Le discours de rentrée de Bruno Retailleau, candidat "Les Républicains" à l'élection présidentielle
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:54Invité politiqueFait
« La retraite à 60 ans, c'est qui ? »
- 4:56Invité politiqueFait
« Les 35 heures, c'est qui ? »
- 5:37Invité politiqueFait
« Ce ne sont pas les boomers non plus qui ont désigné les chefs d'entreprise comme des délinquants potentiels. »
- 5:21Invité politiqueFait
« Ce sont des choix. »
- 15:07Invité politiqueFait
« Le grand gafouillage sur l'Ukraine, sur la retraite, sur le voile aussi. »
- 16:40Invité politiqueFait
« Est-ce que vous pensez vraiment qu'un parti peut maîtriser la dette quand il n'est même pas capable d'assumer les retraites ? »
- 22:55Invité politiquePromesse
« Ce sera le sursaut en 2027 ou ce sera le chaos. »
Temps de parole
- Bruno Retailleau83 %
- ?15 %
- Présentateur2 %
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Et c'est le moment, on va écouter le candidat.
L
'artisan de cette journée qui est exceptionnel, on a vanté notamment la qualité, qualité des intervenants, qualité de ces jeunes maires qui sont intervenus ce matin. Je voudrais saluer et que vous l'applaudissiez vraiment, le président des Jeunes LR, Théo Hamsadi. Merci Théo d'être venu.
J
'en ai déjà trop dit mais
ce
que j'ai dit quand le président n'était pas là, vraiment je le pense sincèrement,
on
a parmi les candidats à l'élection présidentielle le plus honnête, le plus droit et ça ne court pas les rues, je l'ai dit. C'est vrai que
t
'as dit ça ? J'ai l'ai dit, je l'ai dit mais je ne mange jamais donc c'est une bonne chose. Donc les amis, on va gagner Bruno Président. Merci Théo, merci. Merci.
Je voudrais simplement saluer, je ne pourrais pas le faire nommément pour chacun, ce serait trop long mais je voudrais, je tiens à saluer très chaleureusement les personnalités qui sont ici. Je voudrais saluer Gérard Larcher qui ne nous manque pas, qui est ici
au
premier rang. Merci Gérard, Président du Sénat. Je voudrais remercier l'ancien Premier ministre, celui qui m'avait fait conscience, celui qui m'avait mis le pied à l'étrier au gouvernement, emmenant ministre de
l
'Intérieur, j'ai nommé Michel Barnier. Merci Michel. Valérie Pécresse va nous rejoindre. Il y a beaucoup, beaucoup d'élus que je voudrais aussi saluer. Le Président sans doute du département, on est chez toi, je crois Olivier. Merci de nous accueillir.
Mes
chers amis,
je
suis très heureux d'être parmi vous
à
l'issue d'une journée studieuse, une journée de réflexion où j'espère vous avez commencé à affûter
notamment
vos arguments. Je voudrais évidemment aussi saluer à la fois Haughtman et puis je sais qu'il a fait une intervention très brillante, comme d'habitude. François-Xavier, bel ami, merci François-Xavier d'être parmi nous. Certains m'ont dit mais c'est finalement une curieuse entrée en piste après les vacances et la rentrée, de faire cette rentrée dans un campus de jeunes. Ah ben non. Si moi j'ai choisi mes amis,
chers
jeunes LR, de faire cette rentrée sous les signes de la jeunesse, c'est d'abord parce que j'en ai marre.
J
'en ai marre d'entendre ces candidats qui font
du
soir au matin, du matin au soir,
la
nuit comme le jour, qui font profession de jeunisme, alors que leurs recettes, leurs promesses en réalité trahiraient votre génération. J'en ai marre. Il faut remettre les pendules à l'heure. Et puis surtout,
je
crois profondément que vous, la jeunesse de France, vous êtes en première ligne du grand combat qui vient.
Et
c'est de cela dont je veux aujourd'hui vous parler, du nouveau clivage, de ce combat politique, de ce combat de civilisation.
Oui
mes chers amis, vous êtes en première ligne. Première ligne
d
'un combat que nous allons gagner. Ce combat, ne vous trompez pas, ce n'est pas un combat qui oppose une génération par rapport à l'autre. Ah je sais les boomers,
toujours
les boomers.
Je
sais que la mode, c'est de taper sur les boomers. Mes amis, un conseil,
ne
soyez pas conformistes.
