Bruno Le Maire : "Nous devons tourner la page de l'État-providence"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Sud Radio, l'invité politique Jean-François [musique] Akili, c'est l'heure du grand entretien politique sur Sud Radio. Bruno Lomer, invité exceptionnel de Sud Radio, est avec nous dans le studio de Sud Radio et vous avez accepté, monsieur le ministre, de rester jusqu'à 9h tout à l'heure. Vous avez été donc 7 ans au manette, ministre de l'économie et des finances, la présidentielle, la canicule, la dette, les envies de réforme.
Vous allez aborder tout ça mais tout de suite l'entretien avec Jean-François Achili. Messieurs, c'est à vous. Bonjour Bruno Lomire.
Bonjour Jean-François Kili. Nous allons évoquer effectivement ce que vous dites hein dans votre livre de l'État de la France, le temps d'une décision publiée chez Galimar de la France, de ces institutions, la question de la dette qui vous a été imputée et d'ailleurs vous remettez au passage quelques pendules à l'heure, nous allons y venir. Mais tout d'abord effectivement cette c'est un cas d'école hein, gestion de la canicule Bruno Lemè.
Nouvel épisode qui devrait arriver que les Français redoutent déjà. Sébastien Lecornu, le premier ministre que vous connaissez bien a dit "L'ensemble de la chaîne a tenu or le pays a souffert, il faut le rappeler. Peut-on dire vraiment que la France est a été à la hauteur ?
Je vais pas porter de jugement sur les uns sur les autres, c'est un peu facile. Je pense que là où nous ne sommes pas à la hauteur, c'est sur l'adaptation au réchauffement climatique par pure idéologie. C'est une idéologie qui nous a fait dire à un certain nombre de personnes dans le fond, il faut lutter contre le réchauffement climatique sur le long terme.
C'est la priorité absolue. S'adapter, c'est déjà renoncer. Bah, je crois exactement le contraire.
Il faut faire les deux. C'est s'adapter tout simplement pour que ce soit vivable. Vivable dans les crèches, vivable dans les écoles, vivable dans les chambres d'hôpitaux et qu'on fasse pas d'idéologie, qu'on pense juste au bien-être des Français. et puis sur le long terme être capable de lutter contre le réchauffement climatique, réduire nos émissions de gaz à effet de serre, ce que nous avons bien fait depuis une quinzaine d'années pour garantir que nous combattons ce dérèglement climatique qui nous touche tous, mais l'un n'est pas exclusif de l'autre.
Dans le fond, je trouve que c'est un cas d'école sur le fonctionnement français et à quel point bah des batailles idéologiques qui nous empêchent de régler sereinement pragmatiquement les problèmes auxquels nous sommes confrontés. les canicules, elles sont plus longues, elles sont plus fréquentes, elles sont plus difficiles pour les personnes les plus fragiles. Donc il y a une urgence à s'adapter à ce réchauffement climatique de la construction climatisation.
Oui, mais vous dites quoi ? Il y a eu cette longue mise au point de Sébastien Lecornu en hémicycle hier à l'Assemblée nationale pendant les les questions au gouvernement face aux écologistes. Vous avez quand je dis vous, c'est le gouvernement été empêché de réformer là-dessus.
Je dis que par idéologie, par refus de voir la réalité en face, nous n'avons pas été suffisamment rapides dans l'adaptation de nos compatriotes au réchauffement climatique, dans l'adaptation de notre économie au réchauffement climatique. Et donc, on découvre que les trains roulent moins bien quand il fait très chaud, que les rails se distordent, que la vie est invivable pour les personnes âgées qui sont en ÉPAD. Très difficile pour des malades qui sont dans leur chambre, impossible pour des gosses qui sont à l'école et pour les enseignants qui doivent s'occuper d'eux.
C'est un manque de vision, un manque d'anticipation ou un manque d'argent aussi. C'est un manque non, c'est d'abord un manque de lucidité et un manque de pragmatisme. Le réchauffement climatique, il est pas pour demain, pour après-demain, il est là, il s'accélère et il pose des questions de santé publique et de bien-être à nos compatriotes auquels nous devons apporter des réponses immédiates.
Ça s'appelle l'adaptation au réchauffement climatique. Ce serait quoi une réponse immédiate ? Une réponse immédiate, c'est construire différemment.
C'est avoir d'autres formes d'architecture. C'est équiper les bâtiments publics, que ce soient les écoles, les hôpitaux, les épades, tous les lieux qui accueillent des personnes fragiles avec de la climatisation. c'est repeindre différemment les toits, c'est végétaliser les villes, tout ce qui a commencé à être fait et très bien fait par certains maires mais en accélérant et en ne se posant pas de question, en ne se disant pas avec une espèce de mauvaise conscience, si je m'adapte au réchauffement climatique, c'est que je ne lutte pas contre le réchauffement climatique.
Je crois exactement le contraire. C'est-à-dire par exemple ça serait quoi par exemple ? dire faisant de la clim même si ça veut dire qu'on peut prendre des décisions immédiates pour lutter contre le réchauffement climatique et s'adapter à cette réalité immédiate du réchauffement climatique sans renoncer à une ambition plus vaste et de plus long terme qui est de lutter contre le dérèglement climatique.
