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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 2 octobre 2026 46 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉducation & rechercheSolidarités & familleSécurité

JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité de PASCAL PRAUD sur CNEWS !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 7 %Attaque 70 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:43OuverteRéponse directe

    Jean-Philippe Tanguy, quelle est la défense du Rassemblement National ce matin ?

  • 23:29OuverteRéponse directe

    Jean-Philippe Tanguy, parce que moi je n'ai pas la grille de lecture de ces jeunes, quelles sont les sanctions que vous mettriez en place ?

  • 28:13OuverteRéponse directe

    Ces jeunes gens, qu'est-ce qu'on va faire ?

  • 31:48OuverteRéponse partielle

    Si on réfléchit aussi à cette société et tout fait sens, ce sont des émeutes aujourd'hui qui se passent en plein jour.

  • 32:43OuverteRéponse directe

    Je serais les jeunes, je leur dirais ne manifestez pas dans la rue pour la clim dans les classes, manifestez parce qu'on a une dette publique astronomique.

  • 33:59FerméeRéponse directe

    Vous trouvez qu'il est d'extra-droite, Jean-Philippe Tanguy ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:28Invité politiqueFait
    « montre la mauvaise foi de Mediapart. Et qu'un seul but, c'est en fait jeter le doute et de salir le Rassemblement National dans une campagne électorale, dans une campagne présidentielle où l'ensemble des commentateurs, y compris nos adversaires, estiment qu'on peut gagner, qu'on peut remporter le pouvoir. »
  • 10:59Invité politiqueFait
    « M. Plenel avait accusé M. Darmanin il y a quelques années d'être lui-même antisémite parce qu'il avait évoqué le statut qu'avait travaillé Napoléon Bonaparte pour les Juifs. »
  • 12:26Invité politiqueFait
    « On a un antisémitisme qui, depuis 25 ans, est reparti malheureusement en flèche, on a des écoles où des enfants juifs sont déscolarisés parce que la République n'est pas capable de les protéger. »
  • 16:58Invité politiqueFait
    « M. Jean-Thane Bardella n'a jamais fréquenté assidûment Alain Soral. »
  • 18:33Invité politiqueFait
    « Tous ces militants radicaux, ces militants d'extrême droite, ces militants qui peuvent être racistes, antisémites, homophobes, misogynes, toute sa vie, elle les a virées et expulsées. »
  • 32:49Invité politiqueChiffre
    « une dette publique absolument astronomique que vous devrez rembourser dans les années qui viennent »
  • 33:22Invité politiqueFait
    « tous ces mouvements ont été infiltrés, favorisés par des éléments perturbateurs, des agents provocateurs venant revendiquer d'ailleurs par la France insoumise »
  • 33:33Invité politiqueFait
    « un discours absolument irresponsable d'un aspirant président de la République qui explique que la police républicaine serait raciste »
  • 33:40Invité politiqueFait
    « mener des opérations de désobéissance civile, que l'État français lui-même serait, ça dépend des jours colonial ou machin »
  • 40:00Locuteur 4Fait
    « l'État ne subventionne pas assez les lycées, les collèges, les primaires, notamment le département car nous avons un département de droite »
  • 43:08Locuteur 1Fait
    « Le gouvernement est coupable de chaque violence policière et il est responsable de l'entièreté de cette situation »
  • 44:04Locuteur 2Fait
    « Jean-Michel Blanquer a dédoublé les classes de CP dans les banlieues pour que les élèves puissent étudier dans de bonnes conditions »
  • 44:33PrésentateurFait
    « Les neuf années de Macron sont une catastrophe pour l'école »
  • 45:01Invité politiqueFait
    « l'hypocrisie massive »

Temps de parole

  • Présentateur52 %
  • Jean-Philippe Tanguy22 %
  • ?6 %
  • Locuteur 65 %
  • Locuteur 24 %
  • Locuteur 42 %
  • Locuteur 102 %
  • Locuteur 72 %

≈ 33,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Nous sommes avec Rachel Kahn, bonjour chère Rachel, Georges Fenech, André Valigny qui est là, Jacques Serret et puis Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National de la Somme, président délégué du RN à l'Assemblée.

0:11
Locuteur

On

0:11
Présentateur

va parler dans une seconde de Jordan Bardella bien évidemment. Mais faisons un petit tour sur le terrain pour voir si tout est calme. A priori tout est calme ce matin. Ça c'est Paris, quand je dis tout est calme, bon vous voyez quand même les dégâts qui restent sur le terrain.

0:25
Locuteur

Il

0:26
Présentateur

y a beaucoup d'établissements qui sont fermés,

0:28
Locuteur

il

0:28
Présentateur

y a même des établissements privés qui sont fermés. Je citais hier le lycée d'Angoulême, le fameux lycée Saint-Paul, là où François Mitterrand a étudié. Là on est à Nantes. Nantes c'est le lycée Nelson Mandela. Le hall a brûlé hier et je ne sais pas quand est-ce que l'établissement pourra rouvrir. Donc je parlais hier du lycée emblématique privé de Saint-Paul à Angoulême qui est fermé parce qu'ils ont peur que des jeunes gens viennent de l'extérieur pour perturber ce lycée privé. Ce qui fait qu'aujourd'hui les cours sont en visio.

1:05
Locuteur

Donc

1:05
Présentateur

je salue les

1:06
Locuteur

lycéens

1:07
Présentateur

d'Angoulême et de Saint-Paul qui est un lycée historique. Donc comme ça est assez calme sur le terrain, on va commencer cette émission par effectivement Mediapart et Jordan Bardella. Et avec vous, vous allez nous donner votre sentiment puisque hier Mediapart a publié de nouveaux éléments dans son enquête concernant Jordan Bardella à qui le média attribue des messages antisémites datant de 2013, des accusations que le président du Rassemblement National dément catégoriquement après avoir dénoncé la publication de faux documents. Jordan Bardella annonce désormais une nouvelle plainte pour faux et usage de faux. en plus de celles déjà déposées pour diffamation.

Alors on va lire, on va écouter Jordan Bardella qui était interrogé hier soir.

1:48
Locuteur

Je

1:49
Présentateur

suis concerné par la légèreté de cette enquête. Mediapart n'a avancé absolument aucun argument. Et tout ça crédite l'idée qu'il y a derrière cette opération de déstabilisation quelque chose d'extrêmement trouble. Donc nous nous en expliquerons devant la justice et je pense que Mediapart pourrait se renommer Mediaflop.

2:13
Locuteur

Mais

2:13
Présentateur

les messages ont été extraits et certifiés

2:15
Locuteur

?

2:15
Présentateur

Non, non, aucun message extrait. Et je vous permets d'attirer votre vigilance sur le fait que l'extraction a été faite

2:22
Locuteur

après

2:23
Présentateur

la publication de l'article de lundi.

2:25
Locuteur

Alors

2:25
Présentateur

ça c'est important et je voudrais que vous me précisiez ça. Alors ce qu'on appelle l'extraction, tout le monde ne comprend peut-être pas exactement de quoi on parle. Si M. Bardella avait écrit effectivement des messages en 2013, on pourrait imaginer que cette extraction ait eu lieu

2:39
Locuteur

lorsque

2:40
Présentateur

l'enquête se faisait. Pour effectivement valider, vérifier que les gens qui ont écrit valident cela avant. Bon, parce que sortir une écriture qui a 10 ou 12 ans, de savoir si vraiment l'adresse IP est la bonne, c'est pas facile. Et là, Jordan Bardella, ce que je ne

2:58
Locuteur

peux

2:58
Présentateur

pas vérifier, dit l'extraction a été faite après.

3:01
Locuteur 6

En fait en août, il y a eu l'extraction faite par Facebook.

3:06
Locuteur

Eugénie Bastier.

3:07
Locuteur 7

L'extraction

3:07
Locuteur

aurait

3:08
Locuteur 6

été faite en août,

3:08
Locuteur 7

mais

3:09
Locuteur 6

l

3:09
Locuteur

'authentification

3:09
Locuteur 7

par Huissier aurait été faite mardi après le

3:13
Locuteur 6

début des révélations. Sans doute parce qu'il voulait faire le plus proche possible des révélations.

3:20
Locuteur

En tout cas, nous,

3:21
Présentateur

on est incapables de valider si ces documents sont vrais ou pas. Il n

3:28
Locuteur

'y

3:28
Présentateur

a pas de preuve définitive là-dessus. C'est simplement l'interprétation qu'en fait Mediapart

3:35
Locuteur

de

3:35
Présentateur

cette extraction. Elle vaut ce qu'elle vaut, mais elle n'est pas une preuve objective.

3:40
Locuteur

Donc

3:40
Présentateur

on en est toujours au même point, si vous voulez. Jean-Philippe Tanguy, quelle est la défense, si j'ose dire, du Rassemblement National ce matin ?

3:47
Jean-Philippe Tanguy

Elle est très simple, c'est qu'en fait on nous avait annoncé des preuves manifestes qui justifient la violence du papier initial. Parce que ce n

3:54
Locuteur

'est

3:54
Jean-Philippe Tanguy

pas une accusation en l'air, c'est une diffamation extrêmement grave sur des propos extrêmement graves qui donneraient lieu évidemment à une condamnation unanime de toute la classe politique et du Rassemblement National lui-même. Donc le fait d'avoir balancé l'honneur de Jordan Bardella, de l'avoir exposé en promettant des faits

4:12
Locuteur

extrêmement

4:12
Jean-Philippe Tanguy

solides et qu'uniquement suite à notre contre-attaque, Mediapart soit obligé de dévoiler ce qu'ils ont appelé eux-mêmes des preuves, faire constater non pas des preuves mais une démarche du journaliste après la publication de cette enquête, montre la mauvaise foi de Mediapart. Et qu'un seul but, c'est en fait jeter le doute

4:33
Locuteur

et

4:34
Jean-Philippe Tanguy

de salir le Rassemblement National dans une campagne électorale, dans une campagne présidentielle où l'ensemble des commentateurs, y compris nos adversaires, estiment qu'on peut gagner, qu'on peut remporter le pouvoir. Et le but n'est pas de dire une vérité qui n'existe pas sur Jordan Bardella de la part de Mediapart, c'est de salir, de diffamer. Selon le vieil adage, salissez, salissez, diffamer, diffamer, il en restera toujours quelque chose. Et d'ailleurs j'en veux pour preuve, je suis passé hier dans une chaîne concurrente, juste après M.

