Carburants: "La France est asphyxiée par ces prix astronomiques"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Quelles mesures concrètes proposez-vous face à la flambée des carburants ?
- 1:22RelanceRéponse directe
Les certificats d'économie d'énergie sont-ils vraiment inefficaces ?
- 1:59RelanceRéponse partielle
Les artisans craignent pour leurs emplois si on suspend ces certificats. Que répondez-vous ?
- 2:36RelanceRéponse directe
Pourquoi rejeter l'économie administrée alors que l'URSS a échoué ?
- 3:12OuverteRéponse directe
Comment justifiez-vous l'absence de mesures exceptionnelles comme le blocage des prix ?
- 3:54FerméeRéponse directe
Les marges des entreprises pétrolières sont-elles des bénéfices ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44François-Xavier BellamyFait
« aujourd'hui c'est toute la France qui est asphyxiée par ses prix astronomiques et c'est toute l'économie française qui est en train de s'arrêter. »
- 1:22François-Xavier BellamyPromesse
« il faut commencer par suspendre immédiatement les certificats d'économie d'énergie qui sont une mesure par ailleurs extrêmement inefficace. »
- 1:59François-Xavier BellamyFait
« la Cour des comptes l'a déjà dénoncé à plusieurs reprises. »
- 1:59François-Xavier BellamyChiffre
« les certificats d'économie d'énergie, c'est 1/3 de déperdition d'argent public, d'efficacité, 1/3 de ce que les Français payent part dans des frais de gestion opaque. »
- 2:36François-Xavier BellamyFait
« le code du commerce permet que pendant 6 mois, on fixe, on bloque les prix. »
- 3:54François-Xavier BellamyFait
« les marges ce ne sont pas les bénéfices. Les gens n'ont rien compris. »
- 4:34François-Xavier BellamyFait
« le général de Gaulle a lancé ce dont nous sommes les héritiers aujourd'hui un très grand plan de construction de parcs nucléaires. »
- 5:51François-Xavier BellamyPromesse
« on peut imaginer qu'il y a des mesures exceptionnelles qui soient prises. »
- 8:20François-Xavier BellamyFait
« la colère elle est née peu de temps après l'élection de du président Macron avec les gilets jaunes et qu'elle ne s'est jamais éteinte. »
- 10:57François-Xavier BellamyFait
« l'État n'a pas un problème de dépense, il a un problème de ressources insuffisantes. »
- 11:33François-Xavier BellamyFait
« il utilise la dette pour financer son train de vie courant, pour financer ses dépenses quotidiennes et pour financer en particulier notre dépense sociale. »
- 14:13François-Xavier BellamyFait
« la menace russe qui est entrée dans le débat. »
- 18:17JournalisteChiffre
« 200 km pour atteindre les côtes et 600 km à travers les terres. »
- 20:22JournalisteFait
« ils ont fait du survol d'observation et donc à partir du moment où ils ont un drone d'observation qui pourrait être militarisé. »
- 23:04François-Xavier BellamyFait
« le président de la République mais voilà, eux ils disent ils donnent l'effet. »
- 23:38François-Xavier BellamyFait
« la menace elle vient pas simplement de la Russie visant d'abord mais aussi en Méditerranée. »
- 25:33François-Xavier BellamyFait
« Vladimir Poutine avec toute la puissance de son armée, ça fait des années maintenant qu'il essaie d'avancer en Ukraine, il n'y parvient pas. »
- 26:54François-Xavier BellamyFait
« le but d'un soldat n'est pas de mourir pour son pays, c'est de faire en sorte que son pays soit protégé. »
- 27:32François-Xavier BellamyFait
« tous les partis politiques sont responsables. »
- 28:09JournalisteFait
« la situation internationale s'est dégradée de manière très soudaine. »
- 28:54JournalisteFait
« Emmanuel Macron va dire ce qu'il fait pour desserrer les taux des prix et sécuriser les approvisionnements. »
- 29:32JournalisteFait
« il y aura plusieurs thèmes qui vont être abordés ce soir : l'état de la menace russe, la présidentielle, le budget, les guerres qui sont en cours et surtout leurs conséquences sur les prix du carburant. »
- 30:09JournalisteFait
« il se sait très attendu par des Français, des Français en colère, des Français exaspérés. »
- 30:49JournalisteChiffre
« la part fiscale est de 60 % pour les carburants. »
- 33:45François-Xavier BellamyChiffre
« 1000 milliards d'euros de dettes de plus. »
- 34:20François-Xavier BellamyFait
« la dette c'est pas grave, on peut y aller, c'est pas un problème du tout. »
- 35:32François-Xavier BellamyFait
« quand on était dans des périodes où au contraire on avait de la stabilité, c'était le moment de faire des réformes. »
Temps de parole
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s'installe avec Alexis Corbière, avec Laurent Geofrin, avec Victor Héard. Bonsoir, merci d'être là, prenez place. Bonsoir François Xavier Bellami, bonsoir, merci d'être là, vice-président les républicains députés européens Rokaya Dialo nous accompagne. Merci à vous. Président de politice, éditorialiste au Guardian. Bonsoir. Bonsoir à vous. On parle de d'un contexte géopolitique extrêmement tendu. Nous parlons également de cette flambée des carburants et d'une éventuelle réponse ou pas ce soir du président. Peut-il se contenter de dire ce soir François Xavier Bami, je vous ai compris mais l'État ne peut rien faire. Je vous ai compris mais nos poches sont vides. Je vous ai compris mais la France est au bord du précipice budgétaire. La France est effectivement dans une
très grande tension budgétaire mais ça ne veut pas dire qu'on ne puisse pas rien faire. Il y a évidemment des actions à mener maintenant et nous le demandons depuis de très longs jours, depuis plusieurs semaines, même d'ailleurs depuis le début de la flambée des prix du carburant parce qu'aujourd'hui c'est toute la France qui est asphyxiée par ses prix astronomiques et c'est toute l'économie française qui est en train de s'arrêter. Donc en réalité ne pas agir a aussi un coût énorme y compris un coût pour les finances publiques. Et donc ce que nous demandons est très simple. Il faut commencer par suspendre immédiatement les certificats d'économie d'énergie qui sont une mesure par ailleurs extrêmement inefficace. La Cour des comptes l'a déjà dénoncé à plusieurs reprises. Ça fait
