Jad Zahab, porte-parole de Renaissance est l'invité politique
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Bonjour Jadzab. Alors, vous êtes porte-parole du parti Renaissance, soutien de Gabriel Latal pour l'élection présidentielle. L'actualité politique aujourd'hui, c'est cette visite de Sébastien Lecornu du côté de la la Gironde avec ce ce mégafeu, ces incendies qui ont touché le le département cet été.
Il va parler de reconstruction Sébastien Lecornu aujourd'hui. Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement ? Qu'est-ce que vous attendez comme annonce sur la reconstruction ?
Écoutez, déjà je vais avoir une pensée pour l'ensemble des Françaises et des Français qui ont vécu cet été le drame absolu que peut représenter la perte d'un domicile de souvenir et de tout ce qui est lié. Saluer aussi l'engagement sans faille de nos forces de l'ordre et de nos pompiers. Et donc si vous voulez, je crois que cette ce déplacement du Premier ministre, c'est un message de soutien, de solidarité de la nation toute entière qu'il est venu adresser et qui va adresser.
Et donc sur sur les annonces de manière générale, moi j'ai entendu beaucoup de choses cet été et je pense qu'il faut remettre, si vous permettez, l'église au milieu du village sur la question de la sécurité civile. C'est un enjeu extrêmement important et donc moi, de de de manière très claire, depuis 2017, le budget de la sécurité civile pour l'État, il a doublé. Est-ce que est-ce que c'est bien oui.
Est-ce qu'on peut faire mieux ? Bien évidemment, nous avons fait adopter ce qu'on a appelé la LOPMImi, la loi d'orientation et de programmation du ministère de l'intérieur qui a financé à hauteur de 800 millions d'euros la sécurité civile, qui a donné des moyens, des hélicoptères, des pactes capacitaires. Et puis en 2024, nous avons commandé, Gabriel Atal a commandé les deux premiers Canadaires depuis 17 ans et donc nous avons fait au mieux et je pense que nous devrons aller beaucoup plus loin.
Mais sur cette question là, on a deux enjeux. On a l'enjeu de l'adaptation du logement, de l'adaptation de la société à ces phénomènes qui hélas sont dramatiques mais vont devenir de plus en plus courants. Et puis la lutte contre ces phénomènes extrêmes sur lesquels il faut qu'on avance.
Et donc je pense que ce sont sur ces sujets-là que le premier ministre va s'exprimer aujourd'hui. Le premier ministre échangera avec des des élus locaux, des maires notamment. Vous parliez de la sécurité civile, il y a eu ce ce débat autour des commandes de de Canadaes.
Emmanuel Macron avait évoqué l'augmentation du nombre de Canadaes. Finalement, avec les les délais, on devrait avoir plus de Canada courant 2028 voire 2032 pour pour la la promesse initiale. Mais mais sur le budget de la sécurité civile, oui, il a augmenté.
Mais ce qu'on constate aussi, c'est que Gabriel Atal au pouvoir, c'est une annulation de crédit du 21 février 2024. Je suis allé vérifier euh portant une annulation de 52,8 millions d'euros pour la sécurité civile. Alors, les faits sont très têtus.
La première commande de Canader qui a été passée en France depuis 2007, elle a eu lieu le 9 août 2024. Elle a été passée par Gabriel Atal lorsqu'il était premier ministre. Et donc effectivement, ces deux Canadaes, nous les recevons en 2028.
Pourquoi ? Parce que l'entreprise canadienne qui produit ces Canadaires avait arrêté de produire en 2015 et donc le temps de relancer la production, on ne les aura pas avant. Les crédits que vous mentionnez, ce sont des crédits qui ont été reportés parce que rajouter ces crédits n'auraient pas fait arriver les Canadaires plus tôt.
Quel est le soxte de tout ça ? C'est que nous devons avoir une industrie européenne, française, souveraine en matière de canader. Et donc nous nous proposons Gabriel Atal précisément propose que nous ayons un Canadaire européen.
