Nicolas DUPONT-AIGNAN sur TV LIBERTÉS le 01/04/23
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 23 %Attaque 61 %Défensif 16 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21ComplaisanteRéponse partielle
Ravie de vous retrouver cette nouvelle semaine pour un nouveau numéro du Samedi Politico.
- 0:26OuverteRéponse partielle
Au programme aujourd'hui, nous allons nous intéresser à cet embrasement général qui se déroule en France.
- 2:04OuverteRéponse partielle
Quel sentiment avez-vous à l'égard de ce groupe politique qui n'a plus tellement de sens, finalement ?
- 2:25OuverteRéponse directe
En cas de dissolution, quelle est la majorité alternative qui pourrait se profiler ?
- 3:07RelanceÉludée
ça, c'est complotiste, je l'ai déjà dit, parce qu'à chaque fois que quelqu'un dit quelque chose comme ça sur les plateaux, on vous dit que c'est complotiste.
- 4:17OuverteRéponse directe
Si la motion de censure avait été votée, peut-être qu'il y aurait eu une dissolution. En cas de dissolution, quelle est la majorité alternative qui pourrait se profiler ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30InvitéFait
« L'exécutif n'a pas de majorité. Les Français ont élu Macron, mais n'ont pas voulu lui donner une majorité. »
- 1:41InvitéFait
« Le gouvernement n'a jamais accepté cela. Et donc, il veut toujours passer en force. »
- 2:55InvitéFait
« Cette réforme de retraite, elle n'a aucune justification financière, intérieure, on peut faire des économies ailleurs. »
- 3:01InvitéFait
« Elle vise simplement à obéir à Bruxelles. »
- 3:13InvitéFait
« Emmanuel Macron s'est engagé par écrit. »
- 3:34InvitéChiffre
« Il en manquait 9. »
- 4:00InvitéFait
« Éric Ciotti a fait une campagne en disant qu'il allait être le plus dur des opposants. Et puis, deux jours après, il va voir des abbés de borne et lui dire merci. »
- 4:40InvitéPromesse
« une nupesse patriote, si je puis dire, c'est-à-dire que si on avait une alliance, Rassemblement National, Debout la France, des républicains qui enfin coupent le cordon avec cette mélasse incompréhensible, quelques souverainistes, pourquoi pas, de gauche comme Michel Onfray, je pense que nous serions vainqueurs. »
- 5:11InvitéFait
« Emmanuel Macron a besoin de Mélenchon. Il a besoin de Mélenchon, il a besoin de l'extrême-gauche. »
- 8:06InvitéFait
« le rapport a été dissimulé par M. Le Maire pendant deux ans. »
- 14:04InvitéFait
« il a été réélu après une campagne truquée. Volé. Je dis volé quoi ? Souvenez-vous, il a refusé de débattre avec ses concurrents au premier tour. »
- 15:44InvitéFait
« Quand la CGT dit 3 millions, 2 millions, je pense qu'ils exagèrent. »
- 18:42InvitéChiffre
« il y a plus de 400 policiers gendarmes qui ont été blessés, agressés par des casseurs. »
- 20:39InvitéFait
« N'oubliez pas M. Benalla. Tout le monde, personne ne parle de M. Benalla. Mais M. Benalla, conseiller du président de la République, c'est ça qu'ils faisaient. »
- 28:43InvitéPromesse
« on a un gouvernement complètement inconscient, parce que moi, j'avais proposé la TVA à taux zéro, ce que vient de faire l'Espagne et le Portugal, sur les produits de première nécessité, qui auraient permis déjà de donner un coup d'arrêt. »
- 29:06InvitéFait
« L'Espagne et le Portugal sont sortis du marché européen de l'électricité pour aligner leurs prix, non pas sur le gaz allemand, mais sur la production espagnole. »
- 31:31InvitéChiffre
« les SMICARD affrontent une hausse des prix alimentaires de 30%, une augmentation de l'énergie de 15% pour le bouclier tarifaire, mais il y a aussi l'essence. »
- 32:17InvitéFait
« Jean-Louis Debré était sur une chaîne hier, avant-hier, et il disait que c'était un gouvernement de technocrates. »
- 35:33InvitéFait
« la fin de l'argent liquide, qui est programmée, qui est un grand danger. »
- 36:26InvitéFait
« J'ai regretté que les Républicains l'aient voté et c'étaient les alliés d'Emmanuel Macron. »
- 36:43InvitéFait
« Les Pays-Bas sont totalement gangrénés par les mafias de la drogue, la Belgique, le port d'Anvers. »
- 36:51InvitéFait
« En revanche, on redouble la géniosité pour surveiller les honnêtes gens. »
- 37:05InvitéFait
« Je ne veux pas donner à un pouvoir, quel qu'il soit, des moyens d'une surveillance généralisée des individus qui détruit la responsabilité individuelle et qui infantilise les gens. »
- 37:16InvitéFait
« Je crois surtout que le plus grand drame, c'est la négation de la responsabilité individuelle. »
- 38:05InvitéFait
« C'est le parti communiste chinois et l'ultra-capitalisme chinois. »
- 38:19InvitéFait
« Un autre danger, je vous le dis, c'est la fusion de l'homme et de la machine. »
- 38:58InvitéFait
« On l'a fait dans les maisons de retraite au moment de la crise Covid. »
Temps de parole
- Invité71 %
- Présentateur19 %
- ?9 %
≈ 70,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ravie de vous retrouver cette nouvelle semaine pour un nouveau numéro du Samedi Politico. Au programme aujourd'hui, nous allons nous intéresser à cet embrasement général qui se déroule en France, dans cette France d'Emmanuel Macron. Les semaines se suivent, se ressemblent, s'aggravent, même peut-être, surtout depuis le 49.3 d'Elisabeth Borne le 16 mars dernier. Depuis, les Français sont dans la rue, ils ne décolèrent pas, ils ne veulent pas de cette réforme des retraites, mais surtout, ils veulent être entendus.
Nous allons voir tous ces aspects dans cette émission, mais avant toute chose, vous le savez, comme chaque semaine, pensez à la partager, à la commenter, et puis bien sûr, à cliquer sur le pouce en l'air. C'est parti. Bonjour
Élise Blaise.
