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interviewLe Figaro· 25 août 2025 81 min

Budget, grève du 10 septembre, risque d’une motion de censure... François Bayrou s'exprime

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci d'être venu nous rejoindre. J'ai souhaité cette communication de rentrer à un moment préoccupantif de l'histoire de notre pays. C'est un moment d'hésitation et de trouble et je considère que ce moment impose une clarification.

On connaît le contexte de cette rentrée. La planète ne tourne pas bien. La loi internationale qui jusqu'à maintenant et depuis des décennies imposait que soi respecté tous les pays du monde quel que soit leur taille avec des droits égaux.

Cette loi est bafouée. Les grands empires euh ont choisi désormais d'imposer leur loi par la force force militaire avec l'assaut jamais interrompu Russie contre l'Ukraine héroïque. tragédie du Moyen-Orient depuis le pogrome du 7 octobre jusque aux événements qui se sont déroulés jusqu'au Liban, jusqu'à l'Iran, et jusqu'à Gaza.

épreuve de force commercial avec une concurrence déséquilibrée et déloyale sur des centaines de productions de la part de la puissante Chine. domination avec les politiques de droit de douane unilatéralement imposée par les États-Unis de monsieur Trump et puis épreuves de force monétaire. Il y a des dévaluations qui se présentent comme des dépréciations mais qui ont exactement le même effet et qui faussent la concurrence.

Et je pourrais continuer comme ça euh les scénarios multiples des épreuves de force et tout cela dans une indifférence au réchauffement climatique et à ses conséquences et à ses causes industrielles et énergétiqu en particulier. Puis l'Europe l'Europe ne tourne pas bien non plus. Elle devrait parler d'une seule voix.

Or, elle est trop souvent divisée, chacun essayant de rechercher d'abord ses propres avantages. Nous avons 450 millions d'habitants, c'est un immense marché. Nous avons cru pendant longtemps que cet immense marché pouvait se s'imposer de lui-même par son seul poids.

Euh une puissance scientifique, technologique, industrielle. Mais en dépit de l'effort constant qui a été celui de la France et singulièrement du président de la République, une impuissance politique, Mario Dragui cette fin de semaine à Rini a prononcé une formule que je crois nous pouvons tous faire nôtre. Il a dit cet été le rêve d'une Europe qui compte dans le monde s'est évanou.

Et puis il y a notre pays, la France, qui est dans un dangereux paradoxe, un pays incroyablement doué dans tout ce qui est au sommet de la pyramide de l'œuvre humaine, du savoir, des sciences, des mathématiques, de la chimie, de la génétique, de l'algorithmique, du quantique et Puis des technologies et production de pointes. Nous savons produire des lanceurs, des fusées, des satellites, de l'électricité nucléaire avec des centrales du de première force. Nous avons les arm, nous savons produire les armements les plus sophistiqués, les meilleurs avions du monde, les meilleurs hélicoptères du monde, des navires des sous-marins y compris nucléaires, des automobiles de qualité, pharmacie, chimie, la culture, le luxe, l'agriculture et l'agroalimentaire.

Et cependant, quand on fait le bilan, un commerce extérieur en perne parce que nous sommes dépassés dans tout ce qui est la base de la pyramide, de la consommation. Paradoxe incroyable. Plus fort au sommet de la pyramide, plus faible à la base de la pyramide. dans tout ce qui est l'équipement de la maison, l'électroménager, tout ce qui fait la vie de tous les jours.

Et c'est ce paradoxe d'un pays à la pointe et à la traîne qui devrait mobiliser notre énergie et notre volonté de tous les jours pour préserver et conforter nos forces et pour corriger nos faiblesses. et dans nos faiblesses en dépit des efforts considérables y compris de moyens qui ont été faits. l'éducation nationale qui est dans les classements internationaux à la place nous ne voudrions pas le voir et d'abord et surtout pour ce qui concerne les fondamentaux la lecture, l'écrit, les mathématiques et la formation des jeunes, 19 % des jeunes au chômage, ce chiffre a progressé de 2 % en une année.

Euh et cependant paradoxe suprême, un jeune sur 5 au chômage et les entreprises ne trouve pas de jeûne pour s'engager, pour progresser, pour prendre des responsabilités, pour construire des situations qui vont préparer évidemment l'installation dans la vie. Et ne serait-ce que pour prendre la succession des commerçants et des artisans qui s'en plaignent tous. Nous devrions tous nous battre avec acharnement pour la réindustrialisation du pays dans toutes les filières que nous avons ou que nous devrions avoir apporté de la main et autour desquelles nous devrions rassembler les pouvoirs publics et les grandes entreprises.

Alors, je sais combien des efforts ont été déployés ces dernières années, on va dire le contraire pour créer les conditions du redressement de tous ces secteurs, de l'école, de l'emploi, de la création d'activités avec des progrès notables mais insuffisants. Voilà ce qui devrait mobiliser notre volonté, la volonté de la nation, protéger et cultiver nos incroyables atouts et corriger d'urgence nos faiblesses. On aurait tout pour cela, mais un danger immédiat pèse sur nous auquel nous devons faire face.

Non pas demain ou après-demain, mais aujourd'hui même, sans retard d'aucune sorte, sans quoi l'avenir nous sera interdit et le présent durement et lourdement aggravé. Notre pays est en danger parce que nous sommes au risque du surendettement. Notre pays est en danger parce que nous sommes au bord du surendettement.

Sur les deux dernières décennies, malgré la succession de gouvernement de tendances différentes, la dette de notre pays s'est accrue de 2000 milliards d'euros. 1000 milliards entre 2005 et 2015 et 1000 milliards entre 2015 et 2025. Alors, ce sont des chiffres qu'il est absolument impossible de se représenter, sauf à avoir un ordinateur quantique à l'esprit, mais il y a une manière de les rendre plus compréhensibles.

Depuis 20 ans, chaque heure de chaque jour et de chaque nuit, depuis 20 ans, chaque heure a augmenté la dette millions d'euros de dettes supplémentaires chaque heure de chaque jour et de chaque nuit. Alors, je sais très bien que nous avons eu des crises considérables à traverser et cet argument doit être prise en compte. On a eu les subprimes en et la crise financière en 2008 et 2009.

Et puis on a eu les gilets jaunes et puis on a eu la terrible crise du Covid qui a paralysé la planète. Euh et puis on a eu la guerre d'annexion déclenchée par la Russie et puis on a eu la crise énergétique qui s'en est suivi. Et puis on a eu l'inflation et puis on vient d'entrer dans l'orage des droits de douane déclenchés par monsieur Trump.

Et il est bien sûr normal que quand on a une crise, on essaie de passer cette crise par l'emprunt. pour passer la vague. Mais ce qui est anormal, c'est que ayant fait appel à cette disponibilité, on ne soit jamais revenu en arrière.

La dépendance à la dette est devenue en France chronique et cet argent emprunté par centaines de milliards n'a pas été utilisé comme il aurait fallu que ce soit pour investir, pour doter notre pays des meilleurs équipements, pour construire des universités, des hôpitaux, des laboratoires pour nos chercheurs. Il a été utilisé pour les dépenses courantes. Dépenses courantes qu'aucune famille pour elle-même n'envisagerait de laisser à la charge de ses enfants.

De sorte que les sommes que nous devons rembourser chaque année ont augmenté année après année dans l'indifférence générale inexorablement. La charge de la dette va devenir cette année, cette année le budget le plus important de la nation. Les annuités que nous devons rembourser vont être plus lourde que le budget de l'éducation nationale et que le budget des armées cette année.

Et si on devait regarder à peu près ce que ça veut dire, cette charge de la dette représentera à elle seule plus que l'addition des budgets, de l'enseignement supérieur et de la recherche, du logement et de la justice. Additionné et ça va croître tous les ans inexorablement si nous ne faisons rien. L'an dernier, c'était 60 milliards.