Ne
suivez jamais les modes.
Ne
suivez jamais l'air du temps. Toujours elles se trompent, toujours ils se trompent. Suivez vos convictions. Et puis est-ce que vous croyez vraiment que la France, qui est percluse de tant de divisions,
de
fragmentation, est-ce qu'encore on peut s'offrir
une
nouvelle fracture, une fracture entre les générations ? Je ne
le
crois pas. Alors ne soyez pas conformistes.
Mais
ne soyez pas non plus
progressistes. Il
n
'y a
pas de danger je pense.
Ne
soyez pas progressistes parce que
le
boomer bashing, c'est en réalité la nouvelle version d'un vieux réflexe de gauche qui consiste tout simplement à taper sur le passé
pour
présenter et afficher
le
présent avec toute sa supériorité morale.
Ne
vous y trompez pas. Et si aujourd'hui, devant vous,
j
'évoque la gauche, c'est simplement pour rappeler que
vous,
la jeunesse d'aujourd'hui,
elle
est la victime des choix d'hier,
de
celles et ceux qui ont pris de mauvaises décisions, des décisions qui ont sacrifié notre avenir, nos nouvelles générations.
Car
enfin,
si
c'est la jeunesse désormais
qui
est en première ligne aussi pour l'endettement, qui la menace gravement,
si
vous risquez demain des retraites de misère, ce n
'est
pas la faute au boomer.
Non, c
'est la faute à celles et à ceux qui ont pris de mauvaises décisions politiques
en
sacrifiant l'avenir, votre avenir, notre avenir, l'avenir de la France évidemment.
La
retraite à 60 ans, c'est qui
?
Les 35 heures, c'est qui
? Bien
sûr,
ce
sont des choix politiques. Ce n'est pas le choix d'une génération toute entière, mes amis.
Ne
vous trompez pas. Ce ne
sont
pas les boomers
qui
ont voulu faire du prof, de l'instituteur, un copain,
qui
ont effacé tous les repères de notre société,
qui
ont en réalité aplani toutes les hiérarchies
et
qui ont conduit l'école au désastre aujourd'hui que le nouveau classement PISA nous a révélé. Ce
ne
sont pas les boomers. Ce sont des choix.
Ce ne
sont pas les boomers non plus qui ont désigné les chefs d'entreprise comme des délinquants potentiels.
Des
délinquants potentiels et certains même
les
pointes du doigt, ceux qui ont particulièrement réussi, comme des nuisibles. Non alors, vous êtes effectivement, et évidemment, en droit,
en
droit d'exiger des comptes. Pas de demander des comptes, d'exiger des comptes.
Mais
ne vous trompez pas de cible. Ne vous trompez pas de combat. Le combat qui vous mène aujourd'hui, en première ligne, ce n'est pas un combat de génération. C'est un combat de civilisation.
Parce
qu'en ce moment, et ce sera le choix que devront faire les Français dans huit mois, la France est divisée entre deux camps.
Deux
camps qui seront difficilement réconciliables.
Et
dans ces deux camps, il y a deux jeunesses.
Deux
jeunesses qui se regardent comme dans un miroir inversé.
Il
y a une jeunesse qui bloque les amphis
et
la vôtre, vous qui les remplissez.
Il
y a une jeunesse qui agresse nos policiers, nos gendarmes, les forces de l'ordre.
Et
il y a une jeunesse qui s'engage dans la police, dans nos forces de l'ordre.
Il
y a une jeunesse qui défile aux côtés des islamistes.
Hier,
on était le 11 septembre. Souvenons-nous-en.
Et
il y a une autre jeunesse, la vôtre,
qui
défile contre l'antisémitisme.
Il
y a
une
jeunesse
qui
porte haut les couleurs du drapeau palestinien place de la République.
Et
il y a
une
autre jeunesse, la vôtre, qui porte encore plus haut les couleurs du drapeau français. Les trois couleurs. Nos valeurs. Pour défendre la République. Pour défendre nos valeurs, bien sûr. Alors, ne vous y trompez pas. Il y a des déconstructeurs. Il y a des reconstructeurs. Nous serons,
dans
ce débat présidentiel, dans cette campagne présidentielle, nous serons le camp des reconstructeurs.
Oui,
il y a une génération en France à qui on laisse tout passer.