Harfi, qui chapeaute, si je puis dire, toutes ses enquêtes, et en fait il répond à peine dans cette émission sur les accusations faites contre Jordan Bardella, et en fait il mélange tout, c'est-à-dire qu'il fait ce qu'on appelle du carpet bombing, un tapis de bombe, il balance tout un tas d'infos, certaines qui seraient vraisemblables, certaines qui pourraient être vérifiées, et au milieu il insère cette accusation contre Jordan Bardella pour faire des insinuations, une assimilation, et j'ai eu une comparaison hier soir que je pourrais développer ce matin, c'est ce que font les escrocs,

5:32
Locuteur

les

5:32
Jean-Philippe Tanguy

voyants, c'est-à-dire qu'ils vous identifient,

5:34
Locuteur

ils

5:34
Jean-Philippe Tanguy

disent « bon, vous, vous avez l'air un peu comme ça », donc ils commencent à définir un peu ce qui pourrait ressembler à votre vie, vous vous dites « ah oui, c'est vrai que ça me parle un peu », après ils racontent n'importe quoi, ils font des prévisions, ils racontent absolument n'importe quoi, et ils finissent encore par ramener sur votre vie. C'est une technique d'escroc vieille comme le monde, qui consiste un peu à une technique du sandwich,

5:52
Locuteur

c

5:52
Jean-Philippe Tanguy

'est-à-dire donner à ceux qui nous regardent des éléments qui apparaissent vraisemblables, raconter n'importe quoi, et finir par d'autres éléments qui semblent vraisemblables, ce qui fait que les gens de Bonnefoy se disent « ah, il y

6:00
Locuteur

a

6:00
Jean-Philippe Tanguy

peut-être quelque chose derrière tout ça », alors qu

6:02
Locuteur

'il n'y a rien. Il y a certain

6:02
Présentateur

que j'ai lu attentivement le papier de Mediapart, je ne peux pas dire que j'ai été convaincu par l'authentification des preuves. Et d'ailleurs ce matin, c'est assez marrant dans la presse,

6:12
Locuteur

parce que peu

6:13
Présentateur

de gens surfent sur

6:14
Locuteur

ce qu

6:14
Présentateur

'a dit Mediapart, comme si cette authentification au fond ne convainquait pas le plus grand

6:22
Locuteur

monde. De toute façon, il

6:22
Locuteur 2

n'y

6:22
Locuteur

aura

6:22
Locuteur 2

pas d'authentification à 100% certaine. Moi, ce que j'aimerais me placer sur un autre axe, c'est que je

6:28
Locuteur 6

conteste les méthodes détestables de Mediapart. Je trouve que d'aller chercher des conversations privées, en demandant

6:34
Locuteur 2

justement à un réseau social logé aux États-Unis, de fournir l'ensemble des conversations privées tenues par un jeune homme de 17 ans, moi je trouve que ce

6:43
Locuteur 3

sont des méthodes totalitaires.

6:45
Locuteur 2

Et j'attends

6:46
Locuteur 3

d'ailleurs d'avoir la réaction de M.

6:47
Locuteur 6

Thomas Legrand et de Patrick Cohen, qui avaient porté plainte, vous savez parce qu'on les a écoutées dans un bistrot, en disant que c'était une atteinte

6:53
Locuteur 2

ignoble à la vie privée. Je me demande ce qu

6:55
Locuteur

'ils

6:55
Locuteur 2

vont dire sur ces conversations de Jean-Denis Berdera, qui étaient des conversations privées.

6:58
Locuteur

Je

6:58
Locuteur 3

veux dire, il n'a pas dit ça, il n

7:00
Locuteur

'a

7:00
Locuteur 3

pas écrit ça dans un journal comme Brasillac pendant la Seconde Guerre mondiale. Je veux dire, ce sont des conversations d'un ordre privé. Donc moi, je ne serai même pas sur la question est-ce que c'est vrai ou c'est faux. Je trouve que ces méthodes de Mediapart

7:10
Locuteur 7

sont détestables. Moi, je n'ai pas envie de vivre dans un monde où on doit se justifier des conversations privées qu'on a tenues sur un réseau social avec un ami d'enfance il y a 15 ans. Voilà, c'est tout.

7:18
Présentateur

Mais je veux dire, Génie, c'est la déconnexion entre le monde médiatique et ceux qui nous écoutent. Ceux qui nous écoutent sont à 100% d'accord avec ce que vous dites.

7:25
Locuteur

Et ceux qui nous écoutent... Je ne sais pas,

7:26
Locuteur 2

vous avez envie de vivre dans ce monde-là ?

7:27
Locuteur

Non, mais ceux

7:28
Présentateur

qui nous écoutent, ils n'en ont rien à fiche de cette histoire. Et ça ne changera pas un vote pour le Rassemblement

7:33
Locuteur

national. Ça

7:35
Présentateur

agite

7:36
Locuteur

la

7:36
Présentateur

petite caste qui se repaie de ça et les gens n'en ont absolument rien à faire de ce qu'a écrit ou pas M. Bardella il y a 15 ans. Cela dit,

7:48
Locuteur

les

7:48
Présentateur

propos sont... Il n'empêche que les propos... Bien

7:50
Locuteur

sûr, mais

7:51
Présentateur

c

7:51
Locuteur

'est évidemment... C'est

7:51
Présentateur

même parce qu'ils sont avérés. Là, ça m'est égal. Mais les propos tenus et que je lis sont abominables. Je remarque quand même que l'ambassadeur d'Israël, Joshua Zarka, défend plutôt le Rassemblement national et défend plutôt Jordan Bardella et que le ministre des Affaires étrangères et Israélien... Effectivement... Ça,

8:12
Locuteur

ce

8:12
Présentateur

n

8:12
Locuteur

'est

8:12
Présentateur

pas un argument. C'est

8:14
Locuteur

quand même un argument quand les

8:16
Présentateur

Juifs eux-mêmes pensent que le Rassemblement national n'est pas antisémite.

8:18
Locuteur

Oui, d'accord. Si vous me permettez.

8:20
Présentateur

Ça peut jouer.

8:22
Locuteur

C'est

8:22
Présentateur

une

8:22
Locuteur 2

grosse diversion par rapport à l'antisémitisme actuel.

8:25
Présentateur

Mais bien évidemment, vous avez aussi raison. Donc, au fond, je vous assure, tout ça, c'est le bruit de pas qui s'éloigne. Après,

8:32
Locuteur 7

politiquement,

8:33
Présentateur

là où il y a un des candidats à la présidentielle qui change dans son discours,

8:37
Locuteur

c

8:37
Présentateur

'est Édouard Philippe, qui jusqu'ici était très prudent par rapport à

8:41
Locuteur

ses

8:41
Présentateur

révélations de Mediapart. Mais depuis que Mediapart a apporté, en tout cas, ces nouveaux éléments... Il a parlé... Édouard Philippe s'est exprimé.

8:50
Locuteur

Il

8:50
Présentateur

était en meeting. Il avait une réunion publique hier soir.

8:53
Locuteur 7

Et là, pour le coup, il prend très clairement position. Et

8:56
Locuteur

il a été convaincu par l

8:57
Présentateur

'authentification,

8:57
Locuteur

Édouard Philippe.

8:58
Locuteur 7

Il

8:58
Locuteur

a été convaincu

8:59
Présentateur

par l'authentification. Et Gérald Darmanin aussi. C'est-à-dire que le ministre de la Justice, ce matin, accuse... Il était sur une autre antenne.

9:06
Locuteur 7

Il expliquait que... Voilà, il accuse Jordan Bardella.

9:08
Locuteur

Il

9:08
Locuteur 7

dit...

9:08
Locuteur

Ministre de la Justice

9:09
Présentateur

accuse... Ministre de la Justice accuse... Alors qu'une enquête n'est pas en place, simplement sur la foi des... Voilà. C

9:16
Locuteur

'est

9:16
Présentateur

un

9:16
Locuteur

drôle de pays, quand même. Justement, dit Jordan Bardella.

9:17
Présentateur

Voilà ce que dit Gérald Darmanin.

9:18
Locuteur

C'est un

9:19
Présentateur

drôle de pays,

9:19
Locuteur

si effectivement... Si maintenant... Alors

9:21
Présentateur

si Gérald Darmanin et Édouard Philippe, de toute façon, ça marche

9:23
Locuteur

pas dans la main. Ça

9:24
Présentateur

marche pas dans

9:24
Locuteur

la main.

9:24
Présentateur

Donc c'est... À propos de la Justice, je pense qu'il est important

9:27
Locuteur

d

9:27
Présentateur

'apporter une précision d'ordre technique et judiciaire. En matière de diffamation, puisque la plainte, M. Bardella, c

9:33
Locuteur

'est

9:33
Présentateur

la diffamation... Et faux et usèles de faux. Départ, diffamation. Le juge ne va pas enquêter. Quand on a un juge d'instruction qui est saisi, par exemple, il ne

9:43
Locuteur

fait

9:43
Présentateur

pas d'enquête, il transmet directement au tribunal. C'est aux partis à apporter leur preuve.

9:48
Locuteur

Il

9:48
Présentateur

n

9:48
Locuteur

'y

9:48
Présentateur

aura pas d'expertise, de commission rogatoire. Donc la Justice, elle ne va pas nous éclairer davantage. C

9:53
Locuteur

'est dommage. C

9:54
Présentateur

'est ça que je suis

9:55
Locuteur

en train de vous dire. C'est dommage, en fait. Elle ne va pas nous éclairer davantage.

9:58
Présentateur

C'est dommage, parce que si Média part... Cette

9:59
Locuteur

information

9:59
Présentateur

n'aboutira à rien, et même le faux, l'usage de faux. Bon, écoutons Edouard Philippe, puisque vous en... Non, Gérald Darmanin. Écoutons Gérald Darmanin qui s'est exprimé sur ce sujet.

