Prisca Thevenot - L'interview politique du 01/10/25
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:49OuverteRéponse partielle
Après le 7 octobre, vous vous êtes rendue en Israël, pas lui. Ça vous inspire quoi ces échanges et cette affaire ?
- 3:36OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est un tournant dans la campagne, cette affaire ?
- 4:24OuverteRéponse partielle
Le blocage des lycées, le ministre de l'Intérieur reconnaît une extension du mouvement. Il annonce 625 interpellations. Ça vous inspire quoi ?
- 4:55OuverteRéponse partielle
Jean-Luc Mélenchon réagit, qu'est-ce que ça dit, cette diffusion du mouvement et cette implication de certains politiques ?
- 7:06OuverteRéponse directe
On va en dire un mot du budget, mais d'abord un mot sur les sondages de votre candidat, et aussi d'Édouard Philippe.
- 8:51OuverteRéponse directe
Vous avez dit quelque chose d'important sur les candidats issus du même espace politique. Pouvez-vous préciser ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34PrésentateurFait
« les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes inacceptables, ils appellent à la condamnation la plus extrême »
- 1:57InvitéFait
« La flamme n'est pas éteinte au sein du Rassemblement national. »
- 3:02InvitéFait
« l'antisémitisme attisé par la France insoumise n'a pas pour remède le rassemblement national. »
- 6:36InvitéFait
« Jean-Luc Mélenchon, je le dis, est un homme aigri. »
- 7:10PrésentateurChiffre
« Il place Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon en tête du premier tour. La première, 35-36%, le deuxième, 16-18% des intentions de vote. »
- 9:15InvitéFait
« Édouard Philippe veut remettre en place la retraite de 2022, celle qu'Emmanuel Macron présentait en 2022 pour la présidentielle. »
- 9:29InvitéChiffre
« 65 ans, 45 années de cotisation. Oui, donc ça fait 67 ans à taux plein. »
- 11:53InvitéFait
« c'est un budget pour six mois. Six mois dont nous avons besoin d'un budget pour notamment déclencher les crédits pour nos forces de sécurité, pour l'éducation nationale, pour la justice, pour nos étudiants. »
Temps de parole
- Invité68 %
- Présentateur30 %
- ?2 %
≈ 21,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Prisca Thévenot, vous êtes députée des Hauts
-de
-Seine,
vous
avez été secrétaire d'Etat à la jeunesse puis porte-parole du gouvernement Attal, vous avez également été porte-parole du parti présidentiel Renaissance et dans cette campagne vous êtes responsable de la mobilisation et des territoires dans l'équipe de Gabriel Attal.
On
va en parler bien sûr mais d'abord les suites de l'affaire entre guillemets Bardella,
les
propos antisémites attribués par Mediapart au président du RN alors qu'il était jeune militant. Il conteste, il fait savoir qu'il porte plainte et hier le président depuis Madrid, le président Emmanuel Macron l'a dit, les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes inacceptables, ils appellent à la condamnation la plus extrême et quelques minutes plus tard, Bardella réplique sur X. Après le 7 octobre, j'ai marché dans les rues de Paris, me suis rendu en Israël, pas lui, référence à la marche contre l'antisémitisme à laquelle le chef de l'État n'avait pas participé. Ça vous inspire quoi ces échanges et cette affaire
? C
'est triste,
c
'est triste, c'est moche. Nous sommes dans une campagne extrêmement importante pour notre pays, historique,
parce
qu'effectivement nous avons les extrêmes, et j'insiste sur les extrêmes, le RN et la LFI qui sont extrêmement hauts dans les sondages d'opinion. Il faut les regarder, parce que ça dit quelque chose de notre pays. Et nous avons aujourd'hui un représentant d'une de ces familles politiques qui banalise les propos qui lui sont rapportés. Alors je l'insiste sur rapporter. A priori, la justice est saisie, on verra réellement s'il ira au bout de la procédure. Mais ne résumons pas le sujet de l'antisémitisme au sein du Rassemblement national à simplement cette affaire-là.
S
'il n'y avait que cette affaire-là, je pense que ça ne ferait pas autant de bruit.
Vous voulez dire que le RN
qui s'est posé en bouclier des Juifs, c
'est
pas vrai ?
La flamme n'est pas éteinte.
La
flamme n'est pas éteinte au sein du Rassemblement national. Cette affaire-là ne vient réveiller que toutes les autres affaires que nous avons en mémoire et qui sont très récentes. On pourrait parler des brebis galeuses de 2024, que Jordan Bardella en Grand Berger aujourd'hui nous explique, circulez, il
n'y
a rien à voir.
