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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 4 décembre 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & élections

Jean-Philippe Tanguy : "Le gouvernement a refusé toutes nos baisses de dépenses !" (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 60 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21FerméeRéponse directe

    Le RN, terreur du budget Barnier, à quoi vous servez aujourd'hui ? Est-ce que vous pesez encore ou vous êtes devenu spectateur ?

  • 2:27RelanceRéponse directe

    Qu'on retient vos alertes sur les hausses d'impôts, mais ce que l'on retient aussi c'est que les macronistes et la droite n'ont cessé de vous accuser d'avoir augmenté les impôts de 34 milliards d'euros.

  • 3:38FerméeRéponse directe

    Vous n'êtes pas d'accord avec eux ?

  • 3:48OuverteÉludée

    Amélie de Montchalin rappelle que le déficit de la Sécurité sociale atteindrait 29 milliards d'euros et met en garde les députés.

  • 4:14FerméeRéponse directe

    C'est ça que vous voulez ?

  • 4:30RelanceRéponse directe

    Mais vous ne voulez pas le changer ce déficit en votant un budget justement qui corrige la trajectoire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Invité politiqueFait
    « C'est nous qui avons alerté et obtenu par exemple la suppression des 500 millions d'euros de hausses de taxes foncières qui étaient cachées à Bercy, que nous avons débusquées, dénoncées, puis fait annulées. »
  • 0:46Invité politiqueFait
    « J'espère qu'on va faire la même chose sur les 2 milliards de crédits carbone que nous avons aussi débusquées la semaine dernière, qui vont entraîner une hausse très importante des carburants. »
  • 1:03Invité politiqueChiffre
    « Nous avions demandé un rapport à la Cour des comptes en 2024, qui était passé à LAS, qui montrait que ces 6 milliards d'euros de 8 milliards l'année prochaine ne servent à rien, sont détournés largement pour 100 euros pris aux Français. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Mais oui, mais c'est complètement faux, c'est quand même hallucinant que ce genre d'informations puisse circuler. »
  • 2:50Invité politiqueChiffre
    « La fraude fiscale des multinationales est de 26 milliards. »
  • 3:22Invité politiqueChiffre
    « Ah ben c'est 24 milliards de hausse d'impôts. »
  • 3:36Invité politiqueChiffre
    « Et augmenté les dépenses de 12 milliards. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « Ils ont refusé, Mme Lambret, toutes les baisses de dépenses que le Rassemblement National a proposées, aussi bien sur le PLFSS que sur le PLF. »
  • 4:52Invité politiqueChiffre
    « 16 à 18 milliards d'euros d'économie qu'on peut faire dès la première année. »
  • 5:47Invité politiqueFait
    « Au Sénat, ils ont décidé que les retraités au-dessus de 1 400 euros étaient des privilégiés et qu'il fallait geler leur pension. »
  • 6:09Invité politiqueFait
    « Vous avez un mandat de sénateur, vous avez une retraite de 1 800 euros. Mais alors 1 400 euros, c'est trop. »
  • 6:48Invité politiqueFait
    « Mais ces 12 milliards d'euros, c'est encore un chiffre bidon qui circule depuis un an sans que personne ne vérifie rien. »
  • 13:22Invité politiqueFait
    « On considère que le vote qu'a opéré l'Assemblée nationale contre l'accord de 1968 entre la France et l'Algérie a opéré une forte pression et nous, on considère que ça a joué un rôle important. »
  • 14:21Invité politiqueFait
    « C'est que le début et j'espère que ça montera en puissance et ça montre que sur le terrain, nous sommes de plus en plus présents en lien avec nos scores, en lien avec notre enracinement, en lien avec le résultat de nos maires sur le terrain, le bilan qui est semé autour d'eux. »
  • 22:14Invité politiqueFait
    « Il a suffisamment d'expérience et les Françaises et les Français lui reconnaissent. Ils lui ont donné deux fois la victoire aux élections européennes. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy63 %
  • Présentateur19 %
  • Invité10 %
  • Locuteur non identifié5 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, on va parler de votre stratégie pour les municipales, de vos encombrants amis ou ex-amis au Rassemblement National aussi. Mais d'abord, vous êtes présenté, vous allez nous dire ce que vous en pensez tout à l'heure, vous êtes présenté comme le monsieur économie du parti. Or, dans cette séquence budgétaire, on entend surtout le PS qui a obtenu des concessions, on entend Edouard Philippe dont les troupes pourraient tout faire capoter, mais vous, le RN, terreur du budget Barnier, à quoi vous servez aujourd'hui ? Est-ce que vous pesez encore ou vous êtes devenu spectateur ?

0:29
Jean-Philippe Tanguy

Non, pas du tout. Je pense que nous parlons essentiellement des alertes du Rassemblement National, notamment sur les hausses d'impôts. C'est nous qui avons alerté et obtenu par exemple la suppression des 500 millions d'euros de hausses de taxes foncières qui étaient cachées à Bercy, que nous avons débusquées, dénoncées, puis fait annulées. J'espère qu'on va faire la même chose sur les 2 milliards de crédits carbone que nous avons aussi débusquées la semaine dernière, qui vont entraîner une hausse très importante des carburants.