Alors merci beaucoup d'être à nos côtés. Vous êtes le président de Debout la France, mais aussi député de l'Essonne depuis 26 ans. 26 ans, j'insiste, parce que vous avez déclaré récemment que vous n'aviez jamais connu une situation pareille dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale, dans tout ce temps et avec ses six mandats.
Oui,
je n
'ai
jamais vu ça. D'abord, il y
a
une raison objective. L'exécutif n'a pas de majorité.
Les
Français ont élu Macron, mais n'ont pas voulu lui donner une majorité.
Mais
le gouvernement n'a jamais accepté cela. Et donc, il veut toujours passer en force. Et passant en force,
avec
un mépris incroyable, il suscite des réactions très particulières d'un groupe LFI aussi
très
excessif,
qui
donne une mauvaise image de notre Assemblée. Voilà. Vous pouvez ajouter des LR qui ne savent pas où ils habitent, et vous comprenez que c'est compliqué.
Alors des LR que vous connaissez bien, puisqu'auparavant vous étiez à l'UMP jusqu'en 2007. On a vu très récemment, après le 49-3 d'Elisabeth Borne, le 16 mars dernier, qu'une motion de censure a été proposée au vote. Elle n'est pas passée à neuf voix. Vous, bien sûr, vous avez voté en sa faveur. Et le camp républicain était particulièrement divisé. Quel sentiment avez-vous à l'égard de ce groupe politique qui n'a plus tellement de sens, finalement ?
Vous savez, c'est intéressant.
J
'ai quitté les Républicains en 2007, après le traité de Lisbonne qui revenait sur le référendum
de 2005,
où les Français avaient voté non.
Et
en fait, il leur a fallu 15 ans
pour
que, à nouveau, là, l'ensemble du groupe explose sur, en fait, la question européenne. Parce que cette réforme de retraite, elle n'a aucune justification financière, intérieure, on peut faire des économies ailleurs. Elle vise simplement à obéir à Bruxelles. Et vous avez... Et
ça, c'est complotiste, je l
'ai
déjà dit, parce qu'à chaque fois que quelqu
'un dit quelque
chose comme ça sur
les plateaux, on
vous dit que c'est complotiste.
Emmanuel Macron s'est engagé par écrit. Bon. Et les dirigeants LR qui approuvent cette Europe de Bruxelles, qui ont signé tous les traités, c'est pour ça que j'étais parti.
Eh
bien, c'est normal qu'ils approuvent cette réforme et qu'ils suivent Macron. Mais heureusement, il y a quelques résistants et des députés, des jeunes députés LR.
Il
y en a eu 19, je crois. Il en manquait. Il en manquait 9. Une députée non inscrite qui aurait dû voter quand même la censure. Deux députés centristes qui auraient pu voter la censure. Trois. Il en manquait six. Rien du tout.
Mais
c'est le naufrage des républicains
qui
sont maintenant les alliés objectifs de Macron. Et moi, j'appelle ceux qui n'ont pas accepté cette trahison de leurs électeurs, parce qu'ils sont quand même présentés devant leurs électeurs comme opposition. Éric Ciotti a fait une campagne en disant qu'il allait être le plus dur des opposants. Et puis, deux jours après, il va voir des abbés de borne et lui dire merci. Donc, j'appelle tous ces républicains à rejoindre Debout la France ou à rejoindre d'autres mouvements pour former la grande coalition patriote, républicaine. Quelle est la seule solution pour demain ?
Oui, alors justement, si la motion de censure avait été votée, peut-être qu'il y aurait eu une dissolution. Ce n'était pas obligatoire, il faut bien le rappeler. En cas de dissolution, quelle est la majorité alternative qui pourrait se profiler ? Parce que, pour le moment, effectivement, Emmanuel Macron a une majorité relative, mais personne n'a véritablement une formation capable
de
prendre la majorité.
Mais
moi,
Élise Blais, je suis convaincu
qu
'une nupesse patriote, si je puis dire, c'est-à-dire que si on avait une alliance, Rassemblement National, Debout la France, des républicains qui enfin coupent le cordon avec cette mélasse incompréhensible, quelques souverainistes, pourquoi pas, de gauche comme Michel Onfray, je pense que nous serions vainqueurs. Parce que les Français ont très bien compris
qu
'il n'y avait rien à attendre de ce mauvais tango
entre
Macron et Mélenchon. Parce que c'est ça qui détruit le pays aujourd'hui. C'est qu'Emmanuel Macron a besoin de Mélenchon. Il a besoin de Mélenchon, il a besoin de l'extrême-gauche.
Vous avez vu le jeu... C'est besoin parce que l'extrême
-gauche dit que Macron a besoin de Mme Le Pen.
Oui, mais parce que l'extrême-gauche fait une fixation sur le Rassemblement National et n'a toujours pas compris que son électorat populaire vote Debout la France ou RN. Ils n
'ont
toujours pas compris. Donc, je crois qu'en fait, là, cette crise des retraites, cette énorme crispation nerveuse, fait prendre conscience aux Français
qu
'il faut tourner la page et que Macron-Mélenchon nous entraîne vraiment dans un drame. On l'a vu avec les manifestations, ils se nourrissent les uns les autres, la violence des
uns... On va y revenir, on va y revenir. C
'est terrible.
Dans cet équipage patriote, cette nupesse patriote, comme vous dites, est-ce que vous mettez Éric Zemmour ou pas ?
Sur les retraites, j'avoue que j'ai été un peu choqué de cette position. Je le dis franchement parce qu'il soutient les 64 ans, il soutient, il a dit qu'il fallait qu'Emmanuel Macron tienne bon. Je m'interroge et je pense qu'il tombe dans le piège, dans la propagande qui fait croire que cette réforme des retraites est indispensable alors que jusqu'en 2029, les régimes sont largement équilibrés
et
qu'ensuite, il y a des économies à faire ailleurs,
bien
plus importantes, les 10 milliards des fausses cartes vitales, les 10 milliards versés à l'Union européenne, les 15 milliards payés pour rémunérer les banques parce que M. Le Maire et M. Macron, depuis qu'ils les sont arrivés, empruntent une partie de la dette de la France, non pas à taux fixe,
mais
à taux variable indexé sur l'inflation. Est-ce qu'Élise Blaise, si vous achetez une maison ou une voiture, vous allez emprunter à 3%
taux
fixe, sûr que ça n'augmentera jamais,
ou
alors vous allez emprunter à 9% taux variable indexé sur l'inflation en zone euro ?
