JEAN-PHILIPPE TANGUY est l'invité de PASCAL PRAUD sur CNEWS !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 7 %Attaque 70 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:43OuverteRéponse directe
Jean-Philippe Tanguy, quelle est la défense du Rassemblement National ce matin ?
- 23:29OuverteRéponse directe
Jean-Philippe Tanguy, parce que moi je n'ai pas la grille de lecture de ces jeunes, quelles sont les sanctions que vous mettriez en place ?
- 28:13OuverteRéponse directe
Ces jeunes gens, qu'est-ce qu'on va faire ?
- 31:48OuverteRéponse partielle
Si on réfléchit aussi à cette société et tout fait sens, ce sont des émeutes aujourd'hui qui se passent en plein jour.
- 32:43OuverteRéponse directe
Je serais les jeunes, je leur dirais ne manifestez pas dans la rue pour la clim dans les classes, manifestez parce qu'on a une dette publique astronomique.
- 33:59FerméeRéponse directe
Vous trouvez qu'il est d'extra-droite, Jean-Philippe Tanguy ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:28Invité politiqueFait
« montre la mauvaise foi de Mediapart. Et qu'un seul but, c'est en fait jeter le doute et de salir le Rassemblement National dans une campagne électorale, dans une campagne présidentielle où l'ensemble des commentateurs, y compris nos adversaires, estiment qu'on peut gagner, qu'on peut remporter le pouvoir. »
- 10:59Invité politiqueFait
« M. Plenel avait accusé M. Darmanin il y a quelques années d'être lui-même antisémite parce qu'il avait évoqué le statut qu'avait travaillé Napoléon Bonaparte pour les Juifs. »
- 12:26Invité politiqueFait
« On a un antisémitisme qui, depuis 25 ans, est reparti malheureusement en flèche, on a des écoles où des enfants juifs sont déscolarisés parce que la République n'est pas capable de les protéger. »
- 16:58Invité politiqueFait
« M. Jean-Thane Bardella n'a jamais fréquenté assidûment Alain Soral. »
- 18:33Invité politiqueFait
« Tous ces militants radicaux, ces militants d'extrême droite, ces militants qui peuvent être racistes, antisémites, homophobes, misogynes, toute sa vie, elle les a virées et expulsées. »
- 32:49Invité politiqueChiffre
« une dette publique absolument astronomique que vous devrez rembourser dans les années qui viennent »
- 33:22Invité politiqueFait
« tous ces mouvements ont été infiltrés, favorisés par des éléments perturbateurs, des agents provocateurs venant revendiquer d'ailleurs par la France insoumise »
- 33:33Invité politiqueFait
« un discours absolument irresponsable d'un aspirant président de la République qui explique que la police républicaine serait raciste »
- 33:40Invité politiqueFait
« mener des opérations de désobéissance civile, que l'État français lui-même serait, ça dépend des jours colonial ou machin »
- 40:00Locuteur 4Fait
« l'État ne subventionne pas assez les lycées, les collèges, les primaires, notamment le département car nous avons un département de droite »
- 43:08Locuteur 1Fait
« Le gouvernement est coupable de chaque violence policière et il est responsable de l'entièreté de cette situation »
- 44:04Locuteur 2Fait
« Jean-Michel Blanquer a dédoublé les classes de CP dans les banlieues pour que les élèves puissent étudier dans de bonnes conditions »
- 44:33PrésentateurFait
« Les neuf années de Macron sont une catastrophe pour l'école »
- 45:01Invité politiqueFait
« l'hypocrisie massive »
Temps de parole
- Présentateur52 %
- Jean-Philippe Tanguy22 %
- ?6 %
- Locuteur 65 %
- Locuteur 24 %
- Locuteur 42 %
- Locuteur 102 %
- Locuteur 72 %
≈ 33,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nous sommes avec Rachel Kahn, bonjour chère Rachel, Georges Fenech, André Valigny qui est là, Jacques Serret et puis Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement National de la Somme, président délégué du RN à l'Assemblée.
On
va parler dans une seconde de Jordan Bardella bien évidemment. Mais faisons un petit tour sur le terrain pour voir si tout est calme. A priori tout est calme ce matin. Ça c'est Paris, quand je dis tout est calme, bon vous voyez quand même les dégâts qui restent sur le terrain.
Il
y a beaucoup d'établissements qui sont fermés,
il
y a même des établissements privés qui sont fermés. Je citais hier le lycée d'Angoulême, le fameux lycée Saint-Paul, là où François Mitterrand a étudié. Là on est à Nantes. Nantes c'est le lycée Nelson Mandela. Le hall a brûlé hier et je ne sais pas quand est-ce que l'établissement pourra rouvrir. Donc je parlais hier du lycée emblématique privé de Saint-Paul à Angoulême qui est fermé parce qu'ils ont peur que des jeunes gens viennent de l'extérieur pour perturber ce lycée privé. Ce qui fait qu'aujourd'hui les cours sont en visio.
Donc
je salue les
lycéens
d'Angoulême et de Saint-Paul qui est un lycée historique. Donc comme ça est assez calme sur le terrain, on va commencer cette émission par effectivement Mediapart et Jordan Bardella. Et avec vous, vous allez nous donner votre sentiment puisque hier Mediapart a publié de nouveaux éléments dans son enquête concernant Jordan Bardella à qui le média attribue des messages antisémites datant de 2013, des accusations que le président du Rassemblement National dément catégoriquement après avoir dénoncé la publication de faux documents. Jordan Bardella annonce désormais une nouvelle plainte pour faux et usage de faux. en plus de celles déjà déposées pour diffamation.
Alors on va lire, on va écouter Jordan Bardella qui était interrogé hier soir.
Je
suis concerné par la légèreté de cette enquête. Mediapart n'a avancé absolument aucun argument. Et tout ça crédite l'idée qu'il y a derrière cette opération de déstabilisation quelque chose d'extrêmement trouble. Donc nous nous en expliquerons devant la justice et je pense que Mediapart pourrait se renommer Mediaflop.
Mais
les messages ont été extraits et certifiés
?
Non, non, aucun message extrait. Et je vous permets d'attirer votre vigilance sur le fait que l'extraction a été faite
après
la publication de l'article de lundi.
Alors
ça c'est important et je voudrais que vous me précisiez ça. Alors ce qu'on appelle l'extraction, tout le monde ne comprend peut-être pas exactement de quoi on parle. Si M. Bardella avait écrit effectivement des messages en 2013, on pourrait imaginer que cette extraction ait eu lieu
lorsque
l'enquête se faisait. Pour effectivement valider, vérifier que les gens qui ont écrit valident cela avant. Bon, parce que sortir une écriture qui a 10 ou 12 ans, de savoir si vraiment l'adresse IP est la bonne, c'est pas facile. Et là, Jordan Bardella, ce que je ne
peux
pas vérifier, dit l'extraction a été faite après.
En fait en août, il y a eu l'extraction faite par Facebook.
Eugénie Bastier.
L'extraction
aurait
été faite en août,
mais
l
'authentification
par Huissier aurait été faite mardi après le
début des révélations. Sans doute parce qu'il voulait faire le plus proche possible des révélations.
En tout cas, nous,
on est incapables de valider si ces documents sont vrais ou pas. Il n
'y
a pas de preuve définitive là-dessus. C'est simplement l'interprétation qu'en fait Mediapart
de
cette extraction. Elle vaut ce qu'elle vaut, mais elle n'est pas une preuve objective.
Donc
on en est toujours au même point, si vous voulez. Jean-Philippe Tanguy, quelle est la défense, si j'ose dire, du Rassemblement National ce matin ?
