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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 2 avril 2023 40 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSécurité

Nicolas DUPONT-AIGNAN sur TV LIBERTÉS le 01/04/23

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 61 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21ComplaisanteRéponse partielle

    Ravie de vous retrouver cette nouvelle semaine pour un nouveau numéro du Samedi Politico.

  • 0:26OuverteRéponse partielle

    Au programme aujourd'hui, nous allons nous intéresser à cet embrasement général qui se déroule en France.

  • 2:04OuverteRéponse partielle

    Quel sentiment avez-vous à l'égard de ce groupe politique qui n'a plus tellement de sens, finalement ?

  • 2:25OuverteRéponse directe

    En cas de dissolution, quelle est la majorité alternative qui pourrait se profiler ?

  • 3:07RelanceÉludée

    ça, c'est complotiste, je l'ai déjà dit, parce qu'à chaque fois que quelqu'un dit quelque chose comme ça sur les plateaux, on vous dit que c'est complotiste.

  • 4:17OuverteRéponse directe

    Si la motion de censure avait été votée, peut-être qu'il y aurait eu une dissolution. En cas de dissolution, quelle est la majorité alternative qui pourrait se profiler ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30InvitéFait
    « L'exécutif n'a pas de majorité. Les Français ont élu Macron, mais n'ont pas voulu lui donner une majorité. »
  • 1:41InvitéFait
    « Le gouvernement n'a jamais accepté cela. Et donc, il veut toujours passer en force. »
  • 2:55InvitéFait
    « Cette réforme de retraite, elle n'a aucune justification financière, intérieure, on peut faire des économies ailleurs. »
  • 3:01InvitéFait
    « Elle vise simplement à obéir à Bruxelles. »
  • 3:13InvitéFait
    « Emmanuel Macron s'est engagé par écrit. »
  • 3:34InvitéChiffre
    « Il en manquait 9. »
  • 4:00InvitéFait
    « Éric Ciotti a fait une campagne en disant qu'il allait être le plus dur des opposants. Et puis, deux jours après, il va voir des abbés de borne et lui dire merci. »
  • 4:40InvitéPromesse
    « une nupesse patriote, si je puis dire, c'est-à-dire que si on avait une alliance, Rassemblement National, Debout la France, des républicains qui enfin coupent le cordon avec cette mélasse incompréhensible, quelques souverainistes, pourquoi pas, de gauche comme Michel Onfray, je pense que nous serions vainqueurs. »
  • 5:11InvitéFait
    « Emmanuel Macron a besoin de Mélenchon. Il a besoin de Mélenchon, il a besoin de l'extrême-gauche. »
  • 8:06InvitéFait
    « le rapport a été dissimulé par M. Le Maire pendant deux ans. »
  • 14:04InvitéFait
    « il a été réélu après une campagne truquée. Volé. Je dis volé quoi ? Souvenez-vous, il a refusé de débattre avec ses concurrents au premier tour. »
  • 15:44InvitéFait
    « Quand la CGT dit 3 millions, 2 millions, je pense qu'ils exagèrent. »
  • 18:42InvitéChiffre
    « il y a plus de 400 policiers gendarmes qui ont été blessés, agressés par des casseurs. »
  • 20:39InvitéFait
    « N'oubliez pas M. Benalla. Tout le monde, personne ne parle de M. Benalla. Mais M. Benalla, conseiller du président de la République, c'est ça qu'ils faisaient. »
  • 28:43InvitéPromesse
    « on a un gouvernement complètement inconscient, parce que moi, j'avais proposé la TVA à taux zéro, ce que vient de faire l'Espagne et le Portugal, sur les produits de première nécessité, qui auraient permis déjà de donner un coup d'arrêt. »
  • 29:06InvitéFait
    « L'Espagne et le Portugal sont sortis du marché européen de l'électricité pour aligner leurs prix, non pas sur le gaz allemand, mais sur la production espagnole. »
  • 31:31InvitéChiffre
    « les SMICARD affrontent une hausse des prix alimentaires de 30%, une augmentation de l'énergie de 15% pour le bouclier tarifaire, mais il y a aussi l'essence. »
  • 32:17InvitéFait
    « Jean-Louis Debré était sur une chaîne hier, avant-hier, et il disait que c'était un gouvernement de technocrates. »
  • 35:33InvitéFait
    « la fin de l'argent liquide, qui est programmée, qui est un grand danger. »
  • 36:26InvitéFait
    « J'ai regretté que les Républicains l'aient voté et c'étaient les alliés d'Emmanuel Macron. »
  • 36:43InvitéFait
    « Les Pays-Bas sont totalement gangrénés par les mafias de la drogue, la Belgique, le port d'Anvers. »
  • 36:51InvitéFait
    « En revanche, on redouble la géniosité pour surveiller les honnêtes gens. »
  • 37:05InvitéFait
    « Je ne veux pas donner à un pouvoir, quel qu'il soit, des moyens d'une surveillance généralisée des individus qui détruit la responsabilité individuelle et qui infantilise les gens. »
  • 37:16InvitéFait
    « Je crois surtout que le plus grand drame, c'est la négation de la responsabilité individuelle. »
  • 38:05InvitéFait
    « C'est le parti communiste chinois et l'ultra-capitalisme chinois. »
  • 38:19InvitéFait
    « Un autre danger, je vous le dis, c'est la fusion de l'homme et de la machine. »
  • 38:58InvitéFait
    « On l'a fait dans les maisons de retraite au moment de la crise Covid. »

Temps de parole

  • Invité71 %
  • Présentateur19 %
  • ?9 %

≈ 70,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:21
Présentateur

Ravie de vous retrouver cette nouvelle semaine pour un nouveau numéro du Samedi Politico. Au programme aujourd'hui, nous allons nous intéresser à cet embrasement général qui se déroule en France, dans cette France d'Emmanuel Macron. Les semaines se suivent, se ressemblent, s'aggravent, même peut-être, surtout depuis le 49.3 d'Elisabeth Borne le 16 mars dernier. Depuis, les Français sont dans la rue, ils ne décolèrent pas, ils ne veulent pas de cette réforme des retraites, mais surtout, ils veulent être entendus.

Nous allons voir tous ces aspects dans cette émission, mais avant toute chose, vous le savez, comme chaque semaine, pensez à la partager, à la commenter, et puis bien sûr, à cliquer sur le pouce en l'air. C'est parti. Bonjour

1:09
Invité

Élise Blaise.

1:10
Présentateur

Alors merci beaucoup d'être à nos côtés. Vous êtes le président de Debout la France, mais aussi député de l'Essonne depuis 26 ans. 26 ans, j'insiste, parce que vous avez déclaré récemment que vous n'aviez jamais connu une situation pareille dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale, dans tout ce temps et avec ses six mandats.

1:28
Locuteur

Oui,

1:29
Invité

je n

1:29
Locuteur

'ai

1:29
Invité

jamais vu ça. D'abord, il y

1:30
Locuteur

a

1:30
Invité

une raison objective. L'exécutif n'a pas de majorité.

1:36
Locuteur

Les

1:36
Invité

Français ont élu Macron, mais n'ont pas voulu lui donner une majorité.

1:40
Locuteur

Mais

1:41
Invité

le gouvernement n'a jamais accepté cela. Et donc, il veut toujours passer en force. Et passant en force,

1:46
Locuteur

avec

1:47
Invité

un mépris incroyable, il suscite des réactions très particulières d'un groupe LFI aussi

1:52
Locuteur

très

1:54
Invité

excessif,

1:55
Locuteur

qui

1:56
Invité

donne une mauvaise image de notre Assemblée. Voilà. Vous pouvez ajouter des LR qui ne savent pas où ils habitent, et vous comprenez que c'est compliqué.

2:04
Présentateur

Alors des LR que vous connaissez bien, puisqu'auparavant vous étiez à l'UMP jusqu'en 2007. On a vu très récemment, après le 49-3 d'Elisabeth Borne, le 16 mars dernier, qu'une motion de censure a été proposée au vote. Elle n'est pas passée à neuf voix. Vous, bien sûr, vous avez voté en sa faveur. Et le camp républicain était particulièrement divisé. Quel sentiment avez-vous à l'égard de ce groupe politique qui n'a plus tellement de sens, finalement ?

2:29
Invité

Vous savez, c'est intéressant.

2:31
Locuteur

J

2:32
Invité

'ai quitté les Républicains en 2007, après le traité de Lisbonne qui revenait sur le référendum

2:39
Locuteur

de 2005,

2:41
Invité

où les Français avaient voté non.

2:43
Locuteur

Et

2:43
Invité

en fait, il leur a fallu 15 ans

2:46
Locuteur

pour

2:48
Invité

que, à nouveau, là, l'ensemble du groupe explose sur, en fait, la question européenne. Parce que cette réforme de retraite, elle n'a aucune justification financière, intérieure, on peut faire des économies ailleurs. Elle vise simplement à obéir à Bruxelles. Et vous avez... Et

3:07
Présentateur

ça, c'est complotiste, je l

3:08
Locuteur

'ai

3:08
Présentateur

déjà dit, parce qu'à chaque fois que quelqu

3:09
Locuteur

'un dit quelque

3:11
Présentateur

chose comme ça sur

3:12
Locuteur

les plateaux, on

3:12
Présentateur

vous dit que c'est complotiste.

3:13
Invité

Emmanuel Macron s'est engagé par écrit. Bon. Et les dirigeants LR qui approuvent cette Europe de Bruxelles, qui ont signé tous les traités, c'est pour ça que j'étais parti.

3:23
Locuteur

Eh

3:24
Invité

bien, c'est normal qu'ils approuvent cette réforme et qu'ils suivent Macron. Mais heureusement, il y a quelques résistants et des députés, des jeunes députés LR.

3:32
Locuteur

Il

3:32
Invité

y en a eu 19, je crois. Il en manquait. Il en manquait 9. Une députée non inscrite qui aurait dû voter quand même la censure. Deux députés centristes qui auraient pu voter la censure. Trois. Il en manquait six. Rien du tout.

3:45
Locuteur

Mais

3:45
Invité

c'est le naufrage des républicains

3:48
Locuteur

qui

3:49
Invité

sont maintenant les alliés objectifs de Macron. Et moi, j'appelle ceux qui n'ont pas accepté cette trahison de leurs électeurs, parce qu'ils sont quand même présentés devant leurs électeurs comme opposition. Éric Ciotti a fait une campagne en disant qu'il allait être le plus dur des opposants. Et puis, deux jours après, il va voir des abbés de borne et lui dire merci. Donc, j'appelle tous ces républicains à rejoindre Debout la France ou à rejoindre d'autres mouvements pour former la grande coalition patriote, républicaine. Quelle est la seule solution pour demain ?

4:17
Présentateur

Oui, alors justement, si la motion de censure avait été votée, peut-être qu'il y aurait eu une dissolution. Ce n'était pas obligatoire, il faut bien le rappeler. En cas de dissolution, quelle est la majorité alternative qui pourrait se profiler ? Parce que, pour le moment, effectivement, Emmanuel Macron a une majorité relative, mais personne n'a véritablement une formation capable

4:37
Locuteur

de

4:37
Présentateur

prendre la majorité.

4:38
Invité

Mais

4:38
Locuteur

moi,

4:38
Invité

Élise Blais, je suis convaincu

4:39
Locuteur

qu

4:40
Invité

'une nupesse patriote, si je puis dire, c'est-à-dire que si on avait une alliance, Rassemblement National, Debout la France, des républicains qui enfin coupent le cordon avec cette mélasse incompréhensible, quelques souverainistes, pourquoi pas, de gauche comme Michel Onfray, je pense que nous serions vainqueurs. Parce que les Français ont très bien compris

5:03
Locuteur

qu

5:04
Invité

'il n'y avait rien à attendre de ce mauvais tango

5:06
Locuteur

entre

5:07
Invité

Macron et Mélenchon. Parce que c'est ça qui détruit le pays aujourd'hui. C'est qu'Emmanuel Macron a besoin de Mélenchon. Il a besoin de Mélenchon, il a besoin de l'extrême-gauche.

5:18
Locuteur

Vous avez vu le jeu... C'est besoin parce que l'extrême

5:19
Présentateur

-gauche dit que Macron a besoin de Mme Le Pen.

5:21
Invité

Oui, mais parce que l'extrême-gauche fait une fixation sur le Rassemblement National et n'a toujours pas compris que son électorat populaire vote Debout la France ou RN. Ils n

5:31
Locuteur

'ont

5:31
Invité

toujours pas compris. Donc, je crois qu'en fait, là, cette crise des retraites, cette énorme crispation nerveuse, fait prendre conscience aux Français

5:44
Locuteur

qu

5:45
Invité

'il faut tourner la page et que Macron-Mélenchon nous entraîne vraiment dans un drame. On l'a vu avec les manifestations, ils se nourrissent les uns les autres, la violence des

5:57
Locuteur

uns... On va y revenir, on va y revenir. C

5:58
Invité

'est terrible.

5:59
Présentateur

Dans cet équipage patriote, cette nupesse patriote, comme vous dites, est-ce que vous mettez Éric Zemmour ou pas ?

6:04
Invité

Sur les retraites, j'avoue que j'ai été un peu choqué de cette position. Je le dis franchement parce qu'il soutient les 64 ans, il soutient, il a dit qu'il fallait qu'Emmanuel Macron tienne bon. Je m'interroge et je pense qu'il tombe dans le piège, dans la propagande qui fait croire que cette réforme des retraites est indispensable alors que jusqu'en 2029, les régimes sont largement équilibrés

6:28
Locuteur

et

6:29
Invité

qu'ensuite, il y a des économies à faire ailleurs,

6:32
Locuteur

bien

6:32
Invité

plus importantes, les 10 milliards des fausses cartes vitales, les 10 milliards versés à l'Union européenne, les 15 milliards payés pour rémunérer les banques parce que M. Le Maire et M. Macron, depuis qu'ils les sont arrivés, empruntent une partie de la dette de la France, non pas à taux fixe,

6:50
Locuteur

mais

6:51
Invité

à taux variable indexé sur l'inflation. Est-ce qu'Élise Blaise, si vous achetez une maison ou une voiture, vous allez emprunter à 3%

6:57
Locuteur

taux

6:58
Invité

fixe, sûr que ça n'augmentera jamais,

7:00
Locuteur

ou

7:01
Invité

alors vous allez emprunter à 9% taux variable indexé sur l'inflation en zone euro ?

7:06
Locuteur

La

7:06
Invité

réponse est... Voilà,

7:07
Locuteur

c'est très simple. Ça paraît

7:09
Invité

compliqué, mais c'est très simple. Eh bien, l'État, avec notre argent... Et comment vous expliquez que l'État fasse un choix... Pour faire un cadeau au marché financier ou aux banques, à leurs amis banquiers

7:17
Locuteur

? C

7:18
Invité

'est de la prévarication en bande organisée. C'est gravissime. Enfin, c'est de la trahison. C'est de

7:22
Locuteur

la

7:22
Invité

haute trahison. Mais ce qui est extraordinaire, c'est que j'essaye d'en parler dans tous les médias classiques,

7:27
Locuteur

du

7:28
Invité

système, comme on dit.

7:29
Locuteur

Je

7:30
Invité

n

7:30
Locuteur

'ai

7:30
Invité

pas le droit d'en parler. On me dit, mais non, mais... Mais c'est une exception française, ça ? Non, d'autres le font. C'est un système financier qui a mis main basse sur les peuples. Et vous savez, s'il y a tant de protestations, aussi de gauche et d'extrême-gauche,

7:46
Locuteur

c

7:46
Invité

'est parce que,

7:47
Locuteur

à

7:48
Invité

force de tirer sur la corde de l'injustice sociale, à force de nourrir des concessions d'autoroutes qui nous raquettent, sans aucune justification, il y a eu enfin un

7:58
Locuteur

rapport... Pour ça,

7:58
Présentateur

ce n

7:58
Locuteur

'est

7:58
Présentateur

pas Macron qui est pour quelque chose,

8:00
Locuteur

c

8:00
Présentateur

'était

8:00
Locuteur

fait avance. Oui, mais le

8:01
Invité

rapport a été dissimulé par M. Le Maire

8:03
Locuteur

pendant

8:04
Invité

deux ans. Et il vient d'avouer que... Voilà, on pourrait supprimer les péages là, comme je l'avais promis. Et je l'avais dit pendant la présidentielle, on m

8:10
Locuteur

'avait

8:10
Invité

dit que je racontais,

8:12
Locuteur

que

8:12
Invité

je... Pas du tout. Il

8:13
Locuteur

y a

8:13
Invité

un rapport de l'inspection des finances qui a été caché.

8:16
Locuteur

Donc, il

8:17
Invité

y a une oligarchie

8:18
Locuteur

qui

8:19
Invité

raquette le peuple,

8:20
Locuteur

qui

8:21
Invité

pille le peuple. Eh

8:22
Locuteur

bien,

8:22
Invité

il

8:22
Locuteur

y a

8:22
Invité

un moment, ça peut mal finir. Et ce que je souhaite, moi,

8:26
Locuteur

c

8:27
Invité

'est qu'on ait une sortie de crise raisonnable. Vous voyez ce que je veux dire ? Quand il y a des abus,

8:31
Locuteur

il

8:32
Invité

y a souvent des révolutions violentes.

8:35
Locuteur

Et

8:35
Invité

qui font perdre du temps aussi au pays. Donc, entre l'abus de pouvoir et la révolution violente, il y a urgence à offrir cette alternative patriote, républicaine, raisonnable, sérieuse, que les Français attendent. Et pour ça, j'aimerais que toutes les personnalités, vous savez, mon vieux combat pour que les uns et les autres s'entendent.

8:57
Locuteur

Et

8:57
Invité

qu'il n

8:57
Locuteur

'y

8:57
Invité

ait pas... Par exemple, je ne souhaite pas qu'aux Européennes, il y ait une Nice-Philippo, une Nice-Astineau, une Nice-Zemmour, une Nice-Le Pen, une Nice-Dupont-Aignan. Enfin, il

9:07
Locuteur

faut

9:07
Invité

arrêter.

9:08
Locuteur

Donc,

9:09
Invité

voilà. Mais avant les Européennes, juin 2024, je pense qu'il faut une issue politique urgente.

9:14
Locuteur

Avec

9:14
Invité

des législatives. Il y a trois solutions.

9:18
Locuteur

Le

9:18
Invité

retrait de la réforme.

9:19
Locuteur

Si

9:20
Invité

on avait un sage à la tête de l'État.

9:23
Locuteur

Mais

9:23
Invité

il veut le chaos. Il se nourrit du chaos, il enjouit. Le référendum d'initiative partagée que j'avais proposé, alors la gauche, maintenant, l'a reproposé, évidemment, sans nos signatures, parce qu'ils sont sectaires, mais qu'importe. Mais il va tout faire pour le bloquer.

9:39
Locuteur

Et

9:39
Invité

puis, il faut 4,9 millions de

9:40
Locuteur

signatures. Ça n'a jamais

9:40
Présentateur

marché, de toute façon.

9:41
Invité

Il faut les obtenir. Mais ça prend 9 mois. Et la situation ne peut pas attendre 9 mois. Bien

9:45
Présentateur

sûr.

9:45
Invité

La dissolution, mais il ne

9:47
Locuteur

veut

9:47
Invité

pas la faire parce qu'il va revenir avec moi, une députée qui n'a. Pour le moment. Voilà. Donc, soit il retire le projet, soit il y

9:54
Locuteur

a

9:54
Invité

le référendum, soit la dissolution, soit à la fin, il reste quoi ?

9:57
Locuteur

Il

9:57
Invité

reste deux choses. La rue.

10:00
Locuteur

Je

10:00
Invité

n'aime pas la violence de la rue.

10:03
Locuteur

Et

10:03
Invité

la destitution.

10:05
Locuteur

Et je

10:06
Invité

n

10:06
Locuteur

'ai

10:06
Invité

jamais été, au départ, favorable à la destitution, parce que c'est un acte très grave, de dernier recours. Mais si Emmanuel Macron, je le dis solennellement, si Emmanuel Macron ne fait pas un geste,

10:17
Locuteur

s

10:17
Invité

'il ne demande pas l'arbitrage du peuple, eh bien, il faudra lancer la destitution de cet homme dangereux et déséquilibré à la tête de l'État.

10:24
Présentateur

Alors, si je peux me permettre, vous connaissez, vous savez ce que je vais vous dire. Quand on n

10:27
Locuteur

'est

10:27
Présentateur

pas capable de voter une motion de censure contre un gouvernement, on a peu de chances

10:30
Locuteur

quand même de faire voter une destitution. Je dis

10:31
Invité

toujours, Élise Blaise, à ceux qui me demandaient de lancer la destitution. Mais là,

10:36
Locuteur

je

10:37
Invité

pense qu'il faut le menacer de destitution

10:39
Locuteur

pour

10:40
Invité

qu'il sorte

10:40
Locuteur

sa

10:41
Invité

carte institutionnelle prévue par les institutions de la Ve. La Ve République donne... Il

10:48
Locuteur

y

10:48
Invité

a un très bon article d'Arnaud Tessier dans un journal, Le Figaro, pourquoi pas le citer, qui explique très bien que la Ve République donne d'immenses pouvoirs au président,

10:57
Locuteur

mais

10:58
Invité

que le président de la République

10:59
Locuteur

doit

11:01
Invité

demander l'arbitrage du peuple en échange de ses pouvoirs. Or, ils ont pris les pouvoirs depuis 2005,

11:08
Locuteur

le

11:09
Invité

référendum qu'ils ont perdu.

11:10
Locuteur

Ils

11:11
Invité

ne veulent plus du référendum. Ils ont pris les pouvoirs, mais ils ne veulent plus du peuple.

11:13
Locuteur

Et

11:14
Invité

ça ne marche pas comme ça, la Ve. Ils abusent de la Constitution. Ils usent et abusent de la Constitution. Et c'est pour ça que si Macron ne dissout pas, ne fait pas un référendum ou ne retire pas, il faudra lancer la destitution.

11:25
Locuteur

Alors,

11:26
Présentateur

vous parliez d'institutions. Là, aujourd'hui, c

11:28
Locuteur

'est

11:28
Présentateur

le Conseil constitutionnel qui va devoir se prononcer sur le texte de projet de loi sur la réforme des retraites. Est-ce que vous en attendez quelque chose

11:36
Locuteur

? Pas

11:37
Invité

grand-chose. Enfin, je pense que le Conseil constitutionnel pourrait très bien annuler toute la loi parce que la procédure qui a été retenue,

11:44
Locuteur

pour

11:45
Invité

moi, est un détournement de l'esprit de la procédure.

11:48
Locuteur

Le

11:48
Invité

47.1,

11:50
Locuteur

c

11:51
Invité

'est une procédure pour les lois de sécurité sociale, rectificative.

11:55
Locuteur

Et

11:56
Invité

pas du tout

11:56
Locuteur

pour

11:57
Invité

une réforme des retraites. Donc, on a appris ça, si vous avez fait un peu de droit public, le détournement de procédure en droit administratif, c'est archi connu. Donc là, c'est un détournement de procédure institutionnelle. Mais,

12:10
Locuteur

est

12:11
Invité

-ce qu'il osera

12:12
Locuteur

? J

12:13
Invité

'en sais rien.

12:14
Locuteur

Est

12:15
Présentateur

-ce qu'il osera dire que le droit n'a pas été respecté ?

12:17
Invité

Que l'esprit

12:19
Locuteur

n

12:20
Invité

'a pas été respecté. Mais il a souvent été audacieux.

12:24
Locuteur

Mais

12:24
Invité

est-ce qu'il a souvent été audacieux contre ses amis

12:26
Locuteur

?

12:27
Invité

Rarement. Souvenez-vous du Covid,

12:29
Locuteur

où

12:30
Invité

le Conseil constitutionnel a été en dessous de tout puisqu'il a accepté la privation de liberté totalement anti-constitutionnelle. Donc, moi, j'avoue que

12:37
Locuteur

je

12:37
Invité

n

12:37
Locuteur

'ai

12:37
Invité

pas beaucoup d'espoir dans le Conseil constitutionnel. Maintenant, on verra.

12:41
Locuteur

À

12:42
Invité

moins qu'Emmanuel Macron lui ait téléphoné pour lui demander de lui sauver la face et d'annuler la loi. Mais j'en doute quand même. On verra. Je n'en sais rien.

12:50
Présentateur

Ce que vous voulez dire, c'est que finalement, ça serait une façon pour Emmanuel

12:53
Locuteur

Macron

12:54
Présentateur

de reculer sans reculer.

12:55
Invité

Exactement. Maintenant, je ne crois pas que le rôle du Conseil constitutionnel soit de faire de la politique. Son rôle, c'est de faire le droit. C'est de dire le droit, pardon. Et la Constitution, on peut tout lui faire dire. Voilà. Moi, je crois que l'issue aujourd'hui, au point où on en est,

13:10
Locuteur

je

13:10
Invité

suis très impressionné

13:11
Locuteur

par

13:13
Invité

l'état de détestation

13:17
Locuteur

par

13:17
Invité

la France profonde

13:18
Locuteur

d

13:20
Invité

'Emmanuel Macron. Je le comprends puisque je l'ai toujours eu. Mais je ne pensais pas que mes concitoyens me rejoindraient si vite.

13:29
Locuteur

Parce

13:29
Invité

que je l'ai dit avant les autres, quand même. Je l'ai dit pendant la crise des gilets jaunes. On m'a accusé d'être... Je l'ai dit pendant la crise du Covid. J'étais un peu seul. Et là, je pense que les Français s'aperçoivent qu'Emmanuel Macron est le problème.

13:45
Locuteur

Et

13:46
Invité

que je pense, si on y réfléchit, Lisbeth, je ne

13:48
Locuteur

sais

13:48
Invité

pas, vous me direz, je ne

13:51
Locuteur

suis

13:51
Invité

pas sûr qu'on ait eu ce cas-là depuis la fondation de la Ve République, c'est-à-dire un homme à la tête de l'État

13:58
Locuteur

qui

13:58
Invité

n'est pas capable d'être président. Objectivement. Pour toi, il a été réélu ? Eh oui.

14:04
Locuteur

Mais

14:04
Invité

il a été réélu après une campagne truquée. Volé. Je dis volé quoi ? Souvenez-vous, il a refusé de débattre

14:12
Locuteur

avec

14:12
Invité

ses concurrents au premier tour.

14:14
Locuteur

Il

14:14
Invité

a refusé de répondre aux questions des journalistes. Il a instrumentalisé la guerre en Ukraine pour échapper

14:21
Locuteur

aux

14:22
Invité

questions.

14:24
Locuteur

Et

14:24
Invité

les médias français, des oligarques, ont eu une responsabilité écrasante dans ce déni de démocratie, de débat du moins. Donc il y a eu une élection très superficielle.

14:36
Locuteur

Je

14:36
Invité

ne dis pas qu'il n

14:37
Locuteur

'a

14:37
Invité

pas été élu. Il a été élu. Bien sûr, bien sûr. Légalement. Mais il n'a pas puisé dans cette nouvelle élection une légitimité.

14:44
Locuteur

Et

14:44
Invité

la preuve ?

14:45
Présentateur

Et il n'en a pas non plus tiré les conclusions.

14:47
Invité

Oui, mais la preuve, c'est que six semaines après, il n'a pas eu de majorité, ce qui n'est jamais arrivé. Donc, ça veut dire qu'on a eu une élection volée. Et qu'aujourd'hui, il le paye très cher. Il n'a pas la légitimité. Il a la légalité, il n'a plus la légitimité.

15:02
Présentateur

Mais est

15:02
Locuteur

-ce

15:02
Présentateur

qu'il le paye vraiment ? Parce qu'à chaque fois, on me dit ça, Emmanuel Macron est en difficulté, Emmanuel Macron le paye. Est-ce que vous avez l'impression qu'il est en souffrance, notre président ?

15:10
Locuteur

Ah,

15:10
Invité

le drame, c'est qu'il ne l'est pas. Qu'il est tellement déséquilibré psychologiquement, je pense, qu'il ne l'est pas.

15:16
Locuteur

Qu

15:16
Invité

'il en joue. Et qu'il sait qu'il a une institution, il use et il abuse des institutions de la 5e, puisqu'il prend les

15:23
Locuteur

pouvoirs

15:23
Invité

sans prendre

15:24
Locuteur

les

15:25
Invité

devoirs.

15:26
Locuteur

En

15:27
Invité

fait, c

15:27
Locuteur

'est

15:27
Invité

ça. Mais,

15:30
Locuteur

qu

15:30
Invité

'est-ce qu'on peut faire là

15:31
Locuteur

?

15:32
Invité

Donc, et c'est pourquoi d'ailleurs,

15:34
Locuteur

il

15:34
Invité

y a tant de gens dans la rue. parce qu

15:36
Locuteur

'on

15:37
Invité

ne peut pas avoir pendant 10

15:38
Locuteur

journées

15:40
Invité

de mobilisation, plus d'un million de Français dans la rue au titre de la prévision de police. Alors, je ne rejoins pas les chiffres de la CGT qui sont souvent excessifs. Quand la CGT dit 3 millions, 2 millions, je pense qu'ils exagèrent.

15:51
Locuteur

Alors,

15:51
Présentateur

décharge, c'est le jeu. À force de descendre avec les chiffres officiels, les autres font l

15:55
Locuteur

'inverse.

15:56
Invité

En gros, il y a toujours eu, sur les 10 journées de mobilisation, plus d'un million de personnes en semaine dans la rue. Mais c'est colossal. Avec des gens qui font grève et qui perdent

16:05
Présentateur

de

16:05
Locuteur

fait des

16:05
Présentateur

morceaux

16:06
Locuteur

de salaire. Donc,

16:06
Invité

ce n

16:07
Locuteur

'est

16:07
Invité

pas simplement un mouvement d'extrême-gauche. Le gouvernement, en dernier ressort, essaye de faire monter les casseurs pour créer un autre débat sur la violence. Mais ce n

16:15
Locuteur

'est

16:15
Invité

pas ça, le problème. Le problème, c'est un pays qui souffre, qui n'en peut plus,

16:20
Locuteur

qui

16:20
Invité

est gouverné par quelqu'un et par une équipe très méprisante

16:23
Locuteur

et

16:24
Invité

qui met en danger l'équilibre du pays. Alors qu'il

16:26
Locuteur

y a

16:26
Invité

des problèmes non résolus.

16:28
Locuteur

Les

16:28
Invité

charges des PME, la destruction de l'éducation nationale, le prix de l'énergie pour nos artisans. Le système de santé. Le système de santé. Enfin, il y a des défis colossaux. La guerre en Ukraine, le déplacement des industries vers les États-Unis.

16:46
Locuteur

Enfin,

16:47
Invité

le monde bouge.

16:49
Locuteur

Et

16:50
Invité

qu'est-ce qu'on fait, nous

16:50
Locuteur

? On

16:51
Invité

a la grève des ordures, la honte de la France. On annule la visite de Charles III qui va en Allemagne. Enfin, c'est très grave. Moi, je souffre pour mon pays, mais comme jamais.

17:01
Locuteur

Alors,

17:02
Présentateur

vous l'avez évoqué tout à l'heure, c'est déjà dix manifestations qui se sont déroulées en France contre cette réforme des retraites. Mais sans doute pas seulement. Cette réforme des retraites agit plus comme une goutte d'eau, sans doute. On est quatre ans après les Gilets jaunes et on revoit effectivement apparaître des accusations de violences policières. Je vous propose de regarder quelques images assez dures et vous allez nous les commenter. Évidemment, ces scènes ont été rapprochées.

18:29
Locuteur

Elles

18:29
Présentateur

ne se passent pas le même jour, au même endroit, etc. Donc, il y

18:31
Locuteur

a

18:31
Présentateur

un effet de masse. Mais quand on voit ces images, quand même, on se dit que les ordres que reçoivent les forces de l'ordre, précisément, doivent être un peu péchus.

18:40
Locuteur

–

18:41
Invité

Alors, deux choses. D'abord, il y a plus de 400 policiers gendarmes qui

18:45
Locuteur

ont

18:45
Invité

été blessés, agressés par des casseurs. Ne les oublions pas.

18:50
Locuteur

– Gérald Darmanin dit

18:51
Présentateur

891

18:52
Locuteur

en tout avec les gendarmes. Et

18:54
Présentateur

je me permets de vous interrompre. Depuis le 49-3, ce qui est assez amusant, parce que ça veut

18:59
Locuteur

dire qu'ils notent

19:00
Présentateur

bien que c'est là où ça

19:01
Locuteur

a commencé. – Ces images sont

19:02
Invité

inacceptables.

19:03
Locuteur

Et

19:03
Invité

c'est parce que j'ai toujours défendu la police et la gendarmerie, qui sont exemplaires à 99,9% des cas,

19:11
Locuteur

que

19:12
Invité

moi, j'ai le courage de dire

19:13
Locuteur

qu

19:14
Invité

'elles déshonorent la police et qu'il faut des sanctions. Mais est-ce que c'est des sanctions qu'il faut parce que ce ne sont pas des ordres qui ont été donnés

19:21
Locuteur

? Ce

19:23
Invité

que je veux dire, c'est que je connais bien les CRS. Ce sont des gens sérieux, respectueux des règles et très prudents.

19:30
Locuteur

Mais

19:31
Invité

il y a autre chose.

19:32
Locuteur

Il

19:33
Invité

y

19:33
Locuteur

a

19:33
Invité

eu des directives données.

19:36
Locuteur

Et

19:37
Invité

le gouvernement a renoué avec les méthodes du préfet Lallemand et de M. Castaner,

19:42
Locuteur

qui

19:43
Invité

n'ont rien à voir avec la police française, habituelle.

19:46
Locuteur

C

19:46
Invité

'est-à-dire…

19:47
Locuteur

– Ça fait

19:47
Présentateur

quand même plus de 4 ans maintenant.

19:49
Locuteur

– Non, non, mais c'est toujours les mêmes méthodes.

19:52
Invité

C'est-à-dire, vous avez une police républicaine, des CRS qui font bien leur travail. Et puis vous avez quelques individus sur des motos

20:01
Locuteur

à

20:01
Invité

qui on doit donner des instructions, parce qu

20:03
Locuteur

'ils

20:03
Invité

ne le font pas comme ça, d'aller

20:05
Locuteur

tabasser

20:07
Invité

des manifestants.

20:09
Locuteur

C

20:09
Invité

'est inacceptable. Parce que ça déshonore la police et les gendarmes qui travaillent bien et qui, eux, n'ont jamais fait ça et qui subissent les agressions des casseurs.

20:18
Locuteur

Et

20:18
Invité

parce que, de surcroît, on instrumentalise, le gouvernement instrumentalise des casseurs,

20:23
Locuteur

car

20:23
Invité

je persiste et je signe, je suis le seul à le dire, publiquement, beaucoup le pensent, les casseurs pourraient être empêchés d'arriver sur les manifs. Ce n

20:32
Locuteur

'est

20:32
Invité

pas par hasard qu'ils sont arrivés place de l'opéra en tête de cortège. C'était la même méthode avec les gilets jaunes. N'oubliez pas M. Benalla.

20:41
Locuteur

Tout

20:42
Invité

le monde, personne ne parle de M. Benalla.

20:44
Locuteur

Mais

20:44
Invité

M. Benalla, conseiller du président de la République, c'est ça qu'ils faisaient. Donc, c'est une marque de fabrique macroniste,

20:52
Locuteur

d

20:53
Invité

'instrumentalisation de quelques têtes brûlées pour dresser les uns contre les autres et incarner le parti de l'ordre. C'est dangereux. C'est dangereux pourquoi ? Parce que les premières victimes des casseurs qu'on laisse rentrer dans les manifs, ce sont nos policiers et nos gendarmes qui en ont ras-le-bol à juste titre d'être amochés

21:11
Locuteur

et

21:12
Invité

qui subissent.

21:13
Locuteur

Et

21:13
Invité

on aurait pu montrer des images d'eux. Les deuxièmes victimes,

21:17
Locuteur

ce

21:17
Invité

sont des manifestants pacifiques qui se prennent

21:19
Locuteur

des

21:20
Invité

comportements insupportables de quelques individus sur leur moto.

21:24
Présentateur

Si je peux me permettre,

21:26
Locuteur

les individus en

21:27
Présentateur

moto, vous faites référence à la

21:28
Locuteur

Brave M.

21:30
Présentateur

Là, on a vu dans les images, ce n

21:31
Locuteur

'est

21:31
Présentateur

pas systématiquement ces policiers-là.

21:33
Locuteur

Non,

21:34
Invité

mais la plupart du temps, c'était eux. Et puis, il

21:35
Locuteur

y

21:35
Invité

a eu quelques autres. Mais vous avez raison. Mais donc, moi, je dis, un, il faut se souvenir de ce qu'a fait le préfet Grimaud qui a été exemplaire pendant mai 68, parce qu'il a été d'une fermeté absolue et qui n'a jamais favorisé les provocations, comme le font aujourd'hui, comme le fait le gouvernement. Ce que je remarque aussi,

21:56
Locuteur

et

21:56
Invité

qui devraient tous nous faire réfléchir, c'est qu'il y a eu huit manifestations où tout s'est très bien passé. Le préfet Lunez, qui est un homme tout à fait sage, a mis en place un dispositif qui a empêché les casseurs, qui a protégé, qui n'a pas créé de débordement.

22:11
Locuteur

Et

22:11
Invité

puis, comme par hasard, quand le 49-3 est passé, on a le sentiment que le préfet Lunez a reçu des instructions différentes.

22:18
Présentateur

– On vous répondrait, oui, c'est parce que la rue a été plus violente parce que le 49-3

22:22
Locuteur

a été passé. – Non, il n'y a pas

22:23
Invité

mille casseurs qui se retrouvent place de l'Opéra, par hasard. Ne me dites pas ça. Souvenez-vous, quand il y

22:29
Locuteur

a

22:29
Invité

eu l'affaire de l'Arc de Triomphe, pendant les Gilets jaunes, j'ai dit un jour, et je ne l'ai pas prémédité, j'ai dit aux salles des 4 colonnes à l'Assemblée, les petits casseurs de M. Castaner.

22:40
Locuteur

Ça

22:40
Invité

a créé un tollé. Et M. Castaner a organisé une conférence de presse spécialement pour me répondre.

22:44
Présentateur

– Oh, bah,

22:45
Locuteur

quelle

22:46
Invité

chance. – Quelle chance. Pour dire qu'il portait plainte pour diffamation contre moi et qu'il allait me faire condamner.

22:53
Locuteur

Je

22:53
Invité

n

22:53
Locuteur

'ai

22:53
Invité

jamais eu de plainte pour diffamation. Parce que moi, j'avais mes informations. Je n

22:59
Locuteur

'ai

22:59
Invité

rien du plus. Je n

23:00
Locuteur

'ai

23:00
Invité

pas voulu mettre de vie sur le feu. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que moi, j'en ai assez de cette façon de dresser les Français les uns contre les autres. On a une police

23:10
Locuteur

qui

23:10
Invité

subit des attaques permanentes dans nos banlieues, des attaques de l'extrême gauche, des attaques des casseurs. Le rôle des forces de l'ordre et le rôle du maintien de l'ordre, c'est de

23:22
Locuteur

gérer

23:24
Invité

avec beaucoup de finesse. Ce n

23:25
Locuteur

'est

23:25
Invité

pas facile.

23:26
Locuteur

Mais

23:27
Invité

de ne pas laisser faire ça. Et je demande des sanctions quand il y a... Mais pourquoi il n

23:31
Locuteur

'y a

23:31
Invité

pas de sanctions

23:32
Locuteur

? Peut

23:34
Invité

-être parce qu'il y

23:34
Locuteur

a

23:34
Invité

des ordres

23:35
Locuteur

? Et

23:36
Invité

donc, on fait jouer à certains policiers un rôle qui n'est pas le leur dans une démocratie, dans une république. Et qui déconsidère nos amis policiers, qui déconsidère l'image de la France à l'international. Et qui, en plus,

23:46
Locuteur

est

23:47
Invité

en train de dresser une jeunesse

23:51
Locuteur

et

23:51
Invité

de la jeter dans les bras de l'extrême gauche.

23:54
Locuteur

Donc,

23:54
Invité

c'est complètement con. Pardonnez-moi l'expression. Désolé, pardonnez-moi, chers auditeurs. C'est complètement bête de laisser faire des enchaînements de violences qui vont déstabiliser la société française.

24:06
Locuteur

Vous

24:07
Présentateur

parliez de la jeunesse. Justement, l'arrivée des jeunes dans les cortèges, c

24:09
Locuteur

'est

24:09
Présentateur

un problème pour le maintien de l'ordre. Parce que

24:11
Locuteur

c

24:12
Présentateur

'est beaucoup plus difficile.

24:13
Invité

Et des jeunes radicalisés, des jeunes instrumentalisés par une extrême gauche violente. Donc, je veux être très précis. Je condamne totalement cette extrême gauche violente.

24:21
Présentateur

Mais c'est quoi, cette extrême gauche violente

24:23
Locuteur

? C'est les blagues blocs dont vous parlez ? Non, non.

24:25
Invité

C'est aussi des antifas de mouvements comme le NPA, d'extrême gauche, qui ne sont jamais condamnés par la justice, qui utilisent des slogans scandaleux, la police tue et tout, qui est inacceptable, bien évidemment. Donc, on a... C'est ça qui est paradoxal.

24:42
Locuteur

On

24:43
Invité

a une violence d'extrême gauche qui n

24:46
Locuteur

'est

24:46
Invité

jamais sanctionnée par la justice ni par la police,

24:50
Locuteur

qui

24:51
Invité

s'en prend d'ailleurs à des députés RN, qui a empêché Éric Zemmour scandaleusement d'arriver à un endroit, qui nous interdit d'aller, nous, moi, dans certains instituts d'études politiques ou

25:01
Locuteur

dans certaines

25:02
Invité

facultés. Enfin, il

25:03
Locuteur

y a

25:03
Invité

une espèce de totalitarisme d'extrême gauche.

25:06
Locuteur

Il

25:07
Invité

y a des casseurs qu'on pourrait isoler. C'est curieux, pendant les Coupes du Monde, on arrive à les isoler. –

25:12
Locuteur

Pas

25:12
Invité

au Stade de France. – Non, mais pour le foot. Enfin, au Stade de France, c'est autre chose.

25:15
Locuteur

–

25:15
Invité

Bien sûr. – C'est qu'il y

25:16
Locuteur

a

25:16
Invité

eu des dysfonctionnements profonds du maintien de l'ordre. Et qu'il y

25:19
Locuteur

a

25:19
Invité

eu un comportement scandaleux du ministre de l'Intérieur qui a accusé des supporters anglais alors que c'était... – Et qui n

25:25
Locuteur

'est

25:25
Invité

jamais revenu dessus. – Et que c'était la racaille de Seine-Saint-Denis qui avait agi. Donc, vous voyez, tout ça est très malsain. Moi, je demande l'ordre juste

25:34
Locuteur

et

25:35
Invité

qu

25:35
Locuteur

'on

25:35
Invité

s'appuie sur une police qui est la nôtre, républicaine et qui est exemplaire la plupart du temps.

25:38
Locuteur

–

25:39
Présentateur

Alors, le problème, Nicolas Dupont-Aignan, c'est que quand on a un Parlement qui n'est plus entendu par le Président, par les députés, par le gouvernement, quand on a une rue pacifique qui n'est pas entendue par le Président, par l'hémicycle, par les ministres, est-ce qu'on ne pousse pas la rue à faire un peu plus

25:55
Locuteur

de bruit ? – Bien sûr,

25:56
Invité

mais moi, j'entends souvent les gens me dire, si on ne casse pas, on n'est pas entendu.

26:01
Présentateur

– Bon, cela dit, quand on casse, visiblement, on n

26:03
Locuteur

'est

26:03
Présentateur

pas entendu non plus.

26:04
Invité

– Oui, et puis il ne faut pas casser. Moi,

26:05
Locuteur

je

26:05
Invité

vais, je ne mettrai, enfin,

26:07
Locuteur

j

26:08
Invité

'essaye d'être le plus droit possible,

26:12
Locuteur

jamais,

26:12
Invité

vous savez, il faut toujours se souvenir de Gandhi.

26:15
Locuteur

Mais

26:15
Invité

oui, Gandhi a mis à bas l'Empire britannique

26:18
Locuteur

sans

26:18
Invité

violence.

26:20
Locuteur

C

26:20
Invité

'est extraordinaire. Donc, jamais la violence

26:25
Locuteur

n

26:26
Invité

'est utile. Je le répète toujours aux jeunes et tout le monde, jamais. Mais en revanche, la mobilisation pacifique est indispensable.

26:33
Locuteur

–

26:33
Présentateur

Alors, c'est quoi la mobilisation

26:34
Locuteur

pacifique ? C'est la grève ? C'est les blocages ? – Non, non,

26:37
Invité

c'est… C'est grandes manifestations. Vous voyez, par exemple, le fait qu'il y

26:41
Locuteur

ait

26:41
Invité

encore un million de personnes et il en faudrait deux ou trois millions. Pacifique, calme, aiderait, je pense, l'opposition

26:49
Locuteur

parce

26:50
Invité

que ça mettrait Emmanuel Macron au pied du mur. Nous avons fait le travail, nous… Enfin, moi, je

26:56
Locuteur

ne peux pas faire plus. – La dernière fois qu'une loi a été

26:57
Invité

retirée

26:57
Présentateur

avec la pression de la Rue, c'était pour

26:59
Locuteur

le

26:59
Présentateur

CPE.

26:59
Invité

– Oui, tout à fait.

27:00
Locuteur

– On en est loin. On

27:01
Invité

en est loin parce qu'à l'époque, la jeunesse s'était mise en marche. Tout

27:06
Locuteur

va dépendre des jeunes. – Oui, c'est certainement

27:06
Présentateur

parce qu'Emmanuel Macron n'était pas là et qu'on fonctionnait

27:09
Locuteur

encore

27:09
Présentateur

différemment.

27:10
Invité

– Peut-être. Mais vous savez, je pense qu'Emmanuel Macron commet une très grave faute

27:16
Locuteur

parce

27:16
Invité

qu'en fait, il prend en otage le pays.

27:18
Locuteur

Et

27:19
Invité

moi, c'est ça qui me désole. Au-delà de la réforme des retraites, c'est que l'image internationale de la France est abîmée, c'est que nos commerçants commencent à souffrir, c'est que les Français vont le payer en retard économique. Voilà, c'est ça qui… Et c'est là où je pense que toutes les forces raisonnables du pays commencent à dire à Emmanuel Macron, mais écoutez, à un moment, le jeu n'en vaut pas la chandelle. Pourquoi

27:44
Locuteur

? Et

27:45
Invité

c'est là où on peut s'inquiéter sur le caractère du président qui prend plaisir à cela et qui aussi donne des gages à Bruxelles.

27:54
Locuteur

Mais

27:55
Invité

jusqu'où

27:55
Locuteur

? En

27:56
Invité

tout cas, c'est la France qui perd. Et nous, je le répète, retrait, référendum, dissolution, destitution, ce sont les quatre

28:04
Locuteur

étapes si

28:07
Invité

on veut éviter la rue.

28:08
Locuteur

–

28:09
Présentateur

Alors, vous l'avez déjà évoqué, les Français souffrent aussi de cette inflation qui progresse. Alors,

28:15
Locuteur

l

28:15
Présentateur

'INSEE parle en principe de 6%, 6,2% environ. Mais finalement, quand on regarde les produits de première nécessité, les produits alimentaires, on se rend compte en réalité que c'est bien supérieur. Une récente étude fait état, par exemple, de 30% d'augmentation sur un an sur certains produits, tels que la viande surgelée, tels que les mouchoirs en papier, enfin des choses du quotidien finalement. Et on se demande jusqu'à quand les Français vont pouvoir subir cela.

28:42
Locuteur

–

28:43
Invité

Écoutez, là aussi, on a un gouvernement complètement inconscient, parce que moi, j'avais proposé la TVA à taux zéro, ce que vient de faire l'Espagne et le Portugal, sur les produits de première nécessité, qui auraient permis déjà de donner un coup d'arrêt. L'Espagne et le Portugal sont sortis du marché européen de l'électricité pour aligner leurs prix, non pas sur le gaz allemand, mais sur la production espagnole. –

29:06
Locuteur

Et

29:06
Invité

nous, on devrait faire la même chose, on diminuerait, on diviserait par 4 le prix de

29:10
Locuteur

l

29:10
Invité

'électricité pour nos artisans,

29:12
Locuteur

nos

29:12
Invité

boulangers. Comme ça,

29:13
Locuteur

du

29:14
Invité

jour au lendemain. Pourquoi ils ne le font pas

29:16
Locuteur

?

29:17
Invité

Parce qu'ils sont prisonniers de la Commission européenne, prisonniers de l'Allemagne, prisonniers aussi des distributeurs d'électricité qui s

29:22
Locuteur

'en

29:22
Invité

mettent plein les poches.

29:23
Locuteur

– Enfin, ils sont

29:24
Présentateur

prisonniers, ils se laissent prisonniers,

29:25
Locuteur

puisque il faut constater que l'Espagne est le Portugal en flotrement.

29:29
Invité

Et puis, moi, je n'exclurais pas, si j'étais au pouvoir, un blocage des prix sur certains produits où il y a des abus. Parce qu'il

29:36
Locuteur

y

29:36
Invité

a un moment où la puissance publique doit dire stop à la spéculation. Et là, on est dans la pure spéculation. Mais on s'interdit mentalement tout ça. Alors, je ne suis pas pour l'économie administrée. Mais Raymond Barre et Giscard d'Estaing, à un moment, pour casser l'inflation,

29:49
Locuteur

ont

29:50
Invité

fait ça. Provisoirement, et puis après, ils ont... Mais on ne peut pas accepter

29:54
Locuteur

que

29:55
Invité

des producteurs industriels et des grandes surfaces

30:00
Locuteur

mettent

30:02
Invité

la France à feu et à sang par abus de pouvoir, là aussi. Il

30:06
Locuteur

y a

30:06
Invité

un moment où la puissance publique devrait réagir. Alors, avec beaucoup de précautions. Attention, je ne suis pas pour un blocage des prix administratifs. Mais il y a des cas de circonstances exceptionnelles où sur certains produits, c'est inacceptable. Et j'écoutais hier un distributeur qui disait qu'il y

30:21
Locuteur

a

30:21
Invité

des abus d'industriels absolument ahurissants. Et notamment de multinationales étrangères. Donc, je ne

30:26
Locuteur

vois

30:26
Invité

pas pourquoi on ne devrait pas s'interdire de dire stop.

30:29
Locuteur

Alors,

30:30
Présentateur

Emmanuel Macron a pris la parole après les différentes manifestations et après le 49-3 pour donner sa vision des choses et faire comprendre que finalement, il ne changerait rien puisque tout allait très bien. Il a également évoqué les Français qui souffrent le plus sur le plan économique. Et je vous propose de revoir ce petit passage.

30:48
Locuteur

Ils

30:48
Locuteur 1

nous disent aussi, au fond, le travail ne paye pas assez. Alors là aussi, je vais vous dire, on a fait beaucoup de choses.

30:54
Locuteur

On

30:54
Locuteur 1

a fait, en 2019, la prime d'activité augmentée de 100 euros au niveau du SMIC. Jamais les SMICARD n'ont autant eu leur pouvoir d'achat augmenté depuis des décennies. On a augmenté ces 18 derniers mois, le SMIC en France, de 9,5%.

31:08
Locuteur

Plus

31:08
Locuteur 1

que l'inflation.

31:15
Locuteur

Bon,

31:15
Présentateur

si on l'écoute, finalement, il a tout bien fait. C'est nous qui

31:18
Invité

sommes ingrats. Écoutez,

31:19
Locuteur

la

31:21
Invité

première question à laquelle je n

31:23
Locuteur

'ai

31:23
Invité

rien à répondre,

31:24
Locuteur

parce

31:24
Invité

que quand un chef d'État ose dire

31:27
Locuteur

que

31:28
Invité

jamais depuis des décennies, les SMICARD n'ont eu autant de pouvoir d'achat, là, je pense qu'il n

31:34
Locuteur

'y a

31:34
Invité

plus rien à dire. C'est gravissime.

31:37
Locuteur

Parce

31:37
Invité

que les SMICARD affrontent une hausse des prix alimentaires de 30%, une augmentation de l'énergie de 15% pour le bouclier tarifaire, mais il y a aussi l'essence. Mais enfin, les bras m'en tombent, voilà. Et ça, c'est dramatique. Mais

31:54
Locuteur

dramatique.

31:55
Présentateur

Comment vous expliquez qu'Emmanuel Macron, enfin, les Français, ils savent bien ce qu'ils payent et ce qu'il leur reste à la fin du mois, si tant est qu'il leur reste quelque chose. Comment expliquez-vous que le président de la République qui fait face à un pays qui descend dans la rue, se dise,

32:08
Locuteur

je

32:09
Présentateur

vais leur dire qu'ils sont quand même un peu durs avec moi ?

32:11
Invité

Vous avez raison, mais je pense qu'ils vivent dans un monde parallèle. Et Jean-Louis Debré était sur une chaîne hier, avant-hier, et il disait que c'était un gouvernement de technocrates. Et c'est vrai, quand vous regardez leur profil, la plupart n'ont jamais été élus locaux, n'ont jamais eu de vrais mandats électifs,

32:31
Locuteur

c

32:31
Invité

'est-à-dire où vous vous confrontez à la réalité. J'ai été maire 22 ans.

32:36
Locuteur

Je

32:36
Invité

peux vous dire que, moi, je sais ce que c'est que d'arriver dans une salle et puis que les gens hurlent parce qu'ils ne sont pas d'accord avec une décision. Et que parfois, je les ai retirés, parfois je l'expliquais, parfois j'ai convaincu, parfois j'ai fait un référendum local. Voilà, j'ai eu un problème sur une patinoire que je voulais fermer. J'ai fait un référendum.

32:55
Locuteur

Et

32:55
Invité

puis, on a tranché le problème. Ce que je veux dire, c'est qu

32:58
Locuteur

'ils

32:59
Invité

sont hors du temps et de l'espace. Ils vivent dans un monde parallèle. Donc, ça va péter. Et je ne veux pas que ça pète. Donc, il faut trouver une issue politique.

33:09
Locuteur

Il

33:09
Invité

n

33:09
Locuteur

'y

33:09
Invité

a pas d'autre solution.

33:11
Locuteur

Alors,

33:12
Présentateur

si on sort de cette réforme des retraites, au vu des manifestations et des mouvements sociaux, il me semble qu'il y a quand même un lien. Il

33:19
Locuteur

y a

33:19
Présentateur

une semaine, l'Assemblée nationale a dû s'exprimer sur un texte de sécurité dans le cadre des Jeux olympiques. Vous avez d'ailleurs défendu un amendement pour supprimer l'article 7. Finalement, il a été adopté. Cette loi, qui n'est pas encore intégralement examinée par l'Assemblée, vise finalement à autoriser la vidéosurveillance algorithmique.

33:39
Locuteur

En

33:40
Présentateur

d'autres termes, c'est de la vidéosurveillance qui est retraitée derrière par une intelligence artificielle pour analyser les comportements des populations et détecter les anomalies de comportement. Vous pourrez d'ailleurs faire un laus là-dessus. Quelles sont vos craintes sur cette loi ?

33:55
Invité

J'ai voté contre. Bien sûr. Nous n'avons pas été nombreux. Je le regrette. Parce que,

34:04
Locuteur

si

34:04
Invité

vous voulez, je

34:05
Locuteur

pense

34:07
Invité

que notre société évolue

34:09
Locuteur

et

34:09
Invité

qu'au-delà de la droite et de la gauche,

34:11
Locuteur

il

34:12
Invité

y a des questions existentielles de liberté.

34:14
Locuteur

Je

34:15
Invité

crois à la responsabilité individuelle, à la liberté.

34:18
Locuteur

C

34:18
Invité

'est le propre de la France et de la démocratie. Et au nom d'une technologie, on est en train de partir dans un état totalitaire

34:27
Locuteur

à

34:28
Invité

la chinoise.

34:29
Locuteur

Et

34:30
Invité

ces caméras avec algorithme, nous n'avions pas les explications suffisantes du ministre. Je ne suis pas hostile par principe. Je suis suffisamment défenseur de la sécurité. Mais la sécurité doit être obtenue avec des garanties.

34:46
Locuteur

Et

34:46
Invité

nous n'avions pas les garanties. Et moi, j'en ai assez de signer des chèques en blanc. C'est-à-dire que, d'ailleurs, l'article 7 fait trois pages. Je n

34:55
Locuteur

'ai

34:55
Invité

jamais vu un article de loi faire trois pages.

34:57
Locuteur

Il

34:57
Invité

renvoie un décret. Il n

35:00
Locuteur

'y

35:00
Invité

a aucune précision sur ce qu'est un comportement anormal.

35:04
Locuteur

Et

35:05
Invité

moi, je ne veux pas vivre dans un pays, comme en Chine, avec un crédit social, des caméras partout. J'estime qu'on peut avoir la sécurité,

35:16
Locuteur

si

35:16
Invité

on a une justice ferme,

35:19
Locuteur

sans

35:19
Invité

tomber dans la surveillance généralisée. Et d'ailleurs, ce qui est paradoxal dans nos sociétés, c'est que les délinquants,

35:23
Locuteur

les

35:24
Invité

voyous, les trafiquants de drogue, les agresseurs sexuels sont en liberté

35:29
Locuteur

et

35:30
Invité

que toute la population est surveillée.

35:32
Locuteur

C

35:33
Invité

'est par exemple la fin de l'argent liquide, qui est programmée, qui est un grand danger. Philippe De Vidi en a beaucoup parlé.

35:39
Locuteur

C

35:40
Invité

'est cette société de surveillance de masse, orwellienne,

35:44
Locuteur

qui

35:44
Invité

paradoxalement aussi laisse les délinquants en liberté.

35:47
Locuteur

Donc

35:48
Invité

on a une inversion totale des valeurs. Et je voudrais vraiment que les Français fassent attention qu'au nom de la sécurité, on ne fasse pas n'importe quoi.

35:54
Présentateur

Mais alors, les Français peut-être, mais les politiques aussi. Parce

35:57
Locuteur

que finalement, si je peux me

35:59
Présentateur

permettre, on se rend compte avec la crise du Covid, avec cette loi, vous l'avez dit, qui a été adoptée, on a l'impression qu'il y a, si je devais caricaturer, mais c'est plus compliqué que ça, cette droite classique, qui est toujours avide de sécurité, mais qui ne se rend pas compte qu'au fur et à mesure, en fait, à force de mettre des points de sécurité partout, en réalité, elle renforce un pouvoir qui lui est antagoniste aujourd'hui et qui, parfois, peut être violent et prédateur.

36:22
Locuteur

– Bien sûr.

36:22
Présentateur

J

36:22
Invité

'ai regretté, et je le dis très clairement, que le Rassemblement National ait voté cet article. J'ai regretté que les Républicains l'aient voté et c'étaient les alliés d'Emmanuel Macron. Et pourquoi je le regrette ? Parce que,

36:32
Locuteur

ce

36:33
Invité

qui est paradoxal, j'ai lu des articles, tiens, dans Le Monde, le journal Le Monde, ce n

36:37
Locuteur

'est

36:37
Invité

pas un journal qui m

36:37
Locuteur

'est

36:37
Invité

favorable, très intéressant sur

36:39
Locuteur

la

36:40
Invité

montée des mafias

36:41
Locuteur

en

36:42
Invité

Europe et en France. Les Pays-Bas sont totalement gangrénés par les mafias de la drogue, la Belgique, le port d'Anvers.

36:48
Locuteur

Mais

36:49
Invité

là, on ne fait rien. En revanche, on redouble la géniosité pour surveiller les honnêtes gens.

36:57
Locuteur

C

36:57
Invité

'est une inversion totale. Et je ne veux pas donner à un pouvoir, quel qu'il soit, des moyens d'une surveillance généralisée des individus qui détruit la responsabilité individuelle et qui infantilise les gens. Et il

37:12
Locuteur

y

37:12
Invité

a un autre problème. On dit souvent, les Français ne veulent plus travailler, etc. Je crois surtout que le plus grand drame, c'est la négation de la responsabilité individuelle. On doit être responsable. C'est ça que je crois au mérite, je crois à la récompense du travail, je crois à l'école républicaine. Et ça, c'est en train d'être détruit. Donc, on est en train de nous transformer en consommateurs avachis, obéissants. Et on l'a vu pendant la crise du Covid.

37:35
Présentateur

Obéissants, finalement, on ne l'est plus trop.

37:38
Invité

C

37:38
Locuteur

'est paradoxal.

37:39
Invité

À la fois obéissants et puis casseurs. Et puis, vous voyez, ça participe d'un dérèglement. Et moi, je voudrais qu'on remette les choses d'équerre. C'est-à-dire, on lutte contre les trafiquants,

37:51
Locuteur

on

37:51
Invité

lutte contre les délinquants, on défend les honnêtes gens, on récompense le travail. Mais en même temps, on ne met pas en place une surveillance généralisée au service d'un pouvoir qui se maintient contre le peuple.

38:02
Locuteur

Parce

38:02
Invité

que c'est ça derrière. Vous n'en faites pas. C'est ça derrière. Et regardez, vous savez, le rêve de tous nos dirigeants de l'oligarchie, c'est quoi

38:09
Locuteur

?

38:09
Invité

C'est le parti communiste chinois

38:11
Locuteur

et

38:12
Invité

l'ultra-capitalisme chinois.

38:14
Locuteur

En

38:15
Invité

fait, c'est ça leur rêve. Et Philippe de Villiers l'a très bien expliqué. Un autre danger, je vous le dis, c'est la fusion de l'homme et de la machine.

38:24
Locuteur

L

38:25
Invité

'homme devient de plus en plus machine et la machine devient de plus en plus homme. C'est l'histoire de l'intelligence artificielle. Eh bien, la conscience humaine,

38:33
Locuteur

c

38:33
Invité

'est ce qui est le plus précieux pour nous. On va avoir le grand débat sur la fin de vie aussi. Tout se rejoint. Si vous regardez, et c'est passionnant et effrayant, mais c'est aussi le combat qu'on doit mener.

38:45
Locuteur

C

38:45
Invité

'est un nouveau combat. C'est tout se rejoint pour éliminer la conscience, pour automatiser les individus. Et bientôt, on nous supprimera les anciens parce qu'ils coûtent trop cher. On l'a fait dans les maisons de retraite au moment de la crise Covid. Je suis désolé de le dire aussi brutalement. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas pour des soins palliatifs, bien évidemment. Mais si vous regardez tous les petits avancés de la société actuelle,

39:11
Locuteur

il

39:12
Invité

n'y a pas de conscience où sont passés les grands intellectuels.

39:16
Locuteur

À

39:16
Invité

part quelques-uns comme Michel Onfray qui le dit et d'autres, mais où ils sont

39:20
Locuteur

?

39:21
Invité

Où ils sont

39:21
Locuteur

? Voilà.

39:23
Invité

Donc, le rôle, en tout cas mon rôle, moi,

39:25
Locuteur

puisque

39:26
Invité

vous soulignez le nombre d'années qui passent de mandat, c'est d'être libre. C'était positif, évidemment. Oui, mais en même temps, ça fait peur. Mais non, mais ce que je voudrais, en tout cas moi, ce que je voudrais, au moins que je puisse alerter la société française et nos électeurs, nos amis sur cette responsabilité individuelle. Soyez conscient, finalement. Soyez conscient, ne soyez pas dupes, ne soyez pas manipulés. C'est fondamental.

39:52
Présentateur

Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'être

39:53
Locuteur

venu jusqu'à

39:54
Présentateur

TV Liberté. Merci

39:55
Locuteur

à vous.

39:55
Présentateur

Merci à tous de nous avoir suivis. N'oubliez pas, si ce n

39:57
Locuteur

'est

39:57
Présentateur

pas déjà fait, je compte sur vous pour commenter, partager, bien sûr, cliquer sur le pouce en l'air. Tout cela améliore le référencement et participe à la diffusion de cette émission. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine. D'ici là, n'oubliez pas, portez-vous bien. À bientôt.