La
réponse est... Voilà,
c'est très simple. Ça paraît
compliqué, mais c'est très simple. Eh bien, l'État, avec notre argent... Et comment vous expliquez que l'État fasse un choix... Pour faire un cadeau au marché financier ou aux banques, à leurs amis banquiers
? C
'est de la prévarication en bande organisée. C'est gravissime. Enfin, c'est de la trahison. C'est de
la
haute trahison. Mais ce qui est extraordinaire, c'est que j'essaye d'en parler dans tous les médias classiques,
du
système, comme on dit.
Je
n
'ai
pas le droit d'en parler. On me dit, mais non, mais... Mais c'est une exception française, ça ? Non, d'autres le font. C'est un système financier qui a mis main basse sur les peuples. Et vous savez, s'il y a tant de protestations, aussi de gauche et d'extrême-gauche,
c
'est parce que,
à
force de tirer sur la corde de l'injustice sociale, à force de nourrir des concessions d'autoroutes qui nous raquettent, sans aucune justification, il y a eu enfin un
rapport... Pour ça,
ce n
'est
pas Macron qui est pour quelque chose,
c
'était
fait avance. Oui, mais le
rapport a été dissimulé par M. Le Maire
pendant
deux ans. Et il vient d'avouer que... Voilà, on pourrait supprimer les péages là, comme je l'avais promis. Et je l'avais dit pendant la présidentielle, on m
'avait
dit que je racontais,
que
je... Pas du tout. Il
y a
un rapport de l'inspection des finances qui a été caché.
Donc, il
y a une oligarchie
qui
raquette le peuple,
qui
pille le peuple. Eh
bien,
il
y a
un moment, ça peut mal finir. Et ce que je souhaite, moi,
c
'est qu'on ait une sortie de crise raisonnable. Vous voyez ce que je veux dire ? Quand il y a des abus,
il
y a souvent des révolutions violentes.
Et
qui font perdre du temps aussi au pays. Donc, entre l'abus de pouvoir et la révolution violente, il y a urgence à offrir cette alternative patriote, républicaine, raisonnable, sérieuse, que les Français attendent. Et pour ça, j'aimerais que toutes les personnalités, vous savez, mon vieux combat pour que les uns et les autres s'entendent.
Et
qu'il n
'y
ait pas... Par exemple, je ne souhaite pas qu'aux Européennes, il y ait une Nice-Philippo, une Nice-Astineau, une Nice-Zemmour, une Nice-Le Pen, une Nice-Dupont-Aignan. Enfin, il
faut
arrêter.
Donc,
voilà. Mais avant les Européennes, juin 2024, je pense qu'il faut une issue politique urgente.
Avec
des législatives. Il y a trois solutions.
Le
retrait de la réforme.
Si
on avait un sage à la tête de l'État.
Mais
il veut le chaos. Il se nourrit du chaos, il enjouit. Le référendum d'initiative partagée que j'avais proposé, alors la gauche, maintenant, l'a reproposé, évidemment, sans nos signatures, parce qu'ils sont sectaires, mais qu'importe. Mais il va tout faire pour le bloquer.
Et
puis, il faut 4,9 millions de
signatures. Ça n'a jamais
marché, de toute façon.
Il faut les obtenir. Mais ça prend 9 mois. Et la situation ne peut pas attendre 9 mois. Bien
sûr.
La dissolution, mais il ne
veut
pas la faire parce qu'il va revenir avec moi, une députée qui n'a. Pour le moment. Voilà. Donc, soit il retire le projet, soit il y
a
le référendum, soit la dissolution, soit à la fin, il reste quoi ?
Il
reste deux choses. La rue.
Je
n'aime pas la violence de la rue.
Et
la destitution.
Et je
n
'ai
jamais été, au départ, favorable à la destitution, parce que c'est un acte très grave, de dernier recours. Mais si Emmanuel Macron, je le dis solennellement, si Emmanuel Macron ne fait pas un geste,
s
'il ne demande pas l'arbitrage du peuple, eh bien, il faudra lancer la destitution de cet homme dangereux et déséquilibré à la tête de l'État.
Alors, si je peux me permettre, vous connaissez, vous savez ce que je vais vous dire. Quand on n
'est
pas capable de voter une motion de censure contre un gouvernement, on a peu de chances
quand même de faire voter une destitution. Je dis
toujours, Élise Blaise, à ceux qui me demandaient de lancer la destitution. Mais là,
je
pense qu'il faut le menacer de destitution
pour
qu'il sorte
sa
carte institutionnelle prévue par les institutions de la Ve. La Ve République donne... Il
y
a un très bon article d'Arnaud Tessier dans un journal, Le Figaro, pourquoi pas le citer, qui explique très bien que la Ve République donne d'immenses pouvoirs au président,
mais
que le président de la République
doit
demander l'arbitrage du peuple en échange de ses pouvoirs. Or, ils ont pris les pouvoirs depuis 2005,
le
référendum qu'ils ont perdu.
Ils
ne veulent plus du référendum. Ils ont pris les pouvoirs, mais ils ne veulent plus du peuple.
Et
ça ne marche pas comme ça, la Ve. Ils abusent de la Constitution. Ils usent et abusent de la Constitution. Et c'est pour ça que si Macron ne dissout pas, ne fait pas un référendum ou ne retire pas, il faudra lancer la destitution.
Alors,
vous parliez d'institutions. Là, aujourd'hui, c
'est
le Conseil constitutionnel qui va devoir se prononcer sur le texte de projet de loi sur la réforme des retraites. Est-ce que vous en attendez quelque chose
? Pas
grand-chose. Enfin, je pense que le Conseil constitutionnel pourrait très bien annuler toute la loi parce que la procédure qui a été retenue,
pour
moi, est un détournement de l'esprit de la procédure.
Le
47.1,
c
'est une procédure pour les lois de sécurité sociale, rectificative.
