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Podcast / conversationZouk Tv· 20 décembre 2018 96 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsOutre-merÉconomie & entreprisesCulture, médias & sport

Politiquement (in)correct - Claude Lise

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 47 %Attaque 38 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:39OuverteRéponse directe

    Clolise, est-ce que vous avez des nouvelles d'Alfred-Marie Jeanne ?

  • 2:41OuverteRéponse directe

    Comment vous faites pour communiquer avec Alfred-Marie Jeanne ?

  • 3:53RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'on peut savoir si le budget de l'Assemblée a bougé ?

  • 5:03OuverteRéponse directe

    Claude Lise, est-ce qu'on peut expliquer à nos téléspectateurs ce qu'est un questeur ?

  • 7:59OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez continuer à exprimer cette frustration dans la presse ou ailleurs ?

  • 9:58RelanceRéponse directe

    Pourquoi ne pas proposer une ligne budgétaire complémentaire au vote ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 20:47Claude LiseFait
    « Le texte, la loi qui nous régit, c'est la loi du 27 juillet 2011. Nicolas Sarkozy. »
  • 37:30Claude LiseFait
    « j'étais dans l'horizontalité, lui, il est pour la verticalité »
  • 39:07PrésentateurFait
    « Je ne suis dans aucun complot. »
  • 40:20PrésentateurFait
    « Chaque semaine, il y a un service qui est en grève, qui vous pète. »
  • 40:43PrésentateurFait
    « C'est tellement facile de faire diversion. »
  • 41:10PrésentateurFait
    « Il y a une bande de fanatiques que je connais très bien. »
  • 41:24PrésentateurFait
    « Je n'ai aucune espèce de lien d'engagement. »
  • 41:28PrésentateurFait
    « J'ai des relations avec Jean-Philippe Nidlod, qui sont des relations amicales, comme avec tous les élus de la majorité et même d'autres. »
  • 42:07PrésentateurFait
    « C'est une trahison. »
  • 44:48PrésentateurFait
    « Ce mouvement-là, c'est le symptôme d'une maladie. »
  • 44:52PrésentateurFait
    « Je résonne en médecin, ça ne vous étonnera pas. »
  • 44:55PrésentateurFait
    « La France est malade, profondément malade. »
  • 45:13PrésentateurFait
    « Nous sommes dans un pays dit démocratique, mais en même temps, quand vous regardez bien, regardez l'Assemblée nationale. »
  • 45:25PrésentateurFait
    « Depuis des années, une défiance qui est allée en croissant des citoyens, de la plus grande masse des citoyens, à l'égard de ceux qui sont censés les représenter. »
  • 45:50PrésentateurFait
    « Nous assistons à quoi ? Au fait que vous avez une masse de citoyens qui, ne croyant plus qu'ils sont représentés, ont décidé de se représenter eux-mêmes. »
  • 1:33:26PrésentateurFait
    « le ministre de la culture qui était Frédéric Mitterrand »
  • 1:33:18PrésentateurFait
    « un magnifique terrain qui ne nous a pas coûté un centime »
  • 1:32:32PrésentateurFait
    « et vous gagnez au change pleinement propriétaire de la résidence du préfet »

Temps de parole

  • Présentateur68 %
  • Présentateur 212 %
  • ?12 %
  • Présentateur 38 %

≈ 46,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:22
Présentateur

Alors désolé, nous sommes de retour. Cette émission a passé le cap de la première et elle va passer le cap de la deuxième, politiquement incorrect. Alors comment, une émission que j'ai toujours le plaisir de co-animer avec Edi Marajot. Bonjour Edi. Bonjour Mike. Alors comment présenter notre invité d'aujourd'hui ? Il figure parmi les hommes politiques les plus connus de Martinique.

0:48
Locuteur

Il

0:48
Présentateur

aurait été conseiller municipal, conseiller général, député, sénateur pendant une dizaine d'années, ancienne figure du PPM avec ses joies et ses peines, ancien président du conseil général pendant près de 20 ans

1:04
Locuteur

et

1:05
Présentateur

aujourd'hui il est président de l'Assemblée de la collectivité territoriale de Martinique, l'Assemblée de Martinique,

1:13
Locuteur

également

1:13
Présentateur

avec ses joies et ses peines. On va

1:15
Locuteur

en

1:16
Présentateur

parler dans cette émission. Clolise, bonjour. Bonjour. Et merci d'avoir accepté notre invitation. Ça a été avec plaisir. Alors puisqu'on est dans le cœur du sujet qui est celui de la CTM notamment,

1:28
Locuteur

on

1:28
Présentateur

va tout de suite entrer dans la discussion avec une première question d'Edi Marajot, notamment sur ce désormais célèbre fonctionnement de la CTM. Clolise, est-ce que vous avez des nouvelles d'Alfred-Marie Jeanne

1:41
Locuteur

?

1:42
Présentateur

Je l'ai vu lors de la plénière, la dernière plénière, des orientations budgétaires, c'était mercredi et jeudi de la semaine précédente. Ça va.

1:54
Locuteur

Nous

1:54
Présentateur

nous sommes vus, oui, oui. Quand vous vous

1:55
Locuteur

dites

1:55
Présentateur

que vous vous voyez, vous vous serrez la main,

1:58
Locuteur

vous vous dites bonjour. Pas d'accolade,

1:59
Présentateur

évidemment. Non, mais nous nous voyons normalement. Mais nous n'avons pas de réunion. Mais on n

2:06
Locuteur

'en

2:06
Présentateur

a pas de...

2:06
Locuteur

Il

2:07
Présentateur

n

2:07
Locuteur

'y a

2:07
Présentateur

pas de réunion tête à tête entre le président de l'exécutif

2:10
Locuteur

? Il n'y en a

2:10
Présentateur

eu que très ponctuellement.

2:12
Locuteur

Et

2:13
Présentateur

c'était surtout la première année, en 2016. Très vite, des réunions qu'on avait prévues hebdomadaires ont cessé de se tenir,

2:23
Locuteur

sous

2:24
Présentateur

toutes sortes de prétextes. On était pris les uns les autres. Et ensuite, ça n'a plus été ni hebdomadaire, ni mensuel,

2:33
Locuteur

ni trimestriel, ni semestriel. Ni même

2:36
Présentateur

annuel. Voilà. Donc, oui, on se voit. On se voit lors des plénières,

2:40
Locuteur

on se voit dans des réunions. Comment vous

2:41
Présentateur

faites pour communiquer ? Si, par exemple, vous avez quelque chose à dire de très important à Alfred-Marie-Jeanne, vous lui envoyez une lettre, par la poste, un mail, comment ça se passe ? Soit on a l'occasion de se rencontrer, parce qu'il y a quand même des réunions dans lesquelles on se rencontre.

2:57
Locuteur

Donc

2:57
Présentateur

on se part. Mais qui ne sont pas

2:59
Locuteur

destinés. Je n'ai pas de téléphone, mais en

3:01
Présentateur

général, lorsqu'il s'agit de choses qui sont importantes, j'écris. D'accord. Voilà. Nous

3:07
Locuteur

avons quand même des échanges. Donc c'est une

3:09
Présentateur

relation épistolaire.

3:10
Locuteur

Des échanges, c'est

3:10
Présentateur

officiel. Parce qu'en fait, moi, je siège à Venue des Caraïbes, dans mon ancien bureau de président de conseil général. Et il siège, tout le monde le sait, à Plateau-Roi. Donc on ne se rencontre pas tous les jours.

3:24
Locuteur

Donc

3:25
Présentateur

on est dans une situation qui est celle de statu quo, on va dire depuis 2017.

3:32
Locuteur

Et

3:33
Présentateur

depuis 2017, vous entonnez de manière régulière une petite chanson qui a l'air

3:39
Locuteur

d

3:40
Présentateur

'énerver un petit peu Alfred-Marie-Jeanne, sur ce qui pour vous est essentiel, le fonctionnement de l'Assemblée, et surtout les moyens financiers et humains, je présume, qui vous sont alloués.

3:52
Locuteur

Est

3:53
Présentateur

-ce qu'on peut savoir si ça a bougé un peu ? Il y a des bruits qui s'y occulent, qui disent que, mais non, le budget de l'Assemblée, alors j'ai même un chiffre qui m'a été communiqué, est de 3 millions d'euros sur le papier. Est-ce que c'est vrai, déjà

4:07
Locuteur

? Écoutez,

4:08
Présentateur

bon, oui, il

4:09
Locuteur

y

4:09
Présentateur

a une ligne budgétaire, mais c'est la loi.

4:12
Locuteur

D

4:12
Présentateur

'accord. On ne

4:13
Locuteur

peut

4:13
Présentateur

pas ne pas mettre une ligne budgétaire.

4:14
Locuteur

Et le chiffre

4:15
Présentateur

de 3 millions est vrai ? Oui, mais il faut savoir que

4:19
Locuteur

sur

4:20
Présentateur

cette ligne budgétaire,

4:22
Locuteur

on

4:23
Présentateur

paye les indemnités aussi bien des élus de l'Assemblée que des élus du Conseil exécutif. Tout à fait.

4:28
Locuteur

Et

4:29
Présentateur

ensuite, moi, j'ignore totalement

4:31
Locuteur

ce

4:31
Présentateur

qui est fait, je suppose que ça sert pour les formations, pour les voyages, parce que, très curieusement,

4:40
Locuteur

nous

4:40
Présentateur

avons bien un questeur qui a été élu.

4:43
Locuteur

Tout

4:43
Présentateur

à fait.

4:44
Locuteur

Au

4:44
Présentateur

début,

4:45
Locuteur

c

4:45
Présentateur

'est M. Martin.

4:47
Locuteur

L'ancien maire de Saint-Pierre. L'ancien

4:48
Présentateur

maire de Saint-Pierre.

4:52
Locuteur

Mais

4:52
Présentateur

le questeur n'a jamais eu de questure. C'est-à-dire qu'en fait, il n'a pas les moyens. Alors, c'est vrai que

4:59
Locuteur

ça...

4:59
Présentateur

Est-ce qu

5:00
Locuteur

'on peut expliquer... Ça paraît amusant. Ça paraît

5:02
Présentateur

amusant, mais... Claude Lise, est-ce qu'on peut expliquer à nos téléspectateurs ce qu'est un questeur ? Alors, un questeur dans une assemblée, c'est un élu

5:11
Locuteur

que

5:12
Présentateur

ses pairs ont désigné pour s'occuper de tout ce qui concerne le fonctionnement,

5:18
Locuteur

c

5:18
Présentateur

'est-à-dire l'organisation des bureaux des élus, les voyages... Les fournitures,

5:26
Locuteur

le papier, les stylos... Mais

5:28
Présentateur

également, tout ce qui concerne la formation ou la représentation des élus

5:34
Locuteur

qui

5:34
Présentateur

peuvent avoir besoin d'aller à un congrès, à un colloque, où ils peuvent avoir besoin d'une formation. Ils ont droit, d'ailleurs, il y a des textes qui prévoient, un certain nombre d'heures de formation, et tout cela est encadré par des textes. Et c'est le questeur qui est chargé de tenir la comptabilité de tout ça. Mais dans notre système, c'est l'une des choses que je dénonce. Alors, de temps en temps, j'entends des gens qui pensent que c'est un... J'entends d'un dirigeant politique, en l'occurrence du Parti communiste, qui a eu l'air de penser que c'est des caprices que je fais. Il paraît que, bon, il n'est jamais venu voir, il ne sait pas ce que c'est, mais il a décidé que...

Bon, c'est pas important, mais... Vous savez

6:19
Locuteur

que dans cette émission,

6:20
Présentateur

nous ne parlons pas la langue de bois, il

6:22
Locuteur

s

6:22
Présentateur

'agit par exemple de Michel Brochy ? Non,

6:24
Locuteur

non, non. Pas de Michel Brochy. Michel

6:25
Présentateur

ne pourrait pas dire ça, puisqu'il vit les choses. Non, mais non, je parle du secrétaire général, que j'ai entendu, mais oui, j'étais sidéré, parce

6:35
Locuteur

que

6:36
Présentateur

je n'ai jamais entendu dire qu

6:37
Locuteur

'il

6:37
Présentateur

soit venu faire une enquête pour voir comment ça se passe, et penser que quelqu'un comme moi, enfin bon, je ne

6:44
Locuteur

suis

6:44
Présentateur

quand même pas un jeune d'eau,

6:46
Locuteur

et

6:46
Présentateur

bon, quel intérêt j'ai dans cette affaire-là ? Vous voyez que moi, j'ai besoin de... Je n'ai pas besoin de moyens, ce n

6:53
Locuteur

'est

6:53
Présentateur

pas pour moi. Mais une assemblée,

6:56
Locuteur

si

6:56
Présentateur

elle est considérée comme une assemblée qui doit normalement, dans les textes, contrôler l'exécutif, bon, et c'est elle qui, en fait, doit orienter

7:07
Locuteur

la

7:07
Présentateur

politique, c'est elle qui accepte ou qui n'accepte pas, en principe. Donc, c'est elle qui, en quelque sorte, représente la population. Donc, si on estime qu'elle n'a pas besoin de moyens, bon, très bien, mais il faut dire qu'à ce moment-là, on n'est pas en démocratie. Donc, ça, c'est un domaine sous lequel, moi, je ne plaisante pas, j'ai fait preuve de beaucoup de patience, j'ai essayé de voir en interne, je me suis plaint en interne pendant plus d'une année. Je n'en parlais pas,

7:35
Locuteur

et on me le

7:35
Présentateur

reprochait.

7:36
Locuteur

Justement,

7:37
Présentateur

Clélie. J'ai décidé

7:38
Locuteur

qu

7:39
Présentateur

'on ne pouvait pas

7:40
Locuteur

garder

7:41
Présentateur

les choses à l'intérieur, parce que demain,

7:43
Locuteur

on

7:43
Présentateur

va, en sens inverse, on va me reprocher, on m'a dit que j'étais complice, que j'étais caution. Donc, moi, je suis solidaire d'une majorité à laquelle j'ai été élu,

7:52
Locuteur

mais

7:52
Présentateur

je ne veux pas être caution, et je ne veux pas que demain, on me reproche de n'avoir rien dit. Mais justement, Clélie, est-ce que vous allez continuer à exprimer cette frustration, par exemple, lors des plénières, ou dans ce cadre-là, des cadres médiatiques, dans la presse, dans les interviews, ou est-ce que vos revendications vont trouver un autre canal et vont passer à une autre étape ? Non, écoutez, il y a deux manières de régler le problème.

8:21
Locuteur

Où

8:21
Présentateur

les élus

8:22
Locuteur

décident,

8:23
Présentateur

si la majorité décidait de faire changer les choses, c'est la majorité, c'est elle qui vote. Bon,

8:31
Locuteur

nous

8:32
Présentateur

savons très bien que politiquement, ça n'est pas possible, ça ne

8:35
Locuteur

va

8:35
Présentateur

pas se faire, pour la bonne raison que la majorité de la majorité appartient à une formation politique qui est celle du président du conseil exécutif. Bon, et telle que les choses fonctionnent, ça ne serait pas la même chose en Corse, par exemple. Moi, j'ai discuté avec des élus de Corse, même s'ils étaient dans le même parti, ils n'accepteraient pas ça. C'est une question

8:57
Locuteur

de...

8:58
Présentateur

Très concrètement,

8:59
Locuteur

vous êtes... Vous êtes seul,

9:02
Présentateur

Claude Liza ? Non, je ne suis pas... Vous n'avez pas

9:04
Locuteur

de soutien au sein de la majorité

9:06
Présentateur

? Non, mais j'ai beaucoup de soutien, mais caché. C'est

9:09
Locuteur

-à

9:09
Présentateur

-dire

9:09
Locuteur

que beaucoup de gens... Ah, c'est fâcheux, pour du soutien, c

9:12
Présentateur

'est pas d'une grande efficacité.