Et puis ça permet aussi de montrer que ces certificats d'économie d'énergie ne servent à rien, puisque nous avions demandé un rapport à la Cour des comptes en 2024, qui était passé à LAS, qui montrait que ces 6 milliards d'euros de 8 milliards l'année prochaine ne servent à rien, sont détournés largement pour 100 euros pris aux Français. Il y en a à peine 30% qui arrivent pour faire des vraies économies d'énergie, donc quand même un taux de fraude et d'efficacité de 70%. Mais il y a beaucoup de gens qui se rincent là-dessus, parce qu'en fait derrière c'est quoi ?

C'est quand même des schémas de corruption, c'est des schémas de conflits d'intérêts permanents qui pompent de l'argent des Français pour s'enrichir. Ça sert à quoi de voter des choses si à la fin on ne vote pas le budget ?

1:31
Invité

Ah bah ça je ne vous fais pas dire, mais qu'est-ce qu'on a voté en fait ? Dans ce dont vous parlez, tous ces députés qui parlent entre eux, et puis à la fin on voit notre jeu entre l'Assemblée et le Sénat, les gens nous en parlent beaucoup.

1:41
Jean-Philippe Tanguy

Nous depuis le début au Rassemblement National on dit que la stratégie de M. Lecornu qui a l'air très sympathique est une stratégie de diversion, et qu'en fait à partir du moment où les républicains de M. Vauquid-Rotaillot et les socialistes n'ont pas censuré M. Lecornu, il a pu déposer un budget, et une fois que ce budget est déposé, on arrive lentement et sûrement par l'épuisement du Parlement, parce qu'il n'y a pas de majorité en fait, et ils font semblant, à soit des ordonnances, soit une loi spéciale, et on repartira encore sur un cycle interminable.

Non mais moi je n'y prouve pas de lassitude, par contre j'ai peur que les Françaises et les Français qui ont des vies extrêmement difficiles, des occupations très importantes, eux se disent que le Parlement ne sert à rien, et de guerrlasse, puisse accepter ou en tout cas tolérer un budget qui va créer 19 milliards d'impôts et qui continue d'augmenter la dépense d'ailleurs.

2:27
Présentateur

Je vous dis Jean-Philippe Tanguy, pardon, mais qu'on retient vos alertes sur les hausses d'impôts, mais ce que l'on retient aussi c'est que les macronistes et la droite n'ont cessé de vous accuser d'avoir augmenté les impôts de 34 milliards d'euros.

2:35
Jean-Philippe Tanguy

Mais oui, mais c'est complètement faux, c'est quand même hallucinant que ce genre d'informations puisse circuler.

2:40
Présentateur

C'est complètement fait, il y a un seul budget, mais ce n'est pas des taxes. L'impôt sur la fortune productive, la taxe sur les superdividendes.

2:46
Jean-Philippe Tanguy

Vous reprenez le truc, ce n'est pas une taxe, il y a un dispositif de lutte contre la fraude fiscale. La fraude fiscale des multinationales est de 26 milliards. Donc moi j'aimerais bien qu'on arrive à éliminer toute la fraude fiscale des multinationales, ça m'étonnerait qu'on y arrive juste en votant un texte. Mais c'est répété partout, depuis des semaines. Et pendant ce temps-là, on ne parle pas des vrais taxes, c'est-à-dire les 19 milliards d'impôts qui sont dans le budget. Ce n'est pas une invention, c'est la réalité. Et là, plus personne n'en parle. Donc cette stratégie de diversion, ça fonctionne très bien.

Et quand même, avant-hier, les républicains, les socialistes et les macronistes ont voté la loi de fin de gestion pour 2025. Et c'est quoi cette loi de fin de gestion ? Ah ben c'est 24 milliards de hausse d'impôts. Et ça, c'est passé crème, ça n'intéressait personne, c'est hallucinant, c'est passé complètement sous la vague que les LR et le gouvernement ont acté qu'en 2025, ils ont encore augmenté les impôts de 24 milliards et augmenté les dépenses de 12 milliards. Alors vous n'êtes pas d'accord ?

3:38
Présentateur

Vous n'êtes pas d'accord avec eux ? En tout cas, il y a Amélie de Montchalin.

3:41
Jean-Philippe Tanguy

C'est hallucinant cette désinformation sur le budget.

3:43
Présentateur

Amélie de Montchalin, ministre du Budget, rappelle qu'en l'absence du budget de la Sécu, voté pour 2026, le déficit de la Sécurité sociale atteindrait 29 milliards d'euros et elle met en garde les députés, on l'écoute, c'était sur France Inter hier.

3:58
Locuteur non identifié

Ce que je peux vous dire, c'est que pourquoi on prendrait les décrets et pourquoi on serait obligés de les prendre ? C'est s'il n'y a pas de budget. S'il n'y a pas de budget, je ne peux pas vous dire, vous voyez, les franchises, il n'y en aura jamais. Elles ne seront jamais doublées.

4:07
Présentateur

Donc le gouvernement pourrait être contraint, dit-elle, de doubler par décret les plafonds des franchises médicales. C'est ça que vous voulez ?

