Pierre OLIVER : Maire "LR" du 2e arrondissement de Lyon et Vice-Président à la Métropole en charge de la voierie et de la fluidité du trafic
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Questions et réponses
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- 0:54OuverteRéponse directe
Pierre Lever, vous n'avez pas de regrets par rapport à l'élection municipale ?
- 2:13RelanceRéponse partielle
Si vous-même aviez conduit la campagne, estimez-vous que vous auriez eu plus de chances ?
- 3:23OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire que vous nourrissez des ambitions pour le prochain mandat en 2032 ?
- 4:13OuverteRéponse directe
On va parler du deuxième arrondissement. Vous avez été réélu, le deuxième vote traditionnellement à droite.
- 5:30OuverteRéponse directe
Quel parfum ce mandat ?
- 7:56OuverteRéponse directe
Vous diriez que votre conseil d'arrondissement était un peu fantoche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:42Invité politiqueChiffre
« Les résultats électoraux, mine de rien, pour moi, ont été très encourageants dans le sens où j'ai manqué l'élection au premier tour à une trentaine de voix. »
- 11:25Invité politiqueChiffre
« 1,6 millions. »
- 11:41Invité politiqueFait
« la dépose de l'œuvre qui devrait intervenir d'ici deux ans. »
- 15:44Invité politiqueFait
« L'ambition de Raymond Barre, je dois dire que je ne l'ai pas forcément connue à l'époque. »
- 17:02Invité politiqueFait
« la démocratisation du télétravail il y a plein de phénomènes qui d'ailleurs ne fait pas que du bon »
- 17:20Invité politiqueFait
« le secteur immobilier du bureau soit en difficulté n'est pas bon pour notre quartier »
- 18:21Invité politiqueFait
« les écologistes ont beaucoup opté pour la solution de facilité qui est le logement social qui malheureusement génère des problèmes notamment sur le secteur de la confluence »
- 21:58Invité politiqueFait
« le sous-investissement sur les équipements en piscine depuis 25 ans c'est ça aujourd'hui la réalité »
- 22:14Invité politiqueFait
« il va être obligé de fermer le centre nautique Tony Bertrand autrement appelé la piscine du Rhône pour des travaux longs d'un an et demi »
- 23:26Invité politiqueChiffre
« il y a plus d'un million d'euros qui a été dépensé »
- 26:58Invité politiqueChiffre
« on va avoir un prix de l'essence qui va être à 3 euros du litre »
- 26:58Invité politiqueChiffre
« qu'on va avoir un prix de l'essence qui va être à 3 euros du litre »
- 27:05Invité politiqueFait
« je rappelle que ce sont les mêmes écologistes qui militaient avec François Hollande pour fermer les centrales nucléaires »
- 27:15Invité politiqueFait
« sur le long terme l'électrique est la solution »
- 28:33Invité politiqueFait
« c'est Petré Romane l'ancien Premier ministre roumain qui a été le premier Premier ministre à la chute du régime communiste de Ceausescu »
- 28:51Invité politiqueFait
« est-ce que tu lis ? »
- 29:33Invité politiqueFait
« Vie et mort de la Yougoslavie »
- 34:54Locuteur non identifiéFait
« j'ai vu une France heureuse »
- 35:22Locuteur non identifiéFait
« la photo qu'on me demande toujours »
- 40:52Locuteur non identifiéFait
« c'est vraiment un bâtiment pour moi qui parle d'espoir »
- 41:33Locuteur non identifiéFait
« l'écologie aujourd'hui ça fait chier tout le monde »
Temps de parole
- Pierre Oliver55 %
- Présentateur24 %
- Locuteur non identifié18 %
- ?3 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, Wilfried Delacour. Bonjour à tous, et oui, c'est bien l'invité politique du samedi, on a repris nos habitudes depuis la semaine dernière. Le samedi 11h midi, c'est votre rendez-vous avec l'actualité politique dans l'agglomération lyonnaise à Lyon. Alors après le sixième samedi dernier, place au deuxième, un autre des trois arrondissements qui ont résisté à la majorité d'Union de la Gauche et des écologistes en mars dernier. Bonjour Pierre Lever et bienvenue au micro Lyon Première.
Vous êtes le maire du deuxième arrondissement de Lyon, le cœur de la ville situé entre les quartiers Cordeliers, Perrache, Belcour et Hennet. Vous êtes aussi vice-président à la métropole en charge de la voirie, des circulations intelligentes et de la fluidité du trafic. Un sujet évidemment qui concerne notre quotidien. Et puis vous êtes le secrétaire départemental des Républicains dans le Rhône. On a évidemment plein de questions à vous poser sur les ambitions de ce parti pour la prochaine présidentielle. Pierre Lever, vous n'avez pas de regrets ?
Par
rapport à l'élection municipale, vous voulez dire ? Ben oui, vous deviez être le chef de file des Républicains de la droite pour la mairie de Lyon en mars dernier.
Et
puis patatral, il y a un an, Jean-Michel Lela s'est arrivé avec des sondages de popularité insolents, mais qu'il n'a pas réussi à transformer en victoire. Alors difficile évidemment de refaire l'histoire, mais la victoire aurait pu, aurait dû vous revenir.
Vous
savez, c'est difficile de refaire le match après. Moi, je me suis préparé pendant six ans pour l'élection municipale, en construisant des équipes, un projet, en rencontrant beaucoup d'acteurs du territoire.
Et
c'est sûr que c'est toujours un choix à faire qui est difficile personnellement. Mais vous savez, je ne voulais pas être l'artisan de la désunion.
Et
quand on voit ce qui se passe au niveau national, le triste spectacle qu'offrent les très nombreux responsables politiques de la droite et du centre, moi, je ne voulais pas faire partie de cette catégorie. Et j'ai toujours considéré que l'union faisait la force et faisait la victoire, et que la division générait systématiquement la défaite. Alors là, évidemment, on a connu la défaite parce qu'on peut le dire à postériori, la campagne a été compliquée sur plusieurs points de vue.
La question était aussi de savoir si Jean-Michel Lennas ne s'était pas présenté. Si vous-même aviez conduit, comme c'était prévu finalement au départ, et avait été le chef de file de la droite et certainement au-delà, est-ce que vous estimez que vous auriez eu finalement plus de chances
?
Écoutez, j'en sais
rien, et je pense qu'il ne
faut
pas le prendre comme ça. La réalité,
c
'est que malgré tout, l'alliance que nous avons réussi collectivement à créer nous a permis d'emporter la métropole parce que les deux élections sont extrêmement liées. Et moi, je garde quand même ce côté très positif dans le sens où, il faut le rappeler à nos auditeurs, la métropole a vocation à gérer la plupart des compétences publiques qui sont aujourd'hui sur la ville de Lyon, que ce soit sur la propreté, que ce soit sur la voirie, que ce soit sur les mobilités, que ce soit sur l'urbanisme, qui sont en réalité les grandes composantes de la
ville. Et on va redire effectivement tout à l'heure que vous vous sentez peut-être un peu moins seul, dans la mesure où la majorité à la métropole a changé. Exactement. Et l'objectif, voilà, moi,
vous
savez, je continue ce combat politique. Et évidemment, on va tout faire pour que la prochaine fois, collectivement, nous arrivions à gagner.
