Laurent Nuñez : "Je n'utiliserai pas le ministère de l'Intérieur comme une tribune politique "
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 17 %Défensif 28 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:24OuverteRéponse directe
Un braquage spectaculaire a eu lieu au musée du Louvre ce matin. Que pouvez-vous nous dire sur ce sujet ?
- 4:33RelanceRéponse partielle
Ça paraît rocambolesque : garer une camionnette, mettre un monte-charge, découper une fenêtre à la disqueuse. On a le sentiment d'une faille de sécurité ?
- 4:55FerméeÉludée
Est-ce que vous aviez prévu ce scénario ?
- 5:49ComplaisanteRéponse directe
On ne peut pas tout empêcher. C'est très compliqué. Il ne faut pas laisser penser que les risques zéro n'existent pas.
- 6:50RelanceRéponse directe
Quand vous dites chevronner, ça veut dire grand banditisme ? Ça veut dire que c'est peut-être des gens qui sont déjà dans vos fichiers ?
- 7:24OuverteRéponse directe
Et c'est forcément des Français ? Une équipe française ? Des braqueurs français ? Ou ça peut être des braqueurs étrangers ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:43Invité politiqueFait
« Oui, effectivement, je reviens à l'instant du musée du Louvre, où j'ai rejoint Mme Rachida Dati, la ministre de la Culture, puisqu'il y a eu un braquage important qui a été commis ce matin dans la salle Apollon, où des individus ont pénétré par l'extérieur du musée du Louvre en utilisant une nacelle qui était positionnée sur un camion. »
- 3:07Invité politiqueFait
« Et puis, ils se sont ensuite enfouis. Ça a duré 7 minutes. Donc, ils sont repartis en T-Max. Ils ont abandonné la faimbonnette en question. En scooter T-Max. »
- 3:46Invité politiqueChiffre
« Et le taux d'élucidation de cette brigade est très élevé. C'est-à-dire ? Il est supérieur à 1 sur 2 pour les vols de cette nature. Et même pour les vols de cette ampleur de cette nature, il est même très, très élevé. »
- 9:54Invité politiqueFait
« Je connais le ministère de l'Intérieur, surtout parce que j'y ai servi comme mon fonctionnaire. J'ai effectivement été secrétaire d'État, mais je crois que j'ai fait tous les métiers au sein du ministère de l'Intérieur, de sous-préfet, de l'action publique territoriale, de la sécurité, dans tous les domaines. »
- 10:20Invité politiqueFait
« Préfet de police à Paris et à Marseille. »
- 10:29Invité politiqueFait
« On a aussi préparé et j'ai dirigé l'ensemble de la sécurisation des Jeux Olympiques sur Paris et l'Île-de-France, c'est-à-dire 85% des JO et 95% des Jeux Paralympiques. »
- 14:07Invité politiqueChiffre
« Il y a une revendication très forte. D'abord, il y a un budget, le budget du ministère de l'Intérieur. Je veux quand même rappeler que depuis 2017, parce que quand je dis qu'on part de loin, c'est bien évidemment ce à quoi je fais allusion. 2017, le budget du ministère de l'Intérieur, il a augmenté, il sera en augmentation de 40% en cumulé. »
- 15:07Invité politiqueChiffre
« Non, il augmente. Et de combien ? Il augmente encore de 1,6%. Et 2% si on prend les dépenses électorales. On est sur 600 millions d'augmentation. »
- 17:57Invité politiqueFait
« Bien sûr. Non, mais bien sûr. La sécurité du quotidien, c'est une politique qui est menée maintenant depuis plusieurs années. »
- 18:57Invité politiqueFait
« Il y a une multiplication des rodéos, avec systématiquement, d'ailleurs, des interventions des gendarmes et des policiers qui interviennent systématiquement pour y mettre un terme. »
- 19:21Invité politiqueFait
« Suspension du permis de conduire pour celui qui se livre à des rodéos urbains, voire quand c'est un mineur qui n'a pas encore le permis de conduire, par définition, ou en tout cas qui a moins de 17 ans, l'impossibilité pour lui de le passer pendant une certaine durée. »
- 19:40Invité politiqueFait
« Les raves. On passerait du contraventionnel au délituel, ça deviendrait un délit. On passerait d'un système de déclaration à un système d'autorisation, et puis surtout à des sanctions plus lourdes en cas d'organisation de rassemblements non autorisés. »
- 20:59Invité politiqueChiffre
« C'est 28 000 agents, 4 500 communes qui ont des polices municipales. 80 % d'entre elles sont armées, dont 59 % avec des armes létales. »
- 24:11Invité politiqueFait
« Bruno Retailleau en parlait comme un risque, un risque potentiel. Oui, il y a une montée de l'organisation des trafics. »
- 25:53Invité politiqueFait
« Le point de deal qu'il y avait à l'île Saint-Denis qu'on avait démantelé avant les Jeux, il a été totalement démantelé. Il est revenu, on l'a redémantelé. »
- 26:50InvitéFait
« Il y a à peine un an, la Cour des comptes pointait le manque d'effectifs de l'Office national anti-stupe pour aller vite. »
- 28:32Invité politiqueFait
« C'est entre 2020 et 2024. C'est inquiétant parce que c'est essentiellement beaucoup de consultations de fichiers. »
- 30:38PrésentateurChiffre
« En 2024, 140 000 OQTF. Un petit nombre, finalement, on le sait, de départs effectifs. Sous la contrainte, moins de 7%. »
- 30:57Invité politiqueFait
« L'objectif, c'est de continuer à augmenter les reconduites coercitives comme on les appelle, les reconduites contraintes. Elles ne cessent d'augmenter dans notre pays. »
- 31:03Invité politiqueChiffre
« Lorsque j'étais préfet de police, elles ont augmenté de 35% entre 2023 et 2024. C'était 10% au plan national. »
- 31:09Invité politiqueChiffre
« elles ont augmenté de 35% entre 2023 et 2024. »
- 31:14Invité politiqueChiffre
« C'était 10% au plan national. »
- 31:25Invité politiqueChiffre
« On est à plus 15-16%. »
- 32:02Invité politiqueChiffre
« Notamment, il y a 40% d'Algériens en ce moment. »
- 32:10IntervenantChiffre
« moins de 5% des obligations de quitter le territoire français visant des Algériens sont réellement appliquées chaque année. »
- 37:43Invité politiqueFait
« c'est ce qu'on appelle les guerres hybrides. »
- 38:32Invité politiqueFait
« C'est un acte abominable. »
- 38:41Invité politiqueFait
« Les mains rouges sur le mur de la Shoah. »
- 40:43Invité politiqueFait
« On a les moyens de détecter les drones, évidemment. »
- 46:26Invité politiqueFait
« Ultra-violence des jeunes. »
- 46:48Invité politiqueFait
« il n'y a pas d'excuses de minorité. »
- 48:15Invité politiqueFait
« Il faut maintenant mettre à niveau nos textes, et notamment nos textes répressifs, au niveau de la délinquance. »
- 49:12Invité politiqueFait
« il n'y a pas de dérive sécuritaire. »
- 50:05Invité politiqueFait
« Regardez les manifestations. »
Temps de parole
- Laurent Nuñez71 %
- Présentateur15 %
- Intervenant8 %
- Invité4 %
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Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Questions politiques. Au travail à présent, a dit jeudi le Premier ministre Sébastien Lecornu, tout juste rescapé de la double censure. Mais avec quelle feuille de route ? Depuis des semaines, seules deux questions ont saturé l'espace médiatique, le budget et l'instabilité politique. Pourtant, dans les préoccupations des Français, après les inquiétudes sur le pouvoir d'achat, toujours largement premières, celles sur, par exemple, le niveau de délinquance, sont sur le même niveau que le souci de la dette et des déficits. C'est ce que nous dit le baromètre politique Ipsos BVA d'octobre.
Alors, sécurité, immigration, sur ces dossiers, Bruno Retailleux avait imprimé sa marque, très droitière, mais le LR a claqué la porte et l'homme qui est désormais installé, Place Bovo, s'est toujours gardé, lui, de dévoiler une quelconque sensibilité partisane. Il faut dire que ça n'est pas un politique, c'est un technicien. Alors, quelles doctrines et quelles méthodes feront la patte du nouveau ministre de l'Intérieur, l'ancien préfet de Paris ? Une maison qu'il connaît bien, le ministère de l'Intérieur.
Il va nous répondre, Laurent Nunez, et dans Questions politiques, sur France Inter, France Info, le canal 16, la télévision, et puis en partenariat avec le journal Le Monde, nous sommes ensemble, en direct, et jusqu'à 13h.
France Inter, Questions politiques, Alexandra Ben Saïd.
Bonjour et bienvenue, Laurent Nunez. Merci d'avoir accepté notre invitation. Bonjour. A mes côtés, pour vous interviewer, Alix Bouillaguet de France Télévisions. Bonjour, Alix. Bonjour, Alexandra. Qui est le nouveau ministre de l'Intérieur ? On en saura plus grâce à vos questions.
On va s'en poser une, précisément, est-ce que derrière le gant de velours de Laurent Nunez, ne se cache pas plutôt une main de fer ?
C'est la séquence « Qui êtes-vous, Laurent Nunez ? ». Il y a une autre séquence qui s'appelle France 2027, et elle est la propriété d'Abel Mestre du journal Le Monde. Bonjour, Abel.
Bonjour, Alexandra. Bonjour, tout le monde.
Avec vous, tout à l'heure, on mettra en lumière une des questions de fond qui devraient faire partie de notre débat en 2027. Ce samedi ?
Ce sera la notion d'état de droit qui est de plus en plus malmenée par beaucoup de politiques.