Cette année, ce sera 66 milliards. L'année prochaine, en 2026, au mieux 75 milliards. Et si nous ne corrigeons pas la trajectoire, en 2029, dit la Cour des comptes, 107 milliards, 107 fois 1000 millions d'euros.

Et notre pays pour voir la dimension de tout ça, notre pays au rythme de croissance qui est le sien, c'est-à-dire croissance et inflation de l'ordre de 2 % par an. Notre pays crée chaque année environ 50 milliards de richesses nouvelles sur 3000 milliards. On produit chaque année plus que l'année précédente, c'est déjà pas rien, de l'ordre de 50 milliards.

Et sur ces 50 milliards créés par les Français, 10 milliards supplémentaires chaque année sont captés par les intérêts de la dette. Ça veut dire que c'est 20 % du progrès de la France qui est capté par cette charge et cette menace qui est confisqué chaque année. Et c'est exactement la situation que trop de familles, trop d'entreprises et trop d'associations connaissent bien.

C'est terrible de devoir aller chaque mois à la banque pour emprunter de quoi rembourser les mensualités des emprunts précédent. C'est terrible et beaucoup de français le le savent très bien. Et comme vous êtes de moins en moins solvable, vous empruntez de plus en plus cher.

C'est ça le cercle vicieux. Et il n'y a aucun moyen de s'en sortir si on ne prend pas conscience de la gravité, de ce risque et de cette fatalité. Alors, je sais bien qu'il est beaucoup plus facile d'ignorer tout ça, de faire comme si on pouvait continuer sans rien changer et sans rien changer en particulier à nos habitudes.

Et si le chemin que nous choisissons est de faire semblant, de feindre que le problème n'existe pas, alors je vous le dis comme je le pense du plus profond de moi-même, nous ne nous en sortirons pas. Nous France, tous ensemble, nous en sortirons pas comme état et comme société parce que c'est notre liberté qui est en jeu, c'est notre souveraineté. euh et notre indépendance.

Car si l'on est toutes les familles le savent, si vous êtes dépendant financièrement pour un état, c'est comme si vous êtes soumis militairement. C'est la même chose. Dépendre des prêteurs pour une famille, dépendre de la banque parce que vous êtes menacé de saisie.

Pour une entreprise parce que vous êtes menacé de redressement judiciaire, ceci n'est pas une situation qui vous permet de vous épanouir et d'être heureux. Et autant que je le pourrai, je ne laisserai pas notre pays s'enfoncer dans ce risque parce que c'est notre liberté qui est en jeu. Je ne referai pas devant vous, je l'ai déjà fait la liste des pays qui nous entourent qui ont été rattrapés par ce cauchemar et des sacrifices qu'ils ont dû consentir le Canada des grands pays, le Canada, la Suède dans les années 90, la Grèce, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, le Portugal dans les années 2000 et on sait bien ce qui se passe.

On coupe dans les retraites 30 % de moins dans certains pays. On coupe dans les salaires de la fonction publique 15 % de moins dans certains pays. On licencie des fonctionnaires et on augmente massivement les impôts dans le pays.

La France qui paye déjà le plus d'impôts. C'est ça la fatalité. C'est ça ce qui nous menace et ce sont des menaces auxquelles personne ne peut échapper.

Mais non seulement ça, mais la puissance de de du rapport de force avec les prêteurs, ceux qui vous prêtent l'argent dont vous avez besoin. Cette puissance des rapports de force. Il y a 3 ans à peine au Royaume-Uni, nos voisins britanniques.

Un gouvernement pourtant conservateur dirigé par Lise Trous. Ce gouvernement a sauté en 42 jours, 6 semaines parce que les marchés, c'est-à-dire les prêteurs, ont considéré que les décisions que le gouvernement avait pris, décision de baisse d'impôts et de recours massif à l'endettement n'était financièrement pas viable. La Grande-Bretagne, un des plus influents des grands pays du monde, membres comme nous du Conseil de sécurité des Nations- Unies et de surcroix pour les initier la place forte des banques, des financiers et des boursiers renversé en 6 semaines.

La France ne peut pas ignorer ce danger. Elle ne peut pas ne rien faire. Elle court à l'accident si elle ne prend pas les décisions courageuses mais encore possible et supportable qui s'impose et que nous débattons.

Alors j'entends très bien ceux nombreux parmi nos compatriotes qui disent "Mais il y a aucune raison que ce soit à nous qu'on demande des efforts." C'est pas notre faute, c'est la faute des gouvernements. Euh et donc c'est au gouvernement qui se sont succédés qu'il faut demander des comptes, pas à nous.

Alors, il se trouve quelques-uns d'entre vous le sachent le savent que pendant ces 20 dernières années, je me suis battu presque toujours tout seul pour convaincre de ce risque politique les décideurs et nos concitoyens qui tous, je dois l'avouer, s'en moquaient comme de leur premier biberon. Mais cela me permet de rappeler à tout le monde que la dette ce sont pas les gouvernements qui la consomme. Cette dette colossale, elle a été année après année consommée en dépenses courantes et en protection de nos concitoyens.

Suffit de penser au Covid, je dis ça devant Ellisabeth Born au retraités pour quelques 600 milliards. Catherine et et Astrid 600 milliards sur les dernières années au consommateurs en TVA réduite, aux fonctionnaires en sala, aux assurés sociaux massivement. aux entreprises, c'est-à-dire aux salariés en baisse de charge.

Parce que les baisses de charges, c'est pour que ceux qui n'auraient pas eu accès à l'emploi puissent trouver leur engagement dans l'entreprise sans que ça déséquilibre. Et la vérité, c'est que la dette c'est chacun d'entre nous. Et si je m'en réfère aux interventions dans les débats parlementaires, aux interventions des parlementaires de tout bord pendant la crise, pendant les discussions budgétaires, l'immense majorité des interventions, elle est elle était cette majorité pour demander non pas moins de dépenses mais davantage de dépenses chacun pour le secteur qui le concerne.

Et je vois les têtes des membres du gouvernement hoché parce que nous vivons tous cela pendant les débats et je dis ça pardon de répéter une entienne alors qu'il aurait pu avoir une dette utile alors que les conditions de prêt avec des taux extrêmement bas permettaient d'imaginer que on puisse mobiliser ces moyens pour investir. Euh mais c'est pas le choix qui a été fait. Euh nous avons choisi non pas l'investissement, sauf ces dernières années à l'initiative du président de la République avec France 2030, mais pour l'essentiel pendant des décennies pour les dépenses courantes.

Et donc comme on dit depuis longtemps, comme les économistes savent ça très bien, la mauvaise dette chasse la bonne. Et donc la menace est là, l'explosion des taux d'intérêt pas seulement pour l'État mais pour chacun d'entre nous. Et ça signifie très simplement qu'il devient trop cher de construire, qu'il devient trop cher d'acheter un appartement, que le secteur du bâtiment est bloqué avec des centaines de milliers d'emplois, qu'il est impossible d'acquérir des voitures ou d'équiper la maison.

C'est ça la conséquence directe familiale en dehors des menaces qui pèse sur l'État. Menace directe et familiale pour les Français avec une loi qu'on connaît tous très bien. Les taux modérés c'est de l'oxygène pour l'économie et l'explosion des taux c'est l'asphyxie de général de l'économie.

Et donc je me battrai bec et ongle et le gouvernement se battra en prenant tous les risques pour que ce danger soit évité par le seul moyen disponible qui est à mes yeux la prise de conscience des Français. Or, ce débat qui est vital pour notre pays depuis des semaines a sombré dans la confusion et c'est pourquoi il faut une clarification. Le débat devrait être centré autour de la nécessité, je le répète, vitale, de dépenser moins et de produire plus pour placer le pays dans la trajectoire nécessaire pour retrouver l'équilibre de la dette.

