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interviewBFMTV· 1 décembre 2024

Censure, présidentielle 2027, La France insoumise...L'interview en intégralité d'Alexis Corbière

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Alexis Corbière. Bonjour. Merci d'avoir accepté mon invitation et d'être dans BFM Politique, le rendez-vous d'actualité du dimanche en partenariat avec La Tribune Dimanche.

À mes côtés aujourd'hui pour vous interroger, Mathieu Croissando, éditorialiste politique à BFM TV. Bonjour Mathieu. Bonjour à tous.

Et Bruno Jeudy, directeur délégué de La Tribune Dimanche. Bonjour Bruno. Bonjour Amandine, bonsoir M.

Corbière. Bonjour M. Corbière.

Et bonjour à tous qui nous regardez. Je vous rappelle que vous pouvez d'ailleurs participer à cette émission depuis chez vous. C'est très simple, vous scannez le QR code qui s'affiche ici à l'écran, vous envoyez vos questions et je les relaierai auprès d'Alexis Corbière.

On a beaucoup de questions à vous poser à l'aube de cette semaine cruciale avec demain le projet de loi de financement de la sécurité sociale qui arrive à l'Assemblée nationale avec probablement à l'issue 1.49.3 pour Michel Barnier.

Marine Le Pen menace de voter la censure dès cette semaine qui vient et reste ambiguë ce matin dans La Tribune Dimanche puisqu'elle dit que la censure n'est cela dit pas inéluctable. Alors Alexis Corbière, qui va remporter ce bras de fer ? Michel Barnier ou Marine Le Pen ?

Bon, ça on verra et Mme Le Pen est en train d'entretenir un suspense. Mais avouez, enfin vous avez décrit la situation assez justement, mais avouez que c'est tout de même à rebours, c'est mon interprétation du moins, de ce qui s'est passé aux élections de juin 2024. Le président de la République a fait le choix, on ne l'avait pas poussé pour faire ça, de dire je redonne la parole à nos concitoyens pour savoir un peu quelle est la photographie du pays.

Il me semble que ce qui est assez net, bien sûr l'extrême droite est là, mais qu'il y a eu à l'occasion du second tour notamment ce qu'on va appeler un désistement pour faire barrage à l'extrême droite. Et en plus la force politique qui arrive en tête dans ces trois pôles que constitue la vie politique française, c'est le nouveau Front populaire. Pourquoi ça raconte tout ça ?

Parce que ce que je suis en train de dire c'est que...

Vous voulez dire que le Rassemblement National prend toute la place aujourd'hui, c'est ça dans les discussions ? La grande leçon que j'ai tirée c'est que les Français tout de même ont fait parfois des votes même un peu baroques, moi je suis un homme de gauche, votant même parfois pour des macronistes pour éviter que ce soit le Rassemblement National qui soit maître du jeu, arbitre de la suite. Le président de la République a tiré comme conclusion de choisir comme Premier ministre, j'attaque pas l'homme mais Michel Barnier qui est associé à une famille politique qui a fait 6% des voix à l'occasion des élections législatives, qui composent un gouvernement dont il est en train et qu'il se met dans la main de Mme Le Pen, qui évidemment joue là-dedans, un peu comme on malaxe une balle pour se décontracter, elle a quelques stress judiciaires, et nous amène à dire que va faire Mme Le Pen.

Moi j'ai pas la réponse sur ce que fait Mme Le Pen, je sais des choses mais pas ce que pense l'extrême droite. On pourrait vous renvoyer assez aisément qu'en fait c'est peut-être parce que vous avez eu du côté de la gauche une stratégie trop évidente puisque vous avez dit dès le début nous on va censurer. Là où Marine Le Pen a laissé planer en effet ce suspense qui lui permet aujourd'hui d'avoir des concessions là où vous êtes spectateur du jeu.

Moi je ne vais pas reprocher à un opposant de s'opposer. Pourquoi ? Je ne suis pas pavlovien.

Le problème de ce budget c'est que c'est un budget qui a des conséquences dans la vie pour vous, pour moi, pour notre public, que je n'accepte pas. C'est un budget qui a prévu 40 milliards notamment de réduction de dépenses publiques. Je ne l'accepte pas.

On parle du PLFSS, c'est un budget qui prévoit que le reste à charge pour les gens quand ils ont des médicaments, quand ils achètent des médicaments, va être plus important. Je ne l'accepte pas. Je veux dire les gens, parce que je vois bien la difficulté qu'il y a aujourd'hui et ça n'est pas la direction qu'il faut prendre.

Je voudrais souligner combien nous avons été positifs à l'occasion du...

Nous c'est le nouveau Front populaire. A l'occasion du débat sur le budget, on a fait des propositions, on a même trouvé des majorités, certes avec une autre cohérence qui est laquelle, que je ne veux pas que ce soit vous ou ceux qui nous regardent...

Avec 35 milliards d'euros en plus d'impôts, ce que le gouvernement ne souhaitait absolument pas. Oui, parce que la question c'est pas...

Il ne faut pas dire des slogans, on paie trop d'impôts. La question c'est qui paye des impôts ? Je considère, je suis d'une famille intellectuelle qui considère qu'il y a dans ce pays des gens qui en payent trop, des gens modestes, et qu'il y a des gens qui n'en payent pas assez, ceux qui ont accumulé des richesses insolentes.

Sachez que depuis 2020, les principaux milliardaires de ce pays ont vu leur fortune augmenter de 59%. On peut se dire que ceux qui ont accumulé autant de richesses, par exemple, devraient être davantage sollicités. Je caricature, mais c'est un peu piquant.

Je comprends le sein de votre question. de me dire, alors M. Corbière, c'est votre faute si vous n'acceptez pas un budget de régression.

Je termine sur une chose, je suis l'élu de la ville de Montreuil et Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, où il y a beaucoup de besoins. Concrètement, le budget aux collectivités locales, là je vais faire monsieur qui...

Je mets la casquette de celui qui défend les collectivités locales. Je veux dire, comme une ville comme Montreuil, qui est une ville dans laquelle il y a des problèmes sociaux, on a 6,2 millions en moins dans le budget. C'est-à-dire que tout l'investissement qui est prévu par le maire de Montreuil, Patrice Bessac, ne pourra pas avoir lieu, notamment à la construction d'une école dans un quartier qui en a besoin.

Pardon, à l'arrivée, moi je dis non et je censure. C'est la logique des choses. Alors pour amadouer Marine Le Pen, le Premier ministre a fait des gestes.

Il y en a un qui concerne directement le quotidien des Français. C'est la baisse des factures de l'électricité qui devrait se monter à 14% et non pas à 9% comme le provoyait initialement le budget. Alors une partie de la baisse est due à l'évolution du marché.

On le sait, ça n'empêche pas un certain nombre de taxes d'augmenter. Mais 14% en moins sur les factures, c'est quand même un geste conséquent, non ? C'est-à-dire que, vous me corrigez, si j'ai une bêtise, la forte augmentation qui était prévue n'aura pas lieu aussi violemment que prévu, même si c'est la TICFE qui aura qu'ailleurs, et je dis à vos Français qui écoutent, ça va quand même augmenter, ça va quand même augmenter.