Et donc sur cette question de budget, pardon de le dire, depuis 2007, rendez-vous bien compte, ça fait presque 20 ans, il n'y avait pas eu de Canada commandés. Les deux premiers Canadaires, c'est Gabriel Atal qui les a commandé en 2024. Est-ce que pour vous, Jadab, les pompiers aujourd'hui ont suffisamment de de moyens pour lutter contre les incendies ?
C'est évident que non et je je vous l'ai dit à l'instant, nous avons donné des moyens, nous avons augmenté les budgets de la sécurité civile depuis despuis 2017, nous avons augmenté doublé la part de l'état du budget de des pompiers. Il faut savoir que le financement des pompiers, c'est grosso modo 90 % quand même lié au département et ensuite l'État. Donc il y a un travail qui doit être mené sur les 10.
On a fait un travail aussi au niveau européen pour renforcer la prévention, la solidarité, les mécanismes de solidarité européens. Nous avons au groupe Renw un député européen Grégory Alon qui était lui-même président de la Fédération des sapeurs pompiers. Donc si vous voulez, c'est un sujet sur lequel il faut qu'on avance sur les deux jambes, l'anticipation, la prévention et puis le soutien quand il y a des drames comme ceux de cet été.
Mais votre partie Renaissance soutient quand même le le gouvernement dans dans son action. Et ce qu'on constate, c'est que des membres du gouvernement disent face caméra que oui, les pompiers ont suffisamment de de moyens. Et on apprend par Mediapart qui a pu consulter un un enregistrement des journalistes de Mediaapart que le ministre de l'intérieur est moins convaincu quand il n'est pas filmé et il parle même de de posture sur cette question des moyens.
Écoutez, j'ai pas lu les propos auxquels vous faites référence, ce qui est certain, je vous l'ai dit, on a doublé les moyens. Est-ce que c'est bien ? Oui.
Est-ce qu'il faut qu'on fasse plus ? Très certainement parce que ces phénomènes comme les incendies dont vous parlez à l'antenne depuis ce matin et h et là ce qu'on a vécu tout cet été vont être amenés à se reproduire parce que nous allons vivre des étés de plus en plus chauds et aussi des hivers de plus en plus froids. Donc ça appelle aussi une transformation profonde de notre mode de vie.
Nous avec Gabriel Atal, on propose la géothermie, c'est-à-dire aller puiser l'énergie, l'air chaud et l'air frais sous-sol. En réalité, on est face à une une révolution. Et donc sur ces sujets-là, nous ce qu'on dit de manière très claire, c'est que oui, nous avons augmenté les budgets, c'était bien.
Est-ce qu'il faut qu'on fasse plus ? Bien évidemment, parce que c'est des phénomènes qui vont s'amplifier, mais je pense que les sujets sont trop graves pour qu'on fasse la politique politicienne comme certaines oppositions ont pu le faire cet été. Il y a quand même un mouvement de grève qui est prévu le 29 septembre parce que ces sapeurs pompiers, ils n'ont pas été convaincus par le le ministre de l'intérieur lorsqu'ils ont échangé avec lui la semaine dernière.
Il parle d'effectifs insuffisants, de moyens la traî, d'équipement vieillissants. Est-ce que vous les soutenez ces sapeurs pompiers ? Est-ce que des membres de Renaissance seront dans la rue le 29 septembre prochain pour soutenir ces pompiers ?
C'est pas à moi de de vous dire si on sera ou non. À leur côté, ce qui est certain, c'est qu'on les entend. Il vous a pas échappé que nous allons prochainement étudier le projet de loi de finance euh pour l'État, donc le budget de l'État pour l'année prochaine.
Nous, contrairement à la France insoumise et au Rassemblement national, nous n'avons pas déposé de motion de censure ces dernières années. Motion de censure qui, je le rappelle, si elles avaient été adoptées euh les dernières années, auraient fait complètement tomber les budgets et donc les augmentations que nous avons prévu. Donc nous sommes évidemment à l'écoute de ces hommes et de ces femmes qui sont prêts à payer du prix de leur vie pour nous défendre, pour nous sauver et pour nous protéger.
