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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 26 juillet 2025 17 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationSantéInstitutions & élections

2 MILLIONS DE SIGNATURES CONTRE LA LOI DUPLOMB : MACRON, LA FNSEA ET LE RN FACE LA PÉTITION EN LIGNE

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Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247, et d'activer la cloche. Et si la pétition contre la loi Duplo produisait les mêmes effets que les applications avec lesquelles on scanne les codes barres des produits ? Pour les pétitionnaires, l'espoir est permis quand on sait que les Yuka et autres quel produits ont réussi à faire plier des industriels obligés de changer les ingrédients de leur recette.

Les signataires peuvent donc espérer que la forte mobilisation en ligne va contraindre les parlementaires à revoir leur copies ou du moins les forcera à en rediscuter car c'est le tube de l'été 2025 celui qu'on avait pas vu venir le nombre de signataires donne le tourni effet un carton cette pétition contre la loi du plomb mise en ligne sur le site de l'assemblée. Regardez comment le compteur est rapidement monté en flèche. La pétition contre la loi du plomb affole les compteurs.

Plus de 300000, c'est le nombre de signatures recueillies en seulement 8 jours. Le seuil de 500000 signatures est franchies. Plus de 700000 signatures.

Cette pétition a dépassé le cap des 7500 participants. La pétition en ligne contre la loi du plomb a franchi ce matin le cap des 800000 signatures. C'est un record.

La pétition contre la loi du plomb a dépassé la barre du million de signatures. À chaque seconde qui passe, le nombre s'envole. La pétition contre la loi du plomb, elle dépasse désormais les 1300000 signatures sur le site de l'Assemblée nationale.

Plus d'lion 400000 1,6 million de signatures contre la loi du plomb et ça ne cesse de grimper. Il y en a un peu plus, je vous le mets quand même. La loi du plomb et cette pétition qui a qui va s'approcher petit à petit des 2 millions de signatures. 2 millions de signatures.

Au football, la VAR VAR R, c'est l'assistance vidéo à l'arbitrage et au médias, la VAR, c'est la vérification de la parole politique. Dans ce nouvel épisode, on va scanner ce qui a été dit sur cette loi pas très écolo friendendly. C'est parti.

Les principaux reproches contre la loi du plot sont qu'elle autorise à nouveau un pesticide controversé. L'acétamyride, c'est un néonécotinoïde suspecté d'être nocif pour la biodiversité et la santé humaine. Après un parcours chaotique à l'assemblée, cette loi adoptée début juillet facilite aussi la construction de mégabassines et des bâtiments pour l'élevage industriel.

Tout pour plaire à la FNSEA et aux partisans de l'agriculture intensive. Mais la Confédération paysane, la Ligue contre le cancer ainsi qu'une vingtaine de sociétés savantes contestent le bien fondé de cette loi. Et ce qui est frappant, vous allez le voir, c'est que pour défendre la loi du plomb, ces partisans reprennent les mêmes arguments dénigrant les applications qui évaluent les biens de consommation.

Et les opposants à la loi tiennent le même discours que les personnes qui plébiscitent le recours aux applis. Avant de voir ça, rappelons d'abord comment ces applis fonctionnent. C'est devenu une habitude pour 16 millions de français.

Vérifier la composition des produits en scannant leur code barre grâce à une application. Elle décrypte instantanément tous les ingrédients et leur impact sur la santé. ce soda sans sucre et on se rend compte par exemple qu'ici et bien il y a une note rouge du fait de la présence de un colorant suspecté d'être cancérogène.

C'est un produit qui comporte énormément d'additifs bon des additifs nocifs. Parmi les 300 additifs autorisés en France l'UFC que choisir estime que plus d'un car peuvent présenter des risques de cancer ou de perturbation endocrinienne. D'où l'intérêt d'être bien informé et une bonne information sur ce que l'on consomme permet de faire pression sur l'industrie agroalimentaire mais aussi sur les marques de cosmétique qui doivent désormais tenir compte de la vigilance de leurs clientèles, même si elles ont parfois un peu de mal à le reconnaître.

