FX Bellamy invité de Dimanche en Politique sur France 3
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Pour vous, est-ce que le report de l'âge de départ à la retraite est la seule solution pour assurer l'équilibre financier du système ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Après la victoire du PSG, quel bilan pour les policiers et les sapeurs-pompiers agressés ?
- 4:01RelanceRéponse partielle
La dissolution est-elle une bonne affaire politique pour LR ?
- 6:01OuverteRéponse directe
Est-ce que Marine Le Pen fait partie de la famille de droite ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Les ZFE sont-elles une folie selon vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10François-Xavier BellamyChiffre
« 66 et demi en 2070. C'est ce que préconise le conseil d'orientation des retraites. »
- 2:10François-Xavier BellamyFait
« Ce sont des barbares. »
- 2:30François-Xavier BellamyChiffre
« 600 personnes interpellées. »
- 4:30François-Xavier BellamyFait
« La dissolution a créé une très grande instabilité, une très grande incertitude. »
- 8:30François-Xavier BellamyChiffre
« La Chine a ouvert en 2023 deux nouvelles centrales à charbon par semaine. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Rebonjour. Dimanche en politique suite, Bruno Retaillot est sur tous les fronts. Gouvernement est à la tête des Républicains.
L'homme du moment qui redonne espoir à la droite pour la prochaine présidentielle. En attendant, il faut gérer le quotidien, les questions de sécurité. En tout cas, un an après les élections européennes et les dissolution de l'Assemblée nationale, LR retrouve un rôle central inattendu pour ne pas dire inespéré si on se remet quelques mois en arrière.
Invité de dimanche en politique, François Xavier Benami. Bonjour. vous êtes vice-président délégué de LR et député européen.
Un chiffre d'abord dont on va parler 66 et demi en 2070. C'est ce que préconise le conseil d'orientation des retraites qui vient dans cette piste à quelques jours des conclusions du conclave sur les retraites attendues et lancé par François Baou. Pour vous, est-ce que le report de l'âge de départ à la retraite est la seule solution pour assurer l'équilibre financier du système ?
D'abord, la clé, c'est de garantir l'équilibre du système et aujourd'hui, cet équilibre n'est pas assuré. Et nous le disons depuis très longtemps. Il faut regarder en face cette question des retraites.
Euh aujourd'hui, les retraites représentent le premier poste de dépenses publiques en France et la France est l'un des pays d'Europe où la part des retraites dans le PIB, c'est-à-dire dans la production nationale, est le plus important. Il y a derrière cette question-là un immense mensonge collectif et une immense injustice envers les jeunes générations. Notre devoir, c'est de garantir que les pensions soient correctement versées, mais de garantir aussi que demain de moins en moins d'actifs ne vont pas travailler de plus en plus uniquement pour pouvoir porter les retraites de nos aînés.
Alors pour comprendre la position des républicains, ça veut dire qu'il faut vous défendez vous l'idée de repousser l'âge de départ à la retraite au-delà de 64 ans. Il faut faire beaucoup plus, il faut être beaucoup plus créatif. D'abord, nous défendons l'idée et je le dis depuis très longtemps comme d'autres qu'il faut évidemment passer à un retraite à un système de retraite par capitalisation ou qui intègre au moins de la capitalisation parce que un collégial Philippe dit par exemple 15 % de capitalisation pour commencer pour c'est très sympathique mais Édouard Philippe quand nous proposions cela il y a quelques années il disait jamais nous n'accepterons la financiarisation de notre système de retraite.
La vérité de cette histoire, c'est que bien sûr que n'importe quel citoyen, et je le disais même un collégien devant un tableau de chiffres, verrez bien que si vous avez un système de répartition avec de plus en plus de retraités et de moins en moins d'actifs, les actifs doivent payer de plus en plus sur leur répondu sur l'âge de départ à la retraite. Est-ce qu'il faut dans vos dans votre esprit au républicain qu' il faudra aller au-delà de 64 ans très vite ? Je pense que oui.
