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Conférence de presseWorld Impact Summit· 21 février 2026 55 minComplaisantFond programmatiqueEnvironnement & énergieLogementÉconomie & entreprisesTransports

Construire et habiter les villes de demain : adaptation et nouvel horizon d'aménagements.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Comment rénover le bâti existant et construire le neuf en intégrant les enjeux climatiques ?

  • 2:35OuverteRéponse directe

    Quelles étaient les grandes caractéristiques de l'aménagement urbain de 1950 à 2000 ?

  • 10:08OuverteRéponse directe

    Comment les préoccupations écologiques ont-elles été intégrées dans l'aménagement depuis les années 2000 ?

  • 15:30OuverteRéponse directe

    Quels exemples concrets de réhabilitation urbaine adaptée au climat de demain avez-vous observés ?

  • 22:17OuverteRéponse directe

    Quelles politiques publiques pourraient accompagner ces transformations à l'échelle départementale ou nationale ?

  • 28:17OuverteRéponse directe

    Quelles solutions techniques prioritaires pour décarboner le chauffage des bâtiments ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:15Franck BoutetFait
    « Le secteur du bâtiment est le premier responsable des émissions carbone. »
  • 6:40Franck BoutetFait
    « Le premier poste d'émission carbone, c'est la mobilité. »
  • 13:22Franck BoutetFait
    « Si on intervient sur quelque chose qui existe déjà, c'est comme les immobilisations de l'entreprise, je vous dis en fait c'est comme si on intervenait sur du carbone déjà amorti. »
  • 14:03Franck BoutetChiffre
    « 80 % des bâtiments, mais on pourrait généraliser bâtiment infrastructure espace public de 2050 existe déjà aujourd'hui. »
  • 18:09Fait
    « Le béton neuf, ça c'est extrêmement négatif en terme de bilan carbone. »
  • 21:33Raphaël RegerChiffre
    « Chaque année, il y a eu 10 façades rénovées puis 10 puis 10 puis 10 puis 10 soit à la fin du mandat 60 façades. »
  • 51:05Fait
    « on a des tours qui sont obsolètes et qu'on doit transformer »
  • 51:05Fait
    « on gagnerait à investir beaucoup plus sur les espaces publics »
  • 51:49Fait
    « la décarbonation c'est très important, ça c'est clair, on le sait tous dans la transition écologique »
  • 51:49Fait
    « la géothermie c'est essentiel »
  • 52:32Chiffre
    « 50 à 70 % des espaces d'une ville sont d'ordre privé »
  • 52:32Fait
    « il faut que les acteurs privés contribuent et donc essayons de simplifier la vie de ceux qui essayent de régénérer la ville »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Cette table ronde va donc poser cette question simple et pour autant très exigeante. Comment faire pour rénover notre bâti, rénover notre parc ? Comment faire pour construire le neuf en étant capable d'encaisser le climat de demain et de réduire notre impact ? Et alors pour en parler, nous avons une table ronde de rêve car nous avons tous les acteurs réunis, tous les qu'il soit qu'il s'agisse du du privé ou du public. Nous avons Franck Boutet qui va nous rejoindre qui est fondateur et président de l'atelier Franck Boutet créé en 2004, référence en matière de conception et d'ingénierie environnementale. Ouais bien. Grand Prix de l'urbanisme 2022 qui intervient à toutes les échelles du

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matériel à la planification territoriale. Nous avons Olivia Conil Lacoste, directrice RSE de Big Immobilier. Alors Bou, nous connaissons tous, nous le connaissons en tant que promoteur du neuf, mais nous aurons aujourd'hui l'occasion d'échanger également sur ces acteurs sur son sur ces actions de réhabilitation du bâti et notamment dans des réhabilitations urbaines qui sont parfois lourdes. Va nous rejoindre également Éric Pèlerin, directeur général France de Mitsubishi Électrique Europe.

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Éric pourra nous parler des produits et des services de Mitsubishi qui sont utilisés à tous les niveaux de la du bâti et de la planification urbaine. Et la SM list, nous avons Raphaël Reger, cfondateur de la Fédération française des trucs qui marchent.

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initiative qui l'a amené à réaliser un tour de France, un tour de toutes les communes et d'identifier tous les projets simples, efficaces et duplicables. Raphaël est également un jeune élu de Neville sur Barangeon. Si vous avez pas le situé encore sur une carte, c'est entre Orléan et Bourge. C'est ça, Raphaël ? Ouais. Super. Alors pour commencer notre table ronde et de façon un peu succinte, on a voulu vous rappeler à tous le cadre dans lequel évalue la planification urbaine. Et Franck, si tu le veux bien, tu vas relever un défi qui est celui de nous rappeler notre quête de jeu. C'estàd quelles étaient les les grandes caractéristiques de l'aménagement par le passé. c'est de on va prendre de façon

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un peu arbitraire de 2000 de 1950 à 2000, c'est-à-dire avant que la conscience écologique ne prenne une véritable dimension et ne ne dicte aussi sa loi dans le dans l'aménagement urbain. De quoi on a hérité ? Jusqu'à quelle date ? Oh ben moi je l'ai situé dans les années 2000 mais je te laisse choisir. OK. Donc question super facile du coup résumer 50 ans ou un peu plus d'aménagement en c'est ton c'est ton défi en quelques minutes en de en de ou 3 minutes. Alors pas facile. On va choisir quelques quelques grands traits. Si on parle de l'après-gerre donc on va dire 45 jusqu'à jusque début des années 2000. on va voir enfin on dit début des années 2000 parce que c'est vraiment l'atterrissage des questions environnementales, des questions de durabilité, le fameux

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développement durable donc qui arrive tout début des années 2000 dans les projets urbains, la planification, l'aménagement et cetera. Donc il se passe quoi en gros après 45 ? Bon vous savez tous quand même la guerre. Donc on peut pas d'ailleurs dire juste de 45 à 2000. En fait ça se découpe et on peut même pas dire d'ailleurs 30 glorieuses parce que vous connaissez tous les 30 glorieuses de 45 à 75. Mais en fait, même à l'intérieur des tr glorieus, ça se ça se discrétise encore et la période, elle est peut-être de l'ordre de la quinzaine d'années, enfin 10 15 ans plutôt. Et il se passe quoi ? Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, il y a un besoin de reconstruction absolument massif. On n jamais construit autant de logements que juste de 45 à 60. Donc là, on est

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vraiment sur une période de 15 ans. Euh, on construit massivement et d'ailleurs, par rapport à des thématiques, enfin ou des problématiques, des enjeux qui reviennent aujourd'hui par exemple sur la question de la préfabrication de la construction hors site, il faut savoir que ça date surtout d'après 45. Euh pour aller très vite, pour répondre à ce besoin de logement, construire un nombre de logements mais phénoménal en très peu d'années, qu'est-ce qu'on fait ? On préfabrique énormément. Donc le hors site, enfin ce qu'on appelle aujourd'hui le hors site trouve déjà son origine en 1945 avec tous les processation. Vous connaissez aussi, c'est ce qu'on appelle l'urbanisme du chemin de grue, c'est-à-dire qu'en fait, on dessine les projets urbains par rapport au rayons de

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gération de la grue. Donc ça vaut ce que ça vaut évidemment. Ça parle pas encore beaucoup d'adaptation, de biodiversité, de nature en ville et cetera. C'est vraiment la problématique très fonctionnaliste de une grue. Ça se déplace, le mieux c'est qu'elle aille tout droit. Le problème, c'est qu'on peut pas faire des bâtiments qui font 600 km de long. Donc à un moment, il faut bien que ça tourne et du coup ben il y a un rayon de gération qui est assez important. Et donc les projets urbains, les plans masse comme on dit sont dessinés réellement par rapport au rayon de gération de la grue. Bon euh avec évidemment euh les problèmes qu'on a connu sur cette urbanisation massive rapide mais quand même il faut le souligner euh comment enfin peut-être on pouvait pas faire grand-chose de mieux