La séquence France 2027, c'est vers 12h50. Mais tout de suite, vous en revenez, évidemment, du musée du Louvre. On a envie d'en savoir plus, Laurent Nunez, sur ce qui s'est passé. Un braquage spectaculaire, des bijoux dérobés. Que pouvez-vous nous dire sur ce sujet ?
Oui, effectivement, je reviens à l'instant du musée du Louvre, où j'ai rejoint Mme Rachida Dati, la ministre de la Culture, puisqu'il y a eu un braquage important qui a été commis ce matin dans la salle Apollon, où des individus ont pénétré par l'extérieur du musée du Louvre en utilisant une nacelle qui était positionnée sur un camion. Donc, ils ont fracturé la fenêtre et puis se sont dirigés vers un certain nombre de vitrines où ils ont dérobé des bijoux dont je ne donnerai pas la liste. Je crois qu'il y a une enquête judiciaire, mais qui sont des bijoux qui ont une vraie valeur patrimoniale et qui ont une valeur inestimable en réalité. Et puis, ils se sont ensuite enfouis.
Ça a duré 7 minutes. Donc, ils sont repartis en T-Max. Ils ont abandonné la faimbonnette en question. En scooter T-Max. Et ils se sont enfouis. Donc, évidemment, c'est un braquage important. Manifestement, une équipe qui avait fait des repérages, qui était manifestement aussi très chevronnée et qui a agi très, très vite. Les forces de l'ordre se sont immédiatement rendues sur place. Et surtout, surtout, Mme la procureure de la République de Paris a saisi la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de la préfecture de police. Et le directeur me disait que l'ensemble des brigades centrales de la préfecture de police vont être mobilisées pour retrouver ces auteurs.
Et le taux d'élucidation de cette brigade est très élevé. C'est-à-dire ? Il est supérieur à 1 sur 2 pour les vols de cette nature. Et même pour les vols de cette ampleur de cette nature, il est même très, très élevé. Et donc, j'ai bon espoir que très rapidement, nous en retrouvions vraiment les auteurs et surtout les biens qui ont été dérobés.
Quand vous dites les auteurs, vous dites qu'ils sont repartis en Tmax. Sur un Tmax, on peut monter à combien ?
On est sur 3 ou 4 auteurs. Encore une fois, là, je ne vous donne que des éléments factuels. Il y a une enquête judiciaire. C'est la procureure de la République de Paris qui communiquera. Moi, je me suis rendu sur le terrain en accompagnant, évidemment, Rachida Dati pour soutenir les effets. D'abord, me rendre compte de ce qui s'était passé et soutenir, évidemment, les effectifs de police qui vont être très mobilisés dans les investigations judiciaires qui s'ouvrent.
Laurent Nunez, avant d'occuper le poste du ministre de l'Intérieur, vous étiez, jusqu'à il y a quelques jours, le préfet de police de Paris. Ça paraît rocambolesque. Garer une camionnette, mettre un monte-charge, découper, vous ne nous l'avez pas dit, mais il semble que ce soit la tronçonneuse, la fenêtre.
La disqueuse, oui, la disqueuse.
La disqueuse. Ça prend du temps de découper une fenêtre à la disqueuse ?
Non, ça ne prend pas vraiment beaucoup de temps. Je vous dis, l'opération totale dure 7 minutes.
On a le sentiment d'une faille de sécurité ?
Non, mais il faut... Voilà, je...
Est-ce que vous aviez prévu ce scénario ?
Non. D'abord, la sécurité, c'est la responsabilité de chaque établissement. Vous vous en doutez bien. On sait très bien qu'il y a une grande vulnérabilité dans les musées français. D'ailleurs, il y a un plan de sécurité qui a été lancé par la ministre de la Culture, qui n'épargne pas d'ailleurs le musée du Louvre. Vous savez qu'il y a un projet, Louvre Nouvelle Renaissance, dans lequel il y a des mesures de renforcement de sécurité. On fait régulièrement des audits. Les contrôles à l'accès au sein du musée du Louvre n'ont rien à voir avec ce qui se faisait il y a encore quelques années. Il y a des contrôles, des fouilles, des palpations. Il y a des agents de sécurité dans toutes les salles.
Donc la sécurité a été évidemment renforcée. C'est l'extérieur qui pêche.
C'est l'extérieur.
Ils sont passés ici par l'extérieur. Par le cul, n'est-ce pas ? On ne peut pas tout empêcher. C'est très compliqué. Il ne faut pas non plus laisser toujours à penser que les risques zéros n'existent pas sur ce type d'action. Une équipe chevronnée, équipée, qui a agi très vite et qui est passée effectivement par les extérieurs avec une camionnette, une nacelle. Ils ont agi très très vite. Et encore une fois, tout est mis en œuvre pour que nous les retrouvions le plus rapidement possible. Et j'ai bon espoir, compte tenu de la qualité des hommes et des femmes de la direction de la police judiciaire, que je dirigeais il y a encore quelques jours.
Absolument. C'est pour ça que c'est important de vous avoir sur ce plateau.
J'ai bon espoir que nous allions très vite. En tout cas, c'est une volonté très forte évidemment de l'ensemble des membres du gouvernement, de la ministre de la Culture, du Président de la République, qu'on retrouve très vite. Ces biens qui ont une valeur inestimable, je le redis, inestimables.
Ce sont des bijoux de la collection de Napoléon, c'est ça ?
Voilà. Je ne peux pas vous en dire plus, mais ça a une valeur.
C'est ce qu'on a entendu, des vitrines Napoléon et des vitrines des bijoux souverains.
Ce sont des biens qui ont une valeur patrimoniale et historique et la valeur financière est inestimable.
Et ça se revend ?
Honnêtement, dans ce genre de situation, ça se revend très mal. Ça ne peut intéresser que des collectionneurs. Mais pour en faire quoi, on se le demande. Donc on va...
Quand vous dites chevronner, ça veut dire grand banditisme ? Ça veut dire que c'est peut-être des gens qui sont déjà dans vos fichiers ? C'est ça qu'on entend ?
Oui. Chevronner, ça veut dire que ce sont des équipes qu'on peut éventuellement déjà connaître parce qu'ils ont commis d'autres types, d'autres actions de cette nature. Les effectifs de police judiciaire, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Sous l'autorité de la Procureur de la République, ils vont relever toutes les traces, les indices, les objets qui ont été abandonnés. Regarder les vidéos. Il y en a déjà des vidéos. Donc travailler en ce sens. Et puis recouper avec des affaires similaires. Et essayer de resserrer les mailles du filet pour retrouver très vite les auteurs.
Et c'est forcément des Français ? Une équipe française ? Des braqueurs français ? Ou ça peut être des braqueurs étrangers ?
Pas forcément. Vous savez, on a eu une attaque bélier il y a peut-être 10-15 jours d'un magasin de luxe. Des sacs ont été volés. Les auteurs ont été interpellés très vite. Et tout le butin a été retrouvé. Et c'était des auteurs étrangers. Voilà. Donc il est possible aussi que ce soit des auteurs de cette infraction, soit des auteurs étrangers. Ça peut être des équipes chevronnées qui envoient, pour exécuter leur mission, des individus qui le sont un peu moins. Manifestement, ceux-ci, vu le temps qu'ils ont mis, étaient quand même plutôt chevronnés.
La sécurité va être renforcée dans tous les musées français ?
Elle l'est déjà. Et surtout, on travaille aux mesures de renforcement de la sécurité dans tous les musées. Voilà. Il y a une fragilité. Ce n'est pas nouveau des musées. Ce type d'action, c'est assez nouveau dans le paysage. Donc voilà, on y travaille. Et il est bien prévu que ce soit le cas, notamment pour le musée du Louvre, dans le cadre du projet Nouvelle Renaissance.
Qui reste fermé jusqu'à quand ? On dit qu'il est fermé aujourd'hui. Est-ce qu'il va ?
Il est fermé aujourd'hui pour des raisons simples. Il a fallu évacuer les personnes. D'abord, parce qu'il y a des individus qui sont rentrés de vive force. On ne savait pas exactement ce qu'ils voulaient. Et puis, deuxièmement, c'est surtout pour préserver ce qu'on appelle les traces et indices pour que les enquêteurs puissent travailler sereinement. D'ailleurs, moi-même, avec la ministre de la Culture, nous ne sommes pas allés devant les vitrines, les deux vitrines qui ont été impactées. Je vous dis, ça a été très vite.
La dernière question, vous confirmez qu'il n'y a pas eu de blessés ?
Non, il n'y a pas eu de blessés. Et je vous confirme qu'on est déjà surtout en train de travailler pour retrouver très, très vite les auteurs. On a un certain nombre d'éléments.
On entend que vous avez bon espoir.
Les vidéos, on a un chemin de fuite. Donc tout ça, il faut en dire le moins possible. Et Mme la Procureure de la République communiquera. D'ailleurs, à partir du moment où j'ai prononcé ces mots, moi, je ne m'exprimerai plus sur le sujet. C'est elle qui le fera dans le cadre des investigations en cours.
Laurent Nunez, c'est donc la transition vers une interview du ministre de l'Intérieur pour sa feuille de route. Maintenant, on va parler de vos dossiers à venir. Mais quand même, depuis 2022, je l'ai dit, vous étiez le préfet de police de Paris. Vous avez accepté Beauvau, que vous connaissez, puisque vous avez été secrétaire d'État de Christophe Castaner. Alors Beauvau, c'est un beau fauteuil, mais il est éjectable aujourd'hui. La contestation, elle se trouve aussi dans le socle commun chez les Renaissance, les LR, qui ont porté la réforme des retraites et qui n'avalent pas la suspension aujourd'hui. Que pourriez-vous leur dire ?
