une addition de voix qui donne un projet parce que pour dégager un fait majoritaire, il faut qu'il y ait quand même des fondations civilisationnelles communes. Faut quand même que le peuple qui vive sur le territoire s'accorde globalement évidemment sur la notion qu'il a du bien et du mal. du périmètre, des lignes rouges, des valeurs un peu fondatrices euh qui font qu'on on peut vivre ensemble. Le problème, c'est qu'aujourd'hui avec l'immigration, avec le multiculturalisme, on narrive plus vraiment à dégager de faits majoritaires parce que justement il y a des visions, des modes de vie qui se confrontent et qui cohabitent mal.
Et donc, on construit une addition de minorité. C'est ce que font très souvent d'ailleurs euh nos gouvernants. Donc on construit des majorités de circonstances de façon un peu bancale et qui explosent euh extrêmement vite au lendemain des élections, d'où d'ailleurs des instabilités récurrentes parce qu'on arrive plus à donner un cap parce que évidemment les fondations sont trop euh friables quoi. Et donc ça pour moi c'est une vraie menace pour la démocratie et et son bon fonctionnement. Quelle était ma question ? Votre question c'était quels sont les deux facteurs qui font que une société se porte bien ou en tout cas une la question c'était comment on juge une société ? Ouais.
Comment on juge une société ? Ouais, c'est ça. Le respect des animaux. Oui. Bah le [raclement de gorge] respect des animaux en fait partie mais enfin le respect des humains déjà le respect de l'intégrité des humains et liberté des humains. C'est bien aussi arrive tout de suite. La devise qui est en haut du grand manège de l'école de guerre anciennement collège intermé de défense vous savez Hitler adorait les animaux. Oui non mais si on voulait faire des points Goldwin. Non mais je sais pas un point goldin. Je dis pas que c'est vous. Gandi aussi hein. Oui. Oui. Et le respect, vous parlez de l'intégrité humaine.
Quand on enferme des gens dans espèce de cloa qui prennent l'humidité où ils sont à 15 par terre qui Ah mais moi je suis d'accord avec vous. Je pense qu'il faut construire des prisons. Je crois pas qu'il faille vider les prisons parce que je trouve qu'au contraire parfois elles sont pas assez remplies et que ça dure pas assez longtemps. Je pense qu'il faut construire. Le taux d'occupation en France des prisons. C'est combien ? Mais oui mais d'accord c'est on a été condamné combien de fois par oui non mais ça je suis d'accord avec vous. Bien, on est dans un état surpopulation carcérale. Je dis pas qu'on doit s'en féliciter, mais je pense que la réponse, elle est pas de vider les prisons.
Elle est pas la démonstration que la politique pénale en réalité est plus dure. Elle est simplement la démonstration que la criminalité dans le pays augmente et que les le parc carcéral n'est plus adapté aujourd'hui au taux de criminalité dans le pays. C'est le parc carcéral où c'est la pédagogie apportée à la la quand quand les gens purgent leur peine ? Non, c'est le parc carcéral. C'està dire qu'on a plus assez de place par rapport aujourd'hui au niveau de délinquence qui est celui de la France et donc on a des états de surpopulation carcérale.
Et de ce point de vue-là, je parle une fois de plus, moi je fais partie des gens qui déjà quand j'avais été élu en 2012 plaidait pour qu'on ait à minima 15000 places de prison supplémentaire et le compte n'y est toujours pas parce que je crois que le gouvernement on a fait construire à peine 2500 ou 2800 depuis qu'il est aux affaires. Donc oui d'accord ça coûte cher mais à un moment donné il faut choisir ses priorités. Comment vous expliquez que les pays nordiques euh convertissent leur prison en hôtel de luxe ? Bah peut-être déjà parce qu'ils ont pas euh nécessairement les taux d'immigration qui sont les nôtres.
j'y reviens hein, mais que du coup les taux de criminalité ne sont pas nécessairement les mêmes. Et d'ailleurs, c'est de moins en moins vrai hein parce que si aujourd'hui euh on voit des gouvernements de droite arriver aux affaires qui sont très dures sur l'immigration, pas forcément que de droite d'ailleurs, je pense notamment au Danemark qui était plutôt gouvernement issu de la gauche, c'est parce que justement ils ont vécu de manière plus intense et très en étant très court notamment après la crise de la Syrie, des flux d'immigration très importants, en particulier en Suède et ils ont vu d'un coup les conséquences sur la criminalité.
Euh et donc on va dire le fameux modèle nordique de bien vivre ensemble a explosé. Et ce qui est très intéressant, je vous invite à une une étude fond d'Apôle euh Dominique Rignier sur ce sujet qui a étudié les raisons pour laquelles les Danois notamment avaient euh il y avait un consensus droite gauche au Danemark sur la régulation de l'immigration et la première raison c'est pour sauver leur modèle social. Vous savez dans les pays du nord ils ont des modèles sociaux protection sociale très forte. Ils sont très attachés. Ça fait vraiment partie de leur un peu comme en France d'ailleurs he de l'identité du pays quoi.
Et bah eux ils ont compris que l'ouverture des frontières ça marchait pas avec la défense d'un modèle de leur modèle social et donc il fallait choisir. Voilà. Et donc ils ont choisi. On a le réchauffement climatique qui commence à mettre des zones dans le monde inhabitable. On a des précarités économiques, des gens qui sont connectés à internet et qui voient l'Eldorado en Europe. On voit des gens mourir dans la Méditerranée, un immense cimetière dans la Méditerranée. C'est pas des facteurs qui vont s'arrêter, c'est des facteurs qui vont continuer qui vont continuer. Qu'est-ce qu'on fait nous, l'Europe ?
On construit un mur, on fait un blocus maritime, on aide le développement sur place, on évite que les gens clament en pleine Méditerranée avec des br avant clam c'est des brûlures de mazout dans les zodiaques, la traite des hommes, le marché aux esclaves en Libye et j'en passé des meilleurs de l'esclavagisme, des viols, des coups et de j'en passe. On fait quoi ? Alors, il y a plein de choses dans votre question. Première chose, vous savez, il y a euh d'après les Nations- Unies, il y a à peu près un/4 euh de la population mondiale qui su qui se qui vit dans des zones en situation de conflit.
Donc si le principe c'est de dire que la France a vocation à accepté toutes les personnes qui subissent des zones de conflit, je peux vous dire qu'on n pas fini parce que un quart de la population mondiale, ça va faire beaucoup. Donc moi, je considère, je remets en cause ce principe qui explique qu'aujourd'hui la France a un devoir, comment dire d'accueil et d'hospitalité inconstitutionnel et illimité.