10:09
Locuteur

C

10:09
Locuteur 7

'est un débat vraiment de faux cul. J'imagine qu'il n

10:11
Locuteur

'est

10:11
Locuteur 7

pas fort probable qu'un militant de 17-18 ans qui

10:13
Locuteur

est

10:13
Locuteur 7

malin Soral et qui soit militant du RN ait été antisémite. Ça me paraît assez évident. Cependant, sa stratégie qui consiste à mentir aux Français, si jamais les preuves sont incontestables et incontestées, ça pose un doute énorme sur sa capacité à être en responsabilité politique. Veut-on d'un Premier ministre qui non seulement est antisémite, mais par ailleurs mente aux Français devant des preuves qu'il accable ? Bon, pardonnez

10:35
Présentateur

-moi, il ne

10:35
Locuteur

dit

10:35
Présentateur

pas ça. Il dit si jamais. Non, non, non, il dit si jamais. Attendez, il dit si jamais. Il a comme...

10:42
Locuteur

Vous le trouvez mesuré. Il ne devrait pas

10:43
Présentateur

s'exprimer là-dessus. Il est ministre de la Justice. Il y

10:46
Locuteur

a des

10:46
Présentateur

plaintes

10:47
Locuteur

en

10:47
Présentateur

cours. Il dit si jamais. Non, mais il y a des preuves

10:50
Locuteur

qu'il l

10:50
Présentateur

'accable. Les magistrats vont le ressentir

10:52
Locuteur

comme une ingérence.

10:53
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais si M. Darmanin était à premier prix de vertu, ça se saurait.

10:56
Locuteur

Je

10:56
Jean-Philippe Tanguy

veux dire, bon, M. Darmanin lui-même a été accusé par M.

10:59
Locuteur

Plenel. Jean-Philippe

10:59
Jean-Philippe Tanguy

Tanguy. M. Plenel avait accusé M. Darmanin il y a quelques années d'être lui-même antisémite parce qu'il avait évoqué le statut qu'avait travaillé Napoléon Bonaparte pour les Juifs. Il avait commis un livre et M. Plenel avait estimé que ce livre était épouvantablement antisémite. De toute façon, vous voyez, M. Darmanin n'a aucun honneur sur les questions politiques,

11:17
Locuteur

c

11:17
Jean-Philippe Tanguy

'est-à-dire qu'il utilise contre ses adversaires tous les moyens les plus dégueulasses possibles. Donc il sait qu'il n'y a aucune preuve, il sait que tout ça est bidon, mais il sait juste qu'il peut faire quelques voix, aller gratter peut-être quelques inquiétudes et salir le Rassemblement national. Le but de tout cela, je vais vous dire, M. Proulx, c'est en fait que ces gens préparent déjà, dans leur esprit vicieux et vicieux, le deuxième tour. Voilà, c'est-à-dire faire peur aux gens, ranimer les fantômes du passé ou les fantasmes du passé et salir. Et d'ailleurs, il

11:45
Locuteur

y

11:45
Jean-Philippe Tanguy

en a un qui s'est jeté là-dessus en étant très malin, parce qu'il sait qu

11:48
Locuteur

'il

11:48
Jean-Philippe Tanguy

doit se faire beaucoup pardonner pour des faits, lui, qui sont réels, c'est M. Mélenchon, qui lui est resté un peu en surplomb de tout ça, mais envoyé tous ses sbires salir le Rassemblement national pour faire oublier qu'aux dernières élections municipales, ce n

12:01
Locuteur

'est

12:01
Jean-Philippe Tanguy

pas des messages bidons, trouver je ne sais où, ce n

12:04
Locuteur

'est

12:04
Jean-Philippe Tanguy

pas faire les poubelles de Facebook, c'est des propos tenus sur une estrade pour faire des voix bien réelles de M. Mélenchon faisant des jeux de mots antisémites, essayant de susciter une adhésion par la haine dans des élections, qui d'ailleurs a suscité l'indignation de façade des autres partis de gauche, qui ont déjà tout oublié pour se faire réélire sur les mêmes voies et les mêmes dangers. Donc en fait, qu

12:26
Locuteur

'est

12:26
Jean-Philippe Tanguy

-ce qu'on a dans notre pays ? On a un antisémitisme qui, depuis 25 ans, est reparti malheureusement en flèche, on a des écoles où des enfants juifs sont déscolarisés parce que la République n'est pas capable de les protéger, on a des dizaines de milliers de compatriotes français de confession juive, dont les aïeux se sont souvent battus lors des guerres mondiales, qui ont quitté notre pays parce qu'ils n'avaient pas peur pour leur sécurité ou pour celles de leurs enfants, et on ne parle que de messages bidons, au lieu de parler du vrai antisémitisme, dont les responsables sont au pouvoir ou aspirent à l'être, comme M. Mélenchon. Enfin,

13:00
Présentateur

ce qui est certain, André Valigny, c'est que les Français juifs, ils ont compris, il n

13:03
Locuteur

'y a

13:03
Présentateur

pas un Français juif qui votera Mélenchon, et il y a quelques Français juifs, et parfois une proportion importante qui votera le Renseignement national. Ça, c'est factuel. Ce que je dis, il

13:13
Locuteur

faut

13:13
Présentateur

entendre les... Vous partagez mon analyse, qui est purement factuel. Je pense que les Juifs, effectivement, ne voteront pas Mélenchon ou la France insoumise, de là à ce qu'ils votent pour le RN, je n'en sais rien. Moi, sur cette...

13:26
Locuteur

Ils ont le

13:26
Présentateur

sentiment que le RN les défend plus que la France insoumise. C'est le sentiment. Oui.

13:30
Locuteur

Moi, je

13:30
Présentateur

parle avec eux, vous savez... Moi aussi, je parle avec eux. Mais il y en a très peu qui m'expliquent que le RN est un parti fasciste ou... Enfin, il y

13:41
Locuteur

a

13:41
Présentateur

un parti antisémite.

13:42
Locuteur

Il

13:42
Présentateur

y en

13:43
Locuteur

a...

13:44
Présentateur

Je vous rappelle que même Serge Klarsfeld, Serge Klarsfeld, à chaque fois qu'on l'interroge, et Arnaud Klarsfeld,

13:49
Locuteur

qui

13:50
Présentateur

ont quand même une légitimité sur ces sujets à parler de l'antisémitisme. Donc, je peux entendre ce qu'ils disent, eux. Alors, là, on va entendre, par exemple, Olivier Faure. Olivier Faure, je comprends, il est dans son... Je

14:01
Locuteur

ne peux

14:01
Présentateur

pas ajouter un mot, quand même ? Vous allez répondre à Olivier Faure.

14:05
Locuteur

Je

14:06
Locuteur 5

ne suis pas tellement étonné par ce que Mediapart te livre. En fait, le RN est un parti qui a été fondé par d'anciens Waffen-SS. Et donc, qu'on y retrouve, là, un nid antisémite, n'est absolument pas une surprise. Le RN est un parti xénophobe, raciste, antisémite, et tout le monde devrait le savoir.

14:26
Locuteur 2

Il peut continuer à prétendre à Matignon, Jordan Bardella

14:29
Locuteur

?

14:29
Locuteur 5

Bien sûr que non.

14:31
Locuteur

Rester

14:31
Locuteur 2

député européen

14:32
Locuteur

?

14:32
Locuteur 5

Ça, c'est sa conscience qui lui dictera ce qu'il a à faire. Il aurait pu dire, j'étais jeune, je me suis repris depuis, etc. Ce n

14:40
Locuteur

'est

14:40
Locuteur 5

pas ce qu'il dit. Il ment. Et donc, on a là un double sujet, son antisémitisme et le mensonge en politique. Les deux ne pardonnent pas. Olivier

14:49
Présentateur

Faure,

14:50
Locuteur

il

14:50
Présentateur

est extraordinaire parce qu'il a été attaqué hier soir. J'ai vu l'émission par Jérôme Getsch qui n'avait pas de moi si dur sur Olivier Faure durant l'émission pour précisément lui pointer sa responsabilité d'alliance avec Jean-Luc Mélenchon que Jérôme Getsch juge antisémite. Et il lui disait, on n'a pas les mêmes valeurs. Vous avez vu cet échange ? Il lui disait, nous n'avons pas les mêmes valeurs, cher Olivier Etat. Et il vient nous parler d'antisémitisme qui balaye devant sa porte, monsieur Olivier Faure.

15:14
Locuteur 5

Sur Bardella, parce que je reviens au sujet quand même qui nous occupe ce matin,

15:18
Locuteur

c'est

15:19
Locuteur 5

plus Bardella qu'Olivier Faure quand même qui est en cause.

15:22
Présentateur

Moi, ce que je vous ai dit hier soir, je le maintiens ce matin, à savoir que je ne me prononce pas sur le fond l'authenticité, pas l'authenticité. La justice peut-être, avec les nuances qu'a indiqué Georges, peut-être que la justice pourra trancher un jour sur la véracité de ces choses.

15:36
Locuteur

Je

15:36
Présentateur

dis simplement que si c'était avéré, je ne serais pas outre mesure surpris quand on connaît le parcours de Jordan Bardella, qui n'est pas du tout celui de M. Tanguy ou de Sébastien Chenu, par exemple. Le parcours de Bardella, c'est quand même un jeune homme qui s'est engagé au Front National de la Jeunesse,

15:51
Locuteur

qui

15:51
Présentateur

avait un poster, il l

15:52
Locuteur

'a

15:52
Présentateur

dit lui-même, de Jean-Marie Le Pen dans sa chambre, et qui a fréquenté assidûment Châtillon, la famille Châtillon et Alain Soral.

16:00
Locuteur

Donc,

16:00
Présentateur

voilà, quand on connaît son passé, on n'est pas surpris de ces révélations, si elles sont avérées en tout cas.

16:05
Locuteur

Moi,

16:06
Locuteur 6

j'ai honte. Vraiment,

16:08
Locuteur

j

16:08
Locuteur 6

'ai honte. C'est-à-dire qu'on est 81 ans après la Seconde Guerre mondiale, et on voit à quel point l'antisémitisme, les Juifs, Israël, cristallisent dans notre pays. C'est comme si on n'avait tiré aucune leçon de cette histoire. Et je vous assure que pour les familles qui ont subi la déportation, moi j'ai une maman qui a été cachée pendant la guerre, par exemple, à quel point c'est douloureux. Parce que l'antisémitisme, qu'il soit d'extrême gauche ou d'extrême droite, c'est de l'antisémitisme, et les Juifs s'en foutent. Ils veulent être protégés dans ce pays qui est leur pays.

