Bastien JOINT : Maire "LR" de Caluire-et-Cuire
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteRéponse directe
Pourquoi cette année est-elle exceptionnelle pour l'émission ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Quels sont les enjeux des élections à venir dans la métropole et à Lyon ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Vous êtes le nouveau maire LR de Caluire-et-Cuire, le plus jeune de la métropole. Pouvez-vous vous présenter ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il est encore bien raisonnable aujourd'hui de s'engager en politique ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Vous dites que la politique, c'est le lot de l'engagement. Comment votre famille vous soutient-elle ?
- 4:18OuverteRéponse directe
L'action municipale est-elle la plus gratifiante pour vous à ce stade ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:47PrésentateurFait
« Vous avez été élu par un conseil municipal extraordinaire le 26 juillet dernier. »
- 2:03PrésentateurFait
« Vous avez également été candidat aux législatives de 2022 et 2024 dans la cinquième circonscription du Rhône. »
- 2:13PrésentateurFait
« Vous êtes secrétaire départemental adjoint des Républicains dans le Rhône. »
- 2:16PrésentateurFait
« Une spécialité droit constitutionnel. »
- 4:39Invité politiqueFait
« Le Parlement a été complètement rationalisé par le président de la République, Emmanuel Macron, et a fortiori avec l'absence de cumul des mandats. »
- 6:51Invité politiqueFait
« Les promesses de décentralisation du sommet de l'État, je pense que mes prédécesseurs et les maires actuels qui connaissent des responsabilités depuis un certain nombre d'années, ces promesses-là, elles n'engagent que ceux qui y croient. »
- 9:21Invité politiqueFait
« Nicolas Sarkozy, sur ce procès que nous évoquons, c'est quatre chefs d'inculpation. Sur quatre chefs d'inculpation, il est relaxé, notamment sur le sujet de détournement de fonds publics, de corruption et de financement illégal de campagne électorale. »
- 9:34Invité politiqueFait
« Ils disent qu'il n'y a eu aucun enrichissement personnel et aucun financement libyen dans cette campagne. »
- 10:32PrésentateurFait
« avec mandat de dépôt différé. »
- 21:53Invité politiqueChiffre
« demi-milliard d'euros consacrés uniquement effectivement au déploiement d'autoroutes à vélo qui concernent spécifiquement Lyon. »
- 30:15Invité politiqueFait
« Nous avons le projet de rénover le fort de Montsuis qui est un lieu absolument unique en son genre. »
- 30:22Invité politiqueFait
« Un fort qui avait été édifié dans les années 1830 pour protéger Lyon que la ville a récupéré en 1972. »
- 31:29Invité politiqueChiffre
« Un projet à 70 millions d'euros. »
- 31:33Invité politiqueFait
« Je remercie d'ailleurs l'engagement particulier de Laurent Wauquiez et de Fabrice Pancouk qui nous ont accompagnés sur ce sujet. »
- 32:23Invité politiqueFait
« J'aurai une quarantaine d'années. »
- 32:34Invité politiqueFait
« Moi je ne suis pas catastrophiste. »
- 32:43Invité politiqueFait
« Nous avons une chance absolument exceptionnelle de vivre dans notre pays et en France. »
- 33:34Invité politiquePromesse
« Peut-être d'ailleurs que je n'en aurai jamais. »
- 35:21Invité politiquePromesse
« J'aimerais qu'on invite Patrick Bruel et qu'il nous chante Place des grands hommes. »
- 37:24Locuteur non identifiéChiffre
« Les places se sont vendues en deux heures, 2500 places. »
- 37:26Locuteur non identifiéFait
« Ça se passe le 30 mai 2026. »
Temps de parole
- Bastien Joint58 %
- Présentateur28 %
- Locuteur non identifié12 %
- Présentateur 22 %
≈ 2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère ! Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, Wilfried Delacour.
Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver sur l'émission l'invité politique sur Lyon 1ère, toujours de 11h à midi le samedi. Alors je dis vous retrouver oui et non parce que c'est une année un peu exceptionnelle, ça ne vous aura pas échappé, c'est une année électorale. Et donc cette année, pour des tas de raisons professionnelles, je vais être amené à prendre un peu de distance. Et donc on a souhaité, avec Christian Bouvier, le directeur de la radio, avoir quelqu'un d'autre pour poursuivre cette saison. Donc je voulais juste vous dire merci pour ces cinq années.
Cinq années de conversation, de pédagogie, une autre manière peut-être de regarder la politique, d'accueillir nos invités. Et je suis sûr que ça va commencer et se poursuivre ainsi avec toi, Wilfried Delacour. Je suis heureux de te passer la parole. C'est très gentil, merci Frédéric. Je te souhaite une belle saison. Merci Frédéric, je te remercie grandement pour tout ce que tu as fait de quatre saisons. Et effectivement, à mon tour, effectivement, de m'y coller pour cette année particulière, bien entendu. Puisqu'il y aura effectivement, au mois de mars, les prochaines élections à la métropole et bien sûr sur la ville de Lyon. Alors effectivement, on ne va pas échanger une formule qui gagne.
Bien entendu, chaque samedi à 11h, on vous proposera de rencontrer un homme ou une femme politique de la région. Et plus particulièrement de la métropole de Lyon. Et on vient de le dire, donc effectivement, une année passionnante. Avec, bien entendu, sur le plan national, un gouvernement encore en gestation. Alors, il est grand temps quand même d'accueillir le premier invité de la saison qui, lui seul, va immédiatement faire baisser la moyenne d'âge dans ce studio. Bonjour, Bastien Jouin. Bonjour, Wilfried Delacour. Bonjour, Frédéric Duval. Alors, vous êtes le nouveau maire, les Républicains, de Calur-Écuire, 44 000 habitants. Le plus jeune maire de la métropole, d'ailleurs.
Vous avez 31 ans avec quelques jours d'avance. 30 ans. Voilà, mais avec quelques jours, puisque je crois que c'est au mois d'octobre que vous aurez 31 ans. Vous avez été élu par un conseil municipal extraordinaire le 26 juillet dernier. Vous succédez ainsi à Philippe Cochet, qui laissera le souvenir de 17 années passées dans le fauteuil de mer, mais aussi d'une lourde condamnation pour détournement de fonds publics par le tribunal correctionnel de Paris. Alors, en ce qui vous concerne jusque-là, vous étiez conseiller municipal. Pour ceux qui s'en souviennent, vous avez également été candidat aux législatives de 2022 et 2024 dans la cinquième circonscription du Rhône.
Vous êtes secrétaire départemental adjoint des Républicains dans le Rhône. Dans le civil, je crois que vous enseignez à Lyon 3. C'est bien ça ? Absolument. Une spécialité droit constitutionnel, d'ailleurs, on va en parler. Donc, deux multiples casquettes, ce qui fait qu'on va aborder pas mal de sujets ensemble ce matin. Notamment l'action municipale, bien sûr, en général, à Caluire en particulier. L'officialisation, ça s'est passé jeudi, de la candidature de Jean-Michel Aulas à la mairie de Lyon. La place et le rôle des Républicains sur l'échiquier politique actuel. Eh bien, sans oublier aussi le séisme politique de la condamnation de Nicolas Sarkozy.