Alors, d'abord, deux choses. Je connais le ministère de l'Intérieur, surtout parce que j'y ai servi comme mon fonctionnaire. J'ai effectivement été secrétaire d'État, mais je crois que j'ai fait tous les métiers au sein du ministère de l'Intérieur, de sous-préfet, de l'action publique territoriale, de la sécurité, dans tous les domaines. La lutte contre le terrorisme, la lutte contre le directeur.
On peut le dire, le DGSI, vous avez été préfet de police, on l'a dit, vous avez...
Préfet de police à Paris et à Marseille. Donc je connais bien aussi la lutte contre le trafic de stupes, l'antiterro, le renseignement, voilà.
Monsieur Sécurité des JO, ça on peut le dire quand même ?
Oui, c'est une... Voilà.
C'était quelque chose.
On a aussi préparé et j'ai dirigé l'ensemble de la sécurisation des Jeux Olympiques sur Paris et l'Île-de-France, c'est-à-dire 85% des JO et 95% des Jeux Paralympiques.
Et là, vous voilà dans le chaudron politique, Laurent Lugnaise.
Absolument, j'y viens. Et me voilà à la tête de femmes et d'hommes que je connais bien, dont je connais les talents, les compétences et j'apprécie évidemment tout particulièrement, encore une fois, d'être à leur tête. Pour moi, c'est une grande fierté, un grand honneur. Ensuite, sur le volet plus politique de votre question, il y a un compromis. Oui, c'est un compromis qui a été fait avec la suspension de la réforme des retraites. Voilà. On vit une période d'instabilité politique qui est importante. Il fallait éviter évidemment la censure du gouvernement qui aurait créé une instabilité encore plus accrue avec des risques sur les marchés financiers.
Et donc, il faut le voir comme étant un compromis. Voilà. C'est un compromis politique qui était absolument indispensable pour maintenir la stabilité de notre pays. Et c'est important parce que tout le monde n'en a pas tiré. Je crois qu'il faut qu'on arrête de penser qu'il y a la France et les Français. Il y a plein de choses qui se passent autour de nous. On a un certain nombre d'États qui mènent des actions d'ingérence très poussées. J'ai compris qu'on en reparlera.
Vous n'avez pas envie de parler de politique.
Il y a la guerre qui est à nos portes.
Vous avez envie d'être le technicien de cette équipe gouvernementale.
Vous savez, moi, je suis... Le Premier ministre a souhaité qu'au sein de son gouvernement, il y ait des membres de la société civile qui soient des connaisseurs, des techniciens de leur sujet, aussi pour faire de la politique. Mais aussi pour se débrancher des débats partisans dans la perspective de 2027. Pour éviter que notre action soit polluée par cette petite musique un peu « Je prépare la présidentielle, je dis des choses ». Je vais être très clair avec vous. Je serai très politique. Moi, je suis très politique. Mais j'ai un couloir de nage. Il est important. Et je n'utiliserai pas le ministère de l'Intérieur comme une tribune politique. Moi, quand je m'adresse...
Contrairement à Bruno Retailleau ?
Ce n'est pas ce que je suis en train de vous dire. Mais quand je m'adresse aux fonctionnaires, aux fonctionnaires, aux fonctionnaires que je dirige, je ne fais pas un discours politique. Ce n'est pas un programme politique. Je donne... Moi, je suis un homme d'action. Je serai jugé sur des actions et rien d'autre. Et d'ailleurs, à droit constant. On y va. Je ne renverrai jamais sur la nécessaire modification des textes qui me permettront d'agir ou pas. Moi, le Premier ministre, c'est le Président de la République. Il me demande d'avoir des actions maintenant, à droit constant, avec les moyens que j'ai, avec les moyens qu'on me donne.
Alors justement, parlons des moyens.
Et ça, c'est de la politique. C'est ma prochaine... Ça, c'est de la politique.
Allez chercher du budget, ça, c'est de la politique.
Ça, c'est de la politique. Non, mais de dire aussi que je n'utiliserai pas le ministère de l'Intérieur comme... Je ne l'instrumentaliserai pas, mon passage au ministère de l'Intérieur. Moi, je suis le patron. Je vais diriger ce ministère. Je suis le patron des femmes et des hommes de ce ministère. Et je n'ai pas d'autre ambition que de protéger la sécurité de nos concitoyens.
Laurent Nunez, on entend quand même bien un message à Bruno Retailleau. Permettez-nous de l'entendre.
Non, ce n'est pas un message à Bruno Retailleau. Pas du tout. Voilà, j'ai travaillé avec Bruno Retailleau sur le fond. Je veux bien entendre une rupture de forme. Je vous le conseille. Il y a une rupture de forme. Moi, il y a des mots que je ne prononcerai pas. Mais il n'y a pas de rupture de fond. On va poursuivre la politique qui a été menée par Bruno Retailleau et avant lui, par Gérald Darmanin et avant lui, par Christophe Castaner, que j'ai eu l'honneur de seconder au ministère de l'Intérieur. On va poursuivre évidemment cette politique pour la sécurité de nos concitoyens.
On va y venir.
Et qui part de très loin. On va y venir.
On va déplier tous vos sujets. D'abord, une question sur les moyens, parce que le nerf de la guerre, c'est l'argent. Abel Mestre.
Oui, il y a beaucoup de questionnements à la base des policiers parmi les agents sur la revalorisation des rémunérations, sur un manque de personnel. Est-ce que vous allez obtenir des augmentations d'effectifs et des primes, des revalorisations financières pour eux ?
Il y a une revendication très forte. D'abord, il y a un budget, le budget du ministère de l'Intérieur. Je veux quand même rappeler que depuis 2017, parce que quand je dis qu'on part de loin, c'est bien évidemment ce à quoi je fais allusion. 2017, le budget du ministère de l'Intérieur, il a augmenté, il sera en augmentation de 40% en cumulé. Ce qui est quand même extrêmement important. Il y a un effort fort qui a été fait pour la sécurité de nos concitoyens qui s'est déjà traduit par des renforts d'effectifs, des renforts de moyens, notamment dans la lutte antiterroriste, mais pas que, de présence de voies publiques.
On va en parler, mais là, cette année, l'enveloppe.
Non, mais pour cette année, évidemment, on poursuit cette augmentation. Et il y a un certain nombre de priorités. Il y a un certain nombre de priorités pour le budget du ministère de l'Intérieur. Il y a la présence de voies publiques, c'est extrêmement important. On a prévu d'ouvrir un certain nombre de brigades territoriales de gendarmerie sur le terrain, qu'elles soient mobiles ou fixes. Et puis...
Mais en chiffres, pardonnez-moi Laurent Nunez, vous dites qu'il y a eu 40% d'augmentation sur votre enveloppe ministère de l'Intérieur. Depuis 2017. Le budget dans le PLF 2026, il y a combien ? Et ça ne diminue pas. Mais est-ce que ça augmente ? Et ça augmente de combien ?
Non, il augmente. Et de combien ? Il augmente encore de 1,6%. Et 2% si on prend les dépenses électorales. On est sur 600 millions d'augmentation.
Vous êtes un des rares rescapés.
Non, je ne dirai pas... De la disette. Ce sont des chiffres qui sont annoncés, qui ont été rendus publics. Ils sont dans le dossier de presse. Il y a des priorités, il y a des attentes fortes. Je parlais de la présence sur le terrain, donc des brigades territoriales de gendarmerie. C'est cette hausse-là qui va aussi permettre d'armer ces brigades. Ça fait combien d'effectifs en plus ? Et puis, vous allez avoir également... Et ça, c'est ce à quoi vous faites allusion. Il y a une attente très forte des policiers sur la revalorisation de ce qu'on appelle la filière d'investigation judiciaire. C'est-à-dire qu'on a un stock de dossiers qui est en attente... Plus de 3 millions. Exactement.
3 millions, tout cumulé, tout service de police confondu. Et puis surtout, il y a une désaffection pour cette filière. Elle est moins attractive qu'elle ne l'a été. Et donc, il y a effectivement un certain nombre de mesures qui visent à la revaloriser. Mais c'est un plan au long terme. Ce n'est pas un plan qui ne va porter que sur 2026. C'est un plan qui va porter sur plusieurs années, que j'aurai l'occasion de présenter aux organisations syndicales rapidement. Et le but, c'est de rendre attractive cette filière.
Et comment on rend attractive cette filière ?
Seulement par la rémunération ? Il y a des éléments de rémunération, mais pas que. Il y a aussi des éléments d'amélioration de la procédure. Une procédure pénale qui devient extrêmement complexe. Et donc, il y a des éléments de simplification, au moins pour le traitement numérique. de ces procédures, au moins là-dessus. Et on espère évidemment des simplifications de la procédure tout court. Et puis, effectivement, il faut rendre attractive cette filière.
Et sur l'organisation de la police, la réforme qui a été menée par Gérald Darmanin est très critiquée, y compris parmi les policiers, mais aussi parmi les magistrats. Est-ce que revenir sur cette réforme, par exemple, c'est une piste que vous avez ? Absolument pas.
Il n'y aura pas de remise en cause de cette réforme, qui a visé à unifier une filière judiciaire. Il n'y aura pas de réforme, il n'y aura pas de remise en cause de cette réforme. Vous leur dites aux policiers qui sont critiques de ça ? Qui a été initié en 2019, puis remise en place par Gérald Darmanin. Et donc, je sais que Bruno Retailleau avait demandé un audit, dont les résultats vont bientôt être communiqués, mais il n'y aura pas de remise en cause. Par contre, il y aura des mesures fortes pour revaloriser cette filière. Il faut qu'elle redevienne attractive. Donc, ça porte sur la formation, ça porte sur l'attractivité, qui, évidemment, est aussi financière. C'est quand ?
