Un AGRICULTEUR détruit SANDRINE ROUSSEAU en PLEIN DIRECT
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quels sont les produits autorisés grâce à la loi du plan et leur nécessité pour votre travail ?
- 1:18OuverteRéponse partielle
Quel est le parcours de Sandrine Rousseau ?
- 2:02FerméeRéponse directe
Vos produits sont malades, c'est ça ?
- 3:27OuverteRéponse directe
Quels sont les chiffres sur la rentabilité des agriculteurs en 2023 ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que le PNRI et quels sont ses résultats ?
- 5:33RelanceRéponse directe
Pourquoi faire confiance à l'EFSA et aux réglementations européennes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:44Bruno CardauChiffre
« En 2023, seul 50 % des agriculteurs français parviennent à tirer un revenu suffisant pour vivre uniquement de leur activité agricole. »
- 3:27Bruno CardauChiffre
« La moyenne nationale du revenu disponible par actif non salarié agricole était de 20800 € en 2022. »
- 8:17Bruno CardauChiffre
« En 2023, la France a importé pour 68,2 milliards d'euros de produits agricoles et agroalimentaires dont 54 % en provenance des autres pays de l'Union européenne. »
- 11:03Bruno CardauChiffre
« Supprimer totalement les pesticides en France entraînerait en moyenne une perte de 30 à 50 % des rendements agricoles. »
Temps de parole
- ?100 %
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Madame Rousseau a beaucoup de mal à trouver ces mots sur ce sujet-là. Ilon de Gain et qu'elle est peu de député de Paris, elle ne connaît pas donc l'agriculture française. Nouveau décryptage comme d'habitude pour chaque intervention. Quatre thèmes d'analyse précis, chiffres, explications, contrearguments et mensonges. C'est parti. On est en ligne avec Bruno Cardau. Bonsoir. Vous êtes agriculteur céréalier dans les Hautes de France. Ces produits qui sont à nouveau autorisés grâce à la loi du plan sont absolument nécessaires. Donc pour vous, pour votre travail au quotidien, il vous faut ces produits pour produire. Ouais, j'aurais bien aimé qu'on parle ce soir de d'une pétition contre contre pour interdire le tabac, ça aurait été beaucoup plus logique. Alors donc
parlons donc de la Cam, je vois que madame Rousseau a beaucoup de mal à trouver ses mots sur ce sujetlon de Gain et qu'elle est peu de député de Paris, elle ne connaît pas donc l'agriculture française mais pas elle vous écoute en tout cas monsieur. Ah bah c'est très bien si elle m'écoute. Alors quel est le parcours de Sandrine Rousseau ? Déjà, elle est diplômée d'un doctorat en sciences économiques. Elle a enseigné à l'université de Lille et s'est spécialisée dans l'économie du développement durable. Elle entre en politique au sein des verts en 2009, puis devient porte-parole national d'Europe écologie les Verts en 2011. En 2016, elle dénonce le harcèlement sexuel de Denis Bupin, député EELV. Elle quitte un temps le parti en 2017 avant de revenir en 2021 pour se présenter à la
primaire écologiste qu'elle perd face à Yannick Jadore 48,5 % des suffrages et luut député de Paris en 2022 dans la 9e circonscription sous la bannière NUPES. Elle soutient les grévistes radicaux, appelle à, je cite, déconstruire la virilité, critique des modèles agricoles productivistes ou encore propose de supprimer le chauffage dans les stades. Là-dessus, concrètement, euh madame Pier Runacher, vous en avez parlé, elle nous a donné des dérogations supplémentaires sur des insecticides. Ça va pas vous parler mais il s'appelle le Movento. Cette année, j'ai utilisé ces insecticides en as inspersion avec le méchant pulvérisateur deux fois plus un premier TPQ trois fois. Bingo, il y a de la jolisse dans mes champs. Il y a de laisse cette année dans mes champs de