16:38
Présentateur

Oui, mais qui les protège le mieux aujourd'hui

16:40
Locuteur 6

? Non, mais évidemment. C'est-à

16:41
Locuteur

-dire

16:41
Locuteur 6

qu'aujourd'hui, il faut simplement ouvrir Twitter et voir comment la France insoumise se comporte. C'est tout. Donc on n

16:48
Locuteur

'a

16:48
Locuteur 6

pas besoin de faire des recherches. Malheureusement, les tribunaux ne les condamnent pas.

16:52
Présentateur

On va voir évidemment ce qui se passe sur le terrain. La suite, Jean

16:57
Locuteur

-Philippe

16:58
Jean-Philippe Tanguy

Tanguy. M. Jean-Thane Bardella n'a jamais fréquenté assidûment Alain Soral. Je ne

17:02
Locuteur

sais

17:02
Jean-Philippe Tanguy

pas pourquoi vous dites non.

17:03
Présentateur

J'ai vu des vidéos d'Alain Soral où il parle de...

17:06
Locuteur 5

Oui,

17:06
Présentateur

justement,

17:07
Jean-Philippe Tanguy

c'est très intéressant.

17:09
Locuteur 5

En disant qu'il est très ferré en matière d'antisémitisme, de négationnisme.

17:15
Locuteur

Vous avez

17:15
Présentateur

vu ces

17:16
Locuteur

vidéos de Soral ? Moi, je connais bien, monsieur,

17:18
Jean-Philippe Tanguy

malheureusement, parce que j'ai purgé, debout de la République, mon ancien parti, de l'infiltration des Soraliens, qui sont des gens qui font de la taquilla, comme les islamistes. Si vous pensez que M. Soral est une source fiable, là, on a un énorme problème, monsieur... Et M. Châtillon ? Et M. Châtillon non plus n'est pas une source fiable. Et M. Bardella était avec sa fille,

17:34
Locuteur

la fille de M. Châtillon. Il n'était pas avec M. Châtillon lui-même. Alors, qui est M. Châtillon ? Non, mais je veux bien, parce que... Le

17:39
Jean-Philippe Tanguy

public ne connaît pas. Qui est M. Châtillon ? M. Châtillon est un ancien dirigeant du GUD, je crois, et Jean-Anne Bardella était le compagnon, la fille de M. Châtillon.

17:48
Locuteur

Et

17:48
Jean-Philippe Tanguy

vous êtes avec la fille, que vous êtes responsable du père. Parce que ça aussi... C'est entendu.

17:52
Locuteur

Et M. Châtillon était

17:53
Présentateur

au Rassemblement National ?

17:55
Locuteur

Comment ?

17:55
Jean-Philippe Tanguy

Il a été un proche de Marine Le Pen ?

17:57
Locuteur

Non, il n'a jamais

17:57
Jean-Philippe Tanguy

été un proche de Marine Le Pen. Non, ce n

17:59
Locuteur

'est

17:59
Jean-Philippe Tanguy

pas vrai, ça, M. Le Pen. Mais non, ce sont des choses qui sont répétées à nos éames par la presse, par nos opposants politiques.

18:05
Locuteur

Aujourd'hui, est-ce qu'il est... Mais parce que c'est

18:06
Jean-Philippe Tanguy

répété, là, je ne dis pas que M. Valini ment, mais M. Valini est victime, si je puis dire, du fait que des gens répondent mille fois le même mensonge en espérant qu'au bout de la millième fois, ça va devenir une vérité. C'est toujours un mensonge. Mais c'est un militant, aujourd'hui

18:20
Locuteur

?

18:20
Jean-Philippe Tanguy

Non,

18:20
Locuteur

il

18:20
Jean-Philippe Tanguy

n

18:20
Locuteur

'est

18:20
Jean-Philippe Tanguy

plus militant, il n'a plus sa carte. Marine Le Pen, toute l'histoire de Marine Le Pen,

18:24
Locuteur

ça

18:24
Jean-Philippe Tanguy

fait quand même 20 ans qu'elle est en politique, s'est expulsée du Rassemblement National directement ou indirectement des cercles autour du Rassemblement National. Tous ces militants radicaux, ces militants d'extrême droite, ces militants qui peuvent être racistes, antisémites, homophobes, misogynes, toute sa vie, elle les a virées et expulsées. Et j'ai presque fini. Et en fait, la gauche, pas M. Valini, mais la gauche radicale, dont M. Plenel, et c'est le sous-texte de toute cette histoire, ne pardonne pas, en fait, à Marine Le Pen, n'accepte pas que Marine Le Pen soit parfaitement républicaine et coupée avec tous les démons du passé de la France. Ils ne

18:58
Locuteur

l

18:58
Jean-Philippe Tanguy

'acceptent pas. Ils veulent toujours ramener à ça, parce qu'ils savent que si une majorité de Françaises

19:02
Locuteur

et

19:02
Jean-Philippe Tanguy

des Français reconnaissent la vérité,

19:04
Locuteur

à

19:04
Jean-Philippe Tanguy

savoir que Marine Le Pen a fait la chasse à ces militants radicaux et votre serviteur également à sa petite mesure, eh bien, ils n'auront plus d'arguments rationnels à nous opposer.

19:13
Locuteur

Oui, très vite, très vite parce

19:14
Présentateur

qu'on est

19:15
Locuteur

en retard. Ils ne veulent pas débattre de ce que vous avez dit. Le pro de la vie

19:17
Jean-Philippe Tanguy

des gens, ils veulent juste faire peur aux gens au lieu de débattre des vrais

19:19
Présentateur

problèmes. Très vite. Je vous donne acte du fait que Marine Le Pen

19:22
Locuteur

a

19:23
Présentateur

nettoyé, si j'ose dire, entre guillemets, le RN de ces personnages. Il n'empêche qu

19:28
Locuteur

'il

19:29
Présentateur

y a quelques années, vous l'avez dit vous-même, elle était très proche de cette mouvance. Moi, j'ai les images, tout le monde les a sur son portable,

19:35
Locuteur

d

19:35
Présentateur

'un karaoké avec Alain Soral, où Marine Le Pen et Alain Soral chantent ensemble. Et elle était très proche de Chatillon. Tout ce qu'on appelle la GUT connexion, c'était une réalité. Vous

19:45
Locuteur

dites que tout ça est terminé, mais ça a existé. Ça a existé. Non, et à l'époque, je le regrette,

19:49
Jean-Philippe Tanguy

à l'époque, M. Soral était invité partout.

19:51
Locuteur

C

19:51
Jean-Philippe Tanguy

'était le snub. C'est

19:52
Locuteur

vrai. C'est évidemment vrai,

19:54
Présentateur

il était invité chez

19:55
Locuteur

Frédéric Sadaï. Il n'y a pas des karaokés avec les jambes gauches. Parce que

19:57
Jean-Philippe Tanguy

Sadaï, c'était un peu subversif.

19:59
Locuteur

Bernard

19:59
Jean-Philippe Tanguy

Pibouc.

19:59
Locuteur

Il n'était

20:00
Jean-Philippe Tanguy

pas

20:00
Locuteur

un petit

20:00
Jean-Philippe Tanguy

communiste. Il était invité, M. Soral a été invité, moi,

20:03
Locuteur

je

20:03
Jean-Philippe Tanguy

vais lui dire, quand j'étais petit, il a découvert sur C'est mon choix, l'émission type de la ménagère sympathique, pour expliquer que les femmes étaient inférieures aux hommes et tout le monde trouvait ça très rigolo. Il est 9h23. Non, mais c'était un vrai problème de banalisation de M. Soral à l'époque.

20:15
Présentateur

On marque une pause, c'est vrai qu'il y

20:17
Locuteur

a

20:17
Présentateur

une radicalisation d'Ala Soral et pas de lui, il

20:20
Locuteur

y

20:20
Présentateur

a une radicalisation de Dieu donné, toute cette mouvance-là,

20:22
Locuteur

c

20:22
Présentateur

'est radicalisé. Et oui, ils étaient invités partout. Ils étaient invités chez Ardisson, chez Tadéi, etc. C'est une réalité. Donc, là aussi, ce que je dis est factuel.

20:32
Locuteur

Ce qui est intéressant, c'est aujourd

20:33
Présentateur

'hui. Oui, mais vous avez parfaitement raison. 9h23. Vous restez avec nous, parce qu'on va quand même parler, vous allez nous dire ce que vous pensez de ce qui se passe sur le terrain et notamment ces images invraisemblables que nous voyons. Cette policière, par exemple, qui a été hier agressée et que feriez-vous si vous étiez au pouvoir ? Ça, ça nous intéresse. Quelles sont les sanctions que vous mettriez en place ? Est

20:53
Locuteur

-ce

20:53
Présentateur

qu'il y aurait des peines planchées ? Pourquoi pas ? On revient dans une seconde.

20:57
Locuteur

Jean

20:57
Présentateur

-Philippe Tanguay est avec nous ce matin. Il est déréputé du Rassemblement National de la Somme et président délégué du Rassemblement National à l'Assemblée.

21:04
Locuteur

On

21:04
Présentateur

va être sur le terrain, bien sûr, pour voir ce qui se passe. Je vous disais tout à

21:06
Locuteur

l

21:06
Présentateur

'heure que c'était assez calme, mais Lucas Busutil, qui est en régie, et d'ailleurs, c'est l'occasion de remercier toutes les équipes de CNews qui sont sur le terrain. Alors, on ne les cite pas parce que ces équipes peuvent être en difficulté. C'est bien facile pour nous d'être autour de la table, en tout cas pour moi, d'être autour de la table. Et je pense aux équipes qui sont sur le terrain, aux journalistes rédacteurs, aux journalistes reporters d'images. Ils ont du courage, croyez-moi. Ils sont parfois pris à partie. Au-delà de nous, d'ailleurs, c'est toute la presse française. J'ai vu que nos amis de BFM étaient traités de racistes. BFM raciste, BFM raciste.