Et d'abord, il faut commencer par arrêter d'entretenir cette espèce de mensonge qui consiste à faire croire qu'on pourrait faire baisser l'âge de départ à la retraite. C'est quand même aujourd'hui la discussion qui est en train de se dérouler avec les partenaires sociaux qui est une forme, je le dis depuis des mois, une forme de folie mais je le dis depuis mon regard de parlementaire européen. Je je vais toutes les semaines au Parlement européen et nos voisins nous regardent avec stupéfaction.
Est-ce que vous savez que le Danemark dirigé par des socialistes vient de faire passer l'âge de départ à la retraite à 70 ans ? par un vote au Parlement qui a réuni 80 % des parlementaires. 20 % des Vous rêvez de ça en France.
Mais je rêve pas de ça. Le but est pas évidemment de faire absolument travailler les gens le plus longtemps possible. Le but c'est juste d'être lucide et de sauver notre système de retraite, je le répète, en introduisant de la capitalisation, en sortant de cette folie qui consiste à faire croire qu'on peut continuer de faire marcher cette immense machine de Pzi qui est notre système de retraite aujourd'hui.
Et puis le le dernier point, je me permets de le dire Francisier parce que c'est très important derrière la question des retraites, il y a aussi la question de l'avenir de notre pays et de l'avenir de la reconstruction de notre pays. On a un pays qui est en train de s'appauvrir. Et pourquoi ? pour une raison assez fondamentale que personne n'affronte jamais.
Nous sommes le pays de l'ECDE où le travail par habitant sur une vie en moyenne est le plus faible avec la Turquie. Nous sommes les derniers avec la Turquie et ça ça peut pas durer. Ça cache de très grandes inégalités.
Il y a dans ce pays des gens qui travaillent et qui travaillent dur et qui travaillent énormément et qui arrivent pas à s'en sortir, qui arrivent pas à joindre les debouts alors qu'ils se donnent du mal. Mais il y a aussi dans notre pays beaucoup trop de gens qui devraient pouvoir travailler et qui malheureusement sont à l'écart du monde du travail. Et ça c'est le taux d'emploi un des très grands problèmes de la France aujourd'hui.
Il faut remettre le travail au centre parce que l' ça fait des cotisations et ça fait rentrer de l'argent dans les et il faut que le travail paye à nouveau. Il faut que quand on travaille on puisse s'en sortir et qu'on puisse faire grandir sa famille, avoir la certitude que ses enfants vivront mieux que soi. C'est ce que les Français attendent aujourd'hui.
L'apauvrissement du pays n'est pas une fatalité mais pour en sortir il va falloir retrouver le sens et la valeur du travail. Depuis une semaine, le ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot qui est aussi le chef de votre parti est pris en étu entre les différentes oppositions après les incidents de la semaine dernière, donc lors de la victoire du PSG. C'est le genre d'événement qui peut faire ou défaire un parcours politique.
Ceux qui hier soir, je le dis, sans mâcher mes mots, ont gâché cette belle fête sportive sportive, ce sont des barbares. Oui, ce sont des barbares. Ça cache un peu l'ambiance.
Bah puis qu'en soit on est juste content et qu'on est venu pour péter. Les gendarmes, je comprends qu'ils font leur boulot mais franchement gazer gazer à tout va on en peut plus, on se mêle pas avec ceux qui cassent, c'est tout. Ça aurait dû être une fête la première fois qu'il gagne la Ligue des Champions et ils détruisent tout.
Dommage, dommage, dommage de gâcher la fête comme ça. C'est des actes de voyou et il faut arrêter les voyou. Après la victoire du Parissing-Germain, quel bilan policiers et nos sapeurs pompiers ont été violemment agressés.
Nos concitoyens terrorisés. 600 personnes interpellées. La première de ces réponses, c'est peut-être que là où dans la loi sont inscrites des peines maximales, on puisse inscrire aussi des peines minimales.
Nous au RN, on est sympa, vous voyez, on va vous donner quelques idées. Vous pouvez prendre des notes, ça pourrait vous aider. Peine minimale automatique dès la première condamnation, peine planchée pour les récidivistes.
