17 octobre : "Le renseignement français ne sait pas lutter contre l’ultragauche" (Gérald Darmanin)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous recevez ce matin le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Bonjour à tous les deux.
- 0:36OuverteRéponse directe
Vous êtes rassuré de pouvoir continuer à travailler avec Laurent Nuñez ?
- 1:08OuverteRéponse directe
Vous auriez imaginé une perte de contrôle de la police dans certaines villes ?
- 1:39OuverteRéponse directe
Le renseignement français est-il au top contre l'ultragauche ?
- 2:18OuverteRéponse directe
Combien sont en garde à vue et quel est le profil de ces casseurs ?
- 2:58OuverteRéponse directe
Ne craignez-vous pas que la justice soit débordée à son tour ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:58Gérald DarmaninChiffre
« Il y a plus de 80 % de poursuite de la part des procureurs de la République. »
- 5:54Gérald DarmaninFait
« Il est évident que l'ultra gauche avec la France insoumise veut déstabiliser nos institutions. »
Temps de parole
- ?100 %
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Leier, vous recevez ce matin le ministre de la justice, Gérald Darmanin. Bonjour à tous les deux. Bonjour Maya, bonjour à tous. Bienvenue dans les cas de vérité. Mon invité donc Géral Dermardin, bonjour. La justice garde des saut Laurent Nouz, le ministre de l'intérieur a présenté sa démission hier soir au président de la République qui a refusé après les émeutes et les pillages qui ont eu lieu depuis samedi. Laurent Nouz, c'est un de vos collègues. Vous êtes rassuré de pouvoir continuer trava de travailler avec lui ? Laurent Nunes, c'est un très grand professionnel et c'est très dur d'être ministre de l'intérieur. Je l'ai été pendant 4 ans et demi, je peux vous dire c'est extrêmement difficile et il a fait des choses formidables pour la sécurité des Français. Il a organisé les Jeux
Olympiques avec moi lorsqu'il était mon profet de police à Paris. C'est un grand ministre de l'intérieur. Il y a un moment difficile. Nous avons failli incontestablement ce weekend. Il l'a reconnu lui-même. Mais je mais je suis heureux de continuer avec lui pour protéger les Français. Je vais reprendre ces mots. Il y a une perte de contrôle de la police dans certaines villes. Vous qui avez été ministre de l'intérieur, vous l'avez rappelé. Vous auriez imaginé ça il y a quelques années. C'est toujours très difficile de lutter contre le désordre public et contre les pillages. Et donc, il faut beaucoup de fermeté et pas être surpris. Non, mais dire que il y a eu une perte de contrôle. Vous auriez imaginé ça Je vous rappelle que quand j'étais ministre de l'intérieur, on a eu à gérer pendant
5 jours des émeutes en 2023. C'est vrai que nous n'avons pas été surpris parce que nous avions des bons renseignement. Et ce qu'a dit le président de la République hier, ce qu'a dit aussi ministre de l'intérieur, c'est qu'il y a eu un défaut dans les renseignements et on fait pas de bonnes police sans bon renseignement. Il faut savoir ce qui a dysfonctionné. C'est terrible d'entendre ça. Pour permettre aux policiers, aux gendarmes aux pompiers qui ont été pris à partie pendant 2 jours. Moi, je vais apporter un soutien considérable à ces policiers, ces gendarmes, à ces pompiers de bien faire leur travail sur le ter. C'est terrible de d'entendre dire qu'il y a eu des défaillances dans le renseignement puisque ces dernières années on nous disait que le renseignement français était au top.