Donc, je leur adresse aussi un message. Faites attention à vous, bien sûr. Et les présentateurs, nous sommes protégés. Et les journalistes, ils sont sur le terrain. Et je pense aussi à Jean-Michel Decaze, qui était à Nantes, qui me dit que sur le terrain, précisément, à Nantes, de temps en temps. Ce n

21:57
Locuteur

'est

21:57
Présentateur

pas facile. On va voir ces images et Lucas va me dire à Aubervilliers. Qui est à Aubervilliers ? Je ne

22:04
Locuteur

vais

22:04
Présentateur

pas dire qui est à Aubervilliers, bien sûr. Mais dites-nous ce qui se passe. Évidemment, ces images sont en direct et c'est flouté. C'est le lycée Le Corbusier.

22:13
Locuteur

Est

22:13
Présentateur

-ce que c'est calme

22:14
Locuteur

?

22:15
Locuteur 10

Écoutez, Pascal, la situation est en train de se tendre petit à petit ici au lycée Le Corbusier à Aubervilliers. Les CRS sont arrivés parce qu'en fait, il faut comprendre que ce matin tôt, un groupe de lycéens à peu près une centaine d'élèves se sont approchés du lycée Le Corbusier avec des banderoles, des slogans. Et il y a très peu de temps, c'est-à-dire un quart d

22:38
Locuteur

'heure,

22:38
Locuteur 10

20 minutes, un autre groupe de lycéens dans un autre lycée d'Aubervilliers. Ces lycéens sont arrivés et les CRS ont commencé à intervenir pour essayer de dégager ces groupes de lycéens qui tentaient de casser la grille du lycée Le Corbusier. Donc pour l'instant, les CRS sont sur place et tentent de calmer la situation. Il y a eu un faux de poubelle pour l'instant qui a déjà été maîtrisé pour l'heure. La situation se calme petit à petit par l'action des CRS.

23:12
Présentateur

Merci beaucoup. Alors j'ai fait une petite erreur, j'ai dit que ces images étaient en direct. Et en fait, il y

23:16
Locuteur

a

23:16
Présentateur

un petit décalage parce que pour flouter ces images,

23:19
Locuteur

elles

23:19
Présentateur

ne sont pas tout à fait en direct. Elles ont été prises sans doute il y a trois quarts d'heure. Et c'est important bien sûr de le préciser. Je voulais vous montrer des images et je voulais que vous me donniez votre analyse, Jean-Philippe Tanguy, parce que moi, je n

23:31
Locuteur

'ai

23:31
Présentateur

pas la grille de lecture de ces jeunes. Je ne sais pas s'ils sont décérébrés. Je ne sais pas s'ils ont été tués par les écrans. Je ne sais pas si leurs parents ne leur ont pas transmis le minimum des valeurs. Je vais vous montrer une image qui est incroyablement symbolique, c'est un piano. Un piano détruit. Je ne ferai pas de parallèle, mais j'ai lu sur les réseaux que même des envahisseurs ne détruisaient pas les pianos. Écoutez, écoutez cette dame.

24:09
Locuteur

Et

24:09
Présentateur

voilà. Alors, ça s'est passé à Moissy-Cramayel en Seine-et-Marne, le lycée de La Marre carré a lui aussi été touché par l'évidence de la mobilisation lycéenne du jeudi 1er octobre. Dans la matinée, plusieurs dizaines d'élèves se sont rassemblés devant l'établissement où le portail et le portillon ont été dégradés et les poubelles incendiaient. Certains manifestants ont ensuite pénétré dans le hall et ils s'en sont pris à un piano. Je ne

24:30
Locuteur

sais

24:30
Présentateur

pas si ce sont des élèves. C

24:32
Locuteur

'est

24:32
Présentateur

ça aussi la difficulté.

24:33
Locuteur

Je

24:33
Présentateur

ne

24:33
Locuteur

sais

24:33
Présentateur

pas. C'est peut

24:33
Locuteur

-être

24:33
Présentateur

des gens de l'extérieur, etc.

24:35
Locuteur

Qu

24:36
Présentateur

'est-ce qu'il y a dans la tête de ces jeunes gens ?

24:39
Locuteur

Il

24:39
Présentateur

n'y

24:39
Locuteur

a

24:39
Présentateur

rien.

24:41
Locuteur

Il n

24:42
Présentateur

'y a rien. André Valigny. Des cérébrés, enragés. C'est ce que disait hier soir. Le problème pour le gouvernement, semble-t-il, c'est qu'il n

24:51
Locuteur

'y a

24:51
Présentateur

pas de revendications majeures concrètes. Le CPE, avec Villepin, il fallait retirer le CPE et les étudiants, les lycéens, voulaient le retrait du CPE. En 1986, Devaquet, c'était la sélection de l'université. Il y avait un objet de manifestation, de mécontentement. Là, il y a Parcoursup, il y a les profs non remplacés,

25:11
Locuteur

il

25:11
Présentateur

y a pas mal de revendications disparates et puis il y

25:13
Locuteur

a

25:13
Présentateur

aussi ce genre d'individus qui, à mon avis, n'a aucune revendication qui est là pour casser. André, 40 ans plus tard, Devaquet, c'est une erreur de le retirer

25:22
Locuteur

?

25:23
Présentateur

La sélection à l'université. Et ils sont là, les manquements, les renoncements, les faiblesses.

25:28
Locuteur

On paye

25:29
Locuteur 2

la fin du collège unique.

25:30
Présentateur

Exactement. Parce que Devaquet, moi

25:31
Locuteur

j'étais étudiant encore en

25:32
Présentateur

1986, j'ai jamais défilé. Moi je suis pour la sélection. Parce que tout le monde n'est pas égal, hélas. C'est comme en sport,

25:41
Locuteur

il

25:41
Présentateur

y

25:41
Locuteur

a

25:41
Présentateur

des bons joueurs et puis des joueurs moyens et puis il

25:43
Locuteur

y

25:43
Présentateur

a la Ligue 1 et puis la Ligue 2 et puis la Ligue 3 et puis il

25:46
Locuteur

y

25:46
Présentateur

a ceux qui sont en Ligue des Champions et il

25:48
Locuteur

y

25:48
Présentateur

a l'élite. Et

25:49
Locuteur

moi j'étais pas dans l

25:50
Présentateur

'élite. D'ailleurs, j'ai pas fait normal sup.

25:53
Locuteur

C

25:53
Locuteur 2

'est pour ça que la revendication

25:54
Locuteur

d

25:54
Locuteur 2

'un manque de moyens, franchement, elle me fait rire. Sous la Troisième République, vous aviez une école qui emmenait des fils de paysans jusqu'à Normale Sup. Les élèves étaient à 60 par classe, tout niveau confondu.

26:04
Locuteur

60

26:04
Locuteur 3

par classe ? Bien sûr, c'est arrivé. Dans les campagnes, vous aviez 60 par classe, bien sûr. Ah bon ? Sous la Troisième République, évidemment.

26:10
Locuteur

Il

26:10
Locuteur 3

y avait des villages où il n'y avait pas assez d'écoles ouvertes. Vous aviez, ça pouvait aller jusqu'à 60 par classe. Évidemment, des locaux beaucoup plus vétustes qu'aujourd'hui, sans

26:20
Locuteur 2

cantine, sans... Et à l'époque, l'école était une chance. Aujourd'hui, c'est un droit. Mais le vrai problème... Et d'ailleurs, une des revendications, c'est la suppression de parcours sup. Oui, parcours sup, c'est stressant. Mais pourquoi c'est stressant, parcours sup ? Parce que tout simplement, il

26:34
Locuteur

y

26:34
Locuteur 2

a un embouteillage en enseignement supérieur et qu'il n

26:36
Locuteur

'y a

26:36
Locuteur 2

pas de sélection. Donc évidemment, il faut trier les gens, les répartir, etc. C'est extrêmement stressant. Le

26:42
Locuteur

problème, il faudrait la fin

26:44
Locuteur 2

du collège unique. Voilà, c'est tout.

26:46
Présentateur

Il

26:46
Locuteur

faudrait... Il y a des...

26:48
Présentateur

Monsieur Devaquet, il est toujours de ce monde, Monsieur Devaquet. Je crois qu'il est mort. Ah oui, effectivement, ça va être sûr. Je ne suis pas sûr qu'il soit décédé.

26:58
Locuteur

Pascal,

26:58
Présentateur

moi je ne suis pas d'accord avec l'analyse d'André

27:01
Locuteur

quand

27:01
Présentateur

il dit que ces jeunes n'ont rien dans la tête. Je pense qu'ils sont instrumentalisés. Voilà. Je pense qu'ils sont guidés par une idéologie, on sait d'où elle vient, et qu'ils savent très bien ce qu'ils font. C'est-à-dire, ils sèment le chaos. Voilà. Bon, que la famille d'Alain Devaquet me pardonne. Vous voyez, il était toujours vivant dans

27:19
Locuteur

mon esprit.

27:20
Présentateur

Et hélas, Alain Devaquet est mort en 2018. Mais ça serait intéressant d'inviter les gens qui

27:26
Locuteur

ont

27:26
Présentateur

travaillé avec lui à ce moment-là, qui ont porté cette réforme, parce qu'effectivement, cette réforme, elle était essentielle. Elle est d'ailleurs portée.

27:34
Locuteur

C

27:34
Présentateur

'est un tournant 86-88, parce que la droite française, ce jour-là, va perdre le match. La droite française, en 86, est élue sur un programme formidable. Satchérien,

27:46
Locuteur

Riyad,

27:47
Présentateur

deux années de libéralisme, Edouard Balladur sera un merveilleux ministre de l'économie. Et comme, effectivement, 88, Chirac perd, eh bien, le tournant libéral n'a pas été réussi, et la droite va renoncer à ce qu'elle est. Et vous aurez... et tous ces gens-là qui viendront derrière. C'est dommage, mais c'est la vie. Votre analyse. Ces jeunes gens,

28:14
Locuteur

je

28:14
Présentateur

dis, moi j'essaie toujours de comprendre, André dit, ils n'ont rien dans la tête.

