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Podcast / conversationLe Figaro (sur YouTube)· 4 octobre 2019 36 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesImmigration & asile

Face à l’impeachment, quelle STRATÉGIE pour Trump?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quelles sont les stratégies possibles pour Trump face à l'impeachment ?

  • 2:05FerméeRéponse directe

    Les républicains ont-ils une chance de bloquer l'impeachment ?

  • 4:05RelanceRéponse partielle

    Les démocrates ont-ils eu raison d'engager cette procédure ?

  • 6:05OuverteRéponse directe

    Ce scandale peut-il fragiliser Trump avant 2020 ?

  • 8:05OuverteRéponse directe

    Le climat politique actuel est-il dangereux ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] bonjour à tous et bienvenue dans l'interaction épisode 69 intitulé impeachment quelle stratégie pour donald trump la maison blanche est entré dans une zone de turbulence inédite depuis eh bien la mise en route du processus d' impeachment il y a maintenant dix jours si donald trump ne se fait généralement pas prier pour monter sur le ring qu'elles sont vraiment ces choix c'est la question que l'on pose aujourd'hui à laure mandeville bonjour bonjour reporter au figaro et je rappelle votre livre qui est vraiment donald trump qui était sorti juste avant la présidentielle à vos côtés jean eric branaa bonjour bonjour maître de conférences à paris ii et je rappelle votre livre que vous avez d'ailleurs à côté de vous et s'il gagne est encore vous parler bien sûr de donald trump aux éditions vea presse et puis nous sommes également en ligne avec benjamin haddad chercheur en relations internationales à l'atlantique comme seul et puis par et auteur du livre le paradis perdu vous parlez de l'amérique de trump et c'est aux éditions grasset bonjour benjamin bonjour alors c'est une émission en direct n'hésitez pas chers internautes nous sommes sur le figaro sur facebook donnez-nous vos commentaires poser vos questions pour essayer de comprendre quelque chose à cette affaire eux craignaient et surtout à ses conséquences jean eric branaa déjà un petit mot sur le contexte nous sommes vraiment dans le tout début de la première étape de limp hitschmann c'est-à-dire l'enquète comment vont se dérouler les prochaines semaines alors peut-être qu'il se passera rien puisque vous l'avez dit aux néo pros des bûchers on est même avant puisque en réalité la procédure d' impeachment commence par une enquête mais elle commence surtout par un vote formel en séance plénière à la chambre des représentants et rien ne dit pour l'instant qu'on arrivera à ce vote si jamais on arrivé à ce vote c'est à dire qu'il y avait eu un vote avant en commission du renseignement qui a estimé qu'il ya suffisamment de charges contre donald trump on est à peu près sûr aujourd'hui que les démocrates voteront l'impeachment parce qu'il ya une majorité de députés de représentants démocrates qui ont annoncé qu'ils étaient en soutien mais avant cela c'est donc l'anc est donc chaque commission que comment fonctionnent les commissions qui sont chargés de chercher des documents dans cette affaire ukrainien alors il enquête était déjà annoncé depuis un moment oui c'est fait depuis que les démocrates ont repris la chambre des représentants il avait lancé un certain nombre d' enquête à peu près toutes les commissions du congrès et côté chambre des représentants travaillé pour des enquêtes qui concernait donald trump donc tout ça s'est élancé en réalité ce qui a changé depuis la déclaration de nancy pelosi c'est qu'il y a donc une enquête en vue d' impeachment c'est c'est vraiment là beaucoup plus formel et elle a été confiée à adam schiff le président de la commission à relais du renseignement qui donc conduit pour la chambre des représentants cette enquête la reprenant les éléments ou pas d'ailleurs puisque pour l'instant il a plutôt ciblé sur un seul point qui l ukraine mais il pourrait tout à fait en élargir le spectre adolphe deux ans que ça deviendrait très compliqué s'il faisait don pour des raisons politiques il a resserré sur les crêtes et et vous vous allez vous alliez y venir par dont la dernière étape de ce processus d' impeachment silva jusque là c'est le sénat lors il faut rappeler quand même qu'il ya une arithmétique au sénat qui fait que donald trump on va vous montrer d'ailleurs aujourd'hui comment se compose l'hémicycle du sénat essentielle 53 républicain 45 démocrates et deux indépendants il faut les deux tiers et donc donald trump n'a pas grande chance d'être destitué il y en a quasiment je dirais quasiment aucune à moins d'une révélation absolument extraordinaire dont pour l'instant nous ne savons rien je pense que les républicains vont jouer au contraire