Je ne manquerai pas non plus de vous demander votre commentaire sur la situation si particulière de l'exécutif depuis la dissolution du printemps 2024. Alors, vous incarnez donc, Bastien Jouin, la nouvelle génération dans une société aux multiples fracas. Est-ce qu'il est encore bien raisonnable aujourd'hui de s'engager en politique ?
Mais le jour où je n'aurai plus l'énergie et l'envie, je m'arrêterai. Effectivement, si vous voulez, moi je suis très ému de pouvoir aujourd'hui être le maire de la commune qui m'a vu grandir. Cette ville me transcende, elle regorge de richesses, d'atouts. Nous avons la chance d'avoir un territoire absolument exceptionnel que nous souhaitons pouvoir préserver et porter au plus haut niveau avec un certain nombre de projets. J'imagine que nous aurons l'occasion de les développer à l'occasion de cette interview. Et c'est évidemment beaucoup, beaucoup, beaucoup de fierté et de reconnaissance de pouvoir occuper cette responsabilité si importante dans ce territoire que j'aime.
Et pourtant, il n'y a que des coups à prendre dans cette fonction, et en politique en règle générale.
Si vous voulez, bien sûr, c'est le lot de l'engagement politique. Mais vous avez aussi un certain nombre de personnes engagées dans le milieu de l'entreprise qui peuvent prendre des coups. Alors certes, ça ne se fait pas toujours de manière publique, mais j'y consens totalement. Ma famille est prête. Je souhaite la préserver aussi, c'est mon socle.
Ça, c'est l'entourage compte, en fait, dans cette affaire-là ?
Bien sûr. Je suis très soudé avec, bien sûr, ma compagne. Je vais d'ailleurs bientôt me marier au début du mois d'octobre. C'est une annonce que je fais aujourd'hui à votre micro. J'ai un environnement familial très soudé, très fort, et qui me permet d'avoir l'assise suffisante pour pouvoir porter ses responsabilités et affronter effectivement la bagarre politique à fortiori qui s'annonce dans le cas de ces élections. C'est l'action municipale à venir.
L'action municipale, justement, c'est la plus gratifiante pour vous, à ce stade ?
Ah oui, moi, je pense que c'est le plus beau mandat. Et je ne dis pas ça parce que c'est celui que j'occupe aujourd'hui, mais vous avez la capacité de faire.
Et vous savez, vous l'avez dit... On n'a pas, quand on est, par exemple, député, pourtant vous étiez candidat aux dernières élections, mais vous pensez qu'il y a moins de marge de manœuvre en étant député, par exemple ?
Oui, je crois. D'ailleurs, le Parlement a été complètement rationalisé par le président de la République, Emmanuel Macron, et a fortiori avec l'absence de cumul des mandats. Moi, c'est un élément que je souhaite pouvoir voir revenir dans le débat public parce que pour porter un certain nombre de messages au niveau national, il faut pouvoir avoir occupé des responsabilités locales. Il faut aussi, je crois, pouvoir connaître le pays, connaître son administration, voir comment les choses fonctionnent et puis aussi être à portée de baffes. Cette expression, voilà, elle me tient à cœur. Vous êtes conscients de pouvoir en recevoir, c'est ça ?
Oui, mais si vous voulez, on ne fait pas toujours tout bien et il faut aborder les choses avec, je crois, beaucoup d'humilité. C'est ce qu'attendent les Français. Moi, je suis dans les assemblées générales d'associations, je suis sur le marché, je suis au contact des commerçants, je vois un certain nombre de personnes qui habitent ma commune tous les jours et c'est très important de pouvoir aussi agir en fonction des retours terrain.
Et ça, en tant que maire, effectivement, on a ce genre de relation directe avec les administrés. Absolument. Alors, quand on est jeune comme vous, encore une fois à 30 ans, je le reprécise, succéder à des poids lourds comme le docteur Frédéric Dugoujon, c'est dans sa maison qu'a été arrêté, Jean Moulin, en juin 1943, à Bernard Roger d'Albert, à Alain Jeannot, ce sont des racines ou des ailes ?
Waouh, vous avez trois heures. Oui, alors quand ? Non, mais c'est évidemment beaucoup de fierté. Vous savez, le docteur Dugoujon, c'est une figure tutélaire pour notre ville. Il a marqué l'histoire, il marque l'histoire à jamais et personne ne l'égalera. Le 21 juin 1943, vous l'avez dit, c'est dans sa maison qu'a été arrêté Jean Moulin, figure lui aussi de la résistance au niveau du pays. Et c'est vrai que pouvoir se situer dans cet héritage-là, avec la nécessité de pouvoir perpétuer les valeurs qu'ils ont souhaité véhiculer, leur courage, leur bravoure, leur abnégation aussi face à des événements historiques.
Ce sont les exemples que vous reprenez à votre compte. Absolument. L'un des premiers engagements, ou en tout cas un des premiers actes du nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, c'était d'adresser la semaine dernière un courrier au maire, aux 38 000 maires de France, je crois. Un message de soutien, aussi d'une promesse d'un acte de décentralisation et de la création d'un statut de l'élu local. Pour vous, comment vous avez accueilli ce courrier, j'allais dire ? Comment vous l'avez reçu ?
Bon, vous savez, les promesses de décentralisation du sommet de l'État, je pense que mes prédécesseurs et les maires actuels qui connaissent des responsabilités depuis un certain nombre d'années, ces promesses-là, elles n'engagent que ceux qui y croient. Moi, j'attends de voir. En tout cas, ce que je note, c'est que vous avez un président de la République qui est au pouvoir depuis 2017, qu'il y a peut-être un certain nombre de signaux qu'il aurait pu envoyer dans cette démarche-là, qui n'ont pas été envoyés pour l'heure, dont acte.
Mais en tout cas, j'espère que Sébastien Lecornu, s'il a la capacité d'agir et d'aller jusqu'au bout du projet qui est le sien, et d'assurer une forme de stabilité au pays, pourra aller vers plus de décentralisation. Je crois aussi beaucoup au principe de subsidiarité. C'est l'article 72-2 de notre Constitution. C'est le fait de pouvoir respecter, finalement, l'échelon local au travers des décisions qu'il peut prendre en fonction de la connaissance qu'il a du terrain.
Vous pensez que les politiques, l'exécutif national ou les législateurs a abandonné un petit peu ce lien avec le terrain ?
Moi, je crois qu'il existe une suradministration. Je pense qu'il existe trop d'autorités indépendantes. Je pense qu'on est aujourd'hui dans une période tellement bouleversée, tellement fragmentée, qu'il faut pouvoir se reposer sur les gens qui connaissent le terrain. Moi, je connais ma ville à l'échelle de l'îlot, du quartier. Je connais ses fragilités, ses vulnérabilités, ou au contraire, ses forces, ses atouts.
