🔴 En direct I Marine Le Pen répond à la presse parlementaire
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bien sûr, toujours en cours d'examen dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, tout près d'ici, la journée d'initiative parlementaire du groupe Rassemblement national que vous présidez évidemment qui aura lieu demain dans ce même hémicycle. Le procès en appel prévu en janvier, ses conséquences sur la possibilité que vous aurez ou pas de vous présenter à l'élection présidentielle et puis beaucoup d'autres sujets évidemment en fonction des des questions qui seront posées par les confrères journalistes et consœurs présents dans présents dans la salle. On commence tout de suite avec une question de Chantal Didier et puis ensuite donc très rapidement on fera circuler le micro dans la salle pour vos questions.
Oui. Bonjour madame la présidente. Bonjour.
Euh bon, l'absence de 493 lors de ce débat budgétaire favorise-t-elle des débats euh comment dire argumenté, en recherche d'intérêt général ou au contraire pousse-t-elle à la défense de programmes électoraux et qui sont parfois un peu idéologiques ? Quel est l'effet de ce cette absence de 493 ? Il arrive que le diable porte pierre.
Mais euh en en l'occurrence euh moi je je m'étais réjoui de l'annonce de la non utilisation du 493 alors que je ne suis pas contre le 493. Je considère que le 493 est utile quand il est pas dénaturé. Bon le 493, je rappelle c'est un moyen en été de contraindre sa propre majorité.
Et donc il m'apparaissait que le fait de ne pas utiliser 493 permettait effectivement de d'admettre en fait que il n'y avait pas de majorité et que il fallait la trouver par conséquent texte par texte, amendement par amendement. Bon euh est évident que l'écueil qui est derrière l'absence de de d'utilisation du 493 euh est peut-être plus gros encore que le 493 lui-même euh qui est le passage du budget par ordonnance. Enfin, on voit le rythme auquel on avance qui est un rythme lent.
Euh on s'aperçoit que alors que les groupes s'étaient donnés des un nombre cibles d'amendements que le Rassemblement national a été a le plus respecté puisque nous avons déposé à peu près trois fois moins d'amendements que ceux à quoi je veux pas dire nous avions droit parce que évidemment la liberté d'amender, vous le savez constitutionnelle mais enfin que l'engagement qui avait été pris et bien hors les groupes de la majorité Alors pas le groupe Renaissance, mais tous les autres he qui participent du socle euh ont multiplié par trois ou quatre en fait le nombre d'amendements. Donc tout ça est est très très lent et au moment où je vous parle, je ne vois pas bien comment on peut arriver au bout de l'examen de ces textes budgétaires et donc de leur vote. On part donc droit vers des ordonnances, ce qui évidemment est peut-être le pire de tout.
Mais vous y voyez. Le Premier ministre Sébastien Lecnu avait dit "Le gouvernement proposera et puis le Parlement débattra et votera". Vous voyez dans ces questions de de calendrier délais une malice de la part du gouvernement où où est-ce que c'est finalement cette assemblée nationale dans dans laquelle les les différents groupes ont ont du mal à s'entendre, à avancer ?
Les débats sont intéressants. Est-ce que ça fait un budget cohérent et votable au final ? Est-ce que Alors objectivement, il faudrait vraiment être de mauvaise fois pour pas se rendre compte que ils ont essayé de gagner un maximum de temps et déposer le budget à la dernière limite possible auquel il pouvaient le déposer.
Bon, donc on peut pas dire espèce de vraie fausse démission suivie d'une renomination. Tout ça a fait perdre en fait quand même beaucoup de temps pour qu'on en arrive à être dans les délais les plus restreints qui soit. Les débats sont de bonne qualité, c'est incontestable mais on s'aperçoit que un certain nombre de personnes cherchent manifestement à arriver à aux ordonnances.
Voilà. Alors maintenant euh vous me posez la question sur le budget Frankenstein. Bah par définition si vous j'ai envie de vous dire c'est inhérent à l'exercice.
C'est-à-dire qu'à partir du moment où vous avez trois blocs et que un certain nombre d'amendements sont votés par deux blocs contre un, le bloc 1 et 2 contre le 3e, le bloc 2 et 3 contre le 2e ou le bloc 1 et 3 contre le bah évidemment on se retrouve avec une vision enfin un budget qui va ressortir euh voilà avec des mesures qui sont peut-être pas obligatoirement toutes cohérentes entre elles. Euh c'est une ça me paraît être une évidence mais c'est comme ça. C'est c'est la règle du jeu.
Si en tech encore une fois, il y a un vote à la fin et c'est là en réalité que mon inquiétude s'exprime. Prendre une première question de Frédéric Delpêche juste derrière. On va passer le micro.
Frédéric Delpêche pour LCI TF1. Euh madame Le Pen, on a le sentiment donc que Sébastien Lecnu a fait le choix de tendre la main au Parti socialiste pour trouver un accord sur le budget, négocier un compromis notamment sur une taxe Zucman ou une taxe allégée. Vous regrettez d'abord le choix de ne pas tendre la main vers vous pour euh boucler le budget de la part du premier ministre et d'autre part, comment vous percevez la possibilité d'un compromis d'un accord entre le gouvernement et le Parti socialiste sur une mesure fiscale ?
Alors, il a fait plus que tendre la main, il a ouvert son cœur euh au Parti socialiste. Enfin, c'est une véritable histoire d'amour euh à laquelle nous assistons. Euh mais euh en l'espèce, cette histoire d'amour s'exprime dans énormément euh de facilitation faite par le gouvernement aux réclamations du PS.
Probablement la seule ou ce ne sera pas le cas, c'est précisément la taxe du Zukman en réalité. Bon euh puisque si j'en crois la porte-parole euh du gouvernement, il n'y aura taxe duman ni hard ni light. Donc il semblerait que le gouvernement soit sur la même ligne euh que nous sur ce sujet.
Euh mais euh il y a eu d'ors et déjà, je pense à destination du PS un certain nombre de compensation. Pour l'instant, ce qui a été voté objectivement et dans un certain nombre de mesures n'est pas honteux, hein, contrairement au au hurlement du gouvernement, la taxe sur les multinationales, enfin c'est même pas une taxe d'ailleurs, c'est le la gauche a tort de parler de taxe, c'est pas une taxe. la lutte contre la fraude que constitue une optimisation fiscale qui vise en réalité à échapper à l'impôt qui a été voté hier.
C'est dans le programme c'était dans le programme du Rassemblement national par ailleurs depuis un certain nombre d'années et c'est tout à fait cohérent et et tout à fait légitime si vous voulez quand quand Mcinet fait des bénéfices en France des bénéfices au passage grâce à l'État ce qui est peut-être encore une circonstance aggravante et et va projeter ses bénéfices dans le Delaware pour payer 0 IS en France et évidemment zéro dans le Dare parce que il y a pas d'IS. On voit bien que il s'agit pas là de taxer, il s'agit juste de faire respecter la loi et puis accessoirement l'éthique et la morale. Pourquoi pas ?
Après tout, il y a pas de raison de ne pas en impulser aussi un peu à l'égard des multinationales. Donc moi, si vous voulez, il y a des tas de choses sur lequels nous n'avons euh nous y étions opposés hein, notamment le super IS, ils ont rajouté 2 milliards, je pense, pour faire plaisir au PS, peut-être pour faire passer à postériori à priori, pardon, le refus de la taxe Zucman. Euh mais bon, on verra bien ce qui sortira. ce qui sortira de de tout ça.
Je voudrais juste rappeler une chose pour un certain nombre de journalistes que j'entends sur les plateaux dire depuis une semaine oh là là c'est horrible les sériels taxeurs euh ah bah il y a un impôt par jour, ils inventent des impôts de partout. Bah c'est on est sur les recettes quoi. Donc à un moment donné je veux bien tout ce qu'on veut mais c'est sûr que on est quand même un peu obligé de discuter impôt hein.
Pardon. Donc c'est faut pas quand même nous en vouloir de choses qui sont assez naturelles. Il est assez naturel de discuter en l'occurrence des des impôts et nous discuterons bien entendu assez rapidement des dépenses qui est aussi un élément politiquement extrêmement important.
Alors les dépenses viendront effectivement éventuellement ensuite ce qui ce qui supposerait que la partie recette soit adoptée. Ça vous semble envisageable ? Bah non parce qu'en réalité Oui.