lac à la carte de la défense du président et que on est dans cette affaire comme on l'est depuis trois ans dans un contexte ultra politisé et ultra d'une amérique ultra divisé et qui se prépare pour générer un gigantesque combat de boxe ça va être extrêmement violent et et tout dans cette affaire est en fait dans la confrontation regarder le début on parlait de la dame adam schiff qui est à la tête de cette commission du renseignement et qui effectivement pour des raisons légitimes est indigné par le fait que le président des états unis ait eu l'audace de demander à un chef d'état étranger d'une certaine manière d'enquêter sur son celui qui pourrait être son adversaire et qui est joe biden mais on a mais en même temps ce que vont voir les américains c'est que ce même adam schiff le fait d'une manière qui est profondément partisane à la manière dont il loue cette enquête il commence le livre le premier ring qu'il assure sur ce sujet en se livrant à une espèce de 2 comment dire sortie théâtrale où ils déforment totalement les termes dans lesquels s'est passé la fameuse conversation téléphonique entre trump et c est ce président ukrainien et en gros en en expliquant que que trump a demandé de créer de la demande et aux ukrainiens de créer des informations des fausses informations pour faire tomber son adversaire ce qui n'est pas la réalité de cette conversation donc évidemment cela provoque déjà un tollé d'indignation sur les réseaux sociaux du côté républicain et est dans le camp républicain et dont on voit bien que tu faisais déjà la démission de la mouche mi février est d'ailleurs chief riquet a dit peut-être que cela constitue un acte de trahison on a déjà répondu à doom sur le figaro qui ne dit bonjour est ce que c'est ce processus de destitution une chance d'aboutir et bien effectivement en l'état pas grande chance puisqu'il faudrait que 20 républicains au sénat et bien vote pour destituer leur propre président première question pour vous madame vous êtes chercheur l'atantique compte seul il faut rappeler que vous êtes basé à washington après dix jours de dix jours après ce début de processus d' impeachment pour vous qui a la main aujourd'hui qui a le mieux mener sa barque les républicains et les démocrates alors c'est comme une histoire qui est assez accablantes pour donald trump et qui le met sur la défensive depuis le début puisque alors il faut quand même se rappeler et je pense que l'or l'a très bien expliqué on est dans un contexte depuis trois ans depuis le début de cette présidence même avant d'ailleurs extraordinairement clivant et partisans aux états unis donc ce type de scandale n'est n'est pas nouveau on a quand même passé deux ans à parler de rapport müller sur l' enquête avec la collusion avec la russie et tout aux états unis et l'ue à travers cette grille partisane si vous prenez le rapport valeur vous avez 55 % des américains qui considèrent qu'il est accablant pour donald trump 40% qui considèrent qu'il exonère totalement c'est exactement la ligne de partage sur la popularité et le soutien du président et tout est lui à travers ciel gris et cette histoire ukrainienne ne fera pas exception ce qui est vrai toutefois c'est que les républicains sont sur la défensive que la retranscription de l'appel entre le président tron belle présence d'hélène ce qui montre quand même clairement que le président travaille ses impressions sur son homologue ukrainien pour qu'il lui donne des informations sur joe biden ce qui est quand même un comportement inapproprié de la part d'un président est-ce que ça a une chance d'aboutir non puisque les républicains resterons soudés hausse à la chambre des représentants comme au sénat où ça compte le plus resterons soudés autour du président trump puisque vous l'avez dit pour la procédure de destitution de d'aller à son terme pour qu'elle aboutisse il faut la majorité de la chambre des représentants ce qui sera le cas puisque démocrate la contrôler mais faute de tiers après du sénat or les républicains contrôlent le sénat donc on verra pas vraiment les lignes bouger mais je pense qu'à un an de l'élection présidentielle américaine sacré pas une dynamique favorable pour donald trump mais fondamentalement c'est pas ça qui fera la différence l'an prochain en novembre 2020 on a déjà deux commentait à pau boulos l'odyssée d'une chasse aux sorcières alors c'est un vocable utilisé quasiment quotidiennement par donald trump et toufik te demande si tu aimes pitchouns et il a la faveur de trump pour les prochaines présidentielles jean eric branaa répondez-vous oui cela au niveau tactique bien sûr est ce que c'était une bonne idée pour les démocrates d'annoncer ce processus d' impeachment je dirais en reprenant ce qui a été dit depuis tout à l'heure à