Alors, une fois de plus, je vous le dirais, on serait euh euh on serait richissime dans une situation de prospérité, à ne plus savoir quoi faire de de notre argent, de nos places d'hébergement, de J'ai envie de vous dire très bien, soyons fraternels, mais on n'est objectivement plus dans cette situation et et là aujourd'hui, c'est la le la survie même de la France en tant que civilisation française et européenne qui qui est menacé. Alors, moi, je considère qu'on doit quand même avoir le droit de pouvoir continuer de d'exister en tant que peuple, en tant que civilisation et en tant que nation. Euh [grognement] donc ça c'est la première chose.
La deuxième chose c'est quand vous regardez les les je parle de l'immigration légale pour le coup les premiers titres de séjour les nationalités qui sont les premières bénéficiaires des premiers titres de séjour on a Algérie, Maroc, Tunisie. Alors je vous dis pas que ces pays sont dans des situations économiques merveilleuses et incroyables. Mais c'est Algérie, ça va pas mal non ? Oui. Non bien sûr. Pour ça que je vous dis que tout est pas parfait et il y a des parfois des dérives semi-autoritaires et tout. Ce que je peux vous dire, c'est qu'en tout cas, on peut pas dire que ce soit les pays les plus affamés ou face à des crises climatiques majeures. Donc, vous avez été en Algérie ou Maroc ?
Oui, j'ai été au Maroc et en Tunisie, pas en Algérie. Ça où ça ? J'ai été à chaque fois dans les capitales et puis une fois, non, pas que au club. [grognement] Mais vous avez été comment ? Sac à dos ou Oui ? Oui, c'était des voyages personnels à chaque fois. Je suis pas allée dans le cadre politique. Mais dans quel cadre ? Parce qu'il y a voyage personnel et voyages personnel c'estàd que oui enfin je veux bien vous raconter je veux bien vous raconter ma vie. Non non, c'était c'était pour le coup voilà visite découverte du pays. C'était pas au climat [grognement] euh un tour opérator ou vous avez pas un tour opérator non plus.
Mais mais bon, au-delà de ça, tout ça pour vous dire que au-delà de de ma vie passionnante, ce c'est immigration, pardon. Vous avez appris quel mot là-bas ? Des gros mots comme à chaque fois qu'on va à l'étranger en premier mot. Mais je vais pas vous le dire. Vous m'avez dit pas de gros mots, pas de diffamation. [rires] Donc et non, ce que je veux vous dire, c'est que là typiquement on est face à une immigration, pas de dénigrement. et pas de dénigrement, pas une immigration euh climatique ou euh ou de lié à des conflits, on est une migration économique. Voilà, ça c'est factuel.
Et deuxième chose, là pour le coup, je vais vous prendre les demandeurs d'asile euh qui rentrent bien souvent clandestinement sur le territoire pour demander l'asile, d'où le fait que ce soit devenu une fier d'immigration. Première nationalité qui demande, je vous épargne les suivantes, c'est l'Afghanistan. Donc l'Afghanistan, il y a les sources alors les sources à chaque fois c'est le ministère de l'intérieur. Sur l'immigration de manière générale, je vais vous faire gagner du temps. C'est moi j'utilise que des sources officielles. Ministère de l'intérieur euh INC cours des comptes et quand c'est des trucs européens parfois l'OCDE euh comme ça au moins je suis pas embêté.
Et donc l'Afghanistan alors évidemment je dis pas que la vie des populations en Afghanistan est merveilleuse, loin sans faut, loin sans faut, mais vous savez, il y a à peu près près 6000 km, plus de 6000 km entre nous et l'Afghanistan. Est-ce que objectivement euh c'est le devoir de la France en premier lieu de devoir accueillir les réfugiés d'Afghanistan ? Une fois plus, j'en suis pas absolument convaincu et je considère que la France a largement fait son devoir. Donc il s'agit pas d'être dans on construit des murs, on en a rien à faire.
Il s'agit de dire qu'aujourd'hui notre premier devoir de responsable politique, c'est d'abord d'assurer la survie, la prospérité, l'intégrité et la sécurité du pays. Et que donc ça, bah c'est pas compatible avec une immigration euh de masse, qu'elle soit légale ou illégale venu de pays dont le moteur principal est d'abord un un sujet économique. C'est combien de masses déjà ? Bah alors aujourd'hui, on est en premier titre de séjour à peu près euh alors en 2023, c'était autour de 320000 quelque chose comme ça. Il y a à peu près 2 millions d'entrées légal sous euh sous Emmanuel Macron depuis qu'il était arrivé, hein. Donc c'est considéré. Sûr de vos chiffres ? Ah, j'en suis sûr.
C'est peut-être 327000. Mais enfin, en tout cas, c'est je suis absolument sûr des ordres de grandeur. On est donc ça c'est un record cette année mais record d'ailleurs depuis Emmanuel Macron est aux affaires. On a des records d'immigration. C'est peut-être parce que les talibans ont commencé à se manifester d'une façon beaucoup plus revenir. Mais moi je pense que le premier sujet c'est la démographie. En fait, on est face à un déséquilibre démographique avec une explosion des populations en Afrique et en Europe qui fait que mécaniquement voilà et puis puis les modèles attractifs français pour plein de raisons économiques, sociales. Voilà.
Euh, on est à peu près record aussi d'immigration clandestine aux frontières européennes, chiffre de Frontex, à peu près 300000 entrées cette année. Record de demandeur d'asile cette année encore, mais c'est un record quasi continu depuis des années, plus de 100000. Record de mineurs isolés. En fait, aujourd'hui, c'est la perte de contrôle partout, voilà, tout le temps, partout et dans tous les domaines. Euh donc c'est pour le coup, c'est factuel. Voilà, c'est factuel et donc bah tout ça participe oui, d'un changement de population dans certains territoires avec toute l'évolution que toute l'évolution s'incomporte.
Donc pour vous répondre sur le réchauffement climatique, on parlera peut-être d'écologie après et de ce qu'il faut faire. Il me reste une demi-heure donc est-ce qu'on gratte un peu plus ? Non parce que j'ai un sandwich au jambon si vous voulez déjà je vais [rires] boire si vous permettez. H donc déjà la question c'est réchauffement climatique. Oui. Voulez un bout de fromage ? Euh non ça va merci. J'ai trop peur d'avoir un truc dans les dents après. [rires] Euh donc la souffrance des gens qui traversent les frontières. Déjà la question c'est la question de l'adaptation.