Certains fabricants sont conscients du pouvoir de ces lanceurs d'alerte 2.0. Je pense que c'est important d'y faire attention et ça et ça aide les acteurs à à essayer de se dire on va modifier certains certains éléments dans nos dans notre liste d'ingrédients.

Mieux vaudrait donc revoir ces recettes que risquer de perdre des parts de marché. On va maintenant comparer les arguments des uns et des autres concernant le pesticide potentiellement dangereux. Du côté des partisans de la loi du plomb, comme chez les industriels qui utilisent des additifs controversés, on s'abri derrière l'argument de la légalité.

C'est peut-être mauvais pour la santé et la biodiversité, mais c'est légal. Regardez comment l'industrie agroalimentaire tient le même discours que le président de la FNSE. Du côté des géants de l'agroalimentaire, ce genre d'application fait grincer des dents.

Dans cette usine, des crèmes dessert qui contiennent un additif controversé a été mal noté. Ce qui me gêne en fait, c'est que une personne ou un petit groupe de personnes s'affranchit d'un avis qui a été rendu par un collectif scientifique. Ça veut dire qu'en gros, ce qui est autorisé par la réglementation européenne est balayé par ce petit groupe de personnes.

C'est un produit qui fait l'objet d'une homologation européenne. Il est utilisé partout. Et voilà, c'est simple, on préfère donner la priorité au profit plutôt qu'à la santé.

Dans le camp d'en face évidemment c'est le discours inverse que l'on tient. Leur préoccupation c'est le principe de précaution. Shayuka comme à l'INCERME, ce sont les données scientifiquement établies qu'on privilégie.

Sur les additifs, ben on a fait on se base sur l'état de la science et l'état de des recherches à ce jour pour qualifier chaque additif en fonction d'un niveau de dangerosité. Il y a un certain nombre d'études qui montrent comme chez les insectes des effets qui sont des effets neurotoxiques, donc une toxicité sur le système nerveux, le cerveau. Les néonicotinoïdes, certains ont été associés à des pertes de points de cuill chez les enfants exposés inutéraux des risques du trouble des spectres autistiques.

Cet argumentaire scientifique est balayé par l'autre camp. Vous allez voir le représentant des industriels de la charcuterie contester la nocivité pourtant scientifiquement démontrée des nitrites dans le jambon ou le saucisson. Et dans la même veine, je vous laisse découvrir comment Julien Odoule du Rassemblement national parle des opposants à la loi du plomb.

Il en dit beaucoup de mal. Regardez, on demandait à Yuk de ne pas considérer que les nitrites et les nitrates étaient des substances dangereuse, que ce produit, ce pesticide n'est pas nocif. Ce produit d'ailleurs qui est utilisé dans tous les pays de l'Union européenne, tous les pays du monde autorisent les nitrites et les nitrates parce que la pétition qui a été proposée contre cette loi du plomb est une pétition qui est truffée de mensonge.

Et en plus, on leur demandait de cesser ce lien automatique avec une pétition qui demandait l'interdiction totale de ces addictes parce que la pétition est instrumentalisée par les réseaux d'extrême gauche qui eux veulent la mort de l'agriculture française. Pour enfoncer le clou, Odoule va tenter de faire vibrer la fibre sociale qui sommeillerait en lui, tout en montrant coeren aussi le sens de la hiérarchie fait passer le business agricole avant la santé humaine et environnementale. Ce serait surtout une erreur de ne pas soutenir nos agriculteurs qui attendent aujourd'hui d'être renforcés, qui attendent de pouvoir vivre de leur métier.

Je rappelle qu'il y a un/art des agriculteurs qui vivent sous le seuil de pauvreté. Il y a un agriculteur qui se suicide tous les deux jours en France. Ce n'est pas acceptable.

Ce qui ne paraît pas acceptable en réalité, c'est d'instrumentaliser le suicide chez les agriculteurs face caméra tout en se moquant du suicide des paysans en dehors des plateaux télé comme l'a fait Julien Odoule lors d'une réunion avec ses amis du RN. Julien Odoule ironise sur le suicide d'un éleveur pendu dans son hangar. Alors nous nous sommes procurés cet enregistrement.