Enfin non. Vous voyez, je suis je suis une optimiste. Pas tenté mais là franch là c'est il faudrait vraiment faire preuve d'un d'un excès d'optimisme.
En effet, on va continuer à faire circuler micro dans la salle. Pensez bien à rappeler votre nom et votre média pour que tout le monde sache qui pose les questions. Sophie Sophie Dupont pour BFMTV, vous l'avez un petit peu abordé déjà en introduction, mais le vote qui était prévu mardi du coup du PLF va être poussé après l'examen du PLFSS.
Comment vous analysez ce changement calendaire ? Est-ce que pour vous il y aura un vote à la fin ? Et quelle est quelle est votre analyse oui de ce de ce report ?
Mais il y a pas de changement il y a pas de changement de calendaire, c'est juste qu'il y a il y a un nombre d'amendements qui ne permet pas d'aller au bout du texte. Voilà, c'est aussi simple que ça. Euh, on est à une moyenne de 10 11 amendements par heure.
Bon ben, il en reste encore, je sais plus 1000 et quelques. Euh voilà, ça avance pas assez vite quoi. C'est c'est bah j'ai c'est en tout cas évidemment mon inquiétude mon ma très grande inquiétude c'est que nous ne puissions pas arriver à un vote.
Jean-Michel Oui. Bonjour Jean-Michel Lami nouvel économiste. Vous vous paraissez très décontracté sur le déroulement de ce budget mais enfin vous avez aussi une responsabilité.
Comment ça se passe pour vos propres mesures ? Est-ce que vous en reconnaissez que vous avez pu réussi à faire voter que l'on s'y reconnaisse ? Et ensuite, comment vous qualifiez votre propre ligne ?
Alors, les uns vous accusent de néolibéralisme, les autres de socialisme. Bon, dites-nous où vous en êtes et surtout comment vous allez aider à éviter ce qu'un de vos collègues a tout à l'heure appelé le sabordage. Le sabordage, ça vient du modè, le sabordage du débat budgétaire.
Alors, d'abord, je ne me sens absolument aucune responsabilité pour une raison simple, c'est que je crois que la cible du nombre d'amendements qui avait été, je mets tout ça entre guillemets parce qu'encore une fois, c'est une liberté, vous le savez constitutionnelle, mais attribué au Rassemblement national, c'était je crois 550 amendements à peu près. Nous en avons déposé moins de 250. Donc nous sommes le groupe qui a déposé le moins d'amendements par rapport au nombre d'amendements qu'il pouvait déposer.
Donc au contraire, nous avons vraiment participé à faire en sorte de qu'il y ait une modération en matière d'amendement précisément pour aller jusqu'au bout du texte. Moi, je note que l'extrême gauche qui passe sa vie à dire que il faut absolument accélérer multiplier les suspensions de séance. Donc c'est une technique que je ne connaissais pas qui consiste à ralentir pour accélérer.
Je j'ai du mal à comprendre comment ça fonctionne mais je note que euh il parle énormément, il demande la parole en permanence, il s'exprime euh à tout bout de champ, parfois plusieurs fois de suite et que avec le gouvernement, ils sont ceux qui font perdre le plus de temps en fait dans l'analyse de ce budget. Euh euh oui, il y a un certain nombre de choses que nous avons voté. D'ailleurs, quand vous voyez la tête de monsieur l'escure, vous rendez compte, ça lui fait pas extrêmement plaisir et qui participe euh de de du programme qui est le nôtre, hein.
C'est le cas, je vous l'ai dit, euh sur euh en fait cette cette lutte contre la fraude parce que c'est une forme de fraude de la part de multinational. nous avons euh fait euh voter le remboursement du Crédit Impôt Recherche euh en cas de délocalisation, he qui est une proposition du Rassemblement national qui au grand du ministre de l'économie a également euh voté euh hier. Donc euh voilà, il y a des choses qui vont dans le bon sens, il y en a d'autres qui à notre avis euh vont dans le mauvais sens, mais c'est la règle du jeu de la démocratie.
Voilà, c'est la règle du jeu. Ce qui est dommage, si vous voulez, c'est que moi je considère que il y a bien sûr une problématique de consentement à l'impôt aujourd'hui dans notre pays, mais il y a, je le plaide depuis des années, surtout un énorme problème de consentement à la dépense. C'estàd que les Français ne sont plus d'accord avec la manière dont on dépense leur argent. et et je crains que cet aspect du débat euh soit totalement amputé.
Alors justement, vous faites beaucoup de propositions comme les autres groupes sur sur les sur les dépenses. Euh est-ce que ça vaudrait pas le coup de de voter la partie recette pour au moins commencer à débattre des dépenses qui veut pas dire adopter ensuite l'ensemble du budget ? Vous faites des propositions notamment sur les ce que vous appelez les dépenses inefficaces, l'immigration et cetera dont dont certains contestent la la réalité ou en tout cas la la faisabilité.
Est-ce que vous estimez qu'il serait utile de pouvoir débattre de cette partie dépenses ou est-ce que après tout ça va passer par pertes et profits comme l'an dernier ? Non non, je viens de vous dire exactement l'inverse, mais encore une fois, je ne me sens aucune responsabilité et nous ne nous sentons collectivement aucune responsabilité au travers de ce débat budgétaire, en tout cas celui qui a lieu qui a eu lieu hier, avant-hier, aujourd'hui et cetera. On s'aperçoit qu'on découvre des choses qui sont positives, hein.
Monsieur l'escur hier nous expliquait que c'était catastrophique parce que justement cette lutte contre la la le contournement fiscal des multinationales, ça allait entraîner 20 milliards supplémentaires. Bah c'est bien parce qu'il y a 20 milliards en fait qui sont dans la nature et qui sont distraits par des multinationales du budget français. Bah chouette, bel à aveu, merci beaucoup.
Et donc on était encore plus content de le voter en fait. Ce que ce que compte est-ce que le gouvernement en l'occurrence c'est la faisabilité technique en raison de convention fiscale avec un certain nombre de pays pour vous c'est superfétatoire comme argument ? Ah ben totalement, c'est totalement superfétatoire.
Mais de toute façon, quoi que vous puissiez proposer, ils ont toujours un argument pour vous expliquer que en réalité c'est pas possible. Là, on sort d'un d'un questionnement sur la baisse de enfin, c'est pas la baisse de l'IS d'ailleurs, c'est l'augmentation du seuil de l'IS réduit pour les TPEPME et et madame Monchar vient de nous expliquer que c'était dramatique parce que tous les artisans commerçants qui seraient frontaliers verraient des artisans commerçants du pays d'à côté venir s'installer pour leur faire concurrence. Enfin, je veux dire, ils ont une imagination pour trouver des argumentations pour euh euh essayer de s'opposer aux enemendements qui sont proposés et qui me paraissent pour le coup de bon sens, qui sont justeurcents.
Beaucoup d'imagination dans ce domaine. Oui, bonjour Gabriel Bourvic, agence France Presse. Juste pour bien clarifier votre position puisque vous présidez le premier groupe d'opposition.
S'il devait y avoir un vote puisque c'est bien le but de de ces débat, est-ce que par principe vous voterez contre puisque vous êtes dans l'opposition ? Est-ce que l'abstention reste une option ? Même question pour le PLFSS puisque votre président délégué Jean-Philippe Tangui a suggéré que après tout vous pourriez vous abstenir s'il y avait une suspension de la réforme des retraites.
Donc contre ou abstention sur les deux textes ? Nous nous verrons sur le sur le PLFSS, ça dépendra de ce que nous obtenons pour le coup hein sur entre l'abstention et le et le vote contre. Là sur le PL, je vois pas bien comment on pourrait s'abstenir parce que pour le coup voilà les choix qui sont faits et qui sont faits de manière collective et qui sont faits de manière démocratique mais ne correspondent pas. vous vous le voyez bien à la vision que nous avons exprimé dans le cadre de la présentation de notre contrebudget.