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pour répondre à ce besoin hallucinant de construction de logement neuf parce que il y avait plus d'endroit pour se loger. Les gens étaient dehors, ils étaient à la rue donc il fallait vraiment répondre à cet impératif. Euh donc ça ça dure jusqu'en 60. Il y a un autre phénomène. Alors alors qu'est-ce qu'on fait du coup ? On urbanise, on artificialise ce terme d'artificialisation de zéro artificialisation nette, de préservation des terres fertiles. Ça existe pas. À ce moment-là la Terre n'est pas une ressource à préserver. La Terre est un foncier sur lequel on vient urbaniser et donc tout ce qui est disponible en terme de foncier urbanisable et ben on l'urbanise et on urbanise autour de là où il se passe des phénomènes de concentration urbaine donc autour des

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grandes villes parce qu'il y a aussi un phénomène très important qui se passe sortir de la seconde guerre mondiale c'est quelque chose qui avait démarré avant de manière plutôt tendantielle et relativement lente qui est en gros l'exode rural parce qu'il faut en parler c'est relativement récent quand même. Et alors la France est devenue majoritairement urbaine en 1936. C'est majoritairement ça veut dire 53 % des Français habitent en ville en 1936. Mais au sortir de la Seconde Guerre mondiale, ça s'accélère grandement et la France se retrouve dans les années 70 80 à 70 75 % urbaines. Donc il y a un phénomène aussi extrêmement massif. Donc urbanisation, allez, on va très vite. Et autre phénomène très important, la voiture parce que on a parler en fait des

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émissions du secteur du bâtiment et d'ailleurs on dit toujours le secteur du bâtiment est le premier responsable des émissions carbone. C'est faux. C'est faux. Le premier poste d'émission carbone, c'est la mobilité. Et donc, il se passe quoi après la Seconde Guerre mondiale ? Donc ça, c'est un autre phénomène évidemment très important, c'est la motorisation. C'est l'avèement de l'automobile. Et d'ailleurs euh juste après la Seconde Guerre, la voiture individuelle particulière est rarissime. Il y a pas on on ne possède pas sa voiture. Euh qu'est-ce qui se passe là ? Du coup, en 1980, par contre, la France devient motorisée à plus de 70 %. Et en 2018, la France

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est motorisé à 84 %, avait même 34 % de possesseurs de enfin qui possèdent deux voitures. Et en fait, cette question donc l'avèement de l'automobile évidemment ça fait c'est c'est hyper intéressant du point de vue évidemment de l'économie. Mais il se passe quoi ? Ça veut dire que quelque part un le foncier enfin la terre n'est pas une ressource à préserver. Le foncier est quelque chose est une opportunité sur lequelle on peut bâtir. La voiture permet tous les déplacements et donc en fait on organise la ville par rapport à la logique de la voiture. La logique automobile devient vraiment le vecteur de l'organisation des territoires. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quelque part la proximité, la distance, toutes les valeurs sur lesquelles on est revenu après,

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c'està-dire la question de la compacité, la question des transports en commun, d'une densité énergétique et d'une densité humaine suffisante de manière à pouvoir permettre le développement des transports en commun évidemment qui sont à peu près les seuls décarbonés. En fait, tout ça, on nen parle pas et on se dit ben comme il est extrêmement facile de se déplacer, on va on peut habiter potentiellement n'importe où sur le territoire pour aller n'importe où. Et donc il y a toutes ces logiques finalement d'étalement, de dispersion, de consommation du sol et qui arrive jusque en gros début des années 2000. Et juste et je je finis rapidement en parallèle mais ça touche pas encore la le l'urbanisation. En parallèle évidemment il y a à l'échelle internationale les préoccupations sur la

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durabilité qui émergent. Vous savez tout ça remonte en 1968. Le rapport du club de Rome qui dit stop. Enfin on peut pas continuer à croîre de cette façon-là. L'épuisement des ressources va arriver. C'est débattu en 1972 à la première conférence des Nations-Unies sur le développement durable, enfin qui s'appelle pas développement durable encore sur l'environnement donc 72 à Stockholme. Il y a le rapport Brunland en 1987 débattu au sommet de la terre qui est le grand sommet qui annonce le basculement sur les les enjeux environnementaux et de durabilité donc débattu en 1992 au sommet de la Terre et ça ça met un certain temps à arriver donc dans les problématiques de planification urbaine et cetera. Franck, merci. Alors, le challenge a été relevé mais en accélérant. Donc,

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prends-toi à boire, s'il te plaît, parce que je tu vas t'épuiser. Euh, vous avez eu un cours de d'urbanisme en 5 minutes. Merci beaucoup. Donc, on le voit, on a construit beaucoup et pas cher et on a construit une ville autour de la voiture. On a en même temps ces émergences d'une pensée écologique qui arrive qui vont venir se confronter à cette réalité du bâti qui est notre historique. Qu'est-ce que ça veut dire derrière dans la dans les différentes étapes ? Et je te remets un nouveau challenge parce que tu vas aussi le faire en moins de temps en en 2 minutes pour qu'on arrive sur le sur le fond de de notre table ronde qui est l'adaptation du bâti et la construction du neuf. Mais avant ça, je veux bien que tu nous redises que tu nous redises une fois que ces préoccupations écologiques

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sont là, quel comment est-ce qu'elles ont été prises ? Parce que j'ai le sentiment qu'on a pas tout pris d'un coup. Aujourd'hui, je te repasse le micro tout de suite mais aujourd'hui on parleadaptation et atténuation. Et quand on parle d'atténuation, on parle à la fois de des de réduction de nos émissions carbone et aussi de réduction de notre de notre consommation énergétique, mais on n' pas eu l'ensemble de ces préoccupations d'un coup. Comment est-ce que c'est venu ? Alors bon, vraiment les questions à chaque fois c'est des normalement il faut faire des confes d'unh30 pour pouvoir répondre à ça. Mais alors donc encore donc j'ai dit en parallèle, il y a ces grandes préoccupations environnementales développement durable. Donc ça émerge depuis 68 et ça arrive

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vraiment en effet tout début des années 2000, on va dire c'est l'atterrissage des questions environnementales et de durabilité dans l'aménagement, la planification, la construction et cetera. Donc tout début des années 2000, ça veut dire qu'en fait la préoccupation environnementale écologique, ce qu'on appelle aujourd'hui maintenant la transition écologique ou la durabilité, c'est relativement récent. C'est en gros 25 ans d'ancienneté, donc début des années 2000 jusqu'à aujourd'hui. Qu'est-ce qu'on fait au début ? Le développement durable donc est débattu en en 92 à Rio. En fait, il est c'est une approche très globale, très holistique, très multicritaire, très systémique avec plein de gros mots là comme ça. Mais finalement qu'est-ce qu'on fait ? On fait ce qu'on sait faire

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de enfin ce qu'il y a de plus simple à faire quelque part. 1, on touche essentiellement aux constructions neuves. Ça c'est un gros problème. Et du coup, monsieur le ministre a parlé là de l'importance de la rénovation et il va falloir y revenir. Mais en fait, dans un premier temps, on ne s'intéresse qu'au neuf. C'est-à-dire qu'en fait, on fait de la construction neuve. euh bas enfin basse énergie puis bas carbone et cetera. Et on s'intéresse pas malheureusement à l'ensemble des dimensions de la durabilité, on s'intéresse essentiellement à l'énergie et on va dire que sur ces 25 ans, de 2000 jusqu'à 2017, en gros, c'est très énergie centré la question de la durabilité, très énergie centrée et sur quelque chose qui est assez limité qui est la construction neuve. Je vous donne rapidement des

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chiffres mais parce que enfin si il faut il faut les avoir en tête et après je vous promets je parle plus. Du coup les chiffres en gros la construction neuve en France parce queon est dans un héritage urbain ancien et avec une une démographie qui est extrêmement faible. La construction neuve ça représente moins de 1 % par an de renouvellement de la ville existante. En gros, en terme de logement, on construisait 350 logements. Il y avait 35 millions de logements existants. Donc c'est vraiment du 1 %. Donc quand on s'intéresse au neuf et à l'énergie, on s'intéresse pas à grand-chose parce qu'en fait on ne touche que moins de 1 % par an et donc il faudrait attendre un siècle en fait pour changer les choses et comme en plus la construction neuve est plutôt