4:15
Jean-Philippe Tanguy

C'est déjà par décret le doublement des franchises médicales. Donc Mme de Montchalin essaie de mettre sur le dos du Parlement la responsabilité qui est la sienne. Le déficit que Mme de Montchalin annonce, ce n'est pas le déficit qui tombe du ciel, c'est le déficit d'un gouvernement auquel elles participent et les ministres des comptes publics.

4:30
Présentateur

Mais vous ne voulez pas le changer ce déficit en votant un budget justement qui corrige la trajectoire ?

4:34
Jean-Philippe Tanguy

Ils ont refusé, Mme Lambret, toutes les baisses de dépenses que le Rassemblement National a proposées, aussi bien sur le PLFSS que sur le PLF. Pourquoi ? Parce qu'au lieu de s'attaquer aux retraités, aux allocations familiales ou à la santé des gens, nous on s'attaque au guichet social de l'immigration, au coût de l'immigration. Ça, ils ne veulent pas s'y attaquer. 16 à 18 milliards d'euros d'économie qu'on peut faire dès la première année. Ils ne veulent pas s'y attaquer. Donc comme ils ne veulent pas s'attaquer aux grands tabous qui ont structuré l'échec du système depuis 50 ans, ils font payer.

Donc ils veulent désindexer les retraites, ils veulent désindexer les allocations familiales et les aides sociales, ils veulent taxer de 800 millions les tickets restaurants, bref, la purge sociale pour faire payer aux Français la facture qu'ils ne veulent pas faire payer à leur propre échec.

5:16
Invité

M. Tanguy, pour donner un budget à la France, Sébastien Lecornu doit envisager le 49-3, ce n'est pas de moi, c'est du président du Sénat, président LR Gérard Larcher, ce matin dans le Figaro. Finalement, est-ce que pour vous, Rassemblement National, cette utilisation du 49-3 permettrait d'adopter le texte sans vote, qui permettrait d'adopter le texte sans vote, n'arrangerait pas tout le monde, dont vous ?

5:35
Jean-Philippe Tanguy

Ah ben ça n'arrangerait absolument pas le Rassemblement National, puisque ce serait une spoliation des contribuables et des assurés sociaux, des malades. Pourquoi M. Larcher veut faire ça ? Parce qu'il veut que le 49-3 maquille ce qu'ils ont fait au Sénat. Au Sénat, ils ont décidé que les retraités au-dessus de 1 400 euros étaient des privilégiés et qu'il fallait geler leur pension. Donc François Hollande avait déclaré qu'on était riches à 4 000 euros, pour M. Larcher, qui vraiment est dans le besoin, et je pense qu'il a un petit peu de mal à finir les fins de mois, M. Larcher, c'est 1 400 euros à la limite. Donc on en est là.

Je rappelle que les sénateurs, c'est le dernier corps d'État, d'Élus, qui a un régime préférentiel pour les retraites. Vous avez un mandat de sénateur, vous avez une retraite de 1 800 euros. Mais alors 1 400 euros, c'est trop. Donc voilà, M. Larcher et ses amis, ils ne veulent pas qu'on voit leur turpitude, ils ne veulent pas qu'on voit leur choix, et donc ils veulent faire un 49-3 pour que ça passe crème, comme ça fait depuis trois ans.

6:21
Présentateur

Vous préférez une loi spéciale, Jean-Philippe, tant pis, qui coûterait, selon Bercy, 12 milliards d'euros à peine entrés en vigueur, et ensuite 1 milliard de plus par mois.

6:28
Jean-Philippe Tanguy

Mais franchement, moi je veux bien... Vous ne croyez pas à ce que dit Bercy ? Mais bien sûr que non, je n'y crois pas, parce que c'est faux.

6:34
Présentateur

Ça ne va rien faire, une loi spéciale, ça n'aura pas d'effet.

6:36
Jean-Philippe Tanguy

Mais une loi spéciale, par définition, ça fait des économies. C'est quoi ces 12 milliards d'euros ?

6:38
Présentateur

Et ça va empêcher des hausses de crédit, par exemple, pour l'hôpital ?

6:41
Jean-Philippe Tanguy

Oui, donc ça fait des économies. Non, l'hôpital, ce n'est pas des hausses de crédit. L'hôpital, il n'est pas défini par la loi spéciale. Il n'est pas défini par la loi spéciale, Madame Lambret, mais ce n'est pas grave. Mais ces 12 milliards d'euros, c'est encore un chiffre bidon qui circule depuis un an sans que personne ne vérifie rien. C'est quoi ces 12 milliards d'euros ? En fait, quand j'interroge Madame Monchalin, c'est qu'elle n'a pas pu spolier les gens l'année dernière. Comme on n'a pas pu, grâce au Rassemblement national, on a bloqué le gel des pensions de retraite, ils estiment qu'ils ont perdu de l'argent. Donc les Français ont gagné de l'argent, Madame de Monchalin en a perdu.

C'est ça la vision de l'économie de Madame de Monchalin, c'est que si elle n'arrive pas à piquer toujours plus d'argent aux Françaises et aux Français, toujours plus de prestations sociales, elle pense qu'elle ne fait pas d'économie. Donc faire des économies, c'est réduire le train de vie de l'État, c'est baisser la bureaucratie, c'est lutter contre les grands tabous, ce n'est pas donner, comme l'a fait hier le Sénat, 30 milliards d'euros à l'Union Européenne. Mais là, pour ça, il faut du courage, il ne faut pas juste passer sur France Inter pour insulter les Françaises et les Français qu'ils ne sont pas.