Il
y a un privilège générationnel. Sans doute. Sans doute.
Ce
privilège, il n
'est
pas le vôtre.
Il
y a des générations qui sont traitées de façon inégale en France.
L
'une est victimisée
et
l'autre,
et
l'autre,
est
méprisée. C'est la vôtre. Regardez ce qui s'est passé à Lyon.
C
'est stupéfiant. On en a trop peu parlé.
Un
jeune homme
dans
vos âges est mort.
Il
est mort sous les
coups
de son
et
de ses bourreaux.
Que
s'est-il passé ? L'extrême-gauche
a
recouru à ce qu'elle aime faire. L'inversion accusatoire. On inverse les responsabilités
et
la victime devient coupable.
Et
le bourreau devient victime.
Que
s'est-il passé ?
Ils
se sont solidarisés
avec
ces bourreaux,
avec
ces violents, ces ultra-violents.
C
'est un scandale.
Un
vrai scandale.
C
'est incroyable.
On
en a parlé, bien sûr,
mais
pas à son juste niveau.
Et
je vais vous dire, je pense que
quand
on sait qu'ensuite,
un
député qui était le fondateur, d'ailleurs, de la jeune garde que j'ai dissous, Raphaël Arnaud, il s'est allé tranquillement
pour
regagner les bancs de l'Assemblée nationale. Et dans quelques jours, il siègera à nouveau dans l'Assemblée nationale.
C
'est un scandale. C'est pour moi un scandale. Donc, en France, vous voyez bien, il y a un privilège rouge. Ce privilège, ce n
'est
pas le vôtre parce que vous n'êtes pas dans le bon camp.
Non,
vous êtes trop républicains. Trop amoureux de la France. Trop amoureux de la France. Mes amis, chers jeunes LR, chers jeunes de France, ne supportez pas ce qui est en train de se passer. Aujourd'hui, les privilégiés, c'est la jeunesse d'extrême-gauche. On lui passe tout et donc elle ose tout. Et en plus, elle voudrait se présenter devant les Français comme votre porte-parole. Ne le supportez pas.
C
'est en réalité inexact et surtout profondément injuste parce que la jeunesse de France,
ça
n'est pas Louis Boyard. La jeunesse de France, elle n'est pas sectaire. Vous n'êtes pas sectaire.
La
jeunesse de France, évidemment, ça n'est pas non plus Rémiinsson. Vos héros ne sont pas les bourreaux du 7 octobre.
Vos
héros, nos héros, c'est Arnaud Beltrame, c'est Samuel Paty. Non, la jeunesse de France n'est pas la nouvelle France de M. Mélenchon.
La
jeunesse de France,
ça
n'est pas non plus Mme Clémence Guettet
pour
qui la famille
est
une réminiscence du fascisme, de l'extrême-droite.
si
on en est là, y compris d'ailleurs
à
l'école et avec le classement PISA, c'est à force d'avoir voulu déconstruire la famille. Non, nous sommes nous
des
reconstructeurs, mes amis. Nous le sommes, nous le serons, nous le serons toujours pour les Français, pour sauver notre pays, pour sauver aussi la République française. Donc, dans cette campagne, nous allons nous engager avec toutes nos forces. Et moi, j'ai besoin de vous.
J
'ai besoin de votre énergie. J'ai besoin de votre enthousiasme.
à
chaque fois
qu
'il y aura un meeting, à chaque fois qu'il y aura
des
discussions, à chaque fois qu'il y aura des débats. Je veux que vous soyez aux côtés de moi. Je veux vous avoir... Si je suis engagé dans cette campagne présidentielle, c'est pour vous, c'est aussi grâce à vous, bien sûr.
Et
dans cette campagne, mes amis, nous serons, nous, les reconstructeurs.
Nous
serons les reconstructeurs de notre pays, de notre patrie. Reconstructeurs de la République, reconstructeurs de la France.
Et
dans ce combat,
il
n'y a que nous qui pouvons reconstruire. Ça ne peut pas être ni les rafistoleurs,
ni
non plus, évidemment, les bonimenteurs. Là encore, rafistoleurs et bonimenteurs.
Vous
voulez que je vous dise qui sont-ils
? Les
rafistoleurs.
D
'abord, les rafistoleurs, c'est ceux,
vous
voyez, qui vous promettent
de
réparer demain
ce
que, hier, ils ont déconstruit.