Vous savez, il y a quelques années quand le général de Gaulle avait lancé le grand plan pour le nucléaire qui était un plan visionnaire sur le développement nucléaire civil, il avait créé le commissariat à l'énergie atomique qui était chargé de mettre en place le développement de cette énergie atomique, de renouveler à chaque fois le parc, de s'adapter, de développer les solutions pratiques pourrait très bien réfléchir. un commissariat à l'adaptation climatique qui aurait vocation justement à réfléchir à toutes les mesures qui sont nécessaires, à les évaluer, à les mettre en place de manière organisée, structurée et surtout rapide sans créer un nouveau machin quand même au passage sans évidemment créer un nouveau machin. Enfin, je constate a beaucoup des machins, il y a beaucoup de machins parce que nous ne sommes pas capables de définir clairement les responsabilités de chacun.
Pour moi, l'adaptation au changement climatique, au dérèglement climatique, elle est de la responsabilité de l'État qui doit avec ce commissariat adaptation climatique être capable de prendre les décisions nécessaires. Mais ensuite, c'est aux régions, cette collectivité locale de prendre les décisions nécessaires parce que c'est elles qui sont les mus de savoir ce qu'il faut faire en matière de transport public, en matière de logement, en matière d'équipement public. Sauf que Bruno Lemè, nous n'avons plus d'argent pour ce type d'ambition.
Du moins là actuellement, il y a le problème de la dette. L'OCDE, c'est tout neuf he qui appelle un redressement important, je cite et durable des finances publiques de la France en résusant ses dépenses afin de stabiliser son importante dette. D'abord, bon, les caisses sont vides, ça n'a échappé à personne.
Euh franchement, ça fait des années que l'on entend ça. Bruno Lemire, vous pensez que c'est un bon c'est un constat de l'OCDE. Euh quelle réaction ?
On revenir à ce que vous dites dans le dans votre v constat à la à la décision. Essayons de nous projeter. Le le temps d'une décision, hein, je rappelle de votre livre.
Pour moi, c'est le temps d'un changement de modèle qui aujourd'hui ne donne pas les résultats que les Français sont en droit d'attendre. J'ai quitté la vie politique depuis 2 ans pour travailler dans une entreprise privée de la tech qui s'appelle ASML qui travaille à la production de semi-conducteurs. Et j'essaie de comprendre ce qui nous arrive à nous français.
Je vois qu'on va finir l'année 2026 avec plus de 8 % de taux de chômage. Euh une dette qui a fortement progressé depuis que je suis parti du ministère des finances. Elle a encore progressé 285 milliards d'euros.
Une désindustrialisation qui s'accélère. Beaucoup d'entreprises qui avec l'IA vont licencier beaucoup de personnes, ce qui me préoccupe profondément. Et un pays qui n'a jamais été aussi divisé.
Donc c'est la preuve que notre modèle est en bout de course, il est à bout de souffle. Et donc l'objectif c'est pas de faire une réforme ici ou une réforme là. c'est d'anticiper et de proposer un nouveau modèle qui garantisse la prospérité aux Français et l'autorité de l'État partout sur le territoire.
Vous dites "On manque d'argent ?" Oui, parce que nous vivons depuis des décennies et des décennies sur un état providence. Ça s'appelle la mauvaise dette hein.
Oui, mais ça s'appelle l'État providence. Pas tout à fait clair. C'est-à-dire cette idée que en France l'État doit pourvoir absolument tout.
Il doit tout rendre gratuit. Il doit distribuer des subventions, il doit distribuer des aides sociales à tout le monde et tout ça financé sur le dos de ceux qui travaillent. L'État Providence, nous devons en tourner la page.
Nous devons tourner la page de l'État providence pour construire un autre état qui va se concentrer sur ces activités de protection, d'anticipation, [grognement] on l'a vu, sur le climat et de d'accompagnement, de protection des plus faibles. J'entends votre c'est un autre état qu' faut construire. Vous dites construire un autre état vous d'ailleurs vous pointez les manies hein, les manies vous dites manie gouvernementale, trop de ministres administratifs, trop de règles législatives, trop de loi.
Bruno Lomer, sur ce sujet de la dette, il y a un temps fort dans votre essai, votre livre, votre récit en fait, le temps d'une décision, vous racontez ces 24 heures terribles. Vous êtes nommé ministre des armées et pendant 24 heures sur les plateaux de des chaînes d'info et ailleurs, vous êtes vous êtes l'homme aux 1000 milliards de dettes. Ça vous a fait mal ?
Non, je je vais vous dire si des choses pareilles vous font mal, il faut faire un autre métier que la vie politique. C'estàd qu'on vous av les 1000 milliards de dettes additionnelles. Oui, mais je pense que les Français sont plus lucides que ceux qui ont voulu me mettre ce fardeau sur les épaules.
Moi, je prends ma responsabilité du ministre des finances. J'ai voulu rétablir les comptes. J'ai proposé des baisses de dépenses.