Alors, si j'ai bien compris, Pierre-Oliver, vous vous préparez depuis six ans, finalement, à vous présenter en mars 2026. Est-ce que ça veut dire déjà que vous nourrissez des ambitions pour le prochain mandat en 2032
?
Écoutez, je ne
sais
pas quelle sera la date de l'élection, mais moi, c'est un secret pour personne. J'ai toujours eu cette ambition. C
'est-à-dire qu'on ne vous
la fera
plus ?
On ne vous prendra pas la place comme ça
? Non,
je
ne sais pas, parce que peut-être que quelqu'un sera... Il faut savoir être humble dans la vie. Peut-être que quelqu'un, demain, sera mieux placé. J'en sais rien aujourd'hui. La seule chose que je souhaite, c'est évidemment pouvoir construire une véritable alternative. Parce qu'on le voit bien, aujourd'hui, on a beaucoup de sujets sur lesquels on est interpellé, notamment sur les questions de sécurité,
sur
les questions d'éducation. Et là, pour le coup, la ville de Lyon a beaucoup à jouer. Et voilà, je pense qu'il faut qu
'on
prenne nos responsabilités. Et on peut le dire aussi, on a gagné un arrondissement
supplémentaire. Mais vous avez cette ambition.
Donc, évidemment, on va continuer de travailler. Moi, je l'ai toujours eu. Et voilà, je veux qu'on continue d'avancer.
Alors, on va parler quand même du deuxième arrondissement. Vous avez été réélu, je l'ai dit, puisque vous étiez déjà maire depuis 2020. Le deuxième qui vote traditionnellement à droite. La gauche a tout de même réalisé plus de 41% des suffrages au premier tour en mars dernier. Ça signifie que ce n
'est
pas forcément un arrondissement de privilégiés et que vous devez prendre en compte toutes les attentes de tous les administrés.
Évidemment. Et puis, vous savez, le deuxième a énormément changé avec l'arrivée du secteur de la confluence, les différents aménagements. Les résultats électoraux, mine de rien, pour moi, ont été très encourageants dans le sens où j'ai manqué l'élection au premier tour à une trentaine de voix. Oui, parce qu'en valeur absolue, ce n
'est
pas 7000 électeurs. Voilà, c'est quand même peu. Mais c'est des signaux extrêmement touchants. Parce que vous savez, dans le mandat de maire, je le dis souvent, c'est le dernier élu que nos concitoyens apprécient. Et vous savez, c'est des gens qu'on croise au quotidien, qui habitent à côté de chez vous, et pour qui vous êtes là au quotidien. Vous avez
le retour
direct de leur part, quoi. Et moi,
c'est vraiment ce que j'aime
dans ce côté de maire. Et j'avoue que j'ai été très flatté que les habitants du deuxième me renouvellent leur confiance. Alors, il y a quel parfum,
ce mandat, Pierre-Oliver ?
Il y a une chose qui est certaine, c'est qu'on n'est plus dans la même philosophie que nous avons connue au précédent mandat. Au précédent mandat, j'ai eu, si je puis dire, l'honneur d'être l'opposant en chef à peu près sur tous les sujets. Que ce soit sur les sujets métropolitains, que ce soit sur les sujets de la ville, que ce soit sur les sujets de mobilité en général. Et aujourd'hui, en réalité, on est obligé de composer ensemble. Moi, c'est le message que j'ai porté à Grégory Doucet quand on s'est rencontré la semaine dernière. D'ailleurs, c'était mon premier rendez-vous dans son bureau en tant que maire du deuxième. On avait déjà eu l'occasion de se croiser, évidemment.
Mais ça montre aussi que la démarche de son côté est aussi peut-être plus positive qu'au précédent mandat. Parce qu'en réalité, s'ils ont perdu la métropole, c'est qu'ils n
'ont
pas écouté les Lyonnais. Et il y a eu un véritable mécontentement. Parce qu'autant, c'est vrai que nous avons gagné la métropole de Lyon, mais nous avons aussi perdu la ville de Lyon.
C
'est
-à
-dire que là, pour le coup,
c'est presque nous qui avons plus
perdu l'élection imperdable que l'inverse. Mais pour autant, il
y a
une
volonté d'ouverture que vous avez senti de la perte du maire de Lyon.
Bien sûr, parce que maintenant que les compétences sont partagées, si on veut que le territoire avance, qui est quand même la
boussole qui nous guide...
Et puis vous êtes partie prenante, évidemment, à la métropole.
Bien sûr, mais
comme c'est la boussole qui nous guide le développement de notre territoire, le fait d'améliorer la situation pour nos concitoyens, on est obligé de travailler ensemble, on ne sera pas d'accord à 100%. Mais je pense que, déjà, d'être en mesure de faire des accords pour certains sujets, je pense que c'est une bonne chose. Et moi, c
'est
le message que j'ai porté à Grégory Doucet. Et je sais que la présidente de la métropole, Véronique Sarcelli, a aussi cette volonté de beaucoup travailler avec l'ensemble des maires, de les écouter, d'intégrer leurs problématiques. Vous savez, c'est eux derrière qui assument les politiques publiques. Quand vous êtes maire de Villeurbanne, comme Cédric Van Stivendel, un aménagement de la métropole, c'est lui qui va être le premier acteur à recevoir soit les critiques, soit l'approbation de la population. Et donc, si on veut que cela fonctionne sur le territoire métropolitain, il faut qu'on ait l'approbation des maires et qu'on soit en mesure de travailler en partenariat.
Y compris pour des sujets escabreux, ou en tout cas qui divisent. Il y en a où on ne sera pas d'accord. Mais il faut, dans la mesure du possible, essayer de trouver des sujets. Il y en a où on ne sera pas d'accord. La réouverture de la rue Grenette, c'était une partie structurante de notre programme. Ou la réouverture de
l
'avenue des Frères Lumière, par exemple. Bon, ben là, on sait qu'on a un désaccord. Mais il
y
a d'autres sujets sur lesquels on pourra peut-être travailler ensemble. L'essentiel,
c'est de se parler et d'aller dans les bureaux respectifs. Exactement. Vous diriez, d'ailleurs, par rapport au dernier mandat, que votre conseil d'arrondissement était un peu fantoche.
Est-ce qu'il a
été utile,
finalement, à ce mandat ? C'est un
lieu de débat. C'est-à-dire que c'est aussi l'occasion de pouvoir défendre des positions. Vous savez, quand vous avez un parti qui est ultra-majoritaire sur toutes les compétences du territoire... C'était difficile
de trouver une faille. C'était difficile
de trouver. Mais on a su, quand même, malgré tout, créer cette véritable opposition et ce rejet des écolos. Parce que s'il y a eu une telle contestation contre la politique menée par les écologistes,
c
'est qu'il
y a
des gens qui ont incarné cette opposition. On en a fait partie avec quelqu'un comme Thomas Rudigos, par exemple. Le maire du 5e, oui. Où on s'est particulièrement impliqué sur certains sujets, que ce soit la sécurité,
que
ce soit la mobilité, que ce soit la voirie. Et forcément, derrière, quand on arrive aux élections, ça nous donne, je dirais, des billes supplémentaires pour pouvoir faire une contre-proposition à la population. Et c'est ce pourquoi nous l'avons apporté. Donc là, c'est vrai que ce mandat va être beaucoup plus équilibré. Les conseils d'arrondissement seront aussi l'occasion de rappeler aux uns et aux autres les critiques mutuelles. Parce que je suis certain qu'on va avoir droit...