très longtemps qu'on aurait dû. Et ça ne coûterait rien au français, je veux dire aux finances publiques et ça ne coûterait rien aux finances publiques parce que c'est de toute façon pas une ressource pour l'État, c'est en réalité une taxe déguisée qui se transforme ensuite en une forme d'économie parallèle. Donc il faut suspendre bien sûr immédiatement ces certificats d'économie d'énergie. Il faut revaloriser le bar kilométrique pour tous les Français qui travaillent et qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Il y a aujourd'hui, l'INC nous le dit, 20 % de français, un français sur 5 qui met un mois de salaire dans les pleins de sa voiture. C'est évidemment intenable. J'ai une question moi sur les certificats d'économie d'énergie. Tout le monde dit
il faut les supprimer. En plus ça enfin les suspend tout le monde tout le monde ne dit pas ça les suspendre les suspendre beaucoup les suspendre parce que en plus c'est pas de l'argent qui rentre dans les caisses de l'État enfin dans le budget de l'État plus précisément certes mais à la clé et ça je voudrais avoir je sais pas si la cour du compte est allée jusqu'au bout il y a 70000 emplois de de d'artisans qui disent mais non mais nous c'est notre boulot parce qu'on va mettre des pompes à chaleur parce que on va travailler à la transition énergétique. Je sais pas si je sais pas où est la réalité sincèrement hein. Je sais pas si l'étude a vraiment été faite. Bien sûr, on parle aux artisans et on parle à toute cette filière qui s'inquiète aujourd'hui de ces
conséquences possibles. Mais je crois qu'il faut aussi qu'on prenne au sérieux les choix majeurs qui attendent notre pays. Moi, je ne crois pas que l'Union Soviétique a fait la preuve de son efficacité. Je ne crois pas à l'économie administrée. Ça ça vous déçoit peut-être Alexis Corbier, mais c'est un fait quand le mur de Berlin est tombé, il y a pas grand monde qui s'est enfu à l'est. Donc la vérité c'est que à la fin si on veut sortir la France de la crise, il faut rendre de la liberté aux gens. Et cette économie qui s'est construite sur des dispositifs publics totalement inefficaces et je le redis, les certificats d'économie d'énergie, c'est 1/3 de déperdition d'argent public, d'efficacité, 1/3 de ce que les Français payent part dans des frais de gestion
opaque. Par ailleurs, ce sont beaucoup de dépenses jamais vérifiées. C'est un nid à fraude, à triche, à contournement. Et donc évidemment suspensable baisser les assises pour ne pas baisser les assis qui relancerait peut-être la consommation et qui relancerait la croissance. Mais vous êtes tous plein d'idées. Le problème c'est que sans doute Emmanuel Macron ne va rien annoncer ce soyons modeste. Je pense pas que moi j'ai pas vu dans le débat politique des gens qui disaient des choses sérieuses parce que sincèrement rien n'est étudié. On nous dit il faut taxer les marches les marges les entreprises. Sauf que les marges ce ne sont pas les bénéfices. Les gens n'ont rien compris. Les marges, c'est ce qui existe, c'est l'argent qui existe entre la production et et la la
distribution. Donc, c'est pas des bénéfices. Les gens disent n'importe quoi. [rires] La suppression des certificie d'énergie, c'est pas du tout fantas, c'est juste premièrement, on peut imaginer qu'il y a des mesures exceptionnelles qui soient prises. Je répète, le code du commerce permet que pendant 6 mois, on fixe, on bloque les prix. C'est pas l'Union soviétique. Non, non. Oui, on va passer ensuite au ticket de rationnement. Il y aura des grandes que vous savez les soviétiques parce que je vous dire le nom d'un affreux soviétique, c'est le général de Gul. Vous savez le les vous devriez vous êtes un homme intelligent étudier la France général de Gaou c'était une France qui était assez administrée. Il y avait des prix qui étaient fixés, il y avait l'état
stratèque qui intervenait. Il y avait des entreprises pu général de Gaul, c'était la France au contraire de la libéralisation la France du plan. Ce n'est pas vrai y compris même le prix et même le prix le prix des carburants était contrôlé par l'État. Vous avez nombre de choses qui étaient le même le prix du pain à une époque et cetera. Oui, c'était au lendemain de la seconde guerre mondiale quand effectivement la France du général de Gold c'est même à partir et de toute manière il y avait des tat stratè qui en matière d'énergie intervenait des choses qu'à l'époque les François Xavier Bami de l'époque auraient nous dit non non il faut absolument laisser faire le marché il y avait des gens d'ailleurs ultralibéraux mais le général de Gaul c'était un peu cette particularité je vais pas me
présenter comme gaisme mais qui amené à ce que l'État ne laissait pas faire la main du marché tout seul mais inter Vous oubliez une chose c'est qu'à l'époque il y avait une société pétrolière s'appelait qui était une société nationale qui était chalé du régime gauliste, il faut le dire aujourd'hui dans laquelle tout le monde peut-être [rires] je voulais je voulais terminer sur non mais après on peut discuter on n'est pas [rires] obligé par ailleurs de se comporter comme des gaulistes à l'époque mais je veux pas totalement vexer [rires] François Xavier Bam je veux seulement qu'on discute de manière un peu un peu raisonnable c'est pas ce qu'il y a de meilleur de l'héritage gauliste. corruption c'est pas meilleur mais pour se sortir du pétrole le général de
Gaulle a lancé ce dont nous sommes les héritiers aujourd'hui un très grand plan de construction de parcs nucléaires que la gauche a [rires] combattu avec détermination les écologistes gauche les macronistes tout le monde d'ailleurs nous sommes fi de porter la seule chose que je veux dire et et vous avez le droit d'être en d'accord avec moi mais qu'on se parle tous les deux parce qu'on est confronté à même réalité on aime le pays c'est que on peut imaginer là au vu de la crise qu'il y a quand même des mesures un peu exceptionnelles qui soient prises et qui ne et qui effectivement remettent en cause des docascendu le libre marché mais quand dis non il y a il y a des secteurs stratégiques parce qu'on est on joue plus là on parle pas du fait de savoir si les Français peuvent s'acheter des