Bon, c'est marrant parce que on se on se pose toujours la question de savoir comment on peut endiguer, ralentir, empêcher le réchauffement climatique. Je vais pas vous mentir, je suis pas très optimiste. Surtout euh si on considère que euh la part de la responsabilité humaine est euh majoritaire, si ce n'est déterminante ou décisive, et occidental, bah aujourd'hui. Aujourd'hui, la France c'est 1 % des émissions de CO2 et l'Europe, c'est 9 %. Donc on peut pas dire ça. Notre pollution exportée, elle est ou importée, elle est elle est bah elle est plutôt importée d'ailleurs.
D'où le vrai sujet puisqueaujourd'hui c'est le paradoxe d'ailleurs euh en fait on on produit moins de gaz à effet de serre mais pourtant autant l'empreinte carbone reste très importante parce qu'en fait la ça c'est les chiffres du ministère de l'environnement la moitié des émissions de CO2 en fait aujourd'hui sont liées aux importations. D'où bah toujours pareil he une vraie une vraie politique écologique cohérente, c'est d'abord une politique qui produit locale au maximum et aujourd'hui c'est pas les modèles et donc les migrants, on en fait quoi dans tout ça ?
Et donc les migrants, bah comme je vous le disais aujourd'hui, on ne on ne peut plus assurer euh leur euh leur euh leur accueil, ça c'est une certitude. Euh donc il faut les dissuader de venir, hein, donc par des politiques euh dissuasives qui soient à la fois par le droit euh mais qui soit aussi par la fin des incitations à cette immigration dont je vous le rappelle, je vous le redis à l'instant, qui est majoritairement d'ailleurs de moteur économique. Est-ce qu'on peut arrêter quelqu'un qui a faim ? Oui, mais là en l'occurrence, c'est pas arrêter quelqu'un qui a peur comme je vous le disais, c'est pas le c'est pas le c'est pas la fin dans la plupart des nationalités qui poussent.
Euh, excusez-moi, mais le le l'algérien, le marocain ou le tunisien qui vient, il vient pas parce qu'il a faim. il vient parce que il sait qu'en France bah s'il arrive, il sera euh logé euh en HLM, qu'il aura le droit mécaniquement, même sans avoir jamais cotisé de sa vie euh à des à des aides diverses et variées, les APL, les allocations familiales, voire même une retraite hein, parce qu'à partir de 65 ans, vous avez l'aspa qui fait que même quand vous avez jamais bossé en France, vous avez un minimum plus intéressant quand vous êtes combien ? C'est autour de, je vais pas dire de bêtises, un peu plus de 700, entre 700 et 800. Voilà.
Euh donc pas mal quand même hein, c'est le moment qu'on puisse dire euh que vous allez même peut-être pouvoir envoyer une partie de cet argent euh au bled et que bah pour toutes ces raisons au bled et donc pour tout cprisant dans ma bouche hein. Euh et donc pour toutes ces raisons bah de fait c'est plus intéressant de venir en France. Voilà mais tout ça le problème c'est que se fait sur le coup de l'endettement français. Et où est-ce que vous avez voyagé dans votre vie ? Quel pays vous avez fait ? Vous voulez que je vous raconte ma vie quoi. En fait j'étais parti pour vous parler d'écologie. Mais on va y venir. Bah je sais pas si c'est très intéressant mais bah j'ai voyagé. Quoi de pays ?
Combien de semaines vous êtes restés ? Quel est le pays pour vous le plus pourri que vous ayez visité en terme économique ? En terme de plus pourri, en terme d'infrastructure, en terme de maladie, en terme de Je vais pas me faire des amis. Mais l'Inde c'était compliqué ? Ah bah l'Inde c'est compliqué pour les occidentaux hein. Vous avez eu un petit peu une tourista aggravé il y a un début de choléra. Ah oui, il faut qu'on rentre dans ce niveau de de papier to Tout ce que je peux vous dire c'est que je suis rentré en ayant moins de poids qu'en arrivant. tout le monde en [rires] général. Voilà, c'est ça mais euh est-ce que vous avez vu de vous ?
J'ai fait bah j'ai fait la capitale et j'ai fait le Rajastan. Le Rajastan avec tous les beaux monuments. Avec tous les beaux monuments. Exactement. Quelle est la chose la plus difficile que vous ayez pu voir en Inde ? Ah bah en Inde, c'est la misère. La misère des enfants. Bah ça c'est ça par contre c'est prenant bien sûr. Les enfants qui voilà vous sollicitent beaucoup y compris. Comment on les appelle ? Comment on les appelle ? intouchable. Euh oui oui pour ceux qui en effet font partie des castes parce qu'en fait ce système de cast qui existe toujours dans les faits même s'il a été interdit par la loi indienne. Mais comme quoi vous avez appris quelques mots là-bas ?
Comment on dit bonjour ? Comment ça va ? Ah non non j'ai pas non franchement non. Je suis désolé là pour le coup je vais vous décevoir. Je ne parle ni indien ni latin. Je suis en dessous de tout. [rires] Oui je sais au Pakistan Ourou. Très bien. Écoutez quel autre pays et combien de temps vous êtes resté là-bas ? C'est vraiment intéressant ou quoi ? Parce qu'en plus ça date, je sais pas, je suis j'ai dû rester 10 jours. Voilà. Quel autre pays vous avez fait ? Alors, j'ai fait les pays genre j'ai voyagé pas mal en Europe euh déjà parce que c'est déjà pas mal de connaître un peu l'Europe. J'ai fait l'Italie, l'Espagne, la Suisse, l'Allemagne, l'Autriche.
[grognement] Euh qu'est-ce que j'ai fait d'autre ? J'ai fait la Suède, j'ai fait la Finlande, je suis allée en Russie où ça j'ai fait j'ai fait que Moscou. Non, j'ai fait Saint-Pétersbourg aussi. J'ai fait donc bah pays du Maghreb, je vous en ai parlé tout à l'heure. Euh l'Amérique du Sud un peu, non ? L'Amérique du Sud, j'ai eu des occasions euh Afrique Côte d'Ivoire et voilà. Non, peu de temps. C'était un voyage perso aussi. Voilà. Bon, je vois bref c'est c'est pas captivant. Je parle anglais, italien écologie après avoir voyagé. [rires] Oui, vraiment la compensation carbone de tout ça en fait faut quand même une agilité euh parce que là j'étais reparti dans mes vacances moi.