Trajectoire en 4 années jusqu'en 2029. Et ce débat a été, je le dis comme je le pense, dévoyé et déplacé. Il n'a plus été question de l'impérieuse nécessité d'agir, impérieuse nécessité à laquelle nous devons répondre, mais seulement des mesures prises une par une.

Par exemple, les jours fériers, mesures dont j'ai annoncé qu'elles étaient toutes discutables, amendables, améliorables avec les partenaires sociaux et avec les parlementaires au moment du débat budgétaire. parce que c'est la mission du parlement. Ne débattre que des mesures, c'est oublier la nécessité du plan d'ensemble.

Or, c'est le plan d'ensemble. Sa nécessité et son urgence qui est la vraie question. Tous les débats exacerbés, passionnés sur les mesures.

En fait, on sait bien les débats conduisent à ne rien faire, à renoncer et ils sont une impasse pour le pays. J'ajoute que ces derniers jours sur ce débat s'est greffé un mouvement de contestation radicale dont Lfi et monsieur Mélenchon ont maintenant pris la tête qui visent selon leur propre terme à bloquer tout et à la grève générale. Il y a quelques années, monsieur Mélenchon avait défini sa stratégie pour obtenir à terme la révolution.

Il fallait tout conflictualiser entre guillemets. Conflictualiser, c'est de faire de tous les sujets une guerre, un affrontement parce que le conflit systématique mène au désordre et que le désordre abat la société. Il arrivé, il a revendiqué cette semaine devant ses troupes cette phrase qui a été rapportée : "Nous sommes des spécialistes dans l'organisation du bordel." Sans jamais s'interroger sur le mal que va faire aux entreprises et aux familles, cette organisation du désordre qu'il revendique au pluriel pour le 10 septembre.

Et donc, il n'est pas étonnant qu'ils aient été rejoints par cette parlementaire qui a prononcé cette phrase publiquement, une des phrases les plus scandaleuses de l'été, madame Sandrine Rousseau qui a dit "La rentabilité de l'agriculture, je n'en ai rien à péter." phrase qui a été prise comme un crachat au visage par tous les agriculteurs, tous les paysans et tous ceux qui les respectent et qui les aiment et considèrent qu'ils sont cela par leur travail quotidien et par leur courage une élite de la nation. N'avoir rien à faire de ceux qui vont trinquer.

Tout pour abattre ce qui essaie de s'en sortir et de surcroire l'enfermement dans le communautarisme. Voilà où ces mouvements veulent conduire notre pays. Et cela, je le dis avec certitude, en tout cas avec ce que j'ai de conviction et de plus profond d'authenticité.

Cela ce n'est pas la France. La France ce n'est pas ceux qui veulent l'abattre par le désordre, c'est ceux qui veulent la construire par le courage et la générosité. C'est pourquoi il faut dès cette rentrée une clarification.

Faut que les choses soient clarifiées. Y a-t-il ou pas urgence nationale à rééquilibrer ? nos comptes publics et à échapper parce que c'est encore possible à la malédiction du surendettement qui concerne tous ceux qui nous regardent, toutes les Françaises et tous les Français, toutes les familles et cela en choisissant une trajectoire de retour à la maîtrise de la dette en 4 ans d'ici à 2029 en dépensant moins et en produisant plus.

Voilà la question centrale. La discussion sur les mesures, sur chacune des mesures, c'est autre chose. C'est une étape différente qu'on peut aborder différemment.

Cette discussion, elle viendra après, elle ne peut venir qu'après avec les partenaires sociaux et pendant les débats budgétaires à l'Assemblée nationale et au Sénat. se recentrer sur la question essentielle. Voilà la clarification.

Et cette clarification pour moi, elle est urgente et il y a un lieu pour cette clarification, une institution, c'est le parlement dans un débat ordonné, suivi d'un vote et non pas dans le désordre des affrontements de rues et des injures. C'est la raison pour laquelle j'ai demandé au président de la République qu'il a accepté de convoquer le parlement. session extraordinaire le lundi 8 septembre dans 15 jours.

J'agerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement sur une déclaration de politique générale conformément à l'article 49 alinéa 1er de notre constitution. Cette déclaration de politique générale aura pour objet de poser explicitement la question central, savoir s'il y a bien gravité du danger pour la nation, s'il y a urgence ou pas et choisir la route qui permettra d'échapper à cette malédiction en retrouvant la maîtrise de nos finances et en donc en choisissant de réduire nos déficits et en produisant sans plus. Ce choix consacrera la dimension de l'effort, celui-là seul effort qui ne peut pas être écarté et qui ne peut pas être éludé si nous voulons trouver la trajectoire de la libération de notre indépendance, c'est-à-dire quelques 44 milliards de réduction du déficit. 44 milliards sur une prévision de dépenses de 1720 milliards, donc 2 % d'efforts.

Ce choix confirmera aussi les principes que nous avons énoncés très peu nombreux. Le principe de justice dans la répartition de l'effort. Tout le monde participe, l'État le premier, tout le monde participera. et les plus favorisés seront appelés à prendre leur juste part de l'effort national.

Et la discussion sur chacune de ces décisions, sur chacune des mesures de ce plan d'urgence, cette discussion aura lieu ensuite en pleine lumière sous le regard des Français au cours de la négociation avec les partenaires sociaux et au sein des deux chambres. du parlement. Je crois profondément, j'ai la conviction inarrachable que les Français auront conscience, prendront conscience de la gravité de la situation.

J'ai la conviction qu'ils accepteront de participer à l'effort pourvu que l'effort soit juste. Mesdames et messieurs, cette clarification est la condition même du ressais de notre pays. Si nous arrivons à conclure cette clarification, la France échappera aux deux écueils qui sont mortels pour notre pays.

L'impuissance à retrouver l'équilibre et le désordre qui détruit tout. C'est l'essentiel qui se joue et je voudrais vous dire que cet essentiel là, il se joue pour ceux dont on ne parle jamais. ce qu'on oublie tout au long de ces débats et ceux en fait au nom de qui nous devons nous exprimer aujourd'hui, c'est-à-dire les enfants.

Je ne veux pas que nous leur laissions un monde écrasé de dettes, un monde dans lequel il se trouverait découragé parce qu'il serait décourageant. Je voudrais vous dire ça simplement. C'est en pensant à eux que nous devons prendre ces décisions.

Eux qui peuvent pas s'exprimer, eux qui ne votent pas encore dans le débat, mais qui sont ceuxlà même pour qui nous devons réfléchir et délibérer et choisir le chemin. Et je suis persuadé que nous devons y arriver en adulte responsable et pardonnez-moi de ce mot, en adulte responsable et affectueux. Parce que les enfants, c'est le plus important pour construire l'avenir.

Chacun désormais va être placé devant ses responsabilités. Le gouvernement prend les siennes pour clarifier les choses. Le parlement aura le 8 septembre la décision entre ses mains et chacun s'engage devant les Français.

Et c'est là au fond que la démocratie prend tout son sens. Je vous remercie. Est-ce que vous avez des questions en vous présentant à chaque fois ?

Oui, tout à fait. Bonjour, monsieur le premier ministre, Léonard Atal pour TF1 et LCI. Comment comptez-vous tout simplement obtenir la confiance de la représentation nationale sans modifier, si on l'a bien compris, votre copie budgétaire que vous avez présenté le 15 juillet ?

Est-ce que par exemple vous êtes prêt d'ici le 8 septembre à faire un geste à la fois à destination des oppositions mais aussi des Français en par exemple renonçant à la suppression de deux jours fériers ? C'est à la fois pour les oppositions et pour les Français visiblement la mesure la plus impopulaire. Je vous remercie.