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performante parce qu' est encadrée par des réglementations thermiques quand même très ambitieuses, il faut se le dire aussi en France par rapport à la construction enfin aux bâtiments existants qui eux sont beaucoup plus énergivor quelque part. Oui, pendant plus de 15 ans, on a fait un peu de l'optimisation d'un gisement marginal en travaillant essentiellement sur une dimension l'énergie sur un tout petit périmètre qui est le neuf. émerge euh on va dire du aux alentours de 2017-28 la préoccupation carbone. Enfin, et la préoccupation carbone, elle fait émerger quelque chose d'extrêmement intéressant parce queen fait on prend conscience le carbone en gros c'est comme les amortissements dans une entreprise, les immobilisations. À un moment pour construire, pour aménager, on a un pic

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carbone important et ensuite on considère qu'il il est amorti dans le temps. Et donc la préoccupation carbone fait tout d'un coup se réintéresser à ce qui existe déjà en se disant finalement si on intervient sur quelque chose qui existe déjà, c'est comme les immobilisations de l'entreprise, je vous dis en fait c'est comme si on intervenait sur du carbone déjà amorti et on considère la durée de vie du carbone sur 50 ans. Donc si je travaille sur un bâtiment qui a plus de 50 ans d'existence quelque part, je travaille sur un actif dont le carbone a déjà été amorti. on va dire la dette carbone est effacée. Donc en fait tout d'un coup, il y a un recentrement sur la problématique de la rénovation. Et si on cumule et après je vais m'arrêter là, si on cumule fameux moins de 1 % par an sur les

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prochaines années, en fait aujourd'hui la la petite métrique qu'il faut avoir en tête, c'est en gros 80 % des bâtiments, mais on pourrait généraliser bâtiment infrastructure espace public de 2050 existe déjà aujourd'hui. Donc oui, en effet, il faut faire avec ce qui existe déjà aujourd'hui. Et pour faire le lien avec la question de l'adaptation, la question qu'il faut se poser une fois qu'on se dit il faut travailler à partir de ce qui existe parce que c'est notre héritage. Et en fait la ville de demain, c'est pas la table rase de ce qui existe aujourd'hui pour refaire une cité idéale. C'est transformer, adapter, réparer. C'est des termes assez enfin positifs en fait de transformation, on va dire positive, de réparation presque de soins, ce qui existe déjà aujourd'hui. Et donc si on

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se dit mais finalement qu'est-ce que dans ce qui existe aujourd'hui et qui existera pour 80 % en 2050 est adapté vraiment aux condition de 2050 ? et la réponse est quasi rien. Donc ça dit à quel point les enjeux d'adaptation sont devenus les enjeux absolument prioritaires. Et le point de basculement sur l'émergence de la de la sensibilité, de la pensée, de l'adaptation, c'est vraiment la crise. D'abord la crise sanitaire qui prépare à finalement les établissements humains tels qu'ils ont été conçus jusqu'à aujourd'hui ne nous donne pas la capacité d'encaisser des situations non standard, des aléas, des risques. Et puis ensuite arrive l'été 2022 qui est l'été vraiment on va dire de l'émergence des effets écologiques systémiques avec les épisodes caniculair

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répété, l'appauvrissement enfin le stress hydrique, l'appauvrissement des forêts, les mégafeux, la chute drastique des rendements agricoles, c'est évidemment pas écologique mais le déclenchement de la guerre en Ukraine qui a comme impact l'augmentation phénoménale du coût de l'énergie. En fait, tout ça c'est des phénomènes où on se dit finalement c'est une forme parce que évidemment les médias disent beaucoup ça, c'est une forme de préfiguration de du monde de demain. Et en fait la conscience c'est le monde tel qu'on l'a pensé aujourd'hui qui était sur quelque chose de relativement stable. Le climat on avait pas on avait pas l'idée que le climat allait changer en permanence. Le climat est quelque chose de stable sur lequel on est à partir duquel on travaille. Mais là non,

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on se dit finalement le monde de demain est déjà est déjà est déjà là quelque part d'une certaine façon. Il y a une forme d'incursion du futur dans le présent et il faut donc aujourd'hui adapter ce qui existe déjà à des aux conditions de demain et je pense que je vais m'arrêter de parler. Merci Franck. Merci infiniment. Maintenant on a compris le panorama est dressé. On comprend surtout pourquoi est-ce qu'on va commencer le cette cette table ronde en parlant d'adaptation du parc. Je vais vous passer le micro à tous les deux à monsieur le ministre et Raphaël pour nous parler de pour Raphaël de ce que vous avez vu sur le terrain et pour monsieur le ministre de ce qui du coup est possible en terme de politique publique pour travailler ce parc existant. à la limite, je rebondirai là-dessus

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après, mais je voudrais d'abord remercier pour ce ce cours qui éclaire énormément les choses. Ça va faire du bien d'avoir beaucoup de positivité après ça. Je voulais vraiment juste rebondir sur sur le un des derniers éléments que vous avez dit sur la guerre en Ukraine qui n'est pas un enjeu écologique. Moi, je crois qu'au contraire, c'est extrêmement écologique parce que en réalité, c'est une guerre de ressources. Oui, c'est une guerre qui a des prétextes politiques et géopolitiques. Mais si Donald Trump veut le Groenland, si il veut mettre la main sur le Venezuela qui est le plus grand détenteur de ressources pétrolières, de minerais rares, d'or et cetera, au fond, c'est une guerre des ressources et la ressource, c'est la préservation du bien commun planétaire. C'est notre capacité

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à générer l'économie circulaire. Donc à la fois vous avez raison quand vous l'avez dit hein, c'est pas c'est mais mais je pense que il faut vous êtes parfaitement expliqué les choses et synthétisé, mais je pense qu'il y a une prise de conscience à avoir notamment quand on parle de de production de logement. Euh le béton neuf, ça c'est extrêmement négatif en terme de bilan carbone. On peut faire du béton recyclé par exemple, on peut de plus en plus le faire du béton qui se qui intègre des matériaux naturels. On voit que quand on recycle les éléments, on peut changer un peu la donne. Voilà. Je voulais surtout rebondir là-dessus et s'il y a besoin, je reviendrai sur les politiques publiques. Pas de souci. Et on reviendra d'ailleurs sur l'impact du béton et sur puisque c'est à peu près

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60 % du bilan carbone d'une d'un bâtiment. Donc on est vraiment sur un enjeu essentiel. Et Olivia, si tu veux bien, je te passerai la parole là-dessus. Mais pour commencer, Raphaël, est-ce que tu peux nous dire ce que tu as vu qui fonctionne donc de simple et de reproductible qui permettait d'adapter notre parcant aux enjeux écologiques de demain ? Bah alors déjà depuis 4 ans, on sillonne les routes de France. On a fait plus de 400 communes. On a identifié 70 trucs qui marchent qui sont des initiatives locales porté par les communes qui ont fait leur preuves et qui ont le formidable potentiel d'être duplicable ailleurs en France. D'ailleurs, bien souvent sans faire appel à une évolution législative ou sans faire appel trop largement à de l'argent public au niveau de de l'État,

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c'est simplement du voilà du pragmatisme des communes. Je vais vous donner quelques quelques exemples, peut-être quatre sur quatre thématiques un petit peu différentes. La première, c'est l'une des premières rencontres que j'ai eu la chance de faire, c'était à Épiné sur scène avec Eugénie qui est qui est adjointe dans cette belle commune du 93 qui me donne rendez-vous sur la station la CPED. Donc j'ai pris le T8, j'arrive et je me retrouve dans le décor de banlieu 13 avec un urbanisme de dalle avec des coursives où on rentrait bien souvent par les les premiers les premiers étages dans les bâtiments où la voiture était au rez-de-chaussée et où il y a quelque chose de formidable qui s'est passé, c'est la rénovation urbaine avec l'ENRU, l'Agence nationale de

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rénovation urbaine qui a investi des millions d'euros pour rénover des quartiers et notamment celui autour de la place René Clair. Néanmoins, il y avait toujours un petit problème d'adaptation au changement climatique. L'été, malgré tous les efforts de rénovation thermique, il faisait extrêmement chaud dans les bâtiments. Le seul refuge climatique, c'était le hachamp climatisé. Et donc, les enfants qui bien souvent n'avaient pas d'ailleurs le plaisir de pouvoir partir en vacances étaient contraints de faire des bêtises et de faire du street pooling, c'est-à-dire de désamorcer les les bornes incendies pour faire des gzer. Et c'est extrêmement dangereux et très coûteux pour la collectivité. La collectivité avec une agence de de paysagiste a imaginé une fontaine sèche.