Ça y est [rires] dans mes déplacements. Euh l'écologie alors je je voulais vous en parler juste avant que vous me demandiez de me raconter de raconter ma tourista en Inde. J'ai [rires] l'écologie. Alors moi je première chose au bout de combien de jours ? [rires] Première chose ça suffit. Première chose, l'écologie. Alors, le réchauffement climatique, euh est-ce qu'on arrivera nous européens, nous Français à l'endiguer, le ralentir à nous tout seul ? J'y crois pas. Quand l'Europe nous demande la nous la France d'utiliser 44 % de nuclé de de pardon 44 % d'énergie renouvelable, je vais bah justement je vais y venir. Mais pourquoi je vous dis ça ?
parce que je commence par la fin et après je vais vous parler de des du chemin. Je considère que parce que aujourd'hui l'Europe a pas les moyens à elle toute seule et la France encore moins de pouvoir bah baisser massivement les émissions de gaz à effet de serre mondiaux et donc de pouvoir jouer là-dessus. La question qu'on devrait se poser et qu'on se pose jamais, c'est comment on adapte notre économie au réchauffement climatique.
Et c'est d'ailleurs aussi la question qu'on devrait se poser, y compris dans l'aide au développement des pays qui vont être les premières victimes de ça et notamment sur le plan agricole parce qu'il va y avoir évidemment des des types de production qui vont devoir évoluer selon les territoires avec bon bah cette trajectoire même si aujourd'hui évidemment on n' pas une idée très très claire de comment ce réchauffement peut arriver dans quelle proportion enfin c'est que tout ça est extrêmement flou mais en tout cas il y a un réchauffement donc adaptation et ça l'adaptation dans la transition on n parle jamais on a on a pas du tout de vision claire là-dessus pas du tout d'investissement en ce sens donc ça pour Pour moi, c'est une première chose.
La deuxième chose, je m'inscris pas du tout dans la logique actuelle et ce que j'appelle pour moi un fanatisme écologique qui est notamment révélé par le fameux Pact Vert qui était le grand projet écologique d'Ursula Vlon, donc qui était la l'objectif de réduction à 55 % des gaz à effet de serre euh des émotions de CO2 en particulier d'ici 2030. Et je trouvais que j'ai lu un rapport qui est celui qui m'a le plus convaincu sur le sujet, un rapport de l'Institut Saint-Pience qui est donc un sing tank libéral intéressant sur le sujet et qui pour moi résume bien le problème parce qu'il disait que c'était les fameux il disait qu'il 4 I donc déjà euh enfin inaccessible en terme d'objectif.
Ça veut dire queon peut pas tenir ces objectifs sauf d'être dans une logique de décroissance donc d'approvisement d'appauvrissement pardon. Euh je m'étends pas sur le détail mais injuste parce qu'en plus on oublie de dire une chose, c'est que ces objectifs de réduction, ils se font par rapport à ce que émettait chaque pays européen dans les années 90. Or, en France euh on émettait dans les années 90 deux fois moins de CO2 que l'Allemagne et pourtant on a les mêmes objectifs de réduction avec une population qui va augmenter d'ici là de près de 11 millions d'habitants. Mais c'est du délire, c'està dire que c'est complètement injuste. Euh euh donc c'est insoutenable sur le plan économique.
Il y a un rapport qui a été fait commandé d'ailleurs par le gouvernement de France stratégie Pisaniféri de mémoire qui estime à peu près 66 milliards par an le coût de cette transition écologique. Donc avec potentiellement, c'est eux qui le disent, un endettement supplémentaire de 25 % donc c'est économiquement insoutenable et surtout c'est inutile. C'està dire que ce qu'on disait à l'instant, la France 1 % des émissions dans le monde et l'Europe c'est 9 % donc en plus ça ça ne va pas endiguer la chose. Et le pire c'est que dans ce rapport de France stratégie ils le disent eux-même.
Il dit "Oui, c'est vrai que c'est inutile mais en fait c'est une c'est une c'est une injonction morale à laquelle on doit se plier." Donc en fait on fait tout ça. Donc on est en train de vouloir détruire notre agriculture, détruire notre industrie, organiser la décroissance, donc l'appauvérissement du pays pour un truc dont en plus tout le monde s'accorde à dire que ce sera inutile. Donc moi, je m'inscris pas du tout là-dedans. Maintenant, comment je le décline ? On va dire, une fois que j'ai dit ça, je dire OK, bon bah c'est ce pacte est délirant. Comment je le décline dans ma vision énergétique ? Parce que évidemment l'écologie c'est d'abord aussi une politique énergétique.
Bah là, je suis pas du tout en accord avec le projet du gouvernement. C'est dire que le gouvernement, bon, pendant longtemps, il a dit, on va pas y revenir, on a suffisamment parlé, il a dit le nucléaire. D'ailleurs, ça c'était les les lobby allemands et les services de renseignement allemand qui ont œuvré de manière significative auprès de la source. Oh bah l'école de guerre économique le G. Exactement. L'école de guerre économique a fait un rapport sur le sujet extrêmement intéressant.
Passe le bonjour à monsieur Monsieur Arbulot exactement qui fait un travail très intéressant et qui pour le coup a révélé que le nucléaire français était un tel avantage compétitif pour la France par rapport à l'industrie allemand que les Allemands ont organisé évidemment le le sabotage et les élites françaises se sont fait avoir et ont plongé dedans à fond. C'est extraordinaire. Donc on a perdu 20 ans sur le nucléaire. Donc on est Ils ont plongé ou est-ce que c'était une forfaiture ? Ah bah moi je considère que c'est de la forfaiture. Ouais parce que un moment donné ça dire quoi forfaiture ? Bah la forfaiture c'est de la trahison en fait. C'est c'est de la trahison.
Sauf que à un moment donné on peut se dire tout à l'heure ce qu'on a dit. On peut dire c'est de la compétence et de la naïveté mais enfin on peut aussi trahir par connerie hein. Donc donc de fait le résultat est le même. Non mais pardon mais c'est la réalité aujourd'hui c'est que quoi ? que on a saboté cette filière, on va mettre des années à rattraper si on y arrive avec des investissements considérables tout le temps qu'on a perdu. On a plus en plus la main d'homme nécessaire. Donc, il va falloir rattraper en catastrophe le savoir-faire et ce savoir-faire. Exactement.
Et donc, on a un gouvernement qui en parallèle donc de ces fameuses promesses de 14 PR, bon, on a déjà perdu 2 ans mais voilà, même si moi je valide sur le principe hein, nous dit bah c'est pas un peu du blabla. Bah, j'espère pas. Quand Agnès Panirué nous dit "On a besoin de 100000 recrutements de C'est très ambitieux en tout cas. C'est très ambitieux et pour l'instant il s'est rien passé encore. Donc disz les étoiles au moins vous arriverez sur la Lune". C'est ça. Bah c'est toujours mieux en tout cas déjà de de se donner des objectifs parce que évidemment c'est incontournable. Maintenant c'est pas un peu du Yakaca Faucon ?