Mais au final, sur les factures, dit le Premier ministre, ça baisse de 14%. Oui, mais c'est comme si je vous disais, ne le prenez pas comme agressive de ma part, je vais vous dire, M. Croissando, je vais vous mettre trois gifles, et qu'à la fin, je vous en mets qu'une, vous trouverez ça un peu confortable.

Je veux dire, on dit aux Français, ça va fortement augmenter, ça augmente un peu moins de prévu. Je me félicite que M. Barnier recule.

Je rappelle que le NFP avait proposé des amendements allant dans ce sens. Et je vois bien que la petite musique...

Mais c'est Marine Le Pen qui l'opère. Oui, voilà. Vous voyez à quoi on en est arrivé.

Mais voilà. Est-ce que le Rassemblement National défend mieux les classes populaires que vous ? Alors, si, c'est le danger, c'est-à-dire que si, le danger de la mise en scène de M.

Barnier, que j'ai essayé de décrire tout à l'heure, si aujourd'hui, quand, dans cette espèce de tango qui se danse à deux, entre M. Barnier et Mme Le Pen, dont je ne sais pas quelle sera la finalité à la fin, peut-être qu'il y en a un qui marchera sur le pied de l'autre, mais si c'est pour dire, celle qui pèse, celle, quand il y a des mesures sociales qui sont prises, que j'écoute, c'est l'extrême droite, alors que nous avons mené ce combat, là, politiquement, le message qu'on envoie au pays n'est pas bon. Je rappelle, je ne veux pas fuir la discussion, mais que, notamment, M.

Macron, s'il est élu président de la République au second tour, c'est parce qu'il y a des gens qui votent pour M. Macron pour faire barrage à Mme Le Pen, à tel point qu'au soir de son élection, il dit « je sais que je n'ai pas été élu pour mon programme pour faire barrage à l'extrême droite ». Je fais sans doute, je ne vais pas révéler tous mes votes, partie des couillons qui votent pour M.

Macron au second tour pour ne pas que Mme Le Pen gagne. Si à l'arrivée, on se retrouve avec un homme qui nomme un Premier ministre et qui, non seulement prévoit des choses qui sont de régression sociale, mais qui, en plus, met en valeur l'extrême droite, qu'on a quelque chose qui est dangereux sur le grand produit. – Vous aussi, vous souhaitez cette suppression des taxes, ou du moins hausse, moins prévue, des taxes sur l'électricité.

Vous vous êtes battue pour à gauche. Alors pourquoi est-ce que c'est Marine Le Pen qui, comme le dit Mathieu, apparaît aujourd'hui comme la meilleure défenseuse des classes populaires ? – Parce que M.

Barnier a fait le choix de trouver de lui, d'avoir un dialogue avec elle. Il n'avance pas que là-dessus. Il dit qu'il va discuter de la baisse de l'AME, par exemple, d'aide médicale d'État, pour faire croire aux Français que dans ce pays, il y aurait une gabegie parce que les gens en situation irrégulière seraient soignés. – Je rappelle là-dessus. – Monsieur Cambier, parce que là, vous dites, c'est le mécanisme de prise en charge des soins urgents pour les personnes en situation irrégulière.

Michel Barnier fait un geste vis-à-vis du RN sur cette question, en baissant sensiblement leur prise en charge. Est-ce que c'est vraiment une concession faite au RN quand on sait que la droite est pour, qu'une partie des macronistes est pour, et qu'un rapport écrit par deux personnalités… – M. Stéphanini. – M.

Stéphanini, je connais le sujet. M. Évin, ancien ministre de la Santé, socialiste, disait eux-mêmes qu'il fallait resserrer le panier de soins.

Dans une situation budgétaire compliquée comme la France, c'est ce que… – Bon, finalement, ce n'est pas partie des gestes qui peuvent être acceptés. – Vous êtes trop intelligent, M. Jeudy, vous me tendez la perche, mais sur le fond, vous savez très bien que c'est un sujet répété en permanence par l'extrême droite qui consiste à dire et à faire croire que dans ce pays, quand on arrive immédiatement, c'est un pays de cocagne, même si on est en situation irrégulière, ils avaient même raconté qu'on allait rembourser de la chirurgie esthétique.

C'est totalement fou. Ils racontent n'importe quoi. – Je ne vous parle pas de ça. – J'ai bien compris, mais la petite musique qu'on fait entendre quand on dit qu'on cherche des économies budgétaires, de dire qu'en gros, on va moins soigner les gens en situation irrégulière, moi je ne le défends pas seulement par position humaniste, et c'est le cas comme position humaniste, mais aussi pour l'intérêt général, il vaut mieux que les gens sur le territoire national soient soignés plutôt qu'ils soient porteurs de microbes, parce que tout le monde, même ceux qui votent Rassemblement National, en subiront les conséquences.

Donc ce n'est pas une grande, c'est de la générosité ou du moins une certaine idée de la République, mais c'est aussi une mesure d'intérêt général. Mais entre nous, on a bien compris que, ou alors je suis un crétin, mais il y a une petite musique que joue M. Barnier qui consiste à dire, Mme Le Pen et dirigeants du RN, je vous écoute, je trouve les mots, on voit bien que c'est ça l'ambiance générale. – Il se déshonore en faisant ça ? – Ben, on ne va pas mettre de morale là-dedans.

Moi, écoutez, pendant l'heure qu'on va passer ensemble, moi je ne souhaite pas la victoire de l'extrême droite. Donc ça me pose un problème. Maintenant, M.

Barnier pourrait très bien se tourner, il aurait très bien pu se tourner vers, pourquoi pas le nouveau Front populaire, en disant, je vais abroger la réforme des retraites. Il aurait pu vouloir engager un dialogue sur certains points. Il nous aurait mis un petit peu plus en difficulté, si je puis dire, rien, il lâche rien.

Ou alors, il y a quelques cuillères de miel dans un énorme bidon de goudron. Mais ça ne fait pas la maille, on va peut-être aborder d'autres sujets. – Alexis Corbière, si le gouvernement engage sa responsabilité, c'est-à-dire utilise le 49-3 pour faire passer le projet de loi de finances de la Sécurité sociale demain, il y aura une motion de censure qui sera déposée immédiatement par le nouveau Front populaire.

Est-ce que vous, Alexis Corbière, vous appelez les députés RN à voter cette motion de censure déposée par le nouveau Front populaire ? – J'invite tous ceux qui veulent censurer Michel Barnier de voter. Donc, chez les députés RN, on va voir s'ils sont dans cette logique ou pas.

D'un certain point de vue, ça va être un moment de vérité pour eux. Vous voyez ce que je veux dire ? Je vois bien, ça ne vous gêne pas. – Ça ne vous gêne pas, parce que quand même, si j'ai bien compris, au mois de juillet, vous vouliez faire battre le RN et maintenant, vous voudriez que le RN s'associe à votre motion de censure pour faire tomber Michel Barnier. – Non, exprimez-le.

