Yoann Gillet : "François Bayrou doit revenir à la raison !" - (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 68 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse partielle
Le Rassemblement National va-t-il laisser un sursis à François Bayrou ? Est-ce que vous avez arrêté une position ce matin ?
- 0:15FerméeRéponse directe
Il est pire que le budget de Michel Barnier ?
- 1:18OuverteRéponse directe
Amélie Monchalin a laissé entendre hier que le texte qui serait présenté cet après-midi, c'est le texte de la Commission mixte paritaire.
- 1:50RelanceÉludée
Force de ce que vous venez de dire, M. Gillet, et le fait qu'Amélie de Montchalin a dit que ce texte ne bougerait pas, vous allez voter la censure en fait.
- 2:29OuverteRéponse directe
Est-ce que ça vous ennuie en fait que le Premier ministre ait fait autant de concessions à la gauche, par exemple en annulant les suppressions de postes dans l'éducation nationale ?
- 2:49RelanceRéponse partielle
Mais à l'issue de la commission mixte paritaire vendredi, Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, disait que le RN finalement était le seul qui s'en sortait la tête haute dans cette histoire, en ayant obtenu l'ensemble des lignes rouges pour lesquelles Marine Le Pen et Jordan Bardella s'étaient battus.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« la question est de savoir si François Bayrou va respecter ou non la volonté des Français. »
- 0:31Invité politiqueFait
« aujourd'hui, à l'instant T, le texte qui a été approuvé en CMP est nocif. »
- 0:37Invité politiqueChiffre
« Plus d'impôts, notamment pour les sociétés, plus d'impôts de productivité, d'ailleurs, pour les entreprises qui produisent en France. »
- 0:44Invité politiqueFait
« mais également un problème sur les économies, puisqu'il n'y a pas de réelle économie entreprise par l'État sur son train de vie dans ce budget. »
- 0:51Invité politiqueFait
« Il y a aussi la fixation du tarif de l'électricité, cette fixation européenne qui a été inscrite dans le marbre, qui est très dangereuse pour l'avenir, qui pourrait engendrer des augmentations du coût de l'électricité très rapidement dès 2026. »
- 1:04Invité politiqueFait
« Il est pire que le budget de Michel Barnier ? Il est aussi pire, j'ai envie de vous dire. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Moi, je rappelle que les Français se sont massivement mobilisés pour dire ce qu'ils en pensaient, notamment à travers les dernières élections, qu'elles soient législatives ou européennes, où les Français ont demandé la fin de la politique de la Macronie. »
- 1:45Invité politiqueFait
« Ce budget, en tout cas tel qu'il est à l'instant T, c'est exactement la continuité de la politique de la Macronie. »
- 2:41PrésentateurFait
« C'était l'une de nos demandes. »
- 3:16Invité politiqueChiffre
« Ce budget, c'est le 51e budget de la France qui accroît le déficit public. »
- 3:36Invité politiqueFait
« Il n'y a par exemple aucune mesure d'économie sur le coût de l'immigration. »
- 3:40Invité politiqueFait
« Il n'y a aucune mesure d'économie sur le millefeuille administratif. »
- 3:45Invité politiqueFait
« Les avantages des uns et des autres, les niches fiscales pour les journalistes, pour les politiques, n'ont pas été supprimés, alors que je pense qu'il était bien de montrer l'exemple et de s'appliquer à soi-même les principes que l'on défend à la télévision. »
- 4:39Invité politiqueFait
« la censure de décembre dernier n'a créé aucune instabilité. Bien au contraire, elle a largement protégé et les Français et nos entreprises. »
Temps de parole
- Yoann Gillet72 %
- Présentateur24 %
- Locuteur non identifié4 %
≈ 3,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Yoann Gillet, merci d'être avec nous député RN du GAR, porte-parole du Rassemblement National. Cet après-midi, François Bayrou va engager la responsabilité de son gouvernement sur le budget, ce qui ouvre la voie à une motion de censure qui pourrait être examinée dès mercredi. Le Rassemblement National va-t-il laisser un sursis à François Bayrou ? Est-ce que vous avez arrêté une position ce matin ?
La décision sera prise dans la journée, mais la question n'est pas de savoir si nous allons activer ou non la censure, la question est de savoir si François Bayrou va respecter ou non la volonté des Français. Aujourd'hui, à l'instant T, le texte qui a été approuvé en CMP est nocif. Plus d'impôts, notamment pour les sociétés, plus d'impôts de productivité, d'ailleurs, pour les entreprises qui produisent en France, mais également un problème sur les économies, puisqu'il n'y a pas de réelle économie entreprise par l'État sur son train de vie dans ce budget.
Il y a aussi la fixation du tarif de l'électricité, cette fixation européenne qui a été inscrite dans le marbre, qui est très dangereuse pour l'avenir, qui pourrait engendrer des augmentations du coût de l'électricité très rapidement dès 2026. Il est pire que le budget de Michel Barnier ? Il est aussi pire, j'ai envie de vous dire. Par contre, le Premier ministre aura la possibilité, avec le 49.3, de ne pas suivre le texte qui a été approuvé en CMP. – Oui, parce que le gouvernement peut amender, il faut le rappeler.
– Amélie Monchalin a laissé entendre hier que le texte qui serait présenté cet après-midi, c'est le texte de la Commission mixte paritaire.
– C'est au Premier ministre de prendre la décision, mais si telle était la décision du Premier ministre, alors la volonté des Français ne serait pas respectée. Moi, je rappelle que les Français se sont massivement mobilisés pour dire ce qu'ils en pensaient, notamment à travers les dernières élections, qu'elles soient législatives ou européennes, où les Français ont demandé la fin de la politique de la Macronie. Ce budget, en tout cas tel qu'il est à l'instant T, c'est exactement la continuité de la politique de la Macronie.