Et contrairement
à Valentin
Lundgenstrass, qui est le
deuxième
adjoint de Grégory Doucet, et qui est élu d'opposition précédemment dans votre arrondissement. Je suis certain que
le conseil du 2e ou le conseil municipal sera l'occasion de rappeler à la ville de Lyon tout ce qu'elle fait de mal pour nous. Et eux nous diront toutes les critiques et tout le mauvais regard qu'ils peuvent porter sur les politiques métropolitaines ou régionales.
Avoir le deuxième adjoint de Grégory Doucet dans votre conseil municipal, c'est un avantage ou un inconvénient
?
Non, les relations sont plutôt bonnes en plus personnellement. Donc voilà, on est en désaccord politique. Mais après, on a toujours eu une qualité de débat dans le conseil du 2e, où chacun peut s'exprimer très librement. Et je le dis très sincèrement, on a toujours des conseils qui se passent de manière apaisée. Et ce n
'est
pas le cas de partout, parce qu'on a vu dans le 8e, dans le 7e...
C'est quelque chose auquel vous tenez
? ...quel on tient. Et c'est aussi le fait qu'on ait une opposition qui soit raisonnable, qui fait qu'on arrive à avoir cette qualité démocratique et cette qualité du débat
démocratique. J'aurais vu, je disais que c'était votre deuxième mandat. Est-ce que ça veut dire qu'on est toujours aussi motivés comme au premier jour du premier, ou est-ce que l'ambition de départ s'émouche un petit peu au fur et à mesure des mois ? Alors je peux vous dire une chose, c'est que quand on est maire,
c'est vraiment le plus beau mandat. Et en fait, chaque jour, vous avez des nouveaux projets. Et chaque jour, vous aidez vos concitoyens à résoudre des problèmes du quotidien. Et moi, j'avoue que ça, forcément, c'est très enthousiasmant. Et le fait d'avoir la métropole, forcément, on va avoir plus de leviers que nous en avions au premier mandat. Donc au contraire, c'est presque un
nouveau mandat. Donc c'est le champ des possibles qui s'ouvre pour vous. Comme si
on repartait de zéro. Donc voilà, c'est vraiment une bonne chose.
Pierre Oliver, le maire du 2e arrondissement, conseil municipal dans le groupe Lyon-Ensemble, vice-président de la métropole en charge de la Voirie notamment, et secrétaire départemental des Républicains de la Rhone. Et notre invité, ce matin, dans l'invité politique du samedi. Merci d'être avec nous sur Lyon-Première. C'est le retour de l'invité politique du samedi avec ce matin, Pierre Oliver, maire du 2e arrondissement, conseiller municipal dans le groupe Lyon-Ensemble, vice-président de la métropole et secrétaire départemental. Pierre Oliver, on va évoquer évidemment les sujets qui concernent d'ores et déjà votre arrondissement.
Il y a un équipement qui a cristallisé et symbolisé l'opposition entre mairie d'arrondissement et mairie centrale. On en parlait juste avant la pause. Ce sont les fameuses ombrières de la place Bellecourt. de
l'œuvre. Je pense que le rapport qualité-prix est évidemment hallucinant. 1,6
millions.
Là, dans la rencontre que j'ai pu faire avec Grégory Doucet, on a parlé évidemment du plan de mandat et il a fait chiffrer évidemment la dépose de cet
œuvre. Vous allez dire la
désintégration, c'est ça ? Non,
la dépose de l'œuvre qui devrait intervenir d'ici deux ans. C'est une bonne chose, on va tourner la page et puis ce sera un vague mauvais souvenir. Quand on voit aujourd'hui ce bois, moi je dis souvent en bois de cagette parce qu'en fait il vieillit mal, je trouve que quand on voit à quel point ça se dégrade vite par rapport au prestige que nous avons sur la place Bellecourt,
je trouve
que cette œuvre... quand on voit que les bâtiments de France interdisent à certains de mettre un double vitrage parce que ça ne respecte pas l'esprit du secteur et que dans le même temps on va autoriser une œuvre d'art comme celle-là, j'avoue que j'ai un peu du mal à comprendre. Donc
vivement
qu'on en termine.
Autre installation emblématique du deuxième arrondissement, le centre d'échange de PRH, qui je le rappelle pour tout le monde, est une œuvre de René Gagesse, l'architecte, une œuvre héritée de la fin des années 70 cette fois-ci. La passerelle menant à la gare a été retirée l'année dernière. La transformation profonde est vraiment enclenchée aujourd'hui.
Elle est enclenchée, on
attend la fin des recours sur le permis de construire. Vous savez, rénover ce centre d'échange, je pense qu'aujourd'hui c'est quelque chose qui est totalement transpartisan. Évidemment, la programmation que nous, on a en tête n'était pas forcément celle que les écologistes avaient parce qu'il y a certains usages sur lesquels on n'a pas forcément
la
même ligne directrice ou la même ambition. Mais la réalité, c'est qu'on a besoin de faire revivre ce centre d'échange. J'ai
souvent tendance à dire... Il y aurait eu la fluidité aussi, vous qui connaissez bien le secteur, évidemment,
entre le quartier de Place Cernot et puis le
cours
Charlemagne derrière.
Exactement, on a ce besoin de réouvrir justement ce secteur. Et aussi, moi je le dis souvent, le centre d'échange de PRH, en réalité, ça pourrait être Châtelet. Pour ceux qui connaissent Paris dans
nos auditeurs. Oui, ce centre de nombre
d'édales, oui.
Et en réalité, aujourd'hui, ce centre d'échange n'arrivait plus à vivre commercialement. Il était évidemment d'une autre époque. Et là, la transformation qui va être faite et l'avenir du secteur, pour moi, est particulièrement réjouissante parce qu'on a la possibilité de transformer durablement le quartier avec à la fois un bâtiment majestueux, mais aussi qui s'intègre parfaitement dans le paysage urbain, qui va nous permettre de redonner la perspective à cette gare de PRH qui est aussi un bâtiment emblématique, au château de PRH entre les deux bâtiments. Donc voilà, pour moi, c'est vraiment tout ça qui fait
que ce projet... Vous en attendez beaucoup
et les habitants aussi ? Les habitants en entendent beaucoup et même plus largement. Je pense que l'ensemble des Lyonnais, parce que vous savez, tout ce qui touche le deuxième arrondissement, nous, on le voit beaucoup pour les habitants, mais ça touche en réalité tous les habitants de la métropole. J
'ai
presque envie de dire tous les habitants de la région, parce que c'est le centre de tous les flux de notre territoire. Pour
parler concrètement, le projet, c'est toujours l'ouverture du fameux centre d'échange actuel ?