Donc évidemment qu'il y a un travail qui doit être fait. Donc je pense que les feux de cet été, si vous voulez, même s'il y en a chaque année, le le ce qui serait dramatique, c'est qu'on s'y habitue, mais ce qu'il faut, c'est qu'on s'y préparait. Donc on est évidemment à leur écoute.
L'autre sujet du du weekend, c'est le Conseil constitutionnel qui a censuré l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de de moins de 15 ans. C'était une proposition de loi de votre camp politique, de l'or Miller, la la députée ensemble pour la République, c'est le groupe de Gabriel Atal à l'Assemblée nationale. Est-ce que vous regrettez la décision du Conseil constitutionnel ?
Écoutez, mon rôle c'est pas de regretter. Mon rôle c'est de prendre acte. Nous, contrairement à d'autres familles politiques, nous avons toujours respecté le Conseil constitutionnel que nous n'avons jamais attaqué pour ces décisions.
Je vous rappelle que la France insoumise Rassemblement national considère parfois que le Conseil émet des décisions politiques. Ce n'est pas notre cas. Nous, nous prenons acte de la décision du Conseil constitutionnel et ce que nous disons, c'est très clair.
Pour certains, il s'agit d'une victoire stratégique politicienne. En réalité, il s'agit d'un échec pour la santé mentale et pour la protection de l'enfance. Et donc, précisément parce que nous ne nous résignons pas à ce qu'il n'y ait pas de texte déposé, ce que Gabriel Atal appelle.
Euh et il invite le gouvernement à convoquer les Françaises et les Français via un référendum et à leur soumettre un nouveau texte de loi qui serait retravaillé, qui prendrait en compte l'ensemble des préoccupations et des sujets mises en avant par le conseil pour que nous puissions avancer. Comprenez bien que 1 an de perdu sur ce texte, parce qu'il faudrait grosso modo 1 an avant qu'un nouveau texte puisse être adopté, ce serait 1 an de trop pour les jeunes qui sont en danger. C'est un enjeu de santé publique.
Donc vous voulez un référendum pour que ça aille plus vite parce que finalement le consensus au sein de la la majorité du côté de l'Assemblée nationale, il était là. Je regardais le vote, 426 votants, 279 voix pour. La majorité des députés, quel que soit le le camp politique, était plutôt favorable à ce texte.
Mais il faut saluer que dans notre pays, malgré le caractère très dogmatique du débat qu'on peut avoir ces dernières années, que nos forces politiques sont encore capables de se mettre d'accord sur l'essentiel, c'est-à-dire la protection de l'enfance et des mineurs. Vous êtes exposé quand vous êtes un jeune aujourd'hui sur TikTok ou d'autres réseaux euh à des images absolument choquantes, à de la désinformation qui peut conduire au pire et j'ai une pensée pour tous les enfants qui ont commis des actes irréparables et qui en ont payé du prix de leur vie. Donc si vous voulez, nous ce que nous disons c'est que nous prenons actes du conseil constitutionnel.
On est dans un état de droit, il faut qu'on protège des libertés individuelles. Mais nous disons retravaillons le texte. Je crois que le gouvernement va le faire.
Nous serons en appui de cela, retravaillons-le et soumettons-le au référendum. Mais sans faire de politique politicienne. Si on va vraiment sur le fond, c'est ce que j'ai fait en regardant le le texte.
C'était pas prévisible quand on regarde ce ce texte. L'interdiction pour les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, ça semble pas proportionné, comme le dit Conseil constitutionnel parce que les risques ne sont pas les mêmes sur tous les réseaux sociaux. Il y avait aussi la question de la vie privée parce que pour justifier son âge et bien ça veut dire que la mesure touche tout le monde pas que les pas que les mineurs.