Suppression des allocations familiales pour les parents de mineurs récidivistes. Je me suis exprimé pour dire depuis plusieurs semaines, vous l'avez vu dès mon arrivée à la chancerie, que j'étais favorable à la suppression du surcil, favorable à mise en place de pleine minimale. Une vingtaine d'individus jugés en comparion immédiate pour un jeune qui n'a jamais connu la garde à vue. jamais qui n'a jamais connu la justice, le tribunal.
Je peux vous garantir que le fait même de passer de la garde à vue en comparédiate est une déjà une peine en lui-même et je pense qu' ça l'a ça l'a ça l'amen à réfléchir. Ce n'est pas en étant dans une surenchère des peines qu'on va régler un problème. Ça fait 30 ans qu'on durcit à chaque loi et en fait nous avons plus de problèmes qu'à 30 ans.
François Bami. Après-demain mardi la commission des lois de l'Assemblée nationale va questionner Bruno Retaillot et le préfet de police de Paris Laurent Nugèz sur les violences en marge de la victoire du PSG en Ligue des Champions. C'est normal pour vous que le ministre de intérieur rende des comptes à la représentation nationale ?
Bien sûr, c'est totalement normal. Est-ce que je peux me permettre une remarque on entend madame Châtelin qui dit "Oui, il faut arrêter avec la la surenchère répressive." C'est quand même extraordinaire de voir que dans ce pays la gauche la gauche ne change jamais.
Il y a quand même quelque chose de lunaire à entendre une réaction comme celle-là. Non mais pardon de le dire mais c'est stupéfiant. C'est stupéfiant.
Là encore, pardon de partager mon expérience toute concrète, mais quand lundi dernier, j'ai été au Parlement européen, mes collègues m'ont regardé avec sidération en disant "Mais qu'est-ce qui vous arrive en France ? Vous gagnez le Ligue des Champions et vous ruinez votre propre capitale." La vérité, c'est qu'aujourd'hui nous vivons le résultat de décennies d'impunité, d'impunités qui ont été organisé notamment par Attendez, quand vous dites des décennies, vous remontez jusqu'à quand ?
Jusqu'à Nicolas Sarkozi. Mais Nicolas Sarkozi, lui au moins, il avait essayé, il avait fait les peines planchées dont monsieur Ballard du Rassemblement national dit aujourd'hui qu'elles serait nécessaire ses peines planchées, elles ont été immédiatement abrogées par la gauche dès qu'elle est revenue au pouvoir. Donc la vérité c'est que tout ce qu'on avait tenté de faire pour réussir à sortir de cette impunité a été détruit par ce discours de dé Alors je vais avancer.
Marine Le Pen, présidente des députés Rassemblement national, elle attend de pied ferme l'audition de Bruno Retaillot et elle déclare dans le journal du dimanche aujourd'hui qu'il n'a aucune excuse et qu'en tant que ministre de l'intérieur, il est le premier responsable de ce qui s'est passé. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Marine Le Pen, elle a publié un tweet au lendemain des émeutes qui dit "Ce qui s'est passé hier à Paris est le résultat de 40 ans d'impuissance de l'État et de faiblesse de la République." dit comme vous.
Moi, je partage ce diagnostic. On corrige pas 40 ans de de crise profond et là elle s'en prend à Bruno Rota ce matin. Mais encore une fois, je l'aurais dit, on corrige pas 40 ans de crise profonde en en en quelques semaines au ministère de l'intérieur.
Et tous les Français voient bien et d'ailleurs les Français le reconnaissent que aujourd'hui au ministère de l'intérieur, nous avons enfin un dirigeant politique qui assume d'abord de regarder en face la réalité. Il l'a dit Bruno Rotaillot, dès le jour même des émeutes, les barbares ont décidé de s'en prendre à Paris. Il faut répondre à la barbarie avec détermination.
Et on a enfin un ministre de l'intérieur qui agit parce que pardon de le dire mais on peut pas relativiser lors de cette soirée, il y a eu plus d'interpellations que jamais auparavant dans des événements similaires. Jamais auparavant. Ce qui veut dire que les policiers, les gendarmes, le ministre de l'intérieur qui est à leur tête aujourd'hui font le travail qu'il faut.