Elle est très simple, c'est qu'en fait on nous avait annoncé des preuves manifestes qui justifient la violence du papier initial. Parce que ce n
'est
pas une accusation en l'air, c'est une diffamation extrêmement grave sur des propos extrêmement graves qui donneraient lieu évidemment à une condamnation unanime de toute la classe politique et du Rassemblement National lui-même. Donc le fait d'avoir balancé l'honneur de Jordan Bardella, de l'avoir exposé en promettant des faits
extrêmement
solides et qu'uniquement suite à notre contre-attaque, Mediapart soit obligé de dévoiler ce qu'ils ont appelé eux-mêmes des preuves, faire constater non pas des preuves mais une démarche du journaliste après la publication de cette enquête, montre la mauvaise foi de Mediapart. Et qu'un seul but, c'est en fait jeter le doute
et
de salir le Rassemblement National dans une campagne électorale, dans une campagne présidentielle où l'ensemble des commentateurs, y compris nos adversaires, estiment qu'on peut gagner, qu'on peut remporter le pouvoir. Et le but n'est pas de dire une vérité qui n'existe pas sur Jordan Bardella de la part de Mediapart, c'est de salir, de diffamer. Selon le vieil adage, salissez, salissez, diffamer, diffamer, il en restera toujours quelque chose. Et d'ailleurs j'en veux pour preuve, je suis passé hier dans une chaîne concurrente, juste après M.
Harfi, qui chapeaute, si je puis dire, toutes ses enquêtes, et en fait il répond à peine dans cette émission sur les accusations faites contre Jordan Bardella, et en fait il mélange tout, c'est-à-dire qu'il fait ce qu'on appelle du carpet bombing, un tapis de bombe, il balance tout un tas d'infos, certaines qui seraient vraisemblables, certaines qui pourraient être vérifiées, et au milieu il insère cette accusation contre Jordan Bardella pour faire des insinuations, une assimilation, et j'ai eu une comparaison hier soir que je pourrais développer ce matin, c'est ce que font les escrocs,
les
voyants, c'est-à-dire qu'ils vous identifient,
ils
disent « bon, vous, vous avez l'air un peu comme ça », donc ils commencent à définir un peu ce qui pourrait ressembler à votre vie, vous vous dites « ah oui, c'est vrai que ça me parle un peu », après ils racontent n'importe quoi, ils font des prévisions, ils racontent absolument n'importe quoi, et ils finissent encore par ramener sur votre vie. C'est une technique d'escroc vieille comme le monde, qui consiste un peu à une technique du sandwich,
c
'est-à-dire donner à ceux qui nous regardent des éléments qui apparaissent vraisemblables, raconter n'importe quoi, et finir par d'autres éléments qui semblent vraisemblables, ce qui fait que les gens de Bonnefoy se disent « ah, il y
a
peut-être quelque chose derrière tout ça », alors qu
'il n'y a rien. Il y a certain
que j'ai lu attentivement le papier de Mediapart, je ne peux pas dire que j'ai été convaincu par l'authentification des preuves. Et d'ailleurs ce matin, c'est assez marrant dans la presse,
parce que peu
de gens surfent sur
ce qu
'a dit Mediapart, comme si cette authentification au fond ne convainquait pas le plus grand
monde. De toute façon, il
n'y
aura
pas d'authentification à 100% certaine. Moi, ce que j'aimerais me placer sur un autre axe, c'est que je
conteste les méthodes détestables de Mediapart. Je trouve que d'aller chercher des conversations privées, en demandant
justement à un réseau social logé aux États-Unis, de fournir l'ensemble des conversations privées tenues par un jeune homme de 17 ans, moi je trouve que ce
sont des méthodes totalitaires.
Et j'attends
d'ailleurs d'avoir la réaction de M.
Thomas Legrand et de Patrick Cohen, qui avaient porté plainte, vous savez parce qu'on les a écoutées dans un bistrot, en disant que c'était une atteinte
ignoble à la vie privée. Je me demande ce qu
'ils
vont dire sur ces conversations de Jean-Denis Berdera, qui étaient des conversations privées.
Je
veux dire, il n'a pas dit ça, il n
'a
pas écrit ça dans un journal comme Brasillac pendant la Seconde Guerre mondiale. Je veux dire, ce sont des conversations d'un ordre privé. Donc moi, je ne serai même pas sur la question est-ce que c'est vrai ou c'est faux. Je trouve que ces méthodes de Mediapart
sont détestables. Moi, je n'ai pas envie de vivre dans un monde où on doit se justifier des conversations privées qu'on a tenues sur un réseau social avec un ami d'enfance il y a 15 ans. Voilà, c'est tout.
Mais je veux dire, Génie, c'est la déconnexion entre le monde médiatique et ceux qui nous écoutent. Ceux qui nous écoutent sont à 100% d'accord avec ce que vous dites.
Et ceux qui nous écoutent... Je ne sais pas,
vous avez envie de vivre dans ce monde-là ?
Non, mais ceux
qui nous écoutent, ils n'en ont rien à fiche de cette histoire. Et ça ne changera pas un vote pour le Rassemblement
national. Ça
agite
la
petite caste qui se repaie de ça et les gens n'en ont absolument rien à faire de ce qu'a écrit ou pas M. Bardella il y a 15 ans. Cela dit,
les
propos sont... Il n'empêche que les propos... Bien
sûr, mais
c
'est évidemment... C'est
même parce qu'ils sont avérés. Là, ça m'est égal. Mais les propos tenus et que je lis sont abominables. Je remarque quand même que l'ambassadeur d'Israël, Joshua Zarka, défend plutôt le Rassemblement national et défend plutôt Jordan Bardella et que le ministre des Affaires étrangères et Israélien... Effectivement... Ça,
ce
n
'est
pas un argument. C'est
quand même un argument quand les
Juifs eux-mêmes pensent que le Rassemblement national n'est pas antisémite.
Oui, d'accord. Si vous me permettez.
Ça peut jouer.
C'est
une
grosse diversion par rapport à l'antisémitisme actuel.
Mais bien évidemment, vous avez aussi raison. Donc, au fond, je vous assure, tout ça, c'est le bruit de pas qui s'éloigne. Après,
politiquement,
là où il y a un des candidats à la présidentielle qui change dans son discours,
c
'est Édouard Philippe, qui jusqu'ici était très prudent par rapport à
ses
révélations de Mediapart. Mais depuis que Mediapart a apporté, en tout cas, ces nouveaux éléments... Il a parlé... Édouard Philippe s'est exprimé.
Il
était en meeting. Il avait une réunion publique hier soir.
Et là, pour le coup, il prend très clairement position. Et
il a été convaincu par l
'authentification,
Édouard Philippe.
Il
a été convaincu
par l'authentification. Et Gérald Darmanin aussi. C'est-à-dire que le ministre de la Justice, ce matin, accuse... Il était sur une autre antenne.
Il expliquait que... Voilà, il accuse Jordan Bardella.
Il
dit...
Ministre de la Justice
accuse... Ministre de la Justice accuse... Alors qu'une enquête n'est pas en place, simplement sur la foi des... Voilà. C
'est
un
drôle de pays, quand même. Justement, dit Jordan Bardella.
Voilà ce que dit Gérald Darmanin.
C'est un
drôle de pays,
si effectivement... Si maintenant... Alors
si Gérald Darmanin et Édouard Philippe, de toute façon, ça marche
pas dans la main. Ça
marche pas dans
la main.
Donc c'est... À propos de la Justice, je pense qu'il est important
d
'apporter une précision d'ordre technique et judiciaire. En matière de diffamation, puisque la plainte, M. Bardella, c
'est
la diffamation... Et faux et usèles de faux. Départ, diffamation. Le juge ne va pas enquêter. Quand on a un juge d'instruction qui est saisi, par exemple, il ne
fait
pas d'enquête, il transmet directement au tribunal. C'est aux partis à apporter leur preuve.