propos de est-ce que ça va aller au bout ça dépend de l'opinion publique car s'il y avait un mouvement dans l'opinion publique ça changerait complètement l'histoire il faut quand même le garder dans un coin de notre tête parce qu on est en politique et en politique on a vu on a tous une expérience là dessus tout est possible et tout peut se retourner à n'importe quel moment et dans l'état mais dans l'état de l'opinion aujourd'hui je rejoins vraiment ce que dit benjamin s'écrivait en a en gros 53 d'un côté 44 de l'autre avec au milieu un petit groupe qui pour l'instant regarde le match et va céder terminer à la fin si ça ça ne bouge pas on va se dire que c'est un coup pour rien ça va bouger quelque part mais la question c'est savoir pour qui or actuellement c'est vrai que c'est plutôt en train de se retourner en faveur de donald trump tout simplement parce que ça avance pas où ça n'a pas l'air d'avancer du côté des démocrates et si ça n'avance pas on va se trouver dans une situation de lassitude de la part de l'opinion publique qui à ce moment-là pourrait se retourner du côté donald trump du côté de ce sont les légitimistes qui vont aller du côté du président en dix ans mais laissez le travailler et on décide à la fin ou non du vote c'est exactement le discours de donald trump qui actuellement le clame sur tous les tons écoutez dès lors ça fait trois ans que ça dure il est peut-être temps de me laisser un peu tranquille me laisser travailler il le clame sur tous les tons et effectivement hier on a assisté à une conférence de presse comme rarement on avait vu et il était aux côtés du président finlandais donald trump qu'il venait de recevoir la maison blanche il était interrogé par un journaliste pour savoir ce qu'ils souhaitaient vraiment de son homologue ukrainien lors de cette fameuse discussion du 25 juillet au téléphone réponse de l'intéressé malade qu'est ce que vous faites de cette tombe cette conférence et d'une manière un peu plus générale de l'attitude de donald trump depuis le début de cette ouverture pour une enquête en vue de l'ennemi pitch min en étant du trump pur jus il est combatif il se laisse jamais prendre au piège de sa défensive essaie de contrôler le le narrative et il attaque les médias les traitant de corrompus d'ennemis du peuple ça fait des années qu'on est habitué à cela ça a marché pour lui en 2016 c'est pas du tout il rationnel comme stratégie puisqu'il sait bien que le taux de popularité de confiance envers les médias et envers la classe politique américaine est au plus bas depuis la seconde guerre mondiale c'était la stratégie de 30 pendant 2016 se balancer des pavés dans la mare peut-être que ces électeurs seront pas fondamentalement d'accord avec ce qu'il dit sur quand il s'était moqué john mccain où il se moquait de présentatrice mais il provoque une tête levée de boucliers de la part des donneurs de leçons habituel des médias ou de l'élite politique que ça soude son électorat autour de lui donc ça fonctionne assez bien et vous savez pour revenir sur la stratégie politique un moment donald trump a toujours été relativement populaire est clivant le plus important pour lui c'est de garder sa base en particulier dans les étapes clés qu'il a réussi à retourner les fameux état de la ceinture rouillé désindustrialisé du michigan de l'ohio de quelques swings state plus classiques comme la floride c'est ce qui lui a permis en 2016 de remporter l'élection avec 3 millions de voix de moins qu hillary clinton mais avec en fait une marge assez confortable dans le collège électoral c'est comme ça que le système américain fonctionne est la seule chance pour lui d'être aurait lieu en 2022 réédite l'exploit certes il aura les états des côtes de lely de new york et californie voteront massivement pour le candidat démocrate quel qu'il soit mais il faut qu'il continue à garder cet électorat qui lui a fait confiance en 2016 et est là c'est pour ça que je conçois mentalement que deux scandales n'aura pas beaucoup d'impact la seule question c'est est ce qu'il a réussi à délivrer est ce qu'il a réussi à respecter ses promesses et améliorer la vie de ses électeurs dans ces états or et c'est là que moi je suis relativement pessimiste mais je lis avec beaucoup de prudence pour donald trump on voit que dans la plupart de ces états n'est plus aussi populaire et que les candidats démocrates y compris les candidats populistes de gauche comme elizabeth warren pourrait l'emporter face à lui mais on est encore loin on est à un an de cette élection mentionnait les abattoirs n effectivement quand grappiller un petit peu quelques pourcentage d'intentions de vote dans cette fameuse course qui n'a pas encore officiellement commencé à la primaire démocrate et c'est intéressant parce que tu