Non, mais je sais bien que c'est toujours le jeu. La question est de savoir qui s'oppose à Michel Barnier. Voilà, c'est tout.

Est-ce que le RN… Moi, ça ne met pas en difficulté. La vraie question, c'est le RN qui est en difficulté. Et il est en difficulté. – En l'état, vous les avez dit par des contradictions ? – La question que vous me posez, c'est est-ce qu'il est imaginable que je fasse un même vote si je dépose une motion de censure qu'avec le RN ?

Oui, oui. – Vous nous avez dit au début de cette émission, vous avez évoqué vous-même au début de cette émission le message envoyé par les électeurs du Front Républicain qui était de dire « On fait barrage au RN, du coup, on ne se mêle pas avec le RN. » Est-ce que vous n'êtes pas ? – On ne se mêle pas.

On ne lui donne pas un protagonisme qui le met en situation de peser sur des politiques publiques. – Non, mais sur des textes, c'est la faute à barrage, c'est pas la faute à corps. – Vous pouvez voter avec le RN. – S'il s'agit de dire non à moins 40 milliards dans les dépenses publiques, non à la suppression de 4 000 postes d'enseignants, non à l'augmentation de l'ondame à l'hôpital public, enfin, on pourrait continuer la liste, non à les moins 6 millions dans la ville de Montreuil et je pense à toutes les villes de France.

Ouais, si le RN fait un vote qui fait chuter cela, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Je ne vais pas m'y opposer. – Ça veut dire quoi ?

Qui déclenche les mêmes idées que vous, si on pousse la logique ? – Vous savez bien que des votes communs, les macronistes et l'extrême droite en font très régulièrement dans l'hémicycle. – Mais vous, vous êtes la gauche.

Vous êtes toujours opposé au RN. – Justement, le problème n'est pas… Mon projet dans le pays n'est pas de faire chuter des gouvernements en vérité. C'est une étape.

La question, c'est comment nous arrivons à responsabilité. Moi, je crois que la question… Déjà, il y a un problème démocratique de fond. Je l'ai un peu évoqué, on essaie d'avancer.

Mais tout de même, on a des institutions. Aujourd'hui, la Ve République, pourrissante, avec un président qui a de moins en moins, je veux dire, de légitimité, qui choisit qui il veut pour être Premier ministre. C'est un problème qui en tire les conclusions. – Non, c'est la Constitution, M.

Corbett. – Oui, mais on va parler de tout ça. – Je suis contre cette Constitution. – Non, mais la Constitution dit que c'est le président de la République qui choisit le Premier ministre. – Non, mais d'accord. – Ce n'est pas le Parlement qui choisit le Premier ministre. – Ben, c'est un problème. – Ben, oui, mais vous faites avec ce qu'on fait avec la cinquième, M.

Corbett ? – Oui, non, la cinquième, elle ne dit pas aussi qu'on choisit le parti, le groupement le plus petit. La cinquième, elle offre la possibilité d'un exercice autoritaire du pouvoir, ce que fait actuellement Emmanuel Macron. – Mais Alexis Corbett, parce que je voudrais juste qu'on reste… aussi vous interroger, au-delà du Rassemblement national, sur la position des socialistes.

Le gouvernement a fait appel à eux pour ne pas voter cette censure en disant qu'ils étaient irresponsables parce que c'est un parti de gouvernement avec un ancien président de la République, François Hollande, qui lui-même, cela dit, va voter la censure. Est-ce que vous trouvez qu'ils sont dans leur rôle alors qu'ils ont en effet été au pouvoir auparavant ? – Oui, nous avons un programme, le NFP.

Devant les électeurs, il n'y avait pas de socialistes, communistes, insoumis, écolos. Tous en étalés en défendant le programme Nouveau Front Populaire. Il a la page de garde.

C'est ça le programme. Et ça va être le fil conducteur de mon propos. Il faut le défendre.

Il n'est pas idéal, mais à l'heure actuelle, c'est peut-être un peu rustique, mais c'est ce qu'il y a de mieux. Et tout comptatif de dire « faut autre chose », quand on est de gauche, nous fait rentrer dans la turbulence. À partir de là, dans ce programme, il y a des choses claires.

Il n'y a pas ce que propose M. Barnier. C'est très concret.

C'est de la politique. Il veut ponctionner 40 milliards, notamment, sur les services publics, etc. Bon, j'ai décrit quelques points.

On pourrait continuer. Je ne suis pas d'accord, là. Je ne suis pas d'accord, donc je m'oppose.

Ou alors, les électeurs vont me jeter des cailloux. Et ils auront bien raison. Ensuite, François Hollande, il a été élu aussi, pour défendre une certaine idée, même si ça l'a peut-être un peu irrité, mais il a été élu sur ce mandat.

Je préfère un François Hollande qui respecte le programme du nouveau Front populaire que le François Hollande de 2012-2017. Il y a une campagne électorale, il y a des résultats, puis ensuite, il y a une situation politique. Dans cette situation politique, Boris Vallaud, qui est le patron des députés socialistes, dit que si le gouvernement Barnier chute, il faudrait que toutes les forces qui ont constitué le Front républicain au mois de juillet trouvent une forme d'accord, de non-censure pour trouver une solution et que la France puisse être gouvernée.

Il a été aussitôt accusé d'être de trahison par Jean-Luc Mélenchon-Chamid. Moi, je n'ai pas ce vocabulaire, la trahison à moitié. Mais est-ce qu'il a raison, Boris Vallaud ?

Est-ce qu'il faudra accepter des compromis et se mettre d'accord sur des conditions de non-censure avec la droite, avec les macronistes ? Moi, ce que je propose, d'abord, on reste unis. Le NFP, pas de division.

Toutes les voies de division m'agacent et sont dangereuses. On va traverser une tempête. Je ne vois pas, je vais essayer de vous dire les choses franchement, je ne vois pas de stabilité politique dans la période qui vient.

Il n'y aura aucune solution idéale. Donc, ça va turbuler. D'accord ?

Et ça, c'est la faute à Macron. Dans ce cadre-là, je suis pour que les 191 députés du NFP restent unis et ne commencent pas à se dire qu'on va chercher des hypothétiques alliées. D'abord, on reste unis.

Ensuite, oui ! Donc, je suis ensuite pour qu'Emmanuel Macron se tourne vers nous et propose à l'un d'entre nous de conduire un nouveau gouvernement. Je propose le nom de Lucie Casté, mais...

Voilà. On va y revenir pour l'argent. Est-ce qu'il faut être capable de se mettre d'accord avec les autres forces de l'État politique hors Rassemblement national pour lire la situation réarbe ?

Si nous composons le gouvernement, on n'est pas obligé d'être bourrin et de passer de notre temps à provoquer les uns et les autres pour empêcher d'avancer. Il peut y avoir des sujets de plan d'urgence, de 4-5 mesures dans lesquels on avance. Aujourd'hui, la gauche a une attitude de bourrin, pour reprendre votre expression ?