Il
n
'y
aura pas d'expertise, de commission rogatoire. Donc la Justice, elle ne va pas nous éclairer davantage. C
'est dommage. C
'est ça que je suis
en train de vous dire. C'est dommage, en fait. Elle ne va pas nous éclairer davantage.
C'est dommage, parce que si Média part... Cette
information
n'aboutira à rien, et même le faux, l'usage de faux. Bon, écoutons Edouard Philippe, puisque vous en... Non, Gérald Darmanin. Écoutons Gérald Darmanin qui s'est exprimé sur ce sujet.
C
'est un débat vraiment de faux cul. J'imagine qu'il n
'est
pas fort probable qu'un militant de 17-18 ans qui
est
malin Soral et qui soit militant du RN ait été antisémite. Ça me paraît assez évident. Cependant, sa stratégie qui consiste à mentir aux Français, si jamais les preuves sont incontestables et incontestées, ça pose un doute énorme sur sa capacité à être en responsabilité politique. Veut-on d'un Premier ministre qui non seulement est antisémite, mais par ailleurs mente aux Français devant des preuves qu'il accable ? Bon, pardonnez
-moi, il ne
dit
pas ça. Il dit si jamais. Non, non, non, il dit si jamais. Attendez, il dit si jamais. Il a comme...
Vous le trouvez mesuré. Il ne devrait pas
s'exprimer là-dessus. Il est ministre de la Justice. Il y
a des
plaintes
en
cours. Il dit si jamais. Non, mais il y a des preuves
qu'il l
'accable. Les magistrats vont le ressentir
comme une ingérence.
Non, mais si M. Darmanin était à premier prix de vertu, ça se saurait.
Je
veux dire, bon, M. Darmanin lui-même a été accusé par M.
Plenel. Jean-Philippe
Tanguy. M. Plenel avait accusé M. Darmanin il y a quelques années d'être lui-même antisémite parce qu'il avait évoqué le statut qu'avait travaillé Napoléon Bonaparte pour les Juifs. Il avait commis un livre et M. Plenel avait estimé que ce livre était épouvantablement antisémite. De toute façon, vous voyez, M. Darmanin n'a aucun honneur sur les questions politiques,
c
'est-à-dire qu'il utilise contre ses adversaires tous les moyens les plus dégueulasses possibles. Donc il sait qu'il n'y a aucune preuve, il sait que tout ça est bidon, mais il sait juste qu'il peut faire quelques voix, aller gratter peut-être quelques inquiétudes et salir le Rassemblement national. Le but de tout cela, je vais vous dire, M. Proulx, c'est en fait que ces gens préparent déjà, dans leur esprit vicieux et vicieux, le deuxième tour. Voilà, c'est-à-dire faire peur aux gens, ranimer les fantômes du passé ou les fantasmes du passé et salir. Et d'ailleurs, il
y
en a un qui s'est jeté là-dessus en étant très malin, parce qu'il sait qu
'il
doit se faire beaucoup pardonner pour des faits, lui, qui sont réels, c'est M. Mélenchon, qui lui est resté un peu en surplomb de tout ça, mais envoyé tous ses sbires salir le Rassemblement national pour faire oublier qu'aux dernières élections municipales, ce n
'est
pas des messages bidons, trouver je ne sais où, ce n
'est
pas faire les poubelles de Facebook, c'est des propos tenus sur une estrade pour faire des voix bien réelles de M. Mélenchon faisant des jeux de mots antisémites, essayant de susciter une adhésion par la haine dans des élections, qui d'ailleurs a suscité l'indignation de façade des autres partis de gauche, qui ont déjà tout oublié pour se faire réélire sur les mêmes voies et les mêmes dangers. Donc en fait, qu
'est
-ce qu'on a dans notre pays ? On a un antisémitisme qui, depuis 25 ans, est reparti malheureusement en flèche, on a des écoles où des enfants juifs sont déscolarisés parce que la République n'est pas capable de les protéger, on a des dizaines de milliers de compatriotes français de confession juive, dont les aïeux se sont souvent battus lors des guerres mondiales, qui ont quitté notre pays parce qu'ils n'avaient pas peur pour leur sécurité ou pour celles de leurs enfants, et on ne parle que de messages bidons, au lieu de parler du vrai antisémitisme, dont les responsables sont au pouvoir ou aspirent à l'être, comme M. Mélenchon. Enfin,
ce qui est certain, André Valigny, c'est que les Français juifs, ils ont compris, il n
'y a
pas un Français juif qui votera Mélenchon, et il y a quelques Français juifs, et parfois une proportion importante qui votera le Renseignement national. Ça, c'est factuel. Ce que je dis, il
faut
entendre les... Vous partagez mon analyse, qui est purement factuel. Je pense que les Juifs, effectivement, ne voteront pas Mélenchon ou la France insoumise, de là à ce qu'ils votent pour le RN, je n'en sais rien. Moi, sur cette...
Ils ont le
sentiment que le RN les défend plus que la France insoumise. C'est le sentiment. Oui.
Moi, je
parle avec eux, vous savez... Moi aussi, je parle avec eux. Mais il y en a très peu qui m'expliquent que le RN est un parti fasciste ou... Enfin, il y
a
un parti antisémite.
Il
y en
a...
Je vous rappelle que même Serge Klarsfeld, Serge Klarsfeld, à chaque fois qu'on l'interroge, et Arnaud Klarsfeld,
qui
ont quand même une légitimité sur ces sujets à parler de l'antisémitisme. Donc, je peux entendre ce qu'ils disent, eux. Alors, là, on va entendre, par exemple, Olivier Faure. Olivier Faure, je comprends, il est dans son... Je
ne peux
pas ajouter un mot, quand même ? Vous allez répondre à Olivier Faure.
Je
ne suis pas tellement étonné par ce que Mediapart te livre. En fait, le RN est un parti qui a été fondé par d'anciens Waffen-SS. Et donc, qu'on y retrouve, là, un nid antisémite, n'est absolument pas une surprise. Le RN est un parti xénophobe, raciste, antisémite, et tout le monde devrait le savoir.
Il peut continuer à prétendre à Matignon, Jordan Bardella
?
Bien sûr que non.
Rester
député européen
?
Ça, c'est sa conscience qui lui dictera ce qu'il a à faire. Il aurait pu dire, j'étais jeune, je me suis repris depuis, etc. Ce n
'est
pas ce qu'il dit. Il ment. Et donc, on a là un double sujet, son antisémitisme et le mensonge en politique. Les deux ne pardonnent pas. Olivier
Faure,
il
est extraordinaire parce qu'il a été attaqué hier soir. J'ai vu l'émission par Jérôme Getsch qui n'avait pas de moi si dur sur Olivier Faure durant l'émission pour précisément lui pointer sa responsabilité d'alliance avec Jean-Luc Mélenchon que Jérôme Getsch juge antisémite. Et il lui disait, on n'a pas les mêmes valeurs. Vous avez vu cet échange ? Il lui disait, nous n'avons pas les mêmes valeurs, cher Olivier Etat. Et il vient nous parler d'antisémitisme qui balaye devant sa porte, monsieur Olivier Faure.
Sur Bardella, parce que je reviens au sujet quand même qui nous occupe ce matin,
c'est
plus Bardella qu'Olivier Faure quand même qui est en cause.
Moi, ce que je vous ai dit hier soir, je le maintiens ce matin, à savoir que je ne me prononce pas sur le fond l'authenticité, pas l'authenticité. La justice peut-être, avec les nuances qu'a indiqué Georges, peut-être que la justice pourra trancher un jour sur la véracité de ces choses.