J'en ai engagé début 2024. Mais je constate que le plan de rétablissement des comptes publics a rencontré l'opposition totale de tous les partis politiques sans exception qui ne voulaient pas la désindexation des pensions de retraite, qui ne voulait pas le doublement des franchises médicales que j'ai fait passer qui ne voulait pas sortir du bouclier tarifaire sur le gaz ou sur l'électricité et qu'ensuite il y a eu la dissolution qui a stoppé net notre effort de rétablissement des comptes moyen en quoi on le voit bien les comptes des rapes. On a repris 150 250 milliards d'euros de dett depuis 2 ans et surtout nous allons avoir probablement près de 6 % de déficit en 2027.
Donc la question maintenant n'est pas de regarder le passé et de se plaindre sur ce qu'on vous a mis sur les épaules. Peu importe. Ce qui compte c'est comment tirant les leçons de cette expérience on réduit la dette française dans les années qui viennent.
Et moi je le redis avec beaucoup de force. Vous ne réduirez pas la dette française si vous ne réduisez pas deux dépenses, la dépense sociale et la dépense sur les retraites. Et donc, comme je vous le disais précédemment, si vous ne sortez pas de l'État providence, tant que vous restez dans la logique de l'État qui paye tout pour tout le monde et dont l'objectif est de rendre tout gratuit pour tout le monde partout en redistribuant chaque fois des allocations, des aides, des subventions sur le dos de ceux qui bossent et qui n'en peuvent plus de payer pour cet état providence, vous irez dans le mur.
Je revendique des solutions qui sont peut-être difficiles à entendre mais qui ont le mérite de l'efficacité. Vous devez réduire la dépense sociale. Vous devez faire plus sur les médicaments.
On a doublé la franchise. Il y a beaucoup de médicaments qui continuent à être remboursés alors qu'ils ne sont pas forcément ni efficaces ni euh nécessaires pour ceux qui les consomment. Vous devez sur les retraites désindexer des pensions de retraite et transformer notre système de retraite pour avoir un meilleur équilibre entre répartition et capitalisation.
Voilà la direction. Je voudrais affiner sur ce que vous dites là, mais je ne sais pas si on peut faire campagne présidentielle sur des thèmes où vous direz aux gens, vous aurez moins d'aide, moins de retraite et vous êtes vous allez être disqualifié de suite hein. Enfin non, non, je je ne pense pas du tout que les Français ne soient pas prêts à entendre des choses que de toute façon j'aime pas ce terme de discours de vérité tout le monde l'emploi c'est un peu le le pont auxanne des responsables politiques.
Un discours tout simplement de justice. La justice Jean-François Achili, c'est que ceux qui travaillent ne voit pas quasiment la moitié de leur salaire partir en charge et en impôt. La justice, c'est que ceux qui travaillent ne payent pas systématiquement pour des prestations pour soit ceux qui ne travaillent pas, soit ceux qui viennent sur le territoire français qu'il faut accompagner ou financer.
La justice, c'est que ceux qui rentrent sur le marché du travail, qui ont 18 ans, 20 ans, 22 ans, qui sont confrontés à la révolution de l'IA, qui voi bien que leur diplôme ont moins de valeur, qui ont du mal à trouver leur place, à qui on propose des salaires qui sont souvent des salaires très modestes, ne se disent pas on va payer pour des gens qui sont partis à la retraite et qui ne font pas d'effort puisque leurs pensions sont systématiquement indexées sur l'inflation. Et je suis convaincu que tous ceux qui sont aujourd'hui à la retraite, qui aiment leurs enfants, qui aiment leurs petits-enfants, si on leur dit pendant 5 ans, nous allons désindexer les pensions de retraite les plus élevées, pas toutes, pas celles des plus modestes et ça va nous permettre de financer la protection de ceux qui ont vraiment des difficultés, la protection de ceux qui sont malades et les retraites de nos enfants, les gens seront d'accord. Si vous leur dites "On met un régime par capitalisation, je suis le ministre des finances qui a mis en place ce produit d'épargne de retraite." Hm.
On avait dit ça va pas marcher, ça n'intéresse pas les gens. Allez, s'il y a 3 millions de souscripteurs, ce sera bien le Pérou. 13 millions de souscripteurs, qu'est-ce que ça veut dire ? mais que les Français sont plus intelligents et plus lucides que de leur responsable politique.
Ils sont tout à fait prêts à mettre de l'argent de côté pour en bénéficier au moment de leur retraite. D'un mot, le prénom Leire, vous dites "Les oppositions n'ont pas permis de, on va dire réduire la dans votre récit, le temps d'une décision, vous évoquez quand même le poste Covid hein, vous proposez de de réduire de fermer le robinet, ça vous est refusé. Il y a une campagne présidentielle qui arrive.
Je parle d'Emmanuel Macron. Il veut vous nommer à un moment donné, nous sommes en 2022, il vous propose Matignon, vous lui dites "J'arrive, je veux aussi le ministère des finances pour justement resserrer la dépense publique." Il vous réponse, c'est beaucoup, il vous passe la main dans le dos et vous n'êtes pas premier ministre.
Il lui aussi, il s'y est mis un petit peu dans l'histoire. Non, il n'y a pas que les oppositions. C'est ce que vous racontez dans dans votre récit. parce que c'est un grand classique de la 5e République qui est le désalignement entre le président de la République et son ministre des finances sur le rythme de rétablissement des comptes.
