"C’est ridicule que Bruno Retailleau propose d’interdire LFI" (Pablo Pillaud-Vivien)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:07OuverteRéponse directe
Bruno Retailleau propose d'interdire LFI. Réaction ?
- 2:49ComplaisanteÉludée
C'est une sagesse et une intelligence ?
- 4:41RelanceRéponse partielle
Troisième tour dans la rue préparé par LFI si Le Pen élue ?
- 6:49OuverteRéponse directe
Vous sentez-vous instrumentalisé par LFI ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:28Fait
« La gauche a toujours été sur les piquets de grève pour soutenir les mouvements sociaux. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Euh je vous donne tous la parole. Vous allez me dire, je voudrais juste vous montrer une image parce qu'on aurait pu en prendre beaucoup sur les réseaux sociaux. Ils assument les insoumis complètement. Par exemple, Emeric Caron était ce matin devant le lycée Jacques de Cour dans le 9e arrondissement. On va voir cette séquence. Euh regardez, c'était c'était ce matin. Est-ce qu'on a on a cette séquence comme vous le faites ce matin ? Effectivement, ce que vous vivez n'est absolument pas normal, que ce soit le manque de moyens, que ce soit le manque de professeur, que ce soit parcours supre, bien évidemment que votre sort aujourd'hui indiffère absolument ceux qui nous gouvernent et vous avez raison de leur envoyer ce message et nous avec vous. [acclamation]
Voilà, là vous avez tous les éléments. Le gouvernement sonne la charge, ils sont responsables, ils ustrent, instrumentalisent un mouvement. Ils utilisent même des expressions Gabriel Atal de poudre à canon électorale, de main d'œuvre électoral et puis et puis Manuel Bompard pour la France insoumise qui assume, non seulement nous assumons mais nous sommes fiers de la présence de nos députés devant les lycées. Le complotisme gouvernemental sur LFI et ses proxis, c'est contreproductif. Honnêtement, je trouve ça navrant et de la part du gouvernement et évidemment de la part de l'I parce que au fond le gouvernement en expliquant aux lycéens que finalement leur mouvement n'a pas de légitimité, qu'ils sont manipulés. Il y a rien qui énerve plus un jeune de 18
ans qu'on lui explique qu'il a pas de cerveau, que il est incapable de réfléchir par lui-même et que s'il était pas téléguidé par LFI, il n'arriverait pas à s'en sortir. Donc en fait, je pense que au contraire cette tactique et cette stratégie politique, ça a plutôt tendance à jeter de l'huile sur le feu vis-à-vis du mouvement lycéen. Ça c'est le premier élément. Donc pas d'instrumentalisation selon vous. Donc alors ça ne veut pas dire pour autant que LFI ne se frotte pas les mains en se disant "Miam miam Il y a un mouvement quel qu'il soit, ce serait un mouvement de gilet jaune, ce serait un mouvement de salarié de la SNCF, ce serait n'importe quoi. Vous auriez la France insoumise qui serait aux avant-postes parce qu'ils essaient d'être dans la récupération. Et on l'a
d'ailleurs bien vu quand il y a eu les appels au 17 octobre hein à revivifier le mouvement des gilets jaunes. On a vu la Fabien Rousell ici Jean-Luc Mélenchon expliquer qu'il fallait évidemment soutenir ces mouvements. Et donc ils sont en campagne électorale, ils font de la gide propre et ils sautent comme des cabris sur le premier mouvement qui passent à leur portée pour essayer de voilà de profiter de de l'élan que peut amener un mouvement social et en particulier un mouvement lycéen. Il y en a un qui va même encore plus loin. Pablo Piovien, je vais vous demander de réagir. C'est Bruno Retaillot chez nos confrères de BFM TV ce matin. Il s'interroge même sur l'interdiction du parti La France insoumise. Écoutez, ce qui se passe aujourd'hui devant les lycées, c'est la répétition générale de
ce qui pourrait se passer en 2027 si madame Le Pen gagnait. Ils organiseraient une insurction dans le pays. Je pense aujourd'hui qu'il y a une question qui se pose. Laquelle ? C'est la question de l'interdiction de LFI. Je sais que c'est très difficile endroit mais je la pose, je la lance dans le débat public parce qu'on ne peut plus faire comme si de rien n'était. Pablo Pio Vivien écoute c'est une parole vraiment d'une sagesse et d'une intelligence qui me laisse Benoît. Non mais enfin je veux dire c'est ridicule, il peut aussi interdire la jeunesse. Moi je propose qu'on interdise tous les gens entre 14 et 20 ans à aller tous au trou et on en parle plus. Enfin c'est absolument ridicule comme proposition. Ensuite moi ça me fait marrer en fait de voir les
gens qui s'étonnent de voir un parti de gauche, les élus d'un parti de gauche sur des piquets de grève. Bon, en fait, c'est l'histoire de la gauche. Enfin, la gauche a toujours été sur les piquets de grève pour soutenir les mouvements sociaux. C'était vrai dans les années 30, c'était vrai dans les années 60 et c'était vrai dans les années 80. Peut-être que ces 20 dernières années ou 30 dernières années, elle l'avait un peu oublié. Là, ils vont juste genre porter effectivement ils écoutent les revendications et ils sont au diapason de ces revendications. Une dernière chose, c'est qu'on dit "Oui, oui, il y avait des gens euh on voit beaucoup les insoumis et cetera et oui, c'est vrai, les insoumis, ils sont euh euh dans l'immobilisation mais ils sont pas les seuls. Il y a aussi des parents