Vous le présentez quand ? Je le présenterai aux organisations syndicales, maintenant, dans les semaines qui viennent. C'est le premier dossier dont les organisations syndicales m'ont parlé. Et c'est, je pense, ce à quoi vous faites très directement allusion. Formation, procédure, attractivité.
On passe à la sécurité du quotidien, si vous voulez bien, Laurent Nunez. Ça, c'était l'investigation. Mais il y a aussi Bruno Retailleau, qui vous a laissé un projet tout ficelé, avec beaucoup de mesures de fermeté. La prison pour les détenteurs de mortiers d'artifice, pour les organisateurs de rêve-parti, le retrait du permis de conduire pour les rodéos sauvages, les supporters violents jusqu'à deux ans d'interdiction de stade. Est-ce que tout cela, vous le reprenez ?
Bien sûr. Non, mais bien sûr. La sécurité du quotidien, c'est une politique qui est menée maintenant depuis plusieurs années. Bruno Retailleau lui a lancé, a demandé à chaque préfet de bâtir des plans plus précis. Donc, on est allé évidemment plus loin, en ciblant, territoire par territoire, ce qu'on appelle les points chauds, les endroits où la délinquance est plus marquée.
Et ça veut dire, donc, des actions judiciaires de démantèlement de réseau, puisque c'est souvent très lié au réseau et au trafic de stupéfiants, des démantèlement de réseau, une présence de voix publiques, l'implication de tous les acteurs, les associations, les élus, les autres services répressifs, les douanes, les administrations fiscales, financières. Et donc, ce sont des endroits du territoire où on tape fort. Et puis, on sait, et qui ont produit des résultats. La délinquance et notamment les atteintes aux biens continuent de baisser dans notre pays. Bon, évidemment, il faut continuer, il faut continuer à le faire, il faut accélérer le mouvement, mais ça continue à baisser.
Sur les mesures dont vous parlez, effectivement, on a constaté ces dernières années qu'à la fois sur les rodéos, par exemple, il y a une multiplication des rodéos, avec systématiquement, d'ailleurs, des interventions des gendarmes et des policiers qui interviennent systématiquement pour y mettre un terme.
Oui, mais qui se plaignent de voir le lendemain le même jeune sur la même motocyclette.
Ça, c'est un souci. Et donc, il y a effectivement un durcissement des sanctions qui est prévu dans ce texte, et je vais le reprendre, en lien, évidemment, avec le garde des Sceaux. On va en discuter. Et puis, il y a d'autres mesures qui sont de nature plus administrative, mais qui sont importantes, et vous en avez cité une, c'est la suspension du permis de conduire. Suspension du permis de conduire pour celui qui se livre à des rodéos urbains, voire quand c'est un mineur qui n'a pas encore le permis de conduire, par définition, ou en tout cas qui a moins de 17 ans, l'impossibilité pour lui de le passer pendant une certaine durée.
Et ça, ce sont des mesures qui sont chocs, des mesures qui vont nous permettre de marquer le terrain. Vous avez cité aussi les rassemblements musicaux illégaux. Les raves. On passerait du contraventionnel au délituel, ça deviendrait un délit. On passerait d'un système de déclaration à un système d'autorisation, et puis surtout à des sanctions plus lourdes en cas d'organisation de rassemblements non autorisés.
Est-ce qu'il faut, notamment dans le cadre de cette sécurité du quotidien, une extension des pouvoirs des polices municipales ? Je pense notamment au pouvoir de verbalisation pour certains délits, comme l'usage de stupéfiants, la vente à la sauvette, l'accès aussi à des fichiers, des moyens de contrôle élargis. Il paraît que le projet de loi, il est déjà sur votre bureau.
Oui, alors...
Est-ce que tout est dans les tuyaux ? Et est-ce que ça va être étendu ?
C'est une chose légèrement différente. Donc les mesures dont on a parlé sont des mesures, d'ailleurs, à l'élaboration desquelles, comme préfet de police, j'ai participé, comme le directeur général de la Gendarmerie nationale, comme le directeur général de la police nationale... Mais là, on passe à la police municipale.
Pour les Français, c'est un continuum.
Non, mais c'est exactement le mot. C'est un continuum. Ces mesures-là, dont vous avez parlé, de la sécurité du quotidien, elles ont été définies, et puis elles vont être discutées maintenant à l'interministériel. Mais évidemment, moi, j'ai bien l'intention de les faire aboutir, en tout cas de déposer un projet de loi, parce qu'elles sont de nature législative, avant la fin de l'année. Et puis il y a le projet de loi sur les polices municipales, qui vise, comme vous l'avez rappelé, à considérer que nous avons quelque part une troisième force de sécurité intérieure dans notre pays, qui sont les polices municipales. C'est 28 000 agents, 4 500 communes qui ont des polices municipales.
80 % d'entre elles sont armées, dont 59 % avec des armes létales.
Il faut étendre leur pouvoir.
Et donc on a besoin, en complémentarité de l'action des forces de sécurité intérieure nationales, que sont la police et la gendarmerie nationale, on a besoin, effectivement, d'avoir ces polices municipales plus investies dans les missions de salubrité, de tranquillité publique. Et oui, il faut étendre leur pouvoir. Oui, ça veut dire qu'il faut étendre leur pouvoir. Ça veut dire pour qu'ils puissent clairement jouer leur rôle, il faut qu'ils puissent constater des délits, constater des délits, verbaliser, notifier des amendes forfaitaires délicuelles. C'est ce qui est prévu dans le texte.
Notamment pour les ventes sauvettes, les occupations de hauls d'immeubles et pour un certain nombre d'infractions. Avoir accès à certains fichiers auxquels ils n'ont pas actuellement accès. Pouvoir procéder à des relevés d'identité. Voilà, tout cela est prévu dans le projet de loi sur les polices municipales. Et je réponds maintenant très clairement à votre question. Ce projet est prêt. Il est prêt.
Avant les municipales ?
Bien sûr. Non, mais bien sûr. L'objectif, c'est de le faire aboutir très vite. C'est la feuille de route que m'a signée le Premier ministre. Oui, bien sûr, on les fera aboutir très vite. Une petite question corollaire. Sur un sujet comme celui-là, je pense qu'on aura un consensus très large.
Question corollaire, est-ce que les policiers sont formés pour ça puisque vous leur donnez des compétences complémentaires ?
Alors, il y a tout un volet formation, évidemment. Municipaux, je parle. Il y a tout un volet formation, oui, des policiers municipaux et encadrement par les autorités locales que sont les préfets et les procureurs.
Est-ce qu'il n'y aura pas une concurrence ? Vous parliez de la difficulté que vous aviez à recruter dans la police nationale. Est-ce que dans les policiers municipales, où il n'y a pas les mêmes concours, où il y a moins d'exigences pour y rentrer, est-ce que vous n'avez pas peur que ça attire plus de candidats potentiels pour la police nationale ?
Non, je pense que tout le monde... Non, non, il y a un équilibre qui va se faire. Non, je n'ai pas de crainte à ce niveau-là. D'abord, l'exigence pour entrer dans les policiers municipales, elle est réelle, elle existe.
Oui, mais elle est moindre que celle de la police nationale.
C'est d'ailleurs un des domaines qu'on essaie aussi d'alléger dans le cadre du projet de loi et des mesures à venir. Je ne vais pas rentrer dans le détail, mais vous savez qu'un policier national ou un gendarme qui veut rentrer dans une police municipale, souvent il est obligé de refaire sa formation arme, de redemander un agrément, de... Voilà, donc tout ça, il faut aussi qu'on allège un peu les choses pour que les passages soient plus fluides. Non, il n'y aura pas de concurrence.
Sur le terrain, en réalité, dans la vraie vie, il y a des conventions de coordination entre les polices municipales et la police nationale et la gendarmerie, enfin, en fonction de la zone de compétence de la commune en question. Il y a des conventions de coopération, de coordination, d'échange d'informations. Donc tout ça fonctionne très bien et je n'ai aucun doute sur le fait que ça fonctionnera encore mieux. Mais on a besoin de cette force qui va s'occuper de tranquillité publique. Pourquoi ? Parce que quand il n'y a pas de police municipale efficace, qui est-ce qui s'occupe de la tranquillité publique ? Ce sont les policiers nationaux et les gendarmes.
Donc vous voulez libérer la police nationale. C'est pas leur job. Je considère que c'est pas leur job et qu'eux, ils doivent lutter prioritairement contre la délinquance un peu plus sérieuse. Voilà, un peu plus sérieuse. Mais la tranquillité, c'est très important aussi pour nos concitoyens. Donc c'est important que les polices municipales montent en puissance.
La délinquance plus sérieuse, c'est le narcotrafic, par exemple. Une loi a été votée au printemps dernier. Alors, sur la situation, Bruno Retailleau parlait de mexicanisation de la société. Est-ce que vous reprendriez ce terme ?
Bruno Retailleau en parlait comme un risque, un risque potentiel. Oui, il y a une montée de l'organisation des trafics. Ces dix dernières années, on a bien vu que là où vous aviez des réseaux qui pouvaient être très localisés, on était sur la plaque marseillaise et on allait rarement au-delà. On restait sur l'agglomération parisienne. Vous voyez que vous avez une ramification des réseaux qui vont investir maintenant des villes moyennes. Donc, c'est quand même inquiétant. Et puis, dans un deuxième temps, vous avez aussi des narcotrafiquants qui ont durci leur mode d'action. Les actions d'assimilation. C'est quand même pas le même qu'au Mexique, on est d'accord.