Nous avions un objectif partagé avec le président de la République. Nous en parlé souvent et je ne fais pas partie de ceux qui tapent sur le président de la République une fois qu'ils ont quitté leur poche. Je ne trouve pas ça très digne ni très respectable.
Mais le combat permanent qui existe entre le ministre des finances qui veut rétablir très vite les comptes et le président qui la charge de la nation, il faut aller un peu plus lentement, il est classique. Donc nous avons engagé un certain nombre de réduction de dépenses, nous avons commencé ce rétablissement des comptes. Le véritable regret que j'ai, c'est que ce plan de rétablissement des comptes qui nous aurait permis de rétablir les comptes 3 années, c'est pas simplement qu'il fallait faire tout de suite, c'est qu'il fallait pas le torpiller avec la dissolution de 2024.
C'est dit dernière chose et avec Jacques Cardos, nous allons interroger, interpeller les auditeurs mais le maire vous restez, vous avez accepté. Merci beaucoup de radio de rester jusqu'à 9h parce que vous aurez tout à l'heure des échanges avec les auditeurs. Jean-François, une dernière question avant la pause parce qu'évidemment on va poursuivre hein sur la question de la présidentielle 2027 et puis je retiens déjà des choses extrêmement intéressantes qu'on va creuser.
Alors donner la parole nos auditeurs de radio. C'est presque je pose la question avec vous Jacques. C'est presque un discours de candidat à la présidentielle de de conviction que vous portez là ce matin.
Vous avez une vision. C'est un discours de conviction. Ce qui me frappe beaucoup aujourd'hui dans le débat, c'est qu'on parle beaucoup des personnes mais qu'on se demande pas voilà, on a un nouveau chef de l'État le 2 mai je crois c'est la date qui a été retenue pour le deuxème tour de l'élection présidentielle.
C'est quoi les trois priorités de ce candidat ? Moi, je vois plein de réformes, plein de propositions, plein d'idées qui jaillissent très bien, mais je ne vois pas de vision et de priorité sur un quinquena ou deux quinquena pour le prochain président de la République. Ce que je veux souligner, c'est à quel point pour moi aujourd'hui, il y a trois sujets qui sont prioritaires.
Le premier, c'est l'appauvrissement des Français. Nous devons y remédier par le travail, par l'investissement et en nous plongeant totalement dans cette révolution numérique en cours dans laquelle il y a plein de prospérité à prendre pour nos compatriotes, pour le peuple français. Le deuxième sujet, tous les derniers événements nous le rappellent cruellement, douloureusement, c'est l'autorité de l'État partout sur le territoire.
Le troisème sujet, c'est l'Allemagne car je suis très préoccupé de voir l'Allemagne faire cavalier seul en Europe, investir massivement sur la défense, se distinguer de la France, renoncer au programme d'avion de combat en commun, le SCAF et avoir avec les États-Unis ou avec la Chine vision assez différente de celle que nous avons nous français. Prochain chef de l'État, sa première décision devra être d'aller à Berlin, de rencontrer le chancelier et de lui poser trois questions. Qu'est-ce que nous faisons avec les États-Unis qui ne sont plus nos alliés ?
Qu'est-ce que nous faisons avec la Chine qui va détruire toute notre industrie pan par de l'industrie automobile à l'industrie aéronautique ? Et qu'est-ce que nous faisons nous ensemble français et allemands pour peser sur le cours du monde ? lire le couple franco-allemand qui est distribué plus que le couple une vraie union franco-allemande qui nous permet de peser face à l'affirmation de la Chine et au retraits américains.
Vous voyez pas 50 priorités, pas 1000 mesures, pas 25 propositions par jour. trois sujets majeurs : l'apauvrissement des Français, l'autorité de l'État et l'Allemagne. Et sur ce point d'ailleurs, vous dites que beaucoup n'ont pas de vision et vous vous en avez une sur l'Europe notamment puisque vous faites une vraie proposition avec une Europe beaucoup plus resserrée.
On va y revenir dans un instant Bruno Lemer puisqu'on va marquer une petite pause. Vous parlez d'une Europe non plus à 27 mais à 6. Ce serait évidemment une révolution.
Vous allez nous en parler. On va reparler évidemment de cette autorité de l'État, du travail, des pistes que vous envisagez pour enfin essayer de réduire la dette et pour que le fardeau ne pèse pas sur les jeunes générations au profit des anciennes générations. Et puis vous avez eu des mots forts.
Nous n'avons pas été à la hauteur concernant le dérèglement climatique. Vous proposez un commissariat à l'adaptation au règlement climatique et vous dites qu'il ne doit pas y avoir de mauvaise conscience. Voilà, on vous retrouve dans un instant.
Il est 8h33. On poursuit l'entretien avec Bruno Lemer et avec Jean-François Aquili. À tout de suite le grand matin [musique] Sud Radio 7h10h, Jacques Cardose.
Bruno Lemer est l'invité exceptionnel de Sud Radio jusqu'à 9h. Bruno Lemè, vous sortez le temps d'une décision chez Galimar. Euh comme tous les hommes politiques qui aujourd'hui se positionnent, on a besoin d'un livre pour euh écrire sa vision, le temps d'une décision.