9:14
Locuteur

Vous connaissez

9:14
Présentateur

la Martinique, vous savez comment les choses fonctionnent. Les gens défilent dans mon bureau pour me dire, c

9:19
Locuteur

'est pas possible,

9:20
Présentateur

ça ne devrait pas être comme ça. Ou ils me disent, il faut que tu ailles réclamer combien de fois on m'a... On m'a demandé de faire des représentations, ce que j'ai fait, de diverses manières, mais ensuite, il n

9:33
Locuteur

'y

9:33
Présentateur

a personne, quand vous vous retournez, il n'y a pas grand monde derrière. Même pas parmi les élus RDM de la majorité ? Oui,

9:39
Locuteur

mais

9:39
Présentateur

je dis qu'on n'a pas, en tout cas, je n'ai pas grand monde. C'est pas grand monde derrière,

9:45
Locuteur

en

9:46
Présentateur

état de dire publiquement, nous ne marchons pas.

9:49
Locuteur

Alors, Claude Lise, j'ai une suggestion

9:51
Présentateur

à vous faire, avant que vous évoquiez la deuxième façon de...

9:54
Locuteur

Parce

9:55
Présentateur

que celle-là, à mon avis, est terrible. Deuxième façon de changer les choses. Prenons cette première hypothèse

10:01
Locuteur

d

10:02
Présentateur

'une proposition

10:03
Locuteur

émanant

10:05
Présentateur

d'un élu,

10:07
Locuteur

en

10:07
Présentateur

l'occurrence peut-être vous,

10:08
Locuteur

qui

10:09
Présentateur

propose

10:10
Locuteur

qu

10:10
Présentateur

'une ligne budgétaire complémentaire, ou une ligne budgétaire, on va dire, un peu plus confortable, soit votée, et que vous mettiez ça au vote.

10:18
Locuteur

Pourquoi

10:18
Présentateur

vous

10:19
Locuteur

ne

10:19
Présentateur

prenez pas cette initiative ? En tout cas, ces jours-ci,

10:21
Locuteur

on

10:24
Présentateur

dirait que vous avez deviné ce que nous sommes en train de faire. Ah non, vous savez, on est

10:27
Locuteur

super bien renseignés. Voilà.

10:29
Présentateur

Non, ces jours-ci, il y

10:31
Locuteur

a

10:31
Présentateur

une démarche qui va un peu dans ce sens. Bon, avec une différence quand même. Le bureau s'est réuni, comme avant chaque plénière, nous avons une plénière budgétaire, donc le bureau s'est réuni, il

10:43
Locuteur

y

10:43
Présentateur

a la règle, c'est 12 jours avant. Quand vous dites le bureau, plus précisément,

10:46
Locuteur

ça veut dire quoi ? Le bureau

10:49
Présentateur

de l'Assemblée. C

10:50
Locuteur

'est

10:50
Présentateur

le président, moi-même, et 4 vice-présidents, dont un

10:55
Locuteur

est

10:56
Présentateur

obligatoirement le représentant de l

10:59
Locuteur

'opposition. C

10:59
Présentateur

'est fait à la proportionnelle. Donc vous savez que c'est M. Lourdineau qui est le vice-président de

11:04
Locuteur

l

11:04
Présentateur

'opposition, et vous avez M. Denis Lurégis, vous avez Mme Toulle, et

11:12
Locuteur

M.

11:13
Présentateur

Yann Monplaisir, étant le premier vice-président. Mme Toulle vient en deuxième position. Voilà, c'est le bureau. Et le bureau doit se réunir 12 jours

11:23
Locuteur

avant

11:24
Présentateur

une plénière pour arrêter la loi dit, arrêter

11:28
Locuteur

l

11:30
Présentateur

'ordre du jour.

11:31
Locuteur

Et

11:32
Présentateur

la loi dit que je dois donner en priorité, je dois donner une priorité aux questions du président du conseil exécutif. Sauf que,

11:41
Locuteur

comme

11:42
Présentateur

je n'ai pas d'administration,

11:43
Locuteur

c

11:44
Présentateur

'est très difficile que moi j'ai des dossiers en mesure d'être mis à l'ordre du jour. Qui plus est, le règlement intérieur qui a été voté par l'ensemble des élus au début, dit que si

11:59
Locuteur

quelqu

12:00
Présentateur

'un de l'Assemblée

12:01
Locuteur

veut

12:02
Présentateur

faire une proposition, il faut qu'il l'adresse

12:05
Locuteur

au

12:05
Présentateur

président du conseil exécutif, qu'il décide ou pas de

12:08
Locuteur

le

12:10
Présentateur

faire étudier par ses services, et ensuite,

12:12
Locuteur

s

12:13
Présentateur

'il le veut, il le soumet à l'Assemblée. Donc, si vous voulez, il n'y a pas un moyen, comme par exemple à l'Assemblée nationale ou au Sénat, il n

12:22
Locuteur

'y a

12:22
Présentateur

pas un moyen pour les élus de l'Assemblée de faire venir directement, comme vous le suggériez, directement une question en plénière. Alors là, ce que nous avons décidé au bureau, et ça c'était quand même à l'unanimité, c'est de demander que la ligne

12:38
Locuteur

budgétaire, non

12:40
Présentateur

seulement soit identifiée, ce qui est évidemment la moindre des choses, mais qu'elle soit l'objet d'une ventilation des crédits par domaine, formation, indemnité des élus, voyage, etc., que nous puissions

12:59
Locuteur

avoir

13:00
Présentateur

une vision claire, et savoir ce qui sera consommé dans chacun de ces domaines-là, et deuxièmement, que ce soit réservé uniquement à l'Assemblée. On ne peut pas mélanger des dépenses de conseil exécutif et d'Assemblée, c'est la ligne budgétaire de l'Assemblée.

13:18
Locuteur

Vous voyez que

13:18
Présentateur

nous n'allons pas jusqu'à demander qu'on nous délègue les crédits, parce que c'est impensable tel que la loi est interprétée. Je dis bien interprétée, ce n

13:27
Locuteur

'est

13:27
Présentateur

pas l'esprit de la

13:27
Locuteur

loi. L'esprit

13:28
Présentateur

de la loi, c'est qu'il y ait un ordinateur secondaire qui est le président de l'Assemblée. C'est comme ça en Corse, parce que les deux assemblées, les deux collectivités qui se ressemblent, c'est la collectivité de Corse et la nôtre. En Corse, le président de

13:41
Locuteur

l

13:41
Présentateur

'Assemblée est ordinateur secondaire, il a un budget, il a des services, etc. Pour nous, l'interprétation des textes, je l'ai dit souvent, je le redis, c'est que tout ce que la loi n'a pas formellement dit,

13:53
Locuteur

ça

13:53
Présentateur

n'existe pas. Ça dit que si la loi n'a pas dit... C 'est interdite. Par exemple, la loi a dit, bon, il y a un questeur. C'est d'ailleurs un texte qui est général pour toutes les collectivités. Mais si le texte

14:08
Locuteur

de

14:08
Présentateur

la loi institut en ACTM n'a pas dit que le questeur doit avoir les moyens de la questure, eh bien, on ne lui donne pas. Parce que ce n

14:15
Locuteur

'est

14:15
Présentateur

pas écrit. Vous voyez, c'est-à-dire qu'on est dans un système où c'est la lettre qui prime l'esprit.

14:20
Locuteur

Parce

14:21
Présentateur

que l'esprit, ça paraît fumeux. Donc,

14:23
Locuteur

c

14:23
Présentateur

'est la lettre. Donc, quand on se tient à la lettre, comme malheureusement le texte a beaucoup de lents,

14:28
Locuteur

beaucoup de zones

14:29
Présentateur

vides, nos amis Coros, que disent-ils ? Parce que j'en ai discuté avec eux, ils nous disent, nous, on préfère les zones de vide dans les textes. Car à ce moment-là, ça nous donne la possibilité de faire nous-mêmes. Nous ne voulons pas qu'on dise, l'Assemblée doit avoir tant pour cent du budget. Ça nous permet de donner ce que nous estimons devoir donner. Mais nous, je crois que ça fait partie de nos spécificités. Malheureusement, même lorsque nous sommes autonomistes, voire indépendantistes, il faut que les textes nous disent

15:01
Locuteur

dans

15:02
Présentateur

les moindres détails ce que nous devons faire. Vous voyez, ça, c'est une divergence fondamentale que j'ai, pas seulement sur le plan de la démocratie, mais même sur le plan de la conscience de la responsabilité locale. Pourquoi un

15:15
Locuteur

texte doit nous dire...

15:16
Présentateur

Avec qui vous avez cette divergence ? Avec tous ceux qui considèrent que la loi doit nous donner... Spécifiquement, spécifiquement

15:25
Locuteur

avec Alfred-Marie Jeanne. Ils sont plus rien, bien singuliers, là, spécifiquement avec Alfred-Marie

15:29
Présentateur

Jeanne. Mais il n'y a pas que lui. Alors, justement, moi, vous me donnez peut-être l'occasion de corriger un peu les choses. Parce que, comme en général, on m'interroge sur mes divergences avec le président du conseil exécutif. C'est vrai que c'est lui qui le... Oui,

15:43
Locuteur

il a ouvert le feu, si on peut

15:45
Présentateur

dire. Puis c'est lui qui est l'ordonnateur, c'est lui qui a, au départ, l'argent, s'il ne le donne pas, bon, c'est lui qui est chef du personnel de par la loi. Mais je tiens à dire

15:56
Locuteur

qu

15:57
Présentateur

'il n'est pas le seul

15:58
Locuteur

à

15:59
Présentateur

avoir cette conception-là. Honnêtement...

16:02
Locuteur

À

16:02
Présentateur

l

16:02
Locuteur

'intérieur de l'Assemblée ou en

16:03
Présentateur

Martinique

16:04
Locuteur

?

16:04
Présentateur

Non,

16:04
Locuteur

non,

16:04
Présentateur

non. À l'intérieur de

16:05
Locuteur

l'Assemblée ? Je parle

16:06
Présentateur

de l'intérieur de la CTM. De la CTM. Je pense qu'au sein du conseil exécutif, il y a plusieurs conseils exécutifs, à mon avis, qui partagent, et j'en veux pour preuve, le fait que

16:21
Locuteur

la

16:21
Présentateur

question avait été posée de la présence du président de l'Assemblée lors des réunions du conseil exécutif. Mais sans voix délibérative, évidemment. C'est le cas en Corse, le président de l'Assemblée. Il participe, ça permet de mieux suivre ce qui se passe et de bien coordonner. Bon, c'est le président Maréjane lui-même qui m'a dit

16:44
Locuteur

qu

16:44
Présentateur

'il a posé la question, que ce n

16:46
Locuteur

'est

16:46
Présentateur

pas lui qui a pris la décision de dire non, que ça a été la majorité du conseil exécutif. Par conséquent,

16:53
Locuteur

il ne faut

16:54
Présentateur

pas, mais

16:54
Locuteur

évidemment,

16:56
Présentateur

mais plus largement, plus largement. Je vais me faire mal voir par un tas de gens.

17:01
Locuteur

Vous avez l'habitude.

17:02
Présentateur

Mais oui, mais bon. Vous en avez

17:03
Locuteur

vu d'autres.

17:04
Présentateur

J'en ai vu d'autres et je suis

17:05
Locuteur

tout

17:06
Présentateur

à fait blindé. Et jusqu'à maintenant, vous n'en avez pas payé les conséquences. Parce

17:12
Locuteur

que vous êtes toujours président de l'Assemblée. Non, en

17:14
Présentateur

tout cas, je sais amourotir les chocs.

17:17
Locuteur

Non,

17:18
Présentateur

mais je me suis rendu compte qu'il y a beaucoup, beaucoup d'élus

17:23
Locuteur

dans

17:24
Présentateur

ce pays, beaucoup de responsables, au-delà des élus, de gens qui ont des postes de responsabilité, et qui n'ont pas un sens aigu de la démocratie. Je

17:35
Locuteur

ne pense pas que la

17:35
Présentateur

démocratie...

17:38
Locuteur

Je ne pense pas,

17:39
Présentateur

mais c'est à

17:40
Locuteur

l'usage. Fort de votre longue expérience. Oui, mais c'est à

17:41
Présentateur

l'usage. Je me suis rendu compte que tout le monde fait de grands discours sur la démocratie, mais la démocratie, ce n

17:47
Locuteur

'est

17:47
Présentateur

pas un objet de discours. Ce n'est pas

17:51
Locuteur

un sujet

17:52
Présentateur

académique et ce n

17:53
Locuteur

'est

17:53
Présentateur

pas une posture. La démocratie, ça se vit au quotidien et ça se vit dans les petites comme dans les grandes choses. Et ça se vit, ça se prouve. Il n

18:01
Locuteur

'y

18:01
Présentateur

a que des... C'est comme pour l'amour. Il n'y

18:04
Locuteur

a

18:04
Présentateur

pas d'amour, il y

18:05
Locuteur

a

18:05
Présentateur

des preuves d'amour. Il y a des preuves de démocratie. Ce que vous

18:08
Locuteur

êtes en train de dire, Claudie, ce que vous êtes en train de

18:09
Présentateur

dire est gravissime. Parce

18:11
Locuteur

que vous êtes en train de nous laisser

18:12
Présentateur

penser. Alors je vais aller plus loin, parce que moi, je n

18:15
Locuteur

'ai

18:15
Présentateur

pas de responsabilité politique. Donc j'ai moins de chance que vous d'être fracassé, on va dire ça comme ça. Vous êtes en train de nous dire que ce pays, s'il n'y avait pas une autorité centrale, voire nationale française, pencherait, je dirais presque naturellement, vers le macotisme ?

18:35
Locuteur

Voilà,

18:36
Présentateur

bon, je ne suis pas allé. Je

18:37
Locuteur

n'ai pas allé jusque-là. Moi, j'y vais. Parce

18:38
Présentateur

que le macotisme,

18:40
Locuteur

c

18:40
Présentateur

'est bon. Il y a des gens qui sont à tendance macoute, ça c'est une chose. Je n'ai pas vu ça à la CTM.

18:47
Locuteur

Oui. Non mais

18:48
Présentateur

attendez,

18:49
Locuteur

vous avez parlé de la Martinique. Vous avez dit en Martinique, une grande

18:53
Présentateur

partie

18:54
Locuteur

des

18:54
Présentateur

élus... Des macoutes, on en a vu. Oui. Bon, on est vu,

18:57
Locuteur

hein.

18:58
Présentateur

On ne va pas y

18:59
Locuteur

revenir. Je

18:59
Présentateur

ne

19:00
Locuteur

vais

19:00
Présentateur

pas revenir sur l'histoire, mais on en a vu. Mais je dis non, il n

19:03
Locuteur

'y a

19:03
Présentateur

pas de problème de macoutisme aujourd'hui à la CTM. Parce que moi, j'aime bien...

19:09
Locuteur

Je ne parlais pas de la CTM, je parlais de la Martinique.

19:11
Présentateur

Non, non, mais là aussi, nous avons un défaut. Dans ce pays, nous sommes constamment dans ce que les Grecs appelaient l'hubris, la démesure. Nous sommes toujours dans la démesure. Moi, je suis dans la mesure. Donc, je ne vais pas jusqu'à dire qu'il y

19:24
Locuteur

a

19:24
Présentateur

une majorité de gens qui ne sont pas démocrates et même qui ne seraient pas... C'est pas ça. Mais je dis que le sens démocratique n'est pas la chose la mieux partagée

19:37
Locuteur

ici.

19:38
Présentateur

C

19:38
Locuteur

'est joli.

19:39
Présentateur

Mais c'est un problème, je pense, qui tient à l'histoire. Moi, je remarque qu'on aime les chefs, on aime les géants d'habitation, on aime les leaders qu

19:49
Locuteur

'on suit

19:49
Présentateur

aveuglément,

19:50
Locuteur

etc. L

19:50
Présentateur

'autoritarisme aussi. Et l'autoritarisme. Et je sais

19:54
Locuteur

que...

19:55
Présentateur

Je choque, comme je dis cela. Et même de mon propre parti qui a mis la démocratie... Oui,

20:01
Locuteur

dans son intitulé même, d'ailleurs. Il

20:03
Présentateur

faut constamment que je rappelle que je ne veux pas jouer aux leaders fondamentaux, que je suis pour la collégialité.