– Force de ce que vous venez de dire, M. Gillet, et le fait qu'Amélie de Montchalin a dit que ce texte ne bougerait pas, vous allez voter la censure en fait.
– Mais on verra quel sera le texte, et on pèsera le pour et le contre, et on prendra la décision avec Marine Le Pen et avec Jordan Bardella. On verra l'équilibre général du texte. En revanche, nous sommes là, nous, députés du Rassemblement national, pour protéger les Français et protéger l'économie du pays, protéger nos entreprises. C'est ce que nous avions fait à travers la première censure. Et donc, s'il faut de nouveau prendre une décision grave pour pouvoir protéger notre pays, nous le ferons, mais encore une fois, le Premier ministre a toute l'occasion de revenir sur un certain nombre de mesures et de revenir à la raison.
– Alors, est-ce que ça vous ennuie en fait que le Premier ministre ait fait autant de concessions à la gauche, par exemple en annulant les suppressions de postes dans l'éducation nationale ? – C'était l'une de nos demandes. – Oui, mais d'ailleurs, on a du mal à comprendre ce matin la position…
– C'était une demande du Rassemblement national, mais c'est une petite mesure par rapport à tout ce qu'il y a aujourd'hui dans ce texte budgétaire. Donc, en réalité, c'est très insuffisant.
– Mais à l'issue de la commission mixte paritaire vendredi, Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme, disait que le RN finalement était le seul qui s'en sortait la tête haute dans cette histoire, en ayant obtenu l'ensemble des lignes rouges pour lesquelles Marine Le Pen et Jordan Bardella s'étaient battus. – Et donc, on a du mal à comprendre ce matin si finalement, ce budget, vous vous dites, bon ben finalement, c'est pas si pire, ou si finalement, c'est le pire budget pour la France et il faut censurer. On a vraiment du mal à comprendre sur quel pied vous dansez ce matin.
– Non, mais c'est très clair. Ce budget, c'est le 51e budget de la France qui accroît le déficit public. La réalité, c'est ça. Et en fait, le gouvernement n'a pas pris conscience de la gravité de la situation économique et financière du pays et alourdit une fois de plus le déficit public. Ensuite, la volonté des Français, je le disais, n'a pas été écoutée. Il n'y a par exemple aucune mesure d'économie sur le coût de l'immigration. Il n'y a aucune mesure d'économie sur le millefeuille administratif. – Mais est-ce que la volonté des Français…
– Les avantages des uns et des autres, les niches fiscales pour les journalistes, pour les politiques, n'ont pas été supprimés, alors que je pense qu'il était bien de montrer l'exemple et de s'appliquer à soi-même les principes que l'on défend à la télévision.
– Est-ce que la volonté des Français aussi, c'est pas finalement d'appeler à la responsabilité, c'est-à-dire de ne pas avoir une censure du gouvernement, à nouveau un gouvernement qui tombe, à nouveau des intermoiements qui font que la France n'a toujours pas de budget ?
– Mais la responsabilité, c'est celle du gouvernement que d'avoir un budget qui tienne la route et qui ne vienne pas à l'envier.
– Donc tant pis si on retombe dans une période d'instabilité, de chaos avec un nouveau gouvernement.
– Mais ne cherchons pas à tout prix l'instabilité. Et l'instabilité, il faut le rappeler, elle est du fait du président de la République qui a prononcé une dissolution dans la précipitation, sans réflexion aucune, qui a ensuite été le chef d'orchestre d'une tambouille politique à l'entre-deux-tours des élections législatives. C'est ça qui a créé l'instabilité. Et c'est certainement pas la censure, parce qu'en réalité, la censure de décembre dernier n'a créé aucune instabilité. Bien au contraire, elle a largement protégé et les Français et nos entreprises. Donc maintenant, c'est au gouvernement de prendre ses responsabilités, d'écouter les Français.
On ne dit pas au Premier ministre qu'il faut appliquer 100% du programme du Rassemblement national. On dit juste au Premier ministre, écoutez la voix des Français. – Je veux être sûr d'avoir bien compris, M. Gillet, si le gouvernement ne bouge pas, ce sera censure. – Nous prendrons la décision. En tout cas, nous allons dans la direction d'une censure si le gouvernement n'entend pas les Français et n'entend pas nos lignes rouges, celles que nous défendons depuis des semaines et que nous voulons imposer au Premier ministre. – Et les réponses aux questions que vous avez posées ce matin, elles doivent intervenir là, très vite, dans les heures qui viennent.
– Très rapidement, dans les heures qui viennent. On verra lors du discours du Premier ministre.
– Il y a des coups de fil encore avec Matignon en ce moment ?
– Écoutez, je ne sais pas, vous le demanderez à Matignon. En tout cas, on attend avec impatience.
– Si le téléphone sonne chez vous, vous le savez.
– Oui, le Premier ministre ne m'appellera pas moi personnellement, Yohann Gillet. Mais on verra dans le discours du Premier ministre, lorsqu'il mettra en jeu la responsabilité du gouvernement et qu'il annoncera le 49-3, s'il a un certain nombre d'annonces à faire, moi je pense que le Premier ministre peut encore revenir à la raison, écouter les Français et ne pas approuver un budget qui soit aussi nocif pour le pays.
– Merci beaucoup Yohann Gillet d'être venu ce matin sur le plateau de première édition.
Yoann Gillet