betterave sucrière. C'est-à-dire que vos vos produits sont malades, c'est ça ? Oui, c'est-à-dire queil y a eu euh énormément de puceron qu'il y a eu une partie de puceron qui était virulent, virulifères, qui ont porté le virus de la jeunesse sur mes betteres et de une betterraave, on passe à 10 20 30 betteraves et c'est en train de s'agrandir. Je le scénario cauchemar de 2020 où j'ai perdu 45 % de ma production est en train de se reproduire. Je vous rappelle que la rentabilité n'est pas un gros mot. La rentabilité est importante pour aller vers les fameuses transitions qui apparemment sont obligatoires face au changement climatique. Ça je l'entends. Alors on va parler un petit peu de chiffres. En 2023, seul 50 % des agriculteurs français parviennent à tirer un revenu suffisant pour vivre
uniquement de leur activité agricole. Selon les données de l'INC et du ministère de l'agriculture. Ce taux est encore plus bas dans certaines filières comme l'élevage beauin 38 % ou les céréales dans les zones à faible rendement. La moyenne nationale du revenu disponible par actif non salarié agricole était de 20800 € en 2022. Mais cette moyenne cache de fortes disparités et 25 % les plus rentables gagnent en moyenne 40000 par an tandis que les 25 % les moins rentables gagnent moins de 8000 €. Il faut penser aux grosses entreprises d'exploitation qui n'ont rien à voir avec nos agriculteurs. Enfin, un/ers des agriculteurs cumulent plusieurs revenus, notamment via des emplois saisonniers ou des activités de
transformation à la ferme et près de 20 % déclarent vivre sous le seuil de pauvreté. Mais pour ça, c'est pas que de l'accompagnement qu'il va falloir, c'est bien plus que ça, c'est-à-dire de la cohérence et surtout être en harmonie avec les autres. Madame Rousseau a dit une bêtise. Non, les 27 pays 26 autres pays ne se sont pas engagés à sortir. C'est faux. Aujourd'hui, chacun a son plan de recherche. Nous, on a eu un super plan de recherche qui s'appelle PNRI. Il est en cours, il avance. Je sais, ça va jamais assez vite, mais il faut toujours beaucoup de temps et beaucoup d'argent. On aura des alternatives. C'est pour ça que 3 ans avec un super cadre de cette loi, ça me paraît raisonnable sur le plan économique et technique. C'est ça qui est vraiment important pour nous. Bruno
Cardo, la mobilisation dont parlait à l'instant Sandrine Rousseau qui est importante. Ça c'est un chiffre qui parle, c'est un argument massu. Il y a 1500000 français qui disent non, on ne veut pas de de ces produits. Vous l'entendez ça aussi ? Alors qu'est-ce que c'est le PNRI, Plan National de recherche et d'innovation ? C'est un programme lancé en 2020 par les pouvoirs publics pour trouver des alternatives dans la culture de la betterave sucrière après l'interdiction de ces insecticides neurotoxiques en France en raison de leur impact sur les polonisateurs. Ce plan et vise à financer la recherche sur des solutions biocontrôle avec un budget total de 20 millions d'euros sur 5 ans.