Je
dis simplement que si c'était avéré, je ne serais pas outre mesure surpris quand on connaît le parcours de Jordan Bardella, qui n'est pas du tout celui de M. Tanguy ou de Sébastien Chenu, par exemple. Le parcours de Bardella, c'est quand même un jeune homme qui s'est engagé au Front National de la Jeunesse,
qui
avait un poster, il l
'a
dit lui-même, de Jean-Marie Le Pen dans sa chambre, et qui a fréquenté assidûment Châtillon, la famille Châtillon et Alain Soral.
Donc,
voilà, quand on connaît son passé, on n'est pas surpris de ces révélations, si elles sont avérées en tout cas.
Moi,
j'ai honte. Vraiment,
j
'ai honte. C'est-à-dire qu'on est 81 ans après la Seconde Guerre mondiale, et on voit à quel point l'antisémitisme, les Juifs, Israël, cristallisent dans notre pays. C'est comme si on n'avait tiré aucune leçon de cette histoire. Et je vous assure que pour les familles qui ont subi la déportation, moi j'ai une maman qui a été cachée pendant la guerre, par exemple, à quel point c'est douloureux. Parce que l'antisémitisme, qu'il soit d'extrême gauche ou d'extrême droite, c'est de l'antisémitisme, et les Juifs s'en foutent. Ils veulent être protégés dans ce pays qui est leur pays.
Oui, mais qui les protège le mieux aujourd'hui
? Non, mais évidemment. C'est-à
-dire
qu'aujourd'hui, il faut simplement ouvrir Twitter et voir comment la France insoumise se comporte. C'est tout. Donc on n
'a
pas besoin de faire des recherches. Malheureusement, les tribunaux ne les condamnent pas.
On va voir évidemment ce qui se passe sur le terrain. La suite, Jean
-Philippe
Tanguy. M. Jean-Thane Bardella n'a jamais fréquenté assidûment Alain Soral. Je ne
sais
pas pourquoi vous dites non.
J'ai vu des vidéos d'Alain Soral où il parle de...
Oui,
justement,
c'est très intéressant.
En disant qu'il est très ferré en matière d'antisémitisme, de négationnisme.
Vous avez
vu ces
vidéos de Soral ? Moi, je connais bien, monsieur,
malheureusement, parce que j'ai purgé, debout de la République, mon ancien parti, de l'infiltration des Soraliens, qui sont des gens qui font de la taquilla, comme les islamistes. Si vous pensez que M. Soral est une source fiable, là, on a un énorme problème, monsieur... Et M. Châtillon ? Et M. Châtillon non plus n'est pas une source fiable. Et M. Bardella était avec sa fille,
la fille de M. Châtillon. Il n'était pas avec M. Châtillon lui-même. Alors, qui est M. Châtillon ? Non, mais je veux bien, parce que... Le
public ne connaît pas. Qui est M. Châtillon ? M. Châtillon est un ancien dirigeant du GUD, je crois, et Jean-Anne Bardella était le compagnon, la fille de M. Châtillon.
Et
vous êtes avec la fille, que vous êtes responsable du père. Parce que ça aussi... C'est entendu.
Et M. Châtillon était
au Rassemblement National ?
Comment ?
Il a été un proche de Marine Le Pen ?
Non, il n'a jamais
été un proche de Marine Le Pen. Non, ce n
'est
pas vrai, ça, M. Le Pen. Mais non, ce sont des choses qui sont répétées à nos éames par la presse, par nos opposants politiques.
Aujourd'hui, est-ce qu'il est... Mais parce que c'est
répété, là, je ne dis pas que M. Valini ment, mais M. Valini est victime, si je puis dire, du fait que des gens répondent mille fois le même mensonge en espérant qu'au bout de la millième fois, ça va devenir une vérité. C'est toujours un mensonge. Mais c'est un militant, aujourd'hui
?
Non,
il
n
'est
plus militant, il n'a plus sa carte. Marine Le Pen, toute l'histoire de Marine Le Pen,
ça
fait quand même 20 ans qu'elle est en politique, s'est expulsée du Rassemblement National directement ou indirectement des cercles autour du Rassemblement National. Tous ces militants radicaux, ces militants d'extrême droite, ces militants qui peuvent être racistes, antisémites, homophobes, misogynes, toute sa vie, elle les a virées et expulsées. Et j'ai presque fini. Et en fait, la gauche, pas M. Valini, mais la gauche radicale, dont M. Plenel, et c'est le sous-texte de toute cette histoire, ne pardonne pas, en fait, à Marine Le Pen, n'accepte pas que Marine Le Pen soit parfaitement républicaine et coupée avec tous les démons du passé de la France. Ils ne
l
'acceptent pas. Ils veulent toujours ramener à ça, parce qu'ils savent que si une majorité de Françaises
et
des Français reconnaissent la vérité,
à
savoir que Marine Le Pen a fait la chasse à ces militants radicaux et votre serviteur également à sa petite mesure, eh bien, ils n'auront plus d'arguments rationnels à nous opposer.
Oui, très vite, très vite parce
qu'on est
en retard. Ils ne veulent pas débattre de ce que vous avez dit. Le pro de la vie
des gens, ils veulent juste faire peur aux gens au lieu de débattre des vrais
problèmes. Très vite. Je vous donne acte du fait que Marine Le Pen
a
nettoyé, si j'ose dire, entre guillemets, le RN de ces personnages. Il n'empêche qu
'il
y a quelques années, vous l'avez dit vous-même, elle était très proche de cette mouvance. Moi, j'ai les images, tout le monde les a sur son portable,
d
'un karaoké avec Alain Soral, où Marine Le Pen et Alain Soral chantent ensemble. Et elle était très proche de Chatillon. Tout ce qu'on appelle la GUT connexion, c'était une réalité. Vous
dites que tout ça est terminé, mais ça a existé. Ça a existé. Non, et à l'époque, je le regrette,
à l'époque, M. Soral était invité partout.
C
'était le snub. C'est
vrai. C'est évidemment vrai,
il était invité chez
Frédéric Sadaï. Il n'y a pas des karaokés avec les jambes gauches. Parce que
Sadaï, c'était un peu subversif.
Bernard
Pibouc.
Il n'était
pas
un petit
communiste. Il était invité, M. Soral a été invité, moi,
je
vais lui dire, quand j'étais petit, il a découvert sur C'est mon choix, l'émission type de la ménagère sympathique, pour expliquer que les femmes étaient inférieures aux hommes et tout le monde trouvait ça très rigolo. Il est 9h23. Non, mais c'était un vrai problème de banalisation de M. Soral à l'époque.
On marque une pause, c'est vrai qu'il y
a
une radicalisation d'Ala Soral et pas de lui, il
y
a une radicalisation de Dieu donné, toute cette mouvance-là,
c
'est radicalisé. Et oui, ils étaient invités partout. Ils étaient invités chez Ardisson, chez Tadéi, etc. C'est une réalité. Donc, là aussi, ce que je dis est factuel.
Ce qui est intéressant, c'est aujourd
'hui. Oui, mais vous avez parfaitement raison. 9h23. Vous restez avec nous, parce qu'on va quand même parler, vous allez nous dire ce que vous pensez de ce qui se passe sur le terrain et notamment ces images invraisemblables que nous voyons. Cette policière, par exemple, qui a été hier agressée et que feriez-vous si vous étiez au pouvoir ? Ça, ça nous intéresse. Quelles sont les sanctions que vous mettriez en place ? Est
-ce
qu'il y aurait des peines planchées ? Pourquoi pas ? On revient dans une seconde.
Jean
-Philippe Tanguay est avec nous ce matin. Il est déréputé du Rassemblement National de la Somme et président délégué du Rassemblement National à l'Assemblée.