Les candidats
aux législatives qui
avaient été pris en
flagrant délit de racisme ou d'antisémitisme.
Oui, ou les deux, parce qu'il ne
faut
pas choisir. On a aussi un candidat aux élections sénatoriales il y a seulement quelques jours, qui était un ex-membre d'un groupe néo-nazi. On a la vice-présidente du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale, Madame Parmentier, qui jusqu'à très longtemps écrivait des propos pro-pétain, mais circulait
encore. Dans le journal
pétainiste présent, justement.
Exactement. Pareil, circulait, il
n'y a
rien à voir.
Écoutez,
je pense qu'il faut un moment aussi considérer que oui, le RN doit être combattu sur ses idées, ses idées de fond, notamment économiques, mais ne pas oublier qu'en sur les valeurs, il n'y a rien, rien de patriote chez eux, et encore moins de français. Et par rapport à ça, j'aimerais insister sur quelque chose que je lis depuis quelques temps en commentaire dans mes différents postes sur le sujet. Oui, mais et la LFI
?
Parce
qu
'on a beaucoup parlé de la responsabilité de LFI dans la diffusion de l'antisémitisme.
Oui, oui, et il faut le
condamner. Et il faut le condamner. Mais soyons très clairs, l'antisémitisme attisé par la France insoumise n'a pas pour remède le rassemblement national.
Pour
combattre l'antisémitisme, il n'y
a
pas de complaisance à choisir.
On
doit le combattre partout, où il est. Et le 2 sur le sujet sont les revers d'une même pièce. Quand l'un parle, l'autre en récupère les dividendes. Stop ! Nous devons nous rappeler que sur un sujet aussi important, qui ne concerne pas que les juifs de France, quand on parle d'antisémitisme, on parle de tout le monde.
C
'est les deux pièces, les deux faces d'une même pièce.
Est-ce que c'est un tournant dans la campagne, cette affaire ? Puisqu'on sait que Marine Le Pen a une très large avance dans tous les sondages d'opinion, avec autour, grosso modo, 35% dans toutes les enquêtes.
On le verra. Ça, ce n
'est
pas à moi de le dire. On le verra dans la suite de la campagne. J'espère que sur la suite de la campagne, on pourra enfin parler du fond. Parce que, pardonnez-moi de le dire ainsi, depuis le début du mois de septembre, où la campagne a, on va dire, réellement commencé, on a parlé de tout, sauf de préoccupations des Français. On a parlé du voile, on a parlé de binationalité. Et maintenant, on parle de quelque chose qui est quand même assez courant au sein du Rassemblement national, un échec sur les valeurs que nous représentons et que nous sommes censés d'incarner pour nous-mêmes et pour le monde. Donc, j'espère qu'on pourra parler pouvoir d'achat,
on
pourra parler salaire, on pourra parler Europe, on pourra parler étudiant, comme il nous le rappelle pour certains depuis quelques jours. Alors, justement,
le blocage des lycées, le ministre de l'Intérieur reconnaît une extension du mouvement. Il annonce 625 interpellations,
c
'est énorme. 119 élèves et membres du personnel ont été blessés. Et LFI est accusé, notamment, d'attiser les braises. Le maire de Saint-Denis, Bali Bakayoko, est visé par un signalement à la justice du préfet de police. Et le président Macron vise la violence des responsables politiques, qui, je cite, ne sont pas là pour agiter les peurs et faire connaître le pire.
Alors,
évidemment, Jean-Luc Mélenchon réagit, qu
'est
-ce que ça dit, cette diffusion du mouvement et cette implication de certains politiques ?
Je
pourrais répondre sur les différents noms que vous venez de citer. Le maire de Saint-Denis, le leader de la France insoumise, les échanges entre les uns et les autres. Hier, j'ai vu que Mélenchon avait tweeté toutes les 4 minutes à peu près. Ne tombons pas dans le piège.
J'ai
même failli, moi, y tomber un petit moment en commentant et en sur-commentant Jean-Luc Mélenchon. Je vais arrêter, en fait. Parce que derrière les casseurs, derrière les délinquants qui tirent des mortiers, qui brûlent des poubelles, qui courent, qui course des professeurs ou qui les font tomber par terre,
ça
rappelle de très, très, très mauvais souvenirs des drames dans notre pays. En réalité, il y
a
des lycéens. Certains veulent aller en cours parce qu'ils ont le bac à la fin de l'année. Et d'autres aussi veulent pouvoir exprimer des revendications qui sont parfaitement légitimes.
Et
en fait, on n'en parle pas.