Ah,
ils ont un certain aplomb.
Ils
vous promettent, par exemple, de baisser la dette, mais ils l'ont fait exploser.
Ils
vous promettent,
là
encore, de baisser ou de maîtriser un petit peu l'immigration, mais ils ont fait voter des lois qui ont étendu le droit au regroupement familial.
Les
rafistoleurs sont ceux
qui, en
réalité, voudraient aujourd'hui relancer le nucléaire.
Ils
ont fermé Fessenheim.
Ils
ont stoppé net
le
projet Astrid qui plaçait la France, ses ingénieurs,
nos
laboratoires de recherche, 30 ans avant toutes les nations du monde.
Et
grâce à Astrid,
c
'était réutiliser les déchets, l'économie circulaire,
pour
pouvoir en faire un nouveau combustible.
La
nouvelle génération, vous savez ce que c'est qu'il y a.
Vous
êtes des digital natives, comme on dit, nés dans le digital, dans le numérique.
Pas
d'électricité souveraine, pas d'électricité bon marché, pas d'électricité pilotable, pas d'IA, évidemment. Ça, c'est les rafistoleurs. Ils ne répareront rien, rien.
Et
encore moins les bonimenteurs. Alors les bonimenteurs, c'est une autre variété,
plus
dangereuse, beaucoup plus dangereuse.
Les
bonimenteurs sont ceux qui prétendent parler au nom du peuple français,
mais
qui en réalité se moquent du peuple français.
Ce
sont les démagogues,
les
démagogues de tout poil,
des
deux ailes radicales de droite et de gauche, du reste.
Il
y a évidemment
parmi
les bonimenteurs
le
champion, le champion de toute catégorie, le leader maximo
des
bonimenteurs,
l
'admirateur des dictatures tropicales, le David Copperfield de la disparition d'adeptes
et
encore David Copperfield, c'est trop lui prêté, c'est plutôt la fée Clochette.
La
fée Clochette qui d'un coup de petite baguette magique prétend faire disparaître la dette.
Est
-ce que les Français franchement peuvent le croire
? Voilà.
C'est Jean-Luc Mélenchon, vous ne
l
'aviez pas découvert ? Non, je vous le dis.
Vous
me demandez de donner l'un.
Et
ils sont dangereux.
Et
puis,
il
y a l'autre aile, de l'autre côté,
le
RN, le parti de la girouette. Trouvez-moi un sujet, un seul sujet.
sur
lequel ces bonimenteurs-là
n
'aient pas changé d'avis.
Un
seul.
Alors, à
la rentrée, il y a quelques jours, ça a été un festival, un vrai feu d'artifice,
à
tel point qu'on ne s'y retrouvait plus.
D
'abord, le grand gafouillage. Le grand gafouillage
sur
l'Ukraine, sur la retraite, sur le voile aussi.
On
ne savait plus quoi penser. Eux-mêmes, d'ailleurs, je pense qu
'ils
n'y croient plus. Grand gafouillage.
Il
y a eu aussi
le
grand voyage pour se donner une stature internationale du président du Rassemblement national, Jordan Bardella,
à
Londres. L'acte, finalement,
de
contrition de Jordan Bardella à Londres, devant Nigel Farage.
On
aura tout vu, les amis.
Qu
'on m'ait dit un jour que le parti
qui
se réclamait jadis de Jeanne d'Arc soit vendu aux Anglais, franchement, franchement, je ne m'y attendais pas. Attendez, ce n
'est
pas fini. Alors,
il
y a aussi une autre querelle.
Ce
n
'est
pas la querelle des investitures, comme on disait jadis.
C
'est la querelle du regroupement familial. Vous croyez que j'allais vous parler d'immigration ? Non, non. Je veux simplement vous parler du retour de la nièce dans la boutique Le Pen. Voilà. Est-ce que vous pensez sérieusement, puisque je parlais des reconstructeurs, je voudrais m'adresser, d'ailleurs, s'ils m'entendent,
aux
Français qui nous regardent par l'intermédiaire de la télévision.
Est
-ce que vous croyez vraiment qu'un parti peut reconstruire la France ?
Qu
'un parti peut donner plus de pouvoir d'achat quand il est pour l'assistanat
? Est
-ce que vous pensez vraiment qu'un parti peut maîtriser la dette quand il n'est même pas capable d'assumer les retraites, la réforme des retraites et qu'il voudrait au contraire faire l'inverse, l'inverse de tout ce que font les autres pays européens, c'est-à-dire reculer l'âge de la retraite ? Est-ce que c'est crédible
?