20:10
Locuteur

On vous

20:11
Présentateur

le reproche, ça ? De ne pas être assez autoritaire

20:13
Locuteur

? Mais parfois on le reproche.

20:14
Présentateur

Mais non, parce que c'est tellement facile d'avoir quelqu'un qui s'occupe de tout, qui décide de tout, qui prend des orientations, etc. Et c'est plus difficile d'être dans la collégialité. On a bien compris que vous avez en tête un certain nombre de références historiques, voire contemporaines. La deuxième solution pour vous sortir de ce piège ?

20:38
Locuteur

Je

20:38
Présentateur

ne

20:38
Locuteur

sais

20:38
Présentateur

que l'État... Je parle de l'État en général, puisque ce n

20:42
Locuteur

'est

20:42
Présentateur

pas ce gouvernement qui a fait le texte. Le texte, la loi qui nous régit, c'est la loi du 27 juillet 2011. Nicolas Sarkozy.

20:50
Locuteur

C

20:50
Présentateur

'était... C'est Nicolas Sarkozy.

20:53
Locuteur

Et ce

20:54
Présentateur

texte, il faudrait le réformer.

20:57
Locuteur

Si

20:58
Présentateur

l'État veut prendre ses responsabilités aujourd'hui, il faut soit un décret qui précise un certain nombre de points, soit un texte, à l'occasion d'un texte. Vous connaissez ça, les cavaliers ? Ce qu'on appelle les cavaliers... Vous

21:13
Locuteur

introduisez un texte dans une loi qui n'a rien à voir.

21:16
Présentateur

Mais si vous savez, la loi d'orientation pour l'outre-mer, dont j'ai été l'un des pères, vous vous rappelez,

21:22
Locuteur

en

21:22
Présentateur

décembre 2000, si vous voyez le nombre, comme je la relis, le nombre d'antiques qui ont été modifiés au cours de toutes ces années, depuis 2000, à l'occasion de textes divers et variés. Bon, mais aujourd'hui, on fait comme si on ne

21:35
Locuteur

peut

21:35
Présentateur

pas y toucher. Vous voyez ? Bon, effectivement, si l'État voulait, et ça, ça a été demandé,

21:42
Locuteur

on

21:42
Présentateur

est même allé jusqu'à demander une simple circulaire, ne serait-ce que pour la question de la question. Vous précisez la question, d'autant que normalement,

21:55
Locuteur

si

21:56
Présentateur

une chambre régionale mais si on est dans ça, il faut normalement que le caisseur tienne le décontextérieur. L'État se lave les mains, et je l'ai déjà dit, je le répète, là, je vais me faire mal voir par l'État,

22:08
Locuteur

mais c'est pas mon problème. Non,

22:10
Présentateur

non, non, il ne m'appellera pas.

22:11
Locuteur

Le dimanche après-midi. Non,

22:12
Présentateur

non, non, on me connaît. Vous savez, on me connaît à Paris, on me connaît ici, et on sait que, en général...

22:20
Locuteur

C'est quoi l'image qu'ils ont de vous ? Non, non, je

22:22
Présentateur

crois que je ne suis jamais dans l'excès, mais précisément, comme je ne suis pas dans l'excès, lorsque je dis quelque chose, on ne le prend pas en sérieux. Ce

22:31
Locuteur

qui fait

22:31
Présentateur

que, quand je dis que l'État se lave les mains de

22:34
Locuteur

ça, et

22:34
Présentateur

que ça l'arrange, ça l'arrange de nous voir dans des difficultés, ça

22:39
Locuteur

l'arrange. Mais pour quelles raisons ?

22:40
Présentateur

Vous n'avez pas vu les

22:42
Locuteur

effets de ça ? Nous, on est loin de tout ça. Mais non,

22:44
Présentateur

vous êtes en pleine dents. C'est très bien. Que ça permet de s'occuper des autres. Donc, ça permet de se désengager plus facilement, pendant que nous sommes dans des... D

22:55
Locuteur

'accord, de justifier le désengagement par la... Dans des débats, par l'indivision. Que nous avons

22:59
Présentateur

un fonctionnement qui pourrait être fluide, et qui est moins fluide. Alors, je ne dis pas, je m'empresse de vous dire, parce que quand je critique, je dis, mais oui, mais pourquoi en même temps vous votez, etc. Mais

23:13
Locuteur

est

23:14
Présentateur

-ce que je vais voter contre un programme

23:16
Locuteur

que

23:17
Présentateur

j'ai contribué à élaborer ? Bon, le programme, il est mis en œuvre. Alors, seulement, je dis qu'il pourrait être mis en œuvre bien mieux, on pourrait agir plus vite,

23:28
Locuteur

plus

23:28
Présentateur

fort

23:29
Locuteur

et

23:30
Présentateur

mieux,

23:31
Locuteur

si

23:32
Présentateur

on avait une assemblée qui vivait, qui était créatrice, qui était constructive, qui participait à faire émerger des propositions, non pas contre... Je ne

23:45
Locuteur

suis

23:45
Présentateur

pas en train de vouloir mettre une sorte d'opposition. Nous sommes

23:50
Locuteur

contre

23:51
Présentateur

-pouvoir.

23:52
Invité

Contre

23:52
Locuteur

-pouvoir, c

23:53
Présentateur

'est pour un équilibre. Ce n'est pas pour attaquer l

23:57
Locuteur

'autre pouvoir.

23:58
Présentateur

Mais au contraire, c'est pour l'aider. Les orientations budgétaires, par exemple, qu'on vient de faire, savez-vous que les orientations, je les ai découvertes, comme tout le monde, ficelées

24:08
Locuteur

?

24:08
Présentateur

Le jour de la...

24:10
Locuteur

Ah,

24:10
Présentateur

non,

24:10
Locuteur

rassurez-nous. Pas le jour de la plénière. Mais 15 jours avant, lorsque l'on

24:13
Présentateur

m

24:13
Locuteur

'a

24:13
Présentateur

adressé les documents, pour que je puisse, puisque c'est moi qui...

24:16
Locuteur

Oui, qui signe

24:17
Présentateur

les... C'est

24:18
Locuteur

moi qui

24:18
Présentateur

signe, d'abord, la convocation de l'Assemblée, et la loi dit que je choisis les lieux, etc. Mais je ne peux pas.

24:26
Locuteur

Je reviens

24:27
Présentateur

sur un point, très brièvement. Concrètement,

24:32
Locuteur

qu

24:32
Présentateur

'est-ce que le bureau de l'Assemblée de la CTM

24:34
Locuteur

va

24:35
Présentateur

demander très concrètement concernant cette ligne

24:37
Locuteur

budgétaire ? Est-ce que ce point

24:39
Présentateur

pourra être trop

24:41
Locuteur

tard examiné en séance plénière ? Alors, si vous

24:43
Présentateur

m'avez bien suivi, le bureau réuni, là, il y a quelques jours,

24:48
Locuteur

a, à

24:49
Présentateur

l'unanimité, accepté l'ordre du jour présenté par l'exécutif, le premier

24:55
Locuteur

point.

24:56
Présentateur

Classique. Ça, c'est classique. Et deuxièmement, il m'a demandé d'adresser un courrier dans lequel...

25:02
Locuteur

Ah, c'est eux qui vous le

25:03
Présentateur

demandent, en plus. D'accord.

25:04
Locuteur

C'est intéressant. Non, c'est intéressant de le savoir. Donc, à l

25:06
Présentateur

'unanimité, j'indique dans ce courrier au président, que j'ai adressé dès le lendemain,

25:11
Locuteur

que

25:11
Présentateur

nous demandons

25:13
Locuteur

que

25:14
Présentateur

la ligne concernant l'Assemblée soit bien identifiée, c'est-à-dire qu

25:19
Locuteur

'il

25:19
Présentateur

n'y ait pas de mélange de

25:23
Locuteur

crédits

25:23
Présentateur

destinés aux élus du Conseil

25:26
Locuteur

de

25:26
Présentateur

l'Assemblée. D

25:27
Locuteur

'accord.

25:28
Présentateur

Puisqu'il

25:28
Locuteur

y

25:28
Présentateur

a séparation des pouvoirs.

25:30
Locuteur

C

25:30
Présentateur

'est la loi. Deuxièmement, qu'il y a une ventilation, parce que quand vous avez une ligne

25:36
Locuteur

et

25:36
Présentateur

que les choses ne sont pas ventilées, il faut que nous sachions quelle somme est réservée au voyage des élus, quelle somme à la formation des élus, quelle somme au fonctionnement matériel, etc., de manière à suivre démocratiquement. D'accord, toute transparence. Vous voyez, nous n'avons pas

25:54
Locuteur

demandé... Donc, des demandes sont toutes logiques et légitimes,

25:57
Présentateur

quoi. Bien

25:57
Locuteur

sûr,

25:57
Présentateur

et nous n'avons pas demandé qu'on nous délègue simplement que nous puissions suivre. Vous voyez, c'est-à-dire que c'est le minimum, si j'ose dire, minimum, que

26:06
Locuteur

nous

26:06
Présentateur

pouvons demander. Et quelles sont les chances objectives que ce point

26:08
Locuteur

soit examiné en plénière ?

26:10
Présentateur

Ce qu'il faut que vous compreniez, d'après ce que je vous ai expliqué, vous avez bien retenu ce que je vous ai dit,

26:15
Locuteur

si le

26:16
Présentateur

président

26:17
Locuteur

ne

26:18
Présentateur

me répond pas,

26:20
Locuteur

et

26:21
Présentateur

même s'il me répond,

26:23
Locuteur

s

26:23
Présentateur

'il n'introduit pas la question

26:25
Locuteur

devant

26:27
Présentateur

la plénière, moi, normalement, je ne peux pas introduire directement une question

26:31
Locuteur

devant la plénière. Et

26:32
Présentateur

ça, ce n

26:33
Locuteur

'est

26:33
Présentateur

pas la loi qui a dit ça. C'est le règlement intérieur. Alors, il y a aussi un chantier qui est ouvert en ce moment. Il y

26:39
Locuteur

a

26:39
Présentateur

une commission ad hoc qui a été nommée, ça fait déjà des mois, qui était un peu en sommeil, qu'on a réveillé, et cette commission est censée

26:46
Locuteur

au

26:47
Présentateur

moins améliorer notre règlement intérieur. Lequel règlement intérieur

26:50
Locuteur

est

26:51
Présentateur

venu, sur bien des points, encore compliquer les choses et aller dans

26:57
Locuteur

le

27:00
Présentateur

sens d'une aggravation de ce que nous avons déjà de négatif dans la loi ? Je vais vous donner un exemple. C'est d'abord le règlement intérieur qui dit que

27:12
Locuteur

toute

27:13
Présentateur

proposition venant de l'Assemblée doit être adressée au président du Conseil exécutif obligatoirement et que c'est lui qui doit présenter. Ça, il n

27:20
Locuteur

'y a

27:20
Présentateur

aucun texte législatif qui dit ça. Donc, c'est notre propre règlement intérieur. Donc ça, si les élus veulent le modifier,

27:26
Locuteur

en

27:26
Présentateur

majorité, ils le veulent, je verrai s'ils le voteront le jour où ça viendra. À un moment donné, la commission ad hoc a été mise sur pied pour ça. Je vous donne un autre exemple. Le règlement intérieur dit que l'Assemblée peut nommer des commissions d'enquête. Commissions d'enquête qui peuvent même aller contrôler ce qui se passe dans des services. C'est indiqué. Mais

27:48
Locuteur

on

27:48
Présentateur

dit qu'il faut au moins 7 élus. On ne dit pas comment ils sont désignés dans le règlement intérieur. Qui les désigne ? Comment sont-ils désignés ? Est-ce que l'opposition est représentée ? Rien. Donc, c'est à compléter. Tous les textes relatifs à la CTM sont mal rédigés,

28:01
Locuteur

en fait.

28:01
Présentateur

Mais mieux, mais mieux. Là, ça va vous faire sursauter. Le texte dit que c'est moi qui dois fournir, c

28:08
Locuteur

'est

28:08
Présentateur

le président de l'Assemblée qui doit fournir les moyens.

28:10
Invité

Ah, OK.

28:10
Locuteur

Ça a dû vous faire sourire, ça. Mais oui,

28:12
Présentateur

comme je n'en ai pas. Donc, comment voulez-vous que je donne des moyens à une commission d'enquête ? Donc, vous voyez que, théoriquement, nous avons une commission d'enquête, mais qui, en réalité, ne peut pas exister, tout simplement. Et j'entends, après ça, des gens qui s'imaginent que lorsque je parle de difficultés de fonctionnement, c'est un caprice où je soulève des problèmes qui n'ont pas lieu d'être. Alors, évidemment, moi, je sais aussi qu'on peut être dans la langue de bois.

28:39
Locuteur

Et

28:39
Présentateur

puis, comme il ne faut pas, il ne faut pas, comme on dit, désespérer ceux qui nous ont... Comme à une époque, il ne fallait pas désespérer bien que vous connaissez l'expression. Il allait mieux dire que tout se passait très bien dans certains pays, parce que sinon, on allait désespérer pour l'État arrière. Bon. Eh bien, moi, je sais ce que ça a donné, ce genre de choses. Et je n'ai pas envie

29:05
Locuteur

que

29:06
Présentateur

demain,

29:07
Locuteur

ceux

29:08
Présentateur

qui vont prendre la relève, un mois de CETM, elle va continuer. Bon. Je n'ai pas envie que ça continue comme ça. Tant pis, si nous devons rester comme ça jusqu'à la fin de cette mandature. Bon. Chacun prendra sa part de responsabilité, mais pensez que, faute de dire qu'il y

29:25
Locuteur

a

29:25
Présentateur

un problème, que demain, eh bien, ça continue,

29:29
Locuteur

moi,

29:29
Présentateur

je ne peux pas prendre cette responsabilité-là en conscience. Ça vous serait reproché.

29:33
Locuteur

Il

29:34
Présentateur

n'y

29:34
Locuteur

a

29:34
Présentateur

pas si longtemps que ça, un certain lundi 1er octobre,

29:40
Locuteur

vous

29:40
Présentateur

disiez, sur une antenne de radio, que, grosso modo, il y avait une ligne rouge à ne plus franchir

29:52
Locuteur

et

29:53
Présentateur

que, si ça continuait, il y aurait des choses qui allaient se passer. Depuis, est-ce que vous pensez que cette ligne rouge a été à nouveau franchie

30:02
Locuteur

? Non,

30:03
Présentateur

mais... Mais vous

30:04
Locuteur

ne

30:04
Présentateur

donniez pas de détails sur ce qui pourrait se passer. Non, mais il ne faut jamais... Vous connaissez mon principe, il ne

30:09
Locuteur

faut

30:09
Présentateur

jamais, jamais lancer de menaces. Excusez-moi. Non, vous savez, quand je menace

30:16
Locuteur

et

30:17
Présentateur

qu'il faut passer à l'exécution, je fais.

30:21
Locuteur

Donc, en clair chez vous,

30:23
Présentateur

la menace précède de toute façon l'exécution. Voilà. Vous savez, quand j'ai annoncé au PPM à l'époque

30:29
Locuteur

que

30:30
Présentateur

si le congrès de 2005 n'entamait pas un débat sur un certain nombre de questions, dont la question du chat dans le sac, etc., vous connaissez toute cette histoire sur 2003, il fallait qu'en 2005 on clarifie ça, bon, ils ont pensé que c'était une menace en l'air. Vous avez vu comment ça s'est terminé. Bon, donc...

30:52
Locuteur

Mais est-ce que c'est la situation... Non, non, non. J'ai voulu...

30:55
Présentateur

Est-ce que la situation

30:57
Locuteur

pour

30:57
Présentateur

vous, à vos yeux, est aussi grave ? Parce que c'est le même

31:00
Locuteur

mot, hein ?

31:00
Présentateur

Non, non,

31:02
Locuteur

non,

31:02
Présentateur

ça c'est... Je pense que si je n'avais pas...

31:05
Locuteur

Si

31:05
Présentateur

je n'avais pas tapé du poing sur la table, les choses seraient empirées. Parce que depuis, je considère que les choses sont stables.