Et d'ailleurs, au terme de cette petite séquence de mensonges d'État relayés partout sur le budget, jamais le Rassemblement National n'a été aussi fort dans les sondages et on gagne au second tour, pour le moment, dans toutes les configurations. Et on parlera de votre stratégie politique après. Ce qui montre bien que dans notre démocratie, les Françaises et les Français s'informent, voient la vérité et que les petites magouilles de M. Wauquiez et du gouvernement, elles se voient.

8:00
Présentateur

– Et la vérité, justement, s'agissant de l'entourage du Rassemblement National, c'est la question que l'on se pose aussi aujourd'hui. Parce que David Racheline, proche de Marine Le Pen et Jordan Bardella, visé par des enquêtes judiciaires, a annoncé sa démission de son poste de vice-président du RN mardi. Quelques heures plus tôt, Marine Le Pen avait dit ne plus souhaiter qu'il soit vice-président. Pourquoi il était devenu trop encombrant, David Racheline ?

8:23
Jean-Philippe Tanguy

– Non, mais je pense que David Racheline était très clair dans son communiqué de presse et que la prise de parole de Marine Le Pen a été très claire. Donc vous savez, moi, je suis arrivé tardivement au Rassemblement National.

8:32
Présentateur

– En 2020 ?

8:34
Jean-Philippe Tanguy

– Donc moi, si vous voulez, j'ai quand même du respect pour des gens qui ont construit ce parti. M. Racheline a été un des premiers maires du Rassemblement National, un des premiers sénateurs, et ce n'est pas à moi de donner des brevets. Donc Marine Le Pen a pris position, Jordan Bardella a pris position, David Racheline en a tiré des conséquences, dont acte.

8:52
Invité

– Derrière vous, il y a une photo, pour ceux qui nous écoutent à la radio, il faut mettre le canal 16 et nous écouter, nous regarder à la télévision. Ce qui interroge, c'est cette éviction de David Racheline pour une photo avec l'ancien leader du GUD, Frédéric Chatillon, alors que Libération a révélé des éléments qui accréditent une contribution en sous-main de ce même Frédéric Chatillon aux campagnes présidentielles de 2022 et aussi en 2024 pour la propagande officielle du Rassemblement National. En fait, il n'était pas du tout tenu à distance, contrairement à ce que disait Marine Le Pen, Frédéric Chatillon. – Écoutez, si c'est en sous-main, c'est qu'il est tenu à distance.

– C'est lui qui touche l'argent, c'est une figère.

9:21
Jean-Philippe Tanguy

– D'accord, mais moi je ne suis pas au courant, et comme l'a dit Jordan Bardella avait déjà été interrogé sur cette interrogation, on n'est pas au courant du capital des entreprises. Enfin, vous, quand vous avez recours à des prestataires…

9:32
Présentateur

– Vous voulez dire que vous travaillez avec des gens, mais sans connaître l'actionnariat ?

9:35
Jean-Philippe Tanguy

– Sans connaître l'actionnariat, non, c'est rarement public. – Ça vous gêne pas ? – Si vous connaissez les actionnaires de toutes les entreprises avec qui vous travaillez, vous êtes très forte. – Mais vous, sur un plan personnel, ça ne vous gêne pas, cette proximité avec l'ancien leader du GUD ? – Mais moi, j'ai déjà dit plusieurs fois publiquement que je considérais qu'on n'avait pas à travailler avec des gens, comment dire, qui régulièrement affichent un soutien à un certain nombre de manifestations insupportables. Mais moi, j'ai déjà dit publiquement, et c'est d'ailleurs pour ça que nous ne travaillons plus avec ces personnes.

– Donc vous redites à Marine Le Pen qu'il faut couper les points et faire des châtiments ? – Moi, je ne dis rien, je ne dis rien à Marine Le Pen. Marine Le Pen n'a pas besoin que je lui dise quelque chose, elle le sait très bien. Et Jordan Bardella, lui aussi.

10:06
Présentateur

– Est-ce que vous, Jean-Philippe Tanguy, vous dites que vous êtes arrivé plus tard au Rassemblement National, vous saviez que Marine Le Pen et Jordan Bardella étaient très proches de David Racheline. Est-ce que cette proximité vous a dérangé ? Est-ce que vous estimez qu'il aurait fallu prendre de vraies distances plus tôt ?

10:24
Jean-Philippe Tanguy

– Non, mais moi, pas du tout. Moi, David Racheline, j'ai rencontré quelques fois, il était charmant, c'était un très bon maire, très bien réélu. Un peu plus, il a tiré les conséquences d'un certain nombre de choses. Moi, je n'ai aucune animosité contre David Racheline et ses électeurs non plus, visiblement. – Par contre, Frédéric Chatillon, quand vous compreniez bien, lui, par contre, vous voulez qu'il sorte du parti ? – Mais il n'est jamais été dans le parti. – Oui, mais tout ça, c'est des choses que vous répétez à Séné. – C'est une enquête de Libération qui a déjà outillé à des... – Oui, d'accord, avec Libération, ils racontent beaucoup de bêtises.

