"Toutes les matières possibles et inimaginables" : D'où sortent ces 3 000 professeurs disponibles ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Ces profs, ils ont quel profil ? Qu'est-ce qu'ils faisaient jusqu'à maintenant ?
- 1:43OuverteRéponse directe
Comment avez-vous perçu l'annonce d'Édouard Jeffre ?
- 2:18OuverteRéponse directe
Quelles sont les 10 mesures que vous proposez ?
- 2:54RelanceRéponse directe
Ces 3000 profs auraient pu être affectés plus tôt ?
- 3:38OuverteRéponse directe
Comment ça fonctionne au quotidien dans les lycées ?
- 5:49RelanceRéponse directe
La géolocalisation des profs remplaçants est-elle envisagée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:09Fait
« il y a toutes les matières possibles, les imaginables, ça peut être des langues, ça peut être et l'autre »
- 1:43Sopia TizaouiFait
« pourquoi ça a pas été fait avant ? C'est-à-dire qu'il a quand même fallu qu'on sorte dans les rues pour qu'on obtienne des profs qui visiblement n'étaient pas affectés. »
- 2:18Sopia TizaouiFait
« il faut le rappeler je pense, c'est que quand la jeunesse s'exprime dans les rues, la police réprime. »
- 4:23Nicolas BonetFait
« ils sont dans des disciplines sur lesquelles on avait pas de besoin. »
- 10:05Chiffre
« depuis le début des gouvernements d'Emmanuel Macron, de la présidence d'Emmanuel Macron, il y a eu 10000 postes qui ont été supprimés. »
- 10:46Chiffre
« il y a près de 10 % des heures de cours qui n'ont pas été assurées en 2024-2025. Les 3/4 de ces heures perdues sont liés au non remplacement des enseignants. »
- 12:07Chiffre
« le ministre de l'éducation a parlé de plusieurs millions. En revanche, ce qu'on sait, c'est que c'est pas la mesure à laquelle on s'attend qu'il va coûter le plus cher. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
et Léonor qu'on comprenne bien ces profs, ils ont quel profil ? Qu'est-ce qu'il faisaient jusqu'à maintenant ? Et après, on en viendra à notre débat pour savoir pourquoi on les a pas envoyé plutôt. Alors ces professeurs en fait ils existent effectivement, ils font partie du du socle de remplaçant qui existe au sein de l'éducation nationale. On n' pas leur chiffre total, c'est un petit peu mystérieux. C'est opaque. C'est opaque. En fait, c'est compliqué parce qu'en fait, ils dépendent de plusieurs académies. Ils sont pas dans un réservoir qui serait à Paris au sein du ministère de l'égier national. Non, en fait c'est ils sont rattachés à des établissements, ils sont en poste, ils font partis même c'est les proviseurs les mettent dans des emplois du temps, ils ont des vrais s'ils sont
pas affectés devant une classe, ils ont quand même des des missions qui leur sont confiées. Et tout le problème de ce qu'a expliqué Édouard Jeffre, c'est de savoir dans de quelle matière il dépendent, ce sont des professeurs de mathématiques ou de dessin et puis surtout de quel établissement il dépendent parce que s'ils sont en poste amende, on imagine bien qu'ils peuvent pas aller travailler à Lille d'ici mardi prochain. C'est ça toute la complexité. On pourrait imaginer aussi que dans ce vivier qui n'en est pas un, j'ai bien compris, il y ait des profs, je sais pas effectivement d'art plastique qui seraient appelés à remplacer des profs de math. Mais oui, il y a toutes les matières possibles, les imaginables, ça peut être des langues, ça peut être et l'autre
difficulté aussi qui a été soulevée par Édouard Jeffrey, c'est que ces professeurs, on peut imaginer surtout qu'ils sont déjà plus ou moins en poste, disons sur un mi-temps, ils travailleraient 16 heures par semaine. Ce qui veut dire qu'il y aurait peut-être encore 6h de libre. C'est peut-être l'addition de toutes ces petites heures laissées libres euh par les professeurs qui font euh les 3024 postes dont parle le ministre de l'éducation nationale. On comprend mieux pourquoi c'est nébuleux en fait et surtout le ministre, il va s'expliquer avec les syndicats cet après-midi en visio à 16h30 et on l'attend au tournant. Il va y avoir des questions très précises pour savoir les noms, les identités, les matières de ces professeurs dont il parle depuis hier. Sopia Tizaoui, bonjour. Bonjour,