31:13
Locuteur

Il n'y a pas eu

31:13
Présentateur

de dépassement... Du point de

31:14
Locuteur

vue du discours.

31:14
Présentateur

Il

31:15
Locuteur

n'y a pas eu de dépassement de la ligne

31:17
Présentateur

rouge. Non, non, non, dans les faits, non. Mais comme

31:20
Locuteur

c'est quoi ? Nos téléspectateurs doivent

31:23
Présentateur

se le demander. C'est quoi ? Non, non,

31:25
Locuteur

non. C'est quoi la ligne rouge

31:26
Présentateur

pour vous

31:26
Locuteur

?

31:26
Présentateur

Non,

31:26
Locuteur

non, mais attendez... Qu'il ne faut pas dépasser ? On

31:28
Présentateur

est arrivé à un point

31:30
Locuteur

d

31:30
Présentateur

'écouter sur des radios

31:32
Locuteur

par des fanatiques... Oui, la fameuse accusation de complot par Alfred-Marie Jean. Non, non, non, la

31:36
Présentateur

limite, nous, c'est d'aller beaucoup plus loin. Il y a eu des insanités,

31:40
Locuteur

il

31:40
Présentateur

y a eu des insultes, des injures... De sa part ou de la part

31:45
Locuteur

d'auditeurs...

31:47
Présentateur

Des lieutenants... Zélés. Quelquefois... Des

31:50
Locuteur

laudateurs.

31:50
Présentateur

Des gens qui, pourtant, font bonne figure au quotidien. Ce n

31:54
Locuteur

'est

31:54
Présentateur

pas seulement des... D'accord. Ce

31:57
Locuteur

n

31:57
Présentateur

'est pas seulement des

31:57
Locuteur

auditeurs, des citoyens, entre guillemets, lambda, quoi. Un peu... Voilà, lambda.

32:02
Présentateur

Bon. Non, non, non, il y

32:03
Locuteur

a

32:03
Présentateur

quand même des gens qui sont allés un peu fort. Et là, je dis, il y a une limite. Il y

32:09
Locuteur

a

32:09
Présentateur

une limite. Et puis, dans le comportement aussi à l'intérieur, non, il y a des choses... Bon, les choses... Bon, le fonctionnement ne s'est pas transformé. Mais, en tout cas, il y avait une certaine même désinvolture que je constatais. Et ça frisait le mépris de temps en temps.

32:28
Locuteur

Et

32:28
Présentateur

là, j'ai remarqué que quand même, on fait attention. Il y

32:32
Locuteur

a

32:32
Présentateur

des choses où j'étais convoqué dans des formes qui n'étaient pas correctes, etc. J'ai remarqué qu'il y a... Il

32:39
Locuteur

y a même des rendez-vous où désormais vous

32:41
Présentateur

êtes invité. Oui, voilà, voilà. Vous aimez bien renseigner. Je

32:44
Locuteur

pense

32:45
Présentateur

que ça a mené... Je pense que ça a mené un minimum de correction parce que, bon, il ne

32:52
Locuteur

faut

32:52
Présentateur

pas s'imaginer que si on me pousse à bout, ça ne nous aura pas de conséquences. Non, mais justement,

32:59
Locuteur

quelles sont les

32:59
Présentateur

conséquences

32:59
Locuteur

? Vous pourriez démissionner,

33:02
Présentateur

vous pourriez...

33:03
Locuteur

Oui,

33:03
Présentateur

par

33:03
Locuteur

exemple. Il y a toutes

33:04
Présentateur

sortes

33:05
Locuteur

de rumeurs. Il y a des

33:05
Présentateur

gens qui disent que Claude Lise a des appointances particulières et Mike ne va pas manquer de vous poser une question là-dessus.

33:12
Locuteur

Oui, des appointances

33:13
Présentateur

avec qui ? Avec Jean-Philippe Nillor, avec...

33:17
Locuteur

Vous

33:17
Présentateur

êtes en tchèque au co.

33:19
Locuteur

Je cite le

33:20
Présentateur

président du Conseil exécutif

33:22
Locuteur

qui l'a dit très très récemment. Il y a une semaine à peine.

33:25
Présentateur

Écoutez, moi, je sais que chez lui, c'est une obsession.

33:28
Locuteur

C'est

33:28
Présentateur

M.

33:29
Locuteur

Nillor

33:29
Présentateur

ou

33:29
Locuteur

les... Non, non,

33:30
Présentateur

non.

33:30
Locuteur

Je

33:30
Présentateur

suis le président du Conseil exécutif.

33:34
Locuteur

Est-ce que vous confirmez la phrase que vous avez

33:36
Présentateur

prononcée

33:36
Locuteur

à l

33:36
Présentateur

'époque ? Est-ce que vous seriez capable de la reprononcer ? Vous disiez l'attitude d'Alfred-Marie Jeanne est insupportable. Il voit des complots partout.

33:44
Locuteur

Oui,

33:44
Présentateur

mais bien sûr. Ça continue ? Oui, moi, je pense que c'est obsessionnel. Et je pense, en plus, qu'il y

33:49
Locuteur

a

33:49
Présentateur

des gens qui l'entretiennent là-dedans. Parce que vous savez, lorsqu'un haut responsable,

33:55
Locuteur

c

33:55
Présentateur

'est valable au niveau de l'État, c'est valable à tous les niveaux. Vous savez, quelqu'un qui a des responsabilités importantes, quand il a un travers comme ça, en général, regardez autour. Il y a forcément des gens qui poussent dans ce sens, au lieu de

34:11
Locuteur

l'amener.

34:11
Présentateur

Bon, je sais qu'il

34:12
Locuteur

y a

34:12
Présentateur

des gens qui, régulièrement, vont avoir des petits avantages pour se faire bien voir. C'est jamais gratuit. Une cour. Oui, mais évidemment, qui vont raconter n'importe quoi, qui vont raconter que j'ai fait ceci, j'ai dit cela, etc. Est

34:27
Locuteur

-ce que vous-même vous

34:29
Présentateur

aviez cette cour autour de vous quand vous étiez président du Conseil

34:33
Locuteur

général ? Absolument pas. Parce qu'on disait qu'il

34:35
Présentateur

y

34:36
Locuteur

avait des gens

34:36
Présentateur

qui, autour de vous, voulant, évidemment, avoir quelques avantages, comme vous venez de le dire, vous soutenaient, quoi qu'il arrive,

34:46
Locuteur

etc. Est-ce que ce n'est pas lié à l

34:47
Présentateur

'exercice du pouvoir,

34:48
Locuteur

simplement ?

34:49
Présentateur

Oui, l'exercice du pouvoir fait que vous avez toujours...

34:51
Locuteur

En fait, des hypocrites autour de vous. Claude Lise, Claude Lise. Est-ce que c'est arrivé ? Bien entendu.

34:56
Présentateur

Mais c'est automatique. Vous aurez toujours auprès de vous des gens. Mais un responsable politique doit toujours essayer de faire attention à ça. Moi, je disais à mes collaborateurs que je ne voulais pas de béni-oui-oui.

35:08
Locuteur

Non,

35:08
Présentateur

il y en a eu. Je leur disais que

35:11
Locuteur

je

35:11
Présentateur

ne veux pas de ça. Et j'acceptais la contradiction. Il m'arrivait d'avoir des discussions. Demandez ça à mon ancienne directrice générale des services. Elle vous dira que nous avons eu des... Nous sommes des amis. Or, au contexte. Or,

35:25
Locuteur

au

35:25
Présentateur

contexte professionnel. institutionnel. Bon. Mais nous avons eu des fois des discussions, également avec des directeurs généraux adjoints, etc. Mais j'étais capable, deux ou trois jours après, de dire tout compte fait. C'est vous qui avez raison. Si j'estimais qu'ils avaient raison. Mais je voulais qu'ils défendent leur point de vue. Moi, je n'ai jamais voulu de gens qui soient d'accord sur tout ce que je fais. mais je ne suis pas dans ce type de rapport. Mais ça n'empêche qu'effectivement, vous avez toujours des gens qui veulent vous flatter, etc. Mais, en tout cas, moi, je n'ai jamais perçu de gens me poussant à faire des choses contestables. En

36:05
Locuteur

tout cas, on a compris qu'en

36:07
Présentateur

soi-de-vous et Alfred-Marie-Jeanne, les problématiques ne sont pas réglées. Pas résolues. Non, mais elles ne sont pas réglées. Attendez, je n'ai pas de problème personnel.

36:14
Locuteur

Non, non, il ne s'agit pas de ça.

36:15
Présentateur

Non, non, non, mais comme en Martinique, dès qu

36:17
Locuteur

'il

36:17
Présentateur

y a des problèmes entre deux responsables politiques, on s'imagine, moi, j'ai connu ça avec Serge de Chimie dans le temps, on s'imagine tout de suite que c'est une affaire personnelle.

36:28
Locuteur

Non, mais quand vous dites... Vous n'avez pas d'affaire personnelle. Mais lui semble en avoir

36:32
Présentateur

avec vous des problèmes

36:35
Locuteur

ou des affaires personnelles. Non, c'est sa manière d

36:37
Présentateur

'exprimer. Parce qu'il ne peut pas parler des choses avec mesure. Il pourrait dire, je ne suis pas d'accord avec Claude Lise, je sais qu'il estimait que, par exemple, il a eu l'occasion de le dire, il estimait que pour lui,

36:53
Locuteur

ce

36:53
Présentateur

qui était

36:54
Locuteur

de

36:54
Présentateur

ma part une gestion démocratique, il l'appelait ça une gestion laxiste.

36:58
Locuteur

Il

36:59
Présentateur

considérait que le département, pourtant j'ai fait des choses, il peut raconter ce qu'il veut, je le répète, en 19 ans, 19 ans à la tête du département, j'ai contribué à faire 2 milliards d'équipements pour la Martinique

37:16
Locuteur

et

37:17
Présentateur

avec un en cours de dette qu'on a augmenté de 200 millions. En

37:22
Locuteur

19 ans.

37:23
Présentateur

Bon, donc j'ai fait des choses. Bien sûr. Mais il appelle ça

37:26
Locuteur

une

37:27
Présentateur

gestion laxiste. Pourquoi ? Parce que je déléguais, parce que j'étais, vous savez, c'est un débat qui est en ce moment au niveau national, j'étais dans l'horizontalité,

37:35
Locuteur

lui, il est pour la verticalité. J'ai une question très précise.

37:39
Présentateur

Mais il pourrait dire, nous avons cette divergence-là. Pourquoi a-t-il besoin de dire que je le trahis,

37:46
Locuteur

que je suis dans un complot, etc. Est-ce que vous savez pourquoi ? Mais on peut avoir...

37:49
Présentateur

Jusqu'à ce jour, en décembre 2018, Alfred-Marie Jeanne continue de vous associer au mot complot et à faire

37:57
Locuteur

de vous un

37:58
Présentateur

comploteur. Est-ce que vous savez pourquoi

37:59
Locuteur

?

37:59
Présentateur

Sauf qu'il ne peut pas le faire en me regardant dans les yeux, en étant là à côté de moi. D'accord.

38:04
Locuteur

J

38:04
Présentateur

'ai eu l'occasion, dans son bureau, dans son bureau... Attendez.

38:09
Locuteur

Il n'y a pas

38:10
Présentateur

plus... Il

38:11
Locuteur

n'y a pas

38:11
Présentateur

à part.

38:11
Locuteur

C'est peut

38:11
Présentateur

-être... Attendez. Il est bon-aîné de 5 ans, je crois, mais bon, nous sommes quand même tous les deux... Oui,

38:18
Locuteur

des

38:18
Présentateur

grands noms. Oui, des grands noms. Bon. Et on se reconnaît depuis très longtemps. On s'est combattu, on a quelquefois marché parallèlement, il m'a soutenu, je l'ai soutenu,

38:28
Locuteur

D'accord. Il y a une

38:28
Présentateur

histoire. Et j'ai toujours reconnu

38:32
Locuteur

ce

38:32
Présentateur

qu'il y a de positif. Chez lui, j'ai toujours dit c'est un homme honnête, c'est un homme intègre. Il a toujours dit la même chose me concernant, de partir, dont on a toujours parlé, d'intégrité... Jusqu

38:44
Locuteur

'à l'année dernière.

38:45
Présentateur

Non,

38:45
Locuteur

non, d

38:45
Présentateur

'intégrité financière.

38:47
Locuteur

D'accord. En termes d'honnêteté, bien sûr. Je parle d'honnêteté. En termes de probité, d'honnêteté.

38:51
Présentateur

Chacun.

38:51
Locuteur

Bon,

38:51
Présentateur

bon. Maintenant, moi, je dis, devant lui, je lui dis, je suis allé le voir, le dernier tête-à-tête que j'ai eu avec lui. Bon, ça remonte à quelques mois. Je lui ai dit, en face, c'est pas la peine de continuer à aller raconter que je suis dans un complot. Je ne suis dans aucun complot. Je lui

39:10
Locuteur

ai dit,

39:10
Présentateur

est-ce que tu crois qu'à mon âge, je vais entrer dans un complot ? Mais pourquoi faire ? Moi, je n

39:15
Locuteur

'ai

39:15
Présentateur

pas un avenir politique. Je ne sais pas si lui considère qu'il a un grand avenir politique. Ce n

39:20
Locuteur

'est

39:20
Présentateur

pas mon cas. Par conséquent, je ne suis pas dans un... Qu'est-ce qu'il vous

39:24
Locuteur

répond ? Pourquoi vous voulez que

39:24
Présentateur

j

39:25
Locuteur

'ai

39:25
Présentateur

une stratégie

39:25
Locuteur

?

39:25
Présentateur

Qu'est-ce

39:25
Locuteur

qu'il vous répond quand

39:26
Présentateur

vous lui dites ça ? Rien ?

39:31
Locuteur

Je

39:31
Présentateur

lui

39:31
Locuteur

ai

39:31
Présentateur

dit, ce

39:32
Locuteur

qu

39:33
Présentateur

'il y a de divergence entre nous porte sur le problème de la démocratie, le fonctionnement de l'Assemblée, la manière de gérer, y compris le personnel, l'organisation générale des services et le dialogue social.

39:48
Locuteur

Je

39:48
Présentateur

lui ai dit ça. Et là encore,

39:50
Locuteur

aucune réponse.

39:51
Présentateur

Il ne

39:51
Locuteur

m'a

39:51
Présentateur

répondu pas à des problèmes.

39:52
Locuteur

Bon,

39:53
Présentateur

on va... Non,

39:54
Locuteur

non, mais je vous dis

39:55
Présentateur

exactement ce qui s'est passé. Et on s'est quitté sans tension particulière, sans rien. Il ne

40:02
Locuteur

m

40:02
Présentateur

'a pas dit oui, tu es dans un complot, etc. Bon, je sais très bien qu

40:06
Locuteur

'il

40:06
Présentateur

ne peut pas me dire. Il ne croit pas ça.

40:08
Locuteur

Ce n'est pas vrai. Est-ce que c'est pour faire une différence ?

40:10
Présentateur

Est-ce que c'est une stratégie de

40:12
Locuteur

diversion, de véglage, comme on dit en théorique ? Ça

40:14
Présentateur

permet de faire diversion. Parce que bon, comme

40:17
Locuteur

ça... Sur quoi, par exemple ?

40:18
Présentateur

Attendez, il y a quand même des problèmes. Chaque semaine, il y a un service qui est en grève, qui vous pète. En coup, c'est les PMI, en coup,

40:28
Locuteur

c

40:28
Présentateur

'est l'appât, les PMI. Là, en ce moment, c'est le laboratoire départemental d'analyse. Enfin bon, il y

40:37
Locuteur

a

40:37
Présentateur

quand même des problèmes. Donc,

40:39
Locuteur

ce n'est que

40:40
Présentateur

pour ça. Alors, c'est tellement

40:42
Locuteur

facile de faire

40:43
Présentateur

diversion. Ça, c'est la première chose. Et puis,

40:45
Locuteur

il

40:45
Présentateur

faut faire plaisir à son camp. Comme il y a une bande de fanatiques que je connais très bien. Vous avez beaucoup d'adversaires. J'ai beaucoup d

40:56
Locuteur

'amis aussi.