d'élèves, il y a aussi des profs qui font des chaînes humaines autour des enfants pour pas qu'il se fassent fracasser par la police." Il y a aussi des syndicalistes. J'ai vu des images au Havre dans la ville justement de monsieur Édouard Philippe. se mettre en randonnion autour des élèves. C'estd que le mouvement il est général. Enfin, je veux dire, il y a pas c'est pas que la France insoumise, c'est il y a d'autres adultes en fait qui sont mobilisés et qui sont responsables vis-à-vis de ce que demandent les enfants. Et je trouve ça mais je je trouve ça complètement fou de voir la faiblesse en fait de la réponse de ce gouvernement. Là, ce que vous avez dit tout à l'heure d'Edouard Jeffrey, ministre de l'éducation nationale qui dit "Ah bah, il y a qu'à
faire des des cours en visio". Non mais c'est ça la réponse aux malaisees étudiants au fait que genre les murs se pètent la gueule et qu'il y a pas de prof dans les écoles. Non mais enfin je trouve ça mais d'un d'un une absence en fait de politique à un point inimaginable et après il s'étonnent que tout le monde les déteste et qu'ils vont se prendre une une grosse claque à à à aux prochaines présidentielles. Fanie Guinochet pour essayer d'expliquer un tout petit peu ce que vous voulez dire sans s'en faire du tout le porte-parole de de Bruno Rotaillot, c'est c'est de dire qu'il y aurait un troisème tour dans la rue que prépareraient les insoumis en jetant de l'huile sur le feu si Marine Le Penit élu près de Oui. Alors ça nous ramène enfin c'est vraiment des suppositions. J'ai envie de
dire aujourd'hui la question c'est exactement comme vous le disiez et c'est la proximité et elle est pas nouvelle de mouvement d'extrême gauche vis-à-vis de la jeunesse. On l'a vu dans plein de mouvements sociaux des profs hein. Je veux dire les profs ils disent la même chose que les élèves que l'extrême gauche hein. Y compris euh y compris des jeunes. Et c'est vrai que les revendications par exemple en on retrouve des revendications sur les moyens, on retrouve des revendications par exemple sur la la sélection 1986 vous aviez des mouvements de lycéens et d'étudiants de vaquet contre de vaquet c'était contre la sélection à l'université. Donc c'est vrai que ça pose la question de notre bah notre
fonctionnement de l'école là. Ce mouvement, il arrive avant des élections présidentielles où chaque candidat va s'en saisir l'instrumentaliser parce que quelque part Bruno Retaillot là l'instrumentalise aussi pour porter une politique un peu plus sécuritaire. Euh Jean-Luc Mélenchon, il il on il sait il y a un sondage et là c'est on voit que euh 40 % des jeunes sont euh plutôt euh favorables à Jean-Luc Mélenchon alors que par exemple ça n'est euh même pas 20 %. Il me semble c'est un sondage ifop. Euh ça n'est pas ça n'est même pas 20 % pour les électeurs de Marine Le Pen. Donc vous voyez l'un les intérêts des uns et des autres de prendre partie ou
euh d'être euh d'alerter sur ce mouvement social. Hm. Alors votre votre sentiment euh Marius Ménil, Union syndicale lycéenne, euh vous sentez-vous instrumentalisé par la France insoumise ? Non non pas du tout. Et si on parle d'instrumentalisation, j'ai au contraire le sentiment que c'est d'autres partis politiques et même certains médias qui instrumentalisent les euh quelques cas de violence qu'il y a pour décrédibiliser le mouvement et taper surfi euh comme ils le font très souvent. Ensuite sur Emric Caron qu'on a vu tout à l'heure en fait enfin c'est juste normal qu'il y ait des élus de la République qui viennent soutenir des élèves, des lycens et des lycéenes qui demandent juste à pouvoir étudier étudier un droit à l'éducation dans des
conditions décentes, des conditions normales. Et tous les élus devraient faire ça. On devrait au contraire s'étonner que les autres élus ne le fassent pas plutôt que de critiquer les quelques élus qui viennent nous soutenir. Et enfin effectivement, je voulais revenir sur la convergence des luttes que nous on essaie d'installer. C'est-à-dire que avec les professeurs, on n'est pas du tout et demi. On a des problématiques communes, notamment les coupes budgétaires du gouvernement. Apparemment là il y en a pas mais il y en a eu de nombreuses années et donc on essaie de créer un mouvement ensemble puisqu'on a le même ennemi et les mêmes revendications. Bon et donc les les députés qui viennent comme on a vu Émerc, on a vu aussi le maire de Saint-Den Bali Bagayoko, vous
leur dites continuez à venir, continuez à nous soutenir. Vous êtes bienvenu, vous êtes des atouts dans notre lutte et tous les soutiens sont bienvenus évidemment et puis on observe aussi que quand des élus viennent, les policiers ont tendance à moins être violent, à moins frapper. Je te rappel parce qu'on en a pas beaucoup parlé que il y a un élève qui a été éborgné euh et donc il y a une plainte à l'égypenne qui a été déposée. Il y a quelques jours, il y a un élève aussi qui a été étranglé. Les cas de violence policière se multiplient. On devrait en parler beaucoup plus. Bien. Merci beaucoup. Je précise juste que c'est un sondage IPSOS BVA fait pour la fondation Jean Jorè qui montre que 40 % la code de popularité chez les moins de 24 ans, c'est 40 % euh pour Jean-Luc
Mélenchon, 20 % pour Marine Le Pen, 5 % pour Raphaël Gluxman. Yeah.