Euh est-ce que puisqueon va dans un instant interroger un certain nombre de nos auditeurs qui vont directement vous poser des questions, est-ce que ces 17 mois de retraite entre guillemets vous ont permis de vous reconnecter d'une certaine façon avec la vraie vie ? Alors, je sais que c'est un peu voilà, peut-être un peu simpliste de dire les choses comme ça, mais c'est vrai que les d'une certaine façon les Français ont le sentiment que les hommes politiques sont un peu au-dessus de la mêlée, se sentent pas toujours exactement en contact avec la population. Est-ce que justement arrêter un petit peu le temps de la politique et de la vitesse parce qu'on sait à quel point vos journées sont dingues au ministre de l'économie et des au ministère de l'économie et des finances, est-ce que le fait de se dire je vais faire autre chose pendant 17 mois, je vais pouvoir être au contact de français, prendre le temps de les écouter, est-ce que réellement ça vous fait voir les choses un petit peu différemment ?
Oui. Et votre remarque est pas simpliste du tout. Je pense que c'est une remarque qui est très importante.
Quand vous arrêtez 28 ans de vie publique, vous avez été élu local, député, ministre, directeur de cabinet du Premier ministre qui est une vie de dingue. Vous vous arrêtez jamais, vous êtes sans cesse pris par les événements, pris par votre agenda et que le temps s'arrête, ça fait un bien fou. Vous respirez.
Qu'est-ce que vous avez appris de ces 17 mois ? Vous respirez, vous regardez, vous nous en sommes, vous écoutez beaucoup les gens, vous reconnaissez avec humilité en faisant votre examen de conscience que le pays n'est pas là où il devrait en être, là où vous auriez souhaité qu'il en soit. Donc des choses que vous avez loupé.
Donc cette respiration, elle est indispensable. Puis la deuxième chose, c'est que j'ai fait le choix de couper complètement avec la vie publique. J'ai démissionné, comme vous le savez, la haute fonction publique.
Donc, je me suis pas recasé dans un poste ou dans un autre. Je suis allé travaillé faire des du privé justement pour pouvoir connaître autre chose. Connaître autre chose et j'ai la chance de travailler pour une entreprise magnifique qui est ASML.
Je travaille pour l'entreprise industrielle ASML qui fait des semi-conducteurs qui est basé au Pays-Bas. Et donc je découvre ce que c'est que la tech de l'intérieur, ce que c'est que l'IA de l'intérieur, ce que c'est que la production de semiconducteur qui est aussi importante au 21e siècle que la production de pétrole au 20e pour la puissance d'un état. Je découvre cela de l'intérieur et je comprends à quel point de la révolution au cœur de la révolution que nous sommes en train de connaître qui la révolution technologique et c'est là que se joue l'avenir de la France et c'est là que je mesure à quel point la décision technocratique qu'elle soit à Bruxelles ou qu'elle soit à Paris est inappropriée pour nous faire gagner cette bataille technologique.
Alors on va prendre un premier auditeur tout de suite à l'antenne de Sud Radio. Bonjour Simon. Oui, bonjour.
Bonjour Simon. Vous êtes à Perpignan et évidemment monsieur le ministre, monsieur Bruno Lemire vous écoute. Vous vouliez poursuivre la discussion au sujet de l'Europe et je posais la question tout à l'heure parce que c'est l'un des points forts, c'est l'une de vos propositions très fortes.
Vous souhaitez Bruno Lemire que l'on resserre cette qu'on essaie en tous les cas de resserrer cette Europe à six pays. On vous écoute Simon. Euh oui, moi je voulais savoir auprès du ministre s'il pense toujours que le duo France-Allemagne reste une stratégie payante quand on voit que la France est toujours soumise à l'Allemagne.
Alors Simon, c'est une question qu'on me pose très souvent. Il y en a même qui vont encore plus loin que vous et qui me disent "Mais dans le fond, c'est fini le couple franco-allemand, il faut jouer avec l'Italie ou il faut jouer avec l'Espagne, une espèce d'alliance de revers." J'ai toujours dans ma vie publique défendu la relation entre la France et l'Allemagne.
Je considère qu'au-delà de l'économie, de la finance, c'est parce que nous sommes culturellement si différents et que nous avons eu une histoire de conflit tellement douloureuse en nos deux pays qu'il n'y a pas d'alternative. à ce rassemblement entre la France et l'Allemagne. Si nous voulons que cela marche, il faut que chacun fasse un pas l'un vers l'autre.
Je fais une proposition très concrète, c'est qu'il y ait un pact dette contre dette entre la France et l'Allemagne. Nous avons besoin de beaucoup d'argent pour investir sur la lutte contre le dérèglement climatique, l'adaptation climatique, on en a parlé tout à l'heure pour la défense et pour la production de semi-conducteurs et la tech en Europe. Je propose qu'on lève de la dette en commun.
Je suis le ministre des finances qui avait obtenu ça de l'Allemagne pour nous protéger face au Covid. Je propose qu'on fasse la même chose, cette fois pas pour nous protéger. Mais pour investir dans l'avenir, je propose que ce soit 1000 milliards d'euros de dettes en commun qui soient levées.