es au nul de nous dit pelosi n'avait pas le choix byden seul candidat démocrate crédible d'après lui est grillé par cette affaire ukrainienne est ce que les démocrates vont devoir peut-être le lâcher à terme je pense que l'un des éléments de la du du combat que tel que valve mené tram c'est évidemment la destruction de maiden et c'est vrai que on voit absolument à travers tous les médias républicain aujourd'hui cette idée que baden et corrompu qu'il faut aller voir plus loin que quand même malgré tout ce qu'ils accusent 30 d'avoir fait c'est à dire d'avoir fait pression sur le pouvoir ukrainien c'est exactement ce qu'a fait byden au moment où il a il a fait pression pour faire et comment dire exit pour provoquer en fait le limogeage du procureur général ukrainien de l'époque et il s'avérait qu'il était lié à une enquête sur une sur une compagnie au bord duquel était le fils de ben laden avec des émoluments extrêmement important donc c'est vrai que tous les éléments sont là pour que les républicains disent mais regardez on est en train de accuser notre président alors que c'est de l'autre côté on a un vrai une vraie ou comment dire acte de pression qui a été reconnue par baï donne lui-même donc ça c'est une chose et moi ce qui me frappe c'est que ce qui me semble c'est qu'aujourd'hui l'un des problèmes que vont avoir les démocrates c'est que c'est un peu vous avez le compte de la de la chèvre de monsieur seguin qui est un ouvrage enfantin que je disais à mes enfants étaient petits et que j'avais dû moi-même dans lequel via la chèvre de monsieur seguin qui dans un champ et avec monsieur seguin qui la laisse dans ce champ et elle a très peur et elle crie parce qu'elle veut qu'on l'a détaché elle crée le loup est là le loup est là donc au départ le monsieur seguin vient il vient plusieurs fois et puis à chaque fois le nous n'est pas là et puis un jour le loup vient et mais monsieur seguin ne vient pas chercher sa tâche est vrai les manger et donc la question c'est est-ce que les toutes les tentatives qu'ont fait les démocrates jusqu'à présent pour discréditer train b démontré son illégitimité je vous rappelle qu'on a eu un nombre d'épisodes on avait l'impression qu'on était à chaque fois proche du départ de trump existe ça y est ça y est il est fichier va être destitué l'élu par exemple 7 cette invocation de l'article 25 à la suite là aussi d'un whistleblower donc un lanceur d'alert qu'avait dit il est à moitié fou il faut il ya une partie de son gouvernement qui veut le mettre à l'écart sous l'article 25 de la constitution et est finalement ce truc là s'est effondré à nouveau donc les gens de la question c'est ça c'est qu'en fait l'électorat veut dire garder en réalité des démocrates ne veulent pas se battre avec les larmes l'égide des armes légitime de la politique et ils ne veulent pas d'un combat véritablement sur le bilan de trains p sur leurs propositions de campagne donc ils ne sont pas prêts au combat dix ans sincère à la loyale et berson et d'ailleurs c'est un pari très risqué je voulais vous parler d'un autre risque le risque au vu de cette omniprésence médiatique d'autres hommes de rudi giuliani son avocat qui est tous les jours sur les plateaux de télé de mike pompe est aussi le secrétaire d'état que l'on entend beaucoup qui a avoué d'ailleurs hier qu'il était bien à l'écouté de cette conversation entre le président américain et son homologue ukrainien le risque peut-être de donner des billes démocrate et on va justement écouter le fameux adam schiff le président de la commission de renseignement de la chambre qui est clairement l'un des hommes à la baguette pour les enquêtes qui visent le président alors justement il y a aussi une possibilité que donald trump soit mis en difficulté n'ont pas forcément pour cette affaire'' ukrainienne et cette pression exercée qui est peut-être difficile à juger mais pour l' obstruction à la justice alors pas vraiment parce que à ce moment là de donald trump et toutes ses équipes d'ailleurs vont aller en justice aux états unis pour aller de voir d'autres jugent en dehors du congrès ils ont tout à fait le droit de le faire pour chaque injonction pour chaque convocation pour chaque document qui est demandé il va y avoir une bagarre maintenant d'obstruction là pour le coup mais légale en essayant de repousser pour bloquer le processus qui est en cours oui rien à craindre de ce côté là pour leur part réellement je moi je disais dès le départ c'était une péripétie politique je crois que sa salle devient réellement effectivement on a toutes les équipes de la maison blanche maintenant qu'ils déploient tout le savoir-faire qu'elles ont pour pouvoir s'opposer au congrès et donc on est dans la lutte entre deux grands pouvoirs décidée par la constitution