Bah non c'est pas du Yaka Faucon parce que on est on est capable aujourd'hui de construire des EPR. On peut si on s'en donne les moyens, mais pour ça, il faut il faut une po Comment vous interprétez la la volte face de d'Emmanuel Macron qui a qui a eu fermé des réacteurs ? Il s'est réveillé, il a compris, il s'est fait informer, il a décidé d'arrêter de faire de la subordnation de vote par opportunisme politique. Non, c'est de l'électoralisme l'Ukraine. C'est ça. Bah en fait, c'est comme sur la souveraineté industrielle, la souveraineté des médicaments, c'est le Covid en fait. C'est électoral.
à chaque fois ils font n'importe quoi jusqu'à ce que ça se paye parce que bah à un moment donné il y a une tension sur les marchés, il y a une rupture d'approvisionnement euh et puis bah donc ça se transmort en pénurie ou en manque et donc pendant le bah pendant le le dernier conflit russoau-rainien, on a dû importer de l'électricité, ce qui quand même nous était pas arrivé depuis un sacré moment parce que bah on avait plus assez de production nationale et qu'en plus la plupart de nos EPR étaient en on a remis aussi des centrales à charbon et on a remis des centrales à charbon et donc bah pour palier à ça le gouvernement dit bon Bah c'est génial, on va supra méga investir sur le modèle allemand qui marche pas d'ailleurs dans les éoliennes.
Euh et donc l'objectif du gouvernement d'ici 2050, c'est de construire l'équivalent pour les éoliennes offshore de 90er. Donc je sais pas si vous voyez le parc. Donc autant vous dire que c'est parfaitement délirant et inaccessible tout ça pour pouvoir tenir leurs objectifs de production. Donc c'est du pipo complet. Donc moi je vais pour faire très simple hein, je dire moi je je pense pas que la solution elle soit majoritairement ou de façon substantielle dans les éoliennes et le solaires. Je pense que le modèle idéal que j'aurais aimé défendre depuis des années si on avait investi et qu'on était encore bon, c'était en fait le couple hydroélectricité et nucléaire.
Ça c'était le modèle parfait pour la France. Bon, de fait aujourd'hui on a pris du retard et puis la la demande va doubler d'ici 2050, donc il va falloir s'équiper. Je pense que c'est un mensonge que de dire qu'on va se passer du gaz. Voilà, je suis pas une experte mais quand je regarde un peu tous les gens sérieux sur le sujet en fait ça c'est de l'idéologie pure. Donc la question c'est de dire qu'il faut garder du gaz dans le mix si on veut tenir nos objectifs de production et répondre à la demande qui va augmenter. Mais pour ça, il faut autonomie, c'est pas possible mais sécuriser les approvisionnements. Donc diversifier les sources d'approvisionnement.
Je pense que sur le nucléaire, il faut aussi se poser la question du de l'allongé de la durée de vie des des évidemment des EPR cu. Exactement. Aux États-Unis, ils sont en train de passer de 60 à 80 ans. Donc je pense qu'il faut pas s'interdire de faire des études sur le sujet. Ça règlerait une grande partie de notre problème. Il y a aussi ce projet des des petits réacteurs nucléaires, les fameux SMR. [grognement] Moi je trouve pas ça je trouve pas ça pipo. Je trouve qu'il y a des choses vraiment prometteuses et intéressantes. En plus c'est un savoir-faire français européen sur lequel on est on est plutôt bon en terme d'étude. On va pas été encore acheté par les Américains.
Non non pas encore. Donc voilà mais je trouve que c'est un c'est un modèle de développement pour des zones industrielles par exemple. Ça crée de la chaleur en plus. Donc pour toute une partie de l'industrie, ce serait vraiment une solution intéressante. Euh et puis et puis sur sur tout ce qui est éolien solaire, oui, ça on peut pas s'appuyer majoritairement là-dessus. Ça veut dire qu'il faut que ce soit une partie de la production mais peut-être davantage pour faire de l'hydrogène sur des sur des choses précises et non pas comme la majeure partie de notre production. Oui, il me reste 15 minutes. C'est chronique chez Reconquête de faire des petits entretiens.
Des petits entretiens d' 1h45 [rires] Non, je sais pas. C'est parce queà, on tient pas la distance, on fatigue vite. Qu'est-ce que voulez que je vous dise ? La prochaine fois, il faudra m'accro des 3h parce queil nous reste plein de trucs à aborder. Oui. Oui. Ben en plus je dans j'essaie de parler vite pour dire plein de choses mais euh ça suffit pas manifestement. Na euh qui est mort. [grognement] Ouais. Suspect. Bah je veux pas vous dire le contraire hein. Voilà. Après euh là pour le coup que l'opposition politique soit de plus en plus muselée peut-être plus que jamais en Russie depuis des décennies, c'est paraît une évidence. Assange en QHS, quartier de haute sécurité.
Bah, je veux pas vous dire que ça me je que ça me réjouit puisqueen l'occurrence, je trouve qu'il a plutôt servi l'information mondiale. Mais voilà, les Américains évidemment défendent leurs intérêts dans cette histoire. Donc il pe pas laisser ce genre de profil libre complètement donner donner envie à d'autres. Exactement. Je suis très frustré de pouvoir pas avoir de longues réponses. Donc on parle de quoi là ? Ben j'ai je l'impression d'avoir fait plutôt des réponses longues depuis le début mais non. [grognement] Ah voilà. Donc vous m'engueulez parce qu'il reste un quart d'heure et vous avez plus de question à me poser.
Si si j'en ai plein d'autres [rires] mais mais fa parler de mes vacances. Guerre économique, on peut parler de votre tourista si vous voulez. Ouais c'est ça. Guerre économique, on fait quoi ? On il y a bah guerre économique guerre. Alors déjà un moi je je suis sensible au sujet, je suis pas du tout une experte, je vous le dis franchement mais je suis sensible au sujet. Que je suis pas une experte. Bah parce que les journées faut 24 heures et que quand on est un politique, faut toucher à plein de choses. Donc on se spécialise plus ou moins dans certains domaines, mais on peut pas être expert en tout. C'est un mensonge.