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Alors oui, le nom est paradoxal mais c'est une fontaine où on peut couper les G et faire un concert par-dessus ou un marché mais avec une vingtaine de g avec des hauteurs différentes et ils se sont rendus compte que dans les piqus de chaleur il y avait parfois jusqu'à 200 ou 300 enfants qui venaient installer leur petitte serviettes jouer calmement avec les parents tout autour dans les espaces publics situés juste à côté de la médiathèque. La médiathèque faisait des animations hors les murs et finalement pour celles et ceux qui parfois n'ont plus rien en commun et bien les espaces publics sont le dernier endroit où on peut réussir encore à faire société dans de belles conditions. Ça c'est pour les espaces publics. Pour le logement, bon moi je viens pas du

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monde urbain, je viens d'un village qui s'appelle le sur Barangeon. 1150 habitants dans le département du Cher. On a bien conscience que notre village développé le long des départementales en étoile n'est plus un modèle vertueux quand notre bourg se vide de ses commerces et de ses habitants. Il y a un exemple, c'est Levrou. Levrou, c'est 2500 habitants dans le département de l'Inde qui était une belle cité médiévale 12e 13e siècle qui avait fait ses grandes heures avec les les taneurs mégisseurs et qui a connu le déclin et qui avait un ennemi, le crépit qui vieillit mal. Autrement dit, énormément de bâtiments qui s'étaient en Lidi. On avait finalement recouvert les belles bâtistes de pierre et de briques avec du vilain crépi et un maire Alexis Rousseau

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Joanet a eu l'idée déjà de rénover les bâtiments municipaux. Mais c'est très limité. Et la limite de l'exercice de l'action publique, c'est que bien souvent on a besoin aussi de relais des particuliers, des acteurs privés. Et donc, il a imaginé une subvention euh un plan façade en fait pour inciter les propriétaires privés à effectuer des rénovations de leur façade, de leur toiture, de leur menuiserie. Et euh chaque année, c'est une enveloppe budgétaire de 30000 € qui est dispatchée pour des porteurs de projet. 40 % du montant total de la facture plafonné à 8000 € soit 3200 € d'aide maximum. Et chaque année, il y a eu 10 façades rénovées puis 10 puis 10 puis 10 puis 10 soit à la fin du mandat 60 façades. Dans un bourg de 2500 habitants, ça change tout. Le prix de l'immobilier

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est reparti à la hausse, ce qui est bon signe de la vitalité du territoire. Il y a eu une vingtaine d'inaugurations de commerce et c'est un cercle vertueux qui s'enclenche à partir de l'existant. Fran parler des mobilités qui sont le premier facteur d'émission carbone peut-être devant même le bâtiment. Bon, à Paris, c'est à limite facile. On peut prendre un bélibe. C'est c'est très simple. Mais ce qui pose question c'est dans les territoires qui sont plus ruraux, notamment dans les villes moyennes qui sont des cœurs. Aujourd'hui, on a besoin d'aller pour se soigner, pour aller dans les commerces, pour avoir accès à des loisirs. Je vais vous parler d'épinal dans les vauges. S'il y a bien un endroit en France où on se dit que ça va être difficile de faire passer tout le

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monde au vélo, c'est Épinal. Les vauges, ça caille l'hiver, ça grimpe en plus. Même Sylvain Chavanelit tous les ans autour de France dans les bon et ben pourtant les épinal épinal agglomération de 110000 habitants c'est le territoire le plus cyclable d'Europe devant Madrid Copenhague Paris pourquoi en 2021 ils ont lancé des locations de vélo assistance électrique longue durée en quelques semaines ça y est ils avaient distribué les 200 et quelques vélos qui étaient mis sur le marché ils sont dit il faut aller plus loin pourquoi pas lancer un système de vélo électrique à Épinal pas à Paris à Épinal ils ont commencé avec 150 véos électriques sur 20 stations et puis rapidement ils ont vu qu'il y avait un succès énorme.

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Chaque vélo électrique étant utilisé 4 à c fois par jour pour des distances de 4 à 5 km en moyenne. Aujourd'hui, ce sont vélos à disposition sur 150 stations distribuées sur plus de 30 communes sur le territoire. C'est-à-dire qu'on est à Taon lesvauges à 11 bornes. On enfourche son vélo, on va travailler où faire ses courses à Épinal. Et là où l'existant a son importance, c'est qu'une piste cyclable, ça coûte cher. Il en avait pas les moyens. Et ils se sont dit "Mais on est un truc extraordinaire quand même à Épinal. On a des chemins de forêt, on a des routes communales qui sont plus empruntées par personne. C'est à partir de cet existant qu'on va reconnecter notre territoire, qu'on va recréer des artères qui vont irriguer le cœur qui est épinal." Et aujourd'hui, il y a à

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peu près 25 % des habitants qui utilisent les vélos au quotidien pour leur déplacement et ça coûte pas un centime de plus, même moins cher que les bus. Raphaël, merci beaucoup pour toutes ces illustrations qui sont si parlantes et qui nous montrent que la commune à son échelon a beaucoup de choses dans les mains. Monsieur le ministre, si vous voulez nous rajouter quelques exemples de ce qui peut être fait au niveau départemental, régional ou national pour pouvoir accompagner ces politiques ? Il y a plein de de choses de bon sens et on voit que ce qui ce qui est une très bonne nouvelle, la transition écologique, elle a plus vraiment de couleur politique et que des maires partout qui n'aient pas d'étiquettes qu'ils en est en train de se saisir de du sujet. J'ai beaucoup

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parlé de la région de France tout à l'heure, mais c'est vrai qu'on a le vice-président en charge des questions environnementales Yan Verling qui est ici au premier rang. On pourrait vous parler justement de ces vélos en location longue durée qu'on a mis en place. Pour ce qui est de la politique gouvernementale, on a parlé de ma prime Redomve. On a parlé aussi, enfin j'en ai pas parlé mais on a aussi la prime adapte, ça a l'air de rien mais quand on permet à des gens soit parce qu'ils ont un handicap, soit il y a une perte d'autonomie avec le grand âge de de rester chez eux, de pouvoir adapter leur logement, on permet aussi de continuer à irriguer des centres bourgs. On évite d'avoir des des zones urbaines qui se surdensifient avec des embouteillages, des bouchements et cetera. Donc c'est

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plutôt aussi des des choses qui vont dans le bon sens. La rénovation urbaine dépend du ministère du logement et et de la ville. Et donc vous avez cité l'Agence nationale de rénovation urbaine qui effectivement dans dans sa première version a cassé des barres pour reconstruire du du logement adapté et souvent recréer de la mixité fonctionnelle. C'est un bilan extraordinaire. Ce sont des milliards qui sont investis mais au tout début l'enjeu écologique était déjà présent parce que c'est Jean-Louis Warla qui est en qui est à l'initiative donc il avait déjà ce souci mais c'était pas le cœur des dispositifs. Aujourd'hui, vous avez même au sein de cette agence un volet complet sur l'agriculture urbaine, sur la lutte contre les îs de chaleur, sur donc les les pouvoirs publics qui ont pr