Le seul débat que nous avons aujourd'hui, c'est de savoir dans quelle mesure on est capable ou pas de faire revenir la guerre internationale de bus, parce qu'on voit les critiques, on voit les problèmes de sécurité que cela pose à Gerland et notamment les jours de match. Je pense que notre responsabilité, c'est aussi de travailler à cette solution alternative. Moi, je pense que pour nos usagers des bus notamment nationaux et internationaux, arriver et converger ici à proximité d'une gare, d'une ligne structurante de métro, de deux lignes de tram, c'est plus facile que d'être au fond de Gerland avec, je dirais, les problèmes de délinquance que connaît le 7e arrondissement.
Même si ce n'est plus le Gerland d'il y a 30 ans où il y
a
quand même des moyens de communication, bien entendu. Un peu plus au sud que le centre d'échange, il y
a
évidemment le quartier de la Confluence, un projet lancé en 95 par Raymond Barre, alors maire de Lyon à travers la mission Lyon Confluence. 30 ans plus tard, quel est le bilan ? Est-ce que ce projet est conforme aux ambitions de l'époque ? Je pose la question évidemment au président de la société publique locale Lyon Confluence qui pilote l'aménagement du quartier et que vous êtes, Pierre Oliver. Vous savez, le
quartier, on le voit évoluer. L'ambition de Raymond Barre, je dois dire que je ne l'ai pas forcément connue à l'époque. Je rappelle que vous êtes né en 92. Voilà. Mais il y a une réalité, c'est que je trouve qu'on a connu deux phases dans le développement de Confluence. Une première que je qualifierais de prouesse architecturale et notamment quand on voit ce qui a été fait sur la Dars autour du stade Sonny-Anderson avec des bâtiments extrêmement emblématiques. Et puis, il
y a
la phase 2 qui est peut-être plus sobre mais qui peut-être correspond mieux en termes d'usage parce qu'on a des bâtiments qui sont réversibles où aujourd'hui vous avez du bureau mais si dans 20 ou 30 ans on a besoin de transformer le bâtiment on n
'est
pas obligé de le raser et on peut le transformer en gardant les trames qui ont été pensées par les architectes et les promoteurs. Sur la suite du quartier parce que c'est ça le fond de
la question.
Est-ce que c'est la Sagrada Familia ou est-ce que le projet a quand
même
un terme dans le temps ? Le projet évidemment arrive plus approche de sa fin même si en réalité les cycles immobiliers aujourd'hui sont très complexes et on voit bien que les différents opérateurs ont du mal à commercialiser les différents bâtiments parce qu'on a aujourd'hui un problème sur le tertiaire mais ce n
'est
pas que chez nous c'est partout en France avec des entreprises qui sont peut-être moins consommatrices de bureaux qu'elles ne l'étaient il y a encore 10 ans la faute au télétravail évidemment voilà le Covid est passé par là
la
démocratisation du télétravail il y a plein de phénomènes qui d'ailleurs ne fait pas que du bon parce que c'est vrai que nous le quartier vivait bien grâce à cet équilibre le fait que le bureau soit en difficulté le secteur immobilier du bureau soit en difficulté n'est pas bon pour notre quartier en parallèle il y
a
aussi évidemment les problèmes de pouvoir d'achat qui touchent tout le monde donc la commercialisation du logement elle est plus complexe avec des taux d'intérêt qui sont plus hauts qu'il y
a
10 ans ça
modifie
certains projets encore une fois pour compléter le
territoire
il faut trouver les bâtiments qui trouvent un véritable usage pour le quartier tout en ayant une réalité économique en face et moi je ne veux plus qu'on fasse des programmes quasi intégralement de logements sociaux parce que derrière forcément quand on est collectivité ou quand on est autorité publique on a vocation à faire en sorte de faire émerger nos habitants et ce n
'est
pas en créant des ghettos supplémentaires qu
'on
va le faire moi je crois beaucoup à un concept que Gérard Collomb développait qui était la mixité sociale et pour qu
'il
y
ait
de la mixité sociale il faut qu'il y ait tous les types de bâtiments tous les types de logements que ce soit des grands logements des petits logements des étudiants des seniors du logement social de différentes catégories c'est comme ça que vous faites de l'intégration là en réalité je pense que les écologistes ont beaucoup opté pour la solution de facilité qui est le logement social qui malheureusement
génère
des problèmes notamment sur le secteur de la confluence et sur lequel nous évidemment on va continuer de travailler j'aimerais qu'on puisse remettre beaucoup d'esthétisme arrêté avec ces façades en bois parce qu'on sait que le bois vieillit mal et quand vous voyez au bout de 10 ans que le bois qui était installé en réalité aujourd'hui est noir et ne ressemble plus à rien sur ces façades
là il
faut
qu'on ait des bâtiments qui soient au maximum de la performance énergétique avec une architecture extrêmement audacieuse mais que dans le même temps ce qui veut
dire que là vous allez remettre en cause
certains projets qui existent déjà on essaye on essaye d'avancer avec les opérateurs vous savez mais on a aussi une réalité c'est que les opérateurs viennent nous voir en nous disant qu'ils ont du mal à commercialiser les projets et c'est à nous aussi d'être en mesure de travailler avec eux pour les accompagner moi je sais que ça m'arrive régulièrement lorsque j'ai des porteurs de projets qui m'appellent d'essayer de les mettre en relation avec des entreprises qui cherchent à déménager ou rencontrer des commerces qui cherchent à s'implanter dans le quartier c'est aussi ça le rôle du Mercedes d
'être
facilitateur et de faire le lien entre nos différents acteurs donc moi c'est quelque chose sur lequel je m'investis mais sur ce quartier de confluence on a vraiment de belles choses à réaliser et je parlais tout à l'heure de travail tout à l'heure de travail partenarial typiquement il faut qu'on avance main dans la main avec nos partenaires de la ville de Lyon parce que c'est le développement c'est la vitrine de notre ville quand vous arrivez par l'autoroute
du sud alors
justement il pourrait y avoir peut
-être un bâtiment emblématique qui pourrait comme ça être au bout de la confluence
vous avez déjà le musée des confluences
qui est particulièrement
emblématique
je veux dire juste avant le musée des confluences mais ça
peut être une idée aujourd'hui moi je suis assez favorable à ce qu'on redensifie la pointe sud de la confluence aujourd'hui c
'est
un champ qui est prévu moi à titre personnel je serais plus favorable à ce qu'on ait des bâtiments un peu dans l'esprit de ce que nous avons sur la darse de confluence qui finalement sont le symbole de ce quartier moi j'aimerais bien qu'on puisse avoir cela aussi sur la pointe de la confluence c'est
quelque chose c'est comme
tout il faut qu'il y
ait
un débat il faut que nos concitoyens soient d'accord il faut que tous les partenaires le soient et voilà moi c'est une proposition une vision que j'ai après évidemment on doit travailler