28:19
Locuteur

C'est qui ces jeunes gens ? Qu'est-ce qu'on va faire ? J'espère que

28:22
Jean-Philippe Tanguy

les enquêtes permettront de le prouver. Je pense qu'il y avait beaucoup d'éléments perturbateurs et d'éléments extérieurs attisés par la France insoumise.

28:27
Locuteur

J

28:27
Jean-Philippe Tanguy

'y reviendrai, mais

28:28
Locuteur

ce

28:28
Jean-Philippe Tanguy

qu'a dit Mme Bastier est très important parce que la première rupture, c'est déjà de ne pas avoir compris que l'école est un privilège. L'école est une chance. L'école est une opportunité. Moi,

28:36
Locuteur

je

28:36
Jean-Philippe Tanguy

suis un enfant de l'école publique et on a présenté aux enfants, aux jeunes, aux lycéens le fait déjà que l'école était un acquis, une garderie dans laquelle on pouvait venir. Et puis, on ne devait rien à personne. Les enfants ne devaient rien à leur famille. Les familles ne devaient rien à la France. Qu'on n'avait que des droits tout le temps et qu

28:53
Locuteur

'on

28:53
Jean-Philippe Tanguy

ne devait jamais être reconnaissant de rien.

28:54
Locuteur

Et

28:54
Jean-Philippe Tanguy

que donc, foutre le feu à un hall magnifique d'un lycée payé par les contribuables et l'argent de leur propre famille, eh bien, ce n'était pas grave. Tout ça ne valait rien. Que la culture ne valait rien. Donc, saccager un piano, c'était rigolo puisque la musique classique ne vaut rien. La culture générale ne vaut rien. Les humanités ne vaut rien. Et ce qui vaut, c'est un mélange d'égo sur patte et de sadisme, d'amour de la violence, d'amour du nihilisme. Parce que, d'ailleurs, ça,

29:22
Locuteur

c

29:22
Jean-Philippe Tanguy

'est vidéo. Comme on

29:24
Locuteur

l'a vu

29:26
Jean-Philippe Tanguy

avec cette policière, cette jouissance devant la violence, cette jouissance devant le néant, devant la méchanceté, devant la bassesse, devant même la mort de cette policière parce qu'il aurait pu, malheureusement, lui faire un bon rétablissement parce qu

29:39
Locuteur

'il

29:39
Jean-Philippe Tanguy

dit qu'il faut la tuer. On n'entend pas forcément ce

29:42
Locuteur

qu'il a dit. Si, si, on l'entend. On peut

29:42
Jean-Philippe Tanguy

réécouter. Réécoutons. Réécoutons

29:45
Locuteur

la séquence très courte.

29:47
Présentateur

Réécoutons très, très, très brièvement cette séquence, je le dis pour Lucas Buzutile. Non, la séquence de la jeune femme policière qui est poursuivie et qui, on entend effectivement tu es là, tu es là. Réécoutons.

30:14
Locuteur

J

30:14
Présentateur

'espère qu'elle sera identifiée. Jean-Philippe Tanguy, André Valini, vous vouliez répondre. Vous vouliez rajouter.

30:20
Locuteur

Oui, non,

30:20
Présentateur

le mot de nihilisme me convient. Je l'ai utilisé hier soir aussi. J'ai vu une image aussi incroyable sur ces manifestations. J'ai vu un jeune qui s'acharnait non pas sur un piano

30:32
Locuteur

mais

30:33
Présentateur

sur une poubelle avec une batte de baseball. Il était debout sur la poubelle et il massacrait la poubelle. Donc, c'est peut-être

30:39
Locuteur

encore dire. Sur la

30:40
Locuteur 6

vidéo qu'on a vue avec la policière, je ne

30:42
Locuteur

sais

30:42
Locuteur 6

pas si vous avez remarqué l'orthographe, ça a balayé, vous avez vu comment c'était écrit

30:47
Locuteur

en sous-texte ? Je n'ai

30:48
Présentateur

pas fait attention.

30:48
Locuteur 6

Ça, S.A.,

30:49
Locuteur

balayé, etc.

30:51
Locuteur 6

Après,

30:52
Locuteur

il

30:53
Locuteur 6

y a aussi cette phrase qui dit « Le fruit ne tombe, tu reconnaîtras l'arbre à ses fruits ». C'est-à-dire que là, ce qui a été transmis à cette jeunesse, c'est

31:01
Locuteur

la

31:03
Locuteur 6

haine, la violence, la destruction, le droit à la paresse, parce que c'est ça aussi, ce qui a été transmis notamment par l'extrême-gauche à notre jeunesse. Alors, le président de la République, lorsqu'il fanfaronne à l'international pour donner des leçons au monde entier, où il y a une jeunesse qui se bat pour aller à l'école, une jeunesse qui défend son pays, une jeunesse qui défend des valeurs qui sont sur le front, notamment, je pense évidemment à Israël. Mais nous, on a un président qui n'est pas capable, justement, d

31:31
Locuteur

'arrêter

31:33
Locuteur 6

ces violences-là, qui n'est pas capable parce qu'il a enlevé le téléphone portable au lycée, il a créé une nouvelle revendication qui a provoqué ce genre de choses. Ça, il y avait raison, dans le lycée, on ne

31:45
Locuteur

va

31:45
Locuteur 6

pas céder aux

31:46
Locuteur

caprices d

31:47
Locuteur 2

'avoir

31:47
Locuteur

un téléphone

31:48
Locuteur 2

à l'école.

31:48
Présentateur

Oui, mais Eugénie et Jean-Philippe Tanguy, si on réfléchit aussi à cette société et tout fait sens, ce sont des émeutes aujourd'hui qui se passent en plein jour. Et avant, c'était la nuit où c'était caché. Et je crois que c'est André qui disait désinhibé. C'est-à-dire qu'il n'y a plus honte de rien, il n'y a plus de culpabilité de rien, il n'y a plus crainte de rien parce qu'il sait qu'il ne t'arrivera rien et tout ça se fait au grand jour. Et moi, je suis très

32:17
Locuteur

frappé de ça.

32:19
Présentateur

Et on le met même parfois sur

32:21
Locuteur

les réseaux. C'est pour ça qu'on brûle aussi, c'est pour faire des belles images

32:24
Présentateur

sur les

32:25
Locuteur

réseaux sociaux, la

32:25
Présentateur

flamme, etc.

32:26
Locuteur

C'est

32:26
Présentateur

pour ça que je m'interroge sur ces jeunes gens et je me dis mais

32:29
Locuteur

ils

32:30
Présentateur

sont, je ne suis pas sûr qu'ils prennent, d'ailleurs je suis sûr, ils ne prennent pas conscience de ce qu'ils font et je m'inquiète de l'avenir.

32:36
Locuteur

Mais là

32:36
Présentateur

où c'est vrai, c'est que la jeunesse a peu d'avenir dans notre pays. Pas

32:39
Locuteur

la

32:39
Présentateur

jeunesse parce qu'on a vu

32:40
Locuteur

une autre jeunesse du stade de France Le avenir dans notre pays est inquiétant.

32:43
Locuteur 2

Mais moi, je serais les jeunes, je leur dirais ne manifestez pas dans la rue pour la clim dans les classes, manifestez parce qu'on a une dette publique absolument astronomique que vous devrez rembourser dans les années qui viennent et c'est ça qui va peser sur votre avenir bien plus, à mon

32:54
Locuteur

avis, qui leur a

32:55
Locuteur 2

appris

32:55
Locuteur

?

32:57
Jean-Philippe Tanguy

Ce n

32:57
Locuteur

'est

32:57
Jean-Philippe Tanguy

pas ceux qui brûlent et qui veulent tabasser des policiers qui vont rembourser la dette publique. Je ne pense pas que ce soit des futurs travailleurs ou des contributeurs à la richesse nationale. Malheureusement.

33:06
Locuteur

Vous avez des petits

33:06
Locuteur 2

bourgeois des centres-villes aussi qui

33:07
Locuteur

veulent s'en canailler. Vous avez

33:10
Jean-Philippe Tanguy

raison, aussi cette passion des enfants de bourgeois qui s'en canaillent et qui finalement paniquent. On a aussi vu des vidéos comme ça qui se rendent compte que la violence est forcément incontrôlable. Et en fait, c'est le lien que vous voulez faire avec les insoumis. Parce qu'évidemment, tous ces mouvements ont été infiltrés, favorisés par des éléments perturbateurs, des agents provocateurs venant revendiquer d'ailleurs par la France insoumise.

Un discours absolument irresponsable d'un aspirant président de la République qui explique que la police républicaine serait raciste, ce faisant qu'il faudrait donc s'y opposer et résister, mener des opérations de désobéissance civile, que l'État français lui-même serait, ça dépend des jours colonial ou machin. À la fin, évidemment, ça donne des excuses aux violents pour s'attaquer à la République et aux policiers. Et d'ailleurs, si ces câbles ce matin, peut-être que les insoumis paniquent et en fait, on demandait à ces éléments d'arrêter tout parce que le fait que ça s'arrête du jour le lendemain, ça m'étonne quand même.

33:59
Présentateur

Il est 9h43, vous êtes sur Europe 1, nous sommes sur CNews, André Valigny est là. Vous trouvez qu'il est d'extra-droite, Jean-Philippe Tanguy ? Je ne connais pas assez pour... Non

34:09
Locuteur

mais

34:09
Présentateur

ce qu'il dit, vous trouvez que

34:10
Locuteur

c

34:10
Présentateur

'est des paroles d'extra-droite

34:11
Locuteur

?

34:13
Présentateur

Aujourd'hui, là ? Ce matin, il fait un constat qui est partagé par tout le monde. Cette violence est inacceptable, oui. Maintenant, il est dans un parti qui pratique le nationalisme et la xénophobie. Je vous propose d'écouter quelques séquences. Là, on va écouter plusieurs séquences parce qu'on n'en a pas écouté certaines mais je vous assure, il y

34:31
Locuteur

en

34:31
Présentateur

a sur les réseaux sociaux et ça donne une couleur, ça donne un miroir de ce qu

34:36
Locuteur

'est

34:36
Présentateur

la France aujourd'hui. Alors, il y a ce jeune homme qui lui, alors il ne

34:39
Locuteur

veut

34:39
Présentateur

pas travailler mais il le dit, il dit, voilà, il y

34:42
Locuteur

a

34:42
Présentateur

trop d'heures de cours. Ça se passe, je crois, près du lycée Chopin. Je veux avoir un lycée Chopin. J'espère qu'on ne casse pas les pianos.