On
n'en parle pas parce qu'on commente les petites phrases des uns et des autres. Et derrière ces revendications, eh bien oui, il y a cette volonté de pouvoir apprendre dans de bonnes conditions. Il y a cette volonté de pouvoir enseigner dans de bonnes conditions, partout sur le territoire. Et donc ça, on doit pouvoir y répondre. Alors, pour le sujet de l'Île-de-France, la présidente de région, puisque les lycées sont sur la charge de la présidente de la région, a répondu. Voilà, il y
a
un grand plan de rénovation qui, malheureusement, ne se déclenche pas comme ça d'un claquement de doigts, mais qui est bien engagé.
Mais
sur l'implication des élus insoumis dans
le mouvement.
Écoutez, l'implication des élus insoumis pour essayer de renverser la République et de renverser tout ce qui peut nous unir, elle est connue, elle est avérée et elle est répandue. Là, ils se servent et ils essaient de récupérer cette mobilisation étudiante. Ils le faisaient dès qu'il
y a
un sujet, ils viennent souffler sur les braises. Pourquoi ? Parce que la France insoumise a une haine farouche de tout ce que nous sommes. Jean-Luc Mélenchon, je le dis, est un homme aigri. Plus de 30 années de mandat cumulé et il finit par se dire que la France ne
lui
donnera pas ce dont il rêve,
c
'est-à-dire aller à l'Élysée. Et donc, comme il n'y arrivera pas, alors il veut détruire tout ce qui l'empêche de l'être.
Et
comment il le fait ? Il s'insinue au sein de nos institutions par voie démocratique, à l'Assemblée nationale, au Parlement européen, dans les mairies, non pas pour porter des sujets, pour défendre la voix des Français qu'il dit représentée, mais pour détruire nos institutions.
Alors justement, la voix démocratique.
Je
vais citer un sondage Toluna Harris Interactive qui a été publié lundi. C'était réalisé avant l'affaire Bardella. Il place Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon en tête du premier tour. La première, 35-36%, le deuxième, 16-18% des intentions de vote. C'est inquiétant quand même. Ça veut dire qu'il y a un élan, une poussée démocratique, puisque c'est un sondage d'opinion à sept mois de la présidentielle, envers ces deux candidats ?
Mais oui, mais les sondages le répètent, et je vous le dis. Cette dynamique, je ne la conteste pas. Je la vois, on la lit dans les sondages, et puis on l'entend. Certains pensent que pour lutter contre la LFI,
il
faut voter RN, et inversement, enfin pardon, une autre voie est possible. Mais ce que ça dit derrière, c'est qu
'il
y
a
beaucoup de colère, beaucoup d'angoisse, beaucoup de difficultés aussi, de vulnérabilité. Pour certaines auxquelles on n'a pas pu répondre, et les crises qui arrivent et dont les conséquences s'accumulent, renforcent cela. Donc c'est tout notre enjeu, nous, de pouvoir préparer, pour le mieux qu'on puisse le faire, le budget qui arrive à l'Assemblée nationale dès la semaine prochaine, dont les grandes lignes seront dévoilées par le gouvernement aujourd'hui, mais aussi de préparer la campagne dans laquelle nous sommes pour l'année prochaine, en allant directement sur le terrain, parler aux Français les yeux dans les yeux.
On va en dire un mot du budget, mais d'abord un mot sur les sondages de votre candidat, et aussi d'Édouard Philippe, puisque c'est un candidat dans le même espace. Je le disais, Mélenchon est à 16-18, grosso modo, et à 17, lorsqu'Édouard Philippe et Gabriel Attal sont tous deux candidats, 13 pour le premier, 5 pour le second, c'est quand même inquiétant. Et puis, lorsque le centre ne présente qu'un seul candidat, Jean-Luc Mélenchon est à 18, devant Édouard Philippe ou Gabriel Attal, crédité de 16%. C'est quand même, on le constate, je crois que vous l'avez d'ailleurs dit, il n
'y a
pas vraiment de dynamique pour l'un ni pour l'autre depuis le début de la campagne.
Vous
avez dit quelque chose d'extrêmement important pour les candidats qui sont issus de la même famille politique, en tout cas du même espace politique. Oui, Gabriel Attal et Édouard Philippe sont dans le même espace politique. Pourtant, attention, on parle d'une élection présidentielle, donc il est important de ne regarder pas simplement les positionnements, mais les projets. Et sur un certain nombre de sujets, notamment un qui vient d'être dévoilé, puisqu'il y en a pas mal sur lesquels on ne connaît pas la position d'Édouard Philippe, sur les retraites, on n'a pas la même position.
Édouard Philippe veut remettre en place la retraite de 2022, celle qu'Emmanuel Macron présentait en 2022 pour la présidentielle.