Non, on n'a même pas été en responsabilité. Mais j'ai écouté Lucie Casté qui a dit la même chose que moi. C'est un peu bourrin de commencer à dire tout le programme, rien que le programme, allez vous faire foutre.

Ça, c'est pas malin, mais ça a été dit une fois. D'abord, Bruno, sur les conséquences éventuelles de cette censure la semaine prochaine. Vous n'êtes pas bourrin, je vous entends parler de responsabilité, ce qui change par rapport à quelques autres de vos anciens amis ou amis insoumis.

Pouvez-vous nous assurer que la France ne va pas s'enfoncer dans une crise financière si vous ne faites pas un minimum preuve de responsabilité dans cette affaire ? La censure, c'est forcément des mauvaises nouvelles pour les Français, qui vont le payer chèrement. On entend ce matin le ministre des Finances dire 370 000 Français vont rentrer dans l'impôt. 370 000 Français supplémentaires vont rentrer dans l'impôt. 380 000, même.

Oui, 380 000. C'est des conséquences financières qui vont le payer. Bruno Jeudy, attendez, là-dessus.

Premièrement, je ne dis pas qu'on ne va pas traverser des moments inquiétants. Et moi, je suis un homme inquiet, que ce soit sur le plan économique et social, comme sur le plan politique. Donc vous dites qu'il va y avoir une crise financière ?

Non, non. Ce que dit Bruno Jeudy est important parce que les Français, il faut les rassurer. Mécaniquement, le système de l'impôt sur le revenu est calculé de manière mécanique selon l'étrange.

Je ne rentre pas dans le détail. Et c'est vrai que, sans doute, 380 000 personnes qui ne payent pas l'impôt risquent de glisser dans le...

Vous rentrez dans l'impôt sur le revenu. Toutefois, qu'est-ce qui se passe ? Non, parce qu'il faut expliquer à ceux qui nous écoutent, c'est parce que, oui, le barème de l'impôt sur le revenu devrait être indexé sur l'inflation.

Toutefois, ce que dit le président de la Commission des Finances, Coquerelle, et il a raison, c'est que si le gouvernement et le budget chutent, on va sans doute voter, dans le cadre d'une loi spéciale, reconduire le budget de l'année dernière. Ensuite, un correctif qui peut avoir lieu tout à fait en janvier ou février qui corrige cet effet de bord et qui n'aura certainement aucune conséquence sur les Français. D'accord ?

Ça, c'est tout à fait faisable. Donc, faire croire que les Français vont payer plus d'impôt, ce n'est pas exact. D'accord.

Alors, continuons. Première victime d'une censure, ce seront les agriculteurs. Parce qu'eux, par contre, le gazole non routier, il va augmenter.

Le budget, puisque ce serait le budget 2024 qui s'impliquerait. Donc, il n'y aurait pas de prolongation du mécanisme de baisse. Qu'est-ce que vous leur dites aux agriculteurs ?

Vous allez voter la censure et à cause de vous, ils vont payer plus cher leur GNR. Ça, c'est la cuillère de miel dans le baril de Goudron. Sur la question des agriculteurs, c'est plus la retraite qui m'intéresse que le fait de baisser la taxe sur le GNR qui, quand même, pose des petits problèmes.

Mais sur la question des retraites, qui, d'ailleurs, ont une idée, si je ne dis pas de sottises, qui vient du président communiste André Chassène pour revaloriser la retraite des agriculteurs. Mais on pourra y travailler en janvier ou février pour voir dans quelles conditions, notamment, on revalorise...

Vous pouvez y travailler des défenseurs. Les agriculteurs, Alexis Cordeaux, disent qu'ils ont besoin de stabilité. Arnaud Rousseau appelle à la stabilité et dit qu'il ne faut pas de fonctionnement.

S'il y a une force politique qui défend les agriculteurs, contrairement aux idées reçues, c'est le nouveau Fonds populaire. Nous voulons, nous, leur garantir un revenu minimum et garanti. Nous voulons encadrer toutes les marges que se prend la dernière distribution sur leur dos.

Nous voulons que cesse cette comédie d'un soi-disant reposition au Mercosur de M. Macron qui n'arrive pas à trouver trois pays pour faire blocage alors qu'il ne cesse de dire qu'il est contre. Mais moi, j'ai peur du jeu de dupe là-dessus.

Parce que s'il était contre, soit cet homme ne pèse plus rien au niveau européen, soit on peut bloquer tout de même le traité Mercosur. Les agriculteurs auxquels je pense, et je suis de leur côté, sont actuellement mobilisés contre ce traité. Ils ont raison.

Mais il y a toute une série de faux amis qui prennent des postures à l'Assemblée nationale sur la question de la revalorisation des retraites des agriculteurs. Moi, on va y travailler. Mais je tiens à dire que cette semaine-là, les macronistes ont pourri la niche, c'était la niche FI, pour qu'on puisse revenir sur la réforme des retraites de Macron qui, elle, concerne 28 millions de Français qu'on va faire travailler plus longtemps.

Donc, je ne voudrais pas quand même que M. Barnier et son budget de misère se transforme dans une défense de la retraite alors qu'il inflige une baisse des pensions de retraite à 28 millions de Français. Tout de même, il ne faudrait pas que les gens pour des gogos.

Vous nous avez dit tout à l'heure, mon objectif, ce n'est pas de faire chuter les gouvernements, c'est de préparer les conditions du retour de la gauche. Est-ce que votre vote de la motion de censure, c'est un vote d'opposition à ce budget ou est-ce que vous voulez vraiment créer cette inconnue politique, on n'est pas obligé de dire KO, mais cette inconnue en faisant tomber le gouvernement Barnier ? Mais si vous voulez, moi, je ne sais pas faire autrement.

Il y a une suspicion générale qui s'est engagée dans le pays quand on est de gauche, des gens viennent de la gauche. Vous êtes des menteurs, vous avez des belles paroles et puis après, vous êtes comme les autres. Si je venais à voter, je suis contre, mais le budget de Barnier où a joué, les gens vont dire mais enfin là, vous êtes en train de nous imposer.

Les gens, ils regardent le service public, ils voient les conséquences que cela a. Donc, il faut être cohérent. Et vous pourriez dire on est contre le budget donc on dépose une motion de censure mais on ne veut pas des voix du Rassemblement National.

Mais non, mais d'accord, ça c'est ce que veut M. Barnier, ok ? Et on laisse passer le budget.

Non, mais attendez, avec cette histoire de pas de voix du Front National, ça n'a pas de sens. Je suis un opposant, il y aura une motion de censure et on verra qui sont les vrais opposants si je puis dire et le Rassemblement National viendra sans doute notre censure. S'il ne la vote pas, il aidera Barnier à continuer sa politique de malheur.