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pleinement pris en compte ces ces enjeux et ces dispositifs et puis il faut qu'on continue à à y travailler plus globalement. Et ça ça passe aussi par une politique d'aménagement du territoire. Vous le savez, on a on a imposé la loisane qui fait des bas, faut être très clair, qui probablement mériterait d'être assoupli dans une logique de mutualisation départementale. C'est ce que poussent les sénateurs dans le cadre d'une loi qui s'appelle la loi trace pour pas tout geler, tout figer. Euh mais d'un autre côté, au fond, on a le sentiment qu'il y a maintenant un consensus sur la frugalité froncière et c'est plutôt une une bonne nouvelle, mais de fait il faut qu'on aille plus loin. Moi, je travaille également à un texte de loi sur lequel je je voudrais pousser la réhabilitation

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de l'ancien ou la transformation de bureau en en logement. Ça fait partie aussi de la transformation de la ville. Et pour ça, probablement, il faut qu'on crée un nouveau statut du bâtiment. Ce que j'appelle le reconditionner. En fait, ça rentre dans nos mœurs d'avoir des téléphones reconditionnés, des ordinateurs reconditionnés. Euh c'est pas encore l'idée qu'on pourrait avoir sur le logement, mais euh parce que quand vous voulez transformer des bureaux en logement, il y a quand même une équation économique. Ça coûte très cher et notamment parce que on n'est pas uniquement dans je je transforme les mètres carrés où vont habiter les futurs occupants, mais je dois aussi transformer les places de parking parce que la réglementation bureau, c'est pas la même que la réglementation logement.

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Les escaliers, dans le droit du travail et dans le droit de l'habitation, c'est pas la même taille des marches. Bon bah aujourd'hui, vous voulez transformer des bureaux longement, il faut changer la taille des démarches des escaliers, il faut changer les places des places de parking. Moi, je pense que demain, on peut pour accélérer le mouvement avoir des logements qui soient au top en terme de confort, de sécurité, confort thermique notamment. Mais si la place de parking est un tout petit peu plus petite, c'est pas grave puisque de toute façon on va essayer d' garer quelques vélos et puis si les marges d'escalier fonctionnent pas. Donc ça permettrait d'accélérer les choses. Voilà, pour quelques exemples, on pourrait vous en parler plus longtemps. Merci beaucoup et je resterai surtout

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sur ce que vous venez de mentionner à savoir c'est ça concerne toutes les couleurs politiques et tous les échelons de la politique. On va passer maintenant à tous les acteurs terrain qui réalisent cette réhabilitation de de la ville. Je vais peut-être commencer par toi Éric si tu le veux bien. Euh en terme de solution chez Mitsubishi, qu'est-ce qui vous paraît prioritaire et et euh avec quoi tu arrives ? Bonjour à toutes, bonjour à tous. Euh il est clair aujourd'hui que une ville hein et les acteurs de cette table ronde sont mieux placés pour moi par que moi pour pour en parler. Une ville c'est

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pas une accumulation de de technologie. Une ville, c'est un système global, c'est une vision avant tout. Mais aujourd'hui, comme l'a très bien rappelé Franck tout à l'heure, il y a quand même dans ce dans ce grand dispositif un mot qui s'est imposé, c'est la décarbonation. La décarbonation, ça passe par une façon de construire des matériaux, une façon d'isoler les bâtiments, une façon d'orienter les bâtiments. Mais au cœur de ce dispositif, il y a quand même le chauffage hein puisque alors je j'ai vu que le vice-président de l'Afpaq était parmi nous, donc je voudrais pas dire de bêtises. Bonjour

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monsieur le président. Mais il est clair que euh le chauffage c'est l'élément clé dans le bilan carbone du bâtiment. Donc si on veut décarboner et vivre de façon très concrète cette transition écologique, il faut travailler sur le chauffage. Travailler sur le chauffage. Bon bah aujourd'hui, il y a un mot qui est devenu un mot générique he c'est la pompe à chaleur. une pompe à chaleur que ça soit pour du collectif ou pour du l'individuel ou de l'individuel collectif, c'est la solution qui est décarbonée, qui est efficace, qui apporte du confort thermique et aussi de la souveraineté. On en a parlé tout à

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l'heure avec les conflits géopolitiques. La France a fait le choix d'avoir de l'électricité en France et de l'électricité décarbonée. Ces systèmes de chauffage permettent donc de réduire cette empreinte carbone. Une pompe à chaleur, c'est - 70 % par rapport à du fiel, - 50 % par rapport à du gaz et aujourd'hui bah c'est un système qui qui s'impose dans la construction. qu'il s'agisse du neuf mais points très intéressant qui a bien été mis en avant qui s'agisse de rénovation hein. Et aujourd'hui chez Mitsubishi électrique c'est la raison d'être la décarbonation de la société c'est la raison d'être de mon entreprise. Mais il est clair que

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c'est la la solution qui peut s'imposer pour construire des villes plus durables, hein. Alors c'est pas la seule solution he comme je l'ai dit auparavant bien sûrin. On peut faire du free cooling, euh on peut travailler sur les les matériaux, on peut travailler sur le type de construction, sur la façon dont c'est construit. Mais il est clair que la problématique de chauffage des cartes de monnaie euh ben ne pourra passer autrement que par là. Merci beaucoup Éric. Et là, je trouve qu'on à nouveau on voit la complémentarité de ce panel. On a eu des illustrations très claires avec Raphaël, très très parlantes de ce que la commune peut faire. Euh, tu viens nous rajouter au niveau du bâti des logements

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existants un changement euh simple que qui est accessible à tous les immeubles et en particulier aux immeubles datant des années 60 et 70 avec euh le contexte que tu nous as resitué, euh on peut passer des chaudières à à fouel au fiou pardon. Euh ouais, les deux au pompes aux pompes à chaleur et avec un impact fort. Olivia, euh je te passe la main pour que tu nous parles des réhabilitation urbaine. Alors euh je sais que le terme te va pas, c'est plutôt requalification urbaine, pardon. Quand vous intervenez sur euh des friches industrielles, quelles sont vos méthodes et à quoi vous arrivez pour pouvoir permettre une revitalisation écologique du site ? Oui. Alors, peut-être déjà pour se présenter.

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Donc, moi, je suis euh chez Big Immobilier, on a connu cette époque glorieuse euh puisque ça fait 70 ans qu'on existe sur le territoire français et aujourd'hui quelque part, on doit continuer à reloger, aider les collectivités à loger les gens. Et on sait que le marché est quand même à ton et euh et et je remercie monsieur le ministre parce que le dispositif qu'il propose permettra peut-être de une relance à travers l'investissement locatif. Donc, continuez à relancer les gens tout en arrivant à travailler à une économie de matière et ça c'est la décarbonation. et une économie de territoire parce qu'on se rend bien compte que on narrivera pas, il faut qu'on aide les collectivités et rester partenaires pour qu'il y ait une équation qui fonctionne, c'est-à-dire

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loger les leurs administrés tout en adaptant leur territoire au dérèglement climatique. Alors comme l'a dit Franck, on a beaucoup travaillé sur la décarbonation depuis quelques années. D'abord d'ailleurs sur la partie énergétique en utilisant beaucoup plus fréquemment qu'avant la pompe à chaleur. Là, le challenge qui nous reste peut-être pour passer de la RE225, on a une réglementation très forte en France à la RE 2028, c'est peut-être les matériaux de construction, travailler le réemploi, les bétons bas carbone, le bois et cetera, avoir des panels de solution. Et puis il faut qu'on s'attaque aussi, c'est là où il faut qu'on travaille puisque moi je suis un promoteur, je fais quand même du neuf sur la ville existante. La ville existante aujourd'hui, c'est le Céma qui

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répertorie 11000 friches en France, 90000 hectares rien que sur les friches industrielles et on sait qu'il y a aussi beaucoup beaucoup de zones logistiques. Donc il y a finalement un territoire à transformer. C'est ça dont dont vous parliez et ce territoire, on va essayer de le transformer en réintégrant de la nature. C'est extrêmement important parce qu'on sait que les solutions fondées sur la nature sont des solutions de rafraîchissement et au-delà de la décarbonation aujourd'hui, on a vraiment cette question des des î de chaleur urbain. Vous en parliez tout à l'heure, l'imperméabilisation des sols sans intégration de nature, c'est pas possible. Et puis travailler aussi le sujet de l'eau. Alors moi aussi, j'ai envie de continuer à vous faire un petit Tour de France et donc je vais vous