Politiques qui vous disent "Je sais tout sur tout" et qui répondent à tout. Honnêtement euh C'est qui votre meilleur conseiller en guerre économique ? Ah moi je suis pas mal de les travaux justement de de Christian Arbuot. [grognement] dans l'école que j'ai fondé LICEP, on a d'ailleurs intégré de de l'intelligence économique parce que comme on a on espère en a vocation à former des des élites politiques, on considère qu'elles doit avoir la conscience de ce domaine. Et c'est vrai que là-dessus, on a un certain retard en France, hein, même si les choses bougent bougent laborieusement depuis quelques années. Bah guerre économique.
Et bah tout ça pour vous dire que même si les lois quelques lois ces dernières années sont allé plutôt dans le bon sens, on est encore loin du compte he parce que quand on voit qu'aujourd'hui les données de santé vont être hébergées chez Microsoft, que EDF vient de passer par cloud cloud [grognement] d'Amazon et non pas des des clouds des solutions de cloud nationaux pour pour une fois plus héberger des données, on se rend compte que bah les lois ne suffisent pas, la contrainte n'est pas là, le cadre européen n'est pas assez donc plus proté Enfin bon donc non malheureusement le compte n'y est pas. Vous utilisez de l'intelligence artificielle tous les jours ou pas ?
Ah bah de toute façon maintenant l'intelligence artificielle il en il y en a partout. Vous utilisez un une un assistant ? Un assistant ? Nous on appelle ça un assistant. Un chat GPT ou Ouais, je je vais de temps en temps sur chat GPT. Je trouve ça c'est assez fascinant. Voilà, maintenant il y a beaucoup de bêtises encore de dessus donc faut quand même bien recouper. Mais moi je trouve ça moi je trouve ça plutôt enthousiasmant en fait. Ça ne me fait pas peur euh ça ne me fait pas peur si tentait que une fois de plus la France et l'Europe rate pas complètement ce ce tournant là quoi.
Est-ce [grognement] que la France et l'Europe financent le la production d'intelligence artificielle américaine ? Ça je ne sais pas. Ça je sais pas. Ce qui est sûr en tout cas, c'est que de manière générale, on le voit d'ailleurs dans les fameux marchés dont on vient de parler ou de ces entreprises là, rien n'est fait pour favoriser le développement de nos propres solutions. Ça c'est une c'est une évidence, mais c'est vrai d'ailleurs dans ce domaine là, mais c'est vrai aussi dans le monde industriel, dans le domaine écologique.
Ça veut dire que chaque fois qu'on se donne les moyens d'avoir des investissements privés, notamment sur la transition écologique, on le fait pour financer des importations chinoises ou du sud-est asiatique de de des panneaux solaires et et de l'éolien. Donc au moins les Américains ont cette logique là dans la mesure de du possible. Typiquement quand ils font par exemple des bonus écologiques sur les voitures électriques, voilà bah ils le font pour les voitures américaines. Et ça c'est vrai que c'est exactement ça c'est vrai que c'est une grosse grosse carence de de l'Union européenne. Question internet, les prisons sont remplies d'étrangers ou alors de pauvres ?
Bah elles sont en tout cas il y a 25 % de détenus qui sont de nationalité étrangère. Voilà, c'est ce que c'est ce que j'ai voulu dire. Maintenant, de pauvre, non, je crois pas que les trafiquants de drogue soient très pauvres. [grognement] Est-ce que vous pensez que les guetteteurs, les chouffeurs sont pauvres ? Je crois pas aujourd'hui que la France soit un pays qui organise ou qui laisse prospérer la misère de ces populations. Je pense que le gueteur, il est pas guetteur parce que il a faim ou qu'il a pas de logement. Euh objectivement, il faut arrêter avec le ce misérabilisme, c'est pas vrai.
Euh il est gueteur parce que par que c'est plus sympa de gagner euh facilement euh 3000 à 5000 balles par mois euh que d'aller à l'école ou de se lever le matin pour aller bosser, de payer des impôts. Moi, je crois que c'est surtout ça la raison. Est-ce que vous souhaitez le retour du bagne ? du bagne [grognement] euh c'est-à-dire le bagne fermé haute sécurité euh sur nos territoires d'outrevers. C'est ça. [grognement] Écoutez, je sais pas si ce serait plus efficace qu'une préson haute sécurité euh classique. En tout cas, ce qui est sûr aujourd'hui, c'est qu'on a un vrai problème avec le les détenus radicalisés, voir les terroristes islamistes.
C'est-à-dire [grognement] que aujourd'hui ce qui est une exception à savoir l'isolement et qui est censé être une punition est utilisée de manière détournée pour éviter éviter la profil les plus risqués d'être au contact avec les autres. Mais on voit bien qu'on a des quartiers qui sont pas adaptés matériellement et sur le plan organisationnel pour éviter que ces profils justement fassent du prosélitisme dans les dans les prisons et ça c'est un vrai sujet. Question internet : faut-il ficher tout le monde pour garantir la sécurité ?
Euh non, je n'espère pas [rires] mais en tout cas il faut euh euh il faut faire en sorte que ceux qui soient fichés euh ne soit pas ne reste pas des bombes à retardement. C'est-à-dire que moi, je considère que quand aujourd'hui on a des étrangers euh qui sont fichés s pour islamisme euh dans ce pays et qu'on laisse en totale liberté alors qu'on sait qu'ils ont non pas des actes mais en tout cas des comportements suspects qui peuvent les rendre potentiellement dangereux, je comprends pas qu'il reste aujourd'hui sur le territoire français. L'intelligence artificielle, la reconnaissance faciale qui est en train de se déployer pour les Jeux Olympiques. Vous en pensez quoi ?
C'est bien, c'est pas bien, c'est Big Brother, c'est pas Big Brower, ça va disparaître après les Jeux Olympiques, on va le garder comme par magie et c'est de la reconnaissance faciale avec du mois derrière. Bah, de toute façon, les États sécuritaires se mettent souvent en place euh au départ euh leur faire épaver de bonnes intentions, hein. Donc au prétexte de la protection des populations, bah on rogne petit à petit évidemment euh des libertés et des bon je moi je suis je vais vous dire pourtant Dieu sait que j'ai une exigence sécuritaire forte mais pas à n'importe quel prix. Voilà.
et la reconnaissance faciale, j'y suis pas très à l'aise parce que au début, comme on dit, ça va être utilisé pour soi-disant de bonnes raisons et et demain, quels sont les usages qu'on pourrait en faire ? Des usages de contrôle beaucoup plus larges qu'un simple contrôle de sécurité et ça là-dessus sur le principe, ça me met pas très à l'aise. Question internet. Peut-on m'expliquer pourquoi on parle d'immigration qui coûte cher alors que je paye une cotisation avec 11.55 55 de COF pour les caisses de retraite et 4.70 plus pour les aides sociales. Bah l'immigration coûte cher parce que aujourd'hui il y a des études qui sont faites.