Voici ce qu'ils disent. Jacques Ricardetti, l'agriculteur qui se pendage de son hangar, a-t-il laissé une trace ? S'est-il pissé dessus ?

Julien Odoule, est-ce que la corde était française ? L'agriculteur qui se prend au fêge de son de son Ouais. Avoir une trace, est-ce que la corne était française ?

Des traits d'humour évidemment très choquants dans un pays où le malaise agricole est si profond. Verdict de la Var. Julien Odoule mérite un carton jaune.

On va reprendre le jeu des ressemblances en comparant maintenant ce que disait le chef des charcutiers sur les nitrites et nitrates dans la nourriture qui s'affiche en rouge dans les applis car ce sont des substances reconnues comme cancérogène. Vous allez voir qu'il emploie exactement les mêmes formulations rassurantes mais totalement fausses que le sénateur Laurent Duplomb, l'auteur de la fameuse loi qui porte son nom. Est-ce que vous personnellement vous pensez que les mitrites et nitrates sont dangereux ou pas ?

Alors je pense que aux utilisées et recommandé ils sont pas dangereux. MPRID utilisé dans les conditions préconisées n'est ni dangereuse pour la santé humaine ni pour l'environnement. C'est la porte-parole de la directrice générale de la santé européenne qui le dit.

Et cet argument, le sénateur Duplombé encore et encore pour répondre au pétitionnaires qui demandent l'abrogation de sa loi. Regardez ce qu'a dit la porte-parole de la DG santé. La porte-parole de la direction générale de la santé.

Une interview faite par François de Rugier, ancien ministre de l'environnement. Interviewé par François Deugie, ancien ministre de l'environnement. Hm hm. dit très clairement l'acétamide utilisée dans les conditions préconisées n'est ni dangereuse pour la santé humaine ni pour l'environnement.

Vérifions si le sénateur a raison. Alors oui, c'est vrai. François de Rugie, après une vie politique passée de l'écologie à la Macronie, il anime depuis quelques mois une nouvelle chaîne YouTube.

Il y green wasashing. C'est-à-dire qu'il passe son temps à dire que le capitalisme et la protection environnementale font bon ménage. LOL.

Et oui, c'est vrai, la chaîne de François Rugi a bien diffusé l'interview d'une porte-parole de la Commission européenne veut dire que le pesticide autorisé par la loi du plomb n'a rien de dangereux. Des éléments de langage rassurants qui vont vous en rappeler d'autres. La cétamé prit c'est utilisé conformément avec les conditions puis il ne pose pas quelques dangers euh pour la santé humaine ni pour la biodiversité ni pour la biodiversité.

Je pense la science est avec nous et c'est vraiment un processus euh scientifique indépendant et transparent. Vous pouvez aussi regarder le site de web de l'f. Vous avez noté l'Asteris qui renvoie vers le site internet de l'Autorité européenne de sécurité alimentaire, mais la porte-parole de la Commission oublie de nous dire ce que l'on peut y lire entre les lignes.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments a divisé par 5 le seuil maximal du pesticides dans les fruits et légumes. Par précaution, il existe des incertitudes majeures dans l'éventail de preuves de toxicité. des incertitudes majeures.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments admet donc qu'elle n'est pas en mesure d'évaluer correctement les risques lié à l'utilisation de l'acétamipride. Ces méthodes de travail et d'évaluation font d'ailleurs grincer des dents. Écoutez ce qu'on dit cet observateur qui pointe une méthodologie douteuse et des conflits d'intérêt avec le lobby de l'agrochimie.

FSA donc la l'Autorité européenne de sécurité des aliments a mis en place ses propres politiques d'évaluation des pesticides qui sont contraire au règlement européen et laa progressivement également a adopté des approches qui sont promues depuis 20 ans par l'industrie des pesticides. FSA a mis en place des groupes de travail sont truffés de soi-disant experts qui sont des scientifiques qui travaillent ou qui ont travailler pour certains lobby de l'agroindustrie. Il y a une une pression et une infiltration de l'industrie des pesticides au sein même de l'agence européenne.