34:52
Locuteur

Il n'est pas français.

34:53
Présentateur

Hier soir, vous vous étonniez qu'on donne le nom de Mandela à un lycée. C'est un nom étranger. Chopin n'était pas français non plus. Frédéric Chopin n'est pas français.

34:59
Locuteur

Il

35:00
Présentateur

est polonais. Il est polonais, Frédéric Chopin ? Oui, il est quand même très associé à

35:05
Locuteur

Jean-Luc Sende et à la France.

35:07
Présentateur

Et puis la Pologne,

35:08
Locuteur

pardonnez-moi, mais

35:09
Présentateur

la Pologne, c'est la France.

35:10
Locuteur

Il est venu, il a quand même vécu la France. La Marie

35:12
Présentateur

Lezinska, la Pologne, c'est la France,

35:15
Locuteur

chère camarade.

35:19
Présentateur

C

35:19
Locuteur

'est la

35:19
Présentateur

Pologne. C'est nos frères. Mais bien

35:21
Locuteur

sûr, la Pologne, c'est Louis XV. Non, c'est Henri

35:24
Présentateur

III. Henri III a d'abord été roi de Pologne et ensuite,

35:27
Locuteur

il a été roi de

35:28
Présentateur

France. Donc, bien sûr, et si vous me permettez, c'est Marie Lezinska qui était la femme de Louis XV. Et Marie Volevska, la maîtresse de Napoléon. Eh bien, vous voyez. Donc, voilà, tout ça, tout ça.

35:41
Locuteur

Je suis le même pays. Et je vais vous dire, allez à

35:43
Présentateur

Varsovie, allez à Varsovie, allez à Varsovie. Quand vous allez revenir à Paris, croyez-moi, vous allez voir le changement. Et allez à Gdansk. Allez, je veux dire, allez partout. C'est des villes magnifiques. Et on travaille avec une jeune femme qui s'appelle Magda, Magdalena

35:58
Locuteur

Dervich,

35:59
Présentateur

croyez-moi, qui est polonaise. Elle nous... T'as envie de temps en temps de t'exiler en Pologne. Croyez-moi. Il est 9h45. Écoutons ce jeune homme qui parle de l'éducation nationale et il a trop de cours. Jacques, vous disiez que... Il y en a, ils se lèvent tôt. Les matins, ils habitent loin. On vient, on a transfert à

36:17
Locuteur

gueule.

36:18
Locuteur 3

Voilà, c'est pas normal. Voilà,

36:24
Locuteur

j

36:24
Locuteur 3

'en ai marre. Je fais ça pour l'adhérente, sinon il

36:27
Locuteur

n

36:27
Locuteur 3

'y a rien. On n

36:28
Locuteur

'a

36:28
Locuteur 3

pas les plus.

36:29
Locuteur

Bon,

36:29
Présentateur

lui, il ne veut pas travailler.

36:31
Locuteur

Non, mais de toute façon, moi, je pense que tout le

36:33
Locuteur 2

monde n

36:33
Locuteur

'est

36:33
Locuteur 2

pas fait pour

36:33
Présentateur

jusqu'à 18 ans

36:35
Locuteur 2

être

36:35
Présentateur

assis sur une chaise 8

36:36
Locuteur

heures par jour à suivre

36:37
Locuteur 6

un enseignement général.

36:38
Locuteur

Je pense qu

36:38
Présentateur

'il faut supprimer le collège unique

36:41
Locuteur 6

et peut-être réorienter les élèves qui n'ont pas envie ni la motivation

36:45
Locuteur 2

de suivre un savoir généraliste.

36:46
Locuteur

Je

36:47
Locuteur 7

pense que c'est pas fait pour tout le monde. C'est accessible, ça doit être accessible à tout le monde, l'égalité des chances et c'est comme ça, d'ailleurs, le mérite.

36:53
Locuteur

Mais

36:54
Locuteur 2

je pense qu'effectivement, aujourd'hui, il

36:55
Locuteur

y

36:55
Locuteur 2

a un certain nombre d'élèves qui ne

36:56
Locuteur

sont

36:56
Locuteur 2

pas faits pour ça.

36:57
Locuteur 7

Et ça va régler le problème d'article.

36:58
Locuteur

Vous avez

36:59
Jean-Philippe Tanguy

vu cette intervention ? C'est pathétique,

37:03
Locuteur

c

37:03
Jean-Philippe Tanguy

'est consternant. On a l'impression que c'est un sketch de Grolande. On ne pourrait même pas donner écho à ce genre d'intervention.

37:08
Locuteur

Ah si, parce que c'est un événateur.

37:11
Jean-Philippe Tanguy

Mais dans le sens où cet individu ne représente rien.

37:14
Locuteur

Ah non,

37:14
Présentateur

je ne

37:14
Locuteur

suis

37:14
Présentateur

pas d'accord avec

37:15
Locuteur

vous.

37:15
Présentateur

Ils

37:15
Jean-Philippe Tanguy

sont nombreux, là.

37:15
Présentateur

Je ne suis pas d'accord avec vous. Je pense qu'au

37:17
Locuteur

contraire, cet

37:18
Présentateur

individu

37:18
Locuteur

est représenté... Chopin est un peu

37:19
Présentateur

français. Mais évidemment, Chopin et son

37:21
Locuteur

père est français. Chopin était français. Le père de

37:23
Présentateur

Chopin

37:23
Locuteur

était

37:24
Présentateur

un Lorrain qui retourne en Pologne et

37:25
Locuteur

sa mère était

37:26
Présentateur

polonaise. Tiens, on va écouter du Chopin.

37:28
Locuteur

Je demande à Lucas Buzetiel

37:29
Présentateur

de nous mettre un nocturne de Chopin.

37:31
Locuteur

Ça vous apprendra.

37:32
Jean-Philippe Tanguy

Il faudrait surtout le passer à ce gönome. Il faudrait surtout le passer à ce gönome et peut-être qu'il sortira grandi plutôt que d'une espèce de brouhaha, de gargarisme.

37:40
Locuteur

Soyez gentils. Il aura surtout son

37:41
Jean-Philippe Tanguy

bac avec mention grâce

37:42
Présentateur

à l'éducation nationale de M. Macron. Je voudrais qu'on écoute des séquences. Vous parlez, vous parlez, mais je voudrais qu'on aille écouter des séquences. D'ailleurs, on part pour Rennes. Qu'est-ce qui se passe à Rennes ? Est-ce qu'à Rennes, il y a quelque chose ? Me dit Lucas Buzetiel. Rennes !

37:57
Locuteur

Rennes

37:58
Présentateur

! Rennes ! Ça chauffe à Rennes ? Il y a pas mal de lycées qui sont fermés, mais effectivement, il continue d'y avoir des mobilisations. Là où nous sommes, on voit une vingtaine de cars de forces de l'ordre qui sont présents, qui sont prêts à agir. Quelques charges aussi de ces forces de l'ordre avec le camion à eau présent qui a été beaucoup utilisé hier dans les rues de Rennes. Ce lycée mobilisé, on voit qu'il y a un feu qui vient de se déclencher devant l'établissement des mouvements de foule où on compte environ 200-300 élèves qui sont mobilisés devant ce lycée.

C'est le seul où il y a vraiment une mobilisation où il y a du mouvement puisque l'autre établissement où il y a une mobilisation, c'est une mobilisation pacifique. Là, dans ce lycée qui est dans le nord de Rennes, mobilisation active avec des forces de l'ordre qui se tiennent à distance et qui réalisent quelques charges depuis une trentaine de minutes maintenant.

38:53
Locuteur

C

38:53
Présentateur

'est important effectivement et c'est pourquoi nous vous avons donné la parole à Rennes.

38:57
Locuteur

C

38:57
Présentateur

'était calme comme à Aubervilliers en début de matinée mais ça l'est peut-être un peu moins. Alors, écoutons vraiment des paroles de lycéens sur les terrains toujours au lycée. Chopin, je rappelle que Chopin, son père, était français comme précepteur. Il était le père de Chopin. et il s'est installé en Pologne. Et sa mère ?

39:16
Locuteur 6

Polonaise.

39:17
Présentateur

Et sa mère.

39:18
Locuteur

Je ne connais pas toute la famille de Chopin. Elle est polonaise, sa mère.

39:22
Présentateur

Mais non !

39:23
Locuteur

Il n'en est pas moins français. Il est installé.

39:25
Présentateur

Il a le droit d'être de... De toute façon, on va écouter la polonaise. Je demande à Lucas Budutile de sortir ce... Vous avez joué la polonaise quand vous étiez enfant. Vous ne jouez pas du piano ? Non. On m'apprenait tous à jouer du piano. Pas du tout. Mais je vous propose d'écouter au lycée Chopin des jeunes gens.

39:45
Locuteur

Nous,

39:45
Locuteur 4

ici, on fait un blocus pour revendiquer nos droits en tant qu'élèves. Donc déjà, il y a énormément de problèmes dans le système scolaire et l'argent qu'on a parce que l'État ne subventionne pas assez les lycées, les collèges, les primaires, notamment le département car nous avons un département de droite et ils choisissent de ne pas mettre de l'argent, donner de l'argent au lycée. Donc on a des lycées qui sont à moitié délabrés. On n'a qu'une partie rénovée. Il

40:09
Locuteur

y

40:09
Locuteur 4

a d'autres lycées.

40:09
Locuteur

C

40:09
Locuteur 4

'est largement pire. Donc on fait ce blocus contre Parcoursup parce que le système il est biaisé, ça met en compétition, c

40:17
Locuteur

'est

40:17
Locuteur 4

n'importe quoi. Les professeurs ils sont sous-payés et ce n

40:21
Locuteur

'est

40:21
Locuteur 4

pas possible. Nous, on vient là pour combattre toutes ces injustices. Mais malheureusement, il y

40:26
Locuteur

a

40:26
Locuteur 4

des gens violents qui viennent ici et qui décrédibilisent nos mouvements. Donc on n'est pas tous comme ça. Là,

40:32
Locuteur

il

40:32
Locuteur 4

y

40:32
Locuteur

a

40:32
Locuteur 4

des gens en ce moment qui sont en train de mettre des pétards et tout. Si vous pouvez montrer peut-être les lumières ou quelque chose. Il y a du vert,

40:37
Locuteur

il y

40:37
Locuteur 4

a du rouge. Il faut vraiment savoir que ce n

40:39
Locuteur

'est

40:39
Locuteur 4

pas du tout nous qui voulons ça. Nous,

40:40
Locuteur

on

40:40
Locuteur 4

est vraiment pacifistes. Nous, on veut juste revendiquer nos droits. On n'est pas du tout avec les gens qui font des trucs comme ça.