lors il me semble qu'il faut quand même préciser que c'est une péripétie politique mais mais quand même qui peut fragiliser le président et lâche quand même d'accord avec avec ce que dit benjamin c'est à dire que quand même il est pris à partie sur une affaire qui ne le met pas dans la peau d'un chef d'état véritablement présentable et c'est vrai que il y a quand même une partie du vote républicain parmi les républicains modérés dont certains ont voté par exemple pour les démocrates pendant les élections mi-mandat qui pourrait estimer que les avantages qu'ils avaient vus a tramp c'est-à-dire son côté justement indomptables prêt à donner un coup de pied dans la fourmilière et devient moins disons important que le désagrément ou l'exaspération de le voir passer toutes les limites donc je pense est évidemment le contexte économique sera absolument fondamental c'est à dire que c'est à mon avis absolument impossible aujourd'hui de faire un pronostic complètement sûr parce que parce qu on est on est encore là on est en train d'étudier justement les premiers signes des premiers symptômes benjamin da dont on parlait d'un risque c'est que l'opinion se retourne et que du coup des sénateurs républicains puisse lâcher le président américain mais est-ce que avant même que l'opinion se retourne complètement parce que pour l'instant effectivement le comment dire dinkic monde devient on va dire un peu majoritaire dans l'opinion mais avant cela est ce qu'il y a des élus républicains au sénat par exemple qui ont déjà dit oui face à ces documents face à ce que j'entends dans la presse je pourrais voter pour indiquer le chemin de donald trump non c'est très improbable vous aurez peut-être quelques républicains qui sont très critiques de tram depuis comme ben ça ce n'est même plus un étang du nebraska dit qu' il est composé à l'imposture d'inpix montée il sait où sont ses électeurs et c'est vrai que il ya un sentiment d'accumulation d'affaires par les démocrates énormément d'entre elles fait pschitt lors les à lézat site et donc à une sorte de de fatigue en fait à quand on vit à washington on n'a pas tellement l'impression que cette impeachment état est un tournant une rupture mais la notion de continuité effectivement de démocrates qui donne l'impression de ne pas avoir accepté des victoires 2 nuls trump et surtout que de ne pas accepter le combat politique puisque c'est une méthode extra politique extra électoral de se débarrasser du président mais deux points quand même rapide la première c'est que tout ça entraîne une forme quand même de fatigue et de lassitude dans l'opinion publique dit stérilisation que qu'a provoquée la présidence de donald trump et je pense que beaucoup d'américains ont juste envie de tourner la page je parlais l'autre jour un ami républicain qui a voté pour donald trump en 2000 est-ce qu'il y en virginie et qui me disait finalement j'ai obtenu ce que je voulais j'ai deux juges conservateurs à ce qu'on suprême on va garder une majorité pendant une génération mais là j'en peux plus les tweets etc il faut que le climat se calme un autre point aussi sur la question de savoir si ben laden était un candidat démocrate plus compétitifs que les autres et là dessus moi je suis un peu sceptique je me rappelle en 2016 on disait beaucoup ça d'hillary clinton face à bord ni sanders alors que bernie sanders a toujours eu des meilleurs sondages face à donald trump que hillary clinton est à mon avis n'aurait pas perdu des états comme le michigan et le week end si nous et leur rue un discours plus radical sur les questions économiques je ne suis pas persuadé aujourd'hui je que un discours modéré et le plus compétitif face à donald trump je parle d'un point de vue purement électoralistes ici pas de mes préférences individuelles mais je crois que warren bernie sanders sont capables aussi de comprendre les électeurs de trump de comprendre la classe ouvrière blanche qui s'est tourné vers rome d'une façon que les démocrates plus modérés qui sont associés aussi à la dérégulation financière qui sont associés aussi à des baisses d'impôts ne peuvent pas vraiment percevoir et donc il ya un il ya un désir de changement il ya un désir de radicalité même de la part de beaucoup d'américains qu'à part le calcul c'est est ce qu'on voulait galvanisés la base c'est ce que hillary clinton n'a pas su faire hillary clinton son problème c'est pas été les modérés son problème c'est que la base du parti démocrate ne s'est pas déplacé ne s'est pas mobilisée en masse ou est ce que vous voulez aller chercher éventuellement des républicains modérés qui pourraient voter pour un candidat le calcul est pas évident mais je vois pas aujourd'hui dans les chiffres d'évidence qui indique que elizabeth warren est moins compétitif