Mais que peuvent espérer les presque 2 millions de pétitionnaires opposés à la loi du plomb ? À part une éventuelle censure du Conseil constitutionnel, il n'y a pas grand-chose à attendre. C'est ce qu'a expliqué la présidente de l'Assemblée nationale, Yelle Bron Pivet, dès qu'elle a vu la pétition franchir le cap des 500000 signatures.

Les Français ont signé cette pétition. Nous pourrons organiser un débat dès la rentrée parlementaire sur ce sujet. le débat ne pourra en aucun cas revenir sur la loi votée.

C'est important aussi que vous sachiez, ce n'est pas regrettable mais non, on peut pas revenir sur un vote. C'est un vote de l'Assemblée nationale qui a d'ors et déjà eu lieu. Donc cette loi, elle a été votée et maintenant c'est au Conseil constitutionnel de statuer sur la loi et sur sa régularité, mais la pétition ne peut pas amener à une abrogation du texte de loi à la rentrée.

Et c'est bien normal, on ne peut pas avoir des légitimités qui s'opposent. La représentation nationale et le Sénat se sont prononcé. Mais la pétition en franchissant le cap du premier million de signataires a rappelé une promesse non tenue par Emmanuel Macron.

Nous devons donner plus de place à la voie référendaire dans notre démocratie. Et ce que je souhaite, c'est que dans le cadre de notre réforme constitutionnelle, nous puissions aller plus loin sur le référendum d'initiative partagé qui a été créé il y a maintenant 11 ans dans notre Constitution. En en simplifiant les règles, en permettant que l'initiative puisse venir de citoyens, un million de citoyens qui signeraient une pétition.

La pétition contre la loi du plomb a dépassé la barre du million de signatures. Un million de citoyens qui signeraient une pétition et qu'elle puisse prospérer en projet de loi et si elle n'était pas examinée par les assemblées aller au référendum. Je crois que c'est une bonne voie qui respecte la démocratie représentative mais qui permet à 1 million de citoyens qui se rassemblent.

Plus d'un million de signatures contre l'adoption de la loi du plomb. 1 million de citoyens qui se rassemblent de pousser le parlement à discuter d'un texte ou bien d'aller au référendum. En 2019, à la sortie de la crise politique provoquée par le mouvement des gilets jaunes, Macron voulait en effet simplifier le déclenchement des référendums d'initiative populaire et écoutez bien le seuil du nombre de signatures nécessaires qu'il avait fixé.

Si on disait on peut créer un référendum qui d'initiative citoyenne qui chaque matin peut revenir sur ce que les parlementaires ont voté, là on tue la démocratie parlementaire parce que il y a une loi qui a pas plu. Moi je suis pas de cette majorité, ça me plaît pas. Je veux changer les choses, je fais un référendum, j'y reviens 2 mois après ou un an après ou 2 ans après.

Bah vos représentants, ça sert plus à rien. On tue la démocratie représentative qui malgré tout est la seule qui tient les contraintes. Mais si cette proposition ne s'est finalement jamais concrétisée, c'est peut-être parce que quelques mois plus tôt Emmanuel Macron racontait qu'il n'était pas emballé par cette idée de référendum d'initiative citoyenne réclamée par les gilets jaunes.

Rappelons qu'en 2018, la mobilisation des gilets jaunes avait débuté par une pétition contre la hausse des carburants signé par plus d'un million de personnes. Presque 7 ans plus tard, c'est une autre pétition à vocation sanitaire et environnementale qui vient encore bousculer les fondements de notre démocratie représentative à bout de souffle. L'aspiration des Français à davantage de démocratie directe ne se dément pas.

Elle prend même de l'ampleur. La génération qui aime scanner les produits avant de les acheter semble avoir évalué de la même façon le contenu de la loi du plomb en lui attribuant un très mauvais score. Et si cette mobilisation citoyenne parvenait en bout de course à faire abroger la loi, ce qui serait quand même une bonne nouvelle, le camp des progressistes ne devrait pas pour autant se réjouir trop vite dans cette période où les idées réactionnaires dominent le débat public.

Une victoire sanitaire et démocratique ne doit pas faire oublier la bataille culturelle et idéologique qui reste à mener. Voilà, c'est terminé. Merci d'avoir suivi ce nouvel épisode de la VAR politique.

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