Et je pense que quand vous venez rompre avec cette démarche-là, parce que vous avez peut-être parfois des autorités administratives qui viennent vous contraindre sur tout un tas de sujets, ça peut être très compliqué de pouvoir apporter des réponses et surtout de renverser la table sur des sujets qui le méritent. Il y a urgence sur tout un tas de sujets dans notre pays aujourd'hui. Et moi, je crois que les élus locaux, que les maires, ont une capacité, si on leur laisse les mains libres, de pouvoir résoudre un certain nombre de problèmes.
On va y revenir, bien sûr, tout au long de cette émission. Saint-Jean, je disais que vous faisiez partie d'une nouvelle génération de politiques. Les générations changent, les pratiques des politiques aussi. Vous me voyez venir peut-être avec l'actualité récente de Nicolas Sarkozy ?
Peut-être. Écoutez, après, moi, je suis pour le renouvellement, mais contre le jeunisme. On parle beaucoup de mon âge aujourd'hui. Alors, c'est certes un gage d'énergie, d'envie, de volonté.
Alors, il y a le renouvellement, puis il y a le renouvellement des pratiques aussi. Parce qu'on voit bien qu'encore une fois, Philippe Cochet, Nicolas Sarkozy, sans comme une mesure, bien entendu, mais des condamnations vraiment lourdes pour toutes ces politiques. Qu'est-ce qu'aujourd'hui, on peut espérer de la nouvelle génération ?
On peut parler de Nicolas Sarkozy et de ce qui s'est passé. Et encore une fois, en prenant le temps de le faire, et je peux le faire en tant qu'enseignant en droit, Nicolas Sarkozy, sur ce procès que nous évoquons, c'est quatre chefs d'inculpation. Sur quatre chefs d'inculpation, il est relaxé, notamment sur le sujet de détournement de fonds publics, de corruption et de financement illégal de campagne électorale. Que disent les juges ? Ils disent qu'il n'y a eu aucun enrichissement personnel et aucun financement libyen dans cette campagne. Donc moi, je trouve aujourd'hui, en tant qu'enseignant en droit, j'ai hâte de lire la décision de justice qui, pour l'instant, n'a pas été publiée.
Elle fait 400 pages, mais je vais prendre le temps de le faire, parce que je pense que c'est important aujourd'hui par rapport à notre démocratie. J'ai hâte de lire ce jugement, parce qu'aujourd'hui, en tant que citoyen et en tant qu'enseignant en droit, je trouve, à l'instar d'ailleurs d'un certain nombre de professionnels du droit, que cette condamnation, elle fait preuve d'une particulière sévérité. Je trouve qu'elle est très lourde. Aujourd'hui, le document de Mediapart qui sert finalement ce procès au départ est considéré comme un faux. Vous pensez que les juges ont été abusés ? Ce n'est pas ce que je dis. Je ne dis pas que les juges ont été abusés.
Ce que je dis, c'est qu'il faut que je puisse, aujourd'hui, lire le jugement pour comprendre comment est-ce que l'ensemble des éléments conduisent à aller à une peine d'emprisonnement
avec mandat de dépôt différé. Est-ce que, comme en Regueno, par exemple, un des proches de Nicolas Sarkozy, vous demandez à ce que Nicolas Sarkozy soit gracié ?
Alors, écoutez, après, ça engage, si vous voulez. Moi, je ne suis pas sur le débat national, je suis un élu local. Après, chacun interprète les choses à sa façon. Il y a effectivement un pouvoir, comme le permet notre constitution du 4 octobre 1958 de grâce présidentielle. C'est entre les mains du président de la République. Ça lui appartient. Et ça n'est pas à moi de dire au président de la République ce qu'il devrait faire, ni de dire dans le débat public, voilà, il faut absolument faire ça. Je crois à l'indépendance de la justice de notre pays.
Vous y croyez encore ? Parce que certains n'y croient plus, comme Regueno, par exemple.
Mais bien sûr, moi, je crois à l'indépendance de la justice de notre pays. Et en tout cas, je pense que c'est ce sur quoi repose la confiance dans nos institutions. C'est notre socle de valeurs républicaines. Si on n'a pas confiance dans la justice de notre pays, alors on n'a pas confiance dans la République. On n'a pas confiance dans la nation. Et moi, j'ai confiance dans mon pays.
Allez, Bastien Jouin, on va marquer une petite pause dans cette émission. On se retrouve dans quelques minutes, après quelques pages en couleur sur Lyon 1ère. A tout de suite. Là, c'est le retour de l'invité politique du samedi matin sur Lyon 1ère, avec notre invité du jour, Bastien Jouin. Bastien Jouin, le maire de Caluire. Alors, j'avais envie de vous poser une question. Bastien Jouin, on revenait dans la première partie sur votre rôle de maire. Quand on est maire, on est évidemment parfois confronté à toute la misère de la société. Un mois après votre élection, vous avez dû faire face au meurtre d'un adolescent, Shams Eldin, par un enfant de 13 ans dans le quartier de Montessuie.
Qu'est-ce qui prépare à affronter cela ?
Rien. Et je vais vous dire, j'ai évidemment été assailli au moment où Shams a été assassiné. a été tué en pleine rue. J'ai évidemment été assailli d'un certain nombre de demandes de la part de vos confrères pour avoir une réaction. Et évidemment, j'ai tout refusé. Parce que je pense qu'il faut pouvoir respecter le temps du deuil de la famille, que d'ailleurs j'ai rencontré, que j'ai souhaité pouvoir accompagner également dans un certain nombre de démarches administratives qu'il fallait faire à ce moment-là. Dans le secret d'ailleurs de mon bureau. Et je ne souhaite pas réagir à cet élément parce que je connais trop de générations politiques.
Vous parliez tout à l'heure de nouvelles méthodes avec peut-être le rajeunissement. Il y a trop de générations qui ont soufflé sur les braises, qui ont voulu profiter de drames qui frappent notre pays pour véhiculer des messages politiques qui participent à hystériser le débat. Ça n'a pas été ma démarche. Et encore aujourd'hui, je me refuse à m'exprimer sur ce qui s'est passé. Je pense qu'il n'y a rien de pire pour des parents que de perdre un enfant. Et encore aujourd'hui, je souhaite pouvoir respecter leur deuil et être à leur côté si, bien entendu, ils en éprouvent le besoin.
Il n'empêche, est-ce qu'une municipalité peut intervenir sur les causes qui ont amené à cette situation dramatique ? Ou c'est forcément, pour vous, à l'état d'agir ?
Mais vous savez, encore une fois, ce que je constate dans le débat public, c'est qu'on a tous tendance à se renvoyer la faute. Moi, je crois au vivre ensemble. Je crois à notre capacité à pouvoir apporter des réponses collectives. Bien évidemment, la ville a un rôle à jouer. Nous sommes des acteurs de proximité. Nous sommes au contact de la réalité. Nous sommes au contact des familles. Nous avons un rôle en matière d'éducation. Et d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle nous investissons si fortement sur un certain nombre de dispositifs qui ne sont pas obligatoires et qui relèvent de choix politiques.
Je pense en particulier au passeport du civisme que nous déployons dans toutes les écoles volontaires. Je pense au conseil municipal des enfants. Je pense à toute la démarche pédagogique d'ensemble que nous travaillons aussi avec des partenaires que sont l'État au travers de la CAF, avec la Convention territoriale globale. Bref, il existe un certain nombre de dispositifs que nous mobilisons pour faire en sorte de pouvoir...