Bruno fait le travail. Maintenant la question c'est comment on apporte une réponse pénale qui soit à la hauteur de ces venir mais pour vous pour répondre à Marine Le Pen vous dites Bruno Rota fait le travail mais c'est pas seulement pour moi les français le voi bien aujourd'h considère qu'il est la confiance mais moi je dis à Marine Le Pen si Marine Le Pen en 2012 pardon de revenir sur le passé puisqu'elle parle de 40 ans de crise si Marine Le Pen en 2012 n'avait pas fait élire monsieur Hollande peut-être que la France en serait ailleurs aujourd'hui. La vérité c'est que quand elle a refusé de choisir entre la droite et la gauche et quand elle refuse aujourd'hui encore de dire que la France a besoin enfin d'une alternance forte à droite, et bien elle contribue à cette fragilité que nous voyons aujourd'hui.
Le fait est qu'il va falloir effectivement sortir de 40 ans d'échec. 40 ans d'échec sur le plan de la réponse pénale, 40 ans d'échec sur la question de la fermeté et de l'autorité de l'État. 40 ans d'échec, pardon de le dire aussi sur la question éducative.
Je le dis comme professeur, ce qui s'est passé dans cette situation, c'est aussi le résultat de l'échec de l'école. 40 ans d'échec sur le front migratoire. Tout cela est condensé dans ce sanctions.
Alors euh Bruno Rotaillot, lui, il réclame des peines de prison automatiques, systématiques, des planes planchées, pas sûr que ce soit constitutionnel. Si ça n'était pas le cas, est-ce qu'il faudrait changer la constitution ? D'abord, je ne crois pas que ce soit inconstitutionnel.
Ça se discute. Ça se discute. Est-ce qu'il faudrait changer la constitution ?
Et si c'était le cas, à la fin, vous savez, nous on a une règle assez simple et on l'a dit depuis très longtemps avec Bruno Retaillot, avec les parlementaires, les républicains sur les questions on nous a opposé sur les sujets migratoires tant de fois la Constitution et c'est le Conseil constitutionnel qui a vidé de sa substance la réforme migratoire fa changer la constitution. Mais bien sûr. Et est-ce que là pour le coup, il faudrait le faire pour les pour pour les les pleines planchées ?
Mais d'abord, je ne crois pas que ce soit inconstitutionnel et si ça alla été à la fin le dernier mot doit revenir au peuple français. C'est le peuple français qui est souverain et donc il faudra effectivement passer par des référendums à chaque fois que ce sera nécessaire pour que le peuple français souverain puisque tourner des obstacles qui pourrait mais c'est totalement normal et la source de la légitimité démocratique elle se trouve dans l'expression du peuple français pas au conseil constitutionnel mais le conseil constitutionnel pardon il est là pour interpréter la constitution voulue par le peuple souverain pas pour remplacer le peuple souverain et c'est la raison pour laquelle encore une fois nous passerons par le réf référendum aussi souvent que ce sera nécessaire pour surmonter les obstacles lorsque il savoir le le dernier mot. Vous êtes désormais le bras droit de Bruno Retaillot républicain.
Bruno Rotaillot largement élu à la tête du parti il y a 3 semaines. Il y a un an vous meniez la tête de liste des républicains aux européennes. Qui aurait pu imaginer que LR gouverne aujourd'hui ?
C'est le petit frisson de la droite grâce à un sénateur Vendéen arrivé au bon moment. Après 12 ans, regardez passer les scrutins, ils se remettent à y croire. C'est la bonne personne au bon moment.
C'est lui qu'il faut actuellement. Dans un an, on a les municipales et dans 2 ans, on a les présidentiels. Je suis persuadé que la droite va revenir à sa place.
Voilà quoi. On reprend la main. Qui aurait pu y penser il y a un an encore ?
Sans doute pas François Xavier Bellami aujourd'hui numéro 2 auprès de Bruno Retaillot et alors à la tête d'une liste arrivée 5e aux élections européennes ce soir à 7, 7,2 %. Est-ce que c'est un nouvel échec ? Alors que beaucoup disaient que nous n'arriverions même pas à nous qualifier dans cette élection européenne, nous montrons aujourd'hui que nous sommes là.