Est-ce que franchement c'est crédible ? Non, ça n'est pas crédible. Ce sont des déconstructeurs aussi, finalement. Ils ne reconstruiront rien du tout. Ce sont des bonimenteurs.
Eh
bien, dans cette campagne électorale, dans cette campagne présidentielle, chers jeunes, jeunes LR,
ce
que je vous propose, c'est qu'on soit le parti de la reconstruction.
Le
parti de la reconstruction et aucun autre, aucun autre
ne
pourra l'être à notre place.
C
'est une tâche gigantesque
parce
que la France est au fond du trou.
Quoi
que vous regardiez, quels que soient les indicateurs sur l'économie, la dette, l'école, les violences, etc., la France est au fond du trou. Il faudra une puissance, une force énorme. Eh bien, cette force, nous l'aurons. Cette force, nous l'aurons, elle nous sera donnée par deux choses.
Une
force que nous avons et que vous avez, les jeunes,
en
vous. Et c'est pour ça que je compte sur vous. Cette force intérieure, c'est la foi dans les convictions. Les convictions, d'abord. C'est ce qui permet de déplacer les montagnes. D'abord, ces convictions.
Et
ensuite,
l
'autre force, elle viendra
d
'en dehors de nous-mêmes. Elle viendra du peuple.
Elle
viendra des Français.
D
'abord, les convictions.
Il
y a quelques semaines, c'était la rentrée.
C
'était le retour des vacances.
Et
alors,
ils
ont eu une idée géniale, certains.
Au
retour des vacances,
ils
se sont dit, mais oui,
la
solution, c'est ça.
Il
faut qu'on propose aux Français
un
grand parti.
Il
est génial. une idée de génie, évidemment. Sauf qu'on a vu
ce
qui s'est déjà passé
il
y a quelques années.
On
sait comment ça commence, mais on sait aussi désormais comment ça se termine. Comment ça commence ? Toujours par un grand écart, sur le plan des convictions. Je vous parle des convictions.
Et
ça se termine toujours dans le grand bazar.
La
recette, vous la connaissez, elle est simple.
Vous
prenez un flacon,
vous
imitez un peu d'idées de droite. Pas trop, pas trop, ça pourrait choquer la bien-pensance. Surtout pas trop. Beaucoup, beaucoup d'idées du centre, ça il n
'y a
pas de soucis, mais aussi des idées de gauche.
Parce
que ça, le petit monde politico-médiatique, ils aiment bien. Ça, voilà, pour le politiquement correct, ça permet d'afficher un bon label, vous voyez, un bon label qui vous permet,
je
n'irai pas au-delà parce que je vais choquer les bonnes auditoires, mais qui vous permet de passer correctement.
Mais
au bout du bout, qu'est-ce que vous obtenez dans la fiole, dans le flacon ?
Qu
'est-ce que vous obtenez
?
Certainement pas un grand millésime.
Vous
obtenez une solution imbuvable de l'huile de foie de morue.
Vous
obtenez une majorité introuvable. Et vous obtenez surtout,
et
vous obtenez surtout
des
institutions totalement ingouvernables. On sait, c'est ce que l'on a eu.
C
'était le grand parti, c'était cette idée d'Emmanuel Macron. Le en même temps, le grand vide. Voilà. Ni de droite, ni de gauche. Et alors là, vous êtes sûrs, vous êtes sûrs d'une chose, c'est que vous renforcez les deux ailes extérieures, les deux ailes les plus radicales. Et c'est ce qui s'est passé. Et on voudrait nous faire croire qu'il faudrait qu'on commence l'élection présidentielle et la campagne qui n'a même pas commencé en reprenant les échecs d'hier, les mauvaises trouvailles d'hier, pour que, évidemment, on recrée les mêmes conditions qui aboutiront aux mêmes résultats, c'est-à-dire à renforcer l'un et l'autre. Évidemment. Mélenchon, il y a parfois, il faut l'écouter.
Il
faut l'écouter quand il fait de la politique politicienne.
Quand
il dit, par exemple,
entre eux
et nous, il n'y a rien.