Le renseignement français il est au top contre le terrorisme islamiste. Il n'y a plus d'attentat de touche du bois ou quasiment plus. Il est fort contre la criminalité organisée, il est important contre les ingérences étrangères, mais manifestement, il ne sait pas lutter correctement contre l'ultra gauche. Et c'est un point très important parce que nous voyons que dans les années qui viennent, l'une des menaces qui touche notre pays avec la criminalité organisée, le terrorisme, ce sont les faxieux d'ultragauche. Alors qui peuvent qui vont vouloir déstabiliser institution. On va revenir justement au concret 2400 interpellations depuis samedi auxquelles s'ajoutent depuis hier et la nuit dernière 350 interpellations à Paris notamment. Combien sont en garde à vue et quel est le profil de ces
casseurs ? Alors aujourd'hui, au moment où je vous parle, euh ce matin à 7h du matin, il y a eu pendant tout le weekend 2331 euh garde à vue. 70 % des personnes qui sont en garde à vue sont des majeurs. Donc il ne s'agit pas de de lycéen qu'on aurait interpellé contrairement à ce qui s'est passé les semaines précédentes, évidemment devant les lycées. Là, il s'agit de personnes majeures très souvent connues des services de police et de justice et partout sur le territoire national. Et sur ces 2231 garde à vue, l'immense majorité d'entre elles, les gens sont encore en garde à vue. Il y a plus de 80 % de poursuite de la part des procureurs de la République. C'est un taux qui n'a jamais été égalé, ce qui montre la fermeté de la justice et le suivi de de mes instructions. Et
je remercie les les membres du parquet qui tout le weekend ont travaillé. Et dès maintenant, alors qu'on a eu quelques heures de gardes à vue, il y a déjà des dizaines de détentions provisoires. Alors, je prends l'exemple de Marseille qui était une ville particulièrement martyrisé euh en soutien aux commerçants marseillais, en soutien aux habitants de Marseille. Il y a déjà eu 13 détentions provisoires qui ont été prononcées. Les gens sont en prison parce qu'ils s'en sont pris à des commerces, parce qu'ils sont rentrés dans la mairie de Marseille. Vous ne craignez pas, comme la police qui a été débordée, que la justice soit débordée à son tour ? Non, je ne le crois pas. Nous nous sommes organisés très en amont. Il y a les moyens de la justice. Oui. Alors la justice évidemment est
sous tension mais nous le savons depuis plusieurs années mais nous avons des moyens supplémentaires et surtout elle s'est organisée. J'ai envoyé une instruction vendredi c'estàd la veille de la manifestation pour que l'ensemble des parquets travaillent tout le weekend. Ce qu'ils ont fait jour et nuit. Je les en remercie parce que ça m très important. Ce matin, je je recevrai les procureurs généraux pour que la la la réponse pénale soit d'une immense fermeté. Hier, le président de la République qui est le garant de l'institution judiciaire a rappelé que la justice était indépendante mais rendue au nom du peuple français. Le peuple français, il veut de la grande fermeté et je serai le garant de cette fermeté en accompagnement des procureurs de la Républ. Je voudrais qu'on en vienne aussi aux
arrestations au moment du mouvement des lycéens parce que il y a eu plus de 8000 interpellations pendant le mouvement des lycéens. Parmi eux beaucoup de mineurs, beaucoup de lycéens 80 %. C'est la justice qui va dire s'il y a sujet ou pas de les poursuivre. Dans le cas contraire, s'il n'y a rien contre eux, est-ce qu'ils auront droit à l'oubli ou est-ce que ce sera dans leur casier ? Non, s'il n'y a pas de condamnation judiciaire définitive, il n'y a rien sur le casier judiciaire. Mais voilà deux politiques pénales qui doivent être différentes. Nous avons en effet la police a interpellé beaucoup de lycéens, sauf les cas les plus graves. Sauf les cas les plus graves, ceux qui s'en sont pris aux policiers, ceux qui s'en sont pris au bâtiment public. Les interpellations des lycéens ont donné
lieu à des gardes à vue et j'ai donné comme instruction au cur de la République de ne pas requérir la prison mais de requérir des peines alternative pour qu'il y ait sanction. C'est pas bien de mettre le bordel dans la rue pour faire très vite mais évidemment à 16 17 18 ans, on doit être à l'écoute de cette jeunesse. Ce qui s'est passé ce weekend n'a rien à voir avec le mouvement des lycéens. Nous avons affaire sont deux choses différentes. D'ailleurs, j'ai posé la question en deux temps parce que ce sont deux choses différentes. Vous avez sur les mineurs ou sur les lycéens un discours plus tempér. J'ai rendu mais j'ai rendu public mes deux instructions de politique pénale différentes. Pour les lycéens, c'était il y a 15 jours. Et j'ai demandé au procureur de la République de poursuivre
mais de ne pas requérir la prison. Et c'est ce qui a été fait dans l'immense majorité des cas. Et les quelques personnes qui ont ét en prison d'ailleurs sont des majeurs qui étaient là pour attaquer les bâtiments publics ou attaquer les policiers. Et depuis vendredi et singulièrement, vous l'avez vu samedi, j'ai demandé de façon extrêmement claire au procureur de la République de requérir la détention provisoire pour tous ceux qui payent pill pay les commerces, ça attaquent les policiers, attaquement différents, deux cas différents, deux réponses différentes. Mais la France a besoin de fermeté, d'une immense fermeté et de calme. Cette fermeté, elle doit être au rendez-vous contre les casseurs, contre les pilleurs, contre l'ultra gauche, avec la responsabilité politique, on le sait
