17-Octobre : "Ça ressemble de plus en plus à une justice collective, expéditive" juge Manuel Bompard
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Débat de fond ou opération règlement de compte ?
- 2:49RelanceRéponse partielle
Vous lui demandez des excuses, mais est-ce que le Premier ministre a reconnu ses erreurs ?
- 3:26OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous de cette réunion avec le Premier ministre ?
- 5:16RelanceRéponse directe
Vous appelez à manifester samedi prochain, mais est-ce le bon moment au vu des violences ?
- 5:52FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il n'est pas temps de faire une pause dans les manifestations ?
- 6:32OuverteRéponse partielle
Si le gouvernement cède à vos revendications, y aura-t-il encore des manifestations ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:27Manuel BompardFait
« j'ai à lui demander des excuses, j'ai à lui demander des explications et j'ai à lui demander des réponses politiques à la colère de la jeunesse et à la colère d'une grande partie du peuple français. »
- 3:26Manuel BompardChiffre
« cette journée de manifestation elle a réuni entre 550000 personnes et 800000 personnes selon les organisateurs. »
- 4:38Manuel BompardFait
« par le blocage des prix, par le dégel du point d'indice, par l'augmentation des salaires, par l'encadrement des marges des raffineurs qui ont quand même été multipliés par 8 depuis le début de la crise. »
- 6:32Manuel BompardChiffre
« 93 % selon notre dernier sondage, mais qui dit aussi d'autres choses ? »
- 7:07Manuel BompardFait
« il y avait même des conseillers ministériels qui disaient "Bon, il y a la pluie qui arrive, ça va être les vacances scolaires, en gros, la jeunesse, elle va rentrer à la maison et elle obtiendra rien". »
- 7:39Manuel BompardFait
« vous rétablissez un impôt de solidarité sur la fortune, vous pouvez financer ces 10 milliards d'euros qui sont nécessaires. »
- 13:28Manuel BompardChiffre
« un français sur deux a peur pour sa sécurité physique, celle de ses biens selon cette même enquête d'opinion. »
- 14:44Manuel BompardFait
« il a reconnu un déploiement massif de force de l'ordre, possiblement le RAID et la BRI Sain dans les rues et des militaires de force. »
- 16:04Manuel BompardFait
« Le traitement judiciaire de ce qui s'est passé samedi dernier ressemble de plus en plus à une justice collective et expéditive. »
- 20:54Manuel BompardChiffre
« Il y a 10 ans le Rassemblement national était à 20 % à l'élection présidentielle et Doren avant il a annoncé à plus de 35 %. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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invité ce matin. Il sera tout à l'heure cet après-midi, précisément dans le bureau du Premier ministre comme d'autres chefs de parti. Que va-t-il lui dire ? Manuel Bompard, l'insoumis est mon invité ce matin.
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Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC BFM TV. Bonjour Manuel Bonpard, merci d'avoir accepté notre invitation dans ce studio ce matin. Je le rappelle, vous êtes le coordinateur national de la France insoumise et député à l'FFI des Bouches du Rô. Débat de fond ou opération règlement de compte. Je le disais dans quelques heures, vous serez dans le bureau du Premier ministre à Matignon à son invitation, vous et d'autres chefs de parti. Au vu des échanges de ces dernières semaines et même de ces dernières heures dans l'hémicycle, est-ce que vous à un moment donné vous vous êtes dit on ne s'y rend pas, ça ne sert à rien ? Non, parce que j'ai des choses à demander au premier ministre, j'ai à lui demander des excuses, j'ai à lui demander des explications et j'ai à
lui demander des réponses politiques à la colère de la jeunesse et à la colère d'une grande partie du peuple français. Vous lui demandez des excuses, vous lui avez écrit d'ailleurs ce matin, je lui je lui ai envoyé un courrier ce matin que j'ai cigné avec Mathilde Pan qui est la présidente du groupe parlementaire et Manon Aubri qui est la présidente du groupe au Parlement européen. des excuses d'abord pour le fiasco qui a été la journée de de de samedi où à la souffrance des jeunes, des lycéens, des citoyens qui sont mobilisés, il a ajouté par son incompétence et par sa stratégie qui a été celle du pourrissement la souffrance de commerçants, la souffrance de citoyens qui voient leur mairie incendie ou dégradé et ça c'est sa responsabilité. Donc des excuses au
peuple français et puis des excuses à la France insoumise aussi parce que depuis plusieurs jours maintenant euh il se livre à une forme de manipulation pour essayer de faire croire que la France insoumise serait serait responsable de violences qu'elle a toujours refusé. Euh on est allé des manipulations, ça ce sont vos termes. Ce sont mes termes, mais ce sont aussi des faits puisque quand le journal Media Part publie un article dans lequel il indique euh et il cite un membre des renseignements qui dit que contrairement à ce que à la vie générale et unanime des renseignements, il a des consignes politiques qui lui demandent d'écrire que la France insoumise serait derrière les violences qui ont été commises samedi. Je pense qu'on est au-delà, si vous voulez, de la polémique politique.