Et on va continuer à parler de tout ça et des conséquences politiques cette fois de cette censure et de la démission d'Emmanuel Macron que certains évoquent et souhaitent comme vous. Par exemple, on se retrouve dans un instant. A tout de suite.

On parlait ensemble de toutes les conséquences notamment financières de cette possible censure. On en vient maintenant aux conséquences politiques. Si Michel Barnier tombe dès la semaine qui vient, peut-être mercredi ou peut-être jeudi, vous souhaitez a priori qu'un Premier ministre de gauche soit nommé.

Mais pensez-vous vraiment qu'Emmanuel Macron va choisir un Premier ministre de gauche en ce mois de décembre alors qu'il ne l'a pas fait il y a quelques mois précisément parce qu'il disait que ça n'assurait pas la stabilité institutionnelle ? Avant de me demander de jouer le rôle d'un psychanalyste vis-à-vis de Macron. Non, je demande est-ce que c'est réaliste pour vous d'avoir un espoir politique de la gauche au pouvoir ?

Je le crois. J'espère qu'on a suivi dans l'échange comme on a dit tout à l'heure. Moi j'insiste sur le fait que pour moi le NFP est une force à vocation gouvernementale et qu'on avait proposé un budget sur une autre cohérence.

On s'est écharpé un peu et c'était bien mais je vous connais ça en tête. Moi mon but n'est pas je ne suis pas comme un pétroleur qui est là en train de chercher à aggraver la situation. Il y a un budget qui avait été proposé et qui ensuite a été rejeté dans une alliance pour le coup entre le RN et les Macronistes et qui faisait rentrer des recettes qui même faisait baisser le déficit.

D'accord ? Donc on joue le jeu. J'ai cité le président Coquerel qui tient ça d'une main de maître il y en a d'autres et le groupe auquel je participe avec Clémentine Autain François Ruffin etc.

On est là-dedans. Alors c'est une manière de vous répondre c'est-à-dire que on est en situation de pouvoir gouverner. Le NFP est en situation de pouvoir gouverner.

Pour quelles raisons Emmanuel Macron ne nous a pas choisis ? Ce n'est pas parce qu'il a trouvé Mme Casté antipathique. C'est que sur le fond nous avons quelques conditions notamment revenir sur la réforme des retraites et ça M.

Macron ne veut pas en entendre parler. Je vais même vous dire une chose sans doute que si M. Caseneuve n'a pas été choisi c'est que même M.

Caseneuve et on connaît mais des accords avec lui a dû mettre un minimum de conditions dans celle-là et Macron ne veut pas en entendre parler. Mais vous savez aussi qu'il faut pour ça que vous entendiez déjà sur un candidat commun or il semble aujourd'hui à l'échéance si vous souhaitez par exemple un budget avant le 31 décembre il faut que vous entendiez extrêmement vite si vous voulez qu'un premier ministre soit nommé très vite qui concerne le nouveau front populaire qui concerne le nouveau front populaire or on est d'accord l'option Lucie Casté n'est plus valable aujourd'hui. Vous êtes mal et pourquoi on est d'accord moi je ne suis pas d'accord parce qu'il suffit de lire la presse du jour dans la tribune dimanche notamment en revanche dit peut-être qu'une autre personnalité de gauche sera désignée à ma place et ça ne poserait pas de difficulté.

Elle a les mots parfaits elle dit moi je suis une solution je ne suis pas un problème je suis une solution s'il y a une autre solution je prends. Vous entendez vos camarades socialistes ils ont l'air de changer d'avis. Si vous êtes en train de me dire quand j'ai dit tout à l'heure que j'étais un homme inquiet que je vois nombre de difficultés on peut y passer 4 heures d'émission et toute une journée pour vous dire tous les problèmes que je vois les paroles que j'entends des uns et des autres de la part du NFP pour m'expliquer qu'il faut qu'on ne se sépare qu'on ne se parle plus etc. et je ne suis pas content je viens plaider ce matin avec les armes qui sont les miennes pour dire on reste uni on arrête les conneries pardon de l'expression triviale et il y a Lucie Casté qui nous rassemble si à notre nom pourquoi pas donc vous c'est toujours Lucie Casté mais je veux dire si Emmanuel Macron disait c'est un tel au sein du NFP on prendra un tel personne ne va dire ah non Bernard Cazeneuve c'est toujours non mais le problème de Bernard Cazeneuve c'est que je vais prendre une métaphore rugbystique quand vous cherchez le capitaine d'une équipe de rugby vous n'allez pas chercher un basketteur qu'est-ce qu'il a comme caractéristique M.

Cazeneuve c'est qu'il a dit répéter, re-répéter, re-répéter qu'il ne supportait pas le NFP qu'il ne voulait pas d'alliance avec 60 députés notamment 70 députés insoumis donc ça ne marche pas son truc je veux dire ce n'est pas une affaire personnelle M. Cazeneuve s'est mis lui-même en situation de ne pas pouvoir être le candidat Premier ministre du NFP il ne supporte pas le NFP vous voyez ce que je vous dis c'est comme si je vous disais M. Bruno je dis que vous demandez de faire quelque chose que vous ne savez pas faire peut-être que ça n'existe pas d'ailleurs mais j'arrête là mais ce que je veux dire c'est que la politique comment autre chose je vous taquine mais j'espère être compris le NFP doit et il aura des difficultés dans le cadre de cet hémicycle le NFP et peut-être qu'il sera sanctionné pour la suite mais Emmanuel Macron doit donner la possibilité que nous puissions avancer sur quelques points moi ce que je propose c'est qu'évidemment on n'arrive pas en disant c'est nos 600 points ou sinon aller vous faire foutre c'est ce que vous avez fait par la voix de Jean-Luc Mélenchon non mais d'accord mais bon j'ai évité que vous n'avez pas la cruauté de m'inviter pour dire tout le temps ce que je pense de la manière stratégiquement dont Jean-Luc Mélenchon a appris des choses dernièrement j'ai été fichu dehors de son mouvement après 25 ans de camaraderie traité de tous les noms etc et pour autant parce que comme quoi je suis miséricordieux je pense qu'il faut l'unité de tout le monde de Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise jusqu'au plus sectaire de la France Insoumise jusqu'à Carole Delga etc qui vous voulez pour que nous avancions parce que la menace c'est la victoire de l'extrême droite ou 5 ans encore de macronisme déguisé sous je ne sais trop quelle appellation ça ça fait toujours pas une majorité à l'Assemblée on rappelle qu'on ne peut pas dissoudre de l'Assemblée avant le mois de juillet prochain est-ce que le problème c'est le président de la République et comme certains est-ce que vous appelez à sa démission ?

Oui s'il pouvait partir ça réglerait un petit problème maintenant qu'est-ce que c'est qui va avoir lieu ? Il ne faut pas non plus que ça serve de prétexte à quelque chose Vous y croyez à la démission du président de la République ? Ce que je crois c'est qu'on est dans une telle situation de crise et que si par exemple Emmanuel Macron venait à dissoudre il peut le faire à partir du mois de juillet en septembre et qu'à nouveau il prend quand je vais être familier à une énorme tolle électorale l'énergie de la colère va finalement beaucoup se porter sur lui et ça va apparaître comme étant celui qui est vraiment le problème Il est le problème Alors en tout cas vous ne croyez pas à une démission rapide du président ?