dans une élection que joe bayane je pense personnellement que celle inverse d'ailleurs ces sondages mme laure mandeville voulait réagir en fait sur elizabeth warren moi je suis d'accord avec avec benjamin sur la question je dirais socio économique d'ailleurs je crois que effectivement il y a un un désir rires je dirais de populisme aux états unis soit un populisme de droite qui a été incarné par trump et qui a fait sauter les barrières entre gauche et droite sur pas mal de sujets protectionnisme par exemple ou un populisme de gauche que que qu'un cadre d'une certaine manière elizabeth warren mais je pense que les abattoirs own à d'autres problèmes qui apparaîtront plus tard si c'est elle qui est mise en avant et moi j'ai le sentiment que c'est elle qui va être mise en avant parce que je pense que biden est très très mal partie sur cette affaire et non seulement à cause de ce scandale mais à cause de son démarrage dans cette campagne qui est quand même il faut bien le dire un démarrage extrêmement fatigué et quant à ben sanders en doors en avoir un problème de santé sérieux donc je pense qu'à soixante dix huit ans il est probablement dans l'esprit des électeurs presque out reste elizabeth warren danse est dans ce cas de figure mais je pense qu'elle aura des problèmes parce qu'elle se situe elle s'est alignée sur la gauche je dirais même extrême gauche du parti démocrate non seulement sur les questions socio-économiques qui ce qui est vraiment sont son domaine mais sur des questions je dirais autres comme par exemple l'immigration voilà où est la avancer des propositions très radicales et qui à mon avis ne feront jamais revenir les anciens des meubles ou démocrate c'est à dire ces fameux démocrate de bain des fameuses et à swing la de noyaux etc qui ont voté trempe et qui ne reviendront pas chez les abattoirs ' parce qu'elle fait des propositions par exemple sur l'immigration mais aussi sur les questions j'étudierai 10 de plus identitaire qui ne ne vont pas dans le sens de cet électorat j'en rigole je vous vois réagir les abattoirs ne vous mettez pas indolore là dessus m $ si vous l'aimez géomètre censure joe biden moi par contre parce que je suis en désaccord avec ce qu'il a dit je crois que joe biden effectivement élu mieux placé pour tout un tas de raisons alors campagne poussive il a commencé à 30 % quand même c'est pas si poussive que ça pour une campagne dans laquelle il y avait au départ 26 candidats démocrates faut pas l'oublier donc il part très loin devant ces vrais qu'elizabeth warren monte actuellement mais c'est normal dans une primaire donc le principe de la primaire c'est que ça se joue à gauche et que elizabeth warren est placé sur la gauche mais ensuite il ya un deuxième tour qui est le recentrage sur la droite et c'est vrai que joe biden est donc mieux placé pour faire ce recentrage à mon avis et puis je suis pas le seul à le penser puisque si on écoute donald trump il ne parle que de joe biden ça veut dire qu'il a déjà en ligne de mire celui qui pourrait être son candidat et qu'il a envie de ce combat haute dose de testostérone la campagne joe biden c'est quoi si je vais vous débarrasser de ce type or aujourd'hui au parti démocrate la première des préoccupations de l'électeur c'est de se débarrasser de donald trump la deuxième c'est l'assurance santé et là dessus il est mieux placé également puisqu'il reprend les propositions de l'obamacare qui laisse sans rentrer dans le technique qui bien sûr est très loin des français mais qui laisse notamment la part belle à l'assurance privée alors que de l'autre côté bernie sanders a des propositions beaucoup plus audacieuse beaucoup plus révolutionnaire et que entre les deux elizabeth warren se retrouve sans propositions sur cette partie là donc en fait sur les deux parties principales elle est avec un ensemble vide c'est pour ça que je ne crois pas elizabeth warren et je crois que pour l'instant ce qui joue chez les abeilles marraine c'est un côté dynamique et femmes qui la portent mais on préférera l'original à la copie l'original s'appelle bernie sanders et de l'autre côté si on veut quelqu'un de plus modérée il s'appelle joe biden parlons quand même de ceux de ce climat maintenant vous disiez les démocrates n'ont qu'une envie c'est de renverser en fin de de faire partir donald trump et il ya une rhétorique qui s'installe qui est de plus en plus virulente on l'a vu à travers les tweets dans la trame qui a dit encore il ya deux jours ce n'est pas un impeachment auquel on assiste mais c'est un coup un coup d'état et puis il a aussi relayé les propos d'un pasteur entendu sur fox news qui disait si les démocrates arrivent à destituer le président cela créera une facture sans une fracture semblable à une guerre civile dont le pays