Et ça j'ai envie d'y revenir avec vous un peu plus en profondeur. Euh Manuel Bompard d'ailleurs accusation parfaitement démentie par le premier ministre lui-même et ça aussi c'est pas c'est pas le seul vous savez après monsieur Bardella qui conteste les révélations de Méia Part monsieur le cornio aussi maintenant juste sur le la tenue de cette réunion euh vous avez envoyé vous nous l'avez dit encore ce matin envoyer cette ce courrier demandant des excuses, demandant des explications, demandant aussi de répondre aux revendications. Ça change un peu de ton avec les mots employés par Jean-Luc Mélenchon lui-même en disant "Oui oui, on va y aller à cette réunion et on pourrir ta réunion." Mais pour rire la réunion, ça veut dire ne C'est quoi pourrir la Réunion ? Je vais
vous dire très simplement, ça veut dire parler des sujets dont il ne veut pas que l'on parle puisque le Premier ministre nous envoie une invitation à une réunion après une journée de manifestation samedi qu'il faut quand même que tout le monde l'ait en tête parce que on a retenu et je comprends pourquoi l'émotion les les violences qui ont été commisesmotion et traumatisme aussi et des conséquences mais mais et bien sûr et je le comprends mais il faut aussi noter que cette journée de manifestation elle a réuni entre 550000 personnes et 800000 personnes selon les organisateurs. ce qui en fait la plus grosse journée de mobilisation en France depuis 3 ans. La dernière fois que y compris le ministère de l'intérieur annoncé des chiffres de mobilisation aussi importants. C'était le 1er mai 2020.
Mais vous en attendez quoi de cette réunion sincèrement ? J'attends que le gouvernement peutir quelque chose. Je je je l'espère, je le souhaite. J'attends que le gouvernement renonce à sa stratégie du pourrissement et reconnaisse que quand il y a une colère aussi importante dans le pays, il faut y apporter des réponses politiques. Donc moi, je vais y porter l'abrogation de parcours sup qui pourrit l'avenir de nos enfants. Je vais y porter le fait que le gouvernement débloque les 10 milliards d'euros qui sont nécessaires. C'est la plateforme des organisations syndicales, lycéennes et étudiantes pour rénover Exactement. pour rénover notre service public d'éducation et notre service public d'enseignement supérieur et de la recherche. Je vais aller y porter des
mesures contre la vie chère par le blocage des prix, par le dégel du point d'indice, par l'augmentation des salaires, par l'encadrement des marges des raffineurs qui ont quand même été multipliés par 8 depuis le début de la crise. C'est ça la réalité du pays aujourd'hui. Et monsieur le Cornu veut nous enfermer dans un débat qui serait uniquement un débat sur la police, a-t-il dit. Il a dans une interview dit "Je veux leur parler de la police." C'est pas moi, je veux lui parler des souffrances du peuple de France. peut vous parler aussi du renseignement, des manifestations à venir de l'encadrement aussi et de la sécurité autour de la présidentielle des manifestations à venir. Vous avez appelé vous la France insoumise à revenir dans la rue à l'appel de plusieurs manifestations
samedi prochain. Il y a eu des messages postés sur les réseaux sociaux. Vous après, je veux juste préciser un point, c'est pas nous qui avons appelé, c'est les organisations syndicales lycéen étudiantes qui non qui eux ont appelé à à manifester. Les organisations syndicales l'ont appuyé. Nous on appuie ces appels à la mobilisation parce que les revendications sont toujours là. Mais ça me paraît important de préciser dans le contexte que nous notre appel comme celui des organisations syndical qu'elle soit d'ailleurs lycéen étudiante ou professionnelle est un appel à des mobilisations qui soient des mobilisations massives et non violentes comme on l'a toujours fait. violente et pacifique parce que vous appelez à ce que vous dites la révolution citoyenne d'accord non