Pas avant au mieux cet été enfin au mieux au pire Je vais le dire autrement et je tiens notamment à m'exprimer là-dessus Est-ce que cette démission est une solution ? Il faut que nous préparions il faut le nouveau Fonds populaire doit préparer sérieusement la possibilité qu'une élection présidentielle ait lieu avant 2019 2027 ça j'y crois Je vais reparler de Jean-Luc Pélanchon il a pris la parole vendredi faire croire que dans les jours qui viennent Emmanuel Macron va démissionner je peux me tromper mais je n'y crois pas Emmanuel Macron il prépare l'inauguration de l'ouverture de Notre-Dame l'entrée de Marc Bloch au Panthéon je ne vois pas le bonhomme actuellement en situation y compris sa psychologie je le connais très peu donc il ne faut pas que ça serve de prétexte que le calendrier soit accéléré à certains pour dire on ne discute plus je suis candidat l'unité c'est moi ralliez-vous à ma candidature c'est un peu plus complexe c'est du temps perdu en attendant la présidentielle ça c'est Emmanuel Boupard qui somme le ministre de l'Intérieur de déjà fixer les dates de la présidentielle ça m'intéresserait de savoir s'il y avait une présidentielle anticipée comment on s'y prend parce que ce n'est pas secondaire c'est quoi le calendrier le financement les signatures et tout mais là moi avec mes amis de l'après on a fait une association l'association pour la République écologique et sociale avec Clémentine Autain Raquel Garrido Hendrick David Daniel Simonnet tous ceux qui avons été purgés nous on est un peu les insoumis hérétiques on continue à porter la pensée insoumise dans le programme et donc vous lancez un appel mais les résis que nous avons eues c'est un appel pour une candidature commune d'accord du nouveau front populaire et je propose avec mes amis une méthode est-ce que ça veut dire non à Jean-Luc Mélenchon cet appel ? non pas comme ça parce que comme ça c'est bête que quelqu'un qui a fait 22% je rappelle que comme ça c'est que Jean-Luc Mélenchon propose une candidature commune pour 2027 mais sur la base du programme de la France insoumise oui et puis sur la base même de la désignation de la France insoumise l'histoire qu'il raconte personnellement j'allais rigoler je ne sais pas si les gens qui suivent étaient en capacité comme ils connaissent l'histoire c'est-à-dire que c'est la coordination de la France insoumise dont nous avons été exclus avec mes amis il y a un an qui ensuite va dire au groupe parlementaire dont nous avons été chassés il y a quelques semaines de confirmer la candidature puis il se sera mis en ligne par les gens qui sont à la France insoumise je rappelle qu'actuellement il y a des centaines d'insoumis qui sont virés parce qu'ils ont adhéré à mon association parce que le débat pour vous on élimine Jean-Luc Mélenchon vous êtes candidat pour 2027 parce que le débat je ne veux pas être trop long qui depuis 2022 m'a amené à rompre ou du moins à être chassé de la France insoumise c'est celui-là c'est celui comment nous préparons une prochaine élection présidentielle avec éventuellement la possibilité que ce ne soit pas la reconduction mécanique de Jean-Luc Mélenchon et le reproche que je fais à Jean-Luc c'est que la stratégie qu'il a choisi depuis 2022 ce n'était pas la même en 2017-2022 c'est une stratégie qui l'empêche selon moi de pouvoir gagner car il se vit plus comme le chef de la frange la plus radicale de la gauche plutôt que d'être quelqu'un qui ira ça alors comment on fait il est primaire pas primaire alors d'abord il y a plusieurs méthodes soit la méthode dite castée c'est-à-dire que les chefs de partis politiques se réunissent et se mettent d'accord je ne désespère pas ça peut être possible deuxièmement si cette méthode venait à bloquer ceux qui sont des nouveaux fronts populaires peuvent très bien faire le choix d'un candidat c'est-à-dire qu'on met en place une plateforme etc on fait un vote ceux qui soutiennent le nouveau front populaire c'est pas très compliqué ça s'appelle une primaire ça peut s'appeler du moins une désignation un grand choix militant quelle est la différence donc dans votre primaire il peut y avoir François Ruffin François Hollande tous ceux qui souhaitent y participer la différence que je vois moi j'ai été très hostile contre les primaires j'ai même écrit un livre contre les primaires c'est que quand il s'agissait de mettre dans une primaire Manuel Valls Jean-Luc Mélenchon qui n'avait pas le même programme c'était totalement hypocrite c'est-à-dire que je vais être honnête à l'époque je soutenais Jean-Luc Mélenchon si Emmanuel Valls avait gagné la primaire je ne l'aurais pas soutenu et j'ai la faiblesse de penser que si comment dirais-je Mélenchon ait gagné cette primaire Manuel Valls logiquement je ne me l'en veux pas là-dessus je ne l'aurais pas soutenu aujourd'hui quelle est la différence c'est le programme commun nous avons fait la NUPES en 2022 nous avons refait le nouveau front populaire donc ce cadre à mon avis permet même en 80 ça n'avait pas marché il y a eu plusieurs candidatures le programme commun il avait été rompu 72 programmes communs il est rompu vers 76-77 mais François Mitterrand gagne justement parce qu'il donne l'impression d'être celui qui continue la dynamique du programme commun l'union reste en combat une désignation militante pas forcément primaire donc qui c'est qui incarne l'unité du nouveau front populaire alors moi je peux mettre des noms j'ai évoqué quand je vois les études d'opinion autour de François Ruffin pourquoi pas c'est un personnage qui dans les études d'opinion dans l'électorat socialiste écolo communiste et même chez les insoumis qui est pas mal j'ai cité mon ami Clémentine Autain c'est une femme qui a porté l'unité très souvent j'ai cité Lucie Casté je veux dire et vous-même non ?

Marine Tondelier elle signe avec Lucie Casté l'appel moi Marine Tondelier j'aime beaucoup et pourquoi pas je pense pour la connaître que c'est pas ce sur quoi elle travaille mais ce que je veux dire c'est qu'on peut en donner des noms moi je vous ai donné mes noms de cœur si je puis dire et pas seulement mes noms de cœur des gens qui je pense incarnent l'unité et le programme de rupture parce qu'il y a deux écoles de l'unité actuellement il y a ceux qui disent faut l'unité mais sur un timbre poste en gros on se rassemble on n'a pas de contenu ça ça perd parce que les gens en ont ras le bol après il y a ceux qui disent d'abord la radicalité puis si l'unité suit tant mieux si elle ne suit pas je m'en fous vous avez entendu ce que j'entends de la part de Mélenchon on va désigner notre candidat et puis on va aller voir les autres ça vous intéresse ? il fait une offre il appelle ça fédérative honnêtement elle est plus hâtive que fédérative c'est en gros de dire c'est le calendrier précipité suivez-moi et puis si vous n'êtes pas d'accord on division téléspectateurs j'ai une question pour vous de Philippe qui nous regarde et qui justement vous entendant parler de Jean-Luc Mélenchon vous demande pensez-vous Alexis Corbière que la posture autoritaire et les déclarations controversées de Jean-Luc Mélenchon nuisent à la crédibilité et à l'unité du nouveau front populaire ? il s'appelle comment notre ami ?