Avec cet événement sur Calhuire ?
Mais cet événement, il s'est produit à Calhuire. Il aurait malheureusement pu se produire partout ailleurs en France. Et d'ailleurs, rien n'annonçait qu'il allait se produire ici. Parce que le secteur dont on parle, Montessuie, et en particulier ce secteur de l'avenue Fleming et de cette résidence Jean-Désiré Très, est un secteur plutôt calme. Nous avons la chance à Calhuire d'avoir un territoire plutôt préservé par rapport aux menaces qui existent et qui germent partout en France. Ce qui est d'autant plus inquiétant, évidemment. Mais ce qui est d'autant plus inquiétant, parce que vous voyez... Qu'un tel événement puisse se passer sur votre territoire.
Oui, mais encore une fois, il aurait pu se passer partout ailleurs. La violence, vous avez un climat de violence et d'hystérie partout dans ce pays qui peut frapper de manière sporadique. Et vraiment de partout.
Est-ce que cet événement, encore une fois dramatique, c'est un des éléments que vous allez aborder lors des entretiens de Calhuire-Jean-Moulin, qui vont se tenir la semaine prochaine. Et dans le thème, je le rappelle, « Peut-on vivre ensemble ? Peut-on encore vivre ensemble ? »
Peut-on encore vivre ensemble ? Évidemment, nous allons convoquer d'abord le bloc de constitutionnalité, parler du droit, parce que, pour nous, le premier rempart face aux divisions que peut vivre notre société, c'est le droit. Au travers du bloc de constitutionnalité, nous avons un certain nombre d'enseignements à tirer de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Nous avons un certain nombre d'enseignements à tirer du premier article de la Constitution du 4 octobre 1958. Nous avons un certain nombre d'enseignements à tirer de la Charte de l'environnement que le président Chirac a souhaité constitutionnaliser en 2004.
C'est la charpente de notre vivre ensemble, ce bloc de constitutionnalité. Et ces outils de droit supérieurs au plus haut niveau de la hiérarchie des normes du pays, ils doivent nous permettre, parce qu'ils sont très forts et au sommet du droit commun, entre guillemets, de pouvoir apporter un certain nombre de réponses. Et puis, il y a aussi nos philosophes. Nous avons en France et dans le monde la capacité de pouvoir convoquer un certain nombre de grands penseurs. Je pense en particulier à Tocqueville. Alors qu'ils ne seront pas invités aux entretiens de Chirac. On est bien d'accord ? Mais dans la démocratie en Amérique, il nous parle de la lutte contre l'individualisme.
Si on s'abrite dans sa bulle, nous dit Tocqueville, alors on délaisse le bien commun. Et moi, je suis frappé de voir combien depuis la période du Covid, on est toutes et tous tentés face à nos peurs, face aux vulnérabilités qui sont les nôtres, de se replier sur le seul cercle intime, le seul cercle...
C'est ta réaction à court terme, oui, effectivement.
Absolument. Et si vous voulez, que nous dit Tocqueville ? Il nous dit cette indifférence vis-à-vis du collectif ouvre un boulevard soit au despotisme étatique, l'État comble le vide, soit à la tyrannie de la majorité, parce que ceux qui peuvent s'imposer bruyamment peuvent le faire donc sans contre-pouvoir. Et Tocqueville nous dit le remède, c'est l'engagement local, c'est l'association, c'est l'école de la liberté. Et voilà ce en quoi je crois. Et bien entendu, nous allons convoquer ces penseurs. Nous allons travailler avec Pierre-Henri Tavoilot, avec Clercoss, avec le ministre Buffet, avec Alexandre Jardin.
Personnel Buffet, voilà, le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, actuellement démissionnaire, évidemment. Étienne Blanc sera présent aussi, sénateur, et Alexandre Jardin.
Absolument. Et de dire que finalement, cette tentation de l'isolement et du repli, ce sont les ennemis de notre liberté. Voilà. Et moi, si vous voulez, le message que je veux faire passer à l'occasion de ces entretiens, Jean Moulin, ça n'est pas nier le fait que notre vivre ensemble soit en crise. Bien sûr qu'il existe des fractures sociales, des fractures territoriales. On a d'un côté, sur ce plan-là, des métropoles florissantes. Nous sommes à Lyon, avec les meilleures écoles, les emplois, une dynamique économique exceptionnelle. Et puis de l'autre, les oubliés, les zones rurales, qui sont exclues, qui sont enclavées, qui sont reléguées de la promesse républicaine.
Or, un de nos principes fondamentaux, c'est bien l'égalité des chances. C'est l'égalité des chances qui fonde la fraternité de notre devise républicaine. Il y a la montée des radicalismes. Il y a finalement la nécessité aussi de pouvoir rehausser le débat public. Et d'ailleurs, je vous remercie de ce format d'interview sur Lyon 1ère.
Sur la langue 1, vous le comprenez.
Effectivement, où on a la possibilité de pouvoir développer un certain nombre de choses. Aujourd'hui, on est dans un contexte où une actualité en chasse une autre et où finalement, c'est celui qui fait le buzz qui a la parole. Moi, je ne crois pas à cette démarche-là. Il faut que nous puissions rehausser ce débat et c'est toute la vocation des entretiens qu'a lui récuré Jean Boulin. Et si vous me le permettez, moi, aujourd'hui, mon rôle de maire, c'est de ne pas baisser les bras. Il faut que nous puissions toutes ensemble reconstruire une narration commune. Parce que la France, ça n'est pas qu'un territoire, ça n'est pas qu'un État. C'est une histoire et c'est un projet.
La France, c'est une volonté collective. Voilà. Et c'est ce qu'on veut dire à l'occasion de ces entretiens Jean Boulin, avec également des associations. On va avoir une table ronde associative pour répondre à Tocqueville. et l'esprit d'association, voilà, avec des gens qui connaissent le territoire, qui rencontrent les habitants et de dire mais qu'est-ce que je peux faire à mon échelle pour faire en sorte que demain, le vivre ensemble puisse mieux fonctionner qu'il ne fonctionne plus.
On va mettre les bonnes volontés collectives, évidemment. Alors, ce que vous nous dites, c'est un juin ce matin, c'est peut-être un... C'est déjà, je pense, un programme de campagne municipale. Vous serez candidat, j'imagine, à votre succession en mars prochain. Alors, c'est une bonne question
que je ne veux pas éluder. Mais je pense qu'il y a un temps pour tout. C'est vraiment là, il faut se lancer. Je pense qu'il y a un temps pour tout. J'ai été élu le 26 juillet dernier et aujourd'hui, je pense que ma responsabilité, c'est de pouvoir être au travail jusqu'au bout, d'accompagner les dossiers, de pouvoir faire germer les projets et évidemment, de réfléchir à la suite.
On imagine mal que vous mettiez un point d'arrêt en février ou mars prochain à votre action municipale.