tous ici, de la France insoumise qui a mis, il est évident, une allumette sur un baril d'essence. Quel est le rapport entre l'ultra gauche casseur et la France insoumise ? Voyez pas le rapport entre l'ultra gauche et la France insoumise, mais les mais il est évident que l'ultra gauche avec la France insoumise veut déstabiliser nos institutions [grognement] sans prend policier. Quand monsieur Mélenchon, quand la France insoumise disent que la police tue, dit qu'il faut pouvoir se rebeller de façon légitime face à l'autorité, nous avons des policiers lyché dans la rue. Et puis de l'autre, après que cette fermeté, il y a le calme. Et le calme, c'est ce que fait monsieur le premier ministre à la demande du président de la République d'entendre les manifestants parce qu'il
y a aussi beaucoup de gens qui ont manifesté samedi sans aucun problème. Les problèmes ont eu lieu soit avant les manifestations souvent l'ultra gauche, soit après les manifestations, souvent les pilleurs. La loi qui a sur payeur, elle va arriver au Sénat dans 10 jours. Si elle était appliquée aujourd'hui, qu'est-ce que ça aurait changé ? Bah, beaucoup de choses. Aujourd'hui, quand vous interpellez quelqu'un, quand la police interpelle quelqu'un dans un magasin qui est en train d'être pillé ou ceux qui imaginont demain seront interpellés parce qu'ils en sont pris à la mairie de Limoge et je suis sûr qu'ils vont être interpellés, j'y mets énormément de moyens pour retrouver les auteurs de cet acte ignoble et j'ai un soutien profond pour tous ceux qui habitent Limoge et qui
sont touchés sincèrement par cette magnifique mairie qui s'était écroulée. Et bien, on aurait pu trouver leur responsabilité individuelle. Il fallait que les policiers il faut que les policiers détaillent tout pour dire que c'est vous, monsieur le Tellerier, qui avait attaqué le magasin Nike ou la mairie demain, j'entends bien, demain euh cette personne sera solidaire. C'estàd qu'il suffira qu'elle soit dans un groupe qui attaque la mairie de Nioge ou qui attaque des magasins pour lui faire porter financièrement financièrement la responsabilité de son acte. C'est la campagne présidentielle. On est en pleine campagne actuellement et vous avez vu, il y a eu des réactions au à l'intervention d'Emmanuel Macron hier, y compris dans votre camp, j'allais dire dans le bloc central sévère. Il y a
Bruno Rotaillot, candidat à l' présidentielle qui estime lui qu'on devrait décaler débloquer l'article 16 de la condition pour l'état d'urgence. Et puis Édouard Philippe, l'article 16, état d'urgence n'ont rien à voir, ce sont deux choses très différentes et on peut très bien rétablir un pouvoir au président et on peut très bien rétablir l'ordre sans état d'urgence. Je l'ai fait à plusieurs reprises comme ministre de l'intérieur et Édouard Philippe ancien premier ministre que vous soutenez à la présidentielle dit qu'il regrette le manque de décision qui aurait amené un retour au calme. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Moi je suis dans l'action. En tant que ministre de la justice, j'applique les ordres du président de la République qui hier lors de la réunion
qui a précédé son intervention était extrêmement clairire. C'est ce que dit Eddard Philippe donc il pas bien compris le président de la Républiqueand il m'a demandé le président de la République d'avoir une grande fermeté de passer les consignes l'ordre de grande fermeté pour les procurants de la République et moi je suis pas un commentateur politique je suis ministre de la justice je suis sous la responsabilité du président de la République et j'ai vu hier le président de la République me donner des consignes extrêmement claires de fermeté je vais les appliquer toute dernière chose vous êtes garde des sauts donc de la Constitution le RN a réclamé la décision de Richard Ferrand parce que Richard Ferrand dit qu'un référendum sur l'immigration est impossible dans l'état actuel des choses
est-ce envisageable la démission de Richard Ferrand. Mais le le Rassemblement national ni aucun autre parti ne doit faire pression sur les institutions et le président du Conseil constitutionnel a été désigné par le Parlement de façon indépendante pendant 9 ans et il n'a pas à subir les pressions de n'importe quel parti politique. On voit bien ce qui se passe à quelques mois de la présidentielle et lesf comme le RN essaent de déstabiliser d'une manière ou d'une autre l'un dans la rue et lesfill l'autre nos institutions. Le Conseil constitutionnel notre système démocratique. C'est extrêmement grave ce qui se passe et je suis sûr que les Français le verront et choisiront à la fin un candidat d'un parti du gouvernement. Merci Gérald Armanin d'être venu sur le plateau DC de
vérité ce matin avant une cellule interministérielle autour de Sébastien Lecornu à laquelle vous allez assister tout à l'heure.
Gérald Darmanin