à
transformer
vous parliez de la darse alors je suis lyonnais Lyon connaît Nouvelle Canicule l'été 2027 est-ce que je pourrais me baigner dans les eaux de la darse devant le pôle de loisirs Pierre Oliver alors pas l'été prochain ça c'est certain
et même en général moi je
vais
vous dire j'étais plutôt favorable au départ à ce projet parce que évidemment moi je trouve que ces types d'aménagements peuvent être qualitatifs
mais
il
y a
une réalité que beaucoup chez les écologistes ont sous-estimé c'est l'impact des nuisances pour nos riverains et nos riverains qui habitent sur ce secteur ils ont déjà les nuisances liées
au
train puisque nous avons une ligne de chemin de fer à l'autoroute puisque c'est eux qui subissent les nuisances de l'autoroute alors c'est des équipements qui existent évidemment
à
la
construction
des
bâtiments le bruit lié au fait que sur cette d'Ars forcément ça fait caisse de résonance et on a beaucoup de problèmes de délinquance de tapage et on ne peut pas rajouter une nuisance supplémentaire à ces familles qui supportent déjà beaucoup de choses ça veut dire que c'est rédhibitoire
pour la baignade dans la d'Ars avec
Véronique Sarcelli
on a fait d'autres propositions parce qu'en réalité le sujet de baignade il vient d'un problème qui est beaucoup plus profond le sous-investissement sur les équipements en piscine depuis 25 ans c'est ça aujourd'hui la réalité et Grégory Doucet a essayé d
'avancer sur ce sujet de la
baignade par exemple c'est
sympathique
de se baigner en
extérieur
mais Grégory Doucet avance sur ce sujet parce qu'il oublie de dire régulièrement qu'il va être obligé de fermer le centre nautique Tony Bertrand autrement appelé la piscine du Rhône pour des travaux longs d'un an et demi et donc nous on fait d'autres contre-propositions par exemple le parc de Gerland pourrait être une excellente solution pour installer des bassins pour pouvoir se rafraîchir en cette période de canicule c'est pas forcément central comme vous le disiez tout à l'heure pour
les dus il y a
moins de nuisances pour les riverains puisqu'il y a beaucoup moins de riverains sur ce secteur qu'on peut en avoir sur la confluence donc je pense vraiment que ce débat des piscines doit être extrêmement regardé avec extrêmement de sérieux faire des vraies propositions d'investissement sur le long terme parce que c'est un besoin que nous avons sur le territoire sur Lyon mais en réalité sur l'ensemble du territoire métropolitain et donc voilà moi je pense qu'on doit travailler collectivement à trouver d'autres solutions celle de la Darce on voit que c'est pas optimum et ben travaillons sur autre chose et mettons-nous d'accord par exemple sur Gerland
alors à proximité il
y a
le cours Charlemagne est-ce qu'il sera rouvert la circulation automobile vers le pôle de loisirs ?
vous savez que moi j'ai toujours milité pour ça après la réalité c'est que maintenant que les travaux sont faits il y a une question d'argent public
derrière donc ça veut dire non
? ben bien sûr vraiment j'aurais voulu le faire mais la réalité c'est qu'il y
a
plus d'un million d'euros qui a été dépensé nos concitoyens qui payent déjà beaucoup d'impôts auraient quand même du mal à concevoir que quelques mois après les travaux on casse tout pour ouvrir
le cours Charlemagne et peut-être que c'est apprécié justement par
les habitants à proximité
?
ça a été un sujet on voit que le secteur qui a été piétonnisé ben oui on a beaucoup de squats on a du trafic mais on l'avait annoncé avant la fermeture donc voilà on n'est pas surpris bon voilà après on ne peut pas tout casser quand c'est neuf moi je considère qu'il faut adapter les usages il faut changer peut-être des sens de circulation sur certaines rues il faut peut-être revoir la politique du stationnement il faut peut-être changer
des fausses de circulation vous avez aussi votre casquette
de
responsable de la voirie à la métropole de Lyon et c'est comme ça qu'on va avancer justement il y a deux axes majeurs du deuxième ordissement qui ont fait les beaux jours des élections locales de mars dernier c'est pas terminé vous en parliez tout à l'heure la rue Grenette réservée depuis l'année dernière au sol mode doux est-ce qu'elle va rouvrir à l'automne au klaxon et je dirais à toutes sortes de rejets de pots d'échappement alors rejets au
klaxon
je vous assure qu'il y
en
a déjà dans tout le secteur de la presqu'il et notamment la nuit alors même que il y a la ZTL et la rue Grenette donc on voit l'efficacité de ces dispositifs que certains appellent d'apaisement donc
ça réouvert à
l'automne
?
bah la réouverture le plus rapidement possible parce que là c'est pareil on a en fait notre sujet principal sur la réouverture de la rue Grenette c'est le sujet des bus et en fait dans la réouverture de la rue Grenette pour nous on a deux volets extrêmement importants le premier c'est évidemment de pouvoir passer de la Saône au Rhône en traversant la rue Grenette pour redonner accès à la presqu'il parce que c'est ça aussi notre sujet c
'est quoi ? c'est pour la
vitalité notamment des commerçants ? bien sûr et dans le même temps on a aussi la volonté de faire repasser les bus sur la place des Théraux qui est quand même aussi je trouve l'échec de la politique de fermeture de la rue Grenette et donc voilà on est en train de travailler à différents scénarios l'objectif pour nous c'est évidemment de faire le scénario qui sera le plus efficace et le moins cher
il arrive droit du Rhône alors les
projets ont été arrêtés c'est abandonné
mais Véronique Sarcilli disait quand même il y
a
quelques semaines qu'il pourrait y avoir des nouvelles études non mais
bien sûr comme tout aménagement je veux dire tout nécessite des études des aménagements moi je suis extrêmement favorable à ce qu'on ait une promenade le long des quais du Rhône mais il y a quand même une réalité je sais que les écologistes ont fait comme si cela n'existait pas de sujets d'accès à la presqu'île et en fait le débat c'est de savoir est-ce qu'on veut faire de la presqu'île un musée est-ce qu'on veut faire de la presqu'île uniquement un site touristique comme le Vieux Lyon c'est un débat politique qui mérite d'être posé mais le problème
c'est qu'il n'est pas posé comme ça on peut avoir aussi envie de
respecter l'environnement
et de limiter le trafic automobile on respecte tous l'environnement mais en plus vous savez comme moi que les constructeurs automobiles grâce à la réglementation européenne qui est imposée tous les véhicules sont de moins en moins polluants et en réalité quand on regarde la qualité de l'air que nous avons aujourd'hui par rapport à celle que vous pouviez avoir il y a 25 ou 30 ans où certains matins on arrivait à peine à déceler la tour de la part d'yeux on voit bien que le débat n'est plus le même c'est quoi ? c'est la hausse du prix de l'essence qui va finalement vous sauver avec
une réduction de trafic
induite ?