40:57
Présentateur

Oui,

40:57
Locuteur

je n'en doute pas.

40:58
Présentateur

On n'en doute pas ici. Bon, mais il y

41:00
Locuteur

a

41:00
Présentateur

un sondeur, là. Oui,

41:01
Locuteur

alors, il y a des éléments sur la popularité des planètes. Non, non, non.

41:05
Présentateur

Mais, bon, non, non, mais je sais qu'il

41:07
Locuteur

y a

41:07
Présentateur

un groupe de gens qui veulent pousser dans ce sens-là.

41:10
Locuteur

Bon,

41:11
Présentateur

il faut leur faire plaisir.

41:12
Locuteur

Bon,

41:13
Présentateur

et moi, je suis convaincu qu'ils ne croient pas une seconde cette histoire de complot. Bon, maintenant, je vous dis, comme je l

41:22
Locuteur

'ai

41:22
Présentateur

dit récemment sur une autre antenne, je n'ai aucune espèce de lien d'engagement. j'ai des relations avec Jean-Philippe Nidlod, qui sont des relations amicales, comme avec tous les élus de la majorité et même d'autres...

41:41
Locuteur

Vous étiez quand même plutôt enclin

41:44
Présentateur

à un moment donné à le défendre. Vous vous rappelez que vous avez tenu des propos plutôt affables et plutôt positifs sur Jean-Philippe Nidlod. Quand je vous interrogais à l'époque, je vous disais, mais Alfred-Marie Jeanne considère que ses attitudes de Jean-Philippe Nidlod sont des attitudes de défiance. Et lui, il va plus loin. Parce que, comme vous venez de le dire, il est enclin à aller plus loin. Il disait, c'est une trahison. Et vous, vous disiez, ah non, je ne vois pas de trahison de l'apport de Jean-Philippe

42:11
Locuteur

Nidlod. Mais non, mais

42:11
Présentateur

pas... Écoutez, moi, encore une fois, je dis ce que je pense. Oui, je ne suis pas en train d'essayer de construire quelque chose. Je dis ce que je pense. Moi, je n'avais pas le sentiment que quand j'entendais Jean-Philippe Nidlod, alors je ne

42:25
Locuteur

sais

42:25
Présentateur

pas ce qu'il fait en dehors des moments où je suis avec lui, mais chaque fois que j'ai été dans des réunions avec lui, chaque fois qu'on a échangé, il ne m'a jamais tenu des propos de quelqu'un qui voulait abattre son patron, etc. Bon, j'ai même trouvé qu'il était toujours dans une recherche d'accommodement. Et en sens inverse,

42:45
Locuteur

j

42:45
Présentateur

'ai eu des différends avec Jean-Philippe Nidlod,

42:49
Locuteur

vous le savez très bien. Il ne voulait pas que vous soyez la tête de la section mort. Il voulait que ce soit à zéro, appelez-vous. Il voulait absolument

42:54
Présentateur

imposer

42:55
Locuteur

à zéro. Qu'il n'est

42:55
Présentateur

soit à zéro, qu'il soit la tête de l'histoire. Il

42:58
Locuteur

n'a pas eu

42:59
Présentateur

des mots très tendres à votre égard.

43:00
Locuteur

À l'époque.

43:01
Présentateur

Mais vous avez fait la paix. Mais vous... Vous

43:03
Locuteur

avez fait la paix. Vous

43:04
Présentateur

savez, ce n'est pas parce que j'ai eu un différent avec quelqu'un que je vais traîner un problème éternellement. On ne peut pas avoir un différent avec vous

43:12
Locuteur

et

43:12
Présentateur

très aigu. Et puis, bon, les événements sont passés. Nous nous retrouvons pour faire autre chose. Je tourne la page. Ça ne veut pas dire que j'oublie. Mais je sais tourner des pages. Et en politique, surtout. Vous travaillez pour l'intérêt général. Donc, il faut savoir dépasser les problèmes personnels. Il faut mettre son orgueil de côté. Il faut mettre son égo de côté. Sinon, on ne peut pas servir un peuple. Ce n

43:41
Locuteur

'est

43:41
Présentateur

pas possible. Si vous êtes toujours sur votre égo, vous êtes en permanence devant des combats à mener, des rancunes à traîner, etc. J'estime qu'un responsable politique d'envergure, en tout cas, ne doit pas traîner de la rancune et du ressentiment. Ça ne veut pas dire qu'on est dans l'oubli.

44:06
Locuteur

Oui,

44:06
Présentateur

dans la

44:06
Locuteur

béatitude.

44:07
Présentateur

On

44:08
Locuteur

n'est pas dans un espèce de truc... Le temps file. Donc,

44:11
Présentateur

on va faire un bond de 8000 kilomètres et on va arriver à Paris et en France hexagonale, même s'il y a

44:21
Locuteur

la

44:21
Présentateur

présence de ces fameux gilets jaunes également en Martinique qui se mobilisent. Et je sais que Libéon Rajot brûle de vous poser une question sur cette actualité également brûlante. Vous n'avez pas enfilé de gilets

44:32
Locuteur

jaunes ? Non, non, non. Qu'est-ce que vous pensez

44:35
Présentateur

? Quelle analyse avez-vous, portez-vous, sur ce qui est en train de se passer au niveau national avec ce mouvement, on va dire, entre guillemets, de révolte populaire en France

44:46
Locuteur

? Pour

44:47
Présentateur

moi, si vous voulez, ce mouvement-là, c'est le symptôme d'une maladie.

44:52
Locuteur

Je

44:52
Présentateur

résonne en médecin, ça ne vous étonnera pas. Bon, je pense que la France est malade, profondément malade.

44:59
Locuteur

Sur

44:59
Présentateur

le plan de ces institutions, là aussi, sur la conception qu'ont les gens du pouvoir de la démocratie, on retrouve le même problème. Quel

45:08
Locuteur

est le nom de cette maladie ?

45:09
Présentateur

Je vous le dis, c'est le fait que nous sommes dans un pays dit démocratique, mais en même temps, quand vous regardez bien, regardez l'Assemblée nationale.

45:18
Locuteur

Quels

45:19
Présentateur

sont les pouvoirs du Parlement qui représentent le peuple

45:22
Locuteur

?

45:22
Présentateur

Bon, donc, on a ce problème. D'où, depuis des années, une défiance qui est allée en croissant des citoyens, de la plus grande masse des citoyens, à l'égard de ceux qui sont censés les représenter. Alors, beaucoup de gens ne votent même plus, et même ceux qui votent, bon, ils votent dans un sens à un moment donné, dans un autre sens, et ils finissent par ne plus croire à personne, ou alors, ils finissent par voter

45:46
Locuteur

aux

45:47
Présentateur

extrêmes, comme on dit. Bon, donc là, nous assistons à quoi

45:51
Locuteur

?

45:51
Présentateur

Au fait que vous avez une masse de citoyens qui, ne croyant plus qu'ils sont représentés,

45:59
Locuteur

ont

45:59
Présentateur

décidé de se représenter eux-mêmes.

46:02
Locuteur

Et

46:02
Présentateur

comme

46:03
Locuteur

vous

46:03
Présentateur

avez une société qui souffre d'une situation d'injustice extrêmement grave.

46:10
Locuteur

Et

46:10
Présentateur

ça, ce qui révolte le plus les êtres humains, c'est l'injustice, ce qui a toujours provoqué les révolutions.

46:16
Locuteur

Notamment la révolution

46:17
Présentateur

française. Mais bien entendu, toutes.

46:19
Locuteur

2009,

46:20
Présentateur

en Martinique. Comme 2009. Lorsque les gens se sentent de plus en plus en difficulté, mais qu'ils ont le sentiment que certaines catégories profitent de plus en plus, que l'écart s'élargit entre une minorité qui accumule de plus en plus et la très grande majorité qui s'appauvrit.

46:43
Locuteur

Et

46:44
Présentateur

lorsque l'appauvrissement ne touche pas uniquement les couches,

46:48
Locuteur

on

46:49
Présentateur

peut dire les plus pauvres, mais maintenant, y compris une partie des classes moyennes,

46:53
Locuteur

comme

46:53
Présentateur

je le disais il n

46:55
Locuteur

'y

46:55
Présentateur

a pas longtemps, c'est, au lieu de parler de l'ascension sociale, maintenant, il faut parler du décension sociale de plus en plus. De plus en plus. Qui voyez-vous en majorité ? Sauf que depuis quelques jours, là, on voit des jeunes qui... C'est l'inverse de mai 68 que j'ai bien connu. C'était la jeunesse qui était d'abord. Donc les retraités sont descendus dans la

47:18
Locuteur

rue et maintenant les jeunes... c

47:19
Présentateur

'est les retraités et les jeunes viennent après. Bon, en fait, vous avez énormément de gens qui sont inquiets, non pas pour eux-mêmes, même s'ils vivent difficilement, mais ils sont très inquiets de ce qui arrivera à leurs enfants

47:33
Locuteur

et

47:34
Présentateur

à leurs petits-enfants. C'est pour ça que vous voyez des grands-mères, des grands-pères qui sont sur des barrages et par conséquent, il y a eu un aveuglement et une surdité considérable d'une caste qui est au pouvoir. Et je crois que le... Vous savez, l'expression qu'avait le sociologue Bourdieu qui parlait qui

47:53
Locuteur

parlait

47:53
Présentateur

de la noblesse d'État, parlant de tous ces énarques, toute cette techno-structure qui, en fait, gouverne la France, celle qui tient Béressy en particulier, sont des gens qui sont dans une espèce de bulle et par conséquent,

48:08
Locuteur

ils

48:08
Présentateur

n'ont pas senti ce que tous ceux qui étaient à l'intérieur, les gens qui sont dans le peuple. Mais ça fait longtemps qu'ils sentent bien que la marmite est en train de

48:16
Locuteur

bouillir. C'est comme chez nous.

48:18
Présentateur

La marmite, elle boue également. On

48:20
Locuteur

va y venir. Pourquoi ? Je pense qu

48:22
Présentateur

'il y a beaucoup de gens qui sont dans le déni qui préfèrent ne pas voir. Voilà.

48:25
Locuteur

Pourquoi

48:25
Présentateur

ça ne prend pas

48:27
Locuteur

davantage en Martinique ? Parce que

48:29
Présentateur

2009 est passé

48:30
Locuteur

par en la et que ça a créé une

48:32
Présentateur

désillusion. C'est comme une éruption volcanique. Il

48:38
Locuteur

faut attendre la prochaine.

48:39
Présentateur

La lave s'accumule et puis vous ne savez pas le moment où tout d'un coup ça va exploser. Mais ça peut exploser demain comme dans un an, comme dans deux ans. personne ne sait. Mais il faut savoir qu'on est sous quelque chose. Ça je l'ai dit à tous les responsables de l'État.

48:55
Locuteur

Il

48:55
Présentateur

y a des gens qui m'ont interrogé il n

48:57
Locuteur

'y

48:57
Présentateur

a pas longtemps.

48:58
Locuteur

Quand vous étiez face au président de la République il n'y a pas très longtemps à la ville à Chanteclair vous lui avez dit. Non

49:03
Présentateur

pas à Chanteclair à la

49:04
Locuteur

présidente de la République. C'est sûr que c'est pas très loin.

49:08
Présentateur

Oui.

49:09
Locuteur

Vous lui avez dit

49:10
Présentateur

? Je le lui ai dit. Je

49:11
Locuteur

lui ai

49:11
Présentateur

dit.

49:13
Locuteur

Il

49:13
Présentateur

a apparu quand même. Bon, écoutez vous savez j'ai déjà eu quelques conversations avec lui. Il sait que

49:20
Locuteur

je

49:21
Présentateur

répète je ne suis jamais dans la démesure. Donc quand je dis

49:25
Locuteur

que

49:26
Présentateur

je suis inquiet

49:27
Locuteur

c

49:28
Présentateur

'est parce que il y a des raisons d

49:29
Locuteur

'inquiétude.

49:29
Présentateur

Puisqu'on vous tient quel regard vous portez puisque vous l'avez eu à quelques centimètres de vous quel regard vous portez sur le président de la République

49:39
Locuteur

? Un

49:41
Présentateur

homme qui est très brillant très intelligent et qui à mon avis

49:46
Locuteur

a une

49:48
Présentateur

vraie volonté de réformer le pays

49:52
Locuteur

mais

49:52
Présentateur

qui n

49:52
Locuteur

'a pas pris Vous le ressentez

49:54
Présentateur

sincère

49:54
Locuteur

dans

49:55
Présentateur

cette volonté de réformer ? Oui,

49:58
Locuteur

de

49:58
Présentateur

réformer mais pas forcément dans le sens que moi je souhaiterais. D'accord. Bon, il faut des réformes je ne suis pas pour que...

50:09
Locuteur

Est-ce qu'il a raison quand il dit que la France

50:11
Présentateur

est irréformable

50:12
Locuteur

? C

50:12
Présentateur

'est vrai que c'est un pays qui est dans l'ensemble assez opposé aux réformes. C'est vrai. Bon, cela étant il ne faut pas reprocher au pays de refuser n'importe quelle réforme. Bon, il est clair que lui

50:27
Locuteur

il

50:27
Présentateur

n'a pas senti ce qui se passait depuis des années. Mais

50:31
Locuteur

qui l'a senti ? Pas

50:31
Présentateur

depuis qu'il est là.

50:32
Locuteur

Mais qui l'a senti

50:33
Présentateur

? Vous savez, ce qui est triste à dire c'est que mes propres amis socialistes ça est très bien. Ça est très bien qu'à la fin de l'ère Hollande j'avais pris mes distances et de plus en plus moi je n'ai pas je n'ai pas admis le fameux tournant le tournant libéral venant de socialistes. Oui,

50:53
Locuteur

qui avait promis de combattre la finance notamment. Il

50:55
Présentateur

y a quand même il y a quand même des économistes que de temps en temps on pourrait écouter. Vous savez quand même des prix Nobel comme Stiglitz par exemple ou Paul Kugman qui rappelle en permanence quoi ? Qu'on ne doit pas faire de politique d'austérité quand on n'est pas dans une période d'expansion.

51:13
Locuteur

Parce

51:13
Présentateur

que Kénis n'a jamais dit qu'il faut pas qu'il faut toujours être dans la demande qu'il ne faut jamais faire de politique de rigueur quelquefois. Mais il dit on ne peut faire ça que lorsqu'on est en période d'expansion. quand vous êtes dans une période atone ou une période où on est dans une activité qui est en ralentissement si vous faites une politique d'austérité vous créez automatiquement une augmentation du chômage et vous êtes dans une espèce de cercle vicieux qui va dans le sens de

51:50
Locuteur

la récent. Et vous savez

51:51
Présentateur

qu'il

51:51
Locuteur

y a

51:51
Présentateur

quelques années

51:52
Locuteur

des

51:53
Présentateur

experts du FMI ont fait une étude sur plus de 172

51:58
Locuteur

pays

51:58
Présentateur

ils ont étudié les effets de politique d'austérité sur un tas de pays dans un sur différents différents continents et ils ont publié cette étude là et on a l'impression que les que les chefs d'état ils ne lisent pas ces choses là pourtant c'est quand même important.