violente mais question qui m'a paraît de bon sens au vu la situation ultra polarisée au vu de la violence qui s'est exercée dans la rue ce matin est-ce que vous dites pas peut-être mettons-nous sur pause peut-être au vu de ce qui s'est exercé à Paris et dans plein d'autres villes je pense à Limoge le Sameri incendie est-ce que il est pas temps de faire une petite pause et puis et puis retourner dans la rue peut-être un peu plus tard madame d'abord la liberté de manifester les constitutionnelles. Les revendications dont même le président de la République, je veux souligner, dit désormais qu'elles sont légitimes les revendication ou quand vous publiez des sondages, vous dites que 80 90 % des gens sont d'accord avec ces revendications. 93 % selon notre dernier sondage, mais
qui dit aussi d'autres choses ? Oui, ben je vous en parlerai si vous voulez, mais je veux juste dire ces revendications, elles sont largement appuyées et soutenues. Si le gouvernement souhaite qu'il n'y ait plus de manifestation, il y a une solution très simple. il a qu'à céder à ses revendications et d'ailleurs il aurait pu le faire depuis des semaines et des semaines mais plutôt que de faire ça il a décidé de jouer la montre il y a même un conseiller min en tout cas il a joué décidé de jouer une forme de transparence en disant les 10 milliards aujourd'hui non je vais juste au bout les 10 milliards notamment l'abrogation de parcours sup est une chose les 10 milliards pour l'éducation nationale les universités les finances publiques ne le permettent pas et en disant et en disant il y a un
prochain rendez-vous un prochain rendez-vous démocratique c'est l'élection présidentielle et et au français de choisir d'abord il a joué la montre madame, je vais vous dire pourquoi. Parce qu'il y avait même des conseillers ministériels qui disaient "Bon, il y a la pluie qui arrive, ça va être les vacances scolaires, en gros, la jeunesse, elle va rentrer à la maison et elle obtiendra rien, circuler, il y a rien à voir." Et puis ensuite, en ce qui concerne le débat politique, c'est une question de choix politique. Est-ce qu'on pense que 10 milliards d'euros pour rénover, pour avoir des lycées de bonne qualité, pour avoir des enseignants en face de nos élèves, est-ce qu'on pense que c'est trop ? Moi, je pense pas. Alors, vous me dites comment on le finance. Je vous dis juste
une proposition. vous rétablissez un impôt de solidarité sur la fortune, vous pouvez financer ces 10 milliards d'euros qui sont nécessaires. Donc c'est un choix vous n'entendez pas l'argument qui consiste à dire et qui de bonne foi, il y a une élection présidentielle, ça c'est une réalité dans 6 mois. Donc encore une fois, ça fait partie de vos propositions de révolution citoyenne, de refondation totale de 6e République. D'ailleurs, vous concédez vous-même que certaines administrations mettront peut-être difficulté à l'ouvrage. Madame, je je comprends votre question. Évidemment qu'il y a une élection présidentielle et évidemment qu'on va pas régler tout maintenant, mais il y a une colère, il y a une exaspération et il y a une souffrance qui n'a pas le luxe d'attendre 6 mois pour être
satisfaite. Enfin, moi, vous savez, mardi soir, j'étais en réunion publique, juste ça, à Montbéliard. Des gens venaient me voir dans qu'est-ce qu'il me disait ? Il me disaient "Mais nous, on a arrêté tous les loisirs là dans la famille parce qu'on est obligé de remplir la voiture pour aller travailler." Et ben ça, ces gens-là, ils ont pas le luxe d'attendre 6 mois. Ils attendent des réponses immédiates du gouvernement. Mais est-ce qu'on peut vous rétorquer aussi Manuel Bompard ? condamn encore une fois ces violences ce matin à mon micro qui s et vous l'avez déjà fait plusieurs fois mais ce qui s'est exprimé dans la rue en marge des manifestations dont certains cortèges se sont bien passés c'est pas des revendications lycéennes quand 3000 commerces sont
pillés quand des violences sont exercées sur des policiers c'est pas des revendications lycéennes qui sont portées et j'en viens donc aux manifestations de ce weekend de premiers arrêtés d'interdictions ont été publiés pour des manifestations aujourd'hui dans certaines villes auavre ou à Rouan encore une fois des manifestations sessions sont interdites, on attend des décisions pour Paris. Qu'est-ce que vous dites ? Si elles sont annoncées, interdites, il faut y aller quand même tr Non, je trouve que ce n'est pas normal d'interdire ces manifestations et j'imagine qu'il y aura y compris des recours puisqu'il existe des recours juridiques quand il y a des arrêtés d'interdiction de ces manifestations. Mais attendez madame, c'est quand même extraordinaire. Il y a des