PlayStation ou des consoles de jeux pour leurs enfants. On parle du fondamental à savoir le fait que sinon les gens ils prendront plus la bagnole, ils iront pas amener les les aller voir leurs parents ou les personnes. Vous voyez ce que je veux dire là ? Donc c'est pour ça qu'on est arrivé au moment et où tout est lié. C'était la discussion qu'on avait mais vous partagerez ça. Si en plus le président de la République en 5e République, c'est lui qui concentre tous les pouvoirs, prend la parole ce soir dans un moment et n'a rien à annoncer sur ce terrainlà, ça va encore plus carboniser, perdant l'exposion un peu triviale sa parole et a donner l'impression qu'en fait la démocratie voter ça sert à rien. Et bon et ça c'est pas bon pour vous comme pour moi
dire que le président ne sert à rien. Ce qui avant une élection présidentielle agir politiquement et faire des choses nouvelles et pas seulement dire c'est normal que des groupes fassent du profit, on peut rien faire. Prenons des cas concrets. Euh, parlons de cas concrets. Reca, Prenons, Nous étions avec des Français à la pompe, on était chez un retraité à Nice, chez une gérante d'aide à domicile, un chauffeur de taxi. Je suis venu tout à l'heure, il m'a dit c'est un chauffeur de taxi indépendant. Il me dit "Madame Abrook, je ne fais plus des journées de 8h, je fais des journées de 14h voire de 16h." 16h. Et je vous assure hein, je vous assure que ça prend au trip. Il avait les cernes jusqu'ici. Il était pas bien. Il était pas bien vraiment. Donc qu'est-ce que vous
chauffeur tax taxi pour vivre c'est au moins 11 à 12h par jour déjà les tous les taxis donc déjà ce qui est assez ding quand on les écoute comment ces gens se tuent au travail et ont été concurrencés par le modèle Uber et les VTC qui leur fait beaucoup de mal parce que c'est des gens qui étaient sur réglementation et que la déréglementation a fortement abîmé leur métier. vivent les taxis parce que franchement ils sont non mais oui mais oui oui vi non mais je suis d'accord mais est-ce que vous imaginez les uns et les autres vraiment que ce soir mis à part un cours de géopolitique peut-être certainement brillant mais que qu'il ne puisse pas y avoir en monnaie sonnante et trébucchante des choses vraiment pour répondre là à ce qui est en train d'être vécu par les Français
si c'est pas le cas et c'est assez probable ça va enfin la colère la frustration la rœur qui est déjà très très bien installée dans la population ne sera que davantage no. Aujourd'hui, ce qu'on constate, c'est que on parle des chauffeurs de taxi, mais on parle aussi de toutes les professions du lien dont les personnes ont besoin, pour lesquelles les personnes ont besoin en fait de carburant pour aller les AD à domicile, les infirmières et cetera. Et donc briser la possibilité pour des gens d'aller vers le lien, vers le soin, c'est aussi isoler davantage des gens. C'est-à-dire que les répercussions elles se elles se elles se produisent à plusieurs niveaux. Et je pense que cette colère qui avait déjà été exprimée à l'époque des gilets jaunes, elle va se décupler parce qu'elle va toucher des
gens qui vont être indirectement affecté parce que en fait les personnes qui qui en fait souvent les aides à domicile, les infirmières ne sont pas simplement des soignantes ou des personnes qui sont des aides ménagères, ce sont des personnes qui permettent à des personnes à des gens qui sont isolés d'être en lien avec le reste de la population. Donc ça c'est c'est dramatique en terme de moral peut savoir ce qui va se passer. Généralement l'histoire des mouvements sociaux ne se répète pas. Mais le coût de ne pas faire assez alors sans doute ce sont des aides prolongées, c'est déjà beaucoup évidemment par rapport à notre situation mais le coût de ne pas faire assez si dans quelques semaines on vient nous annoncer mais non on aurait dû faire et on va bloquer les
prix temporairement mais qu'est-ce qu'on va faire ? Je crois que si vous voulez la Radialo a prononcé le l'expression et le mot, je crois que la colère elle vient elle est bien supérieure à la simple au simple problème des carburants. Moi, je crois que la colère, elle est née peu de temps après l'élection de du président Macron avec les gilets jaunes et qu'elle ne s'est jamais éteinte parce que les gilets jaunes, le mouvement a été tué, si vous me permettez l'expression, par la crise sanitaire. Et après, il y a eu d'autres événements. Euh, il y a eu la guerre notamment en Ukraine et les Français ont toujours eu une dent contre ce régime et il y a enfin contre ce régime, contre ce président et contre sa politique plus exactement. Il y a deux
choses qu'on n'a pas vu. Il y a une chose qu'on n'a pas vu notamment, c'est toute sa politique fiscale qui a été adoptée dès son arrivée aux affaires, qui n'a pas fait de bruit au début, mais après qui a euh suscité le ressentiment et euh l'amertume de beaucoup de Français. C'est la réduction et pourtant moi je suis pour hein. C'est la réduction de l'impôt sur la fortune. Hm hm. Sa division par de et c'est la flat taxe sur les revenus des biens m. Alors je vous pose la question. Est-ce qu'on est en train de payer la facture pas pas de toutes les actions passées mais mais certaines oppositions ontag traumatisme du quoi qu'il en coûte aussi. Il faut se mettre aussi dans la Manuel Macron. Il y a aussi ce traumatisme demander le quoi qu'il en
coûte. C'est devenu n'importe quoi qu'il en coûte. Mais il faut il faut reconnaître que quand vous venez taper à la porte d'un ministre, il faut dire les choses aussi. La droite l'a fait, monsieur Benami. Pardon ? Bah c'est dire la droite n'a pas dit non, c'est horrible le quoi qu'il en coûte à l'époque. Non mais le vrai sujet aujourd'hui c'est pas ce qui a été fait dans des périodes de crise pour affronter des turbulences parce que ça c'était nécessaire. C'est que aujourd'hui si notre état est dans cette situation de dette, c'est parce qu'il finance. pas des mesures pour protéger les Français, pas des mesures pour répondre aux urgences du monde. Il a même plus les moyens de ça, mais il utilise la dette pour financer son train de vie courant, pour financer ses
dépenses quotidiennes et pour financer en particulier notre dépense sociale. Et ça c'est un scandale absolu parce que vous financiez, que vous vous endettiez, tous les Français le savent très bien, on le fait aussi quand on est un ménage ordinaire, vous vous endetttez pour investir, pour préparer l'avenir. Ça a du sens. Vous allez amortir votre investissement. Si vous vous endettez pour financer vos dépenses de tous les jours, c'est que vous avez un énorme problème. Et ça Emmanuel Macron, pardon de le dire, mais Emmanuel Macron, il n'a jamais pris ça au sérieux. Vous vous rappelez que c'est Emmanuel Macron ? Moi, je crois pas du tout que c'est sa politique fiscale qui est en jeu. La vérité, c'est qu'Emel Macron, il a il n'a cessé de répéter l'État n'a pas un