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emmener à Cagne Surmer. Cag surmer, un parking de 700 places aujourd'hui qui devient avec l'aide d'un d'un grand architecte Jean-Michel Wmot un un écoquartier avec 1000 logements mais également beaucoup plus de nature 5300 m² par exemple de toiture végétalisée, une renaturation de la Cagne c'estàd qu'il y avait un cour d'eau qui était enfoui, on le voyait même plus, on le renature, on renature les bords de cagne et puis on va rétrocéder à la ville, un parc. Et donc ça, typiquement, c'est un exemple de ce qu'est la ville de demain. C'est-à-dire, c'est une ville qui s'inscrit dans dans un territoire déjà imperméabilisé mais qui va rapporter de la nature. Ce quartier par exemple, il est labellisé biodiversity ready. Moi, je suis aussi présidente d'une association qui essaie

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de faire converger la biodiversité et l'immobilier. Et on se rend compte qu'avec des méthodes, des référentiels, des compétences, on arrive à travailler ce sujet du vivant qui est quand même pas le sujet du promoteur au départ. On est des ingénieurs, on est habitué à livrer des bâtiments finis qui fonctionnent directement en appuyant sur un bouton. Non, là on va travailler le vivant et le la potentialité du vivant. Je continue le Tour de France. On arrive à Toulouse dans un quartier prioritaire de la ville. Là, vous avez un casino pareil avec un énorme parking dessus. Et ben, on va travailler un projet avec un fil vert, je dirais. Là, c'est avec François Leclerc 3 30. Alors, ça c'est tu connais aussi 3. Il faut que chaque habitant et la vue sur trois arbres. 30

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30 c'est 30 % de taux de canopé parce que oui l'ombre des arbres le taux de canopé rafraîchit donc 30 % de taux de canopé donc c'estàd qu'on va s'engager à planter des arbres plus de 400 arbres et puis il faut que chaque habitant habite à 300 m d'un parc vous parliez tout à l'heure des enfants qui vont se rafraîchir aujourd'hui il faut absolument donner des espaces verts à proximité des des bâtiments. quelque part, vous avez un renversement de valeur, c'est-à-dire qu'on va le projet immobilier, le projet de réhabilitation va aussi permettre de financer cette renaturation et cet accès à la nature dans des endroits qui étaient finalement euh des endroits totalement imperméabilisés. Euh moi ce que je retiendrai de ton point Olivia et merci beaucoup euh de

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nous de nous l'illustrer de façon aussi parlante, c'est à la fois la préoccupation multiple euh bien sûr du carbone euh de la baisse de l'empreinte mais aussi de la façon de vivre derrière dans la façon d'habiter et tu le mentionnais rapidement et on s'est pas arrêté dessus mais la préoccupation de l'eau parce qu'on parle beaucoup CO2 mais il faut pas oublier qu'il y a tous les autres externalités et notamment une préoccupation d'eau qui sera de plus plus en plus pregnante. Euh et on sent dans un véritable rupture par rapport au contexte que tu décrivais Franck qui était le bâti brutal bétonné d'hier dans la préoccupation vous avez de verdir au maximum et peut-être même à terme d'être

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régénératif sur l'eau. Est-ce que est-ce qu'on dit un petit mot ? Alors, j'aimerais mais en fait je voudrais qu'on garde je te je te le repasserai la main juste après pour nous parler du neuf. On notre temps est malheureusement très sous contrainte et j'aimerais qu'on est la matinée sur cette table ronde. Franck, je voudrais que tu nous parles un peu des sites iconiques parce qu'on a parlé logement, on a parlé commune et politique de la ville à un niveau plus macro. On a parlé réhabilitation, même si tu aimes pas le terme, pardonne-moi, requalification de friche. Euh, il y a également les sites iconiques quand on parle de le travail sur l'existant et ton cabinet a été très actif dessus. Tu m'as parlé de la du parvis de Notredame, tu m'as parlé d'un site iconique comme celui de Science Po

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de la défense. Est-ce que tu peux en prendre un ? Malheureusement, on va se contraindre sur un dont tu aimerais nous parler pour voir les arbitrages que tu dois faire quand tu arrives sur un sur un site comme celui-ci. Un peu difficilement plus iconique que les abords de Notre Dame. Non, c'est parfait. Donc on va prendre on va prendre Notre Dame non par rapport à des en fait dans pour illustrer aussi ce changement de paradigme dans lequel on évolue pour faire de l'aménagement de l'urbanisme aujourd'hui. Euh et Olivia a dit en fait on est des ingénieurs. C'est vrai que euh l'économie d'énergie, la décarbonation c'est un truc un peu rationaliste, enfin rational rationaliste et c'est un truc d'ingénieur. on on c'est du quantitatif, on on mesure et c question de

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l'adaptation, ça ça change tout parce qu'en fait il faut adapter à des conditions de demain qu'on connaît pas vraiment. Évidemment, les rapports du J nous disent un peu enfin nous nous donnent une idée du monde auquel il va falloir s'attendre, mais c'est un monde qui est pas totalement connu, qui est connaissable et donc ça veut dire qu'en fait on on est dans des approches qui sont beaucoup plus prospectives d'hypothèse, de probabilité, d'intuition, de scénarisation. C'est là où ça change complètement la donne. Et par exemple sur les abords de Notre Dame, on a gagné le concours donc avec Bassmet, l'urbaniste, le paysagiste belge et l'agence Grau des des urbanistes architectes français. Et en fait, on a dit pour travailler les abords de Notre-Dame et on va dire l'habitabilité ou le

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confort long terme de Notredame qui est le site le plus visité, enfin des sites les plus visités dans le monde quand même, en fait, il faut pas aménager par rapport à ce qu'on connaît aujourd'hui seulement. Et donc on a eu cette petite phrase qui était quand même pas facile parce que dans le jury, il y avait évidemment les élus, les des urbanistes, des conseils et cetera, mais il y avait quand même aussi le diocèse et on leur dit en fait le climat de 2050 à Paris sera celui de Séville, donc au lieu du syncrétisme religieux et en 2010 celui de Tanger. Donc là, évidemment, on commence à déplacer un peu les lignes et donc en fait il faut aménager les abords de Notre-Dame, pas juste de ce qu'on connaît aujourd'hui, du climat. Et évidemment, le climat n'est pas une donnée purement

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indépendante, scientifique, objective et cetera. Il y a un lien extrêmement fort entre climat, usage, donc histoire et culture. Et donc, il faut finalement s'inspirer des modes d'organisation des espaces publics dans des villes du sud. Et donc on a un peu théorisé cette notion du sud comme horizon, c'est si on veut essayer de s'entrevoir et de se comprendre demain, et ben quelque part, il faut opérer un déplacement vers le sud pour comprendre comment aujourd'hui on a adapté les villes par rapport à un climat plus chaud parce qu'en fait finalement notre avenir climatique existe déjà quelque part au sud. C'est pas totalement vrai cette question des analogues climatiques parce que la course du soleil ne va pas changer et donc en fait le ce qui est assez dingue c'est qu'on va il va y avoir des

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nouveaux climats qui vont s'inventer. C'estàd que les températures seront des températures qui existent déjà dans des pays plus au sud. Donc c'est là où on peut trouver de l'inspiration. Par contre la géométrie solaire sauf catastrophe catastrophe planétaires sur lesquelles certains sont en train de travailler aujourd'hui à l'échelle de la planète. Mais en tout cas, la géométrie solaire ne devrait pas changer. Donc en fait, on va garder le même horizon, le même enfin le même asimut et l'inclinaison du soleil mais avec des températures plus élevées. Donc euh en fait, on va on il va y avoir des nouveaux climats. Mais en tout cas, cette inspiration de je vais aller voir ce qui se passe dans le sud pour voir comment on aménage les espaces publics. Et là, on voit évidemment que il y a un