Et
pas du tout
pour
une réforme des retraites. Donc, on a appris ça, si vous avez fait un peu de droit public, le détournement de procédure en droit administratif, c'est archi connu. Donc là, c'est un détournement de procédure institutionnelle. Mais,
est
-ce qu'il osera
? J
'en sais rien.
Est
-ce qu'il osera dire que le droit n'a pas été respecté ?
Que l'esprit
n
'a pas été respecté. Mais il a souvent été audacieux.
Mais
est-ce qu'il a souvent été audacieux contre ses amis
?
Rarement. Souvenez-vous du Covid,
où
le Conseil constitutionnel a été en dessous de tout puisqu'il a accepté la privation de liberté totalement anti-constitutionnelle. Donc, moi, j'avoue que
je
n
'ai
pas beaucoup d'espoir dans le Conseil constitutionnel. Maintenant, on verra.
À
moins qu'Emmanuel Macron lui ait téléphoné pour lui demander de lui sauver la face et d'annuler la loi. Mais j'en doute quand même. On verra. Je n'en sais rien.
Ce que vous voulez dire, c'est que finalement, ça serait une façon pour Emmanuel
Macron
de reculer sans reculer.
Exactement. Maintenant, je ne crois pas que le rôle du Conseil constitutionnel soit de faire de la politique. Son rôle, c'est de faire le droit. C'est de dire le droit, pardon. Et la Constitution, on peut tout lui faire dire. Voilà. Moi, je crois que l'issue aujourd'hui, au point où on en est,
je
suis très impressionné
par
l'état de détestation
par
la France profonde
d
'Emmanuel Macron. Je le comprends puisque je l'ai toujours eu. Mais je ne pensais pas que mes concitoyens me rejoindraient si vite.
Parce
que je l'ai dit avant les autres, quand même. Je l'ai dit pendant la crise des gilets jaunes. On m'a accusé d'être... Je l'ai dit pendant la crise du Covid. J'étais un peu seul. Et là, je pense que les Français s'aperçoivent qu'Emmanuel Macron est le problème.
Et
que je pense, si on y réfléchit, Lisbeth, je ne
sais
pas, vous me direz, je ne
suis
pas sûr qu'on ait eu ce cas-là depuis la fondation de la Ve République, c'est-à-dire un homme à la tête de l'État
qui
n'est pas capable d'être président. Objectivement. Pour toi, il a été réélu ? Eh oui.
Mais
il a été réélu après une campagne truquée. Volé. Je dis volé quoi ? Souvenez-vous, il a refusé de débattre
avec
ses concurrents au premier tour.
Il
a refusé de répondre aux questions des journalistes. Il a instrumentalisé la guerre en Ukraine pour échapper
aux
questions.
Et
les médias français, des oligarques, ont eu une responsabilité écrasante dans ce déni de démocratie, de débat du moins. Donc il y a eu une élection très superficielle.
Je
ne dis pas qu'il n
'a
pas été élu. Il a été élu. Bien sûr, bien sûr. Légalement. Mais il n'a pas puisé dans cette nouvelle élection une légitimité.
Et
la preuve ?
Et il n'en a pas non plus tiré les conclusions.
Oui, mais la preuve, c'est que six semaines après, il n'a pas eu de majorité, ce qui n'est jamais arrivé. Donc, ça veut dire qu'on a eu une élection volée. Et qu'aujourd'hui, il le paye très cher. Il n'a pas la légitimité. Il a la légalité, il n'a plus la légitimité.
Mais est
-ce
qu'il le paye vraiment ? Parce qu'à chaque fois, on me dit ça, Emmanuel Macron est en difficulté, Emmanuel Macron le paye. Est-ce que vous avez l'impression qu'il est en souffrance, notre président ?
Ah,
le drame, c'est qu'il ne l'est pas. Qu'il est tellement déséquilibré psychologiquement, je pense, qu'il ne l'est pas.
Qu
'il en joue. Et qu'il sait qu'il a une institution, il use et il abuse des institutions de la 5e, puisqu'il prend les
pouvoirs
sans prendre
les
devoirs.
En
fait, c
'est
ça. Mais,
qu
'est-ce qu'on peut faire là
?
Donc, et c'est pourquoi d'ailleurs,
il
y a tant de gens dans la rue. parce qu
'on
ne peut pas avoir pendant 10
journées
de mobilisation, plus d'un million de Français dans la rue au titre de la prévision de police. Alors, je ne rejoins pas les chiffres de la CGT qui sont souvent excessifs. Quand la CGT dit 3 millions, 2 millions, je pense qu'ils exagèrent.
Alors,
décharge, c'est le jeu. À force de descendre avec les chiffres officiels, les autres font l
'inverse.
En gros, il y a toujours eu, sur les 10 journées de mobilisation, plus d'un million de personnes en semaine dans la rue. Mais c'est colossal. Avec des gens qui font grève et qui perdent
de
fait des
morceaux
de salaire. Donc,
ce n
'est
pas simplement un mouvement d'extrême-gauche. Le gouvernement, en dernier ressort, essaye de faire monter les casseurs pour créer un autre débat sur la violence. Mais ce n
'est
pas ça, le problème. Le problème, c'est un pays qui souffre, qui n'en peut plus,
qui
est gouverné par quelqu'un et par une équipe très méprisante
et
qui met en danger l'équilibre du pays. Alors qu'il
y a
des problèmes non résolus.
Les
charges des PME, la destruction de l'éducation nationale, le prix de l'énergie pour nos artisans. Le système de santé. Le système de santé. Enfin, il y a des défis colossaux. La guerre en Ukraine, le déplacement des industries vers les États-Unis.
Enfin,
le monde bouge.
Et
qu'est-ce qu'on fait, nous
? On
a la grève des ordures, la honte de la France. On annule la visite de Charles III qui va en Allemagne. Enfin, c'est très grave. Moi, je souffre pour mon pays, mais comme jamais.
Alors,
vous l'avez évoqué tout à l'heure, c'est déjà dix manifestations qui se sont déroulées en France contre cette réforme des retraites. Mais sans doute pas seulement. Cette réforme des retraites agit plus comme une goutte d'eau, sans doute. On est quatre ans après les Gilets jaunes et on revoit effectivement apparaître des accusations de violences policières. Je vous propose de regarder quelques images assez dures et vous allez nous les commenter. Évidemment, ces scènes ont été rapprochées.