Je note d'ailleurs que bien souvent par des un effet comment dire de d'argument d'autorité, j'entends parfois des journalistes dire ou écrire bah typiquement sur la contribution à l'Union européenne mais c'est n'importe quoi, 8 milliards et demi, d'où ça sort ? Ils peuvent être demandés en fait avant de et vous voyez, je veux dire, je trouve qu'il y a une manière d'aborder les propositions des uns et des autres qui sont parfois de la part de certains médias euh mépris mouvement d'ailleurs de groupes qui ont présenté des contrebudgets détaillés, précis. Certains le font de manière systématique.
C'est notre cas. C'est je crois le cas de la France insoumise mais pour le reste, j'ai pas vu non plus grand-chose hein. On peut pas dire que le PS soit un contrebudget hein.
C'est il y a quatre propositions. Bon c'est quand même un contrebudget restreint. Voilà, on on travaille, on a des positions, on les défend et et je pense que on gagnerait à pouvoir avec les médias aussi avoir des des relations de travail, d'explication qui qui permettent d'éclairer en fait les les électeurs, les Français, les contribuables sur les choix qui sont ceux des uns et des autres.
Vous vous dites ça dépendra de ce qu'on obtiendra. Est-ce que en en disant il y a au début du mois d'octobre que vous censureriez tout, vous vous êtes pas privé d'une tout, c'est c'est tous les tous les gouvernements. Oui.
Voilà. Euh mais bon, ce qui fait peser quand même une une menace assez assez forte sur le gouvernement, le cornu ou le gouvernement quel qu'il soit, est-ce que vous êtes pas privé d'une d'une possibilité de peser ? l'an dernier à la même époque Michel Barni avait avait assez clairement assumé de de vous faire des concessions sur les sur les questions budgétaires.
Est-ce que avec une position très dure d'entrée, vous êtes pas privé de de cette capacité d'essayer de peser un peu ? Ah ben on pèse pas mal là hein par les votes. Je rappelle qu'à peu près je rappelle qu'à peu près tout ce qui est voté l grâce à nous hein.
Enfin je veux dire je j'entends euh on n'est quand même pas dupe du cinéma de la France insoumise. Ah mon dieu mais quelle horreur le Rassemblement national. Oh là là ils sont terriblement méchants.
On veut rien avoir à faire avec eux mais enfin à chaque fois qu'il dépose un amendement et que l'amendement est est voté c'est grâce aux voies du Rassemblement national. Voilà. Je ça c'est une réalité que que je rappelle.
Euh donc stop au cinéma quoi. Euh je je dis ça. Donc nous pesons euh maintenant euh j'ai Barnier il proposait 40 milliards d'impôts supplémentaires.
On est contre. Voilà c'est c'est aussi simple que ça. On est contre.
Donc moi, si vous voulez les promesses consistant à dire on va retirer quelque chose qu'on n pas encore mis parce que c'était ça en fait hein. Barnier monsieur Barou a fait à peu près la même chose d'ailleurs. On envisage de dérembourser des médicaments.
Bon on désenvisage de dérembourser des médicaments. Oui. D'accord. et vous l'aviez pas fait pour l'instant.
Donc en réalité, vous vous me vendez du vent, vous me donnez un cadeau qui n'en est pas un. Bon, certes, nous avons protégé les Français de cela, mais on peut pas dire que il y ait eu un bénéfice sur par exemple les 40 milliards qui ét annoncés. Donc voilà, nous sommes en opposition avec cela.
Nous le disons, nous l'avons censuré parce que nous trouvions que c'était inadmissible. Je note d'ailleurs que euh n'étant pas à une contradiction près, les LR n'en manquent pas non plus de contradiction parce que aujourd'hui ils viennent dans l'hémicycle dire "Mon dieu mais quelle horreur ! Il y a euh 500 millions qui ont été votés d'impôts supplémentaires.
Mais enfin les 40 milliards de plus de monsieur Barnier, ça les dérangeait pas manifestement. 40 milliards de plus de droite, donc ça c'est admissible. Et puis euh quand c'est de l'autre côté, il trouve que ça n'est pas admissible.
Voyez, nous on essaie d'être totalement cohérent, de ne pas être secctaire. Je crois qu'on l'a démontré depuis des années maintenant. Euh quand il y a des amendements qui nous apparaissent positifs, nous les votons.
D'où qu'ils viennent, on se moque de savoir si ça vient de la France insoumise, des écologistes, des socialistes. Euh ça n'a aucune importance en ce qui nous concerne. Quand nous considérons que c'est mauvais, euh nous nous y opposons et quand nous pensons que c'est améliorable, et bien nous amendons.
C'est je trouve que c'est ça le en fait le travail parlementaire et si tout le monde faisait ça de la même manière que nous, croyez-moi, les choses seraient peut-être un peu plus facile. Vous n'imaginez pas de gouverner avec la France insoumise ? Je suppose non pas du tout.
Ça n'est pas ce que je dis. Je dis que refuser de voter un amendement qui peut potentiellement euh aller dans le sens des intérêts des Français au motif que ça vient de un tel ou un tel, c'est le niveau zéro de la politique. Mais écoutez les débats, moi j'ai été frappé hier.
Enfin, je veux dire, c'est même pas la cour d'école, c'est pire que ça. Ah bah, ils ont voté ensemble. Nan savez, quand on était petit, on faisait comme ça.
Ah bon ? Enfin, c'est qu'est-ce que c'est que ça ? Enfin, on est on en est là dans notre pays, notre grande démocratie à à entendre euh le le bloc central reprocher à LFI d'avoir eu son amendement voté par le RN ou le RN d'avoir voté un amendement de renaissance.
Elle est fidusion. Enfin, c'est grottesque. Le principe c'est que dans cette assemblée, il y a trois blocs.
Donc de toute façon, tout ce qui est voté l'est par au moins de blocs sur trois. Donc est-ce qu'on va continuer comme ça ce débat de cours d'école où est-ce qu'on travaille sérieusement ? Voilà, c'est c'est juste ça.
Je trouve que c'est assez pathétique à regarder. Vous vous dénoncez les les discussions entre le gouvernement et et le Parti socialiste qui tente de trouver un compromis. A priori à ce stade.
On y est pas on n'y est pas encore. Euh est-ce que tout ça se se termine selon vous euh par une censure ou pas ? Non.
Vous pensez que il y a un point d'atterrissage possible ? Je pense je pense qu'ils ont déjà atterri. C'est c'est voilà.
Enfin, je veux dire tout ça c'est du tout ça il y a une partie de cinéma mais moi ce que je reproche oui mais je pense que ça quelque part ça ça titille tout le monde de voir que c'est le parti qui fait 1 % à la présidentielle si vous voulez qui est l'arbitre des élégances quoi. C'est quand même assez problématique sur le plan de la de de la démocratie. on se dit bon est-ce qu'il est normal que le parti à à qui 1,5 % des Français euh a fait confiance au présidentiel, soit celui qui détermine la ligne qui doit être suivie par le gouvernement.
Bon, toute personne attachée à la démocratie se sont un peu gêné de cette situation. C'est une évidence. Voilà, ça me paraît problématique.
C'est le poids des charnières. Donc je pense non, c'est pas le poids des charnières, c'est le poids des choix qui sont faits par le gouvernement. Voilà, c'est c'est le choix qui est fait par le gouvernement.
L'atterrissage est fait, ils sont d'accord entre eux, ils font le cinéma. Le le Parti socialiste dit "Ou là là, attention, je sais pas ce qui me retient de censurer, c'est pas encore fait. On n pas pris notre décision." Bon voilà, c'est c'est bon, on a compris, ils ont passé un deal, ils continuent à dealer tous les jours dans les couloirs, dans les alcaves.
Bon ben parfait, mais comment il l'assume ? Voilà, on n'est pas obligé de d'avoir le cinéma permanent tous les jours avec la menace qui ne sera jamais utilisée. Mais au fond, est-ce que vous ne regrettez pas d'avoir fait d'avoir centuré le gouvernement de monsieur Michel Barnier ?
Ah, pas du tout. Avec le recul. Ah, mais absolument pas.
Vous étiez au centre de Non non mais je ne je ne je ne regrette la seule chose que je regrette c'est de pas avoir réussi à censurer monsieur le corn c'est tout pour le reste. Et pour une raison très simple, c'est que vous avez compris quel est notre quelle est notre position. Si vous voulez, nous considérons que nous considérons qu'il y a un an et demi, en réalité, on a tordu le bras de la démocratie.