Alors les Allemands vont dire alors je vais mettre à la place des auditeurs en quoi ça changerait les choses. Bah ça vous permettrait d'avoir 1000 milliards d'euros de disponibles pour investir sur l'adaptation climatique, sur la défense, sur la tech, sur l'ouverture de gig factory de production de semi-conducteurs pour être indépendant de la Chine, de l'Asie et des États-Unis. C'est des emplois, c'est de la prospérité, c'est de la croissance pour l'Europe.
Mais de l'autre côté, les Allemands vont nous dire "Écoutez, on va pas faire de la dette en commun tant que vous rétablissez pas vos comptes." Nous, de notre côté, nous nous engagerions à réduire de 30 points la dette publique française dans les années qui viennent pour revenir à l'équilibre et restaurer des finances publiques. Voilà ce qui peut être, vous voyez Simon, un accord entre les deux plus grandes puissances économiques.
L'un fait un pas vers l'autre en acceptant de la dette en commun pour financer les priorités que j'ai mentionné et l'autre la France accepte de faire un pas vers l'Allemagne en rétablissant ses comptes public. Jeançois pour compléter la question de de Simon Bruno le maire, je pense à la Pologne aujourd'hui avec le conflit en Ukraine, la la pression de la Russie, la Pologne est en train de devenir une très grande puissance européenne, très riche militairement. Ils sont en train même presque de de monter presque devant la France.
Si vous faites un vous renouez ce partenariat, il y a le poids de l'histoire certes franco-allemand. Qu'est-ce que vous dites aux Polonais ? Qu'est-ce que vous dites à l'Italien ?
Qu'est-ce que vous dites leur dit qu'ils font, je l'ai dit, je l'ai écrit depuis maintenant 2 ans, ils font partie de cette Europe assise que je propose. Je propose une fédération d'État nations. La fédération européenne sous la sous la coupe de Bell.
Les 6, c'est qui ? C'est l'Espagne et l'Italie, c'est la France et c'est l'Allemagne. C'est évidemment, vous avez parfaitement raison de le mentionner, la Pologne qui est le pays de l'Est qui réussit le mieux, qui a une frontière avec la Russie qui stratégiquement est essentiel et c'est des Pays-Bas parce que technologiquement ils ont une avance considérable notamment en ayant cette entreprise ASML.
Je dis aux autres, c'est pas exclusif simplement écoutez, on piétine, on avance pas. Regardez ce que font la Chine sur les robots. Regardez ce que font les États-Unis sur les semi-conducteurs.
Regardez l'accélération. Ben nous, on va continuer à causer là 27. On se met autour de la table, on discute, on dialogue, on des comités, des commissions, mais on ne décide pas.
C'est le cœur de ma réflexion politique. Nous devons décider. Est-ce qu'on décide à 27 ?
Non. Est-ce qu'on décide à 6 ? Oui.
Ce serait une super Europe à 6. Ce serait une super Europe à 6. C'est une très bonne formule qui sur un nombre de sujets limités les semiconducteurs et l'IA les diplômes universitaires en commun que toutes les université de ces six états se rassemblent et délivre un diplôme européen des 6 en commun sur le financement avec ce projet de dette en commun puisse obtenir des résultats et dire au 21 autres vous voyez quand on décide ça va quand même beaucoup mieux on a des résultats.
On est capable de faire fond face à la Chine ou face aux États-Unis. Je veux apporter par la preuve, par l'exemple l'illustration que l'Europe ça marche et que vous pourriez accélérer. C'est une J'ai une toute dernière remarque pour Simon.
Simon, il faut pas exagérer les les la force des Allemands, ils ont de grandes difficultés économiques et nous avons nous français des atouts absolument considérables que les Allemands n'ont pas. J'en cite un seul, on en a parlé tout à l'heure, c'est l'énergie nucléaire. Avoir de l'énergie décarbonée, pas cher massivement sur son territoire, croyez-moi, c'est un avantage compétitif. considérable.
On revient dans un instant avec deux questions qui vont porter à la fois sur la voiture mais aussi sur votre première décision. Ce sont les auditeurs qui nous appellent et j'oublie pas que dans vos trois sujets prioritaires, il y avait également l'autorité. On en a pas encore parlé, cela fait partie des thèmes qui sont très couramment développés et qui inquiètent énormément nos auditeurs.
Il est 8h45, Bruno Lemire est l'invité exceptionnel ce matin de Sud Radio à l'occasion de la sortie de son livre ces jours-ci chez Galimar. À tout de suite. Le grand matin Sud Radio [musique] 7h10h, Jacques Cardose.
Bruno Lemè est l'invité exceptionnel de Sud Radio avec Jean-François Aili. À mes côtés, on va aborder la question de l'autorité qui fait partie des trois thèmes prioritaires nous disait à l'instant Bruno Lemire. Et le ce matin vo le sondage sur l'antenne de Sud Radio portait sur les mineurs violents avec cette question d'un pédopsychiatre et que l'on vous posait à vous et on posait la question de savoir si vous êtes favorable à une révolution pénale.
Le chiffre est très clair. Oui, à 97 %. On le sent bien Bruno Lemire que il y a un manque d'autorité qu'à chaque fois malheureusement qu'il y a un drame.