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travail assez différent de la façon dont on aménage les espaces publics dans des pays plus froids où là on va chercher plutôt l'ouverture au ciel, l'ouverture au soleil, la minéralité et cetera. Et dans le sud en fait, on va chercher un peu l'inverse. On va chercher l'autoprotection par le végétal, on va chercher la brise rafraîchissante. Donc, on va utiliser le vent comme un allié. On va utiliser le végétal comme un allié parce qu'il a capacité de faire un truc incroyable. En plus de l'ombre, il fait de l'évapu transpiration, donc du rafraîchissement adiabéatique. C'est gratuit et ça a un effet incroyable. C'est un espèce c'est mieux que la pompe à chaleur Éric parce que c'est un climatiseur urbain naturel sauf s'il y a trop d'humidité. Bah un peu d'humidité mais c'est pas

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grave, on peut un peu humidifier. Et euh et du coup en fait, on a dit on va travailler à partir de ces de ces références du sud ce qu'on a appelé des figures de fraîcheur qui utilisent essentiellement euh la couverture végétale qui utilise la brise rafraîchissante. Vous savez que euh sur la surface d'un fleuve, il se forme une une ville d'air qui euh tourne comme ça sur un fleuve. Et en fait comme il y a de l'évapu transpiration certes il y a un peu d'humidité mais en tout cas elle elle il y a une espèce de veine de vent fraîche et donc on va utiliser cette veine de vent fraîche pour rafraîchir les abords de Notre Dame. Et donc voilà, on a appelé ça les figures de fraîcheur et comme à un moment il faut arriver à convaincre que ça fonctionne pour de vrai, on a fait aussi une modélisation,

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une simulation en climat 2050 avec Notre-Dame tel que les abords sont constitués aujourd'hui donc très minéralisés sans sans sans arbres, sans sans sans ombrage et cetera. Et en fait, on a montré que c'était une cata en 2050 et du coup, il fallait imaginer faire les queu quelque part en attendant dans des bâtiments parce que évidemment euh tout à l'heure, on a parlé de 50°. Vous savez que Paris c'est doté d'une stratégie Paris sous 50° et sous 50° malheureusement il y a plein d'endroits parce qu'en fait souvent on parle de confort quand on parle d'adaptation mais le truc il est quand même bien plus grave c'est un problème de rupture d'habitabilité en fait on parle d'habitabilité des lieux et des lieux évidemment dans les villes mais aussi globalement sur la planète et donc sous

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50°grement plus habitables. Et donc là du coup tout le travail c'était de d'arriver à retrouver la pleine terre, d'utiliser le végétal, d'utiliser cette brise rafraîchissante, d'utiliser l'ombre, donc d'utiliser finalement des alliés climatiques pour arriver à travailler sur la résilience et finalement voir venir demain de manière assez tranquille. Donc la modélisation, elle montre voilà maintenant avec ces dispositifs, enfin ces figures de fraîcheur mises en place, qu'est-ce que ça donnerait en 2050 ? Et après, on travaille du coup sur un différentiel entre les conséquences de ne rien faire, les bénéfices à faire et en fait on montre finalement le potentiel de rafraîchissement apporté par le projet. On a montré ça dès le concours au jury et je pense que c'est une des raisons

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pour lesquelles on a gagné. Donc voilà une façon de travailler finalement sur des logiques quelque part d'inversion. On est aujourd'hui sur des sites qui sont très très minéralisés, très imperméabilisés, très peu plantés. Il faut déminéraliser, il faut désimpermabiliser, il faut réactiver le cycle de l'eau, il faut du coup tout ça permet de de d'installer les conditions d'installation du végétal. Euh ensuite utiliser les vents. Les vents, c'est quelque chose d'essentiel. On a complètement perdu l'idée de la brise dans une ville en urbanisant sans sans regarder d'où venaient les vents. Il faut arriver à refaire circuler le vent dans la ville et cetera. Donc en fait, on est un peu sur des inversions de tout ce qu'on a fait jusqu'à maintenant. C'est pour ça que c'est c'est voilà,

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c'est c'est la question de l'adaptation. C'est une question de transformation et c'est une question de transformation positive. Alors, on arrive assez vite à la fin de la table ronde. Je vais vous passer le micro, monsieur le ministre, et mais je vais en même temps annoncer la dernière question parce que vous allez vous allez ensuite y répondre tous très rapidement malheureusement. Euh on a eu plein d'exemples de tout ce qu'il fallait faire. passer passer à la pompe à chaleur le plus vite possible, renaturer autant qu'on pouvait, prendre tout toutes les les inspirations qu'on pouvait avoir des villes du sud, utiliser de manière simple, pratique toutes les bonnes idées des communes,

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tout ça. Comment est-ce qu'on peut faire ? J'aimerais que vous vous exprimiez tous les uns après les autres pour dire comment on peut faire pour aller plus vite parce que on parle de 2050 mais en fait dès 2030 dès 20 c'estàd dans la dans dans un futur très proche on va commencer à avoir des extensions des des aléas climatiques. Comment on peut faire pour aller plus vite et déployer ? Quelles sont quelles sont vos recommandations si demain vous étiez vous aussi ministre de la ville ? Mais je vais je vous passe le micro pour commencer. Merci beaucoup. Je fais vite mais en vrai vu que la table ronde est géniale, on pourrait on pourrait ne pas quitter la scène et on fait toute la matinée, on fait une révolution. Non, plus sérieusement, je pense que il y a un enjeu de pédagogie majeur et tout

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à l'heure, on parlait de des espèces végétales à adapter. Moi, j'étais maire pendant 10 ans de la commune de l'Ailérose dans le Val de Marne et on s'est mis pour ces enjeuxl à planter des palmiers. Autant vous dire que les habitants eux-mêmes nous disent "Mais qu'est-ce qu'il fait ? Il fout le mer, il se croit dans le sud. Là, on n'est pas à Canne. Pourquoi il plante des palmiers Alors, d'abord les palmiers vivent très très bien sous nos climats aujourd'hui, mais surtout ils résisteront demain. Et j'avais mesuré à ce moment-là à quel point il y avait fallu faire la pédagogie. On est passé par les écoles de la ville pour que les écoles de la ville expliquent finalement à leurs parents pourquoi il y avait des palmiers dans la ville. Cette bataille de la pédagogie, elle est fondamentale

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et elle nous aidera d'ailleurs à aller plus vite et et répondre à votre question. Euh les pompes à chaleur évidemment, mais faut pas non plus être monosujet. Euh moi, j'ai été à la tête d'un syndicat de géothermie. Yan, tu étais venu le visiter, tu connais bien euh le plus grand réseau de géothermie d'Europe à l'époque. Euh c'est une ressource extraordinaire et partout on peut faire de la géothermie que soit de la géothermie profonde ou de la géothermie de surface, il serait dommage de s'en priver. Et par ailleurs, je pense qu'il faut qu'on continue à innover. Euh j'ai la chance sur ma commune d'avoir une start-up géniale qui est en train de gagner plein de prix et de lever plein de fonds qui tout simplement va servir de la pression qu'il y a dans les tuyaux d'eau pour

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générer de l'électricité. Elle s'appelle The Cube. C'est un exemple parmi des tonnes d'innovations de cette nature. Donc ne tombons pas et là je m'adresse surtout au pouvoir public dans le monogeste, c'est-à-dire bon allez maintenant la pompe à chaleur, elle est géniale. Il y a plein de cas où c'est la solution, on y va, mais ne nous interdisons pas d'être dans l'adaptabilité permanente et d'aller aller chercher la meilleure solution au plus près du terrain. On a tous vécu le l'époque où les pouvoirs publics disaient acheter diesel, c'est exactement ce qu'il faut pour sauver le P aujourd'hui Monce, on s'est trompé. Donc on reste dans le meilleur la meilleure solution au meilleur endroit. Dernier point avant de vous répondre, c'est fond pourquoi on parle de tout ça ?