On
va être sur le terrain, bien sûr, pour voir ce qui se passe. Je vous disais tout à
l
'heure que c'était assez calme, mais Lucas Busutil, qui est en régie, et d'ailleurs, c'est l'occasion de remercier toutes les équipes de CNews qui sont sur le terrain. Alors, on ne les cite pas parce que ces équipes peuvent être en difficulté. C'est bien facile pour nous d'être autour de la table, en tout cas pour moi, d'être autour de la table. Et je pense aux équipes qui sont sur le terrain, aux journalistes rédacteurs, aux journalistes reporters d'images. Ils ont du courage, croyez-moi. Ils sont parfois pris à partie. Au-delà de nous, d'ailleurs, c'est toute la presse française. J'ai vu que nos amis de BFM étaient traités de racistes. BFM raciste, BFM raciste.
Donc, je leur adresse aussi un message. Faites attention à vous, bien sûr. Et les présentateurs, nous sommes protégés. Et les journalistes, ils sont sur le terrain. Et je pense aussi à Jean-Michel Decaze, qui était à Nantes, qui me dit que sur le terrain, précisément, à Nantes, de temps en temps. Ce n
'est
pas facile. On va voir ces images et Lucas va me dire à Aubervilliers. Qui est à Aubervilliers ? Je ne
vais
pas dire qui est à Aubervilliers, bien sûr. Mais dites-nous ce qui se passe. Évidemment, ces images sont en direct et c'est flouté. C'est le lycée Le Corbusier.
Est
-ce que c'est calme
?
Écoutez, Pascal, la situation est en train de se tendre petit à petit ici au lycée Le Corbusier à Aubervilliers. Les CRS sont arrivés parce qu'en fait, il faut comprendre que ce matin tôt, un groupe de lycéens à peu près une centaine d'élèves se sont approchés du lycée Le Corbusier avec des banderoles, des slogans. Et il y a très peu de temps, c'est-à-dire un quart d
'heure,
20 minutes, un autre groupe de lycéens dans un autre lycée d'Aubervilliers. Ces lycéens sont arrivés et les CRS ont commencé à intervenir pour essayer de dégager ces groupes de lycéens qui tentaient de casser la grille du lycée Le Corbusier. Donc pour l'instant, les CRS sont sur place et tentent de calmer la situation. Il y a eu un faux de poubelle pour l'instant qui a déjà été maîtrisé pour l'heure. La situation se calme petit à petit par l'action des CRS.
Merci beaucoup. Alors j'ai fait une petite erreur, j'ai dit que ces images étaient en direct. Et en fait, il y
a
un petit décalage parce que pour flouter ces images,
elles
ne sont pas tout à fait en direct. Elles ont été prises sans doute il y a trois quarts d'heure. Et c'est important bien sûr de le préciser. Je voulais vous montrer des images et je voulais que vous me donniez votre analyse, Jean-Philippe Tanguy, parce que moi, je n
'ai
pas la grille de lecture de ces jeunes. Je ne sais pas s'ils sont décérébrés. Je ne sais pas s'ils ont été tués par les écrans. Je ne sais pas si leurs parents ne leur ont pas transmis le minimum des valeurs. Je vais vous montrer une image qui est incroyablement symbolique, c'est un piano. Un piano détruit. Je ne ferai pas de parallèle, mais j'ai lu sur les réseaux que même des envahisseurs ne détruisaient pas les pianos. Écoutez, écoutez cette dame.
Et
voilà. Alors, ça s'est passé à Moissy-Cramayel en Seine-et-Marne, le lycée de La Marre carré a lui aussi été touché par l'évidence de la mobilisation lycéenne du jeudi 1er octobre. Dans la matinée, plusieurs dizaines d'élèves se sont rassemblés devant l'établissement où le portail et le portillon ont été dégradés et les poubelles incendiaient. Certains manifestants ont ensuite pénétré dans le hall et ils s'en sont pris à un piano. Je ne
sais
pas si ce sont des élèves. C
'est
ça aussi la difficulté.
Je
ne
sais
pas. C'est peut
-être
des gens de l'extérieur, etc.
Qu
'est-ce qu'il y a dans la tête de ces jeunes gens ?
Il
n'y
a
rien.
Il n
'y a rien. André Valigny. Des cérébrés, enragés. C'est ce que disait hier soir. Le problème pour le gouvernement, semble-t-il, c'est qu'il n
'y a
pas de revendications majeures concrètes. Le CPE, avec Villepin, il fallait retirer le CPE et les étudiants, les lycéens, voulaient le retrait du CPE. En 1986, Devaquet, c'était la sélection de l'université. Il y avait un objet de manifestation, de mécontentement. Là, il y a Parcoursup, il y a les profs non remplacés,
il
y a pas mal de revendications disparates et puis il y
a
aussi ce genre d'individus qui, à mon avis, n'a aucune revendication qui est là pour casser. André, 40 ans plus tard, Devaquet, c'est une erreur de le retirer
?
La sélection à l'université. Et ils sont là, les manquements, les renoncements, les faiblesses.
On paye
la fin du collège unique.
Exactement. Parce que Devaquet, moi
j'étais étudiant encore en
1986, j'ai jamais défilé. Moi je suis pour la sélection. Parce que tout le monde n'est pas égal, hélas. C'est comme en sport,
il
y
a
des bons joueurs et puis des joueurs moyens et puis il
y
a la Ligue 1 et puis la Ligue 2 et puis la Ligue 3 et puis il
y
a ceux qui sont en Ligue des Champions et il
y
a l'élite. Et
moi j'étais pas dans l
'élite. D'ailleurs, j'ai pas fait normal sup.
C
'est pour ça que la revendication
d
'un manque de moyens, franchement, elle me fait rire. Sous la Troisième République, vous aviez une école qui emmenait des fils de paysans jusqu'à Normale Sup. Les élèves étaient à 60 par classe, tout niveau confondu.
60
par classe ? Bien sûr, c'est arrivé. Dans les campagnes, vous aviez 60 par classe, bien sûr. Ah bon ? Sous la Troisième République, évidemment.
Il
y avait des villages où il n'y avait pas assez d'écoles ouvertes. Vous aviez, ça pouvait aller jusqu'à 60 par classe. Évidemment, des locaux beaucoup plus vétustes qu'aujourd'hui, sans
cantine, sans... Et à l'époque, l'école était une chance. Aujourd'hui, c'est un droit. Mais le vrai problème... Et d'ailleurs, une des revendications, c'est la suppression de parcours sup. Oui, parcours sup, c'est stressant. Mais pourquoi c'est stressant, parcours sup ? Parce que tout simplement, il
y
a un embouteillage en enseignement supérieur et qu'il n
'y a
pas de sélection. Donc évidemment, il faut trier les gens, les répartir, etc. C'est extrêmement stressant. Le
problème, il faudrait la fin
du collège unique. Voilà, c'est tout.
Il
faudrait... Il y a des...
Monsieur Devaquet, il est toujours de ce monde, Monsieur Devaquet. Je crois qu'il est mort. Ah oui, effectivement, ça va être sûr. Je ne suis pas sûr qu'il soit décédé.
Pascal,
moi je ne suis pas d'accord avec l'analyse d'André
quand
il dit que ces jeunes n'ont rien dans la tête. Je pense qu'ils sont instrumentalisés. Voilà. Je pense qu'ils sont guidés par une idéologie, on sait d'où elle vient, et qu'ils savent très bien ce qu'ils font. C'est-à-dire, ils sèment le chaos. Voilà. Bon, que la famille d'Alain Devaquet me pardonne. Vous voyez, il était toujours vivant dans
mon esprit.
Et hélas, Alain Devaquet est mort en 2018. Mais ça serait intéressant d'inviter les gens qui
ont
travaillé avec lui à ce moment-là, qui ont porté cette réforme, parce qu'effectivement, cette réforme, elle était essentielle. Elle est d'ailleurs portée.