ne se remettra jamais et puis enfin un message vidéo diffusé sur la chaîne youtube de la maison blanche écoutez benjamin haddad vous vous êtes basé à washington on entre dans une période bienvenue meuse à moins d'un an de la bientôt un an de la présidentielle oui en rendant une paire de venimeuse mais encore une fois ce type de discours ça fait trois ans qu'on entend de la part à la fois de donald trump et de ses adversaires démocrates les insultes les accusations de trahison laura est rappelé qu on a eu une séquence mais mon ami commencé à mettre en doute sa santé mentale donc de toute façon on est dans un dans un climat très dur très clivant et le plus frappant quand on regarde notamment l'opinion publique ça déjà été mentionné c'est qu'en fait il ya assez peu de mouvement depuis trois ans donald trump reste entre 38 et 43 44 % de soutien à peu près 90% des républicains s'est liée à l'éclatement médiatique géographique de l'électorat c'est à dire qu'il faut se rappeler que l'électorat républicain et démocrate dont pas du tout accès au même traitement de l'information non je ne vois pas du tout les mêmes analyses de la séquence qu'on est en train de vivre en ce moment et tout est vu à travers une logique vraiment tribales et identitaire donc tout ça va te faire que ce que se renforçait clairement et on va voir des rumeurs des attaques pendant la campagne on sait que donald trump ne recule devant rien pour essayer de gagner l'élection rappelez-vous que il avait accusé le père de tête cruz d'avoir participé à l'assassinât de john kennedy donc le dernier à rentrer quand même dans une séquence qui sera très dur mais au fond on est en campagne permanente des deux côtés des deux côtés depuis trois ans alors c'est plus encore plus pessimiste que benjamin c'est à dire je suis complètement d'accord avec lui sur l'idée qu'on a vraiment deux pays qui sont séparés par un fossé de plus en plus abyssal moi je les ai déjà vus par l'émetteur vous allez en octobre dernier c'était il ya un an où j'en avais même intitulé le podcast du figaro la guerre civile a mais la nouvelle guerre civile américaine donc qui était une guerre politique pour nous mais c'est vrai qu'il ya vraiment ce fossé là et c'est vrai que le les américains du côté trains pourront par exemple le sentiment qu'un état profond et que l'ensemble du système politique finalement empêche leur président de travailler que depuis le début ils ne sont pas d'accord ils ont considéré comme une sorte de deux d'ovni et de d'impossibilité enfin deux personnages d'un élément à eliane en fait étranger au système qu'ils ont voulu rejeter et de l'autre côté ils ont le sentiment que cet homme est tellement dangereux que il est en train de de tellement modifié le jeu que la démocratie est en danger dont on se demande moi j'ai quand même je me pose la question de savoir si un moment tout cela ne peut pas dérapé dans une certaine forme de violence pour l'instant on est toujours dans un cadre institutionnel dans un cadre de ce système politique cette démocratie américaine qui heureusement a quelques siècles et la force de chauffer à blanc mais que à force de ce livre blanc est ce qu'il peut pas y avoir tout d'un coup quelqu'un qui se dresse et qui le fait quelque chose de malheureux sur le plan de la violence physique et donc c'est vrai que le climat le lean pitch monde qui se profile le pas évidemment aggravé cette situation et a mon avis il ya un lien il ya quand même un élément d'imprévisibilité que je trouve préoccupant jean eric branaa un peu la même question sur ce climat et sa dangerosité le fait que tout ça semble s'accélérer aujourd'hui est ce que vous vous dites effectivement c'est inquiétant ou est ce que vous dites ça va se tasser et de toute façon ça fait trois ans que c'est comme ça j'arrête là washington mais ce n'est pas trois ans que c'est comme ça ça fait cinquante ans que ça a commencé en réalité la division entre les deux camps elle a commencé grosso modo à partir des années 60 et elle n'a cessé les deux rives n'ont cessé de s'éloigner on parle de donald trump souvenez-vous ce qu'on disait du temps d'obama enfin on avait des tea party c'est l'opposition était aussi virulente qu'actuellement sauf qu'on n'avait pas à la maison blanche quelqu'un qui répondaient coup sur coup à chaque fois et qui faisait ce ping-pong auquel on assiste mais en réalité tori qu'il ya aussi le nombre d'affaires qui s'accumulent or en réalité on avait une opposition on parle du plan institutionnel j'ai bien entendu je réponds sur ce que venait dire lors on avait exactement les mêmes blocages institutionnels à ce moment là avec un président qui ne pouvait pas gouverner parce que l'autre camp ne voulait pas exactement comme aujourd'hui donc cette notion d'état