Je vous remercie de me le dire. Mais encore une fois, aujourd'hui, je pense que je ne suis pas dans le temps de la campagne électorale. Et vous voyez, le débat public aussi à vouloir, comment dirais-je, anticiper un certain nombre d'étapes. Aujourd'hui, je suis au travail avec une équipe expérimentée, avec une équipe solide, avec une équipe qui est au cœur de l'action et notre responsabilité, c'est d'être au travail jusqu'au bout. Le temps de la campagne, peut-être, viendra pour nous, mais encore une fois, nous n'y sommes pas au moment où je vous parle.
Alors, la campagne, en tout cas, à Caluire, à Lyon, parce qu'il y a vos voisins lyonnais avec un nouveau candidat depuis quelques jours, Jean-Michel Hollasse, évidemment, qui a proposé sa candidature sans étiquette, mais véritablement ralliée dès le départ par les Républicains. Alors, déjà, la campagne à Lyon, j'imagine qu'elle tournera autour de l'écologie, de la place de l'écologie. Quelle place, vous, vous y voyez dans cette campagne à venir ?
Vous parlez de Lyon ou du territoire métropolitain ? Alors, de Lyon, effectivement,
oui, tout à fait.
Bon, d'abord, on voit que l'expérience des écologistes est une expérience absolument ratée. On nous avait promis le verdissement de la ville, il ne s'est rien passé, si ce n'est la mise en orbite d'une sculpture, prétendue sculpture, c'est subjectif, sur la place Belcourt, qui a coûté 1,6 million d'euros aux Lyonnais. Qu'on ne me dise pas qu'au mois de mars 2020, au moment où Grégory Doucet s'est présenté aux élections municipales, qu'il ignorait à ce moment-là qu'il existait des contraintes en dessous de la place Belcourt et notamment un parking, une station de métro.
Alors, il n'y a pas que la place Belcourt, il y a aussi la réalisation où on se déplace quand même plus vers de nos jours à Lyon avec le vélo, les trottinettes, avec des voies réservées.
demi-milliard d'euros consacrés uniquement effectivement au déploiement d'autoroutes à vélo qui concernent spécifiquement Lyon. Ça, c'est sûr que c'est un choix et une priorité, une ambition affichée, d'ailleurs au détriment de beaucoup d'autres choses par le président Bernard. Moi, en tant que maire, il n'y a pas un jour où je ne suis pas interpellé par un habitant qui me dit mais regardez ces trous dans la chaussée, ces chaussées dégradées, certains même éclatent un pneu ici ou là. Pourquoi ? Parce que tout l'investissement qui concerne aujourd'hui la voirie qui est pilotée par la métropole de Lyon a été uniquement dédié à la création de nouvelles autoroutes à vélo.
Il ne fallait pas redonner
comme ça un peu plus de place au déplacement d'eau, au mode de déplacement d'eau par rapport à la voiture ?
Mais si ça ne se fait pas au détriment des autres modes de transport, encore une fois, vous l'avez compris, moi je suis dans une démarche d'apaisement. Je pense que notre société convoite de l'apaisement. Or aujourd'hui, tout ce qui s'est passé et en particulier sur le sujet de l'aménagement de notre territoire à l'échelle de l'agglomération, ça a été l'opposition entre les catégories de personnes, qu'il s'agisse de celui qui marche à pied, de celui qui veut pouvoir faire du vélo en toute sécurité et de manière très légitime. On équilibre mal les choses finalement, de nos jours. Exactement.
Et d'ailleurs, je peux vous assurer qu'aujourd'hui, quand vous parlez avec les acteurs économiques de mon territoire, ils sont très contents que Lyon se ferme puisque la plupart des habitants et des grands lyonnais ne vont plus à Lyon.
En tout cas, bien ça joint, vous n'êtes peut-être pas en campagne électorale encore à Calvire, mais là, la campagne a véritablement commencé sur Lyon, du moins du côté des Républicains. Alors, les Républicains et puis d'autres formations qui ont rallié la candidature de Jean-Michel Lelas qui s'est officiellement présenté jeudi. Justement, sur ce thème-là, qu'est-ce que vous attendez de cette candidature si Jean-Michel Lelas et son équipe étaient élus ? Qu'est-ce que vous attendriez de leur part sur les déplacements justement à Lyon qui semblent poser problème à pas mal de lyonnais ou grands lyonnais ?
D'abord, moi, je suis ravi de l'arrivée de Jean-Michel Lelas dans, comment dirais-je, l'arène politique. En tant que fervent supporter de foot ou en tant que politique ? Alors, vous n'ignorez pas qu'effectivement, je suis un supporter petite confidence puisque nous en sommes aux confidences. J'ai toujours suivi l'OL, j'allais à Gerland et Jean-Michel Lelas a été effectivement le fer de lance d'un renouveau pour l'Olympique lyonnais avec des résultats sportifs qu'on connaît qui sont absolument
extraordinaires. Est-ce que ça pourrait être le cas en politique aussi ou alors on va jouer plus sur l'image justement de l'ancien président de l'OL ?
Je pense que Jean-Michel Lelas est un visionnaire et que le réduire uniquement à ce qu'il a fait à l'OL, c'est le réduire tout court finalement, voilà, Jean-Michel Lelas a beaucoup de qualités, il a été, il a monté sa première société en étant émancipé à l'époque, il a créé la Cégide, c'est un capitaine économique.
C'est cet aspect d'entreprise que vous reconnaissez évidemment à Jean-Michel Lelas et qui pourrait servir dans la campagne pour son accession au fauteuil de mer de Lyon ? J'en suis sûr,
voilà, et Jean-Michel Lelas est un homme de rassemblement, il le montre aujourd'hui en étant en capacité de travailler avec tout le monde, avec toutes les tendances politiques.
En connaissance, également s'est rallié à sa candidature.
Absolument, et je suis ravi de ça. Voilà, donc je lui fais confiance effectivement pour pouvoir redonner à Lyon un peu de sa superbe parce qu'elle en a beaucoup perdu ces dernières années.
C'est une chance historique pour la droite en partie puisqu'encore une fois, il n'y a pas que les républicains qui se rallient à cette candidature, mais c'est une chance quand même pour la droite de retrouver le pouvoir à Lyon. Oui, bien sûr. Alors ça sera le cas également peut-être sur le plan de la métropole, puis c'est Véronique Sarcelli, la maire de Sainte-Foy-les-Lyon actuellement, qui est officiellement investie comme chef de file des républicains. C'est un choix légitimé prometteur, selon vous ?
Oui, Véronique Sarcelli, c'est la candidature de l'audace, de la proximité, de l'expérience. C'est une formidable maire. Elle a été élue maire de Sainte-Foy-les-Lyon en 2014. Elle a montré en 2020 qu'elle savait être tenace et qu'elle savait se battre face au dogme dont faisait preuve à l'époque Bruno Bernard qui voulait imposer à sa commune un téléphérique. Elle a su mobiliser les habitants, elle a su mobiliser les grands lyonnais pour leur montrer qu'il existait une autre voie possible. Vous pouvez faire partie de ces ateliers de campagne par exemple
qu'elle entend lancer ?