de toute façon on va avoir des véhicules qui vont continuer d'être de moins en moins polluants on va tendre vers l'électrique et le débat de l'électrique est nécessaire et d'ailleurs quand je vois les annonces du président de la république hier c'est au coeur du sujet c'est à dire qu'on va avoir un prix de l'essence qui va être à 3 euros du litre forcément notre enjeu à nous ça va être l'électrification du parc je rappelle que ce sont les mêmes écologistes qui militaient avec François Hollande pour fermer les centrales nucléaires qui se sont toujours battus contre le nucléaire et on voit qu'en réalité c'était un mauvais calcul parce que sur le long terme l'électrique est la solution et en tout cas moi je pense que notre vrai enjeu c'est pas d'interdire aux uns ou aux autres de se déplacer c'est véritablement de faire en sorte que celui qui doit se déplacer puisse le faire dans les conditions qu'il souhaite et qu'il soit usagé du vélo du métro du tram qu'il soit
cycliste peu importe la solution en bonne intelligence pour tout le monde Pierre Oliver le maire du deuxième arrondissement de Lyon conseiller municipal dans le groupe Lyon Ensemble vice-président de la métropole et secrétaire départemental des Républicains du Rhône et notre invité ce matin sur Lyon 1ère on le retrouve pour la dernière partie déjà de cette émission dans quelques minutes à tout de suite et merci d'être avec nous sur Lyon 1ère ce matin et c'est le retour de l'invité politique du samedi avec Pierre Oliver aujourd'hui le maire du deuxième arrondissement conseiller municipal dans le groupe Lyon Ensemble vice-président à la métropole en charge de la voirie des circulations intelligentes et de la fluidité du trafic et également secrétaire départemental des Républicains du Rhône alors Pierre Oliver vous le savez dans cette émission depuis la semaine dernière nous avons une nouvelle rubrique la voici
et
oui chaque semaine notre invité principal nous propose un livre politique qui a retenu son attention dans le mille avec vous Pierre Oliver car j'ai cru comprendre que vous étiez un grand lecteur devant l'éternel qui vous a convaincu de passer du temps comme ça dans les pages des livres
en
fait pour tout vous dire c'est Petré Romane l'ancien Premier ministre roumain qui a été le premier Premier ministre à la chute du régime communiste de Ceausescu et quand je l'ai connu puisque j'habitais longuement en Roumanie et en parlant avec lui l'un des premiers conseils qu'il m'a donné lorsque j'ai été élu c'était est-ce que tu lis ?
et je lui ai
dit il faut reconnaître que le temps passe on a de moins en moins le temps de le faire il m'a dit moi si je peux te donner un conseil c'est prends du temps tous les soirs pour lire même un quart d'heure mais prends du temps pour lire ce
qui veut dire que vous êtes en application
de quelle façon ? je dois reconnaître que j'essaye de l'appliquer et c'est un très bon conseil que je donne à toute personne qui se lance en politique mais concrètement ça veut dire que
vous
lisez tous les jours et tous les soirs et peut-être dans la journée aussi ? oui les week-ends quand on a du temps c
'est vrai que l
'été est propice aux lectures alors qu'est-ce que vous avez choisi à proposer à nos auditeurs aujourd'hui leur donner pourquoi pas des conseils de lecture pour ce week-end ? c
'est
un
livre
qui est ancien qui a été imprimé une première fois au début de la guerre du Yougoslavie qui est écrit par Paul Gard qui est un spécialiste des Balkans qui s'appelle Vie et mort de la Yougoslavie et qui a été réédité après la guerre de Bosnie et en réalité on y découvre toute la complexité des Balkans pays par pays par pays de l'ex-Yougoslavie aux régions en tout cas et c'est extrêmement intéressant parce que ça permet évidemment de se situer aussi dans le monde contemporain que nous avons aujourd'hui de mieux comprendre aussi les mentalités de certains peuples des Balkans et vous savez au fil des lectures qu'on a moi ma passion se tourne particulièrement vers l'histoire d'Europe de l'Est mais forcément je
crois
que vous avez une collection chez vous d'ouvrages consacrés au
pays de l'Est il
y
en
a plus de 250 et en fait c'est à chaque fois on redécouvre des choses et Paul Gard était aussi un sociologue
donc
très intéressant comme lecture alors vous pouvez vous le procurer évidemment je pense dans n'importe quel livret en commande bien sûr parce que ce n'est plus aujourd'hui on trouve tout ça sur internet
malheureusement dans
certaines librairies de la place Belcourt notamment exactement mais voilà en tout cas ce sont des livres particulièrement intéressants
alors quels enseignements vous avez pu tirer de l'organisation de l'ex-Yougoslavie pour nos propres schémas ou institutions politiques
en
fait c'est la multitude de peuples qui ne correspondent pas aux tracés géographiques des frontières dans l'ex-Yougoslavie qui finalement a généré cette guerre que nous avons connue dans les années 90 et à la fin des années 90 au Kosovo parce que elles sont arrivées par les slaves dans un premier temps et puis ensuite avec les conquêtes ottomanes qui se sont faites jusque Vienne
puis
finalement les peuples slaves du sud qui décident de s'unir et qui finalement se redivisent avec une complexité du nord au sud et des mentalités totalement différentes et je trouve que c'est intéressant aussi de comprendre les erreurs qui ont pu être faites par le passé pour ne pas les reproduire lorsque l'on est en action politique et en tout cas moi j'essaye toujours d'avoir ces lectures en tête lorsque l'on travaille pour le quotidien parce que aujourd'hui on a souvent tendance à dire que la classe politique est mauvaise qu'on ne se préoccupe pas assez des gens mais souvent quand on regarde ce qui s'est passé quand on regarde l'histoire de notre continent on arrive souvent à trouver aussi des parallélismes avec les situations qu'on peut connaître aujourd'hui
alors Pierre Levert la passion de la lecture mais est-ce que vous-même vous envisagez d'écrire un ouvrage ? c'est pas aujourd'hui j'aimerais beaucoup mais malheureusement
pas
aujourd'hui ouais c'est pas d'actualité alors à propos de livres quand même vous êtes certainement nombreux à avoir dans votre bibliothèque un de ses livres photo voir son livre emblématique l'interview du ciel mais il y en a des dizaines d'autres bonjour Yann Arthus Bertrand surtout le dernier livre qui s
'appelle
France un album de famille ah bah on va en parler c'est 40 000 français c'est l'exposition qu'on monte en ce moment à la Parc de la Taille d'Or et c'est un travail que j'ai adoré
alors voilà vous me mangez ma présentation puisque vous n'êtes pas en studio Yann Arthus Bertrand mais pas très loin de nous puisque vous êtes à Lyon depuis hier et jusqu'à dimanche pour photographier les Lyonnais avec votre équipe dans le superbe cadre du Chalet du Parc qui vient de rouvrir d'ailleurs grâce à votre fondation Google Planète notamment vous allez nous en partie je disais bien notamment effectivement vous allez nous expliquer tout ça se faire photographier par Yann Arthus Bertrand ou son équipe c'est donc ouvert à tous ceux qui nous écoutent jusqu'à dimanche et ça je dirais c'est un vrai privilège
ouais
mais c'est un vrai plaisir partagé c'est faire des photos de gens j'ai photographié les plus beaux endroits du monde pendant près 25 ans de ma vie je dois reconnaître qu'aujourd'hui je préfère photographier des visages que des paysages et pourquoi pourquoi
ce
changement
parce que c'est des êtres vivants avec de l'empathie de la bienveillance c'est un peu comme les deux iPhones d'un côté de l'autre
il y a
des ondes qui passent et les gens que je photographie j'adore ça voilà donc on a photographié 40 000 personnes c'est pas un petit peu effectivement voilà
depuis le début du projet puisque pas 40 000 à Lyon pour l'instant encore une fois c'est ouvert jusqu'à dimanche comment on se présente là c'est quoi c'est un peu comme chez McDonald's c'est venez comme vous êtes ou il faut être
apprêté
je crois que s
'il y
a des réservations c'est un peu complet mais on essaie toujours de prendre de la place il y
a
une grande queue il faut bien attendre mais là je pars à Arles ce soir donc c
'est
mon équipe qui travaille en ce moment il y
a
combien de photographes qui vous accompagnent ? oh c'est des assistants on a 3-4 photographes
oui l'équipe Yann Arthus-Bertrand c'est une petite équipe mais efficace ça veut dire pour ces photos on peut adopter toute attitude il faut forcément sourire enfin voilà c'est qu'il y a un dress code encore une
fois
il faut forcément sourire il faut forcément avoir l'air heureux enfin les gens qui viennent ils viennent par plaisir donc c'est pas difficile mais une photo avec quelqu'un qui sourit une photo qui vient qui fait la gueule ça n
'a
rien à voir c'est plus la même photo voilà et moi j'aime vous savez j'ai fait 40 000 français dans 80 studios à travers la France c'est un travail important qu'on a fait avec Hervé Lebrun c'est un grand démocrate on essaye de le livre et c'est un livre France dans la bonne famille on explique un peu tous les métiers les cas sociaux les bénévoles c'est vraiment un livre que j'ai adoré faire
et
on y voit des français de toutes conditions en famille entre amis c'est ça ?