vous êtes ancienne présidente de l'Union syndicale lycéenne. Comment euh vous avez reçu perçu cette annonce d'Édouard Gefrey de ces plus de 3000 profs qui sont tout d'un coup débloqués dans les lycées les plus intention ? Et ben nous d'abord, il y a deux choses. D'une part, pourquoi ça a pas été fait avant ? C'est-à-dire qu'il a quand même fallu qu'on sorte dans les rues pour qu'on obtienne des profs qui visiblement n'étaient pas affectés. Euh donc on quand même on leur rappelle, c'est c'est leur travail hein. Nous notre travail à la base c'est pas de faire des blocus, c'est d'aller en cours. Mais maintenant si on a pas de profs à disposition, compliqué. Euh et deuxième chose qu'il ne pense pas qu'il va acheter le mouvement lycéen et étudiant avec ces 3000 postes. C'est pas ça qui va nous
faire rentrer dans les classes. Nous, c'est aujourd'hui les 10 mesures qu'on propose, notamment l'abolition totale de parcours sub qui est un tri social pour les élèves. Et nous ce qu'on constate aussi, il faut le rappeler je pense, c'est que quand la jeunesse s'exprime dans les rues, la police réprime. Et aujourd'hui, je pense que c'est vraiment déplorable de dire que malheureusement, on prend des risques quand on demande nos droits. En France, hier, on a vu ce qui s'est passé à Bassie, on a vu ce qui s'est passé même ces ces 15 derniers jours. On a eu des mains arrachées, on a eu des mâchoires cassées et aujourd'hui, c'est un vrai risque pour les lycéens et lycéennes de se battre pour leur droit. La même question à vous Nicolas Bonet. Vous êtes en ligne avec nous, proviseur
du lycée Henry Brû de Libourne, secrétaire national du SNPDN UNSA, principal syndicat des chefs d'établissement au sein du ministère de l'éducation nationale. Euh Nicolas Bonet, vous vous dites que ça aurait pu être fait plus tôt vous ces ces 3000 profs dépêchés, y compris peut-être chez vous, vous avez peut-être des profs absents, besoin de remplaçant. Comment ça fonctionne au quotidien ? Bonjour. Alors, effectivement, euh on aurait bien aimé euh avoir euh l'affectation de ces professeurs depuis le mois d'août puisque c'est ce qu'on demande nous-même. Pour euh réussir la rentrée, on avait demandé à avoir davantage de professeurs disponibles euh puisque tous mes collègues euh ont remonté euh les besoins dès euh dès leur
retour de congé, c'est-à-dire autour de du 16 août. Et depuis, on nous explique que la que la rentrée va être techniquement réussie et que tout s'est bien passé et que il y a aucun problème puisqu'il y a plus de professeurs affectés que les années précédentes. Or, c'est faux. Si les si les lycéens sont dans la rue, c'est qu'ils font le même constat que nous. Nous avions raison sur sur le diagnostic et il est maintenant partagé par le ministère. Alors, soyons clair, hein, les ces 3000 professeurs titulaires remplaçants, comme l'a dit votre collègue Éléonor Bay, euh, ils existent dans dans un vivier dans des viviers académiques mais ils vont pas répondre au besoins parce que s'ils sont pas devant les devant les classes à l'heure actuelle, c'est pas parce qu'on
avait pas de logiciel magique dopé à l'intelligence artificielle, c'est simplement parce que ils sont dans des disciplines sur lesquelles on avait pas de besoin. un professeur de d'éducation, un professeur d'éducation dans votre établissement. dans votre établissement. Aujourd'hui, euh il peut y avoir un prof de math, un prof de français absent euh et vous ne le remplacez pas parce que bien dans le visier, il y aurait je sais pas un prof d'allemand, un prof de dessin. Bah euh vous avez complètement compris le le problème, c'est que on a d'un côté un vivier avec des professeurs qui enseignent une discipline, donc ils sont spécialistes et puis de l'autre on a on a des cases vides euh devant devant les classes euh devant les devant les élèves et euh on peut pas y répondre parce que
bah le professeur rentre pas dans cette case-là et on peut pas demander à un enseignant de d'improviser de devenir professeur d'allemand quand lui-même il est professeur de mathématiques. Alors du coup, ça ne va pas marcher là l'annonce du ministre de l'éducation nationale ça vous nous dites que ça ne peut pas fonctionner parce que c'est 3000 comme disait Ééonor B, c'est plus de 3000 profs sont pas forcément dans la bonne académie, ils ont pas forcément le bon profil, ça paraît inextricable. Non, disons que je pense qu'en terme de communication, c'était pas le bon point à mettre en avant. Le bon point qu'il y a à mettre en avant, c'est le fait qu'on va recruter des professeurs contractuels pour répondre euh aux à nos besoins.