problème de dépense, il a un problème de ressources insuffisantes. Donc dans l'État qui prélève encore aujourd'hui le plus de ressources fiscales au monde, dans l'État qui s'endettete le plus de l'OCDE, vous avez un président de la République qui pense que le vrai grand sujet en fait c'est qu'il faudrait augmenter les ressources et pas baisser les dépenses [rires] pour bien sû refuse de baisser la retraite. Le sujet c'est de réformer les retraites déjà pour commencer le but c'est pas de les baisser c'est de les réform une vingtaine de minutes on va suivre l'interview du président Emmanuel Macron. Il y a aussi une question qui va se poser. Nous sommes à 7 8 mois d'une élection présidentielle puisqu'il y a quand même la clé Ulis Gosser et je salue la présence de Didier François. Il
y a la clé du D3 d'Ormouse. Il y a la clé du D3 de Babel Mandem. C'est quand les Français vont regarder ce soir, ils vont dire qui à sa place peut résoudre influencer influer sur une telle situation. Et la question fondamentale ce soir, c'est est-ce que le président de la République va dire au français ce qu'il a dit aux dirigeants des partis qui se trouvaient dans la salle Vega, c'est-à-dire la salle de crise, si j'ose dire. Je vous ai amené le New York Times juste pour vous donner la dimension de cette crise. C'est vrai que la France est endettée, surendettée et qu'il y a des problèmes majeurs, mais regardez, il y a des émeutes en Syrie, au Pakistan, au Guatemala, dans le monde entier, au Maroc aussi, aux Philippines. Ce que je veux dire par là au Maroc c'estàd que le monde entier
subit cette crise du pétrole. Et donc ce soir le président, je termine juste pour introduire si vous voulez l'idée de ce cette intervention qui est très importante parce que le président de la République d'une certaine manière bouscule la campagne en intervenant ce soir. Donc est-ce qu'il va dire la même chose que ce qu'il a dit au au dirigeants politiques dans le secret de la Salve Vega et de comment il va expliquer aux Français que la France peut sortir de cette crise alors que le monde entier est affecté ? Et enfin, autre problème majeur, la menace russe qui est entrée dans le débat he on attendait pas que la politique internationale soit aussi forte et vive dans le débat. Est-ce que cette menus cette menace est réelle ? Est-ce que c'est une opération de communication ?
Est-ce que on prend les moyens suffisants pour, si la menace est réelle, pour empêcher que l'Europe subisse un nouveau euh je dirais une nouvelle crise avec Poutine ? Donc toutes ces questions vont être débattues ce soir et donc la question du carburant, il faut bien voir que c'est notre problème au quotidien et surtout ceux qui empruntent leur voiture, mais c'est aussi le problème de toute l'Europe et du monde. Mais je me permets juste un mot quand même parce que c'est très important. Je je Il s'agit évidemment pas de nier la réalité d'une situation géopolitique qui est par ailleurs hors de contrôle. Je rentre tout juste de Jordanie. J'atterris presque à l'instant et c'est très clair que aujourd'hui la la crise du détourir d'Ormous et de Babel Mandev, elle elle
heurte le monde entier. Mais si vous regardez les pays européens qui sont autour de nous, ils ont des leviers pour agir que nous n'avons plus aujourd'hui. Et je pense que le président ne peut pas se défausser de sa responsabilité parce qu'encore une fois, si nous sommes confrontés à cette situation d'impuissance budgétaire alors que tous les Français d'ailleurs qui sont à la frontière la frontière de la Espagne en Italie en Non mais faut pas raconter ça c'est pareil tout en Espagne le le carburant est au même prix qu'en France aujourd'hui. Je vous invite à aller voir les stations service. Allons-y. Allons-y. En Italie, j'ai pris il y a un jour. En Italie combien ? Ytrrea en Italie, je sais pas mais en Espagne moins. En Allemagne combien ? En Allemagne, en Allemagne aujourd'h le
gazol est à 225. Bravo effectivement. Mais si le on peut ajouter on peut ajouter ce que vous disiez tout à l'heure, la la menace de Trump euh de sur le diesel qui va avoir un impact majeur. Si vous voulez, c'est vrai que le président doit démontrer au français qu'il est capable de gérer cette crise et qu'il est encore au pouvoir et qu'il a des leviers d'action. Il revient de New York où il y a eu pas mal de rendez-vous notamment avec Donald Trump. Est-ce qu'il lui a parlé du diesel à Donald Trump ? Moi, j'aimerais bien le savoir poser la question, on verra ce soir. Donc, si vous voulez euh et effectivement, les pays européens ont le début de la crise mieux géré que la France. C'estàd plus rapidement, il y a eu des aides, des suppressions de taxes et cetera qui ont
été plus efficaces au début, mais maintenant on se retrouve, je dirais, à peu près au même niveau l'enjeu en Belgique, sauf que nous nous avons une dette qui est effectivement extrêmement les autres pays européens ont agi soit sur les prix, soit sur la TV que la France. Et c'est mais c'est le fait c'est le fait de pays qui ont fait des réformes structurelles courageuses dans des moments où la situation été favorable et nous quand la situation a été favorable notre gouvernement et notre état n'ont cessé de s'endetter dans un modèle économique budalement d'un chaudron social et nous parlons aussi d'un plus que d'un chaudron géopolitique et vous avez posé la question on va en parler avec vous tous la CIA alors il faut vraiment peser les choses he parce que il y a eu des
informations et même des contreinformations aujourd'hu Essayons d'être le plus objectif possible grâce à vous messieurs. La CIA a alerté semble-t-il sur l'envoi possible de drones sur l'Italie ou encore la France. Ce sont nos confrères espagnols qui publient qui ont publié cette alerte avec un scénario d'une attaque par drone de plusieurs villes européennes. Semble-t-il, la source est lituanienne. Hm hm. les les Lituaniens simplement pour donner un élément de contexte à ceux qui nous regardent sont fortement menacés et pour eux vraiment voilà la menace russe elle est elle est elle prend corp alors avant que vous nous détaillez tout cela, on va voir par quoi se concrétise avec vous cher Julien Mugom Müller cette cette ce scénario vraiment ce scénario hypothétique d'attaque de drone. Alors