Elles
ne se passent pas le même jour, au même endroit, etc. Donc, il y
a
un effet de masse. Mais quand on voit ces images, quand même, on se dit que les ordres que reçoivent les forces de l'ordre, précisément, doivent être un peu péchus.
–
Alors, deux choses. D'abord, il y a plus de 400 policiers gendarmes qui
ont
été blessés, agressés par des casseurs. Ne les oublions pas.
– Gérald Darmanin dit
891
en tout avec les gendarmes. Et
je me permets de vous interrompre. Depuis le 49-3, ce qui est assez amusant, parce que ça veut
dire qu'ils notent
bien que c'est là où ça
a commencé. – Ces images sont
inacceptables.
Et
c'est parce que j'ai toujours défendu la police et la gendarmerie, qui sont exemplaires à 99,9% des cas,
que
moi, j'ai le courage de dire
qu
'elles déshonorent la police et qu'il faut des sanctions. Mais est-ce que c'est des sanctions qu'il faut parce que ce ne sont pas des ordres qui ont été donnés
? Ce
que je veux dire, c'est que je connais bien les CRS. Ce sont des gens sérieux, respectueux des règles et très prudents.
Mais
il y a autre chose.
Il
y
a
eu des directives données.
Et
le gouvernement a renoué avec les méthodes du préfet Lallemand et de M. Castaner,
qui
n'ont rien à voir avec la police française, habituelle.
C
'est-à-dire…
– Ça fait
quand même plus de 4 ans maintenant.
– Non, non, mais c'est toujours les mêmes méthodes.
C'est-à-dire, vous avez une police républicaine, des CRS qui font bien leur travail. Et puis vous avez quelques individus sur des motos
à
qui on doit donner des instructions, parce qu
'ils
ne le font pas comme ça, d'aller
tabasser
des manifestants.
C
'est inacceptable. Parce que ça déshonore la police et les gendarmes qui travaillent bien et qui, eux, n'ont jamais fait ça et qui subissent les agressions des casseurs.
Et
parce que, de surcroît, on instrumentalise, le gouvernement instrumentalise des casseurs,
car
je persiste et je signe, je suis le seul à le dire, publiquement, beaucoup le pensent, les casseurs pourraient être empêchés d'arriver sur les manifs. Ce n
'est
pas par hasard qu'ils sont arrivés place de l'opéra en tête de cortège. C'était la même méthode avec les gilets jaunes. N'oubliez pas M. Benalla.
Tout
le monde, personne ne parle de M. Benalla.
Mais
M. Benalla, conseiller du président de la République, c'est ça qu'ils faisaient. Donc, c'est une marque de fabrique macroniste,
d
'instrumentalisation de quelques têtes brûlées pour dresser les uns contre les autres et incarner le parti de l'ordre. C'est dangereux. C'est dangereux pourquoi ? Parce que les premières victimes des casseurs qu'on laisse rentrer dans les manifs, ce sont nos policiers et nos gendarmes qui en ont ras-le-bol à juste titre d'être amochés
et
qui subissent.
Et
on aurait pu montrer des images d'eux. Les deuxièmes victimes,
ce
sont des manifestants pacifiques qui se prennent
des
comportements insupportables de quelques individus sur leur moto.
Si je peux me permettre,
les individus en
moto, vous faites référence à la
Brave M.
Là, on a vu dans les images, ce n
'est
pas systématiquement ces policiers-là.
Non,
mais la plupart du temps, c'était eux. Et puis, il
y
a eu quelques autres. Mais vous avez raison. Mais donc, moi, je dis, un, il faut se souvenir de ce qu'a fait le préfet Grimaud qui a été exemplaire pendant mai 68, parce qu'il a été d'une fermeté absolue et qui n'a jamais favorisé les provocations, comme le font aujourd'hui, comme le fait le gouvernement. Ce que je remarque aussi,
et
qui devraient tous nous faire réfléchir, c'est qu'il y a eu huit manifestations où tout s'est très bien passé. Le préfet Lunez, qui est un homme tout à fait sage, a mis en place un dispositif qui a empêché les casseurs, qui a protégé, qui n'a pas créé de débordement.
Et
puis, comme par hasard, quand le 49-3 est passé, on a le sentiment que le préfet Lunez a reçu des instructions différentes.
– On vous répondrait, oui, c'est parce que la rue a été plus violente parce que le 49-3
a été passé. – Non, il n'y a pas
mille casseurs qui se retrouvent place de l'Opéra, par hasard. Ne me dites pas ça. Souvenez-vous, quand il y
a
eu l'affaire de l'Arc de Triomphe, pendant les Gilets jaunes, j'ai dit un jour, et je ne l'ai pas prémédité, j'ai dit aux salles des 4 colonnes à l'Assemblée, les petits casseurs de M. Castaner.
Ça
a créé un tollé. Et M. Castaner a organisé une conférence de presse spécialement pour me répondre.
– Oh, bah,
quelle
chance. – Quelle chance. Pour dire qu'il portait plainte pour diffamation contre moi et qu'il allait me faire condamner.
Je
n
'ai
jamais eu de plainte pour diffamation. Parce que moi, j'avais mes informations. Je n
'ai
rien du plus. Je n
'ai
pas voulu mettre de vie sur le feu. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que moi, j'en ai assez de cette façon de dresser les Français les uns contre les autres. On a une police
qui
subit des attaques permanentes dans nos banlieues, des attaques de l'extrême gauche, des attaques des casseurs. Le rôle des forces de l'ordre et le rôle du maintien de l'ordre, c'est de
gérer
avec beaucoup de finesse. Ce n
'est
pas facile.
Mais
de ne pas laisser faire ça. Et je demande des sanctions quand il y a... Mais pourquoi il n
'y a
pas de sanctions
? Peut
-être parce qu'il y
a
des ordres
? Et
donc, on fait jouer à certains policiers un rôle qui n'est pas le leur dans une démocratie, dans une république. Et qui déconsidère nos amis policiers, qui déconsidère l'image de la France à l'international. Et qui, en plus,
est
en train de dresser une jeunesse
et
de la jeter dans les bras de l'extrême gauche.