Je pense notamment une étude de contribuable associé mais il y a eu aussi des études gouvernementales pour le coût qui oscile entre une coût une charge nette de l'immigration de 35 milliards par an à 54 milliards par an pour l'étude de contribuable associé. Donc aujourd'hui de fait l'immigration contribuablecié c'est c'est un sing tank économique qui est tenu par qui ? Qui est tenu par qui ? Par des économistes. Mais bon mais je vous eux ils font un 54000 ils ont fait c'est Jean-Paul Gourvic, vous pouvez sur vérifier si vous voulez qui avait fait cette étude qui est un universitaire sur ce sujet. Allez-y tracer tracer tout et [grognement] l'étude du gouvernement.
Alors là pour le coup, j'avoue humblement que je ne me souviens plus mais elle elle se trouve elle est à 35 milliards. C'est une étude qui avait été commandée par le Premier ministre directement. [grognement] Euh là pour le coup, je mettrai un commentaire si vous voulez après moi-même pour remettre le truc. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, il y a une charge nette de l'immigration qui est plus importante que ce qu'elle que ce qu'elle rapporte. Donc vous êtes sûr de vous là ? Oui. Question internet. Pourquoi l'immigration reste toujours leur sujet de prédilection ?
On voit son homologue en Italie qui elle-même reconnaît que l'immigration est absolument nécessaire pour tenir leur leur marché du travail. Ah bah pour moi, l'immigration est un sujet central pour tout ce que je vous ai dit depuis le début de cette émission. Ça veut dire que c'est pas l'immigration pour l'immigration, c'est l'immigration pour les conséquences qu'elle a sur le quotidien des Français, la situation économique, la situation sécuritaire, la situation culturelle. Maintenant, je vais vous parler franchement par mais je vous parle franchement depuis le début. C'est vrai que c'est quand les politiques vous disent "Je vais vous parler franchement", c'est on a envie de l' tar.
Très inquiétant. Oui, c'est terrible. Qu'est-ce que je suis en train de devenir ? Non, vous vous faites partie de l'élite. Vous parlez franchement. Alors cette question, [souffle coupé] je finis. Moi, [grognement] je ne souhaite pas que mon pays devienne un pays musulman. Je peux pas vous le dire plus clairement. Je ne souhaite pas que boudiste l'islam non plus l'islam devienne majoritaire en France. Or, c'est ce qu'il va t'arriver si on continue comme ça. Voilà, pour des raisons numériques, démographiques.
Et je sais que partout où l'islam est majoritaire dans les pays, sauf très très rares exceptions comme le Liban et encore ça tiendra peut-être pas très très longtemps, la charia s'applique. Voilà, la charia s'applique dans des proportions plus ou moins. Et la charia bah c'est un code civil et un code culturel qui n'est pas compatible avec le mode de vie à la française. Et donc bah moi je je n'ai pas envie que mes deux petites filles vivent dans cette France là. Donc c'est pour cette raison pour laquelle c'est un combat prioritaire pour moi et on revient au début de cet entretien parce que c'est irréversible le jour où ça arrive. Question internet. Où avez-vous fait votre stage de 3e ?
Euh où est-ce que j'ai fait mon stage de 3e ? Euh je crois je crois que je l'ai fait dans une animalerie. Ben qui est de la mégisserie. Euh non je sais plus où. Je je sais plus où. Qu'est-ce que vous pensez du frexit ? Euh alors sur le frexite, moi j'ai alors déjà je tiens à dire parce que ça me tient à cœur, j'ai pas un tabou de principe, je dire je ne fais pas un interdit moral d'une sortie de l'Union européenne. Je pense juste que ça n'est pas la solution aujourd'hui à nos problèmes à court terme. Je pense qu'une sortie serait plus douloureuse notamment économiquement que un maintien à l'heure actuel.
Et je crois qu'aujourd'hui avant de penser à une sortie, commençons déjà par essayer de changer les choses de l'intérieur, ce qui n'a jamais été véritablement fait. Et pour ça, il y a deux conditions. Un, arrêter euh de s'enfermer dans le soi-disant couple franco-allemand dans lequel l'un des deux couche tout le temps dehors. À savoir l'Allemagne et de bah savez pourquoi elle couche dehors ? Ah ouais, parce qu'elle défend ses intérêts au moins. Et et la deuxième chose, on a une chance unique aux prochaines élections du 9 juin puisque justement euh les majorités sont en train d'être composé, d'être changé. Et [grognement] donc on voit pas, ça fait peur. Ça fait peur ça. Bah pas à moi.
Ah non, moi au contraire, je suis très contente quand je vois que la Hongrie, l'Italie, la Suède, la Finlande, tous ces pays sont ont basculé ou sont en train de basculer. Bah au contraire, ça nous permet demain de pouvoir recomposer la majorité au Parlement, donc changer la présence de commission, donc changer la ligne de l'Union européenne. Bah, commençons déjà par essayer de faire ça avant de de penser à une sortie. Et puis si dans 10 ans 15 ans, on se rend compte qu'on a pas réussi à bouger une ligne et je ne le crois pas, bah là on ver ce qui peut être fait. Il me reste 3 minutes. Je peux gratter 10 ? Ouais 5 je vous accorde 5 minutes. Oh vous êtes dur en affaire.
Le logiciel israélien Pegasus, ça vous parle ? Oui. On avait un ambassadeur français qui était d'ailleurs chez eux. Ouais, ça me parle. Je vais vous dire, ça me parle même de façon personnelle parce qu'il se trouve que le téléphone de mon époux a [grognement] été euh attrapé par le le fameux logiciel Pegasus. Ouais. Donc euh qui c'est qui l'a audité ? C'est le service numérique informatique du Parlement européen. Et là pour le coup euh Apple a bien fait son travail puisque les derniers iPhones sont un peu plus sécurisés de ce point là. Donc il y a eu une alerte qui a euh alerté donc mon en effet sur le téléphone que il y avait eu un logiciel qui c'était et les services ont confirmé ça.