Bien sûr que c'est pas le même qu'au Mexique. Mais il faut éviter ce type de dérive. Et c'est pourquoi, évidemment, nous avons maintenant depuis bien des années une action qui est résolue, déterminée, pour lutter contre les trafics de stupéfiants. Chaque ministre a apporté, évidemment, sa pierre à l'édifice.
Laquelle sera la vôtre ? Est-ce que vous allez refaire des opérations place nette ?
Mais les opérations place nette n'ont jamais été interrompues. Gérald Darmanin avait lancé les opérations place nette. Elles ont pris un autre nom. Mais une opération place nette, c'est quoi ? Il y a un réseau à un endroit. Je le démantèle judiciairement. C'est important. Parce que le B.A.B.A., c'est de démanteler les réseaux. Oui, mais est-ce que c'est efficace ?
Excusez-moi, on voit... Enfin, tout ce qu'on entend, c'est de dire qu'il y a des opérations place nette et puis le temps passe et les dealers reviennent et en fait, rien n'a changé.
Non, on démantèle les réseaux. Il y a des personnes qui partent en détention. Donc, il n'y a plus de réseau. Et on est présent ensuite sur la voie publique pour qu'ils ne se réimplantent pas. Puis ça arrive qu'ils se réimplantent, oui. On y retourne et on les démantèle. Et c'est un travail qui va être mené inlassablement. Et c'est ce à quoi je vais évidemment m'occuper. Maintenant, moi, sur le macro-trafic, vous me posez... D'ailleurs, j'ai des exemples très concrets. J'en ai donné sur d'autres de vos médias. Le point de deal qu'il y avait à l'île Saint-Denis qu'on avait démantelé avant les Jeux, il a été totalement démantelé. Il est revenu, on l'a redémantelé.
Demandez au maire de Saint-Ouen les efforts qui ont été faits sur les 7 points de deal qu'il y avait sur cette commune. Parce qu'un point de deal, c'est toujours très attractif, en fait. Il est toujours situé à un endroit où vous avez une demande, une offre et pour les clients, une facilité d'accès. Saint-Ouen, c'est pas loin du métro. Il y avait 7 points de deal. Il en reste 2 et qui sont très, très moribonds. Au-delà de ces opérations
qui sont souvent vues comme des opérations de communication.
Non, je vous assure, quand vous démentez un réseau, quand tous les membres du réseau sont condamnés, que vous êtes ensuite présents sur la voie publique et que vous empêchez que le réseau sera implanté, parce que souvent, c'est une autre équipe qui essaie de reprendre le réseau.
Au-delà de ça, il y a la question des moyens. Et il y a un an, la Cour des comptes...
Non, mais je vous reprends sur la communication. C'est pas de la com', c'est des actes. Moi, je ne serai pas un ministre du Verbe. Je suis un ministre des actions et j'agirai pour démanteler des réseaux et faire en sorte que les gens retrouvent une qualité de vie dans les quartiers qui sont parfois gangrénés.
Il y a à peine un an, la Cour des comptes pointait le manque d'effectifs de l'Office national anti-stupe pour aller vite. Est-ce que, pareil, est-ce que vous allez recruter ? Comment vous allez faire pour doter cet office de force nécessaire ?
Je ne veux pas me laisser enfermer dans le débat des effectifs. Il est important, pourtant. Non, mais il manquera toujours des effectifs. Il manquera toujours des effectifs. Toujours. Il faut travailler au décloisonnement, à l'échange d'informations. C'est ce qu'a fait Bruno Rotaillot. Et évidemment, je vais poursuivre cette politique. C'est ce qu'il a fait en matière de lutte contre la criminalité organisée, qui est très liée. Enfin, le narcotrafic, criminalité organisée, c'est un petit peu pareil maintenant. Les narcotrafiquants ont d'autres formes de délinquance. C'est les vols violents. C'est la criminalité, les séquestrations, les enlèvements.
Il a créé à l'échelon national un État-major où vous avez tous les services de police judiciaire, de renseignement de tous les ministères. Les douanes, les services de police, les gendarmes, et qui échangent des informations sur les trafics de manière à pouvoir être en capacité de mieux répondre aux ramifications nationales. Les enquêteurs d'un département peuvent saisir cet État-major et savoir s'il y a la présence de cette équipe contre laquelle ils veulent lutter sur un autre point du territoire national. Il y a des échanges d'informations en permanence. Et ça, évidemment, on va le poursuivre. C'est un peu ce qu'on a fait d'ailleurs sur la lutte anti-tahoriste en 2017.
Et ça fonctionne et ça fonctionnera aussi pour le narcotrafic.
Une dernière question sur le narcotrafic, Alex Bouillaguet. Dans son rapport annuel, l'IGPN sonne l'alerte sur les cas de corruption, 234 atteintes à la probité, soit deux fois plus qu'il y a cinq ans. Quelles sont les mesures à prendre en urgence ? Est-ce que ça peut passer par une revalorisation des rémunérations, par exemple ? Est-ce que c'est ça la clé ?
Non, non, c'est une question de probité. Oui. Vous avez raison. Il y a eu les chiffres que vous donnez. Je crois que c'est entre 2020 et 2024. C'est inquiétant parce que c'est essentiellement beaucoup de consultations de fichiers. C'est-à-dire que ce sont des policiers qui, en nombre très marginal, infimes, infimes, qui peuvent être amenés contre rémunération, contre avantage ou avantage en nature à donner un certain nombre d'informations liées aux fichiers qui vont servir aux narcotrafiquants pour l'exercice de leur activité illégale. Donc c'est inquiétant. On lutte en détectant. D'abord, il faut rappeler évidemment les règles de probité et surtout détecter ces consultations de fichiers.
On a plusieurs inspections générales qui travaillent au ministère pour essayer d'améliorer la détection de ces consultations de fichiers qui sont illégitimes. Mais c'est un signe. C'est un signe qui est... Le phénomène est marginal. J'emploie le mot. Le phénomène est marginal. Mais c'est un signe par rapport à ce que vous disiez à l'instant sur le risque de mexicanisation. En tout cas, le risque, je ne vais pas reprendre ce terme, mais en tout cas, le risque d'une montée en puissance dans leurs actions des narcotrafiquants, ça, c'est un signe qui inquiète. C'est un signe qui inquiète. Ça ne concerne pas...
Là, le chiffre que vous citez, pour vos auditeurs et téléspectateurs, c'est le chiffre de la police nationale. C'est le rapport de l'inspection générale de la police nationale. Mais on a un phénomène que l'on constate aussi chez les douaniers, chez certains agents de sécurité privée et dans d'autres corps de métier. Et donc, pour nous, c'est un signe qu'il faut être extrêmement vigilant et très ferme sur ces sujets.
Oui, on voit ce qui se passe aux Pays-Bas ou en Belgique.
Absolument.
Laurent Nunez, autre chapitre, autre dossier dans votre portefeuille, c'est l'immigration. Sébastien Lecornu a donné une feuille de route cet émercredi devant le Sénat.
Nous avons à construire une politique migratoire claire, stable et conforme à nos valeurs. La France doit savoir accueillir, mais elle doit aussi savoir dire non. Le défi n'est pas seulement juridique ou administratif. Il est social et républicain. L'intégration n'est pas une option. C'est une responsabilité partagée dont on ne parle plus assez dans le débat public de l'État, des collectivités, des entreprises et du monde associatif. Notre boussole doit être l'efficacité dans le respect du droit et l'équilibre évident entre humanité et autorité.
Une première question peut-être sur ce dossier, sur les OQTF, les fameuses obligations de quitter le territoire français. En 2024, 140 000 OQTF. Un petit nombre, finalement, on le sait, de départs effectifs. Sous la contrainte, moins de 7%. Alors peut-être que vous allez me dire 20% finalement si on additionne les départs aidés, les départs spontanés. Est-ce que vous, sur ce dossier, vous avez un objectif et un objectif chiffré ?
L'objectif, c'est de continuer à augmenter les reconduites coercitives comme on les appelle, les reconduites contraintes. Elles ne cessent d'augmenter dans notre pays. Moi, sur mon périmètre à la préfecture de police, lorsque j'étais préfet de police, elles ont augmenté de 35% entre 2023 et 2024. C'était 10% au plan national. Évidemment, je vais veiller à ce qu'on continue à augmenter, à faire augmenter significativement ces éloignements forcés. C'était le cas aussi au plan national. C'est encore le cas au moment où on se parle. On est à plus 15-16%. Donc, on va évidemment continuer à les exécuter. Après, il y a des difficultés.
C'est le sujet des places en centre de rétention administrative. Donc, il faut maintenant qu'on s'attèle à mettre en place le plan 3000 places en CRA, en centre de rétention administrative.
En centre de rétention administrative.
Et puis, il y a aussi, avec certains pays, vous le savez, des problèmes d'obtention de laissés passer pour pouvoir reconduire les personnes. Et ce qui fait que dans les CRA, il y a des engorgements, il y a des bouchons. Là où, normalement, en centre de rétention administrative, ça n'est qu'un point de passage avant d'être reconduit, vous avez des personnes qui restent très longtemps.
40% d'Algériens en centre de rétention.
Une question d'Alix Bouillou.
Notamment, oui, effectivement. Notamment, il y a 40% d'Algériens en ce moment.