Par exemple, une fois, Libération, ils ont expliqué que j'avais fait payer les candidats régionales pour être sur la liste. Je le sais de première main, c'est complètement n'importe quoi. Donc, excusez-moi, je n'accorde pas spécialement de crédit à ce que dit Libération. Je ne suis pas un espèce de parrain de la mafia qui distribuait les places sur la liste en donnant un petit billet. D'ailleurs, si c'était vrai, je serais en prison et je mériterais de l'être. Donc, bon, tout ce que raconte Libération n'est pas parole d'or, c'est le moins qu'on puisse dire. Et genre, la liste est longue pour Libération.

11:12
Présentateur

– Jean-Philippe Tanguy, dans un instant, on va parler de la stratégie du Rassemblement National pour les municipales. Mais tout de suite, il est 8h45 et c'est l'Info en une minute avec Maureen Sunard.

11:19
Locuteur non identifié

– L'avocat de Christophe Glez dénonce sur France Info une parodie de justice après la condamnation en appel du journaliste français à 7 ans de prison en Algérie. Condamnation pour apologie du terrorisme après un reportage avec des dirigeants de la jeunesse sportive de Kabylie, un grand club de foot algérien. Sa famille espère une grâce présidentielle. Vladimir Poutine estime que sa rencontre avec l'émissaire américain Steve Whitkoff hier a été très utile. Des discussions autour du plan de paix américain pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Les négociations semblent pourtant coincées sur la question des territoires ukrainiens occupés par la Russie.

Steve Whitkoff va recevoir un négociateur ukrainien la semaine prochaine. De nouvelles mobilisations d'agriculteurs prévues en France aujourd'hui. Plusieurs rassemblements ont déjà recensé hier pour s'opposer à l'abattage massif des troupeaux de bovins en cas de dermatose nodulaire contagieuse. La colère monte depuis l'abattage d'un troupeau dans le doux mardi. Deux cas de coronavirus MERS détectés en France. Deux personnes de retour de l'étranger qui sont maintenant suivies à l'hôpital. Le maire s'est proche du SRAS. Le syndrome respiratoire aigu sévère, le virus est plus mortel mais moins contagieux. Seuls deux autres cas avaient déjà été détectés en France. C'était en 2013.

12:30
Présentateur

France Info

12:34
Locuteur non identifié

Le 8.30 France Info Agathe Lambret Paul Larouturou

12:39
Présentateur

Avec Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme. Avant de parler politique et municipale, on parle de Christophe Gleize, toujours prisonnier en Algérie.

12:49
Invité

Oui, Agathe, toujours détenue depuis mai 2024 en Algérie. Journaliste sportif français, condamné hier à 7 ans de prison en appel. Il est reconnu selon la justice algérienne coupable d'apologie du terrorisme. L'un de ses deux avocats, Maître Emmanuel Daoud, était invité de Jérôme Chapuis ce matin.

13:04
Locuteur non identifié

Je considère pour ma part que c'est un théâtre des ombres, qu'il y a des marionnettistes et que c'est une parodie de justice.

13:10
Invité

Le pouvoir pour obtenir sa libération ?

13:14
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, nous ferons pression sur l'Algérie, comme nous l'avons dit pour Bolem Sensal, qui a fini par être libéré. Nous, de notre point de vue, on considère que le vote qu'a opéré l'Assemblée nationale contre l'accord de 1968 entre la France et l'Algérie a opéré une forte pression et nous, on considère que ça a joué un rôle important. Donc on pense qu'il n'y a que le rapport de force qu'on comprenne l'Algérie. D'ailleurs, quand on parle de parodie de justice, on voit bien qu'on ne peut pas avoir de méthode démocratique normale, ordinaire, sereine, avec un régime qui utilise des prisonniers politiques comme des otages.

13:46
Invité

C'est le bras de fer qu'il a été reproché à Bruno Retailleau d'avoir une méthode musclée et après son départ, Bolem Sensal a été libéré. Vous, vous pensez que face à l'Algérie, sur le dossier Christophe Glez, il faut aussi montrer les muscles ?

13:56
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais il n'y a pas eu de lien temporel entre l'éviction ou le départ de M. Retailleau et l'albération de Samson Sensal. La concordance temporelle, elle est avec le vote du Rassemblement national à l'Assemblée contre les accords de 1968. Tout le monde peut le vérifier.

14:11
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, vous avez annoncé en début de semaine avoir investi déjà 600 candidats pour les municipales. C'est plus qu'en 2020, vous n'aviez présenté que 410 listes. Qu'est-ce que cela signifie ?

14:21
Jean-Philippe Tanguy

Déjà, c'est que le début et j'espère que ça montera en puissance et ça montre que sur le terrain, nous sommes de plus en plus présents en lien avec nos scores, en lien avec notre enracinement, en lien avec le résultat de nos maires sur le terrain, le bilan qui est sème autour d'eux. C'est quoi votre objectif cette fois ?

14:37
Présentateur

Parce que c'était un échec en 2020. Vous aviez gagné Perpignan, certes, mais vous n'avez pas réussi à vous importer.