profond qu'on a vu apparaître avec cette idée que finalement l'état profond les services de renseignement par exemple sont susceptibles parce qu'ils sont en réalité partie prenante du processus politique capable de tout d'un coup tirer le tapis sous les pieds de leur propre président il y avait d'autres formes a encore une fois je vais citer les parties ce qui attaquait à leur façon aussi il y avait déjà ces attaques là il y avait déjà les termes non c'est pas tout à fait différent il y avait déjà les termes comme rina ou qui se promenait à travers le pays on expliqué qu' on élisait des gens en tant que républicain une fois qu'ils étaient au congrès ils se comportaient donner un président dira retweeter même si ça n'était pas le cas à l'époque mais dire il ya un risque de guerre civile dans le pays si on essaye de me destituer c'est le type même nom assez fort d'ailleurs un élu républicain a dit qu'il avait trouvé ses propos vraiment dérangeant pour mais bien sûr que c'est dérangeant et mémoire oblige avec la prévision était déjà là la division était fait les graines de la division était là bien évidemment la forme est radicalement différente mais les formes de communication sont différentes twitter qui est arrivé dans l'espace politique c'est donald trump qui l'amène il est le pape de twitter enfin il faut quand même lui rendre ce qu'il est au moins il réalisera ça dans l'histoire c'est une nouvelle forme de communication une nouvelle façon de s'adresser à ses à ses électeurs il leur parle en direct tout à l'heure ça a été dit assez clairement il s'agissait pour lui de garder sa base intacte et de l'amener ce qui est quand même un petit exploit parce que une base au bout de quelques mois est bien le seul as et ensuite elle se retourne contre vous donald trump a gardé sa base totalement il attaque il a même réussi à l'agrandir en quelque sorte puisque le parc républicain aujourd'hui l'ensemble des électeurs et des sympathisants républicains sont derrière lui et c'est bien tout ça faire de nîmes beechwood si ça ne bouge pas c'est bien grâce à ça donc c'est bien son travail de communication en direct avec ses électeurs qui a donné ce résultat là ça c'est totalement nouveau même aujourd'hui on n'a pas le recul nécessaire pour en faire une analyse vraiment efficace et profond ce dernier commentaire qui nous dit trump est réélu en 2020 c'est sûr et certain ce sera à vous de commenter ces derniers commentaires benjamin haddad et puis un mot sur ce dont on vient de parler le climat qui s'envenime et qui semblent en émouvoir certains et pas forcément d'autres oui alors sur le climat bon c'est vrai qu'il ya des précédents de violence politique aux états unis on à alexandra mi temps un duel déjà au début du 19e siècle plus récemment dans les années 60 on est beaucoup d' assassinat politique rappelez-vous kennedy son frère martin luther king donc on est on a ce qui est vrai et ce qui est nouveau je pense depuis des années aux mises en cause permanente de la légitimité de l'autre camp donald trump d'ailleurs s'y est mis lui-même puisqu'il avait remis en cause la légitimité de barack obama en plus en la théorie du complot sur laquelle il est né au kenya qui est très populaire dans l'extrême droite américaine et les démocrates même répondre depuis trois ans remettant en cause la légitimité de son élection et c'est vrai comme laure l'a dit qu'on a d'un côté les républicains qui voient une sorte d'état profond et de conspiration pour saboter le président trump et de l'autre côté les démocrates ils disent qu'il a été lu par la russie donc très peu de dialogues possibles maintenant je voudrais qu'elle mettre un bémol sur cette question de la violence parce que jusqu'ici on est effectivement dans un débat qui est très aguerris qui dure mais qui sauf à de très rares exceptions qu'il faut noter mais qui ne se transforme pas en violence physique vous savez l'an dernier j'ai entendu beaucoup de commentateurs comparer mais j ai jaune avec les électeurs de trump mais sauf que les électeurs de trump pour l'instant ils ont mis un bulletin dans une urne ils vont pas à washington brûler des monuments ou des voitures donc jusqu ici on est dans il ya quand même une tradition à américaine de respect des institutions on est dans un débat effectivement qui est dur mais je garde je reste très prudent quand même sur sa possibilité de se transformer en violence physique pour l'instant que vous êtes chercheur l'atlantique quand seuls merci beaucoup jean eric branaa d'avoir été à l'autre table laure mandeville vous serez d'ailleurs bientôt à varsovie je crois pour suivre les élections on lira ça dans le figaro merci à vous de nous avoir suivis et rendez vous jeudi prochain pour un nouveau numéro d'interaction ciao [Musique]