Parce qu'effectivement, depuis le 31 août, il y a un certain nombre de professeurs contractuels qui n'ont pas été de nouveau et il manque en fait devant les élèves. Donc bah si on ouvre euh les cordons de la bourse pour pouvoir les recruter, là on va pouvoir effectivement répondre vraiment au besoin. Nicolas Bonet en fait Édouard Gefrey a expliqué que la le recrutement de ces 3000 personnes, le logiciel magique, c'était la possibilité d'intégrer dans ce logiciel des données géographiques, c'est-à-dire la possibilité de géographiquement demander à à ces enseignants remplaçants de faire la la le chemin qu'il pouvait pas faire habituellement. Est-ce que ça c'est envisag pour vous ? Est-ce que de savoir qu'un qu'un enseignant il travaille à 227 km, est-ce que voilà, est-ce que la
machine va pouvoir permettre de le faire travailler maintenant ? Là, excusez-moi, mais je crois que avec beaucoup de mes collègues, on est en train de tomber de nos chaises ou de nos fauteuils parce que si les rectorats ne savent pas où habitent ces professeurs remplaçants, où ils sont rattachés administrativement, c'est-à-dire quel est leur établissement support et et ils ne savent pas où on où il y a des besoins alors que nous on les remonte depuis le mois d'août, ça veut dire que tout le système éducatif français est totalement désorganisé. Et là, dans ce cas-là, on est face à un vrai problème. Il va falloir donc tout revoir de du de front en comble. Pablo Piovien, rédacteur en chef de la revue Regard est également avec nous. Bonjour Pablo. Bonjour. Là, on voit clairement que quand on
consulte ceux qui sont les premiers concernés, c'est pas parce qu'il y a une annonce que ça va véritablement régler le problème. Tout à fait. On voit que le gouvernement cherche des des solutions à la crise. Je suis pas certain. Il cherche voilà, il cherche à désamorcer un mouvement social. Un mouvement social qui du coup enfin ce qu'on comprend avec les annonces d'Edouard Gefrey, c'est que ben il commence à payer. C'estàd que ça fait 2 semaines qu'on nous explique que ah bah de toute façon c'est violent, ça rend inaudible toute possibilité de revendication. Bon bah le résultat c'est que ben si en fait tout ce qui s'est passé depuis 2 semaines fait bouger le gouvernement. Ce n'est largement pas suffisant car le gouver le gouvernement essaie de trouver des réponses
d'urgentes à une crise qui est structurelle. Cette crise structurelle, c'est ça a été dit par Sopia. La la volonté aujourd'hui des lycéens, elle est en train de se concentrer. Il y a les questions matérielles effectivement, les profs, les murs qui tombent, la publié dans les dans les classes et cetera. Mais il y a aussi la question de parcours sup et cette question du tri et de l'accès à l'enseignement supérieur. On va y revenir dans quelques minutes. Oui, mais en vérité, en vérité, c'est central. C'est c'est bien sûr que c'est lié puisque ce que la question qui est posée, c'est à quoi sert dans notre pays d'avoir des adultes, des jeunes adultes et des lycéens qui ont une instruction. Et là, en en vérité les avis divergent. Le la gauche dit "Bon bah, il faut que
un maximum de gens aient accès à une instruction. la plus profonde et la plus développée possible. La droite dit non non, il faut leur les orienter en fonction des emplois qui sont disponibles sur le marché du travail, ce qui n'est absolument pas le même la même projet le même projet de société. Et à cet endroit-là, il y a il y a un yatus, il y a un débat en fait qu'il faudrait avoir que nous n'avons pas parce que aujourd'hui tout est sur la question des le débat se fait autour de la question des moyens. Et là aussi, il y a il y a une fracture, c'est-à-dire que le gouvernement réfléchit à partir d'un budget qui est donné avec des impératifs que sont euh la dette. Euh donc, il faut absolument réduire les coûts et cetera. Et on se souvient de Sébastien Lecnu qui