C
'est un tournant 86-88, parce que la droite française, ce jour-là, va perdre le match. La droite française, en 86, est élue sur un programme formidable. Satchérien,
Riyad,
deux années de libéralisme, Edouard Balladur sera un merveilleux ministre de l'économie. Et comme, effectivement, 88, Chirac perd, eh bien, le tournant libéral n'a pas été réussi, et la droite va renoncer à ce qu'elle est. Et vous aurez... et tous ces gens-là qui viendront derrière. C'est dommage, mais c'est la vie. Votre analyse. Ces jeunes gens,
je
dis, moi j'essaie toujours de comprendre, André dit, ils n'ont rien dans la tête.
C'est qui ces jeunes gens ? Qu'est-ce qu'on va faire ? J'espère que
les enquêtes permettront de le prouver. Je pense qu'il y avait beaucoup d'éléments perturbateurs et d'éléments extérieurs attisés par la France insoumise.
J
'y reviendrai, mais
ce
qu'a dit Mme Bastier est très important parce que la première rupture, c'est déjà de ne pas avoir compris que l'école est un privilège. L'école est une chance. L'école est une opportunité. Moi,
je
suis un enfant de l'école publique et on a présenté aux enfants, aux jeunes, aux lycéens le fait déjà que l'école était un acquis, une garderie dans laquelle on pouvait venir. Et puis, on ne devait rien à personne. Les enfants ne devaient rien à leur famille. Les familles ne devaient rien à la France. Qu'on n'avait que des droits tout le temps et qu
'on
ne devait jamais être reconnaissant de rien.
Et
que donc, foutre le feu à un hall magnifique d'un lycée payé par les contribuables et l'argent de leur propre famille, eh bien, ce n'était pas grave. Tout ça ne valait rien. Que la culture ne valait rien. Donc, saccager un piano, c'était rigolo puisque la musique classique ne vaut rien. La culture générale ne vaut rien. Les humanités ne vaut rien. Et ce qui vaut, c'est un mélange d'égo sur patte et de sadisme, d'amour de la violence, d'amour du nihilisme. Parce que, d'ailleurs, ça,
c
'est vidéo. Comme on
l'a vu
avec cette policière, cette jouissance devant la violence, cette jouissance devant le néant, devant la méchanceté, devant la bassesse, devant même la mort de cette policière parce qu'il aurait pu, malheureusement, lui faire un bon rétablissement parce qu
'il
dit qu'il faut la tuer. On n'entend pas forcément ce
qu'il a dit. Si, si, on l'entend. On peut
réécouter. Réécoutons. Réécoutons
la séquence très courte.
Réécoutons très, très, très brièvement cette séquence, je le dis pour Lucas Buzutile. Non, la séquence de la jeune femme policière qui est poursuivie et qui, on entend effectivement tu es là, tu es là. Réécoutons.
J
'espère qu'elle sera identifiée. Jean-Philippe Tanguy, André Valini, vous vouliez répondre. Vous vouliez rajouter.
Oui, non,
le mot de nihilisme me convient. Je l'ai utilisé hier soir aussi. J'ai vu une image aussi incroyable sur ces manifestations. J'ai vu un jeune qui s'acharnait non pas sur un piano
mais
sur une poubelle avec une batte de baseball. Il était debout sur la poubelle et il massacrait la poubelle. Donc, c'est peut-être
encore dire. Sur la
vidéo qu'on a vue avec la policière, je ne
sais
pas si vous avez remarqué l'orthographe, ça a balayé, vous avez vu comment c'était écrit
en sous-texte ? Je n'ai
pas fait attention.
Ça, S.A.,
balayé, etc.
Après,
il
y a aussi cette phrase qui dit « Le fruit ne tombe, tu reconnaîtras l'arbre à ses fruits ». C'est-à-dire que là, ce qui a été transmis à cette jeunesse, c'est
la
haine, la violence, la destruction, le droit à la paresse, parce que c'est ça aussi, ce qui a été transmis notamment par l'extrême-gauche à notre jeunesse. Alors, le président de la République, lorsqu'il fanfaronne à l'international pour donner des leçons au monde entier, où il y a une jeunesse qui se bat pour aller à l'école, une jeunesse qui défend son pays, une jeunesse qui défend des valeurs qui sont sur le front, notamment, je pense évidemment à Israël. Mais nous, on a un président qui n'est pas capable, justement, d
'arrêter
ces violences-là, qui n'est pas capable parce qu'il a enlevé le téléphone portable au lycée, il a créé une nouvelle revendication qui a provoqué ce genre de choses. Ça, il y avait raison, dans le lycée, on ne
va
pas céder aux
caprices d
'avoir
un téléphone
à l'école.
Oui, mais Eugénie et Jean-Philippe Tanguy, si on réfléchit aussi à cette société et tout fait sens, ce sont des émeutes aujourd'hui qui se passent en plein jour. Et avant, c'était la nuit où c'était caché. Et je crois que c'est André qui disait désinhibé. C'est-à-dire qu'il n'y a plus honte de rien, il n'y a plus de culpabilité de rien, il n'y a plus crainte de rien parce qu'il sait qu'il ne t'arrivera rien et tout ça se fait au grand jour. Et moi, je suis très
frappé de ça.
Et on le met même parfois sur
les réseaux. C'est pour ça qu'on brûle aussi, c'est pour faire des belles images
sur les
réseaux sociaux, la
flamme, etc.
C'est
pour ça que je m'interroge sur ces jeunes gens et je me dis mais
ils
sont, je ne suis pas sûr qu'ils prennent, d'ailleurs je suis sûr, ils ne prennent pas conscience de ce qu'ils font et je m'inquiète de l'avenir.
Mais là
où c'est vrai, c'est que la jeunesse a peu d'avenir dans notre pays. Pas
la
jeunesse parce qu'on a vu
une autre jeunesse du stade de France Le avenir dans notre pays est inquiétant.
Mais moi, je serais les jeunes, je leur dirais ne manifestez pas dans la rue pour la clim dans les classes, manifestez parce qu'on a une dette publique absolument astronomique que vous devrez rembourser dans les années qui viennent et c'est ça qui va peser sur votre avenir bien plus, à mon
avis, qui leur a
appris
?
Ce n
'est
pas ceux qui brûlent et qui veulent tabasser des policiers qui vont rembourser la dette publique. Je ne pense pas que ce soit des futurs travailleurs ou des contributeurs à la richesse nationale. Malheureusement.
Vous avez des petits
bourgeois des centres-villes aussi qui
veulent s'en canailler. Vous avez
raison, aussi cette passion des enfants de bourgeois qui s'en canaillent et qui finalement paniquent. On a aussi vu des vidéos comme ça qui se rendent compte que la violence est forcément incontrôlable. Et en fait, c'est le lien que vous voulez faire avec les insoumis. Parce qu'évidemment, tous ces mouvements ont été infiltrés, favorisés par des éléments perturbateurs, des agents provocateurs venant revendiquer d'ailleurs par la France insoumise.
Un discours absolument irresponsable d'un aspirant président de la République qui explique que la police républicaine serait raciste, ce faisant qu'il faudrait donc s'y opposer et résister, mener des opérations de désobéissance civile, que l'État français lui-même serait, ça dépend des jours colonial ou machin. À la fin, évidemment, ça donne des excuses aux violents pour s'attaquer à la République et aux policiers. Et d'ailleurs, si ces câbles ce matin, peut-être que les insoumis paniquent et en fait, on demandait à ces éléments d'arrêter tout parce que le fait que ça s'arrête du jour le lendemain, ça m'étonne quand même.