Mais la date du 9 juin restera d'abord celle d'un tsunami politique. Je dissou donc ce soir l'Assemblée nationale. Au QG du RN, on s'imagine déjà aux portes du pouvoir ce qui fait aussi trembler les fondations chez les Républicains.
On doit empêcher Bardella d'être premier ministre. Ce n'est pas l'is d'Éric Siotti, auteur d'un PCH, partisan d'une alliance avec Marine Le Pen et finalement exclu de son parti. Les urnes n'apporteront pas la majorité souhaitée par le président de la République qui à la rentrée surprise, la droite renait de ses cendres.
Monsieur le premier ministre, qu'est-ce que vous avez dit au républicain ? Monsieur le premier ministre, alors avec les présidentes raconte famille famille. À Michel Barnier, il manquera un kit de survie pour éviter la censure tandis que son ministre de l'intérieur sait prendre la lumière.
Le revoilà avec François Bairou de plus en plus droit dans ses bottes qui menace cette semaine encore de démissionner en cas de proportionnel. À titre d'ailleurs ministre de l'intérieur, j'ai confirmé au premier ministre que jamais je ne porterai ce type de réforme. Être ou ne pas être comptable du bilan, c'est l'enjeu de 2027 et déjà les livres fleurissent comme les candidatures.
Aujourd'hui, je dois être le seul à avoir déclaré ma candidature à l'élection présidentielle. Je continue à me préparer pour cette élection. Vous le savez mais droite et macronie iront-elles à la primaire ensemble ?
Le débat électoral risque de se produire à au centre droit. C'est une sorte de primaire littéraire. François Xavier Bami.
La discussion de l'Assemblé nationale au soir des européennes, ça a été une surprise. Évidemment, vous avez été surpris aussi, j'imagine. L se retrouve avec 49 députés et puis quelques mois après, hop, vous voilà vous les républicains au cœur du gouvernement avec des postes importants.
Ça faut bien dire finalement la dissolution, ça a été une bonne affaire pour vous. Je dirais pas une bonne affaire. Vous savez, nous ce qui compte pour nous c'est pas des affaires de parti.
Ce qui compte pour nous c'est le pays. Mais ce qui est vrai, c'est que ce qui est vrai, c'est que si on jette un regard sur l'année écoulée, cette famille politique que tout le monde disait voué à disparaître, on s'étonnait que nous nous entêtions à continuer d'exister. On se moquait peut-être de nos prétentions à représenter une alternative pour la France.
Cette famille politique aujourd'hui, elle est au cœur des Français. D'abord, je me permets de dire que si nous n'avions pas réussi à faire le résultat que nous avons arraché à l'élection européenne il y a exactement un an, nous n'en ser au passage, il a eu la dissolution. Merci la dissolution.
Donc on a commencé par cette élection européenne qui a permis déjà de recommencer un élanés que nous avions vécu au cours des années passées. Nous sommes, je suis le seul candidat à l'élection européenne qui avait réuni plus de voix en valeur absolue qu'à l'élection présidentielle. Donc c'était déjà le signe que nous étions en train de repartir.
La dissolution a permis de montrer que nous étions toujours là. Et ensuite lorsque la France a été dans cette crise politique majeure sans majorité parlementaire, c'est sur nous qu'à reposé le fait que d'abord nous évitions que la gauche arrive au pouvoir et deuxièmement qu'ensuite nous puissions apporter des actions utiles au pays dans les mois. Vous az vous avez le droit de dire que la dissolution est une bonne affaire politique pour vous parce que c'est le cas.
Mais je crois que les Français, vous savez ce ce pour vous, j'entends parti politique, mais les Français se moquent de savoir ce qui est une bonne affaire pour tel ou tel parti. Ce qui compte pour eux, c'est ce qui arrive au pays. Et moi, je dis que ce qui arrive au pays aujourd'hui, évidemment, c'est encore nous sommes encore dans une situation de crise politique profonde.
Il n'y a toujours pas de majorité à l'Assemblée nationale. Nous ne pouvons pas faire une nouvelle dissolution. Est-ce qu'il faudrait une nouvelle dissolution ?