en fait cette information, vousiez Sonia à l'instant, elle a été dévoilée par nos confrères espagnols du quotidien Elmundo. Et que disent-il ? Et bien c'est une information que la CIA la CIA aurait donné au service litwanien. Et que disent-ils ? Et bien que la Russie disposerait d'une flotte fantôme au sein de la Méditerranée, donc pas sous pavillon russe évidemment et que ben des drones pourraient être potentiellement disposés dans des conteneurs dans ces navires là. Et en fait avec la la mobilité de ces navires et bien euh les drones pourraient frapper regarder à la fois l'Espagne, l'Italie mais encore euh la la France. 200 km pour atteindre les côtes et 600 km à travers les terres. Ça veut dire quoi ? Et bien ça veut dire que la ville de Madrid, de Marseille ou
encore de Rome pourrait être touchée. En tout cas, ça inquiète au plus haut point les services français, notamment le ministère des affaires étrangères est en train de réfléchir à cette à cette question là. Julien, de quel de quel drone il s'agit ? Et bien regardez, ce sont des drones euh très particuliers parce que ce sont les drones Gerbera, des drones russes qu'on peut appeler des des drones tout-terrain. Ils sont pas très lourds, ils font 18 kg, une amplitude de 2,5. Ils vont à 160 km/h. Je disais tout à l'heure, la portée est de 600 km et surtout ils peuvent contenir une charge explosée. Alors, pas très très grosse, 4 à 5 kg. pas suffisant pour faire de très gros dégâts mais suffisant en fait pour permettre à des ports ou à des aéroports
de fermer temporairement. Et puis un autre argument à prendre en compte du côté russe c'est que pour eux ça ne coûte pas très cher 8500 € par drone seulement. Merci Julien. Écoutez, je vais vous poser directement la question Didier François pardon mais provoquer directement directement là l'Italie ou la France ce sera un basculement. Quel est même l'intérêt ici là n'est-ce pas de la communication par la peur ? Non. Alors déjà avant de poser la question de savoir si une communication ou pas une communication, il faut savoir d'où vient la source. La source c'est une source journalistique à ce stade. Puis on peut agiter la CIA, on peut ce qu'on veut. Pour l'instant, c'est le Elmundo. Voilà, on sait que la flotte Phantome russe a utilisé à bord de navire civil des drones
possiblement d'abord de ce type là parce que ce drone fait peut effectivement faire de la frappe mais il fait aussi beaucoup d'observation. On sait qu'ils ont déjà utilisé par le passé en France au-dessus de certaines installations. On vous en avait parlé donc sur le plateau. On a par exemple on a on s'est posé la question autour de l'île longue, autour d'un certain nombre de de de pays nordiques où on avait fait on avait retracé, rappelez-vous, le cheminement de certains pétroliers qui par ailleurs pouvaient avoir des drones à bord. Voilà. Et avec ce type de drone qui ont une portée de 300 km, on peut faire de l'observation jusqu'à ce à ce stade. On sait que les Russes l'ont fait. Ils ont fait du survol d'observation et donc à partir du moment où ils ont un drone
d'observation qui pourrait être militarisé, évidemment que les services de renseignement et les services de protection du territoire national a commencé par les préfets sur les les sites d'intérêt vitaux sont obligés de prendre en compte le risque de militarisation d'un drone d'observation qui pourrait éventuellement servir à de la frappe. Vous voyez bien que je mets les formes. Pourquoi ? Parce que oui, après la question de l'intention à ce stade, aucun service de renseignement ne connaît l'intention russe sur sa capacité ou sa volonté à frapper directement un pays membre de l'OTAN. La seule chose que l'on sait, c'est qu'ils en ont les capacités et que en revanche, il y a eu une attaque de drone sur le le
l'aéroport de Libic le Saint-Out, que donc ça a déjà été fait une fois, pas dans cette configuration-là puisque là on avait trois dones différents utilisées par deux agents du service de renseignement militaire russe qui sont allés attaquer un aéroport qui servait à faire du transport d'armes en direction de l'Ukraine. Donc on voit bien qu'on est alors c'est pour ça qu'il faut faire toujours attention quand on donne ce genre d'information à dans la presse, c'est qu'après on a tendance un peu à à s'emballer. Donc oui, le risque potentiel existe. Oui, la menace est prise en compte. C'est l'un des éléments qui a été donné par les services de renseignement aux différents chefs de parti politique pour leur expliquer pourquoi c'était pas simplement qu'on se faisait des films ou queil y avait une
volonté politique de faire la communication. Il y en a peut-être, mais c'est parce qu'il y en a que ça ne veut pas dire qu'il y a une menace qui n'existe pas. La menace potentielle existe, les capacités militaires existe à ce stade, il n'y a pas eu d'attaque et on fait tout pour qu'il n'y en ait pas. Le but du jeu dans notre dans dans dans ce genre de de sport euh si je puis dire qui est la défense mais c'est important c'est de garder ses n de garder son s de se préparer mais toute la question c'est la manière laquelle Emmanuel Macron va le va le dire ce soir parce que pardon il y a aussi la la politique Didier François vous avez des responsables politiques qui vont sortir d'une même réunion en écoutant le même discourt des différents chefs de renseignement n'ont
pas compris la même chose. C'est pas qu'ils ont pas compris, il y en a qui veulent pas comprendre. Par ailleurs, moi je fais une grosse différence entre la communication politique, d'accord ? Parce que ça effectivement et les services de renseignement. Excusez-moi, je connais les trois patrons des trois services qui ont parlé. C'est pas des politiques. Un est un militaire qui a fait une carrière. Enfin, ils ont tout. C'est les professionnels. Eux quand ils disent quelque chose, il ils s'amusent pas à ça. Alors après le président de la République mais voilà, eux ils disent ils donnent l'effet. Après les hommes politiques sur les révélations d'mundo quand même le fait qu'il y ait des possibilités d'attaque de drone depuis des bateaux change la géométrie de la menace.