Alors cette question se posait après l'assassinat de Louis à Narbon dont on sait que les auteurs présumés sont ont vanté d'une certaine façon cet acte absolument ignoble sur les réseaux sociaux. C'est ça aussi ce que révèle ce fait d'hiver et qui raconte beaucoup de la société d'aujourd'hui. C'est d'ailleurs comme ça qu'ensuite les policiers ont pu les interpeller.
Et on sent bien sur l'antenne de Sud Radio tous les jours que les Français à tort ou à raison réclament plus d'autorité qu'il y a un réel problème. On l'a vu à travers l'affaire Liana également et les problèmes de justice. Est-ce que s'il y avait une décision à prendre, quelle serait votre décision pour restaurer l'autorité sur l'un de ces thèmes majeurs ?
Je pense que la première décision, c'est rétablir une politique pénale lisible, une chaîne pénale, c'est-à-dire une chaîne de commandement. Lorsqu'il s'est produit cette tragique affaire Liana, j'ai proposé qu'on revienne sur la loi Tobira 2013, que nous rétablissions une autorité du garde des sauts sur les procureurs pour que le garde des sauts puisse vérifier que la politique pénale visant à lutter contre la pédocriminalité de la sanction interventionnisme. Mais à chaque fois on nous dit c'est interventionniste.
Mais qu'est-ce qu'on veut ? Une politique ou pas de politique ? Oui.
Une décision ou pas de décision ? Et impulsé une responsabilité ou pas de responsabilité ? Moi, je me mets à la place de Gérald Armanin, le grade des sous actuels.
La seule possibilité qu'il a vis-à-vis des procureurs, c'est d'envoyer des circulaires. Enfin, il est peut-être temps que l'autorité de l'État soit pas simplement un slogan h mais une réalité organisée autour d'une responsabilité, d'une chaîne de commandement et de sanctions de ceux qui ont failli. C'est ça l'autorité de l'État.
Ça demande pas des grands cris, ça demande pas des grandes déclarations, ça ne suppose pas de l'outrance, ça suppose de la clarté, de la fermeté. On va prendre un auditeur qui est avec nous, c'est Laurent à Mignac. Bonjour Laurent, monsieur Bruno Lemer vous écoute, vous pouvez poser votre question.
Bonjour. Bonjour monsieur. Bonjour Laurent.
Donc je suis moi je suis chef d'entreprise dans la région de Bordeaux. Je des voyages. Donc en préambule, je voudrais vous remercier parce que pendant le Covid, les aides ont sauvé mon entreprise.
Ensuite, j'ai j'étais aussi sur une association pour la promotion de de du travail et puis de l'ascenseur dans l'entreprise pour que les gens puissent monter leur leurs choses, enfin leur leur boîtes. Et euh dans votre cabinet, j'ai été reçu, on a remercié mon mon initiative qu'on a approuvé. J'ai même reçu la médaille du tourisme par vos ministres mais derrière ça rien passé.
Je sais pas pourquoi quoi. Je reviens à ma question. Aujourd'hui, l'État a créé une société dépendante.
On attend tout de l'État. L'État providence avec l'échec de c de là. Quand il y a un problème, on demande à l'État.
Alors ma question c'est comment on sort de ça ? Monsieur le ministre, est-ce que déjà vous allez vous présenter à la présidentielle et si c'est le cas, si vous êtes élu, quelle serait votre première décision de politique intérieure courageuse qui irait à l'encontre aussi peut-être de de ce que pensent les gens ? On a vu le gouvernement reculer à ma prise sur manifestation.
Quelle serait la première décision courageuse intérieure que vous prendriez ? D'abord, merci Laurent pour vos remerciements sur les aides pendant la période du Covid parce que je [grognement] pense qu'on devrait tous être fiers collectivement de la manière dont la France a permis d'éviter des drames sociaux, des drames sur l'emploi, des drames économiques partout sur le territoire, des PME comme la vôtre Laurent qui aurait fermé si on avait pas tenu le choc et nous avons tenu le choc et je pense qu'on peut légitimement en être fier. Après, quelle serait j'attendais la question que m'avez posé politique plutôt de Jean-François Aquili que de vous-même.
Mais je vais vous dire, je me projette pas. Je je dis juste qu' me paraîtrait important dans les pas la première décision mais deux trois décisions immédiates qu'il faudrait prendre pour qu'il se passe quelque chose dans le pays. La première, elle est nationale.
Je fermerai tous les palais ministériels. Je réduirai à 10 le nombre de ministres et j'installerai ces ministres dans des locaux simples et efficaces. Vous fermeriez.
Je pense que tous les palais ministériel tous ces palais ministériels montent à la tête de ceux qui les occupent et sont le symbole de cette monarchie technocratique que les Français ne veulent plus voir. La deuxième décision, ce serait une décision européenne, j'en ai parlé tout à l'heure, est très important que je suis extraordinairement inquiet pour l'industrie française, l'industrie automobile, l'industrie de l'acier, toutes les formes d'industrie. J'irais à Berlin discuter avec le chancelier allemand. et lui dire qu'est-ce qu'on fait pour nous protéger face à la Chine ?
