Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 23 décembre 2025 8 minContradictoireMixteBudget & impôtsInstitutions & élections

Budget 2026 : "On doit y arriver pour la France et les Français" déclare Sébastien Lecornu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Sébastien LecornuChiffre
    « je suis en mesure de vous confirmer cette bonne nouvelle sous le contrôle des ministres en charge que nous allons bien terminer cette année 2025 à 5,4 % de déficit »
  • Sébastien LecornuPromesse
    « Être à 5 % de déficit est un horizon qui me semble complètement tenable au moment où je vous parle. »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Monsieur le Premier ministre, il y a quelques jours à peine se tenait une commission mixte paritaire sur le projet de loi de finance. Après quelques minutes, quelques dizaines de minutes au mieux de discussion, cette commission mix paritaire a été déclarée infructueuse et cet échec est d'abord le fruit de l'incapacité de la droite à s'entendre avec elle-même. L'incapacité de la droite sénatoriale au moindre compromis. et la conséquence de son inconséquence et le vote cet après-midi d'une loi spéciale.

Monsieur le Premier ministre, c'est aussi le témoignage d'un bloc central qui n'a pas grand-chose d'un bloc et qui pourtant fonde votre légitimité de premier ministre. Il y a donc une loi spéciale, nous en prenons acte, mais nous sommes inquiets, des modalités de sa mise en œuvre et nous disons aussi avec netteté que ce n'est pas une situation durable pour le pays. J'aimerais que vous puissiez nous éclairer sur les modalités de mise en œuvre de cette loi spéciale, ce qu'il va advenir d'un certain nombre de missions importantes pour les Françaises et les Français pour la préparation de l'avenir.

Je pense à la question de l'éducation, de l'enseignement supérieur, de la recherche. Je pense à la question de l'emploi et du travail. Je pense à la question de l'écologie.

Autant de sujets de préoccupation. Il est évidemment pour nous pas question que les Français leur service public soient les premières victimes des inconséquences de ceux qui n'ont pas pris leur responsabilité. Enfin, monsieur le Premier ministre, s'ouvrira au début de l'année prochaine de nouvelles discussions budgétaires.

J'aimerais savoir quelle garantie vous pouvez apporter à la représentation nationale. Que les compromis que votre bloc central est incapable de faire avec lui-même sera possible pour que ce pays, ses services publics ai un budget, un budget juste qui permette d'avancer, de préparer l'avenir dans la justice. Merci [applaudissements] beaucoup monsieur le président de groupe.

La parole est à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Boris Valot, peut-être plusieurs points pour être le plus précis possible dans les réponses que je peux vous apporter.

Vous avez raison déjà de souligner que la loi spéciale n'est pas un budget et que c'est trop installé dans le débat public au fond que cette loi spéciale serait une loi facile dans lequelle on pourrait vivre avec longtemps et qu'elle ne serait pas sans conséquence ou sans incidence sur le fonctionnement de l'État. Je pense que l'exemple donné pour les crédits de la défense nationale ont été largement commentés l'année dernière. Je veux peut-être citer parce que nous étions, je regarde le député petit et d'autres encore la semaine dernière à répondre à beaucoup de vos question gouvernement sur la crise agricole.

Je vous rappelle que la plupart des mesures d'accompagnement du monde agricole, crise de l'élevage mais aussi viticulture dans le sud de la France sont des dispositions qui sont dans le PLF pour 2026 et qu'on ne peut pas se permettre de les retarder indéfiniment. Donc ça c'est le premier point, c'est que la loi spéciale n'est jamais qu'une loi qui permet à l'Assemblée nationale et au Sénat de poursuivre son travail au 1er janvier en protégeant l'essentiel, c'est-à-dire la capacité à lever l'impôt à engager la dette et à faire fonctionner les services publics. Donc il ne faut pas faire dire à cette loi spéciale ce qu'elle n'est pas.