Voilà. Et et on a fait une mauvaise manière pour une raison simple, c'est qu'il fallait empêcher le Rassemblement national d'obtenir une majorité. Avec le résultat qui était celui du Rassemblement national au premier tour et le résultat des autres formations politiques, nous devions avoir une majorité à à l'Assemblée nationale et donc gouverner.
Au dernier moment, Emmanuel Macron a changé d'avis. Il avait envisagé cette possibilité puis et ben il a eu le vertige peut-être devant le le la perspective véritablement de d'une victoire du Rassembl national. Donc ils ont tordu la démocratie.
On se retrouve dans la situation dans laquelle on est aujourd'hui et dont on ne sort pas parce que le pays chaque jour va de plus en plus mal. Donc je viens dire que nous sommes dans une crise politicienne. Je dis que c'est pas même pas une crise politique, c'est une crise politicienne et que le seul moyen d'en sortir c'est de retourner aux urnes.
Ils sont prêts à vendre père et mère, à se couper à un bras plutôt que de retourner devant les électeurs. Je trouve ça malsin. Je veux dire, cette réticence, cette peur, cette angoisse, voire même cette hostilité à l'égard du vote des Français euh m'a paraît révéler un problème important.
Donc nous censurerons parce que nous souhaitons retourner aux élections. Euh oui, je voulais juste rebondir sur sur l'expression ils ont tordu la démocratie. Est-ce qu'il y a pas une forme de mépris pour les électeurs qui ont choisi parfois des électeurs du centre, parfois de droite, qui ont préféré voter pour des pour des partis de gauche plutôt que pour le Rassemblement national en toute conscience, ils ont pas été forcés par Emmanuel Macron de faire ça.
Est-ce que bah enfin il y a des gens qui ont préféré voter des gens de droite qui ont préféré voter insoumis que pour vous. Non mais monsieur je Non mais moi je je conçois qu'à Libération on a une vision de la démocratie qui soit probablement assez éloignée de la nôtre. Je je peux concevoir ça mais si vous voulez vous pouvez pas dire ils avaient le choix.
Pas vraiment. Pas vraiment parce que parce qu'il y a des règles enfin il y a il y a tout de même des règles de manière générale en démocratie. c'est au-delà d'un certain seuil euh vous pouvez être présent au second tour.
Bon et en l'occurrence, ils ont pas eu obligatoirement totalement le choix puisque précisément les candidats pour lequels ils avaient voté au premier tour, pour lequel on peut imaginer qu'ils avaient envie de voter au second tour et bien précisément dans le cadre d'un accord général entre parties, ils ont tous disparu. Tous les candidats qui pouvaient se maintenir au deuxème tour ont disparu. Donc oui, c'est une manière, quoi qu'on en dise, de de tordre la démocratie et j'entends bien que bon compte tenu des opinions qui sont les vôtres et que vous exprimez de manière militante et vous en avez le droit hein, Libération est un journal d'opinion qui lutte contre le Rassemblement national qui en a fait un de ses axes d'ailleurs éditorial.
Moi ça ne me pose aucune difficulté mais le jour où c'est l'inverse qui va se produire, vous serez les premiers à hurler à la mort. Donc rendez-vous dans quelques élections peut-être peut-être même la prochaine où et bien ce ce front soi-disant républicain se mettra en place contre vos propres amis politiques et vous verrez queils seront les premiers à dire "Mais mon dieu, c'est affreux la démocratie et cetera." C'est toujours pareil si vous voulez, soit on a des principes, soit on nen a pas.
Moi, j'ai des principes c'est-à-dire que j'aime bien en bénéficier, mais je me bats aussi pour que mes adversaires puissent profiter de de cela. Et pour vous donner un exemple de cela, euh je ne dirais je terraai le nom de celui qui m'a proposé euh lors des élections du bureau de l'Assemblée nationale de faire une liste bloquée sans LFI. Et ben, j'ai dit non.
Et pourtant, on peut pas dire que j'ai pour LFI la moindre affection, mais je considère que il représente une partie non négligeable des Français et que par conséquent, il est parfaitement normal que le Nouveau Front populaire puisse avoir des représentants au sein du bureau de l'Assemblée nationale et accessoirement de vice-président. Et c'est la raison pour laquelle nous avons voté pour une liste de candidats dans lequel il y avait aussi des vice-présidents de LFI. Quand mes électeurs viennent me dire "Ah mais vous avez voté pour des vice-présidents LFI ?" Et ben oui, voilà parce que nous avons des principes et que nous les mettons en œuvre même lorsque ces principes bénéficient à nos adversaires.
Bonjour madame la présidente Martin Baomère France Info Télé. Euh je poursuis un un peu ce que vous dites, mais à l'inverse, est-ce que vous vous avez une ambition d'un droit ? Et euh si oui, est-ce que vous sentez des signaux qui vous font dire que du côté des déçus des au sein des républicains, certains aimeraient vous rejoindre ?
Et peut-être question annexe, est-ce que vous appelez Bruno Rotaillot à être de ceux qui pourraient vous rejoindre ? Bon, je suis poursuivi par cette harlésienne depuis 25 ans, c'est horrible. Je n'arrive pas.
Elle me elle me colle au pied comme le scotch du capitaine Adoc. Donc je vais répéter pour la fois, je ne suis pas pour l'union des droites, je ne suis pas pour sauver la droite. Moi, je suis là pour sauver la France.
Donc je suis pour l'union de tous les patriotes et je suis bien placé pour savoir que des patriotes, il y en a à droite et il y en a à gauche puisque je le rappelle, je suis élu dans une circonscription qui a été sociale aucommuniste pendant 80 ans. Ça se détras l'intégralité des gens qui m'ont élu députés en fait sont soit des anciens socialistes, soit des anciens communistes. Ça prouve donc bien que venir s'adresser exclusivement à une droite qui par ailleurs est de plus en plus faible ne m'apparaît ni bonne chose pour le pays ni susceptible de créer les conditions de l'Union nationale pour laquelle je plaide et et de sur croix il y a clairement de la part des dirigeants Lè en tout cas de la part de monsieur Vaquier je ne sais pas si c'est le cas de monsieur Retaillot mais de la part de monsieur Voquier lorsqu'il évoque cette union des droites, il en exclut le Rassemblement national et je l'en remercie par ailleurs.
Je je merci car je serai ennuyé qu'il intègre le Rassemblement national dans cette perspective. Donc il le dit lui-même. Il faut faire, dit-il, l'union euh des droites euh euh entre eux de l'UDI dit-il euh jusqu'à euh Sarah Knafo.
Bon ben grand bien leur face. Je veux dire qu'il fassent l'Union des droites, moi ça me pose aucun problème qui est euh une primaire avec monsieur Dupignan, monsieur Philippo, monsieur ça ça me pose aucune difficulté. Monsieur Vquier, monsieur Retaillot, c'est parfait que la droite s'organise est parfaitement légitime mais nous nous ne sommes ni de droite ni de gauche.
Voilà, c'est notre ADN, c'est notre identité. Nous avons toujours dit que nous voulions faire l'Union des patriotes d'où qu'ils viennent et nous restons sur cette ligne là. Oui.
Gabriel Bourvic à nouveau pour la FP. Pour revenir sur la censure, vous avez dit que vous regrettiez de ne pas avoir réussi à censurer Sébastien Lecnu, que vous censurerez parce que vous voulez retourner aux urnes. Quand vous avez vu que le constitutionnaliste Benjamin Morel a évoqué une question de calendrier, qu'au-delà du 15 ou du 20 novembre, la la dissolution devenait impossible parce que il serait plus il serait plus les délais seraient plus tenables pour faire une enfin vous avez ça en tête.
Euh donc ça veut dire qu'il reste 2 3 semaines pour censurer euh et provoquer la dissolution. Alors est-ce que vous envisagez de déposer votre propre motion de censure dans ce délai et quel en serait le prétexte ? Bon, d'abord, j'ai énormément de de respect pour euh Benjamin Morel, mais euh si je si je puis me permettre euh euh on fait travailler nos propres constitutionnalistes, hein, puisque ce qu'il dit, ça n'est pas que c'est impossible, il dit que il y a euh pour l'instant un flou juridique, un flou institutionnel euh sur ce qui pourrait se dérouler si il existait une dissolution entre le 25 novembre et potentiellement ement le le vote ou les ordonnances.