52:17
Locuteur

Alors venons-en à la mort. Non mais ils

52:19
Présentateur

ont démontré que dans tous les cas même si quelquefois vous avez une amélioration dans un premier temps vous aboutissez à des catastrophes donc tout ça pour vous dire que la France aujourd'hui je ne suis pas étonné de voir cette fureur des gens et on a mis du temps et il y a en plus je tiens à le dire vous voyez on a voulu c'est le peuple lui-même qui a cru que le problème c'était de mettre des nouveaux

52:46
Locuteur

de

52:46
Présentateur

mettre

52:46
Locuteur

des jeunes oui

52:47
Présentateur

des jeunes en politique ou des jeunes en âge et les gens pensaient qu'il suffisait de faire ça alors

52:53
Locuteur

ça

52:54
Présentateur

peut être une bonne chose sauf que il faut un minimum de gens d'expérience aussi et je me rends compte en ce moment quand j'écoute les débats parlementaires je compare par rapport à ce que j'ai connu mais je vois une baisse de niveau incroyable les gens évidemment ils n'ont pas l'habitude donc ils sont beaucoup plus dominés par l'exécutif qu'à l'époque que j'ai connu où on arrivait à résister moi je me rappelle des tas d'amendements qu'on faisait passer contre la vie

53:21
Locuteur

du gouvernement globalement vous trouvez que le niveau n'est

53:23
Présentateur

pas par la hauteur

53:24
Locuteur

c'est le cas de le dire

53:25
Présentateur

je ne parle pas du niveau intellect je parle du niveau de résistance face

53:30
Locuteur

au pouvoir

53:31
Présentateur

il faut de l'expérience politique et il en faut aussi au chef de l'État alors là aussi j'ai l'impression à certains moments qu'il dans sa stratégie devant certaines difficultés qu'il ne sait pas trop comment faire on voit bien qu'il a du mal à mener une stratégie il y a des tas d'élus peut-être moins brillants intellectuellement qui n'auraient pas commis autant d'erreurs en si peu de temps est

53:57
Locuteur

-ce qu'il est dans sa

53:57
Présentateur

but selon vous déconnecté de certaines réalités notamment celles affectant les plus les plus précarisés

54:04
Locuteur

les plus pauvres etc je

54:05
Présentateur

pense qu'il a sous-estimé cela et qu'autour de lui pareil il a des gens qui vont sous-estimer

54:12
Locuteur

vous

54:12
Présentateur

comprenez

54:13
Locuteur

qu'on

54:13
Présentateur

le qualifie

54:14
Locuteur

de

54:15
Présentateur

manière très régulière comme le président des riches voire des très riches comme dirait François Hollande bon ça c'est du slogan enfin il y

54:23
Locuteur

a

54:23
Présentateur

quand même un fondement au

54:24
Locuteur

slogan c

54:24
Présentateur

'est pas juste

54:25
Locuteur

du marketing politique ce

54:27
Présentateur

n'est pas en tout cas ce n'est pas un représentant des classes populaires du

54:33
Locuteur

prolétariat c'est

54:33
Présentateur

évident alors je ne

54:34
Locuteur

vais

54:34
Présentateur

pas dire qu'il travaille systématiquement pour les riches j'aime bien encore une fois mettre de la mesure dans

54:39
Locuteur

les choses

54:40
Présentateur

mais je ne suis pas d'accord mais ça je le lui ai dit pendant que beaucoup y compris qui ne sont officiellement pas d'accord avec lui le

54:50
Locuteur

complimenteur

54:50
Présentateur

le complimenteur à Paris moi vous

54:54
Locuteur

avez des

54:55
Présentateur

noms par exemple non non je ne

54:56
Locuteur

vous

54:56
Présentateur

donnerai aucun nom mais

54:57
Locuteur

j'ai remarqué ça il faut qu'on soit fidèle à son intitulé non non

55:01
Présentateur

mais non parce que il ne faut pas non plus mettre des gens en cause quand ils ne sont pas capables de se défendre mais enfin je vous dis en tout cas moi ce que je fais j'ai eu l'occasion de discuter avec lui d'autant qu'il sait les relations que

55:15
Locuteur

j

55:15
Présentateur

'avais avec Michel Rocard

55:16
Locuteur

et

55:17
Présentateur

qu'il m'a dit vous savez au moment en fin de sa campagne il m'a dit vous ne pouvez pas être absent de l'arrivée de la deuxième gauche au pouvoir parce que je connais les relations que vous avez avec Michel Rocard etc et je lui ai répondu oui mais précisément parce que j'ai eu des relations avec Michel Rocard jusqu'à la fin vous savez qu

55:37
Locuteur

'il

55:37
Présentateur

n'était pas d'accord avec vous sur un certain nombre de points

55:41
Locuteur

je

55:42
Présentateur

le lui ai dit

55:42
Locuteur

et

55:43
Présentateur

là il ne vous a pas répondu pas du problème non non non il m'a dit qu'on allait en discuter mais donc vous voyez je lui ai dit franchement parce que il vaut mieux dire aux gens ce que vous pensez Claudie parlons de notre pays oui on parle de difficultés économiques

56:01
Locuteur

tout

56:02
Présentateur

quasiment tous les clignotants sont au rouge et vous le savez même si cette année enfin l'année 2018 oui oui

56:11
Locuteur

mais moi je parle je parle des clignotants je parle

56:15
Présentateur

des clignotants je parle

56:15
Locuteur

des clignotants

56:15
Présentateur

sociaux je parle des clignotants sociaux parce que vous les avez évoqués je ne fais que rebondir oui vous dites

56:22
Locuteur

c

56:23
Présentateur

'est en train de bouillir et ça va probablement exploser à nouveau on ne sait pas quand on ne

56:27
Locuteur

sait

56:27
Présentateur

pas quand mais qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous élu politique parce qu'il faut quand même rappeler que vous le peuple vous a confié une mission qu'est-ce que vous faites pour éviter que ça explose

56:38
Locuteur

non

56:39
Présentateur

mais nous mettons en

56:42
Locuteur

place nous

56:44
Présentateur

mettons en oeuvre un programme qui est un programme qui

56:48
Locuteur

est

56:49
Présentateur

censé répondre aux attentes bon seulement la baisse des moyens a fait que le choc

56:55
Locuteur

le

56:56
Présentateur

choc d'investissement que nous avions prévu dans notre programme vous vous rappelez il y avait un grand choc d'investissement

57:00
Locuteur

il y avait 400 millions d'euros qui devaient être empruntés 450

57:03
Présentateur

même et avec un grotte en point etc or bon nous sommes devant devant des difficultés léguées

57:12
Locuteur

par

57:12
Présentateur

les prédécesseurs même si on peut débattre sur le

57:17
Locuteur

niveau c'est toujours aussi

57:18
Présentateur

long cet

57:19
Locuteur

héritage oui parce que bon

57:20
Présentateur

autant on peut débattre du déficit bon jusqu'à présent personne ne sait exactement chiffre précis il

57:29
Locuteur

y

57:29
Présentateur

a débat mais en tout cas il y a des choses il y

57:32
Locuteur

a

57:32
Présentateur

des choses sur lesquelles on ne peut pas discuter il y a eu plus de 50 millions de factures impayées ce

57:39
Locuteur

n'est

57:39
Présentateur

pas des sommes minces il y a des engagements ou plus de 2 milliards en 3 des engagements en ce qu'on appelle autorisation de programme autorisation d'engagement des engagements à long terme qui nous contraignent même si on est obligé d'en annuler certains on ne peut pas tout annuler et il y a eu quand même un encours aussi l'encours de dettes bancaires qui est quand même conséquent donc il y a ça mais il y a aussi le fait que depuis depuis on peut dire 3-4 ans

58:11
Locuteur

au

58:12
Présentateur

fur et à mesure l

58:13
Locuteur

'effort 2014

58:14
Présentateur

oui l'effort global de l'état

58:16
Locuteur

a

58:17
Présentateur

diminué il a diminué là de l'effort global

58:20
Locuteur

c

58:21
Présentateur

'est-à

58:21
Locuteur

-dire

58:21
Présentateur

de tous les ministères le ministère de l'outre-mer c'est à peine 11% de l'effort l'effort global a diminué 2 milliards quand même 1 milliard d'euros pour l'outre-mer pour l'ensemble de l'outre-mer et c'est pratiquement 400 millions d'euros de moins que nous avons au niveau du ministère de l'outre-mer sur la même période donc il y a déjà ces éléments-là qui vont qui vont qui vont nous contraindre qui vont peser et puis il y a toutes les mesures

58:51
Locuteur

qui

58:52
Présentateur

sont prises comme par exemple le fait que les dépenses d'investissement aujourd'hui elles sont quand même forcément limitées limitées par l'état notamment oui plus exactement c'est l'emploi destiné à l'investissement qui est limité puisqu

59:10
Locuteur

'ils

59:11
Présentateur

veulent que tout le monde converge vers au maximum 9 années de capacité de désendettement ça y

59:18
Locuteur

est

59:18
Présentateur

là le temps qu'il vous faut en arrêtant toute nouvelle dette pour pouvoir vous désendetter bon moi j'avais laissé le conseil général en 2011 avec 8,8

59:29
Locuteur

bon ce

59:32
Présentateur

qui nous critique maintenant qui voudrait qu'on en prenne davantage ils avaient réduit l'investissement je veux quand même rappeler ça parce qu'il faut en donner à tout le monde ils ont réduit à 6 mais en asséchant pendant leurs 4 ans et demi au conseil général bon et puis maintenant ils voudraient qu

59:51
Locuteur

'on

59:51
Présentateur

fasse l'inverse mais maintenant vous voyez j'avais ce débat avec eux maintenant je l'ai avec mes amis personnellement j'estime que nous devrions résister la collectivité unique

1:00:01
Locuteur

elle

1:00:02
Présentateur

est justement unique en son genre et

1:00:05
Locuteur

par conséquent

1:00:07
Présentateur

on devrait refuser d'entrer dans le lot des collectivités classiques et négocier qu'on ne nous applique pas cet élément là en tout cas qu'on nous donne du temps pour arriver au 9 nous sommes à 10 à l'heure actuelle à 10 bon mais or c'est une divergence que j'ai avec le président du conseil exécutif lui il considère et beaucoup d'élus avec lui qu'il faut il faut rentrer c'est un peu comme la France par rapport aux critères de Maastricht c'est le même débat donc il faut qu'on applique il y

1:00:38
Locuteur

a

1:00:38
Présentateur

des moments où il faut se rebeller ça m'a refusé vous appelez Alfred-Marie Jeanne à la rébellion bien entendu j'estime que sur ça nous devrions nous rebeller c

1:00:49
Locuteur

'est encore vous parliez vous parliez des points de divergence c'est un

1:00:55
Présentateur

nouveau point de divergence celui

1:00:56
Locuteur

-là

1:00:57
Présentateur

ça touche à la politique économique parce que le budget que vous allez voter monsieur le président de l'Assemblée il est en réduction

1:01:03
Locuteur

mais

1:01:04
Présentateur

oui il est en réduction mais je vous dis mécaniquement puisqu'on nous impose des choses

1:01:08
Locuteur

alors que

1:01:09
Présentateur

vous vous êtes plutôt favorable à la dépense non

1:01:12
Locuteur

mais

1:01:12
Présentateur

pas à la dépense à

1:01:14
Locuteur

tout va

1:01:14
Présentateur

mais pas à la dépense à tout va mais quand

1:01:16
Locuteur

vous êtes en tout cas à l

1:01:18
Présentateur

'augmentation des

1:01:19
Locuteur

investissements vous m'avez posé la

1:01:20
Présentateur

question et beaucoup de gens me posent la question mais vous qu'est-ce que vous faites vous élu je suis obligé de le redire premièrement c'est quand même pas nous

1:01:27
Locuteur

qui

1:01:28
Présentateur

avons tout le pouvoir d'agir économiquement bon il y a le privé il y a l'état bon l'état réduit non seulement l'état réduit sa part d'investissement mais l'état réduit ses dotations et l'état nous donne des règles qui nous amènent à nous replier sur moins d'investissement mais je dis que là sur quelque chose où on nous dit pour l'année prochaine il faut que vous réduisiez votre endettement pour être à neuf années

1:01:59
Locuteur

de

1:02:00
Présentateur

capacité de désendettement

1:02:02
Locuteur

on

1:02:03
Présentateur

est à dix

1:02:05
Locuteur

peut

1:02:05
Présentateur

quand même nous donner

1:02:07
Locuteur

deux

1:02:07
Présentateur

ou trois années dans une situation qui est gravissime nous avons des spécificités je pense qu'il

1:02:12
Locuteur

y a

1:02:12
Présentateur

une lutte à mener là-dessus alors j

1:02:14
Locuteur

'entends par quelles

1:02:16
Présentateur

attitudes ou quelles propositions cette rébellion doit passer attendez de la

1:02:20
Locuteur

même manière je

1:02:21
Présentateur

vois qu'on négocie pour obtenir qu'on prolonge un petit peu la durée concernant les dates les dates limites de consommation des fonds européens

1:02:35
Locuteur

on

1:02:36
Présentateur

négocie là-dessus oui parce que c'est pas brillant on s'en sort mais on négocie quand même pour avoir un petit chouïa bon sur le plan date on négocie en demandant cette fameuse dotation d'amorçage ce que l'ancien président du conseil régional appelait une dotation d'amorçage à l'époque beaucoup de gens avaient critiqué ça mais moi bon

1:02:57
Locuteur

tout

1:02:58
Présentateur

ce qu'on peut obtenir de l'état il ne

1:03:00
Locuteur

faut

1:03:00
Présentateur

pas le critiquer les guyanais l'ont obtenu

1:03:03
Locuteur

c'est quoi une

1:03:04
Présentateur

dotation d

1:03:04
Locuteur

'amorçage et c

1:03:05
Présentateur

'est pour quoi faire on l'a donné à la guyane en disant c'est une nouvelle collectivité donc

1:03:10
Locuteur

on lui donne la

1:03:11
Présentateur

lancer donc nous c'est pareil une nouvelle collectivité

1:03:14
Locuteur

bon

1:03:14
Présentateur

on ne nous a pas donné de dotation d'amorçage

1:03:17
Locuteur

je

1:03:18
Présentateur

pense qu'on pourrait nous nous permettre

1:03:22
Locuteur

puisque

1:03:22
Présentateur

ça c'est pas c'est pas une loi c'est pas une loi de l'économie qui tombe du ciel c'est un règlement que la France a décidé pour qu

1:03:30
Locuteur

'on

1:03:30
Présentateur

traîne les collectivités à faire des économies nous sommes dans une situation qui est tellement grave qu'on devrait nous permettre de rester à 10 pendant 2-3 ans et ça veut dire qu'à ce moment là au lieu de prévoir un emprunt de seulement 50 millions

1:03:45
Locuteur

50

1:03:45
Présentateur

millions c'est ce que je faisais en emprunt dans les années 2000 2007 2008 etc c

1:03:51
Locuteur

'est le

1:03:52
Présentateur

chiffre

1:03:52
Locuteur

d

1:03:52
Présentateur

'affaires

1:03:52
Locuteur

d'un

1:03:53
Présentateur

petit supermarché mais oui nous aurions pu faire quelque chose de plus important et un investissement automatiquement c'est de l'équipement c

1:04:05
Locuteur

'est un petit coup d'accélérateur etc

1:04:06
Présentateur

par conséquent je pense mais ça c'est un point de vue je dis pas que j'ai raison à 100% mais en tout cas c'est mon point de vue ce qui est embêtant c'est que je n'ai pas d'interlocuteur pour discuter personne ne discute de ça on considère qu'il y a une ligne et le seul fait de dire qu'on pense autrement c'est qu

1:04:25
Locuteur

'on est mais vous avez un soutien vous

1:04:26
Présentateur

avez un soutien de poids le premier vice-président de l'assemblée Yann Monplaisir qui était notre invité la semaine dernière tient plus ou moins ce discours

1:04:34
Locuteur

un

1:04:35
Présentateur

discours similaire

1:04:35
Locuteur

il

1:04:36
Présentateur

pourrait s'il ne l'a déjà fait je

1:04:39
Locuteur

l'ai entendu quelques fois enfin cette cause

1:04:40
Présentateur

là mais il faudrait qu'il laisse cette position là constamment et dans les réunions

1:04:46
Locuteur

internes permettez-moi de

1:04:47
Présentateur

vous demander je sais que c'est pas très politiquement correct mais bon comme vous

1:04:51
Locuteur

êtes dans une émission

1:04:53
Présentateur

politiquement incorrect moi j'ai envie de vous demander et beaucoup de gens ont envie de vous demander mais qu'est-ce que vous faites encore là

1:04:58
Locuteur

qu

1:04:59
Présentateur

'est-ce que je fais dans cette guerre

1:05:00
Locuteur

jusqu'à quand qu'est-ce que vous faites encore là est-ce que

1:05:03
Présentateur

ça a du sens

1:05:04
Locuteur

à cette veille de 2019 jusqu'à quand vous

1:05:07
Présentateur

le faites à

1:05:08
Locuteur

clarifier à clarifier votre position c'est ce que je fais là

1:05:11
Présentateur

je clarifie et je clarifie je n'ai plus tellement d'espoir de voir les choses se transformer dans les