14:41
Jean-Philippe Tanguy

C'est quand même la plus grande ville tenue par l'ERN, très bien tenue par Louis Alliot. Mais notre objectif, je les ai d'enfoncer une porte ouverte, c'est de convaincre le plus d'habitants de nous confier l'ERN de leur commune. Des maires qui ont un bon bilan et qui peuvent rejoindre aussi d'ailleurs le Rassemblement national sur la base d'une charte, que Julien Sanchez, député européen, ancien maire de Boquer, qui fait partie de cette génération d'élus qui ont démontré les capacités et les qualités des élus au Rassemblement national peuvent signer pour rejoindre le mouvement.

15:07
Présentateur

C'est une charte pour convaincre ceux qui ne veulent pas être officiellement investis par l'ERN d'être soutenus par vous. Mais en échange, vous leur demandez notamment d'apporter leur parrainage à Marine Le Pen pour la présidentielle. C'est quoi ? C'est un échange de bons procédés ou c'est du chantage ?

15:22
Jean-Philippe Tanguy

Ce n'est pas vraiment du chantage. Je ne puisse pas dire que cette signature soit très insupportable pour les maires. C'est juste que quand vous rejoignez une famille politique, vous faites partie d'une aventure politique. Alors vous n'êtes pas forcément adhérents, mais vous soutenez forcément des propositions, un programme incarné par une candidate qui est Marine Le Pen à la présidentielle ou s'il y a une dissolution, Jordan Bardella à Matignon. Donc je pense que ça ne choque personne que quand vous acceptez le soutien d'un parti, en échange, vous soutenez sa candidate. Mais forcément avec l'étiquette ARN qui fait encore un petit peu peur à certains candidats ?

Non, ce n'est pas que ça fait peur. Il y a beaucoup de communes qui sont gérées de manière transpartisane. Sans étiquette. Pas forcément sans étiquette, mais ce n'est pas lié directement à un parti. C'est-à-dire qu'on peut partir à une famille de pensée, à un courant de pensée, s'inscrire dans un mouvement national patriotique sans vouloir prendre sa carte. Ça correspond à une philosophie dont les communes sont gérées.

Il faut bien le dire de plus en plus aussi, depuis la fin que moi je soutiens du cumul des mandats, je ne suis pas pour le cumul des mandats, où il y a un nouveau personnel politique qui est apparu localement qui est un cas personnel qui ne veut pas se lier aux questions nationales au-delà d'une inscription générale. Est-ce qu'à Bézier, vous mettrez un candidat face au maire sortant Robert Ménard ? Je crois que c'est possible, mais je ne sais pas.

16:32
Présentateur

Quand vous entendez Laurent Wauquiez, chef des députés de droite, expliquer qu'en cas de second tour, sans candidat LR, il invite à voter tout sauf LFI, c'est-à-dire pourquoi pas extrême droite, vous vous frottez les mains, vous vous dites que ces municipales peuvent être un laboratoire de l'Union des droites ?

16:49
Jean-Philippe Tanguy

Je ne crois pas qu'il y aura beaucoup de candidats d'extrême droite sans goût tour, mais c'est très bien

16:53
Invité

de se faire barrage aux insoumis. Vous dites que votre objectif, c'est la qualité plus que la quantité. Est-ce que vous pouvez garantir que cette fois-ci, parmi ces 600 candidats, cette fois-ci, il n'y aura aucun raciste, aucun antisémite, aucun homophobe, comme ça avait été le cas aux européennes ?

17:06
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais si vous voulez, tout pareil, ça a été tellement caricaturé. C'était une liste précise avec des faits ? Non, l'essentiel, c'était que des bêtises. Il y a eu quelques cas qui ont été immédiatement réglés.

17:18
Invité

Vous l'avez reconnu vous-même, vous aviez des brebis galeuses.

17:20
Jean-Philippe Tanguy

Oui, quelques cas. On les a pas inventés. Quelques cas, oui, pas du tout. L'ampleur qui a été donnée avec une fois plus l'espèce de racolage d'État monumental, avec un site spécial racontant absolument n'importe quoi sur des collègues formidables qui sont parfaitement avec des valeurs républicaines. Il y a même eu un rétropédalage dans le Morbihan où les médias avaient diffamé un candidat qui en fait disait le contraire de ce qu'on lui avait reproché. Bon, bref, c'est toujours pareil. En tout cas, cette fois, vous avez scanné les profils. Non, mais par contre, il y a un élu, Raphaël Arnaud, soi-disant antifa, qui a été élu, donc qui a été définitivement condamné à 4...

Vous parlez d'un député,

17:54
Présentateur

la France insoumise.

17:54
Jean-Philippe Tanguy

Oui, insoumis. Tout le monde savait qui c'était. On vous interroge sur les candidats municipaux. Tout le monde savait qui c'était. Il a été condamné. Et tout le monde a dit mais non, il est innocent,

18:07
Présentateur

vous, sciemment, vous avez fait autre chose. Vous, vous avez investi un candidat condamné pour terrorisme. Nicolas Batini-Abbastia condamné à 8 ans de prison pour terrorisme après un attentat à la voiture bélier en 2012. Oui. Et vous vous permettez de critiquer le député LFI ?

18:24
Jean-Philippe Tanguy

Oui, parce qu'il a été condamné actuellement. Monsieur, la personne dont vous parlez... Vous condamnez déjà

18:29
Présentateur

avant sa condamnation, Raphaël Arnaud, parce qu'il était FCS.