Peut-être vous ne m'avez pas bien écouté. Je pense que la situation aujourd'hui, elle nous impose d'agir en deux étapes. La première étape pour clarifier les choses, c'est qu'on se met d'accord sur la gravité de la situation et sur l'urgence.

Que je vous le dis de du fond de de ce que je vois, s'il y a pas cet accord minimal, ça ne sert à rien. On n arrivera pas. Il y a des moments où on a besoin de voir la situation quand la maison brûle ou quand on est sur le point de subir un naufrage, il faut accepter de voir la situation.

Il y a un grand nombre d'intervenants dans le débat qui s'exprime comme s'il n'y avait pas de problème. Il y a un problème majeur. La question est de savoir si nous sommes d'accord pour accepter la définition de cette question.

Et après il y a les mesures. Et les mesures, elles sont pas imposées, jamais. Les mesures, elles sont proposées, discuté et adopté dans une double délibération.

Partenaires sociaux pour les mesures sociales et parlementaires, Assemblée nationale et Sénat. Personne n'impose des décisions toutes faites ni à l'Assemblée nationale, ni au Sénat. J'ai dit que toutes les mesures étaient discutables.

Je l'ai dit dès le 15 juillet. Toutes les mesures sont discutable, toutes sont amendables. Après, le gouvernement prend ses responsabilités, il dit "Oui, on peut avancer ou bien je considère qu'on ne peut pas avancer au quel cas la discussion parlementaire prend le pas.

Mais la question principale, c'est de savoir si oui ou non nous sommes d'accord pour dire qu'il se passe quelque chose de grave pour la France auquel toutes les majorités ont participé sur ces 20 dernières années. Et ce quelque chose de grave, il impose que les décideurs, gouvernants, parlementaires et citoyens au fond prennent les décisions sans sans intermoiement. En tout cas, c'est comme ça que je vois les choses.

Et s'il n'y a pas d'accord possible, alors je considère que l'action est impossible. C'est c'est inatteignable comme on le voit ces dernières semaines. Les débats sur toutes les mesures, celles que vous évoquez et d'autres, ces débats, ils se déroulent comme si nous avions le choix de ne rien faire.

Et beaucoup de Français pensent que en effet c'est pas si grave que ça. Moi je dis avec vous et devant vous, il est impossible d'écarter cette question sauf à trahir notre pays et ça se perera très vite et très cher. Et donc première étape, est-ce que nous sommes d'accord pour considérer que nous avons devant nous un problème d'urgence vitale ?

Et moi, je pense que la lucidité peut l'emporter. J'ai pas entendu. Si ce n'est pas le cas, vous partirez sans regret.

C'est pas partir sans regret. Le le les constitution est extrêmement simple. Déclaration de politique générale, vote si vous avez une majorité, le gouvernement est confirmé.

Si vous n'avez pas de majorité, le gouvernement tombe. Monsieur le Premier ministre, bonjour. Thomas Soulier pour le Parisien aujourd'hui en France.

Depuis quelques jours, on entend vos ministres dire si on tombe au mois d'octobre, ça sera le chaos financier, économique, peut-être social. vous-même, vous parlez de falaise ou d'Himalalia depuis des mois maintenant. En convoquant cette session extraordinaire et en l'avancant au 8 septembre, est-ce que vous ne prenez pas le risque d'avancer ce chaos, de déstabiliser les marchés financiers, de déstabiliser le monde politique et finalement d'avoir plutôt que prévu les effets néfastes d'une censure du gouvernement.

Merci monsieur. C'est c'est simple. Euh le risque, c'est la seule condition pour que les Français prennent conscience.

On a réfléchi beaucoup pendant le courant de l'été. J'ai réfléchi beaucoup. président de la République, on a réfléchi beaucoup et vous avez vu pendant tout le courant de l'été s'effacer la question de la gravité de la situation pour n'avoir plus que des discussions sur les mesures.

Est-ce que c'est un risque ? Oui, c'est un risque. Mais le risque supérieur, le risque suprême, c'est de ne rien faire.

Le risque suprême, c'est de laisser se décomposer le le débat public, la situation de voir des affrontements, des gens qui disent "On va tout bloquer" et au fond des gens qui pensent que que c'est pas si grave que ça. Monsieur, c'est grave, je peux pas le dire mieux. Et je vous signale que j'ai depuis des mois dit publiquement si quelqu'un pense que c'est pas grave qu'il vienne défendre cette position.

Je n'ai vu personne défendre cette position. personne, aucun expert, aucun Il y a des gens qui ont dit on va pas assez loin, on voit la difficulté des gens qui ont dit peut-être on va trop loin mais personne n'a dit la situation n'est pas grave. Est-ce que les Français en ont pris conscience jusqu'à maintenant ?

à mon avis, pas tout à fait encore. Plus exactement, il considère que peut-être c'est grave, mais c'est pour les autres. Pour les étrangers, dit un courant d'opinion, pour les riches dit un autre courant d'opinion.

Or, je ne crois à aucune de ces solutions simplistes. Je pense qu'il faut la justice et il faut travailler cet équilibre de justice. Je pense qu'il faut que tout le monde sache que tout le monde va participer et c'est mon engagement.

Mais rien faire, choisir de ne rien faire, c'est une condamnation. Et c'est cela que je ne laisse pas faire en prenant des risques parce que c'est le moyen que les Français comprennent que c'est grave. Bonjour monsieur le premier ministre.

Hugo Capelli pour BFM TV. On a bien entendu que vous avez votre feuille de route que le 8 septembre vous en vous l'aviez évoqué avec le président de la République avant donc de faire cette annonce. Comment est-ce que d'ici 8 septembre vous comptez convaincre les autres formations ? politique.

Est-ce que vous comptez donc sur les voies par exemple du Rassemblement national et de Marine Le Pen pour rester à votre poste ? Est-ce que vous allez recevoir Marine Le Pen ou encore Olivier Fort et le Parti socialiste ? Votre survie dépend d'eux aussi aujourd'hui.

Notre survie dépend de chacun des parlementaires français. Notre survie ne dépend pas d'étiquette, elle dépend du vote de chacun des parlementaires français. Et j'ai toujours refusé, on me l'a reproché, de faire des différences entre les parlementaires.

Je pense que ils sont d'une égale dignité et je suis persuadé que tout le monde va réfléchir. En tout cas, c'est fait pour ça. Et s'il faut recevoir tous les groupes parlementaires, je suis évidemment prêt à les recevoir, mais je ne suis pas prêt à abandonner la logique, la cohérence et l'efficacité de ce que nous avons proposé devant les Français parce que c'est une question de survie, de notre état, de l'image de notre nation et de chacune des familles.

Bonjour Audrétison, France la radio. Est-ce que vous pouvez d'abord nous faire un point de procédure ? Est-ce que vous activez bien le 491 de la Constitution ?

Et autre question toujours sur ce que vous allez proposer le 8 septembre. Est-ce que vous recherchez un moment Mindes France ? Est-ce que c'est il y a pas un côté un petit peu kamikaz ?

Je vais au devant. Je demande tout de suite la confiance pour pouvoir être tranquille cet automne. Madame, vous avez sur vos antennes pendant des mois expliquer que mon but était de ne rien faire et que le seul but qui était le mien était de durer précisément sur votre antenne et sur les autres aussi, je vous rassure, mais comme je vous ai écouté, je que j'étais là pour durer pour rester envers et contre tout sans rien faire.

Vous vous souvenez d'avoir défendu cette cette thèse ? Euh oui, j'écoute hein, je suis un auditeur et donc vous avez défendu ça. Alors aujourd'hui, vous dites "Mais vous prenez un risque.