revendications qui sont légitimes. Le gouvernement peut décider d'y répondre, il n'y répond pas. une liberté constitutionnelle qui est la liberté de manifester. C'est pas à la France insoumise aux organisations syndicales ou au manifestants de garantir la capacité effective de pouvoir manifester. C'est au pouvoir public, c'est aux autorités de pouvoir conjuguer à la fois la liberté de manifester, la tranquillité publique et la sécurité des biens et des personnes. Et vous ne pouvez pas rendre responsable des centaines de milliers de manifestants qui sont venus pour manifester pacifiquement sur des causes qui sont justes. Je dis jeut pas fait que dégradations des des pillages dans des commerces. Les gens qui sont venus manifester pacifiquement, ils n'en sont pas
responsables. Ils ont le droit de continuer à pouvoir manifester. Ils peuvent oui courir des risques. Encore une fois, je vous le dis, on attend les réponses des des préfets. Mais si ces manifestations à Paris ou à Marseille par exemple interdis, ce serait révoltant. Et vous diriez quoi à vos militants à ceux qui veulent je je j'imagine d'abord ce n'est pas le cas pour l'instant à ma connaissance et ensuite si ça devait être le cas, j'imagine que les organisatrices et les organisateurs qui ne sont pas la France assommise contrairement à ce que raconte de manière mensongère le gouvernement j'imagine saisiront les tribunaux administratifs pour garantir le droit de manifester. Et encore une fois si le gouvernement veut qu'il n'y ait pas de manifestation, il y a une solution très
simple. Il a qu'à prendre la parole ce soir et c'est ce que je lui dirai cet après-midi à monsieur le Cornu. Il a qu'à prendre la parole à l'issue de la réunion qui va avoir lieu cet après-midi. Et il a qu'à dire che de l'État le fera hein. Oui. Et ben il a qu'à dire une chose très simple. On a entendu votre colère et on va prendre telle et telle mesure. J'en ai proposé un certain nombre à votre micro ce matin. J'aimerais avant d'en venir au traumatisme quand même de ce weekend dernier, manifestation en tout cas revendication légitime pour de très nombreux Français mais les conséquences sur la population sont aussi là. Juste sur le congrès du Rassemblement national à Orléan 10000 personnes 10000 militants du RN attendu et en parallèle des appels de la
gauche notamment de la France insoumise, du Parti socialiste, d'association, de syndical, la CGT à venir contemanifester. Il y a journée de samedi où là c'est déclaré en préfecture, il y a la journée de dimanche où là ce sont des associations antifa, jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de personnes sont attendues. Là encore une fois, est-ce que vous dites pause, calme au vu de ce qu'il pourrait advenir et des violences qui pourraient en découler. Madame, il y a une une initiative de mobilisation qui vient d'abord d'organisation syndical, d'association soutenu par un certain nombre de formations politiques qui veulent à l'occasion de cet événement du Rassemblement national exprimer leur opposition aux idées du Rassemblement national. Enfin, j'espère que dans ce
pays, on a encore le droit de manifester pour exprimer son opposition aux idées du Rassemblement national. Et comme sur les manifestations, euh notre appel et l'appel des organisations syndicales et des associations, c'est un appel à des manifestations qui soient des manifestation pacifique et non violente comme on l'a toujours fait. Donc là aussi, c'est aux autorités de pouvoir garantir la capacité de la liberté d'expression et la liberté de manifester son des droits constitution. C'est la journée de samedi avec sans doute je crois Balioko pour vous représenter pour la France insoume. Moi je parle plutôt de la journée de dimanche. La manifestation a été a été arrêtée a été interdite. Une manifestation à laquelle la France insoumise a appelé à participer pu des associations