On la connaissait celle moi c'est la première fois que je l'entends. Je dis que ça veut dire que la menace elle vient pas simplement de la Russie visant d'abord mais aussi en Méditerranée. Ça c'est un fait nouveau. Il y a maintenant un président de la République quand il s'exprime sur ce sujetl il y a deux possibilités. Il y a soit vous essayez de mobiliser et de convoquer une forme, je dis bien une forme d'esprit de résistance et vous faites très attention, c'est un chemin de crète. Soit vous êtes accusé à tort ou à raison d'instrumentaliser une peur, je le dis quand même parce que le débat est vraiment làé. Vous croisez plein de monde dans la rue, les gens vous disent la même chose. C'est pour ça que je fais la différence entre le président et les dirigeants des
services. Le président fait bien ce qu'il veut. C'est un politique comme les autres. Les les directeurs des services de renseignement, honnêtement, c'est les gens sérieux, ils s'amusent pas. sur sur cette information que vous évoquez à l'instant, je pense d'abord qu'il faut rappeler que aujourd'hui, c'est en effet une information publié par un journal espagnol. Euh nos amis italiens avec qui j'ai parlé aujourd'hui m'ont dit que il ne confirmaient pas que même il démentaaient avoir reçu une alerte de cette nature ni de manière formelle ni de manière informelle. Ils l'ont dit d'ailleurs publiquement. Et donc il faut faire très attention aussi parce qu'on vit dans un moment où les rumeurs peuvent vite prendre. La deuxième chose, je pense qu'on peut dire, c'est que il faut que les Français
sachent que cette menace, elle est connue par nos forces armées, qu'elle est déjà identifiée et qu'elle est déjà l'objet d'un travail de fond pour prévenir toute agression. Vous le disiez, les militaires qui aujourd'hui par exemple sur l'île longue ont la charge de veiller sur notre arsenal nucléaire. Ils ont déjà observé des survols de drone. Ils se sont déjà entraînés à les éviter, à les dissuader, à les empêcher. Et donc le territoire national, il est protégé aujourd'hui les langues. Il faut dire que ce sont les sous-marins nucléaires français euh qui sont survolés par des drones russes. Vous vous rendez compte ? À tel point que vous savez ce qu'ils ont fait les les marins et même les services de défense, ils ont mis des filets pour empêcher les drones avant il le monde a
changé complè. Le grand enseignement, c'est le grand enseignement de la guerre en Ukraine, c'est qu'effectivement la conflictualité évolue très vite et il faut que nos tactiques pour empêcher une agression évolue à cette vitesse là. La dernière chose, c'est que sur la question de l'interprétation politique ou de l'utilisation politique, moi il y a je pense qu'il faut parler franchement aux Français, il faut leur dire la réalité de cette menace et je pense qu'ils en ont conscience. Mais je crois que vous posiez la question pourquoi ces tentatives de d'attaque ou de déstabilisation ? parce que le but c'est de faire peur et donc on doit pas avoir peur parce que c'est exactement ce que Vladimir Poutine manifestement cherche à inspirer pas seulement aux Français mais
aux Européens parce que ce qui se produit en France se produit dans d'autres pays européens aujourd'hui. Et je pense qu'il faut quand même se rappeler aujourd'hui que Vladimir Poutine avec toute la puissance de son armée, ça fait des années maintenant qu'il essaie d'avancer en Ukraine, il n'y parvient pas. Ça fait des années qu'il essaie d'obtenir un but de guerre qu'il pensait pouvoir atteindre en 3 jours et qu'il en est empêché. Et donc on a pas de raison d'avoir peur. Il faut se préparer, il faut se réarmer, il faut se renforcer, c'est certain. Mais il faut le faire comme vous le disiez en gardant la tête froide aussi responsabilité. Vous pouvez pas ignorer l'opinion publique. Moi, il y a quelque chose qui m'a tout à fait frappé, c'est quand le quand le chef d'état-major a
parlé il y a 6 mois 6 mois à peu près devant les maères et qu'il a parlé du fait que les Français devaient se préparer, devaient, je suis désolé, il a parlé en conscience, il a parlé, je pense pas que ça soit quelqu'un qui soit complètement euh enfin c'est un vrai professionnel. [rires] Ah oui, tout de suite qu'est-ce qui se passe derrière ? Vous avez un emballement politique. Rappelez ce qu'il a dit sur d'envoyer nos enfants [rires] mais c'est exactement c'est exactement ce que j'ai trouvé, je me permets de le dire, je respecte les fonctions du chef des majeurs armées, mais j'ai trouvé maladroit cette expression parce que justement elle avait pour effet de provoquer légitimement une énorme angoisse chez les Français. Je je pense que le but d'un militaire et d'un chef
de guerre, c'est pas de préparer les Français à ce que leurs enfants meurent. Euh d'ailleurs, le but d'un soldat n'est pas de mourir pour son pays, c'est de faire en sorte que son pays soit protégé. Soit l'enemi qui me s et surtout que la guerre avec les ça m'a absolument pas fait peur. Bon, c'est comme ça. Oui, mais pardonnez-moi, vous pouvez pas faire abstraction d'une réelle peur et angoisse par rapport à la situation. On verra les mots qui seront utilisés par le présent français. Moi ce qui m'intéresse aussi, c'est que cette situation, vous êtes tous d'accord autour de la table pour dire qu'elle va durer perdurer. Malheureusement, mais elle dure depuis longtemps déjà. Donc son impact sur la flambée des carburants va être encore plus important. Donc la question c'est com
c'est pas la même, on parle pas exactement de la même crise mais ça contribue à l'instabilité géopolitique de malgré tout je vois pas Donald Trump s'occuper de toutes ces crises [raclement de gorge] aujourd'hui et éteindre ce qui se passe ou débloquer un des trit. Donc la question c'est comment anticiper quand même une crise des carburants qui est aussi structurelle comme la crise géopolitique. On va prendre la direction de l'Élysée parce que ce sera dans 10 minutes. Le président va s'exprimer mais nous sommes déjà avec notre journaliste Anthony Lebos. Anthony, depuis tout à l'heure, tous les invités politiques éditoralistes qui se sont succédés sur ce plateau et bien évoquent cette prise de parole. Ce qu'on peut attendre ou pas d'Emmanaguel Macron. Quel est le
contexte ? Quelle est l'atmosphère d'une telle prise de parole importante évidemment à la fois d'un point de vue social et géopolitique ? Oui, prise de parole extrêmement importante, prise de parole aussi décidée parce que la situation internationale s'est dégradée de manière très soudaine. He c'est ce que nous disent les conseillers du président. C'est quand même la deuxième prise de parole face à des journalistes à l'Élysée en moins d'une semaine. Souvenez-vous Sonia, la première c'était vendredi dernier après une réunion entre le président de la République, des autorités militaires, les services de renseignement et les chefs de parti. C'était aussi à l'Élysée. Cette fois, c'est une interview de 40 minutes qui sera en direct diffusé sur BFM TV dans quelques instants et Emmanuel Macron va