Il
ne
dit
pas ça, il dit exactement ça se terminera entre eux et nous. En sous-entendant, eux, LFI, les Insoumis, enfin, plutôt,
les
Insoumis, bien sûr, nous et l'ERN.
C
'est exactement ça.
Parce
que, eux, le récit, ce narratif,
de
l'un et de l'autre, d'ailleurs, des Insoumis et du ERN,
c
'est cette idée
que,
en réalité, tout se terminerait avec qu'il y aurait une sorte de grand centre, vous voyez,
une
sorte de marais, vaste marais, vaste marais dans lequel grenouillerait des politiciens d'un autre temps.
Et
ça, ça se terminera mal. Moi, je refuse absolument de donner le monopole de l'alternance, de donner le monopole du changement à ses ailes radicales. Le changement, ce sera nous, nous l'incarnerons par la reconstruction.
Qu
'il y ait un parti centriste, très bien.
Il
y a toujours eu, dans l'histoire politique de France, un parti centriste.
Sauf
que, moi, je ne
suis
pas centriste.
Je
n'ai pas un parcours centriste.
Je
n'ai pas des idées centristes.
Et
je dirige un parti qui n'est pas un parti centriste. Voilà.
C
'est tout.
La
politique, c'est la clarté des convictions. Quand vous brouillez les convictions, en réalité, vous perdez tout le monde. Vous perdez d'abord vos électeurs, mes amis.
Et
je pense qu'aujourd'hui, la France
a
besoin de solutions qui vont trancher.
Elle
ne peut pas se contenter de l'eau tiède.
Ça
ne permettra pas de reconstruire, de réparer, évidemment, notre pays. Bien évidemment, un moment ou un autre, parce que nous sommes gaullistes
et
nous savons qu'au-dessus des partis, il
y
a d'autres pays
et
que jamais, d'ailleurs, jamais dans l'histoire de France, un parti
a
relevé le défi de reconstruire le pays. Jamais.
La
reconstruction, ce n
'est
pas un parti.
C
'est faux.
C
'est autre chose. C'est les amoureux de la France. C'est vous. C'est nous. Et c'est tant d'autres, d'ailleurs,
qui
ne sont pas nécessairement à LR
et
nous leur tendrons la main, nous leur
tendons
maintenant du reste la main
à
tous ces patriotes, évidemment, mais sur notre projet,
parce
que notre projet est le seul qui permettra de relever la France. Ce sera le sursaut
en
2027
ou
ce sera le chaos. Eh bien, vous êtes les hommes et les femmes du sursaut, les hommes et les femmes de la reconstruction.
Je
parlais des
deux
forces
sur
lesquelles nous allons nous appuyer pour reconstruire notre pays, notre patrie.
Cette
force
qui
vient du plus profond de nous-mêmes, nos convictions,
et
cette force
qui
vient
du
dehors de nous-mêmes,
le
peuple,
le
peuple de France, les Françaises et les Français.
Il y
a quelques jours,
j
'ai mis sur la table
un
projet de rupture. Ce n
'est
même pas un projet de rupture, c'est, cher Guillaume,
la
condition de toutes les ruptures, de toutes les réformes.
Je
veux,
et
c'est l'engagement que je prends notamment pour vous, les jeunes, mais devant les Français, je veux rendre la parole au peuple français.
Je
veux redonner
le
pouvoir de choisir aux Français
pour
que demain, l'État retrouve
le
pouvoir d'agir.
Tout
le monde parle du gaullisme aujourd'hui.
Peu
connaissent la Ve République et surtout son histoire et encore plus sa Constitution. Toute la Constitution, toute, entendez-moi bien, la Constitution, cet édifice juridique, tient en une seule idée, en un seul principe,
la
combinaison du pouvoir du peuple
et
du pouvoir de l'État. Et aujourd'hui, si l'État est impuissant, impuissant à mener la moindre réforme et parce qu'il est devenu impuissant dans l'essentiel, il est devenu tracassier dans le détail
pour
les maires, les chefs d'entreprise, les agriculteurs, tous les Français.
Donc, le
pouvoir de l'État, mais grâce au pouvoir du peuple, sans ce pouvoir du peuple, aucun homme, aucune femme politique
peut
justement relever les défis gigantesques qui sont...
Voilà pour cette première du meilleur du discours du candidat Bruno Retailleau, les Républicains, donc candidat à la présidentielle.
Bruno Retailleau