Bon, nous nous verrons, mais on ne va pas susciter, si vous voulez une motion de censure, sachant que le Parti socialiste est en pleine en plein voyage de nos voyez, on va attendre que il revienne de la croisière, qu'il soit bien engueulé là pendant 15 jours et puis à ce moment-là, on verra s'ils sont revenus à la sagesse. Et dans ces conditions, car nous savons compter et nous savons pertinemment que pour pouvoir obtenir une censure, il faut évidemment qu'un certain nombre de de position par rapport à la dernière fois. Oui, vous venez de dire pardon ni de droite ni de gauche.
Oui, première question. Donc voilà et je vais rebondir. Vous souhaitez effectivement une dissolution.
Hier, vous avez voté avec Lfi, vous l'avez dit tout à l'heure, vous pouvez voter avec Lfi le report des élections de la Nouvelle-Calédonie, les provinciales. Pourquoi ce choix ? Est-ce que c'est parce que c'était trop tôt ?
Parce que ça fait quand même un peu le mot va être fort, excusez-moi, mais j'ai eu des retours, un peu de trahison vis-à-vis des Calédoniens qui étaient prêts à voter sur ce corps électoral. Voilà. Non non non mais je sais que je je sais que la position qui est la mienne que j'ai exprimé pour le coup je me le sers à moi-même parce que sinon personne me le servira de manière assez courageuse en y allant.
J'ai exprimé ma position. J'ai euh nous avons proposé de manière assez détaillée d'ailleurs un projet de développement économique. Nous avons proposé un un proposé un projet institutionnel euh et vous le savez, nous souhaitions mettre l'accent sur le développement économique de la Nouvelle-Calédonie parce que nous pensons que c'est l'urgence en repoussant en réalité la problématique institutionnelle à plus tard.
Pourquoi ? Parce que je vois comment fonctionne le gouvernement depuis des années maintenant. à chaque fois qu'il y a un problème de pouvoir d'achat euh de chômage euh de de d'eau potable euh de ce qu'on veut où que ce soit enrem, la réponse c'est ah on va discuter de l'autonomie.
Voilà, comme si euh ça remplissait le frigidaire, que ça faisait couler l'eau potable robinet et cetera. C'est une manœuvre, voilà, qui est utilisée. Donc pourquoi je me suis opposé ?
Parce que est-ce que vous imaginez demain le gouvernement venir dire faire une conférence de presse là, monsieur le cornu venir faire une conférence de presse en disant que les prochaines législatives auront auront lieu 2 ans plus tard que ce qui est prévu. Est-ce que vous imaginez ce que les Français ressentiraient à se voir privé de pouvoir voter et on leur explique que ben c'est 24 mois. Ben non, on a décidé que ce serait 24 mois plus tard.
Je trouve que ça n'est pas raisonnable, ça n'est pas démocratique, ça n'est pas respectueux. On ne peut pas dire "On va obtenir une négociation en repoussant les élections." Ben non, parce que sinon vous allez négocier avec des gens qui dans l'esprit de la plupart des habitants de Nouvelle-Caïéie ne sont plus légitimes.
Ils ne sont plus légitimes puisque'en réalité leur mandat a été prorogé de manière excessive. Voilà, c'est la raison pour laquelle je plaidé pour que les élections aient lieu peut-être avec un délai de d'un mois supplémentaire. Euh on était prêt nous tout à fait à accepter décembre ou janvier euh pour que les négociations qui vont avoir lieu puissent euh l'être avec des élus légitimes.
Je rappelle que les provinces et le Congrès en Nouvelle-Caïéie ont des pouvoirs extrêmement importants. Je veux dire, le gouvernement c'est ce qui c'est ce qui décide du gouvernement. Donc, on peut pas en même temps donner une autonomie très large à la Nouvelle-Calédonie et en même temps leur dire "On va vous supprimer les élections qui vont vous permettre de choisir euh euh les dirigeants euh des provinces, euh le le l'Assemblée et le et le le Congrès et et le gouvernement.
Enfin, ça n'a aucun sens." Donc je pense que c'est une mauvaise manière qui est faite et que ça n'est pas la bonne manière d'aborder la problématique que je sais difficile hein, je veux dire je je suis pas naïve de la Nouvelle-Calédonie. Pour revenir sur ce que vous disiez tout à l'heure sur l'Union des droites, comment vous qui souhaitez accéder au pouvoir, obtenir un certain nombre de députés s'il y a une dissolution pour gouverner, comment vous pouvez envisager des alliances des alliances politiques ?
On voit ici à l'assemblée, vous avez votre niche de main, on voit ici à l'assemblée que vous avez des difficultés à faire en sorte que les autres groupes votent vos textes. Il y a une sorte de réticence d'un certain nombre de groupes. Comment est-ce que vous pouvez construire des alliances avec ça s'arrange ça tout de même au fur et à mesure du temps.
Ça se ça s'arrange. Nous verrons d'ailleurs demain dans au cours de la niche du Rassemblement national. Il y a quand même maintenant régulièrement des députés qui acceptent de voter des amendements du Rassemblement national.
D'ailleurs, l'amendement sur les délocalisations, ben par définition, il a été voté. Bon, donc il y a quand même de plus en plus d'amendements du Rassemblement national qui sont votés. Alors, vous expliquerez que c'est en raison de la normalisation ou alors juste de l'évidence, c'est qu'en fait on ne peut pas faire sans le Rassemblement national qui est le premier groupe de l'Assemblée nationale.
Voyez, la sagesse vient à certains, alors c'est dur à rentrer mais enfin ça finit par rentrer. Donc il s'agit pas encore une fois de de dire on a besoin de personne. Il s'agit de dire on est prêt à discuter avec tous ceux qui partagent avec nous un certain nombre d'options qui nous apparaissent essentielles et est évident que le le si on parle d'économie, le patriotisme économique, la nécessité de faire des économies avant de demander des efforts supplémentaires aux Français, tout ça, ça participe de notre vision.
Donc s'il y a des gens qui sont d'accord avec ça, nous on est prêt bien entendu à travailler avec eux. Mais euh on va pas aller euh je veux dire négocier je ne sais quoi d'ailleurs avec je ne sais qui euh parce que vous dites la droite, moi j'en vois plusieurs des droites hein. Je est-ce que la droite Lissenard c'est la même que la droite euh Vquier ?
Est-ce que c'est la même que la droite euh Retaillot ? Est-ce que c'est c'est pas simple là chez eux hein ? C'est combien de division quoi ?
Voilà donc nous allons aux élections. Ce sont les Français qui décident. Euh nous verrons si nous avons une majorité absolue.
Si nous n'avons euh qu'une majorité relative, nous irons chercher une majorité absolue. Euh c'est la règle du jeu démocratique. On fera comme les autres en quelque sorte.
Euh en Sophie du Pont pour BFM TV. Une petite précision sur la censure. Vous avez dit que vous attendez que le PS revienne du voyage de nos où il se sera engueulé avec le gouvernement.
Est-ce que ça veut dire que si la France insoumise dépose une motion de censure, vous voterez cette motion de censure de la France insoumise mais par contre vous vous n'en déposerez pas une. Si, peut-être nous en déposerons une. Si si peut-être, mais nous nous si vous voulez euh encore une fois c'est exactement ce que je vous ai dit tout à l'heure.
Nous voulons censurer le gouvernement. Donc nous votons toutes les motions de censure qui sont déposées. Je dire quelle que soit la personne qui les dépose et et nous ne sommes pas dans la manœuvre du type de quelques LR que j'ai vu avec leur gros sabot là lors de la dernière censure qui ont pas voté la censure de présenté par LFI mais qui ont voté la nôtre.
Sachant que les filles votant pas la nôtre, bah ils pouvaient aller dans leur circonscription en disant "Ah, j'ai voté la censure", hein. Tout en sachant qu'il y avait zéro risque, zéro risque pour qu'il y ait une censure. Mais enfin, je sais pas c'est le courage, c'est un quelque chose qui est effleur de temps en temps.
En tout cas, je moi je déteste ce type de manœuvre. J'aime bien qu'on avance, qu'on fasse ce qu'on dise, qu'on dise ce qu'on fait. Bon, manifestement, tout le monde n'est pas comme ça parce que tout à l'heure vous laissiez entendre que vous ne grillerez pas de cartouche tant qu'il y avait une entente entre le PS et le gouvernement.