Philippe Philippe si vous me suivez j'ai 26 ans de camaraderie avec Jean-Luc Mélenchon et j'ai été traité comme malpropre pour autant par Jean-Luc Mélenchon pour autant je suis pour l'unité avec ce que représente la France insoumise avec Jean-Luc Mélenchon il doit aider il doit aider à la suite sa mission historique Jean-Luc si tu m'écoutes c'est tout ton talent tu dois mettre au service qu'il y ait une candidature qui nous rassemble ça peut même être quelqu'un de la famille insoumise ça peut mais vous trouvez vous trouvez qu'il les aide beaucoup là si je fais la liste la publication de liste de députés qui ne veulent pas abroger la réforme des retraites la proposition de loi de supprimer le délit d'opologie du terrorisme j'en passe et des meilleurs vous trouvez qu'il les aide beaucoup les insoumis concernant ce sujet vous savez on a disait qu'il y avait des alchimistes au Moyen-Âge qui prenaient du plomb et qui en faisaient de l'or là c'est plutôt l'anti-alchimiste celui qui a fait le choix de ce texte sur l'apologie c'est-à-dire d'une idée qui est un vrai sujet un vrai sujet que le texte qui lutte contre l'apologie du terrorisme rate souvent sa cible c'est un vrai sujet il faudrait une réécriture pour le rendre plus efficace il faut lutter contre l'apologie du terrorisme bon mais là le texte est fait tout à l'heure j'ai dit le mot de bourrin je ne vais pas le répéter la faute à qui cette ambiance pourrie comme dit qu'il y ait une stratégie au sein notamment du NFP menée par les plus parfois ultra de la France insuise et les plus sectaires qui m'insultent tous les 4 matins pour trouver des textes provocateurs pour si tôt que le texte est publié évidemment le PS se met à hurler etc et on passe une semaine à discuter combien on se déteste alors qu'on aurait pu être rassemblés notamment vous diriez l'ambiance est pourrie ? non ce que je veux dire c'est que les hommes et les femmes comme moi tout ça c'est l'occasion et c'est pour ça que je suis content d'être sur votre plateau et je vais en faire d'autres c'est qu'il faut dire tout ça ce qu'attendent les français c'est qu'on soit regroupés autour de questions centrales il y a des plans de licenciement qui tombent 200 000 emplois qui vont partir dans le décor il y a des scandales la famille Muliès qui va s'attribuer 1 milliard d'euros en supprimant on est bien Alexis Corbière mais juste pour finir sur ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale et en parlant des retraites Alexis Corbière c'est intéressant pour parler justement il faut l'union et vous m'avez entendu moi soit c'est la méthode les chefs se mettent d'accord soit on donne la parole à ceux qui soutiennent le nouveau front populaire on vous a entendu sur l'union toute tentative soit autoritaire en disant c'est moi qui ai choisi soit type Hollande je suis de retour c'est normal qu'il y ait plusieurs candidats nous amène à la défaite et la défaite aujourd'hui c'est la victoire de l'Erin on appelle à l'unité pour 2027 sur un contenu sur un programme celui du NFC que vous nous avez en effet montré on parlait de Jean-Luc Mélenchon et on parlait de ce que souhaite la gauche il y a eu ces jours passés c'était jeudi à l'Assemblée Nationale l'examen d'une proposition de loi de la gauche pour abroger la réforme des retraites et puis comme les députés du socle commun étaient contre ils ont déposé beaucoup d'amendements et ça n'a pas pu être voté à temps est-ce que pour vous la bataille est perdue mais pas la guerre ou est-ce qu'il faut reporter ça au calendre grec et cette abrogation des retraites n'aura finalement jamais lieu alors il faut faire en sorte qu'elle ait lieu et l'engagement que je prends et avec tous mes amis c'est que le programme que nous porterons ce sera de revenir sur cette réforme des retraites que je trouve injuste que je trouve injuste elle va faire basculer je crois 280 000 personnes sous les minimas sociaux est-ce que vous pouvez juste nous dire comment parce que quand on lisait la proposition de loi la réforme Borne était abrogée la réforme Touraine était abrogée et comment toute cette affaire a été financée en augmentant les prix du tabac est-ce que c'est bien sérieux ? non mais augmenter les prix du tabac il faut gager d'accord pour que le texte ça c'est les combines de l'Assemblée Nationale vous présentez un texte vous devez expliquer ça veut dire que vous n'avez pas trouvé d'autres pistes non mais ça veut dire que dans le cadre d'une seule journée d'initiative parlementaire où le débat est extrêmement biaisé on fait avec les moyens mais évidemment c'est pas sérieux ça coûte 15 milliards d'abrogée la réforme des retraites non mais ça va coûter fort cher mais vous savez de l'argent on peut en trouver je vous rappelle qu'on avait trouvé des recettes mais ça c'est ce que sur tous les textes on gage comme ça il y a d'autres sources de financement on peut par exemple demander à ce que la cotisation patronale soit plus élevée on peut trouver mais ça va coûter fort cher vous savez vous me le prenez sur cet aspect là et ce que nous disait le conseil d'orientation des retraites vous savez le problème c'est le taux d'employabilité des seniors au dessus de 55 ans est extrêmement bas extrêmement bas si on fait basculer si on faisait augmenter de 10 points je vais le dire en positif de 10 points l'emploi de ceux qui ont plus de 55 ans si on en met 10% de plus au travail on finance à hauteur de 2032 le problème c'est pas c'est aussi le nombre de gens qui cotisent et moi ce que je trouve terrible tout le monde est d'accord là-dessus non non tout le monde est pas d'accord parce qu'il y a 200 000 emplois qui vont partir dans le décor et qu'il n'y a pas de loi qui interdit les licenciements en particulier dans les groupes qui font du profit vous m'avez arrêté dans ma lignée sur la famille Muliez la famille Muliez tout le monde connait Décathlon c'est très sympa et j'aime beaucoup ce magasin mais là ils vont ponctionner 1 milliard de dividendes pour la FM l'association de la famille Muliez 1 milliard d'euros dans leur poche alors qu'ils licencient 2400 personnes à Auchan c'est proprement scandaleux donc soit vous vous en prenez à une autre répartition des richesses moi je veux bien qu'il y ait des gens qui s'enrichissent mais de manière aussi insolente ça devient dingue M.