voilà exactement donc les familles et ce qui est intéressant on a beaucoup bien sûr mis l'accent sur les gens qui bénévolent les gens qui font les gens qui aiment les corporations les gens qui transmettent et c'est vrai que tous les gens que j'ai rencontrés c
'est
l'opposé de ce qu'on voit à l'Assemblée Nationale ou ce qu'on voit dans les chaînes d'info j'ai vu une France heureuse alors ça peut être conconnu chez Naïs mais parce
qu
'il vous voyait derrière l'objectif ouais c'est des gens sympas j'ai vu les gens qui votent dans tous les sens on parle d'une France fracturée et moi j'ai vu vraiment une France bienveillante et gentille j'ai quand même travaillé trois ans donc voilà c'est la France que j'ai vue et c'est la France que j'aime en fin de compte
et
vous avez accueilli devant votre objectif effectivement tous les clients avec la même importance je crois mais
est
-ce que c'est alors c'est difficile évidemment parmi 40 000 clichés plus les Lionel qui sont en train de se faire quand même est-ce que je peux vous demander quel est le cliché ou les clichés dont vous êtes le plus fier en tout cas ceux qui disent le plus de choses
non c'est la photo qu'on me demande toujours et c'est la voilà en fin de compte c'est un ensemble mais il y
a
des photos qui m'ont marqué par exemple le dernier jour à Paris il y
a
une dame qui avait un cancer du sein qui allait être empérée le lendemain et qui devant tout le monde d'un seul coup s'est mis les seins nus et qui a dit voilà demain je me fais enlever un de mes seins et je veux vous fassier une photo en souvenir on était tous avec les larmes aux yeux voilà tout à l'heure on a fait un EHPAD qui est du super photographié avec les infirmières à Lyon c'est très émouvant de voir comme des infirmières en fin de compte dès qu'il y
a
de l'amour de l'attention de la tendresse du care ça fait des bonnes photos
oui
c
'est
ce que vous essayez de capter au-delà du simple graphisme parce que évidemment toutes vos photos sont très léchées très bien éclairées très artistiques évidemment
non
mais là il y a une intention qui est plus simple c'est un peu comme les photographes de village qui photographiaient les mariages les gens qui partent au service militaire c'est-à
-dire
vous vous recommertissez un petit peu en Raymond Depardon non
? Yann Arthus Bertrand
ouais non mais moi j'adore ce que fait Raymond c'est pas exactement pareil moi je suis plus dans une France donc Raymond il travaille plus une France un petit peu en France ancienne une France un peu paysanne moi je suis plus une
France qui a disparu Yann Arthus
Bertrand
ouais non mais une France moi je suis pas nostalgique mais Raymond travaille avec il travaille avec la chambre donc c'est compliqué moi je fais par jour je fais 300 personnes lui il doit en faire deux ou trois par jour donc il a plus de temps de lécher sa photo vous
c'est l
'instantanérité que
vous recherchez également
ouais c'est plus un système que j'ai je prends toujours des projets qui me dépassent un petit peu quand on a photographié la terre vu du ciel c
'est
25 ans de travail c'est un million de photos après c'est toutes les photos qu'on a faites sur les animaux les chevaux maintenant on travaille sur les français j'ai fait des films où j'ai fait deux ou trois mille interviews sur des projets qui me dépassent un petit peu qui sont des projets longs et je pense que le travail se polie s'améliore de jour en jour et je m'aperçois que ça fait trois ans qu
'on
fait ça on a dit qu'on arrêtait et en
fin
de
compte
je suis ravi de recommencer à Lyon de le faire et de continuer ce travail alors
à Lyon que vous aviez survolé je me souviens puisque vous aviez fait vue du ciel sur le Rhône enfin vue le Rhône vue du ciel plus précisément
je ne
sais
pas si vous vous souvenez j'ai fait des photos le 11 septembre et donc pendant qu'on faisait des photos au-dessus de Lyon il y avait tellement de bruit dans la radio que j'avais dit aux pilotes d'arrêter le 11 septembre le jour 21 septembre où les tours avaient été il y avait l'attentat et donc il y a 25 ans nous
on ne savait
pas nous on ne savait pas on survolait Lyon on avait coupé la radio et d'un seul coup on avait un hélicoptère un gendarmerie qui est arrivé il avait demandé de descendre la catastrophe les gens d'Interpol l'américain portaient plainte contre le pilote il y
avait
un peu une panique pendant qu
'on
faisait des photos de la ville de Lyon il y a 10 ans
25 ans oui précisément vous avez donc certainement survolé la presqu'île et vous savez qu'on reçoit aujourd'hui Pierre-Oliver qui est le maire du deuxième arrondissement qui est une grande partie de cette presqu'île quel oeil vous avez eu sur cette presqu'île de Lyon et je ne
sais
pas si vous avez échangé avec Pierre-Oliver évidemment
de toute façon chaque fois on me demande qu'est
-ce
que vous pensez de mon pays je n
'ai
pas d'avis particulier sur Lyon j'adore Lyon mais j'adore tout je n
'ai
pas d'amour particulier pour Lyon un photographe adore tout comment
? un
photographe adore tout Yann Arthus Bertrand
non mais je crois que chaque fois il faut essayer de trouver dans une ville ce qui est l'oeil et puis en même temps il faut photographier les choses telles qu'elles sont les choses qui ne sont soi-disant pas belles mais elles sont belles quand même pour les gens qui habitent sur place donc j'ai une vision un petit peu en prenant du recul sur ces choses-là je ne
suis
pas tout le temps à la recherche du graphisme pur je ne
suis
pas toujours un artiste normalement un photographe en
tout cas une photo
qui
porte des messages
en
tout cas je me sens beaucoup plus journaliste qu'artiste voilà exactement allez voir l'expo à Lyon parce que même moi qui connais bien mes photos vous arrivez à vous surprendre vos
cléchets
arrivent à vous surprendre avec des légendes très fortes de Hervé Lebrun ce n
'est
pas uniquement des photos c'est quand même il y
a
de boulanger ce qu'il gagne c'est vraiment un travail de fond qu'est-ce que c'est qu
'il
y
a de
français aujourd'hui
?