Ça, c'est le président de la République qui doit en décider. Moi, je ne le crois pas. Je je pense que la dissolution a créé une très grande instabilité, une très grande incertitude.
C'est pour ça que je me garderaiis bien de dire qu'elle est une bonne affaire pour qui que ce soit. Et il ne faut pas de dissolution aujourd'hui. Je je ne le crois pas.
Mais vous savez, la chose qui compte le plus, c'est ce que nous pourrons réussir à construire dans les deux prochaines années. Une véritable majorité claire qui est les idées certaines sur ce qu'il y a à faire. Beaucoup de courage et de détermination pour apporter l'alternance.
Bruno Retaillot est aujourd'hui à la tête des Républicains. C'est une page qui se tourne. Qu'est-ce qui va changer en gros ?
Est-ce que le nom du parti va changer ? Je ne sais pas. Vous savez ça ça c'est la façade.
Je suis pas sûr que ce soit le plus important. Alors qu'est-ce qui va changer ? Qu'est-ce qu'on va voir de grand changement avec l'arrivée de Bruno Rotaillo à la tête de L.
D'abord, on va reconstruire un parti qui fonctionne. Tout le monde a dit ça. Mais c'est ce qu'on est en train de faire maintenant.
Et puis deuxièmement, on va reconstruire un parti qui est les idées claires, qui est une ligne droite, une ligne qui ne dévit pas et qui ne triche pas avec ce dont la France a besoin. Ça ça repose sur la personnalité de Bruno Retaillot et Bruno Retaillot, vous savez, je le soutenais déjà il y a 3 ans, je l'ai soutenu de nouveau dans cette élection interne. Si les français aujourd'hui l'ont découvert avec son arrivée au ministère de l'intérieur et si les Français aujourd'hui le placent en tête des personnalités politiques en qui ils ont le plus confiance, c'est parce que Bruno Rotaillot, on peut être d'accord ou pas avec ce qu'il pense, mais on sait ce qu'il pense.
Il dit ce qu'il pense, il fait ce qu'il et c'est ce dont nous avons besoin pour retrouver la Nous allons retrouver nous Laurence Puron journaliste politique à France Interre. Rebonjour Laurence. Bonjour Francis bonjour.
Bonjour et pourquoi pas taillot à l'Élysée François Badiami ouvre la porte. Oui clairement. Est-ce que véritablement c'est le candidat légitime maintenant qu'il est à la tête du parti à l'élection présidentielle de 2027 ?
Il n'a jamais encore dit s'il serait candidat à cette élection. C'est un choix qui lui appartient. C'est un choix d'une telle importance que c'est à lui qu'il revient de se décider sur cette question fondamentale.
Mais je crois qu'il y a une chose qui est déjà certaine, c'est que Bruno Rotaillot va jouer quoi qu'il arrive un rôle déterminant. Mais vous êtes numéro 2 du parti. Est-ce que c'est candidat naturel à la présidentielle ?
Mais moi je crois que si il souhaite être candidat, il a évidemment recueilli aujourd'hui 3/4 des suffrages de nos adhérents. Il a réussi et dans cette élection interne, nous avons vu triper le nombre de nos adhérents. Non, c'était pas une primaire, c'était le choix de notre candidat pour la présidence du parti.
Maintenant effectivement, s'il veut s'engager en cette voie, je crois que personne ne peut lui contester qu'il est légitime pour cela. Alors, vous parliez d'une ligne claire. Laurent Voquier, concurrent battu, patron des députés LR à l'Assemblée nationale, estime qu'on pourrait élargir le socle jusqu'éventuellement au soutien de Sarah Knafo.
Autant dire les hémoristes. Est-ce que vous c'est votre ligne ? Est-ce qu'il faut aller jusqu'aux hémouristes ?
Moi je crois et Laurent Voquier l'a très bien dit que notre devoir c'est de réussir à réunir de nouveau tous les électeurs de droite. Mais de où ? De où à où ? très très à droite mais il faut réunir des électeurs qui nous ont quitté ces dernières années.
Certains nous ont quitté pour voter pour Emmanuel Macron parce qu'ils ont cru à la promesse du En même temps. Il voi aujourd'hui que le mirage s'est évanoui et j'espère qu'ils reviendront. D'autres nous ont quitté parce qu'ils se sont tournés vers Éric Zemour, vers Marine Le Pen.