Il est 9h43, vous êtes sur Europe 1, nous sommes sur CNews, André Valigny est là. Vous trouvez qu'il est d'extra-droite, Jean-Philippe Tanguy ? Je ne connais pas assez pour... Non
mais
ce qu'il dit, vous trouvez que
c
'est des paroles d'extra-droite
?
Aujourd'hui, là ? Ce matin, il fait un constat qui est partagé par tout le monde. Cette violence est inacceptable, oui. Maintenant, il est dans un parti qui pratique le nationalisme et la xénophobie. Je vous propose d'écouter quelques séquences. Là, on va écouter plusieurs séquences parce qu'on n'en a pas écouté certaines mais je vous assure, il y
en
a sur les réseaux sociaux et ça donne une couleur, ça donne un miroir de ce qu
'est
la France aujourd'hui. Alors, il y a ce jeune homme qui lui, alors il ne
veut
pas travailler mais il le dit, il dit, voilà, il y
a
trop d'heures de cours. Ça se passe, je crois, près du lycée Chopin. Je veux avoir un lycée Chopin. J'espère qu'on ne casse pas les pianos.
Il n'est pas français.
Hier soir, vous vous étonniez qu'on donne le nom de Mandela à un lycée. C'est un nom étranger. Chopin n'était pas français non plus. Frédéric Chopin n'est pas français.
Il
est polonais. Il est polonais, Frédéric Chopin ? Oui, il est quand même très associé à
Jean-Luc Sende et à la France.
Et puis la Pologne,
pardonnez-moi, mais
la Pologne, c'est la France.
Il est venu, il a quand même vécu la France. La Marie
Lezinska, la Pologne, c'est la France,
chère camarade.
C
'est la
Pologne. C'est nos frères. Mais bien
sûr, la Pologne, c'est Louis XV. Non, c'est Henri
III. Henri III a d'abord été roi de Pologne et ensuite,
il a été roi de
France. Donc, bien sûr, et si vous me permettez, c'est Marie Lezinska qui était la femme de Louis XV. Et Marie Volevska, la maîtresse de Napoléon. Eh bien, vous voyez. Donc, voilà, tout ça, tout ça.
Je suis le même pays. Et je vais vous dire, allez à
Varsovie, allez à Varsovie, allez à Varsovie. Quand vous allez revenir à Paris, croyez-moi, vous allez voir le changement. Et allez à Gdansk. Allez, je veux dire, allez partout. C'est des villes magnifiques. Et on travaille avec une jeune femme qui s'appelle Magda, Magdalena
Dervich,
croyez-moi, qui est polonaise. Elle nous... T'as envie de temps en temps de t'exiler en Pologne. Croyez-moi. Il est 9h45. Écoutons ce jeune homme qui parle de l'éducation nationale et il a trop de cours. Jacques, vous disiez que... Il y en a, ils se lèvent tôt. Les matins, ils habitent loin. On vient, on a transfert à
gueule.
Voilà, c'est pas normal. Voilà,
j
'en ai marre. Je fais ça pour l'adhérente, sinon il
n
'y a rien. On n
'a
pas les plus.
Bon,
lui, il ne veut pas travailler.
Non, mais de toute façon, moi, je pense que tout le
monde n
'est
pas fait pour
jusqu'à 18 ans
être
assis sur une chaise 8
heures par jour à suivre
un enseignement général.
Je pense qu
'il faut supprimer le collège unique
et peut-être réorienter les élèves qui n'ont pas envie ni la motivation
de suivre un savoir généraliste.
Je
pense que c'est pas fait pour tout le monde. C'est accessible, ça doit être accessible à tout le monde, l'égalité des chances et c'est comme ça, d'ailleurs, le mérite.
Mais
je pense qu'effectivement, aujourd'hui, il
y
a un certain nombre d'élèves qui ne
sont
pas faits pour ça.
Et ça va régler le problème d'article.
Vous avez
vu cette intervention ? C'est pathétique,
c
'est consternant. On a l'impression que c'est un sketch de Grolande. On ne pourrait même pas donner écho à ce genre d'intervention.
Ah si, parce que c'est un événateur.
Mais dans le sens où cet individu ne représente rien.
Ah non,
je ne
suis
pas d'accord avec
vous.
Ils
sont nombreux, là.
Je ne suis pas d'accord avec vous. Je pense qu'au
contraire, cet
individu
est représenté... Chopin est un peu
français. Mais évidemment, Chopin et son
père est français. Chopin était français. Le père de
Chopin
était
un Lorrain qui retourne en Pologne et
sa mère était
polonaise. Tiens, on va écouter du Chopin.
Je demande à Lucas Buzetiel
de nous mettre un nocturne de Chopin.
Ça vous apprendra.
Il faudrait surtout le passer à ce gönome. Il faudrait surtout le passer à ce gönome et peut-être qu'il sortira grandi plutôt que d'une espèce de brouhaha, de gargarisme.
Soyez gentils. Il aura surtout son
bac avec mention grâce
à l'éducation nationale de M. Macron. Je voudrais qu'on écoute des séquences. Vous parlez, vous parlez, mais je voudrais qu'on aille écouter des séquences. D'ailleurs, on part pour Rennes. Qu'est-ce qui se passe à Rennes ? Est-ce qu'à Rennes, il y a quelque chose ? Me dit Lucas Buzetiel. Rennes !
Rennes
! Rennes ! Ça chauffe à Rennes ? Il y a pas mal de lycées qui sont fermés, mais effectivement, il continue d'y avoir des mobilisations. Là où nous sommes, on voit une vingtaine de cars de forces de l'ordre qui sont présents, qui sont prêts à agir. Quelques charges aussi de ces forces de l'ordre avec le camion à eau présent qui a été beaucoup utilisé hier dans les rues de Rennes. Ce lycée mobilisé, on voit qu'il y a un feu qui vient de se déclencher devant l'établissement des mouvements de foule où on compte environ 200-300 élèves qui sont mobilisés devant ce lycée.
C'est le seul où il y a vraiment une mobilisation où il y a du mouvement puisque l'autre établissement où il y a une mobilisation, c'est une mobilisation pacifique. Là, dans ce lycée qui est dans le nord de Rennes, mobilisation active avec des forces de l'ordre qui se tiennent à distance et qui réalisent quelques charges depuis une trentaine de minutes maintenant.
C
'est important effectivement et c'est pourquoi nous vous avons donné la parole à Rennes.
C
'était calme comme à Aubervilliers en début de matinée mais ça l'est peut-être un peu moins. Alors, écoutons vraiment des paroles de lycéens sur les terrains toujours au lycée. Chopin, je rappelle que Chopin, son père, était français comme précepteur. Il était le père de Chopin. et il s'est installé en Pologne. Et sa mère ?
Polonaise.
Et sa mère.
Je ne connais pas toute la famille de Chopin. Elle est polonaise, sa mère.
Mais non !
Il n'en est pas moins français. Il est installé.
Il a le droit d'être de... De toute façon, on va écouter la polonaise. Je demande à Lucas Budutile de sortir ce... Vous avez joué la polonaise quand vous étiez enfant. Vous ne jouez pas du piano ? Non. On m'apprenait tous à jouer du piano. Pas du tout. Mais je vous propose d'écouter au lycée Chopin des jeunes gens.
Nous,
ici, on fait un blocus pour revendiquer nos droits en tant qu'élèves. Donc déjà, il y a énormément de problèmes dans le système scolaire et l'argent qu'on a parce que l'État ne subventionne pas assez les lycées, les collèges, les primaires, notamment le département car nous avons un département de droite et ils choisissent de ne pas mettre de l'argent, donner de l'argent au lycée. Donc on a des lycées qui sont à moitié délabrés. On n'a qu'une partie rénovée. Il
y
a d'autres lycées.