est arrivé il y a quelques semaines en disant "Bon, ben, on va baisser le budget de 50 milliards euh et donc après bah il faut trouver où est-ce qu'on va baisser le budget, où est-ce qu'on va le conserver et cetera." et la gauche qui dit il y a des besoins en l'occurrence ben d'une instruction pour tous les pour tous les pour tous les les enfants et à partir de ces besoins, on va réfléchir à comment aller chercher les recettes. Mais c'est deux logiques qui sont complètement différentes. Et moi, je pense que lorsqu'on est le gouvernement, qu'on est de droite et qu'on réfléchit à partir d'un budget qui est contraint, on ne peut pas apporter des réponses satisfaisantes à un mouvement qui demande en fait de renverser la table. On va on va revenir dans un instant avec
Johanna Citru aux questions budgétaires, mais dans les collèges et les lycées publics, il y a près de 10 % des heures de cours qui n'ont pas été assurées en 2024-2025. Les 3/4 de ces heures perdues sont liés au non remplacement des enseignants. C'est vrai qu'une des questions qui se pose, que je me pose mais que j'imagine ceux qui nous regardent se posent également, c'est finalement pourquoi ces 3000 et quelques profs n'ont pas été mis devant des élèves plutôt ? Pourquoi il faut attendre d'en arriver là ? C'est ça qui paraît incroyable aujourd'hui. Mais depuis le début des gouvernements d'Emmanuel Macron, de la présidence d'Emmanuel Macron, il y a eu 10000 postes qui ont été supprimés. Il y en a encore eu en 2026 près de 3000. Enfin, cette année, ils veulent encore en
supprimer 1500. Donc évidemment, si à chaque fois on continue à supprimer, à supprimer, à supprimer, on peut toujours dire "Bon ben, on va trouver des contractuels pour essayer de euh de mettre des rustines." Alors, il s'avère que cette génération, elle est pas tellement baisse. C'est-à-dire qu'il y a il y a une baisse avant, il y a une baisse après, mais là, la génération qui aujourd'hui ben est en première et en terminale, elle est plutôt un peu plus conséquente que celle la génération juste avant et la génération juste après. Mais au-delà de la question du nombre d'élèves, on a quand même besoin de prof devant même ce nombre d'élèves qui va être réduit. La question démographique en fait ne résout pas la question de quelle instruction on a envie de donner à nos enfants. Et ça et
et en parallèle la question du bâti qui est aussi une grosse question peu importe le nombre d'élèves, on aimerait bien on aimerait bien que les murs ne se ne se pètent pas la gueule et qu'il fassent correctement chaud en hiver et correctement frais en été. Ça c'est non obstant la question démographique. Johanna Citru, combien ça va coûter le plan d'Edouard Gefra pour essayer de désamorcer cette crise lycéenne ? On le sait. Alors, on n pas le chiffre exact, mais le ministre de l'éducation a parlé de plusieurs millions. En revanche, ce qu'on sait, c'est que c'est pas la mesure à laquelle on s'attend qu'il va coûter le plus cher. C'est pas les 3000 enseignants remplaçants qui vont être être dépêchés pour pour aller devant les les élèves qui vont coûter le plus cher parce que
pour une grande partie, ce sont des remplaçants qui sont déjà titulaires, c'est-à-dire qu'ils sont déjà en contrat et déjà payés par l'éducation nationale. En revanche, ce qui va coûter cher, c'est le deuxième point. qu'il a dit l'embauche de nouveaux contractuels parce que là c'est des nouveaux contrats avec des nouveaux salaires. Et puis l'autre élément qui va coûter cher aussi c'est le le financement d'heures supplémentaires via ce qu'on appelle le pacte enseignant parce que qui dit heures supplémentaire dit salaire supplémentaire. En revanche la difficulté et ça le ministre de l'éducation l'a dit hier soir c'est que quel que soit le montant que ça nous coûte il va falloir équilibrer les choses parce qu'on n pas de marge de manœuvre. Oui, c'est la question que
j'allais vous poser ensuite, c'est est-ce que on est en train de faire enfler le budget de l'éducation nationale au moment où on nous explique qu'il y a des restrictions budgétaires partout ? Exactement. Donc euh ce qui euh est dépensé quelque part devra être économisé de l'autre parce que trouver des nouvelles recettes si je puis me permettre l'Assemblée nationale de décider. Mais c'est pas en tout cas c'est pas le projet du du de budget qui a été déposé pour par le gouvernement. Ça tombe bien, c'est pas eux qui le votent. Mais Sébastien Lecnu a déjà dit qu'en fait il y aurait tout il y aurait une autre mesure qui était prévue qui serait gelée justement pour payer ce surpluation nationale. Ça sera pas une ligne budgétaire en plus en tout cas avoir. Voilà.