Donc ça veut dire que non, vous pouvez déposer une motion de censure et voter celle de la transoumise. Oui. Oui, on pourrait déposer une motion de censure, mais euh si vous voulez, si on dépose une motion de censure, c'est avec les sport qu' voté quand même.
Enfin, on n' pas le goût de l'effort inutile, on a déjà assez de boulot quoi. Oui, mais justement vous votez les motions de censure déposées par d'autres partis. Or, les autres partis ne votent jamais vos motions de censure.
Il y a pas il y a pas une frustration derrière tout ça ? Mais non, mais vous savez, vous savez objectivement euh je trouve que c'est un comportement tout à fait stupide et sectaire de leur part, mais les Français le voi parce que si les Français ne le voyaient pas, le Rassemblement national ne ferait pas comme ça dans les intentions de vote et les autres ne feraient pas comme ça dans les intentions de vote. Donc vous voyez, il y a un moment, on a toujours, je crois, un bénéfice à être à se comporter de manière non sectire, à penser avant tout à l'intérêt de la France et et des Français et et à respecter les engagements qui sont les nôtres.
Voilà. Non, vous savez, il m'en faut plus pour me fousser, hein. Ça nous permettra de gagner tout seul à force d'avoir des gens qui se comportent ainsi, et bien ils nous permettront en réalité d'avoir une majorité absolue à l'Assemblée nationale.
Comme ça, on aura besoin d'aucun renfort supplémentaire. Mais de de ce point de vue-là, d'ailleurs, à propos de la niche parlementaire, votre journée d'initiative parlementaire qui a lieu demain, euh vous espérez quoi euh finalement réussir à faire passer euh certains textes. Il y a des textes de nature très différentes sur les frais bancaires, le handicap, la gratuité des parking d'hôpitaux publics, euh le rétablissement du lit de séjour régulier et ce sera le début de de votre journée demain sur les les accords franco-algériens de 1968.
Vous espérez euh faire passer quelques-uns de ces textes où est-ce que finalement pour votre démonstration euh politique, nous on vote avec les autres mais eux ne veulent pas voter avec nous, vous attendez à ce qu'il y ait un rejet qui vous permettra justement d'argumenter en ce sens-là. Mais ça a toujours été le cas. J'ai pas besoin d'argumenter.
Enfin, je veux dire, ils en ont démontré euh ils l'ont démontré 1000 fois. La vraie question, c'est est-ce que ils vont changer de comportement ou pas ? Moi je je note que le comment dire les LR euh sont opposé à la convention de 68.
Monsieur Atal est opposé à la convention de 68. Il me semble que Édouard Philippe est opposé à la convention de 68. Bon bah ça me paraît faire une majorité.
Donc nous verrons bien si il vote contre ou pas. Quand j'entends euh monsieur Redouel dès ce matin venir donner euh a priori les raisons pour lesquelles en fait ils sont d'accord pour supprimer la convention, mais pas tout à fait complètement parce que euh sinon dans le cadre d'ailleurs d'une analyse juridique totalement erroné hein, totalement erroné en disant "Ah bah oui, mais si on on supprime la convention, on va retomber sur la convention précédente." Non, mais ça existe pas ça.
C'est ça n'existe pas dans leur rêve. Mais euh juridiquement ça n'existe pas. Bon, on supprime la convention, on tombe sur le droit commun.
Voilà, c'est si simple que cela. Donc on verra bien si il votent ou pas alors qu'ils viennent de faire un rapport pour dire que ça coûtait entre 1, demi et 2 milliards d'euros supplémentaires. Chacun assumera ses responsabilités.
Nous, nous assumons les nôtres. Nous verrons bien s'ils assument les leurs. Lise Roseville pour France Interre, toujours concernant votre niche.
Il y a deux textes qui sont passés en commission, notamment celui sur l'étiquetage que vous avez mis en 3è position. Est-ce que c'est pas sur ce texte plutôt consensuel que vous avez le plus d'espoir ou est-ce que voilà, encore une fois, vous pensez que il y aura encore un mur ? Mais euh vous savez le le la retour du délit euh de présence illégale sur le territoire, c'est majoritaire au sein de l'Assemblé nationale.
Si vous écoutez les déclarations des uns et des autres, il y a un certain nombre de groupes qui sont pour le fait que cela redevienne un délit. Donc c'est exactement la même chose. Je vais juste vous donner un exemple sur les sur les frais bancaires.
Vous savez, on partageait cette aspiration de réguler de manière drastique l'inflation absolument inadmissible et injustifié d'ailleurs des frais bancaires. tout d'ailleurs actes bancaires confondus he que ce soit les découverts, les frais de gestion de comptes et cetera, tout ça a explosé plus 8 % par an. Non mais enfin bon bref, avec le Parti communiste.
Bon le parti communiste avait déposé un texte, il y avait des amendements qui avaient été votés. Donc on s'est dit bah écoutez et on leur a dit nous allons reprendre votre texte. Nous allons tout en disant que c'est votre texte parce que nous sommes honnêtes et ben ils ont préféré le retirer.
Ils ont préféré retirer leur texte plutôt que de le voir voter. Bon enfin faut il faut pas qu'il se demande pourquoi ils font 1 % après quoi. Voyez à un moment les Français ils en auras la casquette de ce type de comportement c'est tout.
Ils y perdent leur crédibilité. Tant qu'ils comprendront pas ça. Tant pis pour eux.
Mais si euh ils respectaient leur ce qu'ils disent sur les plateaux euh il y a un certain nombre de textes qui devrai être voté. Stanislas et puis Nicolas ensuite. Stanislas noyer de l'expansion.
Vous disiez tout à l'heure qu'il y avait deux sortes de ou plusieurs droites, celle de monsieur Lissenard et d'autres. Il y a pas aussi plusieurs extrêmes droites, celle de madame Le Pen et celle de monsieur Bardella. L'une plus proche du l'un plus proche du patronat, l'autre peut-être plus proche de ses électeurs du pas de Calé.
Bon, alors d'abord, nous ne sommes pas d'extrême droite. Euh donc il y a sûrement des extrêmes droites, mais nous n'en faisons pas partie. Voilà.
Euh déjà, c'est la première des choses euh et je sais que c'est le rêve, je sais pas, une forme de fantasme, une espèce de de bonheur intérieur à imaginer queon puisse avoir des désaccords avec Jordan Bardella. C'est al vous les cherchez hein, trouvez pas trop. Donc on les invente et puis après on finit par croire à sa propre fable.
Vous écrivez un roman et puis vous croyez que cette fiction est devenue la réalité. Elle n'est pas la réalité. J'entendais d'ailleurs ce matin, je ne sais plus sur quel plateau, euh un journaliste dire "Ah quand même Jordan Bardella a dit que il fallait permettre aux entreprises d'augmenter de 10 % les salaires jusqu'à deux fois et demi le SMIC et en contrepartie de la suppression de la non augmentation des charges pendant 5 ans.
On sent que quand même là il y a il y a quand même un truc un peu pro entreprise. Bon, c'est le programme de Marine Le Pen des dernières présidentielles mais enfin c'est pas grave. Donc j'en suis ravi.
Moi je suis très content qu'on soit d'accord sur ces sujets. Il pourrait y avoir d'ailleurs des sensibilités qui soient qui soient différentes. On en discute, c'est le principe même d'un mouvement politique.
D'ailleurs, on en parle, il y a des structures pour ça, il y a des instances pour ça. Et en l'occurrence, nous n'avons pas réussi à trouver, j'en suis désolé, mais on cherche, mais un désaccord qui soit en même temps fondamental, radical ou ou même ne serait-ce que problématique entre Jordan Bardella et moi-même. Maintenant, si vous entendez faire de nous, si vous voulez, une forme de duo, une forme de de de couple politique dont l'un aurait une sensibilité plus sociale et l'autre aurait une sensibilité plus entrepreneuriale.
Alléluia, si je puis me permettre. Nicolas. Oui, bonjour madame euh ben justement à propos Jordan Bardella a sorti deux livres en 2 ans.