C
'est largement pire. Donc on fait ce blocus contre Parcoursup parce que le système il est biaisé, ça met en compétition, c
'est
n'importe quoi. Les professeurs ils sont sous-payés et ce n
'est
pas possible. Nous, on vient là pour combattre toutes ces injustices. Mais malheureusement, il y
a
des gens violents qui viennent ici et qui décrédibilisent nos mouvements. Donc on n'est pas tous comme ça. Là,
il
y
a
des gens en ce moment qui sont en train de mettre des pétards et tout. Si vous pouvez montrer peut-être les lumières ou quelque chose. Il y a du vert,
il y
a du rouge. Il faut vraiment savoir que ce n
'est
pas du tout nous qui voulons ça. Nous,
on
est vraiment pacifistes. Nous, on veut juste revendiquer nos droits. On n'est pas du tout avec les gens qui font des trucs comme ça.
Ça, ça peut être intéressant. Vous voulez entendre ce qu
'elle
dit. C'est ce que je disais hier soir. Quel est le pourcentage de lycéens vraiment violents qui manifestent et le pourcentage inverse de ceux qui ne manifestent pas ? Il se trouve... Enfin, moi, je pense, j
'ai
l'intuition qu'ils sont minoritaires. Elle disait le département est de droite.
Elle n'est
pas contente parce que c'est
le lycée, c'est la région qui s'en
occupe. Alors, écoutez maintenant cette séquence. Regardez-la, bien sûr, et pour Europe 1, je vais la commenter. Je la trouve hallucinante, cette image, sidérante, tellement inquiétante. C'est un jeune homme qui prend son chalumeau et qui enflamme une jeune femme. Donc, non,
c
'est pas cette...
C'est celle-là, c'est celle-là. Un déodorant. Mais enfin,
mais comment est-ce possible ? Et personne... C'est quoi ? Un
aérosol.
Un déodorant. Un déodorant qui l'a enflammé. Mais enfin, c'est un vrai
sensable. C'est un geste culiné. Mais c'est
un vrai sensable. Moi, je voudrais le retrouver, ce jeune homme. Et vraiment, avec sa cagoule, je voudrais vraiment
le retrouver.
Oui, bien sûr, mais je voudrais surtout qu'il aille à l'ombre pendant quelques temps sur
une
femme.
Ils
prennent le surplus.
Sur une femme. N'inquiétez pas.
Qui
leur a
appris que résister, c'était être violent ? Qui leur a appris ? Mais ils sont
décérébrés, comme le disent notre ami. Alors, c'est pas moi qui l'ai dit. C'est comment dire ? Un homme de gauche. André Valigny. Qui a dit ça de ces jeunes gens. Mais manifestement, ce jeune homme, il est décérébré. Regardez la séquence camion-pompier à Marseille. C'est absolument incroyable ce qui s'est passé à Marseille. Et voilà. Ils en sont pris. Ils ont des jeunes gens
qui
ont entièrement cassé, fracturé les vitres. Regardez dans l'état dans lequel c'est des pompiers.
Et
ça se passe à Marseille. Et vous avez tous ces jeunes gens qui sont autour en train de crier je ne sais quoi. Alors, évidemment, la France insoumise est pointée du doigt. Et je voulais vous faire écouter deux ou trois personnes. Notamment, Raya de Rani,
qui
est visiblement le coordinateur de la révolte étudiante. Oui, c'est le patron
du
principal syndical lycéen. Et qui s'est présenté, lui, si j'ai bien compris, à la France insoumise. Il y
a
quelques
mots
municipales à Wattrolo dans le Nord. Écoutez, Raya de Rani.
Est
-ce qu
'on
va l'écouter ? Le gouvernement est coupable de chaque violence policière et il est responsable de l'entièreté de cette
situation.
D
'une part... Sur les violences policières, on l'a bien entendu. Mais je parle des violences, si je puis dire, du camp d'en face. Comment les qualifier ? Est-ce que vous les condamnez déjà ?
Bien évidemment que nous condamnons les
violences envers les personnels éducatifs parce qu'on estime que c'est contre-productif à notre mobilisation parce que les enseignants, c'est leur condition de travail quand même. Mais oui, je rejoins Sabrine sur le fait que cette colère, elle est légitime. Il faut l'entendre.
Oui,
elle
est légitime.
La
colère n'est pas légitime. Il faut arrêter maintenant. Non, mais... Désolée,
on a la chance d'être un pays où on a accès à l'éducation pour tous jusqu'au lycée. Oui, alors évidemment, il y a des contrariétés,
il
y
a
des locaux qui sont vêtus, etc. Mais ça ne justifie en rien cette colère, cette violence envers les policiers, envers le personnel enseignant. Il faut arrêter un peu. L'éducation est une chance. La France est un pays qui offre cette éducation à tous ses enfants. Et je veux dire, Jean-Michel Blanquer a dédoublé les classes de CP dans les banlieues pour que les élèves puissent étudier dans de bonnes conditions.
Il n'y a quand même pas
de professeurs qui veulent enseigner là-bas. Pourquoi, à votre avis
?
Il n'ose même pas le dire.
Les hommes politiques en France, il n'ose même pas le dire.
Révoltant.
C'est à M. Darmanin de le dire. C'est
à M. Jeffrey de le dire, votre discours. C'est au président de la République de le dire. Mais ils ont tellement la trouille. Ils ont tellement peur. Et les neuf années de Macron sont une catastrophe pour l'école. Il a eu huit ministres différents. C'est pire qu'avant.
Chaque
année, c'est pire. Chaque année, c'est pire, Eugénie. La trouille, c'est qu
'ils pensent
cela.
Non. Non, parce que leurs enfants, ils ne les
mettent pas à Saint-Denis.
Ils les
mettent à Franklin.
Excusez-moi.
Ils les mettent à Franklin, ils les mettent dans les bonnes écoles. Croyez-moi. Mais absolument. Et ils vont vivre là où ils ne sont pas en contact. Ils savent très bien ce qui se passe.
C'est ça, l'hypocrisie
massive.
Mais vous avez parfaitement raison, monsieur. Oui, bien sûr.
Mais
ils le savent très bien. Ils se filent de l'école publique. Ils se filent de l'éducation des gens. Ils ne s'intéressent qu'à eux, qu'à leur pomme. Ce n
'est
pas qu'ils ont peur.
C
'est
que
ça ne les intéresse
pas. Non, ça ne les intéresse pas.
Ils ont des mots extrêmement durs pour des gens qui sont dans les sites.
L'image en
direct de Rennes que je viens de voir avant de remercier Jean-Philippe Tanguy. Je veux dire, ça c'est Rennes. Mais Rennes, attention. Rennes, c'est un centre. C'est comme Nantes. Et là, c'est Châteaubriand. Donc, me dit Lucas Busutile. Donc là, c
'est
une image en direct. C'est marqué Rennes sur la gauche. Vous me dites Châteaubriand. C'est le lycée Châteaubriand, voulez-vous dire ? Ah, pardonnez-moi. C'est parce qu'il
y
a eu la ville également en Châteaubriand qui est tout près de Rennes. Lycée Châteaubriand de Rennes mais avec Mme Appert, maire de Rennes qui va au colloque la police tue. Qu'est-ce que vous voulez à Rennes et à Nantes ? Mme Johanna Roland qui s'est alliée avec la France Insoumise pour garder sa mairie. Vous avez effectivement des foyers d'insurrection dans ces villes. Ce n
'est
pas un hasard Rennes et Nantes. Bien sûr, ce n'est pas un hasard si le collège lycée Nelson Mandela a brûlé. Ça se passe à Nantes.
Il
est 9h55, on va marquer une pause. Merci M. Tanguy. Merci, bonne
journée.
Merci beaucoup d'être venu parmi nous.
Jean-Philippe Tanguy