Est-ce que c'est pas imprudent L'image que vous présentiez il y a quelques semaines est contradictoire avec l'idée d'un risque qui serait imprudent. Je crois que il y a des moments dans la vie où seul une prise de risque réfléchie peut vous permettre d'échapper au plus grave. Puis vous dites Mindes France.

Moi, je trouve que ma France c'est a été pour notre pays quelqu'un qui a honoré le débat public et la conscience civique. Donc c'est pas un si mauvais exemple. Il avait duré 8 mois.

Pardon ? Il avait duré 8 mois. Oui, ça veut dire que j'ai duré plus longtemps.

Et le 491 ? Oui, bien sûr, c'est le 491. Merci.

Bonjour, monsieur le Premier ministre. Martin Baumer France France Télévision. Vous répétez que le débat doit se faire autour de la gravité de la situation et uniquement autour de la gravité de cette situation.

Ne craignez-vous pas avec ce vote de confiance que le débat ne tourne qu'autour de votre personne pour ou contre François Baï ? Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? Que je m'efface ?

Bon, je vais vous dire quand vous êtes engagé, quand vous êtes un citoyen engagé et quand vous êtes un homme public, vous êtes là pour prendre vos responsabilités, pas pour vous échapper, pas pour dire "C'est pas moi, c'est les autres". Vous êtes là pour vous adressant à vos compatriotes, vous êtes là pour dire voilà ce que je crois de plus profond. Et c'est peut-être parce que depuis trop de décennies, on a essayé d'échapper aux responsabilités en choisissant les accommodements, les attermoiements, les les compromis excessifs et en fuyant la vérité qu'on se trouve dans la situation où on est aujourd'hui.

Et encore une fois, ce que je dis là, je le dis depuis 20 ans parce qu'il n'y a pas d'issue à cette situation si nous ne sommes pas courageux. Et depuis le premier jour de mon engagement, j'ai essayé que les Français soient assurés qu'on ne s'échapperait pas. Olivier Bust RTL.

Monsieur le premier ministre, vous demandez un vote de confiance à à l'Assemblée nationale pour qu'ensuite des discussions s'engagent sur les les mesures et vous dites que toutes ces mesures sont amendables. Prendrez-vous l'engagement de ne pas recourir pour faire adopter ensuite votre budget au 493, c'est-à-dire quelque part pour respecter le le résultat des discussions ? Je pense que c'est pas une idée absurde.

C'est très difficile. Il est tout à fait possible que ça soit une idée qui n'est pas soutenable dans le débat. Mais au fond de moi, il y a en effet depuis longtemps l'idée que les preuves de vérité du débat, on pourrait le développer 1493.

Il y a des moments où on peut pas y échapper mais c'est en tout cas oui une idée qui ne m'est pas étrangère. Bonjour monsieur le prem. Ça vous embouche un coin.

Bonjour monsieur le premier ministre. Anthony Cortes à l'humanité. Euh le mouvement Bloquont tout, tout comme l'intersyndicale revendique davantage de justice sociale et fiscale.

Euh avant l'été, un rapport sénatorial a chiffré le versement des aides aux entreprises à 211 milliards d'euros par an. Euh en 3 décennies, les 500 français les plus riches ont vu leur fortune euh être multiplié par 14. Vous avez parlé vous-même d'une juste contribution des plus privilégiés.

Alors ma question est simple. Euh, comment comptez-vous mettre à contribution les entreprises et dans un souci de justice fiscale les plus fortunés ? Alors, j'ai lu attentivement le rapport du Sénat.

Euh quand j'avais des élèves autrefois, je disais "Faut pas additionner les carottes et les sèche-cheveux." Il y a beaucoup d'addition de choses totalement étrangères les unes aux autres. par exemple, on additionne des aides directes et des prêts et c'est pas la même chose.

Euh mais j'ai dit dès le 15 juillet euh c'est 211 milliards c'est beaucoup d'argent. Je sais pourquoi il a été donné en souvent aux entreprises. J'ai cité tout à l'heure comme exemple la baisse des charges sociales pour les salariés les moins qualifiés, les moins près de l'emploi.

Et ces aidesl elles ont permis que des centaines de milliers de salariés entrent dans l'entreprise et dans l'emploi. Mais je suis persuadé qu'il y a en effet des réglages à faire en baissant ces sommes et en donnant en contrepartie plus de simplification. Et on va et et on a lancé ça plus de oui plus de possibilités d'action.

Je pense que très souvent les subventions elles viennent compenser des charges que les simplifications apportent. Vous avez vu comme moi le rapport de ce grand institut européen qui dit les normes en France, la le poids des normes alors qu'il représente dans tous les pays qui nous entourent entre 0,5 et 0,8 % de freinage entre guillemets de l'économie, en France, c'est 4 %. Bah, il y a quelque chose qui va pas.

Je préfère reprendre des aides et donner plus de simplicité et plus de facilité d'action pour les entreprises. Ça c'est une piste. Quant à la contribution des plus favorisés, c'est une question que j'ai posé le 15 juillet et que je veux traiter avec les commissions parlementaires lorsque le débat sera sera ouvert.

Bonjour monsieur le Premier ministre. Jacques Paquier du journal du Grand Paris. Ne vous pensez ne pensez-vous pas dans le le tableau que vous décrivez qu'il y a aussi une urgence que vous n'avez pas cité qui est la réforme de de l'État et puis celle des collectivités territoriales dans une une région que je couvre qui bat l'Île-defance qui bat le record de de strat et dans laquelle l'État ne s'est pas désengagé.

Je sais que c'est un sujet qui vous suivez. Et puis une petite question vous avez évoqué d'une phrase c'est la situation du logement pas tant celle des promoteurs mais celle du logement. Vous avez cité nos enfants qui demain ne trouveront pas qui déjà ne trouvent pas de logement pour pour vivre et pour étudier.

Alors, vous avez complètement raison sur cette deuxème question. La ministre de logement était retenue dans son département d'origine pour une manifestation. Euh je suis absolument certain que nous avons à renouveler la politique du logement et elle aussi.

Et c'est un et c'est un engagement que je prends bien sûr euh quant à la première question euh la réforme de l'État, nous avons commencé avec la réorganisation de l'État local où toutes les structures qui portent l'action de l'État vont être soumis à un coordinateur pour donner de la cohérence et de la clarté qui est le qui est le préfet. Et ça ça a été décidé. s'attraînait depuis 10 ans.

Nous l'avons décidé, le ministre de l'intérieur est là. Nous l'avons décidé, nous avons pris le décret et les aménagements législatives vont législatives nécessaires vont être examiné à l'automne. Euh quant aux collectivités locales, à la complexité, alors la complexité que vous décrivez en Île-de-France, je suis prêt à signer en bas de la page.

Je sais pas si on sera d'accord sur les solutions, mais le labyrinthe et le dédal des structures imbriqué les unes dans les autres en forme de poupée russe, je suis d'accord absolument avec vous. Je pense que ça nuit à l'efficacité, ça nuit à la lisibilité et ça coûte très cher. Mais vous observerez que nous avons déjà pris une décision importante qui est désormais à Paris, Lyon et Marseille.

Les électeurs pourront élire leur mère, ce qui est pas une ce qui est pas un petit changement, n'est-ce pas ? Et je rappelle simplement que tout le monde pensait que nous n'y arriverions pas, qu'on y est arrivé. Monsieur le premier ministre Frédéric Aziza radio J en cas de censure le le 8 septembre vous l'avez c'est pas une censure.

Si votre gouvernement en cas de vote négatif tombera, on a du mal à penser qu'un nouveau premier ministre issu du socle commun puisse présenter un budget différent du vôtre. Alors, la logique, est-ce qu'elle serait que celui qui vous succède au tissu des oppositions ou euh d'aller vers de nouvelles élections, vers une dissolution ? C'est une décision qui appartient au président de la République.