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Parce que la planète, elle change de climat. Elle change de climat. Les choses vont s'adapter. Ce sera pas la première fois dans son histoire. Mais parce que je pense qu'on partage tous l'idée que l'humain a envie de pouvoir continuer son aventure sur cette belle planète et comme l'humain est dépendant de la biodiversité qui l'entoure avec ce concept qui est très novateur et qui mérite encore d'être défendu d'une seule santé qui est fondamentale. Donc il faut qu'on préserve tout le vivant autour de nous et comprendre l'impact qu'on a sur ce vivant. Et au fond moi je je me bas sur la question de l'espérance de vie en bonne santé. C'est pour ça qu'on je parlais du singt tout à l'heure et la ville a un rôle immense. Et je voulais juste revenir par rapport au parc. Il y

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a une étude américaine qui dit que votre espérance de vie en bonne santé, elle progresse si vous avez pas loin de chez vous un parc suffisamment grand avec de nature un peu sauvage. C'est on est on est quand même en train de se rendre compte aujourd'hui que plus vous vivez près d'un parc, plus votre espérance de vie en bonne santé, elle augmente. Donc c'est ces choses-là qu'il faut qu'on fasse avancer dans le débat public. J'aurais aimé qu'on parle de du risque climatique et de l'assurentiel. On aura pas le temps mais je pense que c'est un vrai sujet donc peut-être une prochaine table ronde à à avoir. Et enfin euh n'ayons pas peur d'accepter de d'être plus pragmatique à certains moments. Et c'est là je réponds à votre question. Si on est dogmatique, on dit par exemple

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la dessence énergétique fait que tous les loges mangées, ils doivent être interdits le plus vite possible. Sauf que le risque, on le voit de manière pragmatique, c'est qu'il y a des familles qui n'ayant plus la capacité souvent des personnes âgées, n'ayant plus la capacité de louer le bien, n'auront plus la capacité de rénover le bien. Et donc au fond, notre objectif qui était de faire en sorte que les logements soient rénovés le plus vite possible, bah il est pas vraiment atteint. Et on peut avoir des logiques beaucoup plus pragmatiques. C'est ce que je pousse actuellement pour prendre que cet exemple là, mais il y a plein d'autres exemples où on dit "OK, votre log, vous n'aurez bientôt plus le droit de louer, c'est évident. Donc on vous donne la possibilité de continuer à

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louer. Par contre, vous signez noir sur blanc un contrat qui dit que sous 3 ans le logement il est rénové. C'est veut dire que tous les loyer que vous allez continuer à percevoir, ils doivent aller au financement de la rénovation de votre bien. Là on est pragmatique. Là on est chari dans une écologie positive. On avance et on a le résultat qu'on attend au bout du compte. Donc ne soyons pas dogmatique. Pour aller vite parfois il faut être pragmatique. Merci pour cette très belle table ronde. Merci beaucoup. Un mot pour chacun d'entre vous, un mot à rajouter et ensuite on devra clôturer parce qu'effectivement il faudra que le World Impact Summit l'année prochaine fasse une journée dédiée à la ville, je pense. Raphaël, un mot une phrase de clôture pour toi.

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Peut-être dire qu'on ne perd jamais de temps à aller voir ce qui se passe ailleurs. Nous, on le fait en France, mais on le fait aussi en Europe et un petit peu partout dans le monde. Avec Franck, on est allé s'inspirer des modèles de transformation de tour à Chicago qui est un sujet à la défense, on a des tours qui sont obsolètes et qu'on doit transformer. Et puis peut-être le deuxième mot, c'est de dire que on gagnerait à investir beaucoup plus sur les espaces publics, y compris quand on est un acteur privé pour faire en sorte que ce soit des lieux qui soient plus vivables pour tous. C'est aussi un espace gratuit et ça fait du bien des espaces gratuits dans les villes là où la commercialisation bah finalement rend privée un certain nombre d'espace sur le bien qui nous est le plus commun.

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Merci beaucoup Raphaël. Juste un mot. Donc oui, la décarbonation c'est très important, ça c'est clair, on le sait tous dans la transition écologique, on doit passer par là, c'est évident. Un mot très important aussi. Oui. Bah la géothermie c'est essentiel et moi je dirais quand j'entends géothermie, je prends hybridation parce que les les eaux qu'on récupère à 60° à 2 km de distance et bien grâce à des à des à des systèmes de pompe à chaleur, on peut les monter à 90° et donc alimenter des bâtiments. Donc oui, le mot clé, bah c'est l'hybridation, la coopération et puis la vision globale parce que désolé monsieur le ministre mais on a un

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petit peu souffert, tout l'écosystème que je représente a un petit peu souffert. Nos distributeurs, nos installateurs ont souffert de un coup la prime rénuve, un coup pas la prime rénov, un coup comme c un coup comme ça, un coup peut-être jusqu'à nos concitoyens. Donc cette vision, cette direction, elle est aussi importante à donner pour aller sereinement et positivement vers l'avenir. Et je vous promets la prochaine fois, je vous raconterai toute l'histoire de Mitsubishi électrique euh à partir de 1970. Donc je garde la continuité des législations. Olivia, allez deux mots simplification parce que je vous emmené à K surmer, la première pierre de ce projet immobilier, on l'a posé 10 ans après qu'il est commencé. Donc c'est pour vous dire que les procédures administratives de mandat

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voilà c'était compliqué. Aujourd'hui 50 50 à 70 % des espaces d'une ville sont d'ordre privé. Il faut que les acteurs privés contribuent et donc essayons de simplifier la vie de ceux qui essayent de régénérer la ville. Et simplification, j'ai entendu une promesse là-dessus dans le discours d'entrée de monsieur le ministre. Tu seras bientôt entendu et puis compétence. Euh Franck, tu'a bien dit qu'on était passé de l'énergie à décarbonation et on parle de vivants. Entourons-nous d'hydrologue, de pédologues. Qui sait dans la salle ce qui est un pédologue ? Spécialiste du sol et non pas des pieds. Euh voilà, spécialiste du sol puisque le sol a une autre fonction aujourd'hui dans nos projets immobiliers, donc des compétences dans nos entreprises aussi. Interdisciplinarité, je retiens

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également Franck, le mot de la fin. On est à plus 5 minutes 33. Ouais. Euh c'est terminé. Non, non, mais du coup euh un mot très important et je pense c'est plus qu'un mot pardon, je suis désolé mais c'est parce que en fait on a dit quand même les question d'adaptation c'est pas un juste un truc rigolo pour se faire plaisir. On a parlé en fait d'enjeux d'habitabilité et c'est réellement une problématique de santé publique, de sûreté même nationale. Et donc il faut réellement une loi hyper ambitieuse d'adaptation. Peut-être d'ailleurs mon ami François Gemen qui est arrivé pourra dire que les questions d'adaptation, elles devraient même passer au ministère de l'intérieur tellement c'est un enjeu national et de santé de de sûreté et de santé publique. Donc en fait, il faut une loi hyper

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ambitieuse. Par contre, l'adaptation peut-être encore plus que la décarbonation, ça se joue sur les territoires. Donc, ce sont les collectivités qui sont les les leviers finalement de l'adaptation. Parce que qu'est-ce qu'on adapte ? On adapte des territoires, on adapte des bâtiments pour finalement préserver les conditions d'habitabilité pour les citoyens. Donc en plus de cette loi, il faut quand même donner les moyens aux collectivités de faire parce que ça va pas se faire par le haut. C'est évident que ça va se faire au niveau des territoires. Donc donner les moyens aux collectivités mais dans un dans vraiment euh avec une vraie loi, une un vrai on a quand même un plan national d'adaptation au changement climatique. On a une track. Malheureusement, il y a pas beaucoup de

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moyens en face. Donc il faut mettre du fric quand même he monsieur le ministre pour que ça se fasse pour de vrai. Merci Franck. Merci. Et ça sera le mot de la fin sur cette table. Un appel à la législation. Merci. Merci beaucoup à vous tous, c'était hyper éclairant et et l'année prochaine sur une journée hein.