1:05:22
Locuteur

temps qui viennent là je

1:05:23
Présentateur

parle dans l'immédiat mais quand je clarifie

1:05:27
Locuteur

j

1:05:28
Présentateur

'espère que ça va porter pour la mandature suivante

1:05:31
Locuteur

ah d'accord vous êtes déjà dans l'avenir à 2021

1:05:34
Présentateur

mais oui parce que mais non mais ces choses là il faut oui c'est vrai que ça arrive mais

1:05:39
Locuteur

non

1:05:39
Présentateur

mais attendez si les élus ne changent pas si l'état ne veut rien faire il reste quoi

1:05:46
Locuteur

ceux

1:05:46
Présentateur

qui normalement sont les détenteurs du pouvoir le pouvoir il est au peuple

1:05:51
Locuteur

c

1:05:51
Présentateur

'est pas la parole seulement qui est au peuple c'est

1:05:53
Locuteur

le pouvoir il faut donner au peuple

1:05:55
Présentateur

si Alfred-Marie Jeanne est réélu en 2021 il

1:05:58
Locuteur

a dit très tôt qu'il voulait être candidat

1:05:59
Présentateur

mais non mais peu importe attendez peu importe celui et ceux peu

1:06:04
Locuteur

importe en l'occurrence non non

1:06:05
Présentateur

non je vous dis peu importe les gens qui seront élus ce qui importe c'est qu'ils soient élus avec un mandat donné par le peuple il

1:06:14
Locuteur

faut que les citoyens

1:06:15
Présentateur

il faut qu'au cours de la campagne mais pour que les citoyens puissent se prononcer il faut qu'ils comprennent le débat actuel

1:06:23
Locuteur

il

1:06:24
Présentateur

faut qu'ils le comprennent or peu de gens leur parlent sérieusement de ce qui se passe je sais bien que c'est un peu compliqué mais il faut qu'on ait le courage de mettre les choses sur le tapis sans agressivité moi je mets les choses sur le tapis mais je ne crée

1:06:40
Locuteur

aucun

1:06:40
Présentateur

problème à l'intérieur susceptible de gêner vous voyez j'aurais pu faire la grève du zèle c'est moi qui signe les délibérations ah oui les délibérations de finir et je n'ai pas de moyens humains

1:06:53
Locuteur

j

1:06:53
Présentateur

'ai en tout et pour tout deux cas de ah je ne

1:06:55
Locuteur

sais

1:06:55
Présentateur

pas si vous vous rendez compte mon équivalent à l'harmonie il y en a 25 en Corse ils vous ont quand même donné des stylos pour signer tout ça bon donc

1:07:05
Locuteur

le lis faisons un peu d'humour vous avez quand même des

1:07:08
Présentateur

stylos mais bon j'ai quand même j'ai quand même le minimum ah bon on a eu très peur non mais ma signature m'engage je pourrais très bien vous savez ne pas faire ce que je fais en ce moment c'est

1:07:22
Locuteur

à

1:07:22
Présentateur

dire passer des heures et des heures à faire du travail administratif bon mais j'ai l'expérience avec ma directrice de cabinet et une autre cadre je dis j'ai deux cadres qui travaillent avec moi sur ça

1:07:36
Locuteur

alors

1:07:36
Présentateur

qu'on a des tas de gens qui ne sont pas surchargés et c'est un effet

1:07:42
Locuteur

un

1:07:43
Présentateur

euphémisme non

1:07:44
Locuteur

vous n'allez pas donner cet effet qui ne sont

1:07:47
Présentateur

pas surchargés de travail vous

1:07:49
Locuteur

aussi vous donnez de la je

1:07:51
Présentateur

pense je pense qu'il y a beaucoup de gens qui seraient intéressés à venir donner un coup de main à l'assemblée vous pourriez lancer un appel non

1:07:58
Locuteur

j'ai pas besoin d'appel

1:07:59
Présentateur

pas besoin d'appel tout naturellement on pourrait trouver du monde bon tout que moi ce que ce que je veux que vous compreniez c'est que je ne veux rien faire qui puisse venir ajouter des problèmes à une situation qui est déjà grave mais

1:08:16
Locuteur

vous n'avez j'en avais compris

1:08:17
Présentateur

que vous n'avez aucun espoir non je en gardant une situation actuelle ça a pu changer non mais ça a

1:08:24
Locuteur

pu changer mais

1:08:24
Présentateur

on n'est pas non si vous voulez si on devait aller dans la catastrophe à ce moment là bon ben

1:08:30
Locuteur

tant

1:08:31
Présentateur

qu'on est dans une situation on applique le programme ça pourrait être mieux

1:08:34
Locuteur

je

1:08:35
Présentateur

considère que ça pourrait être mieux

1:08:36
Locuteur

mais pendant ce temps là il y a des gens mais je ne suis pas attendez

1:08:41
Présentateur

mais ça ne dépend pas que de nous oui

1:08:43
Locuteur

bien sûr

1:08:44
Présentateur

que ça ne dépend pas que de nous bon j'ai dit que nous pourrions nous pourrions faire mieux et si on peut faire mieux il faut mieux le faire mais même si nous faisions mieux si l'état ne change pas radicalement de politique s'il ne comprend pas qu'il y a une sorte de grand plan c'est pas pour nous c'est pour tout l'outre-mer alors ils en parlent toujours et puis finalement ça se termine toujours depuis la loi d'orientation qui avait quand même donné un grand boum tout à

1:09:11
Locuteur

fait

1:09:11
Présentateur

après il y avait eu aussi un deuxième texte qui avait aussi donné donné un petit peu de souffle c'était l'allopome c'était l'allopome mais depuis ça il n

1:09:23
Locuteur

'y

1:09:23
Présentateur

a rien donc les assises on parle on raconte beaucoup d'histoires mais enfin qu'est-ce que vous voyez en concret mais encore une fois les critiques que j'ai sur le fonctionnement ne signifie pas que je suis d'accord avec les adversaires qui disent que nous mettons la Marotique à l'arrêt d

1:09:41
Locuteur

'abord

1:09:41
Présentateur

elle n'est pas à l'arrêt elle est en difficulté mais elle est en difficulté depuis plusieurs années tous les problèmes qu'on a ne sont pas de maintenant c'est comme les problèmes au niveau du gouvernement ne sont pas de maintenant mais c'est pas parce que vous dites ça que vous ne devez pas essayer de faire mieux moi je pense qu'on pourrait améliorer les choses au moins il faudrait en débattre mais malheureusement nous sommes dans une situation c'est ma critique finale là dessus où nous ne débattons pas politique au sens noble du terme on ne se réunit pas pour dire bon

1:10:12
Locuteur

nous

1:10:13
Présentateur

nous étions engagés sur un programme il y a des difficultés qu'est-ce qu'on réfléchit qu'est-ce qu'on fait des orientations budgétaires à mon époque

1:10:21
Locuteur

c

1:10:21
Présentateur

'était plusieurs mois avant les orientations que je demandais au service

1:10:26
Locuteur

de

1:10:27
Présentateur

faire remonter des choses et aux commissions de faire remonter des choses

1:10:30
Locuteur

et je

1:10:31
Présentateur

marchais comme je dis sur deux pieds et ensuite on faisait des arbitrages

1:10:35
Locuteur

en

1:10:36
Présentateur

commission permanente où l'opposition est présente

1:10:39
Locuteur

on

1:10:40
Présentateur

faisait au moins deux écrémages et in fine je faisais quelques derniers arbitrages en tant que président mais donc c'était une procédure qui partait du bas et ça durait plusieurs mois et nous avions un document d'orientation budgétaire rappelez-vous si vous en avez gardé il était comme ça aujourd'hui on a un petit fascicule

1:10:57
Locuteur

ce

1:10:57
Présentateur

sont quelques grandes idées de grandes orientations mais ça a été concocté par le sommet c'est-à-dire que le sommet

1:11:05
Locuteur

on

1:11:05
Présentateur

pensait à quelque chose c'est pas mauvais ce qu'ils ont dit je suis d'accord mais ça n'est pas fouillé nous aurions pu l'enrichir et quand ça arrive 12 jours avant qu'est-ce que vous avez le temps de faire dessus vous comprenez donc c'est je plaide pour une autre manière de fonctionner qui corresponde d'ailleurs à un fonctionnement démocratique et c'est pas pour maintenant

1:11:26
Locuteur

seulement

1:11:26
Présentateur

c'est pour plus tard après ce mélange à la fois de désillusion et d'appel au changement et à de meilleurs lendemains je pense que la pause culturelle est plus

1:11:37
Locuteur

que jamais

1:11:38
Présentateur

nécessaire

1:11:38
Locuteur

donc

1:11:39
Présentateur

messieurs comme vous êtes venus avec à peu près

1:11:41
Locuteur

ça va

1:11:41
Présentateur

nous rendre plus optimistes oui espérons-le comme vous êtes venus à peu près avec 78 CD CD et livres je vais me permettre de commencer très rapidement je n'en ai que deux on m'avait dit d'amener des oui et vous vous êtes un homme de parole vraiment alors très rapidement il s'agit de l'ouvrage d

1:11:59
Locuteur

'un

1:12:00
Présentateur

homme que les martiniquais singulièrement il faut y aller connaître un peu parce qu'il est très récemment venu en en martinique il était sous je crois qu

1:12:10
Locuteur

'on

1:12:10
Présentateur

ne dit plus le grand carbet maintenant c'est le le parc aimé Césaire en tout cas on va dire sous le grand carbet ah

1:12:15
Locuteur

la

1:12:17
Présentateur

dénomination n

1:12:17
Locuteur

'a

1:12:17
Présentateur

pas changé j'hésitais en tout cas il était sous le grand carbet il y a quelques semaines c'est le journaliste et écrivain afro-américain Taney Hazy Coates qui est un journaliste très célèbre qui a obtenu l'équivalent du prix Pulitzer il y a quelques années et cet ouvrage s'appelle je crois qu'il apparaît

1:12:36
Locuteur

une

1:12:37
Présentateur

colère noire lettre à mon fils

1:12:41
Locuteur

dans

1:12:41
Présentateur

lequel Taney Hazy Coates parle de la notamment d'ailleurs il le dit que les Etats-Unis s'inscrivent dans une triste tradition qui est celle de la destruction je cite des corps noirs

1:12:54
Locuteur

et

1:12:54
Présentateur

l'actualité singulièrement ces derniers mois depuis l'année dernière avec cette multiplication de bavures policières qui n'en sont pas qui sont clairement des crimes voient parfois de froids assassinats donc c'est vraiment un livre à lire et voilà une plume très acérée très lucide quel

1:13:15
Locuteur

que soit les j'avais

1:13:16
Présentateur

l'intention de l'acheter parce que j'ai lu un article effectivement et ça me paraît intéressant

1:13:21
Locuteur

donc

1:13:21
Présentateur

là vous

1:13:21
Locuteur

ne pouvez

1:13:22
Présentateur

pas résister

1:13:23
Locuteur

ah non et puis moi

1:13:25
Présentateur

quelle belle réponse à ceux qui pensaient que la négritude s'était dépassée absolument

1:13:29
Locuteur

après

1:13:29
Présentateur

quand on disait assez d'ailleurs que la négritude est dépassée ils disaient citez-moi des lieux où le problème noir n

1:13:38
Locuteur

'existe plus

1:13:39
Présentateur

il

1:13:39
Locuteur

est résolu on n'en parle

1:13:40
Présentateur

plus même à Cuba le problème noir ça a été la chose la plus douloureuse pour moi je n'y croyais pas au début quand j'allais à Cuba et puis c'est mon j'ai fini par être convaincu que le racisme existait que le et bien vous voyez malgré la révolution et la négrophobie malgré la révolution et bien il y a un problème noir qui n'est pas résolu alors il n

1:14:02
Locuteur

'est

1:14:02
Présentateur

pas au niveau de c'est pas la même chose oui bien sûr mais enfin je veux dire car quand même après une révolution comme la révolution cubaine on aurait pu penser que mon ami Carlos Maud me parlait souvent de ce problème là et au début j'avais des discussions à l'époque il y a des périodes où on refuse vous étiez

1:14:20
Locuteur

dans le déni oui

1:14:21
Présentateur

on est dans le déni c'est pas possible c'est pas possible ça peut pas être et puis un beau jour en allant en mettant mon nez là où il fallait il faut savoir reconnaître ces erreurs

1:14:32
Locuteur

alors

1:14:33
Présentateur

deuxième ouvrage qui sont en fait c'est un ouvrage qui correspond à un colloque qui a eu lieu l'année dernière je crois un colloque co-organisé par notamment le professeur de psychiatrie le psychiatre martiniquais Aimé Charles Nicolas et c'est ce qu'on appelle les actes du colloque en fait c'est à dire les contributions des différents des différents conférenciers et ce livre enfin ce livre exactement le même donc le colloque c'est à dire l'esclavage quel impact sur la psychologie des populations et ça c'est en parfaite connexion avec ce que vous disiez à l'instant sur la négritude je pense que ce livre avec d'autres constitue une réponse éloquente à tous ceux qui voudraient faire de cette abomination séculaire qui a été l'esclavage quelque chose du passé enfermé dans le passé et dont il ne

1:15:23
Locuteur

faut

1:15:23
Présentateur

absolument plus reparler ou se pencher et c'est vraiment un ouvrage très intéressant avec des travaux

1:15:30
Locuteur

non

1:15:30
Présentateur

seulement d'anthropologues et de psychologues etc de psychiatres et d'historiens mais aussi de généticiens

1:15:36
Locuteur

qui

1:15:37
Présentateur

traduisent l'impact sur les corps

1:15:38
Locuteur

sur les esprits

1:15:40
Présentateur

et cet impact

1:15:41
Locuteur

se transmettent de génération en génération

1:15:43
Présentateur

le plus nouveau c'est la prise de conscience que les choses qui se passent un très longtemps finissent par laisser des traces transmissibles voilà c

1:15:59
Locuteur

'est la qui

1:15:59
Présentateur

qui passe dans l'idée la culture qui passe dans la nature ça reste quand même très controversé il y a beaucoup d'interrogations mais

1:16:08
Locuteur

c'est une piste mais

1:16:10
Présentateur

c'est pas mais on se rend compte qu'il y a peut-être quand même du vrai donc j'en ai du vrai mais je pense aussi bon pour garder mes marottes je vous

1:16:20
Locuteur

l'ai

1:16:20
Présentateur

dit au début que dans les séquelles il y

1:16:22
Locuteur

a

1:16:22
Présentateur

des séquelles dans la manière anti-démocratique les manières de mener la politique il

1:16:27
Locuteur

y a des études vous avez vous avez trois heures monsieur une

1:16:30
Présentateur

étude sur la pathologie du pouvoir en milieu tropical je suis sûr vous

1:16:34
Locuteur

avez les coordonnées de Bécharle-Écola

1:16:37
Présentateur

bon alors moi je parce qu'il nous faut laisser notre invité terminer avec l'ensemble de ces

1:16:44
Locuteur

présentations je vais aller

1:16:45
Présentateur

vite je vais aller vite je ne vais pas faire dans la nouveauté j'aimerais rappeler à notre peuple qu'on a eu un génie qui s'appelait Eugène Mona et pour ces fêtes leur dire qu'il faut retourner à l'essentiel

1:17:02
Locuteur

pour

1:17:03
Présentateur

une partie d'entre nous ce fameux album témoignage d'Eugène Mona bon je ne vais pas vous faire écouter mais c'est exceptionnel donc voilà j'ai fait ma Béat et puis je sais que vous êtes très proche d'Eugène Mona je l'ai très bien connu je l'ai même soigné pendant plusieurs années à l'époque où je vous