Vous en avez sorti, si mon compte est bon, deux en 19 ans. Est-ce que vous auriez pas envie ? qu'on a quand même une République des lettres encore d'en écrire un troisème hein.
Il faudrait il faudrait il faudrait que je trouve le temps. [rires] Je suis fasciné par monsieur le maire par ailleurs he qui alors lui pont du bouquin à tour de bras là tous les de mois en étant ministre de l'économie d'un pays en faillite il a réussi à nous pondre des livres. Bon euh non mais il faudrait mais je je faut que je trouve le le temps de le faire que je trouve peut-être aussi le la forme.
Vous voyez, j'ai pas envie de d'écrire bêtement un un programme présidentiel parce que je suis pas sûr que donc voilà faut trouver une une forme qui soit j'ai réfléchi plus attrayante peut-être. En tout cas, je suis très heureuse du succès de de Jordane et c'est évidemment ce succès est évidemment au bénéfice de nos idée. Donc euh j'espère et que son deuxème livre aura autant de succès que le premier qui a été accueilli médiatiquement et parfois politiquement avec un certain mépris.
Euh il faut croire que ces mépris n'étaient pas partagés par les 2400 personnes qui l'ont acheté pour le lire. Euh oui, une une question justement par rapport au lancement du livre de Jord Bardella. Hier, on a vu un témo le témoignage d'un marin pêcheur qui entre autres choses trouvait qu'il y avait trop d'assistan en France.
Il a dit il y a trop d'assistan en France faut que les faut faire bosser les assisterés. Il faut récompenser les les gens qui travaillent. Est-ce que vous trouvez vous aussi qu'il y a un problème d'assistan en France ?
Et si oui, comment le régler ? Alors, moi je je pense d'abord que il y a un problème de prise en charge sociale de gens euh qui ne devraient pas être pris en charge euh euh dans notre pays et qui sont euh dans l'ordre, d'abord les étrangers en situation irrégulière euh dont je considère que il ne devraient pas pouvoir être pris en charge avec le poids que ça représente pour les finances publiques comme ils le sont. Euh je pense que lorsque l'on vient dans un pays euh y travailler et c'est tout à fait respectable euh et il faut euh pouvoir euh subvenir à ses propres besoins euh ou bien entendu profiter euh de ce pourquoi on cotise.
Mais on ne peut pas pouvoir compter euh sur des aides sociales non contributives si l'on n pas au moins travaillé 5 ans équivalent temps plein. C'est d'ailleurs la proposition du Rassemblement national. Je pense que il y a comme dans tous les secteurs possibles et imaginables où on peut regarder très certainement une partie de fraudeur.
En général, on dit que c'est entre 5 et 8 %. Je suis tout à fait pour une lutte absolument féroce contre toutes les fraudes et pas seulement la fraude sociale, pas seulement la fraude fiscale, la fraude aux droits d'agile, la fraude aux importations alimentaires et et j'en passe et des meilleurs parce que je considère que la la fraude est du vol de ceux qui respectent par définition les règles. Voilà.
Maintenant, si vous voulez, euh je trouve que euh les gens, quand je vous dis les gens ont un désaccord avec la manière dont on dépense leur argent, oui, ils ont le sentiment très certainement que il y a toute une série de personnes que euh l'on soutient, auquel on subvient aux besoins et qu'on ne devrait pas le faire. Et c'est la raison pour laquelle nous faisons des propositions législatives dans ce domaine. Oh, il y a des fraudeurs sûrement français hein.
Ça, j'en doute pas une demi j'en doute pas une demi-se, il doit y avoir entre, je vous dis entre en général 5 et et 8 % de fraudeur. Déjà, je vous dire que si on règle ce problème là, je pense que ça va faire beaucoup baisser ce sentiment et et rendez-vous dans quelques années quand nous aurons mis en œuvre l'ensemble des mesures que nous souhaitons voir mettre en œuvre. L'autre mesure à mettre en œuvre, c'est évidemment créer de l'emploi.
Euh parce que moi, je ne considère pas, la différence de certaines responsable de droite, que ceux qui ne travaillent pas euh sont tous des gens qui ne veulent pas travailler. Non, c'est les gens qui ne peuvent pas travailler, voilà. ou qui ne sont pas dans au bon endroit, où c'est pas le bon travail, où leurs conjoints où ils peuvent pas déménager, où leurs conjoints perdraient leur emploi, où ils ont pas la capacité de se loger dans le nouvel endroit où il y a beaucoup soi-disant d'emploi qui les attend et que personne ne veut prendre.
Bah oui, mais comme ils ont pas les moyens de déménager et que les propriétaires leur demandent euh de gagner euh trois fois le montant du loyer, ben du coup, ils peuvent pas aller chercher cet emploi que peut-être ils aimeraient beaucoup. Donc, il y a beaucoup de politiques à mettre en œuvre pour faire baisser le nombre de le nombre de chômeurs. Euh, il y a beaucoup de politiques à mettre en œuvre pour faire baisser le nombre de fraudeurs, même si encore une fois, je crois qu'il n'y en a pas plus qu'ailleurs.
Il y a beaucoup de politiques à mettre en œuvre pour restreindre la politique de soutien social pour lui la lui permettre d'être en priorité accordé à nos propres compatriotes. Et quand tout ça sera fait, croyez-moi, il y aura plus de problème. Mais madame Le Pen, ah pardon Caroline Mot pour France Télévision.
Euh je me projette un peu sur 2026 entre la campagne des des municipales, la possible perspective d'une dissolution et le procès en appel du RN. Comment est-ce que vous comptez tout mener de front ? Quelles seront vos priorités ?
Et surtout est-ce que vous regrettez le choix de ces dates du procès ? Alors, je vais tout mener de frond entendu, même faire quelques portées de château entre-temps, voyez. Euh donc euh euh peut-être accueillir un nouveau petit enfant.
Non non mais vous savez nous les femmes, nous sommes capables de de mener de front beaucoup beaucoup de choses. Vous savez bien. Euh oui, je regrette je regrette les dates qui ont été choisies parce que je considère que la décision du tribunal a de manière explicite et assumée d'ailleurs he influencer l'élection présidentielle.
D'ailleurs, certains se précipitent sur le sujet, hein. Vous avez vu que je disparais d'un certain nombre de sondages. Je suis présumé innocente, mais bon bah, il y a des sondage où je disparais.
Je suis plus candidate à la présidentielle, on me cherche et puis on me trouve pas moi. Euh donc certains s'en servent évidemment. Donc on voit qu'il y a une influence directe en réalité sur la prochaine présidentielle du fait de la décision de de première instance.
Et là euh le choix fait par le parquet euh c'est de choisir des dates qui vont avoir une enfin donc peut-être d'ailleurs que il y ait une influence sur les élection municipale. Donc c'est quand même relativement problématique quand vous savez que monsieur Baou qui a été jugé bien avant moi euh bah en appel, je sais pas quand est-ce que c'est prévu mais en tout cas c'est c'est assez éloigné. Donc euh que les choses euh euh moi j'ai demandé à ce que la cour d'appel compte tenu de la décision qui avait été prise hein d'exécution provisoire euh ne ne prennent pas un temps infini bien entendu euh pour juger euh mon cas en appel.
Mais évidemment nous avions sollicité que ça se déroule après les élections municipales. Ça aurait pu avoir lieu en avril et mai. Tout en respectant la volonté de la cour d'appel de rendre une décision à l'été, c'est-à-dire au mois de septembre.
Mais le parquet en a décidé autrement. Madame Le Pen, je reviens sur la la question de mon confrère qui vous posait la question sur l'assistana. Vous vous refusez de prononcer ce mot d'assistana ?
Vous parlez de prise en charge ? Il y a pas d'assistana. C'est c'est pas un mot qui de votre programme ni de votre vocabulaire.
Non, c'est pas un mot de mon programme ou de mon vocabulaire. Euh en effet, parce que je ne veux pas encore une fois euh nourrir euh l'idée qui est développée par nos dirigeants politique et par un certain nombre de partis politiques en France consistant euh à dire que le chômage serait de la faute en réalité de ceux qui veulent pas travailler. Voilà, moi j'en ai rencontré énormément des chômeurs et je peux vous dire que ils espèrent très vivement trouver un emploi mais peu que pour 1000 raisons, ils ne peuvent pas en trouver.