18:33
Jean-Philippe Tanguy

Non, il l'a accepté. Oui, mais parce que vous aviez vu les vidéos de M. Arnaud à l'époque contre M. Zemmour ou d'autres ? Bon, bref. Mais ça ne vous dérange pas d'inviter un candidat condamné pour terrorisme ? Mais excusez-moi, ce n'est pas ça. C'est que tout est bon à chaque campagne pour salir le Rassemblement National, pour nous faire porter tout et n'importe quoi. De toute façon, à la prochaine campagne, on sera aussi responsable des 50 ans de déficit, de la dette, de l'immigration, de l'échec de l'école, de l'appauvrissement des Français. Voilà, nous sommes dans l'opposition, nous n'avons jamais gouverné et nous sommes responsables de tout dans ce pays.

Moi, je vous dis, ça ne marche pas, ce n'est pas très intéressant.

19:02
Invité

Mais quand votre candidat sur le fond...

19:03
Jean-Philippe Tanguy

Par contre, vous voyez, ce week-end, sur les marchés de Noël de ma circonscription, la situation sociale est tellement grave que même pour faire un petit cadeau à 1 ou 2 euros, il n'y a plus de Françaises et de Français sur le marché de Noël parce que les gens n'ont plus de sous, ils n'ont plus d'argent et on leur raconte à la télé qu'il y a de la croissance et que tout va bien avec le pouvoir d'achat. Vous ne répondez pas à la question parce que vous condamnez... Non, mais moi, j'essaie de parler de mon pays, de mon peuple pour lequel je suis élu, pour lequel je me bats. Toutes ces histoires, toujours les mêmes. Vous en avez marre. On le voit aux candidats.

Non, mais ce n'est pas nos candidats, c'est votre vision de nos candidats. Et nos candidats, quand il y a un problème, quand il y a un problème, monsieur, ils sont évident... Mais il faut être condamné. Non, pas du tout,

19:43
Présentateur

c'est juste qu'il a été condamné. Donc vous dites qu'il a été condamné, il a payé sa peine, donc vous assumez de l'investir. C'est ce que je dis, c'est vrai. qui promeut notamment la défense de la langue corse ou un statut de descendant. Vous, les patriotes... Vraiment défendre la langue corse,

20:00
Jean-Philippe Tanguy

c'était...

20:00
Présentateur

Vous pouvez vous laisser finir une question, s'il vous plaît ? Pardon, mais Marine Le Pen s'était opposée à l'enseignement des langues régionales à l'école. Donc vous n'êtes pas tout à fait sur la même ligne de ce candidat. Vous, les patriotes, vous êtes maintenant pour l'apprentissage des langues régionales et la défense du peuple corse ?

20:15
Jean-Philippe Tanguy

On a toujours défendu les langues régionales, madame Lambret. C'est juste que c'était contre la co-officialité. Vous pouvez... Moi, je vois dans le... Je défends la langue picarde. On peut défendre...

20:23
Présentateur

Donc aucune contradiction dans votre soutien à ce candidat ?

20:25
Jean-Philippe Tanguy

On peut défendre une langue régionale mais considérez qu'elle ne doit pas avoir le statut officiel du français. C'est tout. Mais il n'y a aucune raison d'écraser les langues régionales, d'écraser les identités régionales pour être français. On est français et au sein de la civilisation française, il y a des identités régionales,

20:39
Invité

dont la Corse. Jean-Dane Bardella a donc reçu un oeuf lors d'une séance de dédicaces de 100 livres. Quand, en 2017, Emmanuel Macron, alors candidat, s'était lui aussi pris un oeuf en pleine figure au sein de la culture, vous n'avez pas entendu ? Ah bah si ! Regardez, Jean-Dane Bardella, Petit Archive, avait tweeté « Quoi de neuf ? Emmanuel Macron ? » Neuf, jeune mot avec le mot œuf. Quand ça concerne les autres, en fait, ça vous amuse ? Je ne sais pas. Jean-Dane Bardella,

21:01
Jean-Philippe Tanguy

je le crois, c'est avec 17 ou 18 ans. C'est votre réponse ? C'est la vie, en fait. Ce n'est pas de très bon goût, ce... Non, mais quand vous avez 17 ou 18 ans, vous n'avez pas la même attitude que quand vous êtes responsable politique, ça me paraît évident, en fait. Vous voyez, c'est incroyable, parce que vous ne dites pas, on a l'impression qu'il a fait ça en tant que président du Rassemblement National.

21:20
Présentateur

Il a évolué depuis, vous dites. Mais tout le monde évolue. Et justement...

21:23
Jean-Philippe Tanguy

Je suis sûr qu'à 17 ou 18 ans, vous n'étiez pas la même qu'aujourd'hui. En tout cas, moi, je n'étais pas la même et j'avais pas la même attitude, je n'avais pas le même comportement. Il y a des choses qui m'amusaient en privé qui ne m'amusent pas en tant que responsable politique. Vous n'avez pas forcément conscience, comment dire, de la gravité, effectivement, de ce genre existe. On vous entend.