Ça c'était prévisible. Écoutez, il y a un travail qui a été fait à l'Assemblée nationale et vous l'avez cité, je salue Lorille. Je pense que si vous voulez c'est la démonstration pour les gens qui nous regardent que nous sommes bien dans un état de droit et que le conseil constitutionnel est bien dans son rôle dès lors qu'il s'agit de protéger les libertés individuelles.
On avait fait un travail typiquement vous parlez de l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 15 ans. On avait différencié les plateformes sur lesquelles on peut swiper TikTok, Instagram et autres. et les encyclopédies en ligne qui par exemple n'étaient pas concerné par cette interdiction.
On avait mis en place ce qu'on avait appelé un couvre-feu numérique qui après le l'examen au parlement ne figurait plus dans le texte de loi. Donc si vous voulez la navette parlementaire, elle a fait son chemin. Nous sommes précisément dans le fonctionnement tout à fait normal des institutions de l'état de droit que nous défendons.
Donc nous on dit très clair le conseil constituel s'est prononcé, nous en prenons acte, nous retravaillerons le texte si le gouvernement engage ce travail et nous proposons ça fait quand même presque 20 ans que les Françaises et les Français n'ont pas été directement consultés de donner à ce texte. vous mentionnez qu'il y avait un consensus presque politique de donner à ce texte la légitimité démocratique la plus forte qui soit, c'est-à-dire le peuple par référendum. Jadab, j'ai aussi envie de vous entendre sur l'élection présidentielle parce que vous êtes porte-parole du parti Renaissance.
Donc vous soutenez Gabriel Atal pour cette élection présidentielle. Gabriel Atal, on l'a vu sur le terrain tout l'été, des marchés, des festivals, il a même été sur les routes du Tour de France. On sait qu'il est en concurrence dans le bloc central avec Édouard Philippe qui est donc lui un peu en avance sur les sondages sur sur Gabriel Atal.
Je prends les mots du député Horizon, Xavier Albertini. C'est un soutien de d'Edouard Philippe. Il dit "Cela ne sert à rien de courir sur tous les sujets comme un feu folet.
Trop de com, tu la comes." Est-ce qu'il fait trop de com Gabriel Atal ? Écoutez, Édouard Philippe n'est pas un adversaire, c'est quelqu'un avec qui nous avons gouverné.
C'est un partenaire. Nous avons vocation à être rassemblé. Mais la meilleure façon d'être rassemblé, c'est de le faire sur la base d'un projet.
C'est la raison pour laquelle Gabriel Atal, il a quatre chantiers capitaux: école, salaire, frontière, intelligence artificielle, deux dettes à résorber, la dette écologique et la dette budgétaire. Et comme vous l'avez dit, Gabriel Atal n'a pas pris de vacances cet été pour aller sur le terrain à la rencontre des gens qui font vivre le pays parce que beaucoup dans notre pays n'ont pas la chance de prendre des vacances. Donc il est allé parler des QPV, les quartiers prioritaires de la ville, des mamans solo, de la question de la gestion de l'eau, de la question des salaires.
Donc si vous voulez, nous l'enjeu c'est d'aller à la rencontre des Françaises et des Français avec un message clair, refaire de la France la première puissance européenne dans 10 ans. Et donc on le fera comment ? Pas en rafistolant un système mais en refondant.
Et donc c'est précisément l'ambition que nous portons. Gabriel Atal continue d'être sur le terrain. Il continuera de l'être à la rentrée jusqu'à notre grand meeting de rentrée de rassemblement qui sera le 10 octobre à Lyon auquel nos téléspectateurs sont évidemment invités qu'ils soient des supporters de Gabriel Latal ou non.
Nous nous sommes ouverts au débat et si vous voulez nous mettons des idées dans la campagne présidentielle parce que ça fait 10 ans qu'on a pas eu de vraie campagne. Merci. Porte-parole du parti Renaissance et soutien de de Gabriel Atal.
M.