40:47
Présentateur

Ça, ça peut être intéressant. Vous voulez entendre ce qu

40:49
Locuteur

'elle

40:49
Présentateur

dit. C'est ce que je disais hier soir. Quel est le pourcentage de lycéens vraiment violents qui manifestent et le pourcentage inverse de ceux qui ne manifestent pas ? Il se trouve... Enfin, moi, je pense, j

41:01
Locuteur

'ai

41:01
Présentateur

l'intuition qu'ils sont minoritaires. Elle disait le département est de droite.

41:06
Locuteur

Elle n'est

41:07
Présentateur

pas contente parce que c'est

41:08
Locuteur

le lycée, c'est la région qui s'en

41:09
Présentateur

occupe. Alors, écoutez maintenant cette séquence. Regardez-la, bien sûr, et pour Europe 1, je vais la commenter. Je la trouve hallucinante, cette image, sidérante, tellement inquiétante. C'est un jeune homme qui prend son chalumeau et qui enflamme une jeune femme. Donc, non,

41:28
Locuteur

c

41:28
Présentateur

'est pas cette...

41:30
Locuteur

C'est celle-là, c'est celle-là. Un déodorant. Mais enfin,

41:33
Présentateur

mais comment est-ce possible ? Et personne... C'est quoi ? Un

41:37
Locuteur

aérosol.

41:38
Présentateur

Un déodorant. Un déodorant qui l'a enflammé. Mais enfin, c'est un vrai

41:41
Locuteur

sensable. C'est un geste culiné. Mais c'est

41:44
Présentateur

un vrai sensable. Moi, je voudrais le retrouver, ce jeune homme. Et vraiment, avec sa cagoule, je voudrais vraiment

41:49
Locuteur

le retrouver.

41:50
Présentateur

Oui, bien sûr, mais je voudrais surtout qu'il aille à l'ombre pendant quelques temps sur

41:54
Locuteur

une

41:54
Présentateur

femme.

41:55
Locuteur

Ils

41:55
Présentateur

prennent le surplus.

41:56
Locuteur

Sur une femme. N'inquiétez pas.

41:57
Présentateur

Qui

41:58
Locuteur

leur a

41:58
Locuteur 6

appris que résister, c'était être violent ? Qui leur a appris ? Mais ils sont

42:02
Présentateur

décérébrés, comme le disent notre ami. Alors, c'est pas moi qui l'ai dit. C'est comment dire ? Un homme de gauche. André Valigny. Qui a dit ça de ces jeunes gens. Mais manifestement, ce jeune homme, il est décérébré. Regardez la séquence camion-pompier à Marseille. C'est absolument incroyable ce qui s'est passé à Marseille. Et voilà. Ils en sont pris. Ils ont des jeunes gens

42:26
Locuteur

qui

42:27
Présentateur

ont entièrement cassé, fracturé les vitres. Regardez dans l'état dans lequel c'est des pompiers.

42:35
Locuteur

Et

42:35
Présentateur

ça se passe à Marseille. Et vous avez tous ces jeunes gens qui sont autour en train de crier je ne sais quoi. Alors, évidemment, la France insoumise est pointée du doigt. Et je voulais vous faire écouter deux ou trois personnes. Notamment, Raya de Rani,

42:48
Locuteur

qui

42:48
Présentateur

est visiblement le coordinateur de la révolte étudiante. Oui, c'est le patron

42:54
Locuteur

du

42:54
Présentateur

principal syndical lycéen. Et qui s'est présenté, lui, si j'ai bien compris, à la France insoumise. Il y

42:59
Locuteur

a

42:59
Présentateur

quelques

42:59
Locuteur 7

mots

42:59
Présentateur

municipales à Wattrolo dans le Nord. Écoutez, Raya de Rani.

43:07
Locuteur

Est

43:07
Présentateur

-ce qu

43:07
Locuteur

'on

43:07
Présentateur

va l'écouter ? Le gouvernement est coupable de chaque violence policière et il est responsable de l'entièreté de cette

43:12
Locuteur 1

situation.

43:14
Locuteur

D

43:14
Locuteur 1

'une part... Sur les violences policières, on l'a bien entendu. Mais je parle des violences, si je puis dire, du camp d'en face. Comment les qualifier ? Est-ce que vous les condamnez déjà ?

43:21
Locuteur 6

Bien évidemment que nous condamnons les

43:23
Présentateur

violences envers les personnels éducatifs parce qu'on estime que c'est contre-productif à notre mobilisation parce que les enseignants, c'est leur condition de travail quand même. Mais oui, je rejoins Sabrine sur le fait que cette colère, elle est légitime. Il faut l'entendre.

43:39
Locuteur 3

Oui,

43:39
Locuteur

elle

43:39
Présentateur

est légitime.

43:39
Locuteur

La

43:39
Locuteur 3

colère n'est pas légitime. Il faut arrêter maintenant. Non, mais... Désolée,

43:44
Locuteur 2

on a la chance d'être un pays où on a accès à l'éducation pour tous jusqu'au lycée. Oui, alors évidemment, il y a des contrariétés,

43:51
Locuteur

il

43:51
Locuteur 2

y

43:51
Locuteur

a

43:51
Locuteur 2

des locaux qui sont vêtus, etc. Mais ça ne justifie en rien cette colère, cette violence envers les policiers, envers le personnel enseignant. Il faut arrêter un peu. L'éducation est une chance. La France est un pays qui offre cette éducation à tous ses enfants. Et je veux dire, Jean-Michel Blanquer a dédoublé les classes de CP dans les banlieues pour que les élèves puissent étudier dans de bonnes conditions.

44:12
Locuteur

Il n'y a quand même pas

44:13
Locuteur 2

de professeurs qui veulent enseigner là-bas. Pourquoi, à votre avis

44:16
Locuteur

?

44:16
Présentateur

Il n'ose même pas le dire.

44:18
Locuteur

Les hommes politiques en France, il n'ose même pas le dire.

44:21
Locuteur 2

Révoltant.

44:21
Locuteur

C'est à M. Darmanin de le dire. C'est

44:24
Présentateur

à M. Jeffrey de le dire, votre discours. C'est au président de la République de le dire. Mais ils ont tellement la trouille. Ils ont tellement peur. Et les neuf années de Macron sont une catastrophe pour l'école. Il a eu huit ministres différents. C'est pire qu'avant.

44:40
Locuteur

Chaque

44:40
Présentateur

année, c'est pire. Chaque année, c'est pire, Eugénie. La trouille, c'est qu

44:45
Locuteur

'ils pensent

44:45
Présentateur

cela.

44:45
Locuteur

Non. Non, parce que leurs enfants, ils ne les

44:49
Présentateur

mettent pas à Saint-Denis.

44:50
Locuteur

Ils les

44:51
Présentateur

mettent à Franklin.

44:52
Locuteur

Excusez-moi.

44:53
Présentateur

Ils les mettent à Franklin, ils les mettent dans les bonnes écoles. Croyez-moi. Mais absolument. Et ils vont vivre là où ils ne sont pas en contact. Ils savent très bien ce qui se passe.

45:01
Jean-Philippe Tanguy

C'est ça, l'hypocrisie

45:02
Locuteur

massive.

45:03
Jean-Philippe Tanguy

Mais vous avez parfaitement raison, monsieur. Oui, bien sûr.

45:04
Locuteur

Mais

45:05
Jean-Philippe Tanguy

ils le savent très bien. Ils se filent de l'école publique. Ils se filent de l'éducation des gens. Ils ne s'intéressent qu'à eux, qu'à leur pomme. Ce n

45:10
Locuteur

'est

45:10
Jean-Philippe Tanguy

pas qu'ils ont peur.

45:11
Locuteur

C

45:11
Jean-Philippe Tanguy

'est

45:11
Locuteur

que

45:11
Jean-Philippe Tanguy

ça ne les intéresse

45:12
Locuteur

pas. Non, ça ne les intéresse pas.

45:14
Locuteur 6

Ils ont des mots extrêmement durs pour des gens qui sont dans les sites.

45:18
Locuteur

L'image en

45:18
Présentateur

direct de Rennes que je viens de voir avant de remercier Jean-Philippe Tanguy. Je veux dire, ça c'est Rennes. Mais Rennes, attention. Rennes, c'est un centre. C'est comme Nantes. Et là, c'est Châteaubriand. Donc, me dit Lucas Busutile. Donc là, c

45:33
Locuteur

'est

45:33
Présentateur

une image en direct. C'est marqué Rennes sur la gauche. Vous me dites Châteaubriand. C'est le lycée Châteaubriand, voulez-vous dire ? Ah, pardonnez-moi. C'est parce qu'il

45:40
Locuteur

y

45:40
Présentateur

a eu la ville également en Châteaubriand qui est tout près de Rennes. Lycée Châteaubriand de Rennes mais avec Mme Appert, maire de Rennes qui va au colloque la police tue. Qu'est-ce que vous voulez à Rennes et à Nantes ? Mme Johanna Roland qui s'est alliée avec la France Insoumise pour garder sa mairie. Vous avez effectivement des foyers d'insurrection dans ces villes. Ce n

46:02
Locuteur

'est

46:02
Présentateur

pas un hasard Rennes et Nantes. Bien sûr, ce n'est pas un hasard si le collège lycée Nelson Mandela a brûlé. Ça se passe à Nantes.

46:10
Locuteur

Il

46:10
Présentateur

est 9h55, on va marquer une pause. Merci M. Tanguy. Merci, bonne

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Locuteur

journée.

46:14
Présentateur

Merci beaucoup d'être venu parmi nous.