En 2023, les premiers résultats du PNRI ont été jugés peu concluants par certains agriculteurs, notamment en raison et surtout de l'inefficacité des solutions contre le virus de la jeunisse. Mais mais très bien, la la démocratie fonctionne. Moi ça me va très bien tout ça. Le truc c'est que les signataires tous les jours enfin tous les jours parfois ils prennent l'avion ou le train. Ils font entièrement confiance aux pilotes de l'avion ou du train. À aucun moment ils prennent leur place. Et ben moi je fais exactement la même chose. C'estàd que j'ai le l'organisme européen qui est tout à fait fiable à l'inverse de ce que je viens d'entendre. C'était ignob ce que je viens d'entendre. Tout à fait fier l'indépendance de lève ça tout à fait. Oui oui oui blabla. Et et donc moi j'ai
ce guide j'ai mais écoutez madame j'ai ce guide c'est lève ça. Je ne suis pas scientifique et vous non plus d'ailleurs donc nous sommes obligés d'avoir un guide et c'est comme quand je prends l'avion je fais confiance au pilote. Donc je fais confiance à l'Efsa. LFS me dit aujourd'hui c'est jusqu'à 2033 donc soit allons-y si d'ici là le retire soit j'appliquerai la réglementation comme tous les agriculteur nous appliquons toujours réglementation même bien plus parce qu'on surtranspose pas mal en France et voilà moi je je suis obligé de d'écouter ce guide maintenant si vous voulez que j'arrête la betterave mais ça va aller très très vite parce que on va arrêter on va fermer les usines et on va être tous perdants madame Rousseau parce qu'on va quand même importer la céprise
et d'ailleurs vous l'avez très bien dit et là on a un combat commun c'est sur les importations Mais vous n'avez pas encore donné la solution, ni vous ni madame Tondelier, ni monsieur Butu Bito pardon, sur comment on fait les clauses miroir, les mesures miroir, ça marche pas. Comment on fait pour interdire toute cette merde ? Je cite Hugo Clément il y a de jours sur RMC, toute cette merde qu'on est en train d'apporter, comment on fait ? On a un vrai combat commun là-dessus. Allons-y ensemble et n'allons pas sur des trucs qui pour moi sont importants. Franchement, cette pétition c'est important. Bien plus important. Alors, l'acétamyde, c'est un insecticide appartenant à la famille des néonicotnoïdes. Vous êtes fort les agriculteurs pour sortir ce mot, mais il fait partie des
rares encore autorisés dans l'Union européenne. Il agit en perturbant le système nerveux des insectes et principalement utilisé contre les pucerons, les alurodes ou certains coléoptères. L'autorité européenne de sécurité des aliments considère qu'il présente un risque plus faible pour les pollinisateurs, mais des études scientifiqu indépendante continue d'alerter sur ces effets subléaux, sur les abeilles, des orientations, stress oxydatif et cetera. En France, il est utilisé de manière encadrée, notamment en pulvérisation ou en traitement de semence sur culture maréchère, arboricole et céréalière. En 2023, les ventes euh d'acétamy prride ont augmenté de 18 % par rapport à 2022 selon le
ministère de la transition écologique en raison ben du besoin urgent de traitement alternatif après l'interdiction des autres néoniques. Il faut bien comprendre qu'aujourd'hui le revenu des agriculteurs diminue parce que la valeur ajoutée va d'un côté aux intr, c'est-à-dire à au matériel technique, mais aussi aux pesticides et cetera, donc les Monsantau Bailleurs et cetera, qui euh et donc euh vendre très cher leurs produits aux agriculteurs et une partie de la valeur ajoutée est partie vers le les euh pardon, je trouve plus mes mots ce soir, mais vers la grande distribution et cetera. Donc en fait, on a une vraiment un affaiblissement du revenu agricole. Il y a un manque de rapport de force et en fait cela rien ne dit rien
n'est mis dans la loi du plomb pour palier ça. Sandrine Rousseau, on a un peu envie de on a envie de comprendre le bon vous interdissez les ces produits la production d'étrav et et de et et de noisette baisse. C'est pas interdit dans les autres pays européens. Vous avez pas le pouvoir de l'interdire. Qu'est-ce qui va se passer ? On va les importer des autres pays européens. En 2023, la France a importé pour 68,2 milliards d'euros de produits agricoles et agroalimentaires dont 54 % en provenance des autres pays de l'Union européenne. Selon les chiffres de l'INC, les principaux pays fournisseurs sont l'Espagne 12,1 %, l'Allemagne 9,8, les Pays-Bas 9,5 et l'Italie 8,3. En volume, ça représente près de 28 millions de