Moi, je n'ai jamais cru que l'avenir était là parce que je crois depuis toujours à la nécessité de reconstruire une famille politique de droite clair, donc sur des valeurs très pourraient séduire plutôt, vous le dites, mais une famille politique de droite qui soit sans complexe, qui soit aussi sans l'acheter. Alors, d'autres termes, est-ce Marine Le Pen font partie de la famille de droite ? Et pardon de le dire, mais just est-ce qu'on fait partie de la même famille ? droite extrême droite mais c'est ce qui moi m'oppose aussi à Marine Le Pen quand Marine Le Pen vous revenez sur la dissolution en plein milieu de la campagne législative continue de marteler que le Rassemblement national n'est pas un parti politique de droite et quand elle le montre d'ailleurs en refusant de lutter contre vous parti libéral d'accord mais pardon mais c'est pas c'est pas anecdotique quand le Rassemblement national sur la question des retraites dont on parlait tout à l'heure vote avec LFI pour la retraite à 60 ans il y a encore quelques semaines à l'Assemblée nationale. fait gauche économiquement mais c'est pas seulement une question d'économie, c'est une question de vision du monde, de vision de la société, de vision de l'homme et de la liberté.
C'est pas seulement une question de de taux de taux de TVA, c'est c'est une question fondamentale. La vérité c'est que si vous refusez de vous attaquer à ce modèle antisocial qui détruit aujourd'hui la condition pour notre pays de sortir de la crise qu'il traverse, mais en réalité vous alimentez la crise migratoire et la crise migratoire. Donc, mais il y a aussi la crise écologique et vous n'êtes pas sans savoir que le président de la République s'est exprimé en estimant que il fallait arrêter de détricoter.
Très clairement, vous êtes visé. Vous les lr qui êtes contre les ZFE par exemple. Bien sûr.
Et alors, est-ce que du coup ça crée un coup de canif dans le pacte ? Vous pouvez aller plus loin. Nous sommes contre la trajectoire écologique qui a été portée par gouvernement.
Mais nous ne sommes pas au gouvernement parce que nous serions subitement devenus macronistes. Ça ne vous a pas échappé. Nous ne sera écologique ou non écologique a dit le président ou ne sera pas.
Non, pardon, je n'ai pas dit que j'étais contre l'écologie. Je crois profondément à la nécessité d'agir sur l'urgence écologique mais je crois profondément que le problème écologique ne vient pas de ceux qui aujourd'hui n'ont plus les moyens de changer leur voiture parce qu'on leur a imposé une trajectoire automobile complètement irréaliste qui se trouvait et qui se trouvait privé de rentrer dans les métropoles. La réintroduction des tueurs d'abeille, ça vous pose pas de problème non plus.
Il faut il faut s'arrêter sujet par sujet si vous me le permettez sur la question du climat. Le vrai grand sujet aujourd'hui, c'est que la Chine a ouvert en 2023 deux nouvelles centrales à charbon par semaine. C'est ça le vrai sujet du climat et que les gens les gens comprennent très bien que quand on détruit la capacité de produire en France par des mesures totalement aberrentes, par une réglementation européenne qui est devenue étouffante et qu'ensuite on leur explique que eux ceux qui essayent de rentrer dans les métropoles avec leurs voitures un peu trop vieilles sont responsables de la crise climatique alors qu'on importe maintenant de Chine qui elle détruit le climat en charbon.
Vous ne voyez pas un rappel à l'ordre à destination de LR des Républicains dans les propos d'Emmanuel Macron aujourd'hui ? que que je sois en désaccord avec Emmanuel Macron, que nous soyons en désaccord avec Emmanuel, ce n'est pas une surpordre pas un rappel à l'ordre et nous pardon mais qu'Emmanuel Macron soit ou non d'accord avec ça, nous continuerons d'expliquer que oui, les ZFE sont une folie. Nous continuerons d'expliquer que mettre des éoliennes partout en détruisant notre capacité de relancer notre industrie nucléaire.