Sur l'Algérie, moins de 5% des obligations de quitter le territoire français visant des Algériens sont réellement appliquées chaque année. L'Algérie continue, vous venez de le dire, de refuser l'accès à son territoire. Pourquoi ne pas dire, eh bien écoutez, un visa égale un OQTF repris ? Est-ce qu'il ne faut pas durcir le ton ?
Oui, alors la discussion avec l'Algérie, de toute façon, il faudra qu'à un moment, il y ait un bouger aussi dans les discussions. Moi, je suis ministre de l'Intérieur. Ma préoccupation, c'est la sécurité de nos concitoyens. Je comprends que la tension qu'il y a actuellement avec l'Algérie fait qu'on n'a plus de relation sécuritaire avec eux. D'échange sécuritaire. Je peux vous dire que pour un ministre de l'Intérieur, c'est un problème. C'est un gros problème. Voilà. Donc il faudra forcément qu'il y ait un bouger là-dessus. Et puis l'autre difficulté... Ça veut dire quoi, un gros problème ?
Mais il faudra un moment qu'on reprenne le dialogue avec les Algériens sur les questions de sécurité et d'échange d'informations. On parle... Attendez, je vous parle d'antiterrorisme. Je vous parle d'antiterrorisme. On parle de narcotrafic. À un moment, il faut qu'on... Donc il faudra... Et en tout cas, moi, je veillerai, je ne sais pas comment, mais je veillerai en tout cas à ce qu'à un moment, on reprenne langue, évidemment, à un niveau technique, à un niveau sécuritaire. Mais ça me paraît important. M. Nunez,
on a l'impression qu'on est perdant-perdant. C'est-à-dire qu'ils ne reprennent pas les OQTF et en même temps, on n'a pas d'informations sur le renseignement.
Oui, mais en tout cas, il faut que ça bouge. Et puis en même temps, il faudra évidemment qu'on ait de nouveau la reprise du flux des laissés-passer et des OQTF. Comment il faut que ça bouge ? Vous avez appelé votre homologue ? Je vais m'y atteler. Je n'ai pas appelé mon homologue. Que les choses soient claires, je n'ai pas appelé mon homologue. Ça relève aussi du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères. Je vais en discuter avec eux. En tout cas, moi, comme ministre de l'Intérieur, en charge de la sécurité, mais à la fois par rapport... Aussi... Je parlais d'antiterror, d'échanges sécuritaires avec les services de renseignement de ce pays.
Mais ça vaut aussi, évidemment, pour les laisser passer. Vous savez, dans les centres de rétention administrative, bon, les personnes que nous plaçons en centres de rétention administrative, et ça, c'est une instruction que nous avions reçue de Gérald Darmanin en août 2022, elles n'ont pas été remises en cause. Ces instructions, je vais évidemment les poursuivre. Nous les plaçons, les personnes qui sont les plus dangereuses. Vous essayez de rattraper
ce que Bruno Rotaillot a défait ? C'est ça ? Vous êtes en train de recoudre le lien qui a été défait pendant un an ?
Je vous parle de ce qui se passe dans l'écran. Dans l'écran, il faut que vos téléspectateurs, vos éditeurs comprennent qu'on a les individus les plus dangereux. Bon, on a 40% d'Algériens, effectivement.
Dans les centres de rétention administrative.
Et qui restent plus longtemps. Donc, qui restent plus longtemps dans les centres de rétention administrative. Et donc, il y a moins de fluidité dans les reconduites. Elles augmentent quand même, c'est tant mieux, mais elles pourraient augmenter beaucoup plus s'il y avait une fluidité qui s'installait. Et donc, je ne suis pas en train de défaire ce que... Je ne suis pas en train de refaire. Enfin, utilisez le mot que vous voulez. En tout cas, moi, je considère qu'il faudra qu'il y ait un bouger.
Est-ce que ça n'est pas en train d'arriver ? Est-ce que là, on a vu l'ambassadeur de France en Algérie assister à Paris à une commémoration en mémoire des victimes du 17 octobre 1961. C'était la demande de l'Elysée. Est-ce que le bouger que vous désirez, en fait, il n'est pas justement en train de se produire ? Est-ce que c'est un geste ? C'est ce que dit notre confrère du Figaro ?
Interprétez cela comme vous voulez. C'est vous qui êtes
numéro 2 du gouvernement, M. Mignes.
Oui, mais sur la branche sécurité, en tout cas, moi, dans mon domaine de compétence, je considère qu'il faudra qu'il y ait un bouger à un moment ou à un autre. Voilà, je ne peux pas dire les choses plus clairement, y compris comme numéro 2 du gouvernement. Vous admettez que c'est quand même déjà pas mal, ce que je viens de vous dire.
C'est un gros boucher. Il faut aller plus loin, renégocier l'accord migratoire de 68 entre la France et l'Algérie. C'est ce que préconise un rapport parlementaire qui est sorti cette semaine et qui est notamment signé par Mathieu Lefèvre. Mathieu Lefèvre, aujourd'hui, il est au gouvernement. Donc, est-ce que vous dites oui, il faut le renégocier cet accord ?
Je ne me prononce pas sur cet accord, je ne me prononce pas sur ce sujet. À ce stade, non. Voilà, à date, il y a cet accord. Il fonctionne. Il n'est pas complètement parfait, ça je vous le concède. Mais voilà, pour l'instant, ce n'est pas à l'ordre du jour. Ce rapport, il faut qu'on l'étudie, il faut qu'on le regarde. Il est paru cette semaine, je le dis pour vos auditeurs et vous êtes les spectateurs. Tout ceci. N'attendez pas de moi une position immédiate sur ce sujet, sur ce rapport dont je n'ai pas encore pris connaissance.
Tout ceci alors que Boilem Sansal et Christophe Glez, le journaliste, sont encore dans les prisons.
Absolument, c'est aussi un sujet. Mais sur l'immigration, par rapport à ce que vous dites, je reviens sur ce que vous disiez, monsieur, mais moi j'aurais la même fermeté que Bruno Retailleau sur l'immigration. Il ne faut pas se tromper. Mon but, ce sera d'avoir des OQTF exécutés. C'est de mieux appliquer la loi qui a été, que Gérald Darmanin a porté en janvier 2024 pour mieux contrôler l'immigration et de retirer aux étrangers en situation régulière leur titre quand ils commettent des actes délictueux importants. Je vais appliquer la même politique. Je ne vais pas revenir sur la circulaire de Bruno Retailleau sur l'admission exceptionnelle au séjour.
Je vais rester très ferme comme je l'ai toujours été d'ailleurs comme haut fonctionnaire sur ces sujets. Pourquoi ? Parce que je considère que le vivre ensemble c'est respecter les valeurs de la République. Il faut que nous appliquions la légalité à tous les étages. Et il faut le faire pour la protection d'une grande majorité de nos concitoyens qui sont d'origine étrangère et qui demandent cette fermeté mais qui dans le même temps peuvent être blessés, heurtés par l'emploi d'un certain nombre de mots. Et ces mots-là vous ne les entendrez jamais dans ma bouche. Moi j'ai grandi dans les quartiers nord de Bourges à la chancellerie au Gimjong qui sont deux quartiers populaires.
Et je n'ai connu que la diversité. Je n'ai connu que la diversité. Voilà. Mais dans le respect des valeurs de la République. Par contre, je serai intraitable avec ceux qui ne respectent pas les valeurs de la République. C'est vrai pour l'immigration illégale et c'est vrai aussi pour l'islam politique.
Et alors, et les menaces extérieures Laurent Nunez ? C'est le dossier sur lequel je vais vous faire aller à présent. Des étoiles bleues, des mains rouges, les têtes de cochons déposées devant les mosquées en Ile-de-France. Nous savons que nous sommes la cible d'ingérence étrangère à six mois des municipales. Où en est-on de cette menace ? On voit aussi des faux sites d'informations de presse quotidienne régionale mais en fait complètement fake.
Oui, oui, c'est ce qu'on appelle les guerres hybrides. C'est ce que je pense que c'est ce qu'il faut bien expliquer. C'est maintenant, actuellement. Vous les voyez ? Les guerres hybrides, c'est la guerre que nous livrent certains États avec les moyens qui ne sont pas les moyens classiques, les moyens conventionnels. On ne se fait pas la guerre, il n'y a pas d'échange d'artillerie. Mais il y a des actions qui sont menées sur notre territoire, qui sont des actions d'ingérence. Ce sont celles que vous avez citées, des discussions comme les mains rouges, le fait de taguer toute une nuit dans Paris.
Mais ça se renforce ? Est-ce que vous voyez là ? Oui, oui, ça se renforce.
Mais bien sûr, ça se renforce. Ça se renforce. Les services de renseignement y travaillent pour établir des liens avec des pays commanditaires. Et le but, évidemment, c'est de nous déstabiliser. C'est-à-dire, c'est d'insuffler dans le débat politique français des thèmes qui nous divisent. C'est toujours la même chose. Ce sont toujours des thèmes qui nous divisent. C'est les têtes de cochons qui sont déposées devant des mosquées. C'est un acte abominable. Et ça vise à quoi ? À nous diviser. À nous diviser, à lancer des débats. C'est les atteintes ignobles qui ont été portées à plusieurs sites de la communauté juive. Les mains rouges sur le mur de la Shoah.