Donc oui oui, ça me ça me parle. Alors après le système Pegasus, il a été créé par les Israéliens mais il est vendu euh à plein de pays donc on peut pas savoir d'où viennent d'où viennent ces ces types d'espionnage. Et puis la Nessa, ils vous ont ils vous enveront ils vous enverront pas d'alerte. A priori non. Est-ce que vous êtes favorable ? Non. Bon, on va passer euh je peux gratter 5, c'est ça ? 5 donc Oui, enfin c'était 5 il y a 2 minutes, hein. Non, non, non. Est-ce qu'il 45 [rires] à partir de 45 ? Allez. Euh euh vous aviez plein de questions, hein, quand même. Bon, il va falloir revenir. Voilà. Comment définit-elle les Français de souche ? Bah des Français d'origine française.
Je sais pas, c'est marrant parce qu'on se pose pas la question quand on dit des Ivoiriens d'origine ivoirienne, des Chinois d'origine chinoise. Euh c'est c'est ça semble être un sujet uniquement quand euh quand on parle de la France. Il y a il y a il y a des gens qui sont très vulgaires dans le chat et on va sévir. Ah ouais, ils sont méchants. Euh ils sont insultants et ça on l'accepte pas. Donc Macron, c'est un mon président, pas un mon président.
Ah non, c'est un c'est un mauvais président et c'est Non [rires] mais moi je je Non mais c'est parce que en plus au-delà de de la situation dans laquelle on est aujourd'hui parce que il y a pas grand chose qui se passe bien quand même he ou qui va dans le bon sens il a la galette des rois quand même. Ce qui me voilà ce qui me terrifie le plus chez cet homme-là c'est l'absence totale de ce queet idéologique. C'estàdire que il change d'avis surtout à peu près tout le temps. Donc en fait je on a l'impression qu'il fait joujou il fait son stage de Lena en fait à la tête du pays. C'est un peu inquiétant. Est-ce que vous avez trois livres à conseiller à notre communauté ?
Des livres qui ont été importants pour vous dans votre terraformation intellectuel, dans les arcanes de votre pensée ? [soupir] Alors oui, j'ai j'ai un livre que j'aime beaucoup qui est un beau livre sur justement la France et sa beauté qui s'appelle Les fleurs du lis de Jacques Trémolet que j'aime beaucoup. Un livre qui m'a marqué dans ma jeunesse aussi, c'était un livre qui s'appelle Historiquement correct de Jean Sévia qui débunkerise un peu justement toutes toutes les manipulations idéologiques pardon autour des des certaines périodes de l'histoire française justement sur la place des femmes au Moyen-Âge, sur sur l'esclavage, donc c'est c'est assez intéressant et formateur politiquement.
Euh après, j'ai lu des livres récemment qui étaient des livres pas mal hein. J'ai livre de Bruno Lemer. Ah non, je pas lu c'est lequel [rires] pour Ouais. Non, le livre de Bruno Lemer. Je crois qu'il y en a certains qui sont croustiillants pourtant. Euh ou pas ou pas mais je crois que ceux d'il y a quelques années sont croustiants de ce qu'on a compris. Non, j'ai j'ai lu un livre dernièrement qui est pas mal sur le wisme, ce qui s'appelle La philosophie devenue folle universitaire qui s'appelle Bronstein. Et j'ai lu un livre qui m'a intéressé.
Je dis pas que j'ai un avis définitif dessus parce que une fois de plus, je suis pas une experte, mais c'est le livre du du conseiller climat d'Obama, enfin dans l'ancien conseiller Climat d'OB qui s'appelle climat la part d'incertitude. Et donc lui, il est très intéressant parce que il est il est scientifique de formation et il prend justement toutes les études y compris du J et voilà et il les il les euh démocratis et il explique une chose c'est que les conclusions du JC qui sont à destination des responsables politiques, la plupart du temps ne correspondent pas exactement à ce qui est dit dans les études.
Et donc il y a parfois beaucoup d'idéologie dans ce qui est la partie je on dire immergée émergé plutôt de l'iceberg. Et lui, il dit, il arrive à une conclusion, il dit en gros, il y a un réchauffement climatique indéiablement. Euh en revanche, il dit il y a une part humaine, c'est certain. Dire exactement quelle est la proportion, on sait pas. Et il dit "Ceux qui font des trajectoires vous mentent." En gros, aujourd'hui, on n'est pas capable de savoir quelles sont les trajectoires exactes. Donc je dis, j'ai pas un avis définitif mais c'est un drif que j'ai trouvé stimulant quand on s'intéresse au sujet, bien qu'il soit un peu un peu technique. C'est quoi la maladie du pouvoir ?
la maladie du pouvoir euh [soupir][souffle coupé] la maladie du pouvoir euh l'arrogance peut-être déjà. Donc du coup la perte de lucidité sur soi-même, sur les autres et surtout la perte de sens. On oublie pourquoi on est là. Est-ce que vous vous avez fini votre réponse ? Oui. Est-ce que vous avez un conseil pour les jeunes générations, une bouteille à la mer ? [soupir] Euh un conseil pour les jeunes générations, je dirais de de s'engager de s'engager. Alors, c'est paraît bateau mais en même temps, il y a plein de formes d'engagement différentes. C'est-à-dire que l'engagement politique électoral, c'est une forme d'engagement.
Euh mais je considère aujourd'hui qu'il y a plein Moi, je suis très attaché au combat dit métapolitique, c'est-à-dire le combat culturel en politique. C'est aussi pour ça que j'ai monté une école et je considère qu'aujourd'hui il y a plein de combats à mener euh pour sauvegarder, préserver, transmettre justement la culture et l'identité française dans plein de composantes qui sont aujourd'hui menacées. Et donc bah cette jeunesse là, on on l'attend là.
J'ai une phrase, je je finirai par là, mais qui qui une phrase de la philosophe Simon Veille qui disait "Le déracinement détruit tout sauf le besoin de racine." Je crois que cette jeunesse là, elle est en partie déracinée mais elle a besoin de racine et donc bah c'est à eux d'aller rempoter la la plante. C'est combien les frais d'inscription euh dans votre école ? Alors pour euh la formation euh continue, on est autour de 1000 € et on fait des frais euh des avantages, on va dire, si vous êtes euh euh chômeur ou étudiant pour la formation continue. Et pour euh le master, on est à peu près autour de 5000 € l'année. On peut s'inscrire chez vous si on n'est pas français. Tout à fait.
Et nous avons eu d'ailleurs des étudiants étrangers nous arrivé. Marion Maréchal, merci d'être venu. On a invité Jordan Bardella et on a reçu une fin de non recevoir et et je voulais vous remercier de votre courage parce que ça fait des années qu'on essayé de vous avoir et vous êtes venu très rapid. Je suis une femme, je me fais désirer. [rires] Ah, dans 10 ans. Marion Marchal, merci. Merci à vous.
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