d'antifar, des associations d'ultra gauche, ça c'est les autorités qui prennent leur décision. Mais en tout cas pour en ce qui nous concerne, nous on appuie la mobilisation de samedi et on continue à l'appuyer parce qu'elle nous paraît légitime sur les manifestation et le traumatisme encore une fois j'y reviens de samedi, 3000 commerces pillés et donc ce sondage que est là publié pour BFM TV, un français sur deux a peur pour sa sécurité physique, celle de ses biens selon cette même enquête d'opinion. Dans ce contexte, si français sur 10 6/ 10 considèrent qu'il va falloir se protéger par ses propres moyens, que vous inspire ce type d'enquête, de réaction aussi ? Bah c'est c'est je c'est la conséquence, je pense de du fiasco qui a été la journée de samedi et de ce sentiment euh
et qui était une réalité d'ailleurs que le gouvernement, le ministère de l'intérieur ont été dans l'incapacité de garantir la sécurité des biens et des personnes alors que c'est leur rôle. Et donc évidemment, je ne le partage pas, mais je comprends qu'il y a des gens qui disent "Oh là là, mais ma sécurité peut être en danger." Mais je leur dis franchement, c'est pas comme ça qu'on va régler le problème. Euh parce qu'on est dans un état qui a un état de droit et il appartient aux autorités, il appartient aux forces de sécurité, il appartient euh à la police de garantir la sécurité de tout le monde tout en garantissant la liberté de manifestation, les droits fondamentaux et les libertés constitutionnelles. Donc voilà ce que j'ai à dire en ce qui me en ce qui me concerne. Et quand on parle de
garantir la sécurité des biens et des personnes, c'est à la fois garantir le fait que des commerçants ne voient pas leur commerce attaquer. C'est de garantir le fait que nos bâtiments publics ne soient pas dégradés. Mais c'est aussi garantir le fait que quand on va dans une manifestation, on repart pas avec un œil en moins ou avec une main arrachée. Parce que ce qui est dramatique samedi, c'est que vous avez eu et des commerçants et des bâtiments publics et des manifesteurs qui ont été maltraités. Donc ça a été vraiment une faillite et un fiasco sur toute la ligne avec une absence d'anticipation, un amateurisme absolument incroyable. Enfin, on nous annonçait entre 60 et 100000 personnes dans la rue, il y en a eu entre 550000 et 800000. Ça vous reconnaissez que le gouvernement
a aussi reconnu des défaillances ? Ça a fait partie de Oui, conclusion et l'entire parce que il a reconnu un déploiement massif de force de l'ordre, possiblement le raid et la BRI Sain dans les rues et des militaires de force. C'est pas comme ça qu'on résout le problème. Non, parce que vous ne pouvez pas gérer ou traiter des manifestants pacifiques comme des adversaires ou comme des ennemis dans une démocratie. Ça ne peut pas fonctionner comme ça. Mais là, on parle pas de manifestant pacifique Manuel par on parle de ceux qui avaient décidé dès le milieu de journée d'affronter les forces de justement c'est ça qui a été à mon avis un un des éléments du fiasco de de samedi, c'est que le sentiment ça a été que les autorités se sont concentrées sur les manifestants pacifiques au lieu
de garantir la sécurité des biens et des et des personnes dans les rues aux alentours. Ça à mon avis ça participe du fiasco qui a été celui de la journée de samedi. La réponse pénale aussi euh euh veut être au rendez-vous, en tout cas dans la bouche du garde des SAAUA, des enquêtes laissées euh lancer de la vidéo surveillance aussi décortiquée par les enquêteurs. On apprend information BFM TV que 350 vidéos de pillage ont été volontairement envoyé à la préfecture de police de Paris. Vous dites acte citoyen ou délation ? Est-ce que vous faites une différence entre ça et par exemple un hashtag lancé sur les réseaux sociaux balance ton pilleur qui montre le visage pas du tout anonymisé de personnes qui ont volé dans les magasins ? Je je je dis que le traitement judiciaire de ce
qui s'est passé samedi dernier ressemble de plus en plus à une justice collective et expéditive. Et d'ailleurs, c'est ce que disent un certain nombre d'avocats. Pardonnez-moi, mais quand vous pardonnez-moi, mais quand vous avez un procureur Pardonnez-moi, mais quand vous avez un procureur qui euh requis a requis 14 mois de prison contre un homme qui a ramassé une boîte de lait infantile en passant devant une pharmacie, 14 mois de prison, et que vous avez une responsable candidate à l'élection présidentielle qui s'appelle Madame Le Pen et qui a détourné 4 millions d'euros et qui écope pas d'une peine aussi sévère. Oui, je trouve que là il y a clairement un deux poids de mesure dans les réquisitions qui sont les réquisitions du procureur. Et moi je mets en regarde tout le monde et moi je