La deuxième chose sur la commission mixte paritaire. Bon, déjà, je tiens un rend hommage au rapporteur général de cette maison, de cet hémicycle, Philippe Juvin, euh qui a fait objectivement montre de patience et d'engagement personnel. Je veux le dire parce que quand vous dites que le bloc central ne se met pas d'accord avec lui-même, j'ai plutôt eu l'impression que le rapporteur général du budget de l'Assemblée nationale issu du groupe les républicains a largement tout fait pour faire converger la copie objectivement jusqu'à la dernière minute et je pense qu'on peut lui rendre hommage parce que ça serait injuste que de ne pas rendre à César ce qui appartient à César et en lien d'ailleurs avec les whip du groupe socialistes de l'ensemble des groupes au fond des groupes qui veulent que ça fonctionne, monsieur le président Valot, pour redire les choses de la manière la plus simple qu'il soit.

Après, il est clair que j'ai pu moi-même constater un léger décalage horaire entre l'Assemblée nationale et le Sénat euh et un léger jet lag qu'il va nous falloir tout de même corriger dans les temps qui viendront. que la CMP ne soit pas conclusive. Malheureusement, je je m'y m'y préparé notamment suite aux questions gouvernement au Sénat la semaine dernière qui ont montré une position un peu plus radicale, qu'elle ait duré aussi peu de temps et qu'elle n'est pas permis un prêter au fond des sujets de fond qui nous permettent d'avancer ensuite.

C'est ce que je trouve le plus dommageable. Enfin, on n'est pas en situation de crise, donc avançons et regardons vers l'avenir. Ce qui n'a pas été complètement possible pendant la commission mix paritaire, je vais proposer suite aux différentes discussions et rendez-vous que nous avons eu hier de le faire à temps masqué à partir de maintenant.

Quand je dis bien maintenant, c'est y compris entre Noël et jour de l'an, y compris au lendemain du jour de l'an pour que dès que vont débuter les travaux au sein de la commission des finances puis dans l'hémicyclle, on puisse avoir identifié globalement les quelques grands sujets sur lequels il nous faut travailler. Quand je parle de décalage horaire, il y a pas de malice. Il se trouve que le Sénat a discuté, voté la P1 du PLF, mais il a aussi discuté et voté la P2 du PLF, ce qui n'est pas votre cas pour des raisons entendues, hein.

Mais il se trouve que l'essentiel des dépenses de l'État n'ont pas été travaillées à part peut-être en commission par l'hémicycle de cette assemblée. Et ça évidemment ça crée un décalage qui est absolument dommageable. De toutes nos conversations, discussions, travaux que nous avons pu avoir hier, je note par exemple une thématique et non des moindres. vous intéresse, monsieur le président, par exemple les collectivités locales sur lequel on le voit bien que là ça diverge mais que si on s'y prend correctement et avec méthode et beaucoup d'engagement, on peut très vite mettre le sujet des collectivités territoriales de côté.

En tout cas, j'enforme le vœu. Ensuite, redire qu'il faut que ce budget soit tout de même à 5 % de notre déficit pour l'année prochaine car je suis en mesure de vous confirmer cette bonne nouvelle sous le contrôle des ministres en charge que nous allons bien terminer cette année 2025 à 5,4 % de déficit, ce qui était un engagement que nous avions prié au mois de septembre qui n'était pas gagné d'avance. Et donc ces 5,4 respectés nous permettent d'avoir un socle stable, fixe, solide qui permett d'engager évidemment un certain nombre de mesures pour l'année prochaine.

Être à 5 % de déficit est un horizon qui me semble complètement tenable au moment où je vous parle. Il ne faut pas que nous le lâchs. C'est ce qui a pu aussi expliquer peut-être quelques mouvements d'humeur entre le ministre l'Escure et et le Sénat, mais que 5,3 % du déficit n'était pas quelque chose d'acceptable pour nous.

Et donc nous le redisons de la manière la plus calme et la plus respectueuse qui soit. ici même. En tout cas, si votre question était est-ce que nous voulons y arriver ?

La réponse est oui. Est-ce que nous voulons y arriver avec l'esprit de compromis comme celui qui a été le nôtre pour le PLFS ? La réponse est oui.

Est-ce que nous voulons y arriver avec l'approche qui soit la moins partisane possible ? La réponse est oui. Le bloc est peut-être central, il n'est pas monolithi, mais je crois que l'ensemble des morceaux de cet hémicycle ne sont pas monolitiques non plus, si j'ai bien tout compris depuis 3 mois.

Et donc tout cela doit nous amener normalement à pouvoir y arriver. En tout cas, monsieur le président Vallot, on doit y arriver pour la France et pour les Français. Merci beaucoup, monsieur le Premier ministre.