Alors justement en parlant en parlant du vous n'êtes pas sans savoir que Marine Le Pen pourra peut-être pas se présenter en 2027 vous côtoyez au Parlement européen. Pardon mais justement Marine Le Pen, vous parliez de notre désaccord avec elle sujet Marine Le Pen, elle a été pendant très longtemps antinucléaire. Elle a expliqué qu'il fer elle a expliqué qu'il fallait fermer le plus rapidement possible des centrales nucléaires en France.
Donc encore une fois, on n' pas de leçon de cohérence à recevoir. Nous sommes la seule famille politique qui n'est jamais dév finalement et que c'est Jordan Bardella qui est beaucoup plus mesuré sur ces sujets-là. Est-ce que vous qui côtoyez au Parlement européen, vous considérez qu'il a la stature pour être aspirant président de la République en 2027 ?
Jordan Bardella est le président du Rassemblement national, c'est une figure politique majeure. Euh, vous le côtoyez, vous vous le Est-ce qu'il a la stature pour se présenter à la présidentielle ? Mais je Il sera évidemment un candidat de très grand talent s'il devait se présenter demain à l'élection présidentielle.
Pour nous, ce qui compte, ça n'est pas la question des personnes, c'est la question de la ligne. Et la et et le problème pour moi, c'est que j'entends dire que le Rassemblement national aujourd'hui devient peut-être plus libéral d'un point de vue économique ou bien parle un peu plus aux entreprises. Je ne vois pas en réalité de changement dans la ligne du parti.
La vraie question, c'est que ce qui a mis la France dans le mur, c'est le en même temps macroniste. On ne s'en sortira pas avec un autre en même temps. Ce qui compte, c'est de reconstruire une droite qui assume une ligne claire.
Et ça, c'est le travail que nous avons à faire aujourd'hui. Merci Laurence. Juste un mot, je reviens en arrière parce que vous disiez, vous voyez pas forcément un un avertissement de la part d'Emmanuel Macron sur l'écologie mais vous dites on n'est pas des macronistes.
Donc en fait sur les les aides, la pollution et cetera, vous signez d'une certaine façon la fin du macronisme. Vous sifflez la fin du macronisme. Mais c'est même pas nous qui le ferons, c'est les Français qui le feront.
Je crois qu'encore une fois le moi encore une fois ce n'est pas une question de personne, c'est c'est pas une question d'individualité, c'est vraiment une question de fond. Et et je le dis aussi avec mon regard pardon de de prof de philo, la politique c'est de la clère de philo. Je n'ai jamais cru au même temps.
Il y a dans ce pays une gauche qui s'assume. Il faut qu'il y ait aussi dans ce pays une droite qui assume ses convictions. Et ça c'est le travail que nous avons à faire.
Le en même temps a mis la France dans le mur. La vie politique c'est du clivage. C'est normal le pluralisme.
Qu'on arrive à reconstruire le RN va organiser dans l'oiré une fête de la victoire un an après les élections européennes qui avait vu le RN vous vous en souvenez triompher en France. Marine Le Pen et Jordan Bardella seront rejoints par des dirigeants de parti nationalistes de toute l'Europe, par exemple Victor Orban, Matthéo Salvini. Est-ce que le RN et les droits nationalistes n'ont pas ne sont pas en train de remplacer les droites traditionnelles en Europe ?
Non, c'est l'exacte inverse qui se produit. La droite que je représente, la droite de gouvernement en Europe, c'était 7 gouvernements sur 28 en 2019. Aujourd'hui, c'est 15 gouvernements sur 27.
C'est pas les amis de monsieur Macron qui gagnent en Europe, c'est pas non plus les amis de Madame Le Pen, ce sont nos alliés qui gagnent partout dans l'Union européenne. On l'a vu en Roumanie, on l'a vu en Allemagne ces dernières semaines. On le voit aussi en Pologne où il y a un gouvernement de notre famille politique.
Ce sera le cas en France, j'en suis sûr, dans quelques années bientôt. On en reparlera. Merci Françoise d'avoir accepté notre invitation dans dimanche en boutique tout de suite actualité de votre région.
Yeah.
François-Xavier Bellamy