Oui, et d'ailleurs je suis dans les ateliers de campagne de Véronique Sarcelli en tant que maire. Je m'entends très bien avec elle. Je pense que c'est également une femme qui est issue de la société civile. Vous savez qu'elle est universitaire, qu'elle est enseignante à l'IAE de Lyon 3. Nous avons ça en commun et je pense que c'est très important de pouvoir s'appuyer sur des personnalités comme elle qui apportent aussi autre chose. Elle n'est pas maire à plein temps.
Alors dans les mois qui viennent et puis évidemment si la majorité actuelle était reconduite, quelles sont vos relations finalement avec à la fois la ville de Lyon, la métropole, avec les écologistes qui pour l'instant détiennent le pouvoir ?
Moi je n'ai aucune relation avec la ville de Lyon au moment où on se parle. Il m'arrive effectivement d'avoir quelques relations avec le président de la métropole et certains de ses vice-présidents pour faire avancer nos dossiers. Il y a des sujets sur lesquels nous arrivons à avancer ensemble.
Il faut bien composer quand même avec la métropole de Lyon, Bastien-Jouin.
Oui, mais d'ailleurs, vous savez, moi je suis quelqu'un d'assez ouvert dans la mesure où on respecte effectivement les élus locaux, l'échelon communal et que les habitants de Calvure et Cuir sont respectés et accompagnés parce que la métropole de Lyon peut être un formidable outil pour, à condition que l'on fasse pour et avec.
Actuellement, il y a des antagonismes que vous vivez avec la métropole ?
Nous avons vécu quelques antagonismes et je peux vous parler sur la voie lyonnaise de Lélo notamment. Avec la voie verte où Fabien Bagnon a hystérisé le débat. Il a hystérisé le débat. C'est-à-dire qu'il voulait bitumer ce parc linéaire urbain qui structure notre commune du nord au sud absolument exceptionnel. Il voulait supprimer le stationnement devant la clinique protestante en nous expliquant en réunion publique que les gens allaient pouvoir venir consulter, faire leur consultation médicale à pied, en vélo ou en bus.
Ce qui veut dire que la municipalité a aussi le droit quand même de contester. C'est ce que vous faites et ce que vous continuerez à faire si la majorité était reconduite.
Dans la mesure où nous n'avons pas été entendus à l'époque, ce que nous avons fait, c'est une pétition qui a réuni près de 15 000 signataires. Voilà. Mais je pense qu'il y a d'autres manières de fonctionner, de manière peut-être plus intelligente et c'est ce que j'espère en tout cas pour la suite.
Merci. La suite justement, on va venir dans un moment. On marque une petite pause dans cette émission et puis on se retrouve dans quelques minutes pour la dernière partie déjà malheureusement de cet invité politique du samedi sur Lyon 1ère avec Bastien Jouin, le maire de Caluire. A tout de suite. Merci d'être avec nous sur Lyon 1ère. C'est le retour de l'invité politique sur Lyon 1ère ce samedi matin et en podcast. Bien sûr, vous le savez comme d'habitude. Écoutez, je vous promets Bastien Jouin, le maire de Caluire, de se projeter un petit peu dans l'avenir.
Tiens, si on se donnait rendez-vous dans 10 ans.
Et avec Frédéric Duval qui va projeter Bastien Jouin dans 10 ans, autrement dit déjà en 2035. Bastien, monsieur le maire, voilà, effectivement, on va faire un peu de politique fiction. C'est un chiffre. Comment est-ce que vous imaginez votre commune ? C'est-à-dire que quand on est maire, on est là pour développer son activité, sa commune. Comment vous la voyez d'abord votre commune en disant à quoi elle ressemble cette ville ?
D'abord, Caluire sera toujours une ville agréable avec une urbanisation à taille humaine. Vous savez que nous avons une ville de relief, de respiration avec nos balmes, nos parcs. Et je pense qu'il faut avoir une démarche d'humilité vis-à-vis de la géographie qui est la nôtre, de notre topographie. Une ville, c'est un organisme vivant. Nous avons d'ailleurs découvert que nous avions un chamois qui fréquentait nos balmes il y a quelques semaines. Nous avons également des biches, des chevreuils, des renards, des sangliers. Bref, tout ça peut paraître absolument incroyable sur la ville qui touche Lyon, mais c'est pourtant la réalité.
Nous travaillons d'ailleurs sur notre environnement et sur nos balmes, sur nos parcs urbains pour faire en sorte que notre strate arbustive, toute notre strate végétale puisse résister aussi au changement climatique. On travaille parce que d'abord, il y a une démarche paysagère, une démarche patrimoniale et également une démarche de sécurité pour solidifier ces balmes qui font partie intégrante de notre commune. Et vous avez un certain nombre d'essence qui aujourd'hui connaissent un peu trop le stress hydrique et donc nous travaillons avec des acteurs pour faire en sorte de pouvoir renouveler tout cela. Faire face un peu au changement climatique en fait, c'est ça la priorité ?
Absolument, avec un urbanisme raisonné. C'est également une ville attractive. Vous savez que nous avons le projet de rénover le fort de Montsuis qui est un lieu absolument unique en son genre. Un fort qui avait été édifié dans les années 1830 pour protéger Lyon que la ville a récupéré en 1972 et dont nous souhaitons pouvoir faire avec un acteur qui nous accompagne dans le cadre d'un bail amphithéotique, un lieu de convivialité, de développement économique, un lieu de culture avec un théâtre de verdure. Il y a également le sujet d'une ville mieux connectée parce qu'aujourd'hui nous sommes desservés. Ce n'est pas encore
le cas avec Calvire ?
Nous avons un métro et je souhaiterais que nous puissions avoir un mode de transport lourd supplémentaire enterré qui pourrait desservir Calvire, Satonnet et Rieux. C'est également une ville qui a une attache très forte sur les sujets d'éducation avec le pôle Lassagne qui sera désormais ouvert. Ce pôle Lassagne qui comprendra un collège, une école, notre centre aéré et notre nouvelle école de musique. C'est quelque chose qui est très important pour nous et que nous avons lancé, un projet à 25 millions d'euros. C'est également le futur lycée public, le futur lycée public qui va arriver et qui sera bâti sur le site actuel d'Apicil qui a été racheté par la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Un projet à 70 millions d'euros et je remercie d'ailleurs l'engagement particulier de Laurent Wauquiez et de Fabrice Pancouk qui nous ont accompagnés sur ce sujet. C'est également une ville sûre, une ville qui sait rester ferme et qui sait faire preuve d'autorité en fonction d'éléments de la société qui peuvent parfois vouloir rompre avec l'ordre.
C'est là-dessus, c'est tous ces axes que vous allez développer dans le 10, 20, 30 ans qui viennent peut-être si vous vous installez dans le fauteuil de mer. Exactement. Alors, si vous vous installez dans le fauteuil de mer, mais est-ce que justement, vous, Bastien Jouin, dans 10 ans, par exemple, comment vous vous voyez ? Est-ce que vous voyez dans le fauteuil de mer ? On a dit que vous n'étiez pas encore candidat mais ça ne saurait tarder. Est-ce que là aussi, vous avez des ambitions politiques nationales même si, on l'a dit tout à l'heure et vous l'avez dit, l'action locale évidemment vous intéresse et est efficace pour vous. Comment vous voyez dans 10 ans ?