mets en regarde tout le monde conteste pas madame je regarde tout le monde. La brutalité c'est pas l'efficacité. La brutalité c'est pas l'efficacité. Vous prenez un exemple d'une boîte de lait dans une pharmacie. Très bien. Je n'ai pas ces cet exemple en tête. Il y a des exactions qui ont été commises bien plus graves et des vol en masse bien plus grave auss pour ça je vous ai parlé d'une justice expéditive et collective. qu responsation bâtiment ne doit pas être condamné. Je vous dis pas ça. Évidemment qui doit l'être mais je dis que au nom de l'émotion que je comprends bien de la journée de samedi, on peut pas faire n'importe quoi. Il faut être capable de garder du sang froid, il faut être capable de faire attention parce que sinon on dérive et petit à petit toutes
les libertés fondamentales elles tombent et petit à petit on va dans un état qui est un état de plus et un régime qui est de plus en plus autoritaire. Donc, il faut être capable, et c'est ça qu'on attend des responsables politiques, de garder du sang froid dans ces moments-là, de pouvoir à la fois répondre à à l'émotion mais de pas faire n'importe quoi. Et et là, j'ai l'impression qu'on fait n'importe quoi. Et donc, je pense que c'est important de le dénoncer. Peut-être que ça sera pas populaire, hein, mais je le fais quand même parce que moi je crois à des principes, je crois à l'état de droit et je crois que ce qui doit régir ces principe et y compris les principes de la de la justice, c'est la proportionnalité des peines, c'est l'individualisation des peines et on
fait pas n'importe quoi. Vous croyez à l'état de droit alors que Sébastien Lecnu vous accuse justement de ne pas être le parti de de l'état de droit, vous avez saisi la Cour de justice de la République ou pas encore ? elle est en cours et elle sera déposée évidemment en ce qui concerne les révélations qui dont je parlais tout à l'heure qui sont les révélations de cet article de de Méia Part on a des témoignages qui sont absolument stupéfiants et s'il s'avère et si je saisis la Cour de justice de la République c'est pour qu'il puisse avoir une enquête sur ce sujet mais s'il s'avère comme le dit ce témoignage dans Media part que le gouvernement a donné des consignes politiques politiques démenti par le premier ministre et le ministre de l'intérieur ou mais monsieur le cornu peut dém
mentir. Il y a un témoignage à travail journalistique avec des sources dans lequel il est dit en gros on demande au renseignement territorieux d'expliquer que c'est la France insoumise qui est responsable de ce qui s'est passé samedi alors que ça ne correspond pas du tout à nos analyses de terrain. Donc oui, évidemment je vais le faire et puis il va y avoir une commission d'enquête puisque la présidente de l'Assemblée nationale, j'en suis tout à fait d'accord a décidé de mettre en place une commission d'enquête sur la mme si la France insoumise parce qu'on l'a appris aussi la France insoumise de le Rassemblement national n'en feront pas partie. Si si on en fera partie, on sera pas dans les rapporteurs. Vous serz pas dans les rapporteurs absolument. choses différentes et donc
moi je souhaite que dans cette commission d'enquête bah les révélations de cet article de mé médiia part soient aussi examiné parce que en France on a pas le droit de manipuler les services de renseignement pour essayer d'abattre une opposition politique. Et vous voyez ça participe des méthodes qui sont les méthodes de ce gouvernement et que je vous disais l'état de droit tout à l'heure monsieur le cornu peut donner des leçons mais quand on fait ça on n'est pas fidèle à l'état de droit. Qu'est-ce que vous reprochez à ceux qui vous disent que vous maniez l'ambiguïté que vous maniez un double langage ? Comment est-on arrivé à ce que le président des Républicains ou encore le deuxième personnage de l'État lâché envisage pose la question de l'interdiction de la France insoumise ?