tonnes de produits agricoles entrant. Les produits les plus importantés sont les fruits et légumes, donc banane, orange, tomates, pommes de terre, euh les céréales transformés, les viandes transformées et les produits laiters industriels. Le déficit commercial agricole s'est creusé avec un solde - 3,4 milliards d'euros. Ce déséquilibre, il s'explique notamment un par la désindustrialisation de certains secteurs de la compétitivité moindre de certains de certaines filières française la viande porsine par exemple et la demande croissante des consommateurs pour des produits hors saison ou exotiques qui ne permettent pas ben une production française. Donc comment vous faites concrètement euh pour que les agriculteurs français continuent de de
produire et pour fournir en noisette et euh euh en betterraave le le marché français la cami est est interdit depuis 2018 donc ça fait 7 ans que c'est le cas. Ça fait 7 an c'est pas vrai que tous les tous les betterraviers sont morts en France. Ça n'est pas vrai. Donc à un moment il faut juste avoir raison gardé par ailleurs. Je le redis c'est pas vrai que tous les bébés sont mortés néctinoïdes non plus. Donc absolument raison pour laquelle raison pour laquelle de ça fait 7 ans qu'on s'en passe on peut continuer à s'en passer les dénoncé madame de la rentabilité. Au nom de la rentabilité c'est ce qu'on a fait par exemple pour continuer les autorisations du clore déconne contrairement aux alertes scientifiques
qu'il y avait. La Martinique et la Guadeloupe sont les endroits où il y a le plus fort taux de cancer du pancré du de cancer de la prostate au monde au monde. Et en fait la question c'est qu'est-ce qui compte en fait ? Mais très bien mais une fois que vous l'avez interdit, qu'est-ce qui va se passer ? Mettons-nous dans le scénario, vous avez gagné. On interdit les les importations de produits ayant utilisé plus de better et plus de noisettes en France. Donc on enlève tous les produits avec des betteraves et des noisettes puisque partout au tailleur ces produits comme ça. Je vous parle d'interdiction d'importation. Donc au contraire, on protège les producteurs français. Si vous m'écoutiez, vous comprendriez absolument ce que je suis en train de dire. Selon l'Institut national de
recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement, supprimer totalement les pesticides en France entraînerait en moyenne une perte de 30 à 50 % des rendements agricoles. Pour certaines productions comme la pomme, la betterave ou la vigne, les pertes de surface utiles pourraient atteindre jusqu'à 70 % sans protection phytosanitaire ou en raison de leur forte vulnérabilité aux champignons, insectes et virus. Une étude du cabinet AND international commandée par le ministère de l'agriculture en 2022 estime que les pertes nettes de surface exploité pourrait atteindre 35 % à l'échelle nationale si aucun produit de substitution n'était autorisé. En grande culture, blé, maïs, colza, les pertes
seraient moindres, 15 à 25 % mais très variables selon les années. Je demande à ce que le gouvernement français demande dans le cadre de la négociation de la PAC, est-ce qu'il y ait une interdiction de la cétamipride ? Noardo, je vous ai remercié un petit peu rapidement. Je vois que vous restez avec nous, vous êtes là à l'écoute de ce débat passionné, passionnant. Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous voulez dire ? Mais madame Rousseau, je vous ai déjà demandé, dites-moi comment c'est là la Pâque, ce sera pas à travers la Pâque qu'on va y arriver. Là, c'est des règlements OMC, c'est des c'est du niveau européen. Comment on va on va mettre ces barrières là ? C'est un vrai combat qu'on doit avoir ensemble. Oui, mais monsieur votre enfin monsieur je ne sais pas de quel syndicat vous êtes mais
par exemple la FNSEA a soutenu a soutenu absolument tous les traités de libre échange. Donc en fait évidemment qu'aujourd'hui on se retrouve dans cette situation là. Si votre syndicat ne l'avait pas fait, alors nous ne serions pas dans ce dans cette situation parce que les la situation de concurrence déloyal dont vous parler, elle vient du fait elle vient du fait que euh vous euh on pousse l'agriculture vers un système de concurrence internationale comme n'importe quel produit industriel alors qu'il s'agit de production de la terre et que ça n'est pas n'importe quel produit et que ce que vous mettez sur votre terre finit dans l'eau, finit dans notre alimentation et finit évidemment dans notre corps. Donc on ne peut pas considérer que la concurrence soit le facteur au nom duquel nous devons
autoriser des produits dangereux pour la santé. Vraiment vraiment je vous invite, venez sur ma ferme je on va il y en a plein de trucs à mettre au point là parce que vous êtes vous êtes déconnecté du sujet vous invite. Je viendrai avec plaisir. Bref, c'est la fin de cette vidéo. J'espère qu'elle vous aura plu. N'hésitez pas à la liker et à vous abonner.
Sandrine Rousseau