Et tout ça, ça vise à lancer des débats, à nous diviser en permanence. Puis, il y a l'information. Vous avez raison. On est victime de guerre de désinformation en permanence via les réseaux sociaux avec soit des comptes qui sont utilisés par des acteurs étrangers pour diffuser en masse des fausses informations et voir, comme vous venez de le citer à l'instant, des faux sites de médias classiques qui vont diffuser des informations sur ce qui se passe en France. Il y est diffusé à l'étranger ou au sein du territoire national. Et ça peut... Un certain nombre de personnes peuvent se laisser séduire par ces informations qui sont mensongères. Vous alertez les Français. Et qui visent là encore
à ne pas de l'utiliser. Un mot rapidement sur juste un autre dossier. Quatre hommes originaires d'Agestan ont été écroués vendredi. Ils étaient soupçonnés, sont soupçonnés d'avoir le projet d'éliminer un opposant russe qui vit à Biarritz. Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur ce dossier ?
Là-dessus, donc ça, c'est autre chose. On a parlé des gens et grands c'est trop vert.
C'est pas de la guerre hybride.
C'est une réalité. C'est... Voilà. Vous avez aussi... Non. Vous avez aussi un certain nombre d'États qui essaient de contrôler, voire d'éliminer leurs opposants. Je ne dis pas ce qui s'est passé dans cette affaire. Je suis prudent. Vous savez, c'est une affaire qui a été rendue publique mais qui, évidemment, n'aurait pas dû l'être. Il y a le secret de la Défense nationale qui protège toutes ces affaires. Mais il est certain qu'un certain nombre d'États s'intéressent à leur opposition sur le territoire national et de près. Et par des actes d'intimidation... D'abord, des actes de suivi, c'est de savoir comment... Ce qu'ils font.
Et donc, ils sont suivis par les services de renseignement des États étrangers sur notre territoire. Ils s'intéressent à ce qu'ils font. Ça peut aller jusqu'à des actes d'intimidation et parfois, des tentatives d'élimination. Et c'est très sérieux. C'est arrivé... Enfin, dans d'autres pays, c'est arrivé. Dans des pays européens, il y a eu des éliminations d'opposants politiques par des États étrangers. Et donc ça, c'est le travail remarquable que fait la Direction générale de la Sécurité intérieure pour empêcher ces actions.
Une question avant de passer à votre portrait, à trois questions de portrait. Laurent Nunez, à propos des drones, on a vu la pagaille sur l'aéroport de Munich, les drones dont on pense qu'ils viennent également de Russie. Est-ce que nous, nous sommes bien protégés ? Est-ce que Roissy est bien protégé ?
On a les moyens de détecter les drones, évidemment. Alors vous avez...
Ça peut nous arriver ou pas ?
Bien sûr. Vous avez des drones... Enfin, qu'il y ait des tentatives, bien sûr. Mais nous, nous avons aussi des moyens de détection et de neutralisation des drones. Vous avez deux types de drones. Vous avez les drones militaires qui sont des drones d'assez haut niveau, qui volent très haut, qui sont quand même... qui sont détectés par le ministère des Armées. C'est les armées. Et puis, autour des aéroports, vous avez aussi des systèmes de détection qui sont développés d'ailleurs par l'aéroport de Paris à Paris. Et puis, les forces de police, de gendarmerie sont également dotées... Bon,
nous sommes vigilants, mais ça peut arriver.
Ça peut arriver, mais nous sommes extrêmement vigilants. Et nous sommes surtout dotés des moyens adéquats. C'est ça aussi qu'il faut comprendre. Nous sommes dotés des moyens adéquats de détection et de neutralisation.
Le ministre de l'Intérieur est l'invité de Questions politiques. On va tenter de mieux vous connaître, Laurent Nunez.
France Inter. Ce que je vous propose,
c'est de trouver un chemin commun malgré les divergences. Le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Là encore, une rupture.
On se courte.
On vient de vous entendre. À l'instant, vous lisiez la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu devant les sénateurs. Vous le faisiez parce que vous êtes, on le signale, le numéro 2 du gouvernement alors que lui-même se tenait au même moment devant les députés. Que de chemin parcouru ? Vous rêviez, si je ne m'abuse, d'être commissaire de police. Vous avez rêvé d'être rire à Beauvau. La dernière fois, puisque vous avez pensé plusieurs fois avoir le job, si je puis dire, la dernière fois, c'est Bruno Rataillot qui vous a un peu coupé l'herbe sous le pied. Vous êtes aujourd'hui plutôt considéré par certains comme un ministre de gauche.
Votre style, ça va être une rupture avec le style Rataillot ?
Une rupture dans la forme ? Oui, certainement. Je n'aurai pas de mots blessants. Je ne vise pas à diviser la société. C'est que les choses soient claires. Il y a des mots que je n'utiliserai pas. Quand vous convoquez le débat sur l'assimilation, je ne le ferai jamais. L'assimilation, c'est certes un mot qui existe dans le code civil, mais vous renvoyez forcément ça au débat intégration versus assimilation. Moi, je crois à l'intégration. On s'intègre parce qu'on respecte les règles de valeur républicaine. Moi, je n'ai connu que ça dans ma vie personnelle. Je pense que c'est ce que je veux pour mon pays. Mais attention, attention.
Intraitable avec ceux qui ne respectent pas les valeurs de valeur républicaine.
Sur le fond, justement, rupture sur les cils, on l'a vu. Sur le fond, deux jours avant son départ du ministère de l'Intérieur, Bruno Rataillot a signé un arrêté pour durcir l'examen civique pour les étrangers voulant devenir français. Vous, qui êtes issu d'une famille d'origine espagnole, émigré en Algérie avant de revenir en métropole en 1962, est-ce que vous approuvez ce durcissement du questionnaire pour les candidats à la naturalisation ?
Je ne le remettrai pas en cause. Je pense que rejoindre le territoire national dans un cadre légal, c'est quelque chose de beau, de magnifique. Et oui, il faut quand même avoir un niveau, une capacité à s'intégrer, réel. Et quand ça n'est pas le cas, on doit y mettre un terme. Je ne reviendrai pas sur ces dispositifs. Je vous dis, il n'y a pas de rupture de fond, que les choses soient claires. Il y a des ruptures de forme. Et je pense que nos concitoyens comprennent qu'on soit dur et intraitable avec tous ceux qui ne respectent pas les lois. Et qui ne veulent pas s'intégrer. Et qui ne veulent pas s'intégrer et ne pas observer, respecter les valeurs de la République.
Parmi lesquelles, une des premières, c'est la laïcité. Et je suis, par mon parcours personnel, très attaché.
Donc dur et intraitable. Vous êtes, effectivement, vous préconisez plutôt l'offensive dans vos méthodes, notamment pour aller au contact. Mais vous, qui avez assisté à la chute de Christophe Castaner en 2020, qui avez été coupable d'avoir braqué les syndicats en évoquant la suspension de policiers en cas de soupçon avéré de racisme, je rappelle qu'à l'époque, il était ministre de l'Intérieur, vous étiez son secrétaire d'État. On a l'impression que vous avez pris un peu le contre-pied. C'est-à-dire que pour durer, vous ménagez et calinez les troupes, notamment les syndicats.
Non, c'est faux. Ça a toujours été ma position. Ce n'est pas moi qui ai prononcé les mots que vous dites. Ce n'est pas moi qui ai prononcé les mots dont vous parlez de Christophe Castaner. Si vous m'entendez à l'époque...
Je ne dis pas que c'est vous. Je dis juste que lui avait braqué les syndicats et que vous, vous construisez un peu en opposition.
Ne me faites pas un procès d'essayer de me faire tel que je ne suis pas. J'ai toujours soutenu la police. Toujours. La police et les gendarmes. Je sais qu'ils travaillent dans des conditions difficiles. Je sais que la moindre intervention dans des quartiers difficiles...
Il n'y a pas de violence policière.
...y compris sur des violences conjugales dans des quartiers. Ils sont pris à partie. Encore cette nuit, ça s'est produit. Ils sont obligés de se dégager avec des moyens intermédiaires. Je sais la difficulté du métier. Et j'ai toujours été... C'est l'histoire de ma vie d'avoir été toujours en soutien des policiers et des gendarmes. Et en même temps, évidemment, ça doit se faire dans un cadre de déontologie. La riposte doit être proportionnée. Mais il y en a marre de ces élus de la République, parfois, qui diffusent des petites capsules, des petites vidéos, où on ne voit qu'un bout d'une action. On ne voit pas ce qui s'est passé avant. On ne voit pas ce qui se passe après. J'en ai marre.
Regardez ce député qui m'en veut d'ailleurs manifestement beaucoup puisqu'il me traite d'être un artisan des contrôles... Enfin, un partisan des contrôles au faciès, ce qui n'est évidemment pas le cas, qui a dénoncé des violences policières alors même que les policiers dont j'avais la charge à l'époque étaient en train d'interpeller un dealer qui a d'ailleurs par la suite été condamné. Voilà. J'ai toujours défendu la police. Je ne me suis jamais positionné sur ce registre pour m'acheter... Vous savez, je les ai dirigés, moi. J'ai d'abord été un opérationnel. J'ai dirigé des actions de police. C'est moi qui les envoie au charbon, j'ouvre les guillemets.
Donc, je n'ai jamais eu cette posture et c'est me faire un bien vilain procès. Jamais, jamais. J'ai toujours été en ce quart. Toujours. Et ce n'est pas à des fins intéressées. C'est vraiment ce que j'ai au fond des tripes.
Laurent Nunez, on vous a demandé de venir avec une carte blanche, c'est-à-dire un plaidoyer, un fait sur lequel vous voulez braquer les projecteurs. Vous nous avez dit l'ultra-violence.
Oui, parce que c'est... Parce que c'est un... Oui, oui, effectivement.