Bah c'est à lui qu'il faut poser la question. Comment a-t-il pu dériver en courant derrière l'extrême droite vers des mesures qui sont des mesures absolument grottesques comme celle qui propose et absolument contraire à tous les ces démarches puissent s'aboutir à quelque chose ou c'est uniquement je pense que je pense qu'il y a une forme de course qui est engagée à droite et à l'extrême droite où les gens pensent que en étant les plus vigoureux ou les plus insultants contre la France assoumise, ils vont progresser dans les sondages. J'observe que monsieur Rota qui s'est fait le spécialiste de ça est en train de plonger puisqu'il est autour de 5 % dans les sondages ou un sénateur Horizon qui hier Ouais mais je vois bien la dérive de tout cet espace politique de
qui hier dans les mes cycles lisait son texte et commençait son intervention par continue comme ça Jean-Luc pour l'instant c'est un sans faute. le SMS que j'aurais envoyé si j'étais Marine Le Pen parce que Marine Le Pen n'est-elle pas dans cette affaire dans ces manifestations la grande gagnante en se posant comme le parti de l' sénateur que vous venez citer c'est donc un sénateur horizon c'est une personne qui gouverne qui gouverne le pays depuis 10 ans et qui vous mettez donc dans quelqu'un qui gouverne le pays depuis 10 ans. Il y a 10 ans le rassemblement national était à 20 % à l'élection présidentielle et Doren avant il a annoncé à plus de 35 %. Bon, moi je veux bien qu'on m'explique que c'est la France insoumise qui est responsable de ça, mais ce monsieur, il
devrait se l'envoyer à lui-même le SMS en fait pour dire comment on a pu en arriver là. Pour le reste, la France insoumise, elle elle combat le gouvernement et elle combat l'extrême droite et elle a aucune leçon à recevoir de qui que ce soit sur sur ce sujet. J'ai entendu d'autres sénateurs tenir des propos qui sont des propos extrêmement extrêmement dangereux. Madame, vous parliez d'ambiguïté tout à l'heure. Moi, vous savez, des ambigués, j'en ai aucun dans mon discours. Moi, je crois à la mobilisation massive, pacifique, non violente et à la révolution par les urnes, c'est-à-dire à la prise du pouvoir par les urnes pour changer radicalement la société parce qu'on a besoin de changer radicalement cette société. Et la violence, la violence c'est celle d'un pouvoir qui
est dans le déni, dans le mépris, qui multiplie les 493, qui passe en force sa politique. Voilà, c'est pas ma politique à moi. Une partie donc du message que vous délivrerez à Sébastien Lecnu à 14h30 cet après-midi. Merci Manuel Bompard d'avoir été mon invité ce matin. Il est 8h50 et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Et tout de suite, c'est Loï Besson pour le 912. Bonjour Loï. Bonjour Marie. Bonjour à tous. C'est un invité exclusif dans un instant sur BFM TV. Le procureur de Marseille prend la parole pour la première fois depuis le weekend dernier après avoir suivi toutes les comparutions immédiates des casseurs. Quelle réponse de la justice ? On va bien sûr lui poser la question. Comment éviter un nouveau samedi noir avec des casseurs un peu partout en
France ? Les Français s'organisent. Vous êtes désormais majoritaire
Manuel Bompard