dire ce qu'il fait pour desserrer les taux des prix et sécuriser les approvisionnements. C'est ce que nous dit ce soir un de ses proches. C'est un exercice d'action et de pédagogie nous dit un proche du président de la République. Alors, il y aura plusieurs thèmes qui vont être abordés ce soir. l'état de la menace russe, la présidentielle, le budget, les guerres qui sont en cours et surtout leurs conséquences sur les prix du carburant, sur le risque de pénurie, c'est son devoir, nous dit-on du côté d'un d'un proche du président de la République de dire quelle est la situation aux Français. Une situation qui est entièrement provoquée, causée par les guerres en Ukraine au Moyen-Orient. C'est ce qu'il répétera encore ce soir. Mais au-delà du constat, Sonia, Emmanuel
Macron va surtout vouloir montrer, prouver même qu'il n'est pas impuissant, qu'il y a des marges de manœuvre diplomatique pour faire baisser les prix avec des initiatives qu'il a porté à l'ONU pour tenter de protéger un certain nombre de sites énergétiques sensibles. Des initiatives aussi du côté de la Commission européenne pour demander des assouplissements pour accélérer la cadence de production et de raffinage. En tout cas, il se sait très attendu par des Français, des Français en colère, des Français exaspérés. Il y répondra ce soir. Il répondra aussi Sonia aux questions qui vont lui être posées sur le choix du gouvernement de prolonger des êtres ciblées et de ne pas baisser les taxe. Il dira selon approche du président de la République que l'action
diplomatique est la plus efficace et la moins coûteuse pour faire baisser les prix. Fin de citation. Manière aussi de dire que nos finances publiques sont contraintes et qu'on ne peut pas envisager de baisse des taxes à court terme. Merci beaucoup Anthony. Exposé très très clair mais alors si le président se contente entre guillemets mais enfin si tout s'explique par la situation géopolitique ce qui est certainement le cas, on peut aussi lui poser des questions très concrètes. Moi j'aimerais j'ai posé quelques questions mais peut-être que vous avez les réponses. Par exemple quand on vous avez le gâteau la part fiscale est de 60 % pour les carburants. Moi moi j'aimerais interroger le président sur l'État Obélix. Vous êtes d'accord ou pas ? Évidemment non mais même si je veux dire ça peut
paraître démagogique mais qui qu'il explique pourquoi on peut pas se toucher à cet axe mais et pourquoi on peut peut pas toucher à cet axe parce que l'État est complètement à sec si vous voulez et que effectivement le l'objectif c'est quand même de boucler un budget avec 54 milliards non pas d'économie je le répète mais de ralentissement de la dépense contrairement à ce que les médias disent. Et si et ben on baisse les taxes, bah ça va encore faire ça va encore augmenter la la Tous les gens sérieux qui s'y connaissent savent que cette crise va durer va être structurale. Monsieur le président, est-ce que vous avez anticipé ce moment ? Est-ce qu'il est responsable de la politique qui a été menée jusqu'à présent et que cette politique n'a pas anticipé justement et n'a pas été
suffisamment dans la réforme ? Et je dirais que tous les partis politiques sont responsables. Non mais non mais il faut arrêter avec ça. Il y a quand même une majorité, une opposition dans un pays. G des partis politiques qui sont responsables avec ça qui n'ont pas vraiment facilité les choses à avec la réforme des retraites. Je suis désolé. et même à l'intérieur euh du euh de de de LR, il y a une petite cette réforme, elle serait pas passée sans les parlementaires elle serait pas passée sans les parlementaires. Mais c'est même pas seulement la question de la réformation. Je continue mes je continue mes questions concrètes. Qu'est-ce que vous dites, monsieur le président de la République, ce soir aux 30 millions de Français qui incarnent la France de la bagnole ? Ceux qui ne peuvent pas
prendre un mode de transport alternatif, ceux qui ne vivent pas dans les fameuses métropoles où tout est connecté, interconnecté, qu'est-ce qu'on leur dit ce soir ? On leur dit, "Regardez, ça explose partout dans le monde. Donc serrez-vous la ceinture, encore un cran, s'il vous plaît." C'est pour [grognement] ça que la question de des taxes est pas forcément la plus pertinente parce que c'est injuste à dire que les taxes, ça va affecter tout le monde de manière indifférente, quel que soit leur niveau de revenu et les personnes qui il y a des personnes qui en ont davantage besoin que d'autres, il y a des personnes qui euh pour qui la la dépense relative à la voiture constitue une plus grande part sur le budget. Et donc pour moi, la question c'est davantage de
pousser des aides en fonction des secteurs et en fonction des revenus plus que euh des taxes parce que effectivement il y a des personnes et là on voit on voit on voit à quel point ça crée comme vous le disiez à l'instant un clivage entre les personnes qui n'ont pas d'autre choix que d'utiliser leur voiture. Et je pense aussi très très fortement à nos autres mères hein parce qu'on en parle très très peu mais il autrefois il y avait des transports en commun dans les autres mè en Guadaloupe en Martinique ce n'est plus le cas aujourd'hui. Ce sont des gens qui sont sont des gens qui sont Ouais. ce sont des gens qui sont extrêmement dépendants. C'està-dire que dans les outresem, on a souvent deux trois véhicules par foyer parce qu'on ne peut pas se déplacer autrement. Et donc là
effectivement, il faut réfléchir à cibler les aides et à les cibler aussi en fonction des territoires, mais aussi peut-être penser à une France où on peut peut-être se déplacer différemment sans une dépendance aussi importante à la voiture. Moins dépenser en temps de paix pour pouvoir dépenser en temps de guerre. C'est aussi ça le sujet, c'est qu'on dépense tellement quand tout va bien, c'est l'état providence, l'état social. Dites-moi quand ça allait bien moi, j'ai l'impression que je suis né avec toutes les crises. On a connu pendant des années, on a connu pendant toutes les dernières années, quasiment toutes les deux mandatures d'Emmanuel Macron, un moment où les taux d'intérêt dans le monde étaient quasiment nuls voire négatifs. Et à ce moment-là, que s'est-il passé ?