En une minute. Si je vous donne une minute sur l'ultra... Une minute,
ultra-violence des jeunes. Pourquoi ? Ultra-violence des jeunes. On voit... La délinquance des mineurs, violentes, des vols-violence, des cambriolages, des home-jacking, cambriolages à domicile avec séquestration. Et ce sont de plus en plus des mineurs qui sont instrumentalisés par d'autres. Et ça, c'est une préoccupation pour moi, parce que pour nous, pour les effectifs dont j'ai la responsabilité comme ministre de l'Intérieur, il n'y a pas d'excuses de minorité. Nous, on interpelle tout le monde. Mais maintenant, après, il faut qu'on revoie la réponse judiciaire. Et ce n'est pas les magistrats qui sont en cause. Moi, je ne dirais jamais ça. Ce sont les règles qui les appliquent.
On s'interroge collectivement sur comment des gamins de 15-16 ans en arrivent à faire ça maintenant. Là, on parle de français. Comment ils en arrivent à faire ça maintenant ? Ça pose un problème d'autorité parentale, d'implication des élus, des associations, de la justice, je viens de le dire. Ce n'est pas que le problème de la police. Malheureusement, nous sommes les fonctionnaires dont j'ai la responsabilité qui sont un peu les seuls face à ce problème. Et l'ultra-violence des jeunes, ça m'inquiète énormément.
Et je prendrai évidemment des initiatives à commencer par aboutir sur la stratégie de la prévention, la stratégie nationale de la prévention de la délinquance sur laquelle ne l'ombreau ministre en a travaillé, dont Bruno Rotaillot et François-Noël Buffet.
On en arrive exactement à une bonne transition pour l'état de droit sur lequel vous vous questionnez à Belmestre.
Oui, alors, votre prédécesseur Bruno Rotaillot, dès sa prise de fonction, quelques jours après, avait dit dans un entretien que pour lui, l'état de droit n'était ni intangible ni sacré. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ou est-ce que c'est une autre de vos ruptures de forme, peut-être de fond, cette fois-ci ?
Je pense que c'est une rupture de forme, c'est la façon dont on dit les choses. Il ne faut pas confondre l'état de droit et l'état du droit. Il y a l'état du droit, il y a des normes qui s'appliquent, qu'il faut évidemment pouvoir modifier. Et il y a des modifications qui sont indispensables. Je viens de l'évoquer avec les sanctions pénales qui pourraient être appliquées aux mineurs. Le droit, on le fait évoluer en permanence, c'est l'état du droit. Puis il y a l'état de droit, entendu, on peut l'entendre comme étant l'état du droit, mais il y a une autre définition.
L'état de droit, c'est un système politique, c'est une constitution, c'est en moins une hiérarchie des normes, c'est des droits... Ce qui limite la toute puissance de l'état. Une égalité de droit, et puis c'est la séparation des pouvoirs. C'est la séparation des pouvoirs. Voilà. Mais l'état du droit, oui, il peut bouger, oui, il doit bouger. Je comprends que ce sera d'ailleurs un des débats de la présidentielle de 2027 sur une modification de certaines dispositions constitutionnelles. Ça, c'est... Ça peut rentrer dans le débat.
Justement, sur l'état du droit, Éric Dupond-Moretti, l'ex-garde des Sceaux, pour décrire la politique pénale depuis son départ il y a un an, dit qu'il y a une dérive sécuritaire. Est-ce que vous entendez ce qu'il dit ?
Non, je ne suis pas d'accord avec M. Dupond-Moretti, il n'y a pas de dérive sécuritaire. Ça doit s'entendre, la dérive sécuritaire, ça veut dire qu'il y a des textes qui sont... C'est deux choses, la dérive sécuritaire. C'est le comportement des policiers et des gendarmes sur le terrain. Et puis, c'est les textes qu'on applique. Je crois qu'il faut maintenant mettre à niveau nos textes, et notamment nos textes répressifs, au niveau de la délinquance. Et quand je dis nos textes répressifs, ça ne n'est pas que les sanctions. Je pense aussi aux capacités d'investigation des forces de l'ordre. Il faut se remettre à niveau en termes de techniques de renseignement.
Il faut pouvoir avoir accès à d'autres types de communication, aller plus vite dans l'utilisation de l'intelligence artificielle pour trier des données, pour aller plus vite. Donc, c'est ça, ça peut s'appeler dérive autoritaire. Mais il faut durcir notre appareil répressif. C'est évident. Et puis, ensuite, il y a la façon dont les policiers et les gendarmes travaillent sur le terrain. Elle est tout à fait républicaine. Elle est toujours proportionnée. Je ne parlerai jamais de dérive sécuritaire. Regardez les manifestations. Vous sembliez parler de moi tout à l'heure en disant que dans les manifs, j'avais montré que j'étais dur parce que j'allais au contact.
Je demandais aux effectifs d'aller au contact. Je ne changerais pas comme ministre de l'Intérieur. Mais vous oubliez de dire que toute la stratégie que j'ai adoptée pendant trois ans et demi à la préfecture de police, et j'aurai la même comme ministre de l'Intérieur, c'est de prendre un peu de distance avec les manifestants et de n'intervenir que quand ils commencent à commettre des dégradations et des violences de manière à éviter à ce que l'on nous accuse et on ne m'accusera pas comme ministre de l'Intérieur de faire dégénérer des manifestations. Je suis le garant de la liberté de manifester et c'est ce à quoi je vais m'employer.
Justement, il y a peu de temps, il y a quelques années quand même, un syndicaliste policier avait dit que le problème de la police, c'était la justice. Est-ce que vous trouvez qu'il a raison ou est-ce que vous trouvez que ce n'est pas normal qu'un syndicaliste policier dise ça ?
D'abord, il est libre de le dire. C'est quelqu'un que je connais bien. Vous imaginez qu'avec mon parcours, je connais tous les syndicalistes, je connais de nombreux fonctionnaires aux fonctionnaires de police militaires de la gendarmerie, je le connais bien. C'est un interlocuteur important pour moi, mais il sait que je ne partage pas cela ou je le reformule différemment.
Comment vous le reformule ?
Je le reformule que le problème de la police, c'est aussi le problème de la justice. C'est qu'il faut qu'on ait des textes qui soient plus répressifs. Les magistrats, ils sont juste là pour appliquer des textes. Et si vous n'avez pas la possibilité de condamner les gens à des sanctions, les délinquants à des sanctions qui correspondent à la gravité de leurs actes, c'est aussi un problème pour eux. Voilà, c'est aussi un problème pour eux.
Certains syndicats d'avocats, de magistrats, dénoncent des interpellations qui seraient un petit peu sans fondement. Vous vous dites qu'il n'y a pas d'interpellations préventives, mais parfois, il y a des gardes à vue et beaucoup de procédures qui sont classées sans suite qui montrent bien que l'infraction n'est pas caractérisée dans nombre de cas.
Oui, alors ça, c'est ce que disent les avocats qui viennent en défense des personnes qu'on interpelle. Ça, c'est surtout dans les manifestations, les cortèges chauvages que les éditeurs, les spectateurs comprennent bien. Il y a la défenseur des droits aussi qui va sur ce terrain. Oui, on interpelle parfois des individus. Alors, ce n'est pas des individus qui manifestent paisiblement. Ce sont des personnes qui se cagoulent, qui renversent des poubelles, essaient de dégrader des vitrines. Et puis, on interpelle tout un groupe d'individus. Et on les poursuit pour association constituée en vue de commettre des violences. Donc, il y a des placements en garde à vue de ce fait.
Et puis après, il faut établir que les personnes étaient bien impliquées, etc. Et donc, ça explique qu'il y a moins de poursuites au final. Donc, on y veille de plus en plus. On a développé des outils qui permettent de mieux caractériser ce qu'a fait le groupe, etc. Mais ces interpellations, elles n'ont jamais lieu dans le cadre de manifestations paisibles. C'est du maintien de l'ordre. Ce sont aussi des gens qu'on sort de la voie publique parce qu'ils commettent des exactions. Après, les suites judiciaires, il arrive ce qu'il arrive. Les critiques arrivent. Mais moi, je suis là pour maintenir l'ordre. Je vais bien continuer comme ministre de l'Intérieur.
Laurent Nunez, dernière minute de l'émission. Je vous propose un vrai-faux. Je donne des affirmations. Vous répondez par vrai ou faux. Et ça va très vite. Vous préférez l'OM au Real Madrid. Vrai ou faux ?
Non, pas du tout. Je suis supporter de l'OM. C'est faux. Je supporte les deux.
Il y a un tildé sur le N de Nunez et vous y tenez.
J'y tiens énormément.
Vous êtes le premier flic de France. A l'origine, vous étiez inspecteur des impôts.
Absolument.
La chute du gouvernement Lecornuin. Les préfets avaient, oui, reçu la consigne de se préparer à des législatives anticipées les 16 et 23 novembre. Vrai ou faux ?
Non, non, non. C'est faux. Il y avait eu des... C'est faux.
Après le gouvernement, une carrière politique à Bourges, votre ville de naissance. Ça vous tenterait. Vrai ou faux ?
C'est vrai, mais quand tout sera fini. Vraiment, quand tout sera fini.
Vous avez proposé que le préfet des Hauts-de-France, Bertrand Gaume, vous succède à la préfecture de police de Paris. Vrai ou faux ? C'est faux. Le jour de l'incarcération de Nicolas Sarkozy à la Santé, ce sera mardi. Ses fils Pierre et Louis appellent à un rassemblement dans le 16e. Vous avez déjà prévu le dispositif de sécurité. Vrai ou faux ?
C'est vrai.
Votre directeur de cabinet est une directrice. C'est la première fois à Beauvau.
C'est vrai.
Merci Laurent Nunez d'avoir répondu aux questions, à toutes les questions. Deux questions politiques. Un excellent dimanche à tous.
Laurent Nuñez