J'ai cru entendre dire comme ça par des bruits qui me paraissent fondés que le président de la République a dit que la dissolution, il avait déjà essayé et que il en concluait que ça ne clarifie pas nécessairement les choses. Si vous voulez me faire dire que nous avons en effet des progrès à faire, par exemple du point de vue du mode de scrutin, je vous donne pleinement raison. Est-ce que j'aperçois une réforme du mode de scrutin possible à court terme ?

Ma réponse est oui. [Musique] Il faut convaincre encore une partie de des responsables politiques et des mouvements politiques. Mais j'ai déjà évoqué l'idée que après tout le référendum pourrait permettre de trancher cette question sans que les forces politiques soient en explosion. ce que je souhaite éviter de toutes mes forces.

Je sais pas si vous avez bien compris ce que j'ai dit mais Bonjour monsieur le Premier ministre Doiaten journaliste politique pour ces news. Ce vote de confiance intervient le 8 septembre. Vous avez parlé de cette mobilisation du 10 septembre.

Est-ce qu'il y a une crainte puisque la gauche parle de victoire ? Est-ce qu'il y avait une crainte de votre part de cette mobilisation ? Pas du tout.

Je je ne vous m'accorderez que ces questions, je les développe, je les traite depuis très longtemps. Je les ai développé au mois d'avril, je les ai développé au mois de juillet et je ne me laisse pas distraire par telle ou telle mobilisation où les Français ont le droit de manifester. Et nous avons le devoir d'avancer.

Et donc c'est cette avancée là qui est intéressante. J'ai cru comprendre qu'il y avait des responsables politiques qui demandaient à corps et à cri une session extraordinaire. J'ai cru comprendre ça.

Voyez que même entre gens qui ne pensent pas du tout la même chose, on peut arriver à des conclusion semblable. Je pense qu'il est capital de montrer aux français que nous sommes capables de dépasser les antagonismes qui perpétuellement nous rendent impuissant pour se mettre d'accord au moins sur un diagnostic. Et sans cet accord minimal, la réussite est impossible.

Voilà ce que je ce que je crois. C'est fini. Et bien je suis très content qu'on ait passé ce moment ensemble.

Merci beaucoup. François Baou devant la presse, devant les Français aussi qui essayent de sauver sa peau et qui essaent de sauver la la France du du blocage. Qu'en retenir ?

Nous sommes avec Judit Ventrbe pour en parler. Bonjour Judith, grand reporter aux figures au magazine. Alors, on dit souvent que les politiques ces derniers temps, pensuel Macron et parfois François Baou viennent devant la presse pour pas annoncer grand-chose.

Là, il y a une annonce, une annonce importante, une seule finalement, vous me confirmez, je dites euh la convocation d'une session parlementaire le 8 septembre. Expliquez-moi tout de suite ce que c'est et ce que ça veut dire. Alors euh vous savez que normalement euh le Parlement rentre début octobre en session ordinaire.

Oui. Euh les nombreux commentateurs qui spéculent euh sur la censure possible de François Baou sont pris de cours par cette annonce parce qu'en fait euh François Baou anticipe les preuves de force en décidant une session extraordinaire et en faisant en demandant la confiance au Parlement sur une déclaration de politique générale qui porte juste sur le diagnostic. Est-ce que la France est au bord du gouffre économiquement ou pas ?

Il nous explique que s'il y a pas un accord minimal sur cette question là, ça ne sert à rien de discuter des mesures, de discuter des des jours fériers supprimés. Il faut d'abord un accord sur le diagnostic. Alors, il y a deux interprétations possibles.

Un euh le la crise est anticipée par François Baou. il va lui-même au CASP en en raccourcissant le calendrier. Ça n'est pas la mienne.

Moi, je pense que c'est assez habile ce qu'il fait de dissocier la question du diagnostic de la question du traitement parce que sur le diagnostic euh le Rassemblement national notamment aura plus de mal à refuser euh de voter la confiance et donc à faire tomber le gouvernement Bairou. Vous remarquerez d'ailleurs que dans son discours, François Baïou attaque Bill en tête Jean-Luc Mélenchon et Sandrine Rousseau, c'est-à-dire la France insoumise et les verts qui ont dit les uns et les autres que de toute façon, ils essaieraient par tous les moyens de faire tomber le gouvernement Bairou. Donc Bairou n'espère aucune confiance de ces gens-là.

En revanche, il n'a pas un mot contre le Rassemblement national. Raison, on va analyser tout ça, mais je voudrais bien qu'on explique ce qui va se passer le 8 septembre. convocation extraordinaire du Parlement.

Donc François Baou prend la parole. Discours de politique générale, souvent c'est ce que font les premier ministres lorsqu'ils sont nommés, hein. C'est ça.

Voilà. Et ensuite, ça ne se faisait plus ces dernières années puisqu'il n'y avait plus de majorité euh les votes de confiance des députés qui disent "Oui, je vous accorde ma confiance, vous pouvez rester." Non, vous ne pouvez pas rester.

Je ce que vous me dites ne me plaît pas, vous partez. majorité d'un côté ou de l'autre et le premier ministre reste ou non. C'est ce qui va se passer.

Il joue donc sa survie dès le 8 septembre. Donc dans quoi 12 13 jours, je vous laisse faire le calcul. Ouais.

Non mais alors c'est ça c'est très étonnant. Il a une chance de passer. Oui, oui, oui, je vous dis c'est très habile puisque en fait il ne le se lance pas dans un débat sur les mesures où son projet de budget de budget se serait massacré par l'ensemble des oppositions.

Il faut bien le préciser ça, Judit, pour que tout le monde comprenne bien. Ce n'est pas une question sur le budget. C'est-à-dire qu'après ce vote, le budget ne sera pas adopté.

Il ne sera même pas débattu. Finalement, il sera absolument pas question. D'ailleurs, vous avez vu que la première question des journalistes présents à Matignon, ça a été oui mais alors qu'est-ce qu'on fait pour les jours fériers ?

Réponse de François Baou, vous m'avez mal écouté. Ça ne sert à rien de discuter des mesures si on n'est pas d'accord sur le diagnostic. Voilà.

Donc mettons-nous d'accord sur le diagnostic. Vous m'avez accordé la la confiance dira-t-il aux députés s'ils le font. À ce moment-là, on peut commencer à débattre.

C'est ça le sujet. Pardon, je dis très bien François Baou se sauve. C'est qui peut sauver ?

Et après, qu'est-ce que ça change ? Qu'est-ce que ça change pour faire passer un budget ? Est-ce qu'il sera possible ensuite de faire passer un budget ?

Bah ça peut lui permettre de dire aux députés qui ne qui auront voté la confiance euh vous êtes en contradiction avec vous-même. Vous avez approuvé mon analyse selon laquelle la France est au bord du gouffre et maintenant vous m'empêchez euh de la sauver. Donc c'est c'est une habilité propose un remède mais vous le voulez pas.

Voilà, c'est une habilité tactique et je peux déjà vous dire qu'elle sera euh la repost de la de la France insoumise au cas où serait pas immédiatement tombé, j'ai pas regardé les les réseaux sociaux. Oui, je l'ai surveillé ça. C'est ces trois dernières minutes.

Euh ça va être pas de chèque en blanc pour François Baou parce qu'en fait le contreargument c'est il nous demande la confiance sans nous dire ce qu'il veut en faire. Euh si vous nous rejoignez, il est 17h13, ça a duré moins d'une heure, c'était assez rapide. François Bairou a commencé par dire ce qu'il avait dit au printemps et cet été, faire un bilan, il était dire ce qu'il a ce qu'il a ce qu'il dit depuis 20 ans.

On peut lui reconnaître ça. C'est vrai. Euh il était assez pessimiste hein en ouverture de de c'estd que le monde va mal, la France est malade.