Est-ce que tu es d'accord pour mettre des tarifs douigners massifs sur les véhicules électriques chinois qui ont été lourdement subventionné et qui vont tuer Renault et Stellantis et au passage aussi Volkswagen et les constructeur allemand. Est-ce que tu es d'accord pour qu'on mette 100 € de droit de douane sur les petits colis chinois et est-ce que tu es d'accord pour que nous exigions du transfert de technologie de la Chine lorsque la Chine vient s'installer en Europe ? C'est vital et j'aimerais que chacun prenne conscience de l'urgence qu'il y a à prendre ses décisions pour rééquilibrer les rapports avec la Chine et éviter que les surcapacités industrielles chinoises soutenu par une monnaie chinoise totalement sous-évaluée ne finissent par tuer nos industries, nos sites industriels, nos PME.
Enfin, il y a une troisème décision qui rejoint la question sur la violence. Je lancerai le combat décisif pour la langue française, le combat pour la lecture. Parce que s'il y a tant de violence, oui, il y a des questions d'autorité évidemment.
Oui, l'excuse de minorité doit être revue évidemment. Oui, il faut une chaîne pénale, j'en ai parlé. H mais si on va plus loin dans le raisonnement, à force d'avoir des enfants qui ne savent pas exprimer leurs sentiments, qui ne savent pas discuter entre eux, qui ne savent pas formuler leurs idées parce que la langue française s'éloigne de plus en plus d'eux, l'absence de langue [grognement] les conduit à être violent. défendre la lecture, relancer la lecture, s'assurer que les gamins à 5 ans, 6 ans, 7 ans ont le nombre de mots de vocabulaire nécessaire pour s'exprimer, qu'il retrouve le goût du silence et la lecture, qu'ils sont coupés des réseaux sociaux sur lesquels ils peuvent passer 4 5 6 7 heur par jour.
Ça c'est un combat vital, c'est le combat pour la langue française et pour la lecture. Voilà trois idées très claires. Jean-François Akili, il y avait dans la question de Laurent une question sur la présidentielle.
Question dans la question. Vous voyez la course des petits chevaux Édouard Philippe, Gabriel Atal, Bruno Retaillot. Est-ce que première question vous soutenez clairement l'un des trois ?
Est-ce que vous irez au meeting d'douard Philippe par exemple ? Et deuxième question est-ce que vous pourriez être le 4e homme ? Première question non.
Et deuxième question, je le fais ce matin, je continuerai de le faire et sans doute avec encore plus de force dans les semaines qui viennent. défendre pas simplement un projet pour le pays, mais des idées qui permettent aux Français de retrouver leur fierté. Dans le fond, la question fondamentale pour notre pays, on le voit avec ce qui se passe autour de la Coupe du monde de foot qui est absolument extraordinaire, c'est recréer une fierté nationale.
Et cette fierté nationale, suppose que nous inventions un nouveau modèle puisque le modèle dont j'ai parlé, il est à bout de souffle. Mais monsieur pardon, c'est un peu bizarre parce que vous venez ici, vous écrivez un livre, vous avez une vision, vous faites des propositions fortes et lorsque Jean-François Akili vous pose la question de savoir 2027, vous dites "Non, c'est pas le moment." Vous savez non, c'est pas le moment.
Comment ? On a une élection dans un moment, on connait même les dates maintenant. Si à chaque fois que je un livre, à chaque fois que j'avais publié un livre, j'avais été candidat à la présidence de la République.
Comme j'ai publié 14 livres, j'aurais été 14 fois candidat à la présence de la République, ce qui fait beaucoup. Mais ne doutez pas, ne doutez pas instant que vous serez pas un instant de ma détermination à proposer pour notre pays, pour nos compatriotes, un changement complet avec qui ? de modèle qui permett de tirer le meilleur des talents des qualités exceptionnelles du peuple français de la nation française avec croyez-moi mais il s'agit pas de dire avec qui ou avec quoi ou comment ou d'abord comment est-ce qu'on projette le pays où est-ce qu'on emmène les Français à 25 ou 30 ans on a tout pour réussir le drame français c'est que toutes nos qualités nos talents qui sont exceptionnels, tout ce que vous voyez sur le territoire l'énergie les PME les scientifiques, les savants, le monde de la culture, les associations Tout ça est broyé par un modèle qui détruit l'entrain et l'enthousiasme des Français.
Vous êtes certain de ne pas vous présenter à la présidentielle 2027, monsieur Bruno Lemire ? Méfiez-vous des certitudes et des jugements définitifs. Ce sera le mot de la fin.
Merci infiniment d'avoir été notre invité. Merci Jean-François Akili pour cet entretien exceptionnel donc avec Bruno Lomè et je rappelle donc le titre du livre le temps d'une décision chez Galimar. On y apprend plein de choses et puis on va pas tout résumer mais on a bien compris que vous aviez une vraie vision pour le pays.
Merci et passez une excellente journée. Il est 8h59 sur l'antenne de Sud Radio. Merci à tous ceux qui nous ont aidé à l'élaboration et la préparation de cette matinale.
À demain et dans un instant. Le grand débrief avec Éric Revel, Jean-François Aili et Noémi Alua. à tout de suite.
Bruno Le Maire