Écoutez d'abord, peut-être avec des enfants. Oui. J'aurai une quarantaine d'années. On vous le souhaite. J'aurai fondé ma famille. Je l'espère à Calhuir et Cuir.
D'ailleurs, c'est des inquiétudes pour les enfants d'avoir des enfants aujourd'hui dans le monde dans lequel on vit.
Non, moi je ne suis pas catastrophiste. Je pense encore une fois qu'il faut faire preuve d'optimisme, d'enthousiasme et se dire effectivement que nous avons une chance absolument exceptionnelle de vivre dans notre pays et en France. Donc non, je n'ai pas d'inquiétude par rapport à ça. Donc, que vous dire de plus ? Peut-être être un élu local heureux avec une équipe qui est aussi... On imagine bien que vous avez plus d'ambition que ça. Non, vous savez, aujourd'hui, au moment où je vous parle et vraiment du fond du cœur, ça fait deux mois que je suis maire de Calhuir et Cuir.
C'est une chance extraordinaire de servir la ville qui vous a vu grandir, qui vous a vu naître et je suis très heureux dans cette fonction et avec une capacité à faire, à pouvoir influer sur le cours des choses, à pouvoir, parfois en un simple SMS, répondre à une problématique lourde d'un habitant qui vous interpelle, qui vous sollicite et je suis très enthousiaste et très heureux dans tout ça. Donc, je n'ai pas encore, si vous voulez, d'appel du national et peut-être d'ailleurs que je n'en aurai jamais. En tout cas, aujourd'hui, je suis un maire épanoui et heureux de l'être et d'exercer cette mission passionnante et en même temps très exigeante. Victor Bosch, bonjour.
Oui, bonjour. Victor Bosch, Bastien-Jouin, répond à vos SMS ? Oui, bien sûr, bien sûr, absolument. Qu'est-ce que vous lui envoyez comme SMS ? Alors, Victor Bosch, je rappelle quand même que vous êtes le directeur du Radio en Bellevue, entre autres activités depuis des décennies sur Lyon. Je rappelle quand même que vous avez créé le Transborder en 1989. Quelles sont les demandes que vous adressez à Bastien-Jouin qui vous invite aujourd'hui dans son émission ?
Les demandes de ma part ou de la part de M. le maire ?
Non, les demandes de votre part en verre Bastien-Jouin, effectivement, oui.
Bon, simplement, ce que M. le maire vient de dire, c'est-à-dire qu'on travaille ensemble pour faire mon humble contribution de faire que Caluire devienne encore plus attrayante et que ça devienne the place to be. C'est un peu la mission que je m'étais créée quand j'ai pris les rênes du Radien Bellevue. C'est en 2012, je crois. En 2012, et je voulais que la culture, cette culture populaire vienne au centre de Caluire et qu'on ne dise pas comme d'habitude. Tiens, de Caluire, j'étais au centre-ville, que je dise non, les gens du centre-ville sont venus à Caluire. C'est déjà ce qu'on appelle un place to be. Vous savez très bien que ça marche comme ça.
Et ça marche, on peut le dire, oui, effectivement. Et ça marche. Et je pense que la volonté que l'on a avec M. le maire, c'est de continuer à faire que Caluire vienne un lieu de vie hyper agréable, un peu comme le village et à New York, si vous voulez. Voilà.
C'est à joindre. Oui, Victor, moi j'ai une demande à vous faire parce que dans le cadre de cette chronique, finalement, on se donne rendez-vous dans dix ans. Ce n'est pas que le thème
de la séquence maintenant, mais effectivement,
vous pouvez déjà projeter sur le Radio-en-Bellevue. Moi, j'aimerais qu'on invite Patrick Bruel et qu'il nous chante Place des grands hommes.
Qui nous apporte un litre d'huile
de Léos, par exemple. Écoutez, la commande est bien enregistrée et je ferai tout pour vous pouvoir l'amener au Radio-en-Bellevue.
Je vous le promets. Alors, Victor Bosch, il n'y aura pas Patrick Bruel cette année, peut-être en tant que spectateur, mais on peut dire que le moins qu'on puisse dire d'ailleurs, c'est que la programmation est tout à fait éclectique. Il y a à la fois du théâtre, de grands artistes. Il y aura même un ancien ministre, Éric Dupond-Moretti, mais qui va le disputer à Guadel-Malais, Jean-Paul Rouve, Barbara Pravi, je cite au hasard comme ça, Icar, Zaz, Laurie, Danny Brian, Vincent Dedienne, Stiletto. Comment vous parvenez à avoir une telle affiche tout au long de la saison ?
Vous savez, dans ce métier, vous connaissez très bien votre métier en tant que journaliste, je pense qu'on se fait un réseau à partir du moment du sérieux de votre travail pendant des années.
Et ça d'aimerait pour vous dans les années 70 en tant que battreur du groupe Pulsar.
Vous vous rendez bien compte qu'après le Transborder et toute la carrière que j'ai pu faire et j'en suis très heureux, quand vous avez pas fait un travail avec honnêteté, avec professionnalisme, le carnet d'adresse n'existerait pas. Et quand c'est le contraire et pas que ce carnet d'adresse est très fourni, les gens répondent présent et ils vous font confiance et ils sont heureux de venir là.
Parce que les artistes viennent et reviennent. Je sais qu'il y a beaucoup d'artistes. J'ai vu aussi Louis Chiquide récemment qui est revenu
sur cette scène. Exactement. Et je vais vous donner un petit exemple dans ce sens-là. Vous connaissez en tant que journaliste et amateur de musique que la jeune chanteuse qui fait vraiment le buzz en ce moment qui s'appelle Lola Young qui est vraiment la star absolue des jeunes. J'ai pas sa l'âge malheureusement, je crois, parce que c'est pas
parvenu jusqu'à moi. Mais je vois que Bastien Join a l'air beaucoup plus
de la connaître. Lola Young, les gens qui vous écoutent, c'est vraiment la star du moment. Et je vais vous dire que cette fille, si demain elle venait, elle remplirait l'aréna DLC, elle a choisi de faire juste deux dates en 26, l'Olympia et le Radiant. Et pour vous donner l'importance de cet artiste, pour ne situer que la force du Radiant, et j'en suis très heureux, les places se sont vendues en deux heures, 2500 places. Voilà. Et ça se passe le 30 mai 2026. Donc, c'est tout ça qui fait que ça donne une force incroyable à un lieu comme le Radiant et en même temps à la ville de Calvier.
Alors, c'est un écran, on peut le dire, pour ceux qui ne connaîtraient pas encore la salle du Radiant Bellevue, c'est un écran à taille humaine pour les artistes et pour les spectateurs. Exactement.
C'est le principe de proximité. Vous savez, on a envie de voir les artistes, les chanteurs, les acteurs, les acrobates à taille humaine. Et je pense que le Radiant a cette force-là et c'est ce qu'il donne.
Je ne sais plus qu'il disait qu'on était dans le carrière dans tous les recoins de la salle.