Un
départ à 65
ans. À 65 ans
et en réalité en 67 ans si on part à taux plein. C'est ça que disent les choses, si j'ai bien compris. 65 ans, 45 années de cotisation. Oui, donc ça fait 67 ans à taux plein. En général, quand on regarde aujourd'hui les moyennes de dates, d'âge d'arrivée sur le marché du travail. Bref, on le voit bien, c'est une réforme paramétrique et c'est peu ou prou la réforme d'Emmanuel Macron en 2022. Nous, sur ce sujet-là, de façon assez simple, on n'est pas pour une réforme paramétrique. On est pour changer complètement le système.
Parce qu'il faut pouvoir remettre à plat tout cela et arrêter d'aller de budget en budget, en essayant de bouger les lignes et en fait en répondant à rien, simplement en mettant encore plus de division dans le pays entre les générations. Et donc, vous voyez, plutôt que de parler d'espace politique aujourd'hui, il faut parler de projet. Et c'est comme ça que, d'une, on fera exister une campagne sur le fond. Et de deux, en parlant du fond, qu'on combattra, je pense, le Rassemblement National et la France Insoumise.
Alors, il y
a
eu des petites amabilités d'Edouard Philippe sur Gabriel Attal, notamment dans le livre de mes confrères Jérémy Marot et Pauline Thévenoux, « Le crépuscule des princes », il dit que Gabriel Attal est amusant, mais aussi très très immature. Il ajoute qu'il a gagné quelle campagne ? Trois législatives dans les Hauts-de-Seine avec l'étiquette macroniste. C'est pas sympa, ça ?
C
'est pas sympa, je vais pas y répondre, parce que je pense que dans le temps politique qui le nôtre, où la France Insoumise, je l'aurais dit encore une fois, et le Rassemblement National sont si hauts, on peut se passer de ses amabilités. Et si on veut parler de campagne, je pense que Gabriel Attal a été là, présent, debout, ancré sur la campagne la plus difficile. Ça a été celle de la dissolution, parce que sans la mobilisation de Gabriel Attal, et je pense que ça a été un des seuls leaders politiques de cet espace politique à se mobiliser comme il l'a fait, alors qu'il était lui-même candidat, c'était lui.
Sans lui, on aurait aujourd'hui un Rassemblement National bien plus haut à l'Assemblée Nationale, avec un Jordan Bardella, alors que des propos viennent d'être avalés à Matignon, et on aurait une France Insoumise qui n'aurait pas reculé comme ça a été le cas, mais qui aurait été la première force d'opposition au Rassemblement National.
Alors pour conclure en beauté, si j'ose dire, vous avez parlé le budget, le gouvernement dévoile aujourd'hui sa copie, la discussion parlementaire va être évidemment très compliquée, comme d'habitude, peut-être encore plus que les années précédentes à cause de la présidentielle. Ça sent le 49-3, non ? Le cauchemar recommence.
Le 49-3 n'est pas un cauchemar, c'est un outil démocratique dans une Assemblée Nationale où il y a 11 familles politiques et une seule majorité qui existe, c'est celle de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Pardonnez-moi, on a vu ce que ça a donné l'année dernière,
c
'est 36 milliards d'impôts supplémentaires pour tout le monde. Ne vous inquiétez pas,
il
y en avait pour tout le monde,
ils
sont très généreux sur
ça.
C
'est
sérieux d'être le cas encore cette année ?
Le sujet, ce n
'est
pas tant le 49-3, le sujet, c'est quelle copie budgétaire au final ? Et donc oui, ce budget, il ne sera pas très beau, il ne sera pas satisfaisant en tout cas pour ma famille politique, je pense, mais il faut rappeler que c'est un budget pour six mois. Six mois dont nous avons besoin d'un budget pour notamment déclencher les crédits pour nos forces de sécurité, pour l'éducation nationale, pour la justice, pour nos étudiants. Mais c'est un budget sur lequel on devra revenir au moment des présidentielles.
En quelques secondes, ça sent la censure pour le Premier ministre, puisque LFI et EPS ont visiblement déjà décidé de censurer.
LFI et EPS ne peuvent pas censurer à eux seuls.
Donc pour vous, Sébastien Lecornu peut survivre
? Le
sujet,
ce
n
'est
pas Sébastien Lecornu et il le dit lui-même. Le sujet, c'est le budget.
Merci Prisca Thévenot d'avoir répondu aux questions de Radio-G et à très bientôt.
Merci
beaucoup David.
Demain, notre invité sera
Amine Al-Kadmi, essayiste et écrivain. A demain.