Voilà. Et oui et moi-même il a été assez pédagogue en donnant des chiffres des exemples parce qu'il dit c'est milliards on sait pas ce que ça veut dire alors lui il essaie de les réduire c'est toutes les heures on perd 12 millions d'euros ça et puis la charge de la dette devenue premier budget de l'État devant l'éducation devant la police devant la défense. Il donc fait un bilan à ses pédagogues comme il le fait sur YouTube depuis quelques temps.

Voilà François Baou. Ensuite, il a donc attaqué très directement la France insoumise euh Jean-Luc Mélenchon. Euh là, c'était très très clair.

Euh sans parler du Rassemblement national hein, aucun moment. Oui, Jean Mélon et Sandrine Drousseau. Et Sandrine Drousseau.

Tout à fait. Sur sa sortie sur les agriculteurs. C'est ça.

J'en ai rien à péter de la rentabilité des agricultures. Voilà, il a bien compris que ça ne pouvait pas passer. Il a dit que c'était la phrase la plus scandaleuse qui se soit entendu dans l'hémicycle récemment en tout cas.

Et ensuite donc cette grande annonce du 8 septembre, convocation du Parlement en session extraordinaire, discours de politique générale donc de François Baou sur le bilan et vote de confiance. Et vote de confiance. Euh on lui a posé la question est-ce que c'est un risque ?

Oui, c'est un risque. Et il dit "Ce risque, c'est le seul moyen pour que les Français prennent conscience. Euh il a plus peur de rien finalement.

Il a peur de tomber au mois de novembre, que ce soit en septembre ou en novembre, finalement on joue on joue son vatou du côté de François Verou. Ça passe ou sa casse. Oui, mais ça ça ne veut rien dire sur la suite.

Oui, c'est ça. Ça lui donnera un peu plus de légitimité s'il passe. Exactement.

Et comme comme je vous le disais, ça pourrait lui permettre éventuellement de mettre en contradiction certaines de ses oppositions. Euh franchement, je je ne vois pas qui dans les gens sérieux h euh peut soutenir l'idée que tout va très bien, que on peut très bien continuer à à s'endetter et et que ça passera crème. Ouais.

Alors euh les gens sérieux, c'est pas ceux qui disent déjà que tout va bien. Euh par exemple la France, non c'est je suis injuste. Elle dit pas que tout va bien, elle dit euh il y a qu'à faire payer les riches.

C'est pareil pour les écolos, c'est pareil pour toute une partie du Parti socialiste. Euh François Baouon qui prend son risque comme dit le président de la République. On n' pas parlé et on le répète pour ceux qui attendaient des réponses notamment sur jours férier, pas de réponse.

François Bou a dit tout est discutable. ila répété, rerépé plusieurs fois pendant son discours de après pendant les questions des journalistes. Mais pour l'instant, je veux pas en parler.

Ce qui est d'ailleurs aussi habile parce qu'il aurait grillé une cartouche pour rien. Oui, les jours fériers, ça peut être une concession dans le cours du débat mais encore faut-il qu'il y ait débat. Voilà, nous verrons s'il y a des débats.

Il faut que François Baou passe. Alors, il y a cette question du budget. Évidemment, ce sera pour le mois de novembre, décembre hein, d'habitude, je dis Oui, c'est ça.

Oui. Euh il y a euh il y avait l'échéance du 12 quand du 10, pardon, cette grande manifestation. Il en a parlé, il l'a évoqué mais bon euh pour l'instant c'est pas trop son sujet finalement.

Oh bah je crois que en fait il estime d'avoir répondu en disant que Jean-Luc Mélenchon on avait pris le contrôle. Alors c'est peut-être pas le mot contrôle qu'il a utilisé enfin euh ou il a dit quelque chose de ce genre. Hm hm.

En tout cas, c'était l'idée et François Baou n'a pas tort de penser que à chaque fois que Jean-Luc Mélenchon se mêle de quelque chose, euh ça tourne court. Alors, je vais vous montrer une réaction Judit si j'y arrive. François Baou vient d'annoncer la fin de son gouvernement.

C'est ce que considère Jordan Bardella. Jamais le RN ne votera la confiance à un gouvernement dont les choix font souffrir le peuple français. Vous me disiez il y a un instant que le Ouais. que le RN pourrait être le parti qui au début sauverait.

C'était l'objectif de François Baou. Bon euh visiblement c'est c'est pas parti pour Oui. Et surtout ce qui est problématique c'est que Jordan Bardella dise ça tout de suite, on peut l'admettre.

Ça veut dire qu'il attend des concessions, des discussions pour faire reculer François Baou sur un certain nombre de sujets. Mais François Baou nous dit "Moi, je débattrai pas avant ce vote là." Donc là, c'est compliqué.

Oui, c'est une épreuve de force. Alors, on va voir euh comment réagira Marine Le Pen. On sait qu'il y a aussi un calendrier judiciaire pour Marine Le Pen mais euh Fran judiciaire mais en quoi ça peut parce que en fait certains au Rassemblement national se disent qu'en cas de nouvelles dissolution il pourrait cette fois avoir une majorité et faire voter la fin de la la l'exécution immédiate de la Mais vous rendez compte le nombre de conditions il faut qu'il y a des solutions.

Emmanuel Macron disait en juin je n'ai ce n'est pas dans mes habitudes de me priver d'un instrument constitutionnel et puis la semaine dernière il a dit non je ne ferai pas de nouvelles dissolution. François Baou vient d'ailleurs de le rappeler dans sa conférence de presse. Donc déjà la première condition qui pourrait permettre au Rassemblement national de rêver d'une majorité ne semble pas remplie.

S'il y a pas d'élection, on voit mal quel est l'intérêt du Rassemblement national. Bon, à part du message envoyé évidemment à ces électeurs qui souhaitent se débarrasser de François Baou parce que le le si François Baou n'a pas n'a pas la confiance, il part. Mais remplacé par quoi ?

Un gouvernement de techno, un autre gouvernement. Oui, c'est vrai qu'on avait été presque étonné avec cet objectif du Rassemblement national de de devenir moins dangereux d'une certaine manière en faisant tomber Michel Barnier. Là, il réitérerait en replongeant d'une certaine manière la France dans une la France dans une forme de chaos politique là.

Oui. Alors, il faut se rappeler que Michel Barnier n'y a pas mis du Oui. Souvenez-vous, il a que François Baou, il cajolle d'une certaine manière le rassemblement national depuis qu'il est là. beaucoup de temps ne serait-ce qu'à recevoir euh les dirigeants du Rassemblement national.

Il n'a pas fait euh au début l'ombre du d'une concession et après il a lâché mais c'était déjà trop. Oui, c'est vrai qu'il a lâché vraiment dans les dernières heures avant le vote pour essayer de François Bou ne semble pas commettre les mêmes erreurs. Je pense que c'est plus je me trompe peut-être je pense que c'est plus ouvert que ne le laisse présager la la déclaration de Jordan Bard.

Bon, pas de surprise de l'autre côté. En revanche, François Baou préfère choisir sa date de départ à Raille Mathilde de Panneau. Euh plutôt qu'un chaos, c'est remettre les choses en ordre et faire partir un gouvernement illégitime.

Voilà ce qu'elle dit. Euh illégitime parce que la France insoumise dans la suite de ce nouveau Front populaire qui ne semble plus exister euh mais existe quand même un petit peu. Espère et pense que ce sont eux qui devraient être aux manettes au gouvernement.

C'est le premier vote de confiance depuis 2020 et Jean Castex. Je dit ouais euh bon euh c'est vrai que c'est assez courageux de la part de François Baou honnêtement lorsqu'il a annoncé ça est-ce que ça vous a surpris ? Oui ouais oui oui.