Donc,
c'est complètement con. Pardonnez-moi l'expression. Désolé, pardonnez-moi, chers auditeurs. C'est complètement bête de laisser faire des enchaînements de violences qui vont déstabiliser la société française.
Vous
parliez de la jeunesse. Justement, l'arrivée des jeunes dans les cortèges, c
'est
un problème pour le maintien de l'ordre. Parce que
c
'est beaucoup plus difficile.
Et des jeunes radicalisés, des jeunes instrumentalisés par une extrême gauche violente. Donc, je veux être très précis. Je condamne totalement cette extrême gauche violente.
Mais c'est quoi, cette extrême gauche violente
? C'est les blagues blocs dont vous parlez ? Non, non.
C'est aussi des antifas de mouvements comme le NPA, d'extrême gauche, qui ne sont jamais condamnés par la justice, qui utilisent des slogans scandaleux, la police tue et tout, qui est inacceptable, bien évidemment. Donc, on a... C'est ça qui est paradoxal.
On
a une violence d'extrême gauche qui n
'est
jamais sanctionnée par la justice ni par la police,
qui
s'en prend d'ailleurs à des députés RN, qui a empêché Éric Zemmour scandaleusement d'arriver à un endroit, qui nous interdit d'aller, nous, moi, dans certains instituts d'études politiques ou
dans certaines
facultés. Enfin, il
y a
une espèce de totalitarisme d'extrême gauche.
Il
y a des casseurs qu'on pourrait isoler. C'est curieux, pendant les Coupes du Monde, on arrive à les isoler. –
Pas
au Stade de France. – Non, mais pour le foot. Enfin, au Stade de France, c'est autre chose.
–
Bien sûr. – C'est qu'il y
a
eu des dysfonctionnements profonds du maintien de l'ordre. Et qu'il y
a
eu un comportement scandaleux du ministre de l'Intérieur qui a accusé des supporters anglais alors que c'était... – Et qui n
'est
jamais revenu dessus. – Et que c'était la racaille de Seine-Saint-Denis qui avait agi. Donc, vous voyez, tout ça est très malsain. Moi, je demande l'ordre juste
et
qu
'on
s'appuie sur une police qui est la nôtre, républicaine et qui est exemplaire la plupart du temps.
–
Alors, le problème, Nicolas Dupont-Aignan, c'est que quand on a un Parlement qui n'est plus entendu par le Président, par les députés, par le gouvernement, quand on a une rue pacifique qui n'est pas entendue par le Président, par l'hémicycle, par les ministres, est-ce qu'on ne pousse pas la rue à faire un peu plus
de bruit ? – Bien sûr,
mais moi, j'entends souvent les gens me dire, si on ne casse pas, on n'est pas entendu.
– Bon, cela dit, quand on casse, visiblement, on n
'est
pas entendu non plus.
– Oui, et puis il ne faut pas casser. Moi,
je
vais, je ne mettrai, enfin,
j
'essaye d'être le plus droit possible,
jamais,
vous savez, il faut toujours se souvenir de Gandhi.
Mais
oui, Gandhi a mis à bas l'Empire britannique
sans
violence.
C
'est extraordinaire. Donc, jamais la violence
n
'est utile. Je le répète toujours aux jeunes et tout le monde, jamais. Mais en revanche, la mobilisation pacifique est indispensable.
–
Alors, c'est quoi la mobilisation
pacifique ? C'est la grève ? C'est les blocages ? – Non, non,
c'est… C'est grandes manifestations. Vous voyez, par exemple, le fait qu'il y
ait
encore un million de personnes et il en faudrait deux ou trois millions. Pacifique, calme, aiderait, je pense, l'opposition
parce
que ça mettrait Emmanuel Macron au pied du mur. Nous avons fait le travail, nous… Enfin, moi, je
ne peux pas faire plus. – La dernière fois qu'une loi a été
retirée
avec la pression de la Rue, c'était pour
le
CPE.
– Oui, tout à fait.
– On en est loin. On
en est loin parce qu'à l'époque, la jeunesse s'était mise en marche. Tout
va dépendre des jeunes. – Oui, c'est certainement
parce qu'Emmanuel Macron n'était pas là et qu'on fonctionnait
encore
différemment.
– Peut-être. Mais vous savez, je pense qu'Emmanuel Macron commet une très grave faute
parce
qu'en fait, il prend en otage le pays.
Et
moi, c'est ça qui me désole. Au-delà de la réforme des retraites, c'est que l'image internationale de la France est abîmée, c'est que nos commerçants commencent à souffrir, c'est que les Français vont le payer en retard économique. Voilà, c'est ça qui… Et c'est là où je pense que toutes les forces raisonnables du pays commencent à dire à Emmanuel Macron, mais écoutez, à un moment, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Pourquoi
? Et
c'est là où on peut s'inquiéter sur le caractère du président qui prend plaisir à cela et qui aussi donne des gages à Bruxelles.
Mais
jusqu'où
? En
tout cas, c'est la France qui perd. Et nous, je le répète, retrait, référendum, dissolution, destitution, ce sont les quatre
étapes si
on veut éviter la rue.
–
Alors, vous l'avez déjà évoqué, les Français souffrent aussi de cette inflation qui progresse. Alors,
l
'INSEE parle en principe de 6%, 6,2% environ. Mais finalement, quand on regarde les produits de première nécessité, les produits alimentaires, on se rend compte en réalité que c'est bien supérieur. Une récente étude fait état, par exemple, de 30% d'augmentation sur un an sur certains produits, tels que la viande surgelée, tels que les mouchoirs en papier, enfin des choses du quotidien finalement. Et on se demande jusqu'à quand les Français vont pouvoir subir cela.
–
Écoutez, là aussi, on a un gouvernement complètement inconscient, parce que moi, j'avais proposé la TVA à taux zéro, ce que vient de faire l'Espagne et le Portugal, sur les produits de première nécessité, qui auraient permis déjà de donner un coup d'arrêt. L'Espagne et le Portugal sont sortis du marché européen de l'électricité pour aligner leurs prix, non pas sur le gaz allemand, mais sur la production espagnole. –
Et
nous, on devrait faire la même chose, on diminuerait, on diviserait par 4 le prix de
l
'électricité pour nos artisans,
nos
boulangers. Comme ça,
du
jour au lendemain. Pourquoi ils ne le font pas
?