Éléonor B sur la question des CDD c'est aussi une question importante. Absolument. Mais en fait ces CDD ils existent déjà cette année. Les cours de l'enseignement ont plutôt bien fonctionné. Je crois qu'ils ont autour de 97 % de de nouveaux entrants. Euh et ce qui veut dire que les contractuels qui faisaient tourner l'éducation nationale ces mois derniers et ben eux en revanche on les a pas rappelé et ce sont ces contractuels qui qui étaient en poste les années précédentes et qui sont connus déjà des rectorats et des élèves. Ce sont eux qu'on va pouvoir rappeler. Alors après, qu'est-ce qu' aura le nombre de personnes qui vont travailler ça ? On le sait pas mais je crois que c'est plutôt la nouvelle qui est le plus mieux acceptée par le monde enseignant. Nicolas Bonet sur cette question des
contractuels. Alors les contractuels, c'est ce que je disais tout à l'heure, effectivement, ils existent. Ils n'ont pas été rappelés au 1er septembre. Il demande qu'à une seule chose, c'est de revenir devant les élèves. Pour la plupart, ils ont fait leur preuve. hein, ils ont ils ont été déjà en classe, ils sont expérimentés, ils ont été vu par des inspecteurs. Donc nous, on souhaite effectivement leur retour de devant les classe euh et euh c'est la la seule solution qu'on a pour l'instant, c'est de proposer en urgence euh le recrutement de ces professeurs contractuels. Évidemment, nous on préférerait avoir des titulaires, mais ça ça sera dans un second temps et ça sera en fonction des choix qui vont être faits budgétairement par le Parlement pour 2027 et puis suite aux élections
présidentielles et législatives de 2027, quelle orientation on va donner ? Est-ce qu'on va donner une priorité à l'éducation nationale dans pour les 5 ans qui viennent ? C'est la grande question et c'est d'ailleurs pour ça qu'on lance une alerte sociale au niveau des personnels de direction pour que le ministère nous apporte des réponse voilà sur les prochaines orientations. Nicolas Bonet, je lisais une de vos enquêtes du SNPD UNSA. 76 % des collèges et lycées commençaient l'année avec une dotation pacte enseignant en baisse. Comment ? C'est la quadrature du cercle. Comment vous allez pouvoir assurer davantage de remplacement si les moyens prévus pour les heures supplémentaires ont diminué ?
En fait, il y a deux il y a deux questions qui se posent qui sont différentes. Euh le pacte enseignant, il était fait pour répondre à à un besoin de de rémunération supplémentaire pour des professeurs qui faisaient déjà d'abord beaucoup de missions supplémentaires et ensuite pour répondre au remplacement de courte durée. Là, le problème qui qui se pose à nous depuis le 1er septembre, c'est pas du remplacement de courte durée, ce sont l'absence de nomination de professeur dans des classes. Donc c'est plutôt ce qu'on appelle du remplacement de longue durée et ça c'est de la responsabilité des rectorats, c'est pas de la responsabilité de des établissements. Donc le rectorat maintenant il doit effectivement fournir des contractuels. Juste pour répondre à votre question complètement en
transparence sur les pactes enseignants, en 3 ans, ils ont été réduits de 75 % dans nos établissements. On a quasiment plus rien dans les poches pour de toute façon euh faire remplacer ponctuellement les cours par les enseignants qui sont déjà chez nous euh dans nos OPE. Et Bill, on découvre aussi euh avec l'intervention du ministre de l'éducation nationale qu'il y a des lycées dans le rouge et puis des lycées en orange. En fait, il y a une classification, j'allais dire de tension et même de difficultés. Mais ça Nicolas Bonet pourra en parler bien mieux que que moi parce qu'en fait ces ces lycées, on les connaît bien. Les remontées, elles sont du fait de tous les proviseurs, de tous les recteurs. C'est pas d'aujourd'hui. Non, vraiment pas et c'est surtout pas
un logiciel qui peut permettre de de faire connaître cette situation. Donc là, il en parlait hier soir monsieur Jeffrey pour avoir l'air de effectivement d'être sur le coup, mais je pense que cette situation n'est absolument pas inconnu des services de l'éducation nationale. Yeah.
Édouard Geffray