alors c'est le projet Vivre Ensemble justement le Vivre Ensemble vous y croyez encore alors que les conflits se multiplient partout dans le monde ?
je m'en fous moi de ça moi quand j'étais quand l'expo à la Concorde a été je me lève un matin et je vois que tous les supporters du PSG avaient foutu toutes les photos ils avaient sautés dessus tous les cabinets on ne pouvait pas les relever tout seuls parce qu
'il
y
a
des gros blocs de béton en bas pour les tenir debout et
donc et vous en fichez
? je fais une petite vidéo non non je ne m
'en
fiche pas du tout je suis malheureux je suis triste mais je fais une petite vidéo en disant voilà ce qui vient de se passer les supporters du PSG ont adoré mon exposition moi je prends encore en vivre ensemble et de nous aider alors j'espère que là évidemment une heure après on avait 500 à 1000 personnes qui étaient là avec des perceuses des marteaux pour réparer cette petite douleur cette petite peine cet accident est devenu un immense bonheur et dans l'après-midi des milliers de gens sont venus nous aider à remettre les photos debout donc la solidarité la bienveillance elle est bien plus importante que ce qu'on avait vécu et en fin de compte je me
suis
beaucoup fait attaquer par les journaux les journaux LCI je me suis fait attaquer par les chaînes d'info le dimanche ouais Artis Bertrand est-ce qu'il sait ce que c'est que la vivre ensemble voilà
vous aviez fait passer votre message puis bon j'espère que le parc de la Tête d'Or sera un écran beaucoup plus tranquille encore que s'il y a des manifestations qui s'annoncent voilà donc cet événement là que vous faites tout ce week-end se fait dans le cadre de la réouverture du mythique chalet du parc de la Tête d'Or un bâtiment qui avait fermé il
y
a plus de 10 ans car il n'était plus aux normes donc je le disais c'est grâce à votre fondation notamment Good Planet qu'il peut rouvrir quelle est la vocation de ce bâtiment désormais ?
d'abord c'est vraiment un bâtiment pour moi qui parle d'espoir d'abord c
'est
un bâtiment qui a été restauré comme jamais ça a été fait le lot est filtré les panneaux solaires ça a vraiment été fait dans les règles de l'air d'une façon comme jamais j'ai vu
après
il y
a
une cantine solidaire qui est là-bas la fabuleuse cantine qui travaille désinvendue les gens 80 km autour de Lyon avec une nourriture bio formidable après il y
a
de la pédagogie pour moi ce bâtiment on a un peu comme déprimé aujourd'hui les hommes politiques ne s'intéressent pas beaucoup à l'écologie c'est pas des choses plus importantes vous
pensez d'ailleurs
que ce sera un thème de la prochaine campagne présidentielle évidemment ça le sera mais est
-ce
que ça aura le premier plan selon vous ?
j'y crois pas une seconde j'y crois pas une seconde parce que l'écologie aujourd'hui ça fait chier tout le monde on a beaucoup plus on se fait beaucoup plus de la dette quand même d'argent de retraite je n'en sais rien mais en tout cas c'est pas l'écologie c'est vivre ensemble qui est important et je pense que la fondation aujourd'hui je crois qu'aujourd'hui c'est important de parler de vivre ensemble et de partager transmettre la passion de certaines personnes ça fait tellement important d'avoir un métier qu'on aime et
que vous exercez maintenant depuis de nombreuses années je ne l
'ai
pas dit mais vous avez 80 ans et puis j'ai redécouvert à
l
'occasion de la préparation de cette émission 40 ans après que c'est vous qui auriez dû occuper la place de Daniel Baléwan quand il s'est tué en hélicoptère lors du Paré-Dakar 86 ce coup du sort a forgé toute votre vie depuis ?
pas vraiment mais je pense vous savez un quart d'hélicoptère c
'est
très dangereux j'estime que dans mon travail de l'affaire du ciel près de 50% des pilotes avec qui j
'ai
travaillé ce qui est énorme se sont tués dans les années après donc c'est vraiment l'hélicoptère est un appareil assez dangereux il faut le reconnaître et bon j'ai eu la chance incroyable et en même temps une grosse peine j'ai
eu
13 amis avec Daniel Baléwan c'était quelqu'un de formidable et deux jours avant Thierry s'est dit non d'esqu
'il
peut donner ta place je l'ai donné et il est mort il s'est craché
on
va positiver Yannette Seuss-Bertrand donc je rappelle le projet Vivre Ensemble qui se situe tout ce week-end toute votre équipe photographie les Lyonnais qui le souhaitent et puis tous les gens qui viennent au parc de la Tête d'Or autour de ce chalet du parc qui vient de rouvrir grâce à votre fondation Good Planet je rappelle que effectivement vous le cétiez en début d'interview le beau livre France un album de famille aux editions Actes Sud de François Nissen qui ne peut donc pas être mauvais donc dans tous les bacs et puis tous vos livres évidemment vu du ciel Paris, la France le Maroc, la Terre et même le Rhône effectivement est sorti il y a quelques années merci à vous Yannette Seuss-Bertrand
je
vais prendre mon train pour aller à Arles pour présenter et ben voilà
Arles justement vous allez certainement là aussi croisés je
vous embrasse merci
beaucoup à vous merci en tout cas
et les Lyonnais peuvent tous venir et s'il n
'y a
pas de place on en trouvera
et ben super merci vous
demandez Alexandra et
ben
voilà
dans
le parc de la Tête d
'Or
merci à vous merci également à notre invité principal évidemment du jour Pierre Oliver maire du deuxième arrondissement merci beaucoup conseiller municipal dans le groupe Lyon ensemble le vice-président bien sûr à la métropole en charge de la Voire on aura l'occasion évidemment dans les prochains mois et les prochaines années de reparler de tout ça merci à Christian qui était aux commandes techniques de l'émission toute l'émission est podcastable en vous rendant sur le site www.lyonpremière.fr ou sur l'appli évidemment vous retrouverez tous les programmes de la radio et puis merci à vous d'être de plus en plus nombreux à nous rejoindre sur cette antenne les samedis matins ou en podcast vous l'avez compris et comme je vous ai fidèles rendez-vous la semaine prochaine on se quitte d'ici midi avec la grande Catherine Catherine Rager
vous
pouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr
écoutez
votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en
DAB+. Lyon Première
Pierre Oliver