Bernard Arnaud a une fortune équivalente je regardais hier soir si quelqu'un était payé au SMIC et mettait tout son salaire sans épargne dans une caisse il faudrait qu'il travaille pendant 12 millions d'années pour pouvoir avoir la même fortune que Bernard Arnaud ça c'est le monde de 2024 On peut interdire les licenciements Oui les licenciements boursiers dans des groupes qui font des profits je suis pour qu'on ne puisse pas reverser des dividendes à ses actionnaires en même temps qu'on licencie des gens Qu'est-ce que je suis en train de vous dire avec passion ? C'est que ce qui coûte cher aussi aux finances publiques c'est quand vous avez des gens cassés qui basculent sous les seuils de pauvreté qui développent plus de maladies tout ça nous coûte fort cher Le bonheur non seulement c'est bien parce qu'on veut tous le bonheur collectif mais parce que c'est bien pour la société une société d'inégalité quand on repousse l'âge de la retraite en vérité si on se parle vraiment on sait bien que les gens ne vont pas aller jusqu'à la totalité de leur trimestre donc ils auront des petites pensions donc ce bonheur partagé ça va être la ligne de conduite alors après il s'est passé un autre scandale à l'occasion de cette journée jeudi c'est que si on ne peut plus voter sur le budget parce qu'on se prend un 49-3 si lorsqu'on met dans le cadre d'une journée d'initiative parlementaire vous avez une pluie 700 amendements C'est ce que vous aviez fait il y a un an pour bloquer la réforme de la retraite de Madame Borde c'est un petit peu l'arroseur arrosé Monsieur Cordier Bruno jeudi c'est pas la même chose à l'occasion d'un débat parlementaire qui peut en plusieurs semaines d'utiliser des amendements pour que la discussion ralentisse quand vous avez 3,5 millions de personnes dans la rue et des études d'opinion qui disent que 90% des gens qui travaillent sont contre la réforme des retraites qu'à l'occasion d'une journée d'initiative parlementaire je vais être un peu technique ça commence à 9h ça finit à minuit et à minuit quoi qu'il arrive c'est comme dans le compte de Cendrillon le carrosse se transforme en citrouille et c'est terminé et donc si vous déposez 700 amendements ce que vous dites c'est fini donc il n'y a plus de possibilités j'espère que les français me comprennent d'initiative parlementaire à l'Assemblée nationale ça veut dire que cette instance et moi qui suis issu d'un milieu populaire j'ai été très fier d'avoir été élu député mais je vais vous dire après quelques années c'est un théâtre il ne s'y passe plus rien et ça quand j'ai évoqué le président Emmanuel Macron il y a cet exercice autoritaire non je pense que c'est un des éléments mais vous pouvez faire la liste de tous les reproches des insoumis mais le fond du problème c'est que c'est pas les insoumis qui déclenchent des 49-3 pour imposer une réforme des retraites c'est pas les insoumis qui imposent notamment un choix baroque de premier ministre vous savez j'ai fait mon quart d'heure où j'ai dit clairement on voit bien si des gens qui rejoindront l'après que je suis un homme d'unité que j'en ai ras-le-bol du sectarisme parce que j'ai pas envie que ce pays bascule dans le néant ou dans la victoire de l'extrême droite pour autant ne faisons pas des faux procès l'autoritarisme de Macron utilise à plein la 5ème République qui est un problème il faut passer à la 6ème un régime plus parlementaire et qui respecte véritablement ça n'offre pas le meilleur des visages le régime parlementaire est-ce que la vraie priorité aujourd'hui au lieu de s'écharper sur des procédures à l'Assemblée ou la censure ça n'est pas la situation économique en ce moment de la France du tissu industriel et tous ces plans sociaux qui ont lieu on pense à Arcelor à Michelin à Auchan est-ce que l'année qui s'ouvre vous inquiète beaucoup vous pensez comme Sophie Binet qu'on va vers les destructions de dizaines de milliers d'emplois industriels moi j'ai une grande inquiétude 200 000 emplois nous dit la CGT j'ai tendance à les croire quel échec pour la théorie du ruissellement le fait qu'on allait être pro-business c'était quoi tous les mois en anglais qu'est-ce qui s'est passé on en est là que la théorie la stratégie d'Emmanuel Macron qui consiste à baisser notamment beaucoup de cotisations à dépenser de l'argent public pour les groupes ça a plutôt marché pendant des années vous ne croyez pas justement qu'à partir du moment où on charge un peu plus la barque la barque des impôts des entreprises et qu'il n'y a plus de visibilité pour les entreprises ça crée justement un arrêt des investissements vous pensez vraiment que là les plans de licenciement c'est dû au fait que le nouveau fonds populaire est arrivé en tête aux élections et qu'il n'y a pas de visibilité non mais la dissolution n'a pas aidé les augmentations d'impôts promisent tout l'été ça n'a pas aidé non mais vous plaisantez aucun économiste sérieux ne considère que ces vagues de licenciement ne sont dues à ça le problème c'est qu'on reste dans une société de libre-échange de délocalisation possible et de possibilités vous m'avez dit est-ce que c'est vraiment possible légalement je le crois mais moralement il le faudrait moi je n'accepte pas une société j'ai évoqué la famille Muliès où vous prenez un milliard d'euros accessoirement créés par ceux qui travaillent les gens qui sont là et qui nous donnent nos petits shorts et nos chaussettes quand on va chez Decathlon la famille se le met dans la poche pendant que le même groupe à Auchan va supprimer 2400 emplois mais c'est quoi cette société c'est quoi on trouve ça banal et on va même dire qu'après tout moi je n'accepte pas vraiment en plus je sais que c'est partagé par tout le monde le problème c'est qu'est-ce qu'on fait une dernière question parce qu'on en revient à tout ce qu'on s'est dit depuis le début sur cette semaine cruciale et la censure peut-être pour Michel Barnier je n'ai pas bien compris à la fin des fins ce que vous pensiez qui allait se passer là très clairement dans les prochains jours si Michel Barnier tombe c'est quoi la suite ? si Michel Barnier tombe Emmanuel Macron doit redemander à quelqu'un de composer un gouvernement je l'invite à regarder le résultat des élections de juin le regroupement cohérent le plus important s'appelle le nouveau fonds populaire de choisir au sein du nouveau fonds populaire ou de la famille du nouveau fonds populaire quelqu'un peut être en premier ministre et à partir d'où on se mettra au travail cette équipe se mettra au travail et sera capable de passer des compromis avec les macronistes éventuellement avec la droite ? on verra évidemment moi ce que je propose comme méthode et il faut écouter quand notamment Lucie Casté ou d'autres c'est qu'on peut avancer sur des sujets précis et de trouver des points d'alliance tout à l'heure je vous ai évoqué que dans le débat budgétaire on a réussi à faire passer plein de choses la taxe Jukman l'attaque sur les super profits quel est le choix le cas échéant d'Emmanuel Macron mais peut-être mais

Censure, présidentielle 2027, La France insoumise...L'interview en intégralité d'Alexis Corbière — Alexis Corbière · Pourquijevote