J'ai eu débat 100 fois sur les métiers en tension avec des restaurateurs avec lesquels parfois c'était un peu choc d'ailleurs comme discussion hein euh en leur expliquant que euh voilà c'est c'est il y a un problème de salaire, il y a un problème de logement et et que j'entends bien que les politiques doivent prendre conscience de cela et je ne veux pas résumer si vous voulez 100 % des chômeurs à 5 à 8 % de gens qui sont dans l'abus. Mais vous savez, des gens qui sont dans l'abus, il y en a partout hein. Ceux qui abusent des ruptures conventionnelles, hein.
On en trouve plus entre nous chez les cadres que chez les ouvriers, hein. Voilà, on fait une rupture conventionnelle, on bosse 2 ans et puis on fait une rupture conventionnelle, on part 6 mois au séchelle et puis on revient et puis on retrouve un boulot et puis on recommence 2 ans plus tard. Euh bon, les ouvriers, ils peuvent pas se permettre de faire ça, hein.
Eux, ils peuvent pas se permettre de faire une rupture conventionnelle pour partir si chelle. Bon, donc tout le monde sait que ça existe. Euh, ce sont des effets de bord euh dont nous devons nous politiques tenir compte.
D'ailleurs, moi, j'ai fait des propositions euh sur ce sujet qui sont différentes de celles qui ont été euh imaginées ou ou ou envisagé par monsieur le cornu. Donc, voyez, typiquement ce type de de de d'abus, on pas dire de fraude, c'est pas une fraude, c'est un abus en réalité d'abus du système, on le retrouve partout donc il faut lutter contre cela. Mais l'immense majorité des gens qui aujourd'hui sont au chômage ne trouvent pas d'emploi.
C'estàd ne trouvent pas d'emploi dans leur qualification, dans l'endroit où ils vivent car ils n'ont pas la possibilité euh de déménager. Euh euh voilà, c'est ça c'est une euh c'est une réalité euh et et donc je les défends. Bonjour madame Le Pen.
Hélène Terzion pour RMC. Une petite question très courte, très simple. D'abord, est-ce que vous avez lu le livre de Geor Merdela et qu'on a eu pas encore, je l'ai eu hier soir.
Alors donc vous n'avez rien lu du tout ? Rien. Bah c'est que là voyez euh 9h minuit machin il aurait pu vous faire passer quelques J'ai dormi 4h voyez ça me Bon donc vous j'ai besoin de ces 4 heur je vous cache pas hein.
Donc voilà donc ça va attendre je vais je vais commencer ce weekend. Très bien. Vous nous donnerez votre avis.
Alors et une autre question, vous avez dit récemment, vous avez vous avez récemment dit sur un plateau que vous aviez un tout tout petit espoir encore d'être éligible. Ça veut dire que vous n'avez pas grand espoir d'être éligible. Quel est et en attendant le le procès en appel en en février, est-ce que aujourd'hui votre détermination reste la même ou alors est-ce qu'il y a aussi une forme de soulagement peut-être à ne pas pouvoir se présenter ?
Voilà. Euh non, pas du tout. Non.
Non, je je ne suis pas de celles Non, je ne suis pas de celles qui sont euh soulagé parce que si vous voulez, si j'étais soulagé, ça voudrait dire que je ne souhaite pas me lancer dans la bataille présidançaise et si je ne souhaitais pas me lancer dans la bataille, je ne le ferai pas. Je c'est aussi simple que ça. Voyez, je suis une femme un peu entière mais donc oui, je je le sentiment qu'on cherche à m'écarter de l'élection présidentielle.
Oui. Enfin, je veux dire, c'est même pas un sentiment. C'est c'est écrit noir sur blanc dans un jugement.
C'est qu'il y a des magistrats qui ont écrit dans un jugement que ils entendaient ne pas me faire bénéficier du droit fondamental à l'appel en en m'imposant une décision en exécution provisoire au contraire de toutes les règles de droit qui sont les nôtres quoi quoi qu'on en dise pour m'empêcher même pas d'être candidate écrit tribunal d'être élu présidente de la République. Donc al c'est pas un sentiment hein, c'est c'est écrit noir sur blanc. Donc oui, je permettez-moi de craindre que d'autres magistrats partage ce souhait et d'espérer euh que certains euh jugent cette affaire euh à l'ône des faits et donc constate que nous étions et tout à fait innocents en réalité de des intentions qui nous ont prêté.
Mais ce qui m'inquiète, je vais vous dire, c'est que ça passe tout ça passe crème quoi. Voyez, ça c'est une vraie inquiétude que j'ai aujourd'hui. C'est que Boem sans sal embastillé sans aucune raison.
Le gouvernement n'a pas l'air de s'en offusquer. On explique qu'on va reprendre des bonnes relation avec l'Algérie. C'est un écrivain.
Les journalistes devraient être et les écrivains et le monde de la culture devrait être vent debout. Il devrait y avoir des portraits de Boem sans sal à l'Assemblée nationale sur les radios à à à France là sur le grand bâtiment de de France interre. Il devrait y avoir des portraits de Bem sans salaire.
Euh un ancien président de la République se voit privé, moi je vais même pas sur le fond de l'affaire, se voit privé de la présomption d'innocence et et se voit mettre en prison avant même que des juges en appellent et pu éventuellement analyser sa situation et peut-être contredire les juges de première instance. Bon ben oui. Bon, ça scandalise des gens comme moi, mais pas plus que ça.
Une candidate à la présidentielle donné comme potentiellement gagnante aux futures élections présidentielles est interdite avec exécution provisoire de potentiellement de se présenter. Bon, oui, ça scandalise des gens mais pas plus que ça. Donc je j'ai le sentiment, si vous voulez, qu'il y a une forme d'habitude à ce qui m'apparaît comme étant des coups de force que que pour lequel moi en tout cas je je conserve une indignation intacte.
Et pourtant Nicolas Sarkozi, hein, c'est le moins qu'on puisse dire, c'est que ce ce fut et et ça reste en réalité, bon même s'il ne fait plus de politique, mais un adversaire politique et nous sommes combattu et extrêmement durement. Mais quand on a des principes, on en fait bénéficier aussi ces adversaires politiques. On est arrivé au bout du temps qui nous était impartible.
Si vous permettez, on prendre une toute dernière question. Anita et merci ma question. Est-ce que jeen est-ce que si on a qu'une résolution ?
C'estàd que en réalité rien ne plaide pour son maintien. Rien ne plaide pour son maintien. C'està-dire tout plaide pour qu'on supprime cette convention qui ne se justifie plus.
Le le coût qu'elle représente et encore une fois l'évaluation faite par monsieur Redwell pour par définition monsieur Redwell il est pas du Rassemblement national. 1 milliard et demi à 2 milliards quand on cherche de l'argent. Voilà un un bon moyen de faire des des économies.
Rien ne justifie parce que l'immigration est absolument hors contrôle et qu'à partir du moment où on est face à une immigration hors contrôle, on ne laisse pas des vannes totalement ouvertes qui par définition créent en réalité des flux qui sont des flux hors contrôle. Et enfin, la troisème raison, c'est que rien ne justifie que l'on accorde cet avantage extra tiré ordinaire à un pays dont le moins que l'on puisse dire, c'est que non seulement il ne respecte pas euh la France, mais que il l'insulte et qu'il ne respecte pas les les grands principes euh qui sont euh les grands principes partagés quand même par nombre de pays euh dans le monde, c'est-à-dire le droit à un procès équitable. En l'occurrence, Boem Sansal est un citoyen français.
Il est certes franco-lgérien, mais il est français. Euh il n'y a pas que lui d'ailleurs hein, il y a aussi le journaliste d'extrême gauche, monsieur Glaise, parce que moi je l'oublie pas parce que je suis pas émiplégique comme les gens de gauche hein. Vous voyez quand je défends un principe, je défends même pour les journalistes euh de gauche ou ou d'extrême gauche.
Voilà, tout cela plaide effectivement pour que l'on arrête avec cette convention de 68 qui n'a plus aucune justification de quelque nature que ce soit au moment où nous nous parlons. Merci Marine Le Pen. On verra ce qui se passe sur ce texte demain matin.
C'est 9h dans l'hémicycle. Merci à tous et 9h. Bonne fin d'après-midi.
Merci.
Marine Le Pen