Franchement je on dit souvent qu'il manque un peu de courage et que Oui, il l'a dit lui-même. D'ailleurs, vous me vous me reprochiez de euh d'être là pour euh pour ne rien faire, pour gérer l'immobilisme jusqu'en 2027. Vous pouvez pas me reprocher maintenant de de plonger la France dans le chaos.

Il faut choisir. Euh, je dis que va-t-il se passer jusqu'au 8 septembre ? Euh, vous me dites, vous me dites François Baou dit que il y a pas de discussion.

Non, mais il va recevoir les groupes qui qui lui demanderont à être reçus. Donc, je pense qu'on va quand même avoir droit à une séquence. Alors, la France assoumise, je ne sais pas parce que euh ils ont déjà refusé euh de participer à des à des discussions préalables à plusieurs reprises.

Euh euh eux, c'est vraiment euh l'opposition radicale, euh aucune négociation, on ne s'assoit pas à la même table. Je suis même pas sûr que François Baou a envie de perdre du temps avec eux. Ah, il a dit qu'il recevrait tous les groupes qui lui en ferait la demande.

D'accord. Donc je pense qu'il va y avoir quand même, on va avoir droit à la séquence traditionnelle des discussions avec déclaration sur le sur le perron de Matignon et on aura normalement une vision assez claire de qui votera la confiance ou qui ne la votera pas le jour du scrutin le 8 septembre. Judit sembl assez positive pour François Baou depuis qu'on a pris même si Jordan Bardella peut-être mis un coup dans votre dans votre analyse.

Si François Bairou tombe que son gouvernement, que se passe-t-il ? Euh c'est c'est une bonne question c'est une bonne question et je vous remercie de me l'avoir posé. Je ne suis même pas sûr que euh François Bau lui-même ni même Emmanuel Macron Tiens d'ailleurs, pardon, je vous coupe, Emmanuel Macron est au courant de ça.

Il l'a validé forcément. Ouais, forcément. Ils se sont vu, vous le savez.

Oui. À Brégançon, à Bregançon, ils ont dîné ensemble. Il est forcément au courant.

Il a dû trouver que c'était pas mal joué. Ah, vous pensez ? Sauf que si ce gouvernement tombe, c'est à nouveau Emmanuel Macron qui revient au centre de la reine et qui doit à nouveau trouver une solution ou pas ?

Oui, mais pour le coup là, c'est une c'est une question de de date. Euh je suis pas sûr que ça passionne Emmanuel Macron euh de gagner un surcis du 8 octobre au vote du budget. Euh intéressant aussi ce qu'a dit François Baot lorsqu'on lui a posé la question d'une possible réaction d'Emmanuel Macron qui serait en première ligne en cas de gouvernement des faits.

Il a dit je crois que la dissolution il a bien senti que c'était pas forcément une solution. C'est peut-être une manière aussi de rassurer. Voilà, j'y vais mais que les Français ne s'inquiètent pas.

Euh derrière, il y aura une continuité sans forcément une dissolution et à nouveau un grand bazar. C'est peut-être un peu ça, non ? Euh oui, mais alors là pour le coup euh on ne voit pas pourquoi parce que on peut très bien imaginer une hypothèse où euh la confiance est refusée au gouvernement Bairou.

Hm hm. qui ne peut plus donc agir. Alors, libre à Emmanuel Macron de renommer y compris François Baou si ça lui chante avec un gouvernement différent ou avec le même gouvernement autant qu'il voudra.

Mais ça veut dire le gouvernement de la France totalement paralysé. On on peut imaginer un scénario où les mois qui viennent, les mois qui nous séparent encore de 2027 soient occupés à regarder tomber les gouvernements. Oui, avec on s'en souvient juste avant les Jeux Olympiques, un gouvernement de transition.

Un gouvernement, c'était quoi ? Non, c pas un gouvernement de transition, c'était un gouvernement de quand qu'ils avaient été déjà démissionnaires mais de gouvernement des missionnaires voilà qui avait duré plusieurs mois au moment des Jeux Olympiques. Oui, ça peut être ça aussi.

Mais mais ça veut dire que la France ne fera euh rien. Oui. Euh et que dans une situation est-ce qu'on a vraiment un espoir qu'il se passe quelque chose dans l'année et demi qui vient ?

Moi, j'en ai assez peu. Ouais. Qu en être recul à pr.

C'est pour ça c'est pour ça que je parle de de joli coup tactique de François Bairou. Mais sur le fond, ça ne change strictement rien. Nous sommes coincés dans un système institutionnel où un président désavoué dans les fêes puisqu'il arrive pas à trouver une majorité qu'il est donc réduit à l'impuissance peut rester au pouvoir.

Et c'est ça le le le la clé du blocage, c'est celle-là. Tiens, j'aurais une dernière question quasiment sur ce sujet Judith, mais je montre cette information. 440 en être recul après l'intervention de François Bairou qui s'inquiète donc euh d'une possible chute d'un gouvernement qui semblait plutôt le rassurer en tout cas dans le projet qui était proposé au mois de juillet début juillet recul de 1,5 % après l'intervention du Premier ministre.

Tiens, on lui a demandé à François Baou, il est allé presque tout seul. Est-ce qu'il y a une possibilité de changer le mode de scrutin là dans l'année qui vient de faire appel au référendum, de trouver une solution ? Le référendum n'était pas dans la question.

C'est lui, c'est lui qui l'a qui a introduit le référendum alors même que évidemment ça ne dépend pas de lui. Bon, qu'est-ce que c'est que le référendum sur le mode de scrutin ? Il s'agirait d'introduire une dose à déterminé de de proportionnel dans scrutin majoritaire qui évolue par une bonne partie du du spectre politique sauf la droite.

Mais c'est une demande ancienne du Parti socialiste qui pense que ça lui permettra de s'émanciper de la France insoumise qui lui fait du du chantage dans beaucoup de circonscriptions. une demande ancienne aussi du Rassemblement national et et une demande ancienne du Rassemblement national. Je suis pas sûr que ça change du Parti socialiste que qu'un mode de scrutin détermine le courage.

Oui. En politique et en plus de cela, le temps que tout cela se fasse, la convocation de réfernum, le vote, l'application, c'est Emmanuel Macron le seul qui puisse décider dans et vu son impopularité, vous connaissez la dage, on ne répond pas à la question mais à celui qui la pose. Je je vois mal Emmanuel Macron t mais après tout peut-être que tout le monde est joueur.

D'ailleurs, la question a été posée à François Baot. Est-ce que vous n'avez pas peur que vous soyez le sujet plutôt que le texte que vous allez proposer ou le projet que vous avez commencé à proposer ? C'est aussi le problème ?

Oui. Oui, ça ne dépend pas de lui. Mais ça sera pas lui le sujet, ce sera Emmanuel Macron puisque je le répète, le référendum ça ne dépend que du président.

Tout à fait. Sur la question du référendum, c'est évident. Et avant d'avoir un référendum, le prochain vote important en France, ce sera celui de l'Assemblée nationale le 8 septembre.

Donc on sera là. Euh nouveau rebondissement politique comme on en a l'habitude maintenant depuis 2 ans. Merci beaucoup Judith Ventrob.

François Baou annonce que nous n'attendions pas vraiment cet après-midi. Merci de nous suivre. Vous aurez toutes les informations dans le F sur le figaro.fr dans le journal demain matin évidemment avec les analyses.

Et puis vous je dites peut-être quelque chose dans le magazine. Euh je préfère regarder. Ouais.

Non, ne vous avancez pas trop vite. De toute façon, vous avez tout quel que soit le canal sur autre chose mais j'ai pas envie d'en parler maintenant. D'accord.

Et ben secret, on dira ça ce weekend. Merci beaucoup. Merci d'être venu, Judit.

Merci à vous de nous avoir suivi.