Parce qu'ils sont prisonniers de la Commission européenne, prisonniers de l'Allemagne, prisonniers aussi des distributeurs d'électricité qui s
'en
mettent plein les poches.
– Enfin, ils sont
prisonniers, ils se laissent prisonniers,
puisque il faut constater que l'Espagne est le Portugal en flotrement.
Et puis, moi, je n'exclurais pas, si j'étais au pouvoir, un blocage des prix sur certains produits où il y a des abus. Parce qu'il
y
a un moment où la puissance publique doit dire stop à la spéculation. Et là, on est dans la pure spéculation. Mais on s'interdit mentalement tout ça. Alors, je ne suis pas pour l'économie administrée. Mais Raymond Barre et Giscard d'Estaing, à un moment, pour casser l'inflation,
ont
fait ça. Provisoirement, et puis après, ils ont... Mais on ne peut pas accepter
que
des producteurs industriels et des grandes surfaces
mettent
la France à feu et à sang par abus de pouvoir, là aussi. Il
y a
un moment où la puissance publique devrait réagir. Alors, avec beaucoup de précautions. Attention, je ne suis pas pour un blocage des prix administratifs. Mais il y a des cas de circonstances exceptionnelles où sur certains produits, c'est inacceptable. Et j'écoutais hier un distributeur qui disait qu'il y
a
des abus d'industriels absolument ahurissants. Et notamment de multinationales étrangères. Donc, je ne
vois
pas pourquoi on ne devrait pas s'interdire de dire stop.
Alors,
Emmanuel Macron a pris la parole après les différentes manifestations et après le 49-3 pour donner sa vision des choses et faire comprendre que finalement, il ne changerait rien puisque tout allait très bien. Il a également évoqué les Français qui souffrent le plus sur le plan économique. Et je vous propose de revoir ce petit passage.
Ils
nous disent aussi, au fond, le travail ne paye pas assez. Alors là aussi, je vais vous dire, on a fait beaucoup de choses.
On
a fait, en 2019, la prime d'activité augmentée de 100 euros au niveau du SMIC. Jamais les SMICARD n'ont autant eu leur pouvoir d'achat augmenté depuis des décennies. On a augmenté ces 18 derniers mois, le SMIC en France, de 9,5%.
Plus
que l'inflation.
Bon,
si on l'écoute, finalement, il a tout bien fait. C'est nous qui
sommes ingrats. Écoutez,
la
première question à laquelle je n
'ai
rien à répondre,
parce
que quand un chef d'État ose dire
que
jamais depuis des décennies, les SMICARD n'ont eu autant de pouvoir d'achat, là, je pense qu'il n
'y a
plus rien à dire. C'est gravissime.
Parce
que les SMICARD affrontent une hausse des prix alimentaires de 30%, une augmentation de l'énergie de 15% pour le bouclier tarifaire, mais il y a aussi l'essence. Mais enfin, les bras m'en tombent, voilà. Et ça, c'est dramatique. Mais
dramatique.
Comment vous expliquez qu'Emmanuel Macron, enfin, les Français, ils savent bien ce qu'ils payent et ce qu'il leur reste à la fin du mois, si tant est qu'il leur reste quelque chose. Comment expliquez-vous que le président de la République qui fait face à un pays qui descend dans la rue, se dise,
je
vais leur dire qu'ils sont quand même un peu durs avec moi ?
Vous avez raison, mais je pense qu'ils vivent dans un monde parallèle. Et Jean-Louis Debré était sur une chaîne hier, avant-hier, et il disait que c'était un gouvernement de technocrates. Et c'est vrai, quand vous regardez leur profil, la plupart n'ont jamais été élus locaux, n'ont jamais eu de vrais mandats électifs,
c
'est-à-dire où vous vous confrontez à la réalité. J'ai été maire 22 ans.
Je
peux vous dire que, moi, je sais ce que c'est que d'arriver dans une salle et puis que les gens hurlent parce qu'ils ne sont pas d'accord avec une décision. Et que parfois, je les ai retirés, parfois je l'expliquais, parfois j'ai convaincu, parfois j'ai fait un référendum local. Voilà, j'ai eu un problème sur une patinoire que je voulais fermer. J'ai fait un référendum.
Et
puis, on a tranché le problème. Ce que je veux dire, c'est qu
'ils
sont hors du temps et de l'espace. Ils vivent dans un monde parallèle. Donc, ça va péter. Et je ne veux pas que ça pète. Donc, il faut trouver une issue politique.
Il
n
'y
a pas d'autre solution.
Alors,
si on sort de cette réforme des retraites, au vu des manifestations et des mouvements sociaux, il me semble qu'il y a quand même un lien. Il
y a
une semaine, l'Assemblée nationale a dû s'exprimer sur un texte de sécurité dans le cadre des Jeux olympiques. Vous avez d'ailleurs défendu un amendement pour supprimer l'article 7. Finalement, il a été adopté. Cette loi, qui n'est pas encore intégralement examinée par l'Assemblée, vise finalement à autoriser la vidéosurveillance algorithmique.
En
d'autres termes, c'est de la vidéosurveillance qui est retraitée derrière par une intelligence artificielle pour analyser les comportements des populations et détecter les anomalies de comportement. Vous pourrez d'ailleurs faire un laus là-dessus. Quelles sont vos craintes sur cette loi ?
J'ai voté contre. Bien sûr. Nous n'avons pas été nombreux. Je le regrette. Parce que,
si
vous voulez, je
pense
que notre société évolue
et
qu'au-delà de la droite et de la gauche,
il
y a des questions existentielles de liberté.
Je
crois à la responsabilité individuelle, à la liberté.
C
'est le propre de la France et de la démocratie. Et au nom d'une technologie, on est en train de partir dans un état totalitaire
à
la chinoise.
Et
ces caméras avec algorithme, nous n'avions pas les explications suffisantes du ministre. Je ne suis pas hostile par principe. Je suis suffisamment défenseur de la sécurité. Mais la sécurité doit être obtenue avec des garanties.