Exactement. Il n'y a pas de mauvaise place. Vous avez résumé très très bien le fait que le Radiant, où que vous soyez, vous êtes en première loge.
Le spectacle vivant aujourd'hui, Victor Bosch, évidemment, ça coûte cher, mais aujourd'hui, les salles sont pleines quand même parce que les spectateurs ont envie de voir les artistes vivants, justement.
Oui, en effet. Mais personnellement, je me bats énormément pour limiter le prix des places. C'est-à-dire que quand vous allez voir un spectacle au Radiant, souvent, est moins cher que, si vous alliez le voir, à une autre salle lyonnaise. Je ne parle pas des théâtres dits d'institutions qui sont faites avec le ministère pour faire une culture ou beaucoup plus de recherche. Je parle pour ce qui est le spectacle vivant dans le sens populaire le plus large. Vous voyez un artiste qui passe au Radiant, il sera toujours au moins 10 euros moins cher que quand il passe à la bourse du travail ou ailleurs. Et ça, c'est ma grande fierté. Et justement, avec M.
le maire qui me suit dans cette politique tarifaire qu'on essaie d'être au plus bas parce que je tiens compte aussi que les gens ont besoin d'avoir un pouvoir d'achat pour pouvoir voir les artistes et que ça ne soit pas toujours à la hausse.
Victor Bosch, c'est vous véritablement qui avez relancé les comédies musicales en France. En 1998, vous avez produit Notre-Dame de Paris, Le Petit Prince ensuite avec Jeff Teddoy, d'ailleurs qui est un ami de Lyon 1ère, j'allais dire. Les comédies musicales, c'est quelque chose qui vous tenteraient encore ?
Vous savez, quand j'ai fait la comédie musicale, c'est l'opportunité qui s'est présentée devant moi. J'ai connu Luc Plamandon qui est venu au Transborder à l'époque pour me présenter son projet que personne ne voulait monter. Qui, accessoirement, avait créé Starmania avec Michel Berger, bien sûr. Voilà, vous connaissez la suite, Luc Plamandon, c'est lui qui a créé Starmania. Il est là 40 ans après encore. Voilà. Et si vous voulez, il est venu me voir. Moi, j'ai écouté deux morceaux qui étaient belles et le temps des cathédrales avec Richard Cossiant au piano. C'était une simple cassette et la suite, vous la connaissez. Donc, c'est les opportunités qu'ils font que vous faites banco ou pas.
Après, ça dépend. Jusqu'à présent, je n'ai pas eu d'autres projets qui m'ont vraiment excité. Mais ça pourrait. Un jour, j'ai un nouveau projet qui m'excite. Il y a un projet en l'air, quand même, je vous donne un petit scoop. Mais comme l'artiste dont je m'occupe, c'est Laurent Boulezie et Tengard, qui est de grande qualité, mais qui travaille très doucement, il voudrait monter un spectacle musical autour de Jeanne d'Arc. D'accord, oui, c'est ses grandes marottes, effectivement, avec ses spectacles aussi
qu'il a fait dans les églises. Il en parle
et qu'il compose.
J'espère qu'un jour, on arrivera à le monter parce que ça fera... Alors on le souhaite et on nous le souhaite, effectivement. Voilà, voilà. Vos relations avec Bastien Jouin qui a encore une fois souhaité que vous soyez présent aujourd'hui à l'antenne. Voilà, c'est main dans la main que vous allez monter d'autres projets pour Caluire dans les années qui viennent s'il continue à être la tête de la ville.
Voilà, nous avons un projet ensemble qui est... que j'espère arrivera un jour à être mis en place. Ça serait un petit peu de créer un lieu de vie encore plus important autour du Radiant avec une convivialité pour que l'on puisse un peu élargir. Mais encore une fois, c'est en pleine réflexion.
Vous viendrez nous en parler sur l'antenne de Lyon 1ère et je rappelle quand même que vous l'accueillez la semaine prochaine pour les entretiens Jean Moulin.
Exactement, avec Dupont-Moretti, l'ancien garde des Sceaux qui sera là le jeudi 2 octobre avec un débat après son spectacle avec le public comme d'habitude avec les entretiens Jean Moulin qui font l'ouverture de ces trois jours de réflexion et de café philosophique.
Merci beaucoup Victor Bosch d'avoir été avec nous aujourd'hui pour cette émission première de la saison sur Lyon 1ère de l'invité du samedi. J'ai encore quelques questions de dernière minute pour Bastien Jouin. Bastien Jouin, maire de Calvure notamment, votre modèle en politique. Wow ! Tant que ça ou alors au contraire ?
Non, moi je me suis engagé pour des valeurs. Vous savez, j'ai été marqué sur... Parce que je me suis engagé en politique en 2010 et moi j'ai été marqué par la capacité des élus du territoire et en particulier par cette génération de maires de 2014 de remporter des communes dont on disait à l'époque qu'il était impossible de le faire. Je pense bien sûr à l'époque au maire de Pierre-Bénite, au maire de Mornan, au maire de Rieux, au maire de Saint-Priest, à la maire de Dessine, au maire de Mézieux. Bref, cette génération qui a su finalement être totalement disruptive et réussir à remporter un territoire là encore où on ne les attendait pas.
Après, bien entendu, je me suis engagé au niveau politique pour un certain nombre de figures nationales, mais c'est vrai que ce poids local dans mon parcours a beaucoup compté et pour moi, ce que vous savez, quand je me suis engagé en 2010, je me suis engagé après pour les élections présidentielles de 2012 que nous avons perdues, ce point de repère qu'étaient nos élus locaux, leur capacité à transformer le territoire, à pouvoir pousser de nouvelles idées et avoir des résultats rapides, m'a réellement fasciné.
À propos de rapidité, j'avais plein d'autres questions, mais malheureusement, la mission est trop courte à chaque fois. Tiens, par exemple, votre slogan politique préféré, en un mot. Travailler plus pour gagner plus. Oui, ça ne m'aura pas quelqu'un ça. Mais une autre question pour terminer, un souvenir politique à la radio, tiens, par exemple. Où est-ce qu'elle est allée ? Aller, agissons le champ.
Un souvenir politique.
C'est peut-être 2012, justement, la défaite, non ? C'est souvent ce qui marque les aspects négatifs, marque plus. Mon élection, le 26 juillet. Ben voilà, on va terminer là-dessus, qui est un début, évidemment, à la suite. Merci, Bertien Join, merci d'avoir été avec nous. J'espère que les auditeurs auront appris à mieux vous connaître à travers cette émission, c'est le mal qu'on leur souhaite. Où là, on se quitte ? Eh bien, cela faisait un moment qu'on ne s'était pas entendu sur l'antenne, alors j'étais content de vous retrouver. Merci à Christian qui réalisait l'émission. Demain, c'est Taudi Le Maté qui vous parlera une autre cuisine, celle-ci gastronomique à cette même heure.
Et on se retrouve, quant à nous, dès samedi prochain à 11h ou en podcast, bien sûr, sur la belle application Lyon Première. Bon samedi, bon appétit. Retrouvez tous les invités politiques en podcast
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