21:36
Présentateur

Il faut qu'on avance, Jean-Philippe Tanguy. Justement, à propos de Jordan Bardella, Xavier Bertrand, qui était à votre place hier sur France Info, a dit ceci. Écoutez. Il parle de Marine Le Pen.

21:46
Locuteur non identifié

Elle n'a pas envie de se faire remplacer par Jordan Bardella parce qu'elle le connaît très bien. Quand j'ai indiqué qu'à 30 ans, vous pouvez avoir de très belles qualités mais que vous ne pouvez pas diriger un pays de 68 millions d'habitants, vous remarquerez qu'il n'y a personne au Rassemblement National qui a su trouver les arguments pour me démentir. Il y en a un. Mathieu Vallet, député européen, candidat à la mairie de l'île, qui a dit si, si, il a de l'expérience. Il a fait des jobs d'été.

22:05
Présentateur

Alors, allez-vous être aux yeux de Xavier Bertrand le deuxième à dire que Jordan Bardella a suffisamment d'expérience pour briguer l'Elysée ?

22:13
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais il a suffisamment d'expérience et les Françaises et les Français lui reconnaissent. Ils lui ont donné deux fois la victoire aux élections européennes et s'il n'y avait pas eu les magouilles du deuxième tour législative, il serait Premier ministre et la France s'en porterait bien mieux. On n'aurait pas des suspicions sur le fait de vouloir piquer encore du fric aux épargnants avec le livret A. On n'aurait pas la hausse de la CLG d'1,5 milliard. On n'aurait pas un Nutri-Score pour expliquer aux Françaises et aux Français qu'ils ont besoin d'une nounou pour s'occuper de la vie. Vous ne répondez jamais. On parle de Bardella, vous répondez sur le Nutri-Score.

Non, mais c'est-à-dire que si vous voulez... Le Nutri-Score, vous l'avez rejeté

22:43
Présentateur

alors que c'est une mesure de santé publique. Non, c'est une mesure pour expliquer aux Français

22:47
Jean-Philippe Tanguy

qui ne savent pas que manger un gâteau, c'est un petit plaisir. Les Français n'ont pas besoin de ministres et d'un état nounou pour leur expliquer ce qu'ils doivent manger. Tout le monde sait qu'il ne faut pas manger trop de Nutella et que le Coca sucré, ce n'est pas de l'eau. Voilà, tout le monde le sait. Il faut arrêter de prendre les Françaises et les Français pour des imbéciles. Pardon, vous coupez,

23:04
Invité

mais il faut vraiment qu'on vous pose la question qui aujourd'hui, la question qui s'épanche. Dans les colonnes du magazine Elle, en kiosque ce matin, article sur le fait que désormais Jordan Bardella est en tête des intentions de vote des hommes homosexuels au premier tour de la présidentielle. Et là, une petite phrase nous a intéressé avec Agathe. Vous dites, j'ouvre les guillemets, « Discriminer toute sa vie à cause de son nom, Marine Le Pen a cette même blessure que les homosexuels. Elle les comprend comme Mylène Farmer. » C'est-à-dire ? Je pense que c'est très clair. En fait, vous faites des réponses courtes des fois. C'est là où je vous demande de développer.

23:32
Jean-Philippe Tanguy

C'est très clair. Je ne vois pas parce qu'il n'y a pas besoin de commenter plus cette phrase. Je pense que les personnes homosexuelles ou non, d'ailleurs, qui sont sensibles aux discriminations et qui liront cette phrase la comprendront. Marine Le Pen a une sensibilité aux difficultés de la vie, aux aléas, aux discriminations, aux injustices qu'elle a beaucoup subies dans sa vie et qu'elle combat activement. Et elle incarne, en fait, elle-même par sa vie, par son parcours, par sa résilience, par sa force d'âme, cette capacité à se redresser, à affronter les difficultés de la vie. Voilà.

Se dire que malgré l'incompétence du gouvernement sur le pouvoir d'achat, la sécurité, sur la dégradation de la santé et sur, effectivement, la dégradation de la sécurité et du bien-être des personnes homosexuelles. Comment vous faites pour concilier

24:15
Présentateur

ces belles déclarations sur les homosexuels et le fait d'avoir Victor Orban comme principal allié qui fait interdire la marge des fiertés en Hongrie ?

24:23
Jean-Philippe Tanguy

Mais vous savez, déjà, cette marge des fiertés s'est tenue et nous, à titre personnel,

24:26
Présentateur

malgré l'interdiction par la police.

24:27
Jean-Philippe Tanguy

Elle s'est tenue et il n'y a pas eu de conséquences. Mais si, je réponds à la question. Mais non, la Hongrie est un pays souverain. Et moi, je suis un pays souverain et cet été, par exemple, il y a une espèce de serial killer qui visiblement a tué 4 personnes homosexuelles et ça n'a pas fait la une des journaux. Il faut qu'on termine. On n'en a pas parlé parce qu'il ne fallait pas déplaire aux faits que maintenant, dans notre pays, on tue des homosexuels et que le gouvernement est incapable de protéger les homosexuels contre la mort, pas contre des histoires surréaliste. On raconte pour faire peur aux gens.

Jean-Philippe Tanguy : "Le gouvernement a refusé toutes nos baisses de dépenses !" (France Info) — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote