"Certains réclament la suppression de Parcoursup, je pense que c'est une ânerie" : Yaël Braun-Pivet
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelles réformes pour la jeunesse face à l'inquiétude des lycéens ?
- 1:22OuverteRéponse directe
Faut-il supprimer Parcoursup selon certains ? Votre avis ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Comment voyez-vous l'évolution de la pétition sur les armes mutilantes ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Le drame d'Abagne révèle-t-il un phénomène de violence sociétale ?
- 5:58OuverteRéponse directe
Faut-il légiférer davantage face à la violence en milieu scolaire ?
- 8:01OuverteRéponse directe
Croyez-vous à l'adoption du budget 2024 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:20Fait
« Il y a beaucoup de formations qui sont chères, parfois un peu inutiles et certains se laissent berner. »
- 4:38Fait
« Ce qui s'est passé est absolument glaçant. On parle d'un fusil qui rentre dans un établissement, des personnels qui sont blessés par balle. »
- 6:35Fait
« Il faut des sanctions qui interviennent plus rapidement dès le premier fait. »
- 7:18Fait
« On ne peut pas dire qu'il y a une défaillance de la justice pénale des mineurs à son endroit. »
- 10:10Fait
« Les ordonnances, ça n'est pas l'option qui est à ma préférence. »
- 12:07Chiffre
« Plus de 80 % des héritages ne sont pas taxés. »
- 14:03Fait
« Cette proposition de loi vise à transformer le parcours des victimes. »
- 19:14Chiffre
« Le projet de pavillon d'accueil de l'Assemblée à 53 millions d'euros. »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour à tous. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation ce matin sur LCI. Quelques images maintenant on est un peu habitué, récurrent de ces lycéens qui commence à à bloquer. Alors le ministre de l'éducation parle de décru tout de même. On est sur 200 établissements bloqués à ce stade. Malgré tout vous qui disiez il y a 4 jours, il faut des réformes d'ampleur pour la jeunesse, dites-vous il faut leur donner plus, il faut faire plus pour eux. Évidemment parce que on a une jeunesse et c'est la femme politique mais c'est aussi la maman. Je le vois chez mes enfants, on a une jeunesse qui est inquiète. Le monde dans lesquel dans lequel ils grandissent est inquiétant, perturbé. Il y a des guerres, le réchauffement climatique, les problématiques d'insertion sur le marché
de l'emploi. Donc on a une jeunesse qui est angoissée. Donc il faut suffisante la réponse du gouvernement n'est pas suffisante réponse du gouvernement est intéressante mais il faut continuer parce que et il faut continuer à dialoguer avec cette jeunesse. il manifeste, moi ce que j'appelle et je le fais depuis le début, à ce que ces manifestations se déroulent dans le calme, qu'il n'y ait surtout pas surtout pas surtout pas de destruction immobilière de leurs établissements parce que c'est là qu'ils apprennent et donc il faut préserver ces lieux mais il faut les entendre, il faut dialoguer. Moi ce que j'entends c'est que les Français et les Français d'une façon générale ont besoin d'être écoutés, d'être entendu. Mais ça veut dire que vous estimez qu'ils ne le sont pas assez aujourd'hui.
par exemple il y a eu espaces de dialogue on voit que les revendications sont multiples bâtimentaires. Donc là c'est les régions qui doivent continuer à répondre. On a des lycées qui ont été rénovés et qui ont fait l'objet aussi de trouble et donc il faut pas non plus mettre un signe égal entre ces deux choses mais en revanche c'est la rénovation des bâtiments, c'est l'orientation et parcours sup. En fait on voit moi j'ai discuté avec beaucoup de jeunes, on voit qu'ils ont besoin d'être accompagnés. On a besoin de remettre beaucoup d'humains, donc beaucoup d'humains dans l'orientation des psychologues et cetera. Et là, il faut qu'on apporte des réponses très concrète. Et puis, on a vu parcours sub, certains réclament suppression de parcours sub. Je pense que c'est une
annerie. En revanche, il faut euh continuer à travailler sur parcours sup. On a un texte de loi. Moi, j'appelle le gouvernement à inscrire ce texte de loi à l'Assemblée nationale. Il a été examiné au Sénat et c'est un texte qui est intéressant parce qu'il vient un peu nettoyer parcours sub. Vous savez, il y a beaucoup de formations qui sont chères, parfois un peu inutiles et certains se laissent berner et ce texte de loi vient nettoyer parcours sup. J'ai pas de calendrier d'inscription, j'aimerais qu'il soit inscrit et dedans, on pourrait y mettre aussi peut-être plus de transparence encore et cetera donc et avoir un débat démocratique à l'Assemblée l'appel à aller plus loin. On append l'appel à inscrire ce texte. Donc au calendrier parlementaire sur le
site de l'Assemblée nationale, on voit une pétition qui commence à prendre de l'ampleur, une pétition pour interdire des armes mutiles dans les manifestations lycéennes. Elle dépasse désormais le seuil des 100000 signatures. Je précise qu'elle a été lancée par un membre de l'association Attaque, un professeur et que à 500000 signatures dans 30 départements différents, la pétition peut être débattue dans l'hémicycle si la conférence des présidents de groupe l'accepte. D'une part, regardez-vous cette pétition de prêt et comment la voyez-vous monter et par ailleurs, après tout, est-ce que vous la trouvez justifier ? En tout cas, moi je suis extrêmement intéressée en tant que président de l'Assemblée nationale et démocrate par l'ensemble des pétitions qui arrivent sur le site de l'Assemblée
nationale. Ça veut dire quelque chose quand les citoyens signent, se mobilisent et en plus ça ne sont pas ce ne sont pas des pétitions qui sont haquées, manipulées parce qu'on fait des vérifications d'identité. C'est un site qui est extrêmement sérieux. On avait vu la loi du plomb, plus de 2 millions de signatures et ça avait donné lieu à un débat. Et donc moi, je pense que sur ces pétitions, lorsqu'elles franchissent les seuils que l'on a déterminé, il faut qu'il y ait un débat et il faut qu'il y ait un débat dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale et on devrait réfléchir tous ensemble pour voir quels sont les débouchés qu'on peut offrir à ces pétitions parce que ça veut dire quelque chose et et je vous disais, vous voyez, il faut écouter les Français. Ben
typiquement, il faut écouter les Français. Mais alors, il faut voir comment elle évolue en terme numérique, mais en tout cas si elle dépasse le seuil, évidemment, il faudra qu'elle ait un débouché comme d'autres pétitions, on en a une en ce moment sur le Nutriscor et cetera. C'est intéressant de voir les citoyens qui se mobilisent et on peut pas nous évacuer ça d'un revers de la main. Un contexte national de violence, un phénomène global sociétal, c'est ce que révèle selon vous le drame d'Abagne hier. Je le rappelle hein, cet adolescent de 14 ans qui a tiré au fusil de chasse sur son professeur, sa professeur principale et son et son proviseur un contexte national de violence, un phénomène sociétal global. Ce sont les mots du ministre de l'éducation. Vous les reprenez à votre
compte ? Écoutez, moi j'attends déjà de voir un petit peu l'enquête qu'elle donnera et donc l'audition de ce jeune pour qu'on voit un peu les circonstances. Je me garde toujours de tirer des conclusions trop attives sur ce type de fait. il est il est allé sur place. Je ne sais pas ce qu'il a entendu, ce qu'on lui a dit. Moi, je n'y suis pas allé. Donc euh il est euh il est tout à fait maître de ses propos. Moi, je ne peux pas les tenir. Je n'ai pas été sur place. Je ne connais pas le dossier. Ce que je vois, c'est que ce qui s'est passé est absolument glaçant. On parle d'un fusil qui rentre dans un établissement, des personnels qui sont blessés par balle. Enfin, c'est quelque chose vraiment qui doit absolument stupéfaire tout le monde en France. Et donc effectivement, on a un phénomène de
violence qui existe, on le voit bien aussi dans certaines exactions en marge des manifestations. Donc là, il faut avoir une réponse implacable. Mais à nouveau, attendons de voir ce que donne l'enquête. Moi, je ne connais pas le profil de ce jeune. Je sais pas ce qu'il vit. Je voilà. En tout cas, ce que l'on peut dire factuellement, c'est qu'on a constaté ce choc et cette stupéfaction du côté des élèves et des parents et de la colère aussi. Regardez, je vous propose d'écouter. Regardez comment ça se fait que quand même le gars il est rentré comme ça facilement. Moi, j'arrive pas à comprendre monsieur. Il y a pas de sécurité. Vous rendez compte n'importe qui rentrez là ça met en colère parce que ça devrait pas arriver. Je pensais pas que ça pouvait arriver.
On voit ça aux États-Unis voilà dans des pays comme ça. Comment on répond à cette à plus que cette inquiétude à cette colère ? Rison d'être colère. C'est d'être en colère. Ce sont des parents, leur enfant est dans l'établissement et et forcément légitimement ils sont inquiets parce qu'en plus il y a les la frayeur rétrospective de se dire qu'est-ce qui aurait pu se passer sur nos enfants. Donc c'est normal, on est parents, on est légitimement. Et comment on y répond ? Est-ce qu'il faut légiférer plus c'est mieux ? Je voyais Édouard Philippe par exemple qui tweetait hier, je propose depuis plusieurs années le retour des peines planchées pour tous ceux qui attendent qui atteintent pardon à l'intégrité physique des agents publics notamment des professeurs. Il dit
qu'attendons-nous ? Est-ce qu'il faut plus de loi ? Mais en fait la réponse plus de loi et la loi magique ça marche pas, ça suffit pas et là le retour des peines planchées. Franchement je vois pas ce que ça aurait changé hier cet adolescent de 14 ans, il sait même pas ce que ça ce que ça veut dire une peine planchée. Attend faut faut je crois remettre les choses à l'endroit. Oui. Avoir une justice qui fonctionne mieux et on s'y emploie à 50 % de budget de la justice en en plus. On a réformé euh la justice pénale des mineurs. Il faut des sanctions qui interviennent plus rapidement dès le premier fait. Mais là, de ce que je comprends, cet enfant, il n'avait pas de casier judiciaire, il était pas euh connu euh des services de police. Donc en fait, euh on ne peut pas dire qu'il y a une
défaillance de la justice pénale des mineurs à son endroit. On regardera à nouveau ce que donnera l'enquête. En revanche, lorsqu'il y a des mineurs qui commettent des infractions, il faut que nous soyons fermes mais une fermeté immédiate. Le problème, il est là, c'est que bien souvent il y a une multiplication de faits. Vous savez, moi je suis avocate de profession, j'ai présidé la commission des lois. C'est des sujets que je connais bien. On voit que en fait parfois la première réponse pénale, elle intervient au 10e 15e fait délictuel et ça ça n'est plus possible. Il faut une réponse immédiate. Quand vous éduquez un enfant, c'est la sanction immédiate qui marche. C'est le nom ferme. Et donc le nom ferme doit intervenir rapidement et ça n'est pas les peines planchées qui vont résoudre
cette problématique de justice pénale des mineurs. Il y a PV, il faut qu'on ouvre un autre dossier parce qu'on rentre aussi dans le vif de la discussion budgétaire. Tout à fait. S'annonce quelque peu compliqué. D'ailleurs, ça a plutôt mal commencé, aussi mal que l'an dernier, puisque les députés de la commission des finances ont rejeté la partie fiscale du projet de loi de finance après l'avoir profondément remagné. Vous y croyez ? Vous ? Franchement, vous croyez que nous aurons un budget ? Vous le voyez passer ce budget ? Moi, je suis très soucieuse. Je suis très soucieuse parce qu'on voit qu'on a une situation euh économique et financière qui se dégrade. On a besoin d'un budget pour stabiliser cette situation et pour permettre à la France de continuer sur la voie du
redressement. Et là, on voit effectivement qu'en Commission des finances, vous l'avez rappelé, non seulement il y a eu une augmentation euh des taxes et donc une dégradation de la situation budgétaire pour qu'au final, elle ne soit même pas votée par les parlementaires. Donc moi, j'appelle chacun à la responsabilité dans l'hémicycle, les débats vont commencer ce soir. Nous avons besoin d'un budget. Je pense que tout le monde doit être d'accord là-dessus. Qu'après ce budget puisse être permettre à nos finances publique d'être contenu, à notre dette d'être contenu, donc un budget avec une cible de déficit à 5 %, ça me semble être réalisable et il faut que chacun fasse des efforts en conscience. Et on ne peut pas aspirer à gouverner la France dans quelques mois et ne pas être
responsable sur le vote de ce but. Responsable, ça veut dire 493. Mais ça veut dire que chacun doit faire un effort, doit doit noter que on doit faire un budget d'efforts et que ces efforts doivent être équilibré entre les recettes et les dépenses, que ça ne doit pas être tout l'un ou tout l'autre, que je comprends que chacun a évidemment des objets politiques. Essayons chacun de se mettre autour de la table dans l'intérêt de notre pays. Aimer notre pays et ne pas considérer qu'il faille, qu'il y ait un budget. Est-ce que Est-ce que vous appelez le premier ministre à un 493 ? Moi, je l'ai appelé effectivement, on en a discuté plus à plusieurs reprises. Moi, je considère que en fait après techniquement on a plusieurs solutions. Les Français le savent, ils sont devenus
spécialistes, loi spéciale, ordonnance 493 ou vote par les parlementaires d'un budget. On voit bien que sur le vote, on est mal barré, que la loi spéciale, ça n'est pas satisfaisant parce que c'est très onéreux pour nos finances publiques. Il nous reste deux options. Les ordonnances, ça n'est pas l'option qui est à ma préférence. Pourquoi ? Parce que c'est la négation même du débat parlementaire. Les ordonnances, ça veut les ordonnances, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'on a été au bout du délai constitutionnel pour examiner le budget 70 jours, qu'on a été pendant 70 jours, qu'on a débattu dans l'hémicycle et qu'au final les débats on les jette à la poubelle pour prendre la copie initiale. On on lit encore dans le Parisien aujourd'hui la tentation de certains
justement à jouer la montre pour aller jusqu'aux ordonnances. Moi ça ne me satisfait pas parce que ça veut dans les ordonnances comme on prend la copie initiale, on ne tient pas compte du débat parlementaire. 49 donc reste le 493. Un 493 qui tient compte des débats parlementaires, qui tient compte des positions des uns et des autres et après on joue plus, on met les choses sur la table et on met une copie qui tient compte du débat et cette voix du 493, elle implique que le PS ou le RN s'abstiennent de de censurer. Donc faut négocier. On négocie avec le PS, c'est pas une négociation, c'est tenir compte des positions des uns et des autres. C'est pas la même chose. Alors, comment on tient mieux compte des positions des des uns et des autres ? Parce que moi, j'ai envie de savoir si
vous estimez qu'il faut donner plus de gages au PS, ils vont défendre a priori le PS aujourd'hui une motion de rejet du budget. Donc est-ce que ça veut dire qu'ils n'ont pas assez de gage et qu'il vous en demande plus ? Selon vous, qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Il demande par exemple davantage de justice fiscale, de faire contribuer les très gros patrimoines ou les superhéritages. Vous dites lâchons du l'est là-dessus. En fait, moi je veux un budget qui soit équitable, qui soit responsable et raisonnable. C'est ça paraît simple comme ça et on sait que c'est horriblement compliqué et difficile. Il faut faire des arbitrages et donc il faut en fait et les Français attendent cela de nous qu'on ait quelque chose qui soit juste. Donc effectivement on avait voté à plusieurs reprises des
contributions pour les haut revenus et cetera et donc là il y a un sujet évidemment il y a un sujet de super patrimoine. Moi, j'étais euh j'avais pris position là-dessus pour qu'il y ait une taxation de ce qu'on peut appeler les superhéritages ou les méga héritages, peu importe, qui ne touchent pas du tout les classes moyennes et les la l'immense majorité des héritages qui ne sont pas taxés aujourd'hui. Plus de 80 % des héritages ne sont pas taxés. Donc c'est les tranches qui sont au-dessus. Donc il y a il y a il y a de la matière. En revanche, en face, ça veut il faut aussi faire des économies et les économies notamment sur les retraités, sur la fiscalité et cetera, sur le train de vie de l'État évidemment euh sur euh les dépenses de fonctionnement. Il faut que chacun soit
exemplaire mais chacun doit faire un pas vers l'autre. À nouveau, l'intérêt c'est pas celui du gouvernement. Il s'agit pas de dire c'est tel camp qui va gagner ou tel autre camp, c'est la France qui gagne. C'est les Français parce que c'est les Français qui souffriront en premier si nous n'avons pas de but. On a vu que Fitch envisage de dégrader la note. À nouveau, les socialistes préviennent que le gouvernement va chercher un accord même indirect avec le Rassemblement national. C'est pas un accord. Moi, je veux pas d'accord avec le Rassemblement. On peut discuter, on peut négocier avec. Il s'agit pas de négocier, de discuter, il s'agit d'écouter les propositions faites par l'ensemble des groupes politiques représentés à l'Assemblée nationale. L'écoute n'est pas une négociation.
Mais on pourrait reprendre des propositions du Rassemblement national si ça permet de faire passer le budget. C'est pas à nouveau. Moi, je veux pas qu'on se rentre dans une négociation. J'ai pas dit négociation, j'ai repris vos termes. Est-ce que vous êtes en faveur de de la reprise de proposition du RN si ça peut faire que tout le monde propose et donc que ce soit le RN, le PS, le parti communiste regarder et puis après avoir un équilib LFI, peu importe en fait là c'est vraiment c'est on a 577 parlementaires, j'ai plus de 4000 amendements sur la table. Donc regardons toutes les propositions des parlementaires qui permettent à nouveau de rester à l'objectif et d'atteindre un budget. Vous avez pas mal de de dossiers sur la table, il y a le bron privé. Alors du
coup, on est on est pris par le temps. La loi intégrale est examinée aussi cette semaine. Elle est très importante cette loi parce que elle fait suite au choc de l'affaire Liana. Cette proposition de loi vise à transformer le parcours des victimes. Mais attention, elle est beaucoup critiquée et on le voit encore dans le monde aujourd'hui. Elle est critiquée par des magistrats, par une partie des avocats. On lit le législateur se fait enquêteur. Les magistrats regrettent que les parlementaires ne tiennent pas compte de la réalité de la justice. Plus fort encore, on lit c'est une pure loi d'émotion avec des dispositions graves et démagogiques. C'est ce qu'on lit dans le monde aujourd'hui. Oui. Alors, c'est faux. Ça n'est pas une loi d'émotion parce que les les collectifs
d'association féministes travaillent sur le sujet depuis des années. Nous aussi, depuis 2017, on a adopté beaucoup de mesures pour lutter contre les violences faites aux femmes. On a c'est l'augmentation des budgets, formation de nos policiers et de nos magistrats, pôles spécialisés, aide d'urgence pour les femmes, rallongement des délais de l'ordonnance de protection, bracelets grave danger, téléphone bracelet antiairapprochement, téléphone grave danger. Il y a eu beaucoup de choses de fait. Ce qu'on a vu, c'est qu'on a on a morcelé notre réponse alors qu'il fallait avoir une réponse globale. Et c'est ce que fait cette loi qui est travailler depuis des années par les associations qui a été endossé par plus de 250 parlementaires et qui a donné lieu à de très beaux débats dans
l'hémicycle. Alors peut-être que ça n'est pas parfait mais pour la première fois on s'est mis ensemble quels que soient nos partis avec les associations pour avancer collectivement sur ce sujet. C'est un magnifique exemple de ce que peut faire de bien l'Assemblée nationale aujourd'hui et on le votera tout à l'heure. Alors, j'entends des critiques mais le chemin va continuer. La loi va aller au Sénat. Il faut qu'elle y aille avant la fin de l'année pour qu'on puisse adopter ce texte. Donc le texte va encore évoluer mais c'est un pas de géant fait pour les pour lutter contre les violences souhaites aux femmes. Voilà qui dit je voudrais vous poser une question qui concerne l'Assemblée nationale une question très concrète de protection contre les cyberattaques. On
a tous été je pense choqués par la cyberattaque contre Termarché systèmeux hier avec des frigos et des et des tonnes de de de d'alimentation de produits jetés. Les dégâts sont quand même considérables. La clé euh aujourd'hui on entend des spécialistes que tout est vulnérable. Hm hm. L'Assemblée nationale aujourd'hui est vulnérable ? Alors, on a été plusieurs fois attaqué sur le site de l'Assemblée nationale, mais jamais sur les site qui concerne le traitement des amendements et cetera. Nous, on est extrêmement vigilant sur ce sujet et ce qui est certain, c'est que là où nous n'avons pas de vulnérabilité, c'est important de le dire, c'est sur tous nos systèmes de vote. Et donc lorsque les parlementaires votent, c'est intègre, c'est uniquement les parlementaires. Il ne peut pas y avoir
de hacking qui viendrait perturber nos systèmes de vote. Pour moi, c'est d'une extrême importance parce qu'il faut que les citoyens puissent continuer quoi qu'il arrive à avoir confiance dans les votes exprimés à l'assem. On va passer aux questions de français en quelques mots. Est-ce que vous allez prendre la présidence du château de Versailles ? La tribune de l'art. [rires] Le président de la République souhaiterait nommer l'actuel président de l'Assemblée nationale à du château de Versailles. Information de presse, pas nomination officielle. Ridicule et j'ai vu ça, ça m'a fait rire. Vous savez, moi j'ai jamais été nommé. J'ai toujours été élu, élu parlementaire, élu président de la commission des lois, élu élu président de l'Assemblée nationale et j'entends
bien que ça continue comme ça. Pas de nomination du château de Versaill. Non non pas de recage, c'est vraiment pas mon truc. En plus, on prend les questions de français, je vais les découvrir avec vous. Allez, on les découvre ensemble. C'est Laurent qui est à Vitri sur scène. Bonjour à vous Laurent. Ah oui, question importante. En plein d'octobre rose, un combat qui vous touche personnellement, Mathilde Panu a refusé de porter le ruban rose. Trouvez-vous cela déplacé ? On peut le dire, il y a le bron pivet que vous avez révélé vous-même publiquement avoir été touché par un cancer du sein. Mathilde Panot a fait polémique ces derniers jours en remettant en question en disant moi je le porterai pas le ruban rose parce qu'elle dénonce des liens entre l'industrie Israël des pesticides.
Vous le dénoncez. Oui parce qu'on peut pas tout politiser comme elle l'a fait. Le octobre euro c'est un moment extraordinaire de lien. On a tous participé à des courses, à des collectes et cetera. Octobre euro, c'est un élan national de solidarité, de fraternité et on en a tellement besoin. Et je peux vous dire que pour avoir été victime du cancer, pour côtoyer beaucoup de femmes qui sont atteintes de cancer, elles n'ont besoin que d'une chose, c'est qu'on les accompagne, qu'on les serre dans les bras et qu'on leur dise "Vous n'êtes pas seul, vous n'êtes pas mise de côté parce que vous avez une maladie, vous on est ensemble." Et c'est ça aussi octobre rose. Et vous voyez ce petit ruban, ça représente un lien un lien concret entre nous avec aussi les soignants, les aidants, les proches, les
chercheurs. Les chercheurs, ils ont besoin du soutien de la société. Ils se démènent comme des fous pour faire avancer la recherche. Dimanche encore, j'étais à Montesson. Il y a des femmes qui 150 qui ont fait un trek pendant 3 jours. Elles ont récolté 70000 € pour l'indust pour l'institut curry. C'est ça octobre rose. Donc en fait, c'est ridicule de polémiquer et c'est même blessant pour les femmes et pour tous ceux qui se dépassent et qui se lèvent au quotidien et qui luttent. Donc franchement, mettre de la politique et de la polémique partout en fait ça suffit. C'est ind descent. On prend une autre question que je découvre comme chaque fois en direct également. C'est Philippe Anarbon. Bonjour à vous Philippe. Vu le contexte économique, est-ce que le projet de
pavillon d'accueil de l'Assemblée à 53 millions d'euros est annulé ? Oui. Alors ça fait pas mal polémique ça. C'est un nouveau pavillon effectivement en fait c'est pas un pavillon. Il y a un bâtiment qui va être rénové et après en dessous c'est à peu près 4000 m² qui existent déjà mais qu'on ne peut pas utiliser pour l'accueil du public. Et donc l'idée c'était de faire un grand lieu d'accueil citoyen autour des questions démocratiques. On n' pas ça en France et on voit à quel point il y a une défiance des citoyens envers les institutions. Donc l'objectif c'est vraiment de créer un lieu où on parle de l'histoire de nos Républiques, des valeurs de la République, des grands orateurs, permettre aux enfants qui viennent en masse à l'Assemblée nationale de pouvoir comprendre leur
démocratie. Donc je comprends que euh le coût euh paraît élevé, que le voilà donc pour le moment c'est un projet qui va doucement parce qu'on a besoin de modifier euh des choses sur le plan d'urbanisme pour nous autoriser justement à occuper des espaces qui sont d'ors et déjà creusés. Donc en fait le projet, il y a pas d'investissement aujourd'hui qui est dans les mois qui viennent qui va être effectué. En revanche, on continue le projet parce que c'est un c'est l'objectif, c'est de permettre aujourd'hui j'ai 200000 personnes qui viennent à l'assemblée avec ce projet c'est 400000 personnes qui pourraient venir. Donc c'est un projet 100 % citoyen. 100 % citoyen. Faut qu'on a le temps de prendre la trisème question parce que je vous assure que nous avons beaucoup de
questions sur ce sujet régulièrement. C'est le salaire des députés mais pas que lorsque vous êtes invité hein. Tous les matins nous avons des questions sur les salaires des membres de gouvernement et cetera. Pourquoi ne pas baisser les salaires des députés alors qu'on demande sans cesse aux Français de se serrer la ceinture ? Isabelle à Paris qui vous pose la question. Alors en fait euh on demande à personne de baisser son salaire dans notre pays. Personne personne ne doit baisser son salaire qu'on soit fonctionnaire, qu'on soit travaille dans une entreprise privée. Donc les députés en fait leur indemnité est alignée sur les fonctionnaires. On a on est aligné sur les rémunérations des fonctionnaires. C'est une loi qui existe depuis 1958 qui n'a jamais changé. Donc si par exemple
on fait un gel d'indice et ben il touche les députés. Donc les députés font un effort en même temps. Après les députés vous savez sont des Français comme les autres. Et donc quand j'entends que il faudrait baisser les indemnité, je vous dis d'une part les Français on ne vient pas baisser leur salaire, d'autre part les Français sont des contribuables. Quand on fait des hausses d'impôts, les Français bah ont plus les les députés payent davantage d'impôts. Lorsqu'il y a un prix à la pompe qui augmente, il payent le prix à la pompe qui augmente. Bref, les députés sont des Français comme les autres. La rémunération des députés ne bouge pas et elle ne bougera pas. et elle est très inférieure à tout ce qui se pratique en Europe et c'est un gage aussi d'indépendance et
d'accessibilité à la fonction. Plus vous baissez l'indemnité parlementaire, moins vous aurez de personnes de qui n'ont que peu de revenus qui seront parlementaires. C'est mais c'est un débat et Christophe pourra le direux depuis la révolution depuis que l'Assemblée nationale existe. Mais en tout cas, je suis d'accord, les députés doivent faire autant d'efforts que les Français parce que nous devons être exemplaires. Et vous savez quoi ? terminerai là-dessus parce que sinon Christophe B vous avez présenté à l'hôtel de la SEC qui est l'endroit où la la présidence de l'Assemblée nationale travail depuis que je suis présidente de l'Assemblée nationale j'ai fait 25 % d'économie sur le fonctionnement de l'hôtel de la parce que je suis très rigoureuse sur la gestion de l'argent ça s'est dit mais
Christophe Barbier est arrivé vous l'avez donc constaté Christophe Barbier on va revenir sur la politique la présidentielle le box central je crois particulièr oui en l'élargissant un petit peu. Madame la présidente, avez-vous félicité Raphaël Gluxman pour sa victoire à la primaire ? Non. Bon, il est pas député, il est député européen. Est-ce que vous êtes attentif à ces propos ? Est-ce que pour vous, c'est un candidat qu'il faut considérer dans cet espace du bloc central ? Alors, je sais pas s'il se considère lui comme dans l'espace du bloc central, mais en tout cas, il a des propositions intéressantes. Moi, je l'ai rencontré avant avant l'été. J'ai échangé avec lui mais comme j'ai échangé avec d'autres personnes qui s'engagent dans dans l'élection présidentielle,
c'est une gauche qui est compatible. C'est une gauche en tout cas qui a des on a des valeurs partagées et il y a un certain nombre de choses qui sont effectivement compatibles avec mes idées. Vous savez que moi je suis plutôt de sensibilité social-démocrate quand j'ai rejoint Emmanuel Macron. Vous aviez dit il y a quelques mois à l'automne si rien ne s'est décanté, il faudra ouvrir le jeu. Nous sommes à l'automne. Bon, les sondages ne montrent pas une grande décantation. Ça veut dire quoi aujourd'hui ouvrir le jeu ? Bah moi, je suis je suis attentive à ce que par exemple a essayé de lancer ce qu'essaie de lancer euh Jean-Louis Borlot. Je pense qu'en tout cas, il faut essayer de rassembler. Moi, depuis le début, je dis quoi ? Je dis qu'il faut d'abord se rassembler sur un projet, sur
une vision et qu'après on se mettra d'accord sur la personne qui le portera. J'ai observé que bah personne ne m'a écouté. tout le monde est parti dans son silo que maintenant le temps est vraiment venu une primaire une déjà de parler projet de se regrouper sur le projet on voit que grâce à cette campagne chacun a mis des choses sur la table et bien déjà regroup discutons et après on regardera qui sera le mieux placé pour le stade vous ne soutenez personne aujourd'hui moi je soutiens personn je continue à essayer de travailler à l'union parce que seule l'union nous permettra de gagner et seul aussi un la valorisation du du bilan de ce que l'on a fait. Moi j'en ai marre d'entendre des gens qui considèrent que tout est à jeter et on a l'impression qu'être
macroniste aujourd'hui est devenu un gros mot. Non, il y a beaucoup de choses qu'on a faites et qu'on a fait de bien. Valorisons cela et puis après ayons aussi un esprit critique sur ce qu'on a fait et vous savez que je suis pas la dernière à la voir notamment sur la façon dont on a gouverné qui à mon sens doit être intégralement revu. On peut attendre janvier où il y a urgence ? Je pense qu'en tout cas, il y a urgence de discuter pour construire un projet commun. Merci beaucoup YB Bron Pivé d'avoir été notre invité ce matin. Merci beaucoup Christophe Parbier. Merci à vous de nous regarder.
Yaël Braun-Pivet