Moi, vous savez, je je veux pas dire que tout le monde est responsable de tout parce que c'est ça qui décourage les gens. La vérité c'est qu'en 2017 dans la campagne présidentielle, vous aviez un candidat qui disait "La France est en faillite et donc il faut se réformer, il faut faire des choix courageux." Ce candidat, il a pas euh pu dérouler son projet jusqu'au bout. Et donc euh François Fillon, il n'a pas été élu. Emmanuel Macron est arrivé, que s'est-il passé ? 1000 milliards d'euros de dettes de plus. Et pendant toutes ces années, quand l'argent ne coûtait rien, j'entendais les macronistes nous expliquer. Ah, on nous a dit à Bruxelles, comme à Paris, la dette c'est pas grave, on peut y aller, c'est pas un problème du tout. disait même aussi d'une ancienne ministre qui est
aujourd'hui présidente de la cour des comptes bien sûr et Amélie Monchalin par exemple puisque c'est d'elle que vous parlez elle nous expliquait au Parlement européen que oui il fallait aussi créer la dette européenne quand il y a eu le Covid c'était pas sérieux tous les partis politiques sont allés à la sont allés sont allés à coup de lettres à coup et les lettres on les a de tous les partis politiques il faut continuer à aider quand il y avait le covid bien sûr aujourd'hui raison garder Vous avez tout dit dire que il y a une responsabilité qui est une responsabilité collective. La responsabilité ne met pas plus de bien dans les étin révoltant de dire quelque chose [rires] comme ça. C'est révoltant. C'est révoltant. Moi je me suis battu je me suis battu au Parlement
européen contre le fait de créer une dette européenne. À l'époque mais pardon je termine. À l'époque Abalide Monchalin puisque c'est d'elle qu'on parle nous disait "Mais non l'argent ne coûte rien. Ce serait absurde de pas s'endetter et de toute façon on trouvera des nouvelles ressources pour rembourser la dette. Aujourd'hui on est au pied du mur en Europe comme à Paris." Et dire que c'est de la faute de tout le monde c'est révoltant. C'est révoltant. Il y a des gens qui ont tiré la sonnette d'alarme. Il y en a d'autres qui ont fait n'importe quoi et ceux qui ont fait n'importe quoi doivent rendre français auour parti politique qui n'était pas la même chose que vous beaucoup mais pas tous. Et quand on était dans une période de crise, oui bien sûr, il fallait dépenser. Mais
quand on était dans des périodes où au contraire on avait de la stabilité, c'était le moment de faire des réformes. On a défendu des années et on nous a opposé que non la dette c'était pas un problème. Tout le monde disait si vous voulez bien les différentes situations, professionés avec notamment Marie qui est infirmière, intérimaire près de Limoge, vous êtes Bonsoir Marie. Bah Marie, euh la plupart des infirmières que nous avons eu euh depuis euh plusieurs jours nous disent très souvent la même chose. Maintenant, elle tout simplement, pardon hein, c'est c'est terrible comme mot, mais elles doivent faire un choix parfois pour voir des patients, pour voir euh pour effectuer certains actes. Est-ce que c'est votre cas également ? Interdit. Alors moi je suis infirmière
intérimaire mais je vous confirme que que ce soit mes collègues a soignant intérimaire ou même infirmière intérimaire, on va choisir doré avant où on va aller. Moi, j'ai un secteur de d'activité si vous voulez qui a jusqu'à 100 km autour de mon domicile. Donc ce qui me permet d'aller dans cinq départements différents des départements ruraux. Voilà. Euh je vais vous donner un exemple tout bête qui date d'il y a 15 jours environ. Le vendredi soir, j'avais une directrice d'un ÉPAD où je vais très souvent dans la Vienne, donc à 50 km de chez moi aller, qui m'a appelé ampleur parce qu'elle n'avait pas d'infirmière pour le weekend parce que personne ne pouvait se déplacer. Voilà. Donc moi, j'y suis allée 1h le matin, 1 heure le soir pour faire le
strict nécessaire. Les aides soignantes sont retrouvées sans infirmière, voilà, à un moment donné. Euh et sinon pour se dépanner, elle est obligée de débaucher une infirmière de la Charante, donc d'un autre département. C'est-à-dire que elle a été effectivement Marche sur la tête, on comprend bien. Mais oui, oui, tout à fait. C'est-à-dire qu'elle a été de son épade en garde de Poitier chercher une aide soignante qui venait une infirmière qui venait de Charante d'Angoulem. Voilà. Hop, elle a ramené sur les pads, après elle a refait le trajet inverse et de il y a de moins en moins d'infirmière, il y a de moins en moins d'être soignant Marie. Et on comprend vos difficultés. Je ne vous demande pas si vous allez écouter le président parce que je sais que vous avez déjà dit que vous préférez
lire la presse demain ou nous regarder nous-mêmes demain pour savoir ce qui a été dit. On vous souhaite en tout cas de plus beaucoup de courage. On vous reconactera Marie pour voir aussi l'évolution de votre situation. Dans quelques minutes, le président de la République va s'exprimer. Il va accorder un entretien, on l'a d situation géopolitique, carburant, relation entre les deux. Et puis je vais vous poser une question, il y a aussi une question de pâte humaine. C'est-à-dire que beaucoup de gens demandent de la considération, demandent du respect, demande de l'écoute face à une situation difficile, parfois par certaines prises de parole. Quand vous dites qu'un retraité à 2000 € même si vous estimez qu'on vit convenablement, ça peut faire mal. quand vous ça peut
faire mal. Je veux dire il y a des il y a les mots Mux et il y a les mots mots. On attend aussi peut-être un peu de ça encore maladresse hein du gouvernement. C'est analysé comme du mépris he plus que de la maladresse. Je je pense que les gens attendent surtout de l'action quand même. Je je voulais juste dire je voulais juste dire pour répondre à Marie qu'encore une fois malgré toutes les difficultés budgétaires qu'on a évoqué et qui sont réelles, il y a des choses à faire. Suspendre les certificats d'économie d'énergie maintenant on le demande depuis des semaines, c'est 17 centimes par litre. C'est pas tout mais c'est déjà pas mal. Revaloriser [rires] tout à l'heure je voulais vous poser la question parce que les certificats d'économie d'énergie ont quand même
vocation justement à accompagner la transition énergétique. Donc est-ce que c'est déjà je veux bien qu'on qu'on réfléchisse à l'urgence mais il faut quand même qu'on ait une politique d'écologie. Je comprends effectivement se poser la question de qui contribue qui bénéficie et effectivement si les gens qui doivent dont les prix sont répercutés sur leur gazol n'ont pas de solution de mobilité alternative qui leur qui leur est proposé. On peut pas dire aux gens dans une situation aujourd'hu achet de l'électrique je comprends. Non mais je comprends ce que je voulais dire mais prenez un prêt de 30000 balles et achetez de l'électrique mais je l'ai entendu. Oui, c'est pas ce que je dis mais ce que je veux dire c'est que c'est que il faut quand même avoir une vision
à moyen terme. D'autres crises vont survenir donc il faut qu'on réfléchisse aussi de l'économie là vous vous plus plus vous vous étranglez les français moyen d'oxygène plus vous popérisez les classes moyennes plus vous allez vers la décroissance. C'est pour ça qu'il doit le principe de ces des choses concrètes ce soir. À mon avis ça va pas être le cas. Il va pas donner de choses concrètes. Il doit donner des choses concrè vous n'avez pas répondu sur sur la question. J'allais répondre. Le principe de ces certificats, c'était d'abord de dire il faut qu'il ait un prix plus élevé pour l'essence pour pousser ami. Maintenant, le président de la République accorde cet entretien.
François-Xavier Bellamy