Et
nous n'avions pas les garanties. Et moi, j'en ai assez de signer des chèques en blanc. C'est-à-dire que, d'ailleurs, l'article 7 fait trois pages. Je n
'ai
jamais vu un article de loi faire trois pages.
Il
renvoie un décret. Il n
'y
a aucune précision sur ce qu'est un comportement anormal.
Et
moi, je ne veux pas vivre dans un pays, comme en Chine, avec un crédit social, des caméras partout. J'estime qu'on peut avoir la sécurité,
si
on a une justice ferme,
sans
tomber dans la surveillance généralisée. Et d'ailleurs, ce qui est paradoxal dans nos sociétés, c'est que les délinquants,
les
voyous, les trafiquants de drogue, les agresseurs sexuels sont en liberté
et
que toute la population est surveillée.
C
'est par exemple la fin de l'argent liquide, qui est programmée, qui est un grand danger. Philippe De Vidi en a beaucoup parlé.
C
'est cette société de surveillance de masse, orwellienne,
qui
paradoxalement aussi laisse les délinquants en liberté.
Donc
on a une inversion totale des valeurs. Et je voudrais vraiment que les Français fassent attention qu'au nom de la sécurité, on ne fasse pas n'importe quoi.
Mais alors, les Français peut-être, mais les politiques aussi. Parce
que finalement, si je peux me
permettre, on se rend compte avec la crise du Covid, avec cette loi, vous l'avez dit, qui a été adoptée, on a l'impression qu'il y a, si je devais caricaturer, mais c'est plus compliqué que ça, cette droite classique, qui est toujours avide de sécurité, mais qui ne se rend pas compte qu'au fur et à mesure, en fait, à force de mettre des points de sécurité partout, en réalité, elle renforce un pouvoir qui lui est antagoniste aujourd'hui et qui, parfois, peut être violent et prédateur.
– Bien sûr.
J
'ai regretté, et je le dis très clairement, que le Rassemblement National ait voté cet article. J'ai regretté que les Républicains l'aient voté et c'étaient les alliés d'Emmanuel Macron. Et pourquoi je le regrette ? Parce que,
ce
qui est paradoxal, j'ai lu des articles, tiens, dans Le Monde, le journal Le Monde, ce n
'est
pas un journal qui m
'est
favorable, très intéressant sur
la
montée des mafias
en
Europe et en France. Les Pays-Bas sont totalement gangrénés par les mafias de la drogue, la Belgique, le port d'Anvers.
Mais
là, on ne fait rien. En revanche, on redouble la géniosité pour surveiller les honnêtes gens.
C
'est une inversion totale. Et je ne veux pas donner à un pouvoir, quel qu'il soit, des moyens d'une surveillance généralisée des individus qui détruit la responsabilité individuelle et qui infantilise les gens. Et il
y
a un autre problème. On dit souvent, les Français ne veulent plus travailler, etc. Je crois surtout que le plus grand drame, c'est la négation de la responsabilité individuelle. On doit être responsable. C'est ça que je crois au mérite, je crois à la récompense du travail, je crois à l'école républicaine. Et ça, c'est en train d'être détruit. Donc, on est en train de nous transformer en consommateurs avachis, obéissants. Et on l'a vu pendant la crise du Covid.
Obéissants, finalement, on ne l'est plus trop.
C
'est paradoxal.
À la fois obéissants et puis casseurs. Et puis, vous voyez, ça participe d'un dérèglement. Et moi, je voudrais qu'on remette les choses d'équerre. C'est-à-dire, on lutte contre les trafiquants,
on
lutte contre les délinquants, on défend les honnêtes gens, on récompense le travail. Mais en même temps, on ne met pas en place une surveillance généralisée au service d'un pouvoir qui se maintient contre le peuple.
Parce
que c'est ça derrière. Vous n'en faites pas. C'est ça derrière. Et regardez, vous savez, le rêve de tous nos dirigeants de l'oligarchie, c'est quoi
?
C'est le parti communiste chinois
et
l'ultra-capitalisme chinois.
En
fait, c'est ça leur rêve. Et Philippe de Villiers l'a très bien expliqué. Un autre danger, je vous le dis, c'est la fusion de l'homme et de la machine.
L
'homme devient de plus en plus machine et la machine devient de plus en plus homme. C'est l'histoire de l'intelligence artificielle. Eh bien, la conscience humaine,
c
'est ce qui est le plus précieux pour nous. On va avoir le grand débat sur la fin de vie aussi. Tout se rejoint. Si vous regardez, et c'est passionnant et effrayant, mais c'est aussi le combat qu'on doit mener.
C
'est un nouveau combat. C'est tout se rejoint pour éliminer la conscience, pour automatiser les individus. Et bientôt, on nous supprimera les anciens parce qu'ils coûtent trop cher. On l'a fait dans les maisons de retraite au moment de la crise Covid. Je suis désolé de le dire aussi brutalement. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas pour des soins palliatifs, bien évidemment. Mais si vous regardez tous les petits avancés de la société actuelle,
il
n'y a pas de conscience où sont passés les grands intellectuels.
À
part quelques-uns comme Michel Onfray qui le dit et d'autres, mais où ils sont
?
Où ils sont
? Voilà.
Donc, le rôle, en tout cas mon rôle, moi,
puisque
vous soulignez le nombre d'années qui passent de mandat, c'est d'être libre. C'était positif, évidemment. Oui, mais en même temps, ça fait peur. Mais non, mais ce que je voudrais, en tout cas moi, ce que je voudrais, au moins que je puisse alerter la société française et nos électeurs, nos amis sur cette responsabilité individuelle. Soyez conscient, finalement. Soyez conscient, ne soyez pas dupes, ne soyez pas manipulés. C'est fondamental.
Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'être
venu jusqu'à
TV Liberté. Merci
à vous.
Merci à tous de nous avoir suivis. N'oubliez pas, si ce n
'est
pas déjà fait, je compte sur vous pour commenter, partager, bien sûr, cliquer sur le pouce en l'air. Tout cela améliore le référencement et participe à la diffusion de cette émission. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine. D'ici là, n'oubliez pas, portez-vous bien. À bientôt.