1:17:24
Locuteur

exerçais

1:17:25
Présentateur

on a été très proche et savez-vous qu

1:17:28
Locuteur

'il

1:17:28
Présentateur

m'a même écrit deux deux morceaux ah

1:17:33
Locuteur

oui ah oui oui pour

1:17:34
Présentateur

vous vous ne connaissez pas ce ce qu'il a intitulé l'ISO l'ISO quand

1:17:40
Locuteur

vous entendez l

1:17:41
Présentateur

'ISO c'est moi ah bah du coup il parle des javelots dont il fallait que je me préserve

1:17:47
Locuteur

oui

1:17:47
Présentateur

puisque vous avez été victime de l'ancée

1:17:50
Locuteur

de pierre au marido ah

1:17:51
Présentateur

non non mais il pensait

1:17:52
Locuteur

c'était bien après oui c'est bien après un

1:17:55
Présentateur

visionnaire c

1:17:56
Locuteur

'est très

1:17:57
Présentateur

très visionnaire très rapidement je vous recommande le dernier album de Mario Canange avec son complice de toujours Michel Zénino alors Michel Zénino est marseillais donc je rappelle que Mario Canange pour ceux qui ne le connaissent pas est martiniquais et pianiste donc pendant dix ans Zénino et Canange ont écumé entre guillemets les clubs de jazz ils ont décidé de faire un album excellent en vidéo très rapidement alors ça c'est pour nous les révolutionnaires martiniquais un exemple pas forcément à suivre mais au moins à méditer c'est un film néo-zélandais sur les maoris et les massacres dont les maoris ont été victimes au début de la colonisation de la Nouvelle-Zélande et ce film est exceptionnel il s'appelle Utu

1:18:39
Locuteur

et

1:18:40
Présentateur

il a c'est le premier film néo-zélandais qui a été visionné au festival de Cannes et il a eu un accueil fabuleux en 1983 et il a été à Nouvelle-Zélande

1:18:51
Locuteur

il

1:18:51
Présentateur

revient dans l'actualité alors très rapidement pour nos spécialistes du rhum ça c'est fabuleux c'est le guide achète des rhum à consommer sans

1:19:03
Locuteur

bon dérassion

1:19:04
Présentateur

il y a notamment 80 coups de coeur et parmi les coups

1:19:08
Locuteur

de

1:19:08
Présentateur

coeur il y a une grande majorité de rhum martiniquais puisque c'est le meilleur rhum du monde avec quelques rhum

1:19:16
Locuteur

ils

1:19:16
Présentateur

n'ont pas repris des articles écrits par par docteur Rose-Ozette docteur Rose-Ozette a écrit des choses vraiment très très fortes sur le rhum

1:19:26
Locuteur

non

1:19:26
Présentateur

alors je voulais je tiens la rubrique polar je voudrais vous conseiller Dark Town de Thomas Mullen ça se passe évidemment à Atlanta en 1948 et c'est l'épopée de deux policiers noirs qui découvrent une police

1:19:44
Locuteur

qui

1:19:45
Présentateur

découvrent entre guillemets une police raciste une police une police ségrégationniste blanche dans laquelle ils sont impliqués et ils vont enquêter sur des choses abominables c'est à lire absolument et puis pour finir Mackenzie Horsell qui est un écrivain haïtien et qui nous parle d'un héros de la culture haïtienne qui s'appelle Maître Minuit et dans un bouquin exceptionnel à lire voilà j'ai fait court monsieur le président c'est à vous c'est vous

1:20:16
Locuteur

faites nous l'exercice

1:20:19
Présentateur

de vos lectures comme je ne savais pas vous n'avez pas indiqué dans quel le

1:20:26
Locuteur

mode le

1:20:27
Présentateur

processus dans quel type d'émission je venais c

1:20:34
Locuteur

'est pour vous laisser la surprise ça y est vous avez vu vous avez compris j'ai compris

1:20:37
Présentateur

donc vous m'aviez dit de porter ce que je lis et ce que j'écoute en ce moment

1:20:44
Locuteur

vous êtes

1:20:44
Présentateur

le chroniqueur qui dispose du plus grand nombre de minutes vous avez 5 minutes ah bon

1:20:50
Locuteur

c'est

1:20:52
Présentateur

juste pour vous montrer bon en ce moment alors qu'est-ce que je lis ou qu'est-ce que j'ai lu alors pour les romans voilà ce que je

1:21:04
Locuteur

Montrez-le à l'écran parce que celui-là on l'a parce qu'il y a Mathias Hénard

1:21:07
Présentateur

c'est Boussole c'est le prix Goncourt 2015 moi je ne lis

1:21:14
Locuteur

pas

1:21:14
Présentateur

c'est le moi je

1:21:15
Locuteur

vais le mettre à l'écran je

1:21:16
Présentateur

ne lis pas les derniers prix Goncourt alors c'est assez passionnant c'est un roman très nocturne c'est à la fois du rêve de

1:21:30
Locuteur

un

1:21:31
Présentateur

petit peu des souvenirs qui remontent mais qui vous font voyager aussi bien dans l'intérieur des personnages qu'à travers notamment le Moyen-Orient il

1:21:41
Locuteur

y a

1:21:41
Présentateur

énormément de lieux donc à l'époque c'était il a eu le prix Goncourt au moment où il y avait quelques attentats oui mais

1:21:51
Locuteur

c

1:21:51
Présentateur

'est très très passionnant et puis alors mais c'est très érudit aussi on apprend beaucoup de choses au fil des voyages bon c'est très intéressant donc ça c'est bon alors il y

1:22:02
Locuteur

a

1:22:02
Présentateur

les choses que je relis

1:22:04
Locuteur

alors

1:22:04
Présentateur

est-ce qu

1:22:05
Locuteur

'ils vont le retrouver oui celui-là ils vont le trouver classé comme celui comme je

1:22:09
Présentateur

suis un camusien oui donc je lis beaucoup alors je vous ai porté parce que je le relis alors

1:22:16
Locuteur

il existe

1:22:16
Présentateur

en version un peu plus un peu plus moderne quand même en folio

1:22:21
Locuteur

ça fait que j'ai dit ça

1:22:22
Présentateur

depuis très longtemps voilà depuis ma prime jeunesse j'étais au lycée quand j'ai quand j'ai commencé à lire et relire la peste parce que bon je pense qu'on est dans la peste c'est une

1:22:34
Locuteur

allégorie c'est la liborie sur le nazisme en particulier oui

1:22:38
Présentateur

c

1:22:38
Locuteur

'est un moment

1:22:38
Présentateur

de la guerre c'est à la fois la guerre mais c'est aussi toutes les barbaries qui nous posent problème mais c'est aussi la peste que nous avons en nous hein bon on n'a pas le temps de développer ça alors comme j'aime beaucoup les romans japonais je relis de temps en temps alors j'aime beaucoup Tanizaki Karabata alors il y a quelque chose que j'aime beaucoup de Karabata qui a été pris Nobel aussi hein

1:23:03
Locuteur

tout

1:23:03
Présentateur

à fait les belles endormies celui-là on l

1:23:05
Locuteur

'a

1:23:05
Présentateur

à

1:23:05
Locuteur

l'écran c'est d'une celui-là on l'a à l'écran

1:23:07
Présentateur

bon alors c'est c'est vraiment à la fois l'écriture et toute la poésie c'est très japonais c'est tout en délicatesse enfin c'est de

1:23:16
Locuteur

toute

1:23:17
Présentateur

façon vous êtes un amateur de la civilisation japonaise puisqu'il paraît que vous avez vous avez des sabres et que c 'est très particulier alors ça c'était pour les romans j'ai j'ai quelque chose d'Edgar Morin mais qui n

1:23:31
Locuteur

'est

1:23:31
Présentateur

pas récent j'ai acheté le dernier d'Edgar Morin mais bon

1:23:35
Locuteur

Mike est un

1:23:36
Présentateur

fanatique d'Edgar

1:23:37
Locuteur

Morin je sais que nous

1:23:38
Présentateur

partageons ça comme il est déjà venu de mon bureau à la maison c'est vrai il sait que j'ai j'ai

1:23:44
Locuteur

un réunion entier

1:23:45
Présentateur

d'Edgar Morin alors

1:23:46
Locuteur

mais ça je recommande même

1:23:48
Présentateur

pour ceux qui ne connaissent pas Edgar Morin à mon poésie et sagesse

1:23:52
Locuteur

où

1:23:52
Présentateur

il développe comment il faut poétiser la vie il dit qu'il faut remplacer l'hypère prose dans laquelle nous sommes par un peu de poésie

1:24:04
Locuteur

ça

1:24:04
Présentateur

doit leur faire tout bizarre vos visiteurs de votre bureau de président de l'assemblée ils doivent se dire un type qui se plaît toutes les cinq minutes de ne

1:24:15
Locuteur

pas

1:24:15
Présentateur

avoir des moyens qui parle de poésie de sagesse et d'amour ça doit leur faire bizarre je vis là-dedans alors parlons des essais alors les essais voilà par rapport à ce

1:24:27
Locuteur

celui-là on l'a à l'écran

1:24:28
Présentateur

les enfants du vide de l'impasse individuelle et se réveiller citoyen Alain Touraine disait il y a quelques années les sociétés sont terminées on est à l'époque il n

1:24:43
Locuteur

'y a

1:24:43
Présentateur

plus de sociétés

1:24:44
Locuteur

et

1:24:45
Présentateur

en fait effectivement c'est le gros problème des socialistes comme moi c'est qu'on est tombé dans des sociétés où on a atomisé les individus et ce qui est extraordinaire c'est que c'est précisément

1:24:58
Locuteur

tout

1:24:59
Présentateur

ce qu'a apporté la social-démocratie à une époque avec l'état-providence qui fait que les gens sont devenus des consommateurs des consommateurs

1:25:08
Locuteur

et

1:25:08
Présentateur

ils se

1:25:08
Locuteur

révoltent peut-être en oubliant qu'ils sont dans un état-providence alors

1:25:11
Présentateur

maintenant on redécouvre le fait d'être citoyen et d'être entre citoyens solidaires pour mener des actions c'est une actualité brûlante

1:25:19
Locuteur

alors

1:25:20
Présentateur

par ailleurs la musique la musique alors je commence par le local j'ai hésité entre Mona puis j'ai préféré apporter on

1:25:32
Locuteur

l

1:25:32
Présentateur

'a à

1:25:32
Locuteur

l'écran un

1:25:33
Présentateur

marseille avec son groupe on l

1:25:35
Locuteur

'a à l'écran on l'a à l'écran

1:25:37
Présentateur

c'est des rythmes que j'aime beaucoup et notamment ce qu'il a fait pour le tibois et

1:25:42
Locuteur

puis il faut quand même rappeler que

1:25:43
Présentateur

vous êtes institutionnalisé le tibois en fait il faut quand même rappeler que vous êtes une espèce de de mélange total entre une culture moyenne orientale et une culture du marigot il

1:26:00
Locuteur

faut quand même rappeler ça en raison

1:26:00
Présentateur

voilà c'est comme ça alors j'ai apporté un fait en andonassien parce qu'il a des choses que j'aime beaucoup donc que j'écoute de temps en temps

1:26:10
Locuteur

bon

1:26:11
Présentateur

je rappelle que tous ces disques sont de toute façon disponibles

1:26:14
Locuteur

chez Clonely

1:26:16
Présentateur

à la fois chez

1:26:17
Locuteur

Clonely et dans

1:26:18
Présentateur

les meilleurs chez les meilleurs disquaires où vous pouvez les acheter ce

1:26:22
Locuteur

que j

1:26:22
Présentateur

'écoute en ligne c'est vous aussi en travaillant mes dossiers à la maison oui

1:26:27
Locuteur

alors celui

1:26:28
Présentateur

-là on l

1:26:29
Locuteur

'a à l'écran vous

1:26:31
Présentateur

l'avez à l'écran c'est Larry Masnegras

1:26:33
Locuteur

tout

1:26:33
Présentateur

à

1:26:33
Locuteur

fait

1:26:33
Présentateur

bon je

1:26:34
Locuteur

ça

1:26:35
Présentateur

c'est exceptionnel

1:26:36
Locuteur

je vous le recommande c

1:26:37
Présentateur

'est franchement on va trouver le flamenco et des rythmes cubains afro-cubains et cette espèce de mariage là qui est extraordinaire et la voix la voix de Sigala

1:26:55
Locuteur

de

1:26:56
Présentateur

Sigala qui est une voix un peu éraïque ça me rappelle Armstrong c 'est une voix qui me prend qui me

1:27:03
Locuteur

touche beaucoup

1:27:03
Présentateur

signaler c'est que Sigala vient de sortir ou a sorti il

1:27:06
Locuteur

y a

1:27:06
Présentateur

quelques mois un album avec les meilleurs titres de Fania All Star et c'est magnifique

1:27:11
Locuteur

très

1:27:12
Présentateur

bien alors bien sûr Compay Segundo que j'ai eu la chance de rencontrer alors j'écoute beaucoup

1:27:20
Locuteur

très

1:27:21
Présentateur

bien

1:27:21
Locuteur

dans

1:27:21
Présentateur

un autre genre Attabalapayupankia je suis un fan j'ai la totalité pour moi c'est un grand poet et puis c'est c'est un révolutionnaire

1:27:31
Locuteur

ils ne vont pas vous

1:27:31
Présentateur

reconnaître

1:27:32
Locuteur

c'est un révolutionnaire j'attends que vous ayez terminé je suis un grand amateur de poésie

1:27:38
Présentateur

Déhouda j'aurais pu vous alors

1:27:39
Locuteur

il nous reste quelques minutes on va alors

1:27:41
Présentateur

bon maintenant comme je suis un amateur de classique je vous ai amené de Bacchianas Brasileras de Villalobos avec Barbara Henry qui a essayé de là aussi de trouver des liens entre la musique de Bach et la musique brésilienne je

1:27:57
Locuteur

suis

1:27:57
Présentateur

un grand amateur de Jean-Sébastien Bach celui -là

1:27:59
Locuteur

on l'a à l'écran alors

1:28:00
Présentateur

les suites de Bach ça c'est ce que j'écoute c'est la plénitude pour moi notamment la première en sol majeur vous les

1:28:06
Locuteur

écoutez

1:28:06
Présentateur

avant après les plénières avant avant c'est ce qui

1:28:10
Locuteur

me fait ça vous nourrir ça

1:28:11
Présentateur

vous

1:28:11
Locuteur

permet de tenir

1:28:12
Présentateur

quand j'écoute la première suite en sol

1:28:15
Locuteur

majeur donc vous recommandez

1:28:15
Présentateur

une injection de

1:28:17
Locuteur

Bach avant les plénières j

1:28:19
Présentateur

'ai un fils qui est violoncelliste amateur en plus bon alors j'ai il est Mathieu par ailleurs bon là j'avais mené du Mozart et puis et puis la calasse bon c'est c'est si on avait pu passer quelque chose ce serait bien entendu la norma de Bellini et surtout le

1:28:38
Locuteur

il paraît que vous êtes un grand amateur qui s'appelle

1:28:40
Présentateur

Casta Diva il

1:28:41
Locuteur

paraît que vous

1:28:41
Présentateur

êtes un grand amateur d'opéra

1:28:42
Locuteur

aussi

1:28:43
Présentateur

aussi voilà donc Maria

1:28:45
Locuteur

Callas

1:28:46
Présentateur

bon

1:28:46
Locuteur

mais

1:28:47
Présentateur

en fait je suis très éclectique la seule musique on

1:28:51
Locuteur

a compris que vous êtes très éclectique la

1:28:52
Présentateur

seule que je n'aime pas c'est la techno

1:28:55
Locuteur

on

1:28:55
Présentateur

va vous

1:28:55
Locuteur

faire aimer ça bientôt

1:28:56
Présentateur

on va vous faire aimer

1:28:57
Locuteur

alors je reçois juste

1:28:58
Présentateur

un point parce que je crois qu'on arrive quasiment

1:29:00
Locuteur

au

1:29:01
Présentateur

terme de l'émission Claude Lise sans vous flatter aucunement parce que c'est pas c'est pas mon style ça se saurait est

1:29:08
Locuteur

-ce

1:29:08
Présentateur

que vous avez conscience enfin fort de la de la diversité de ce que vous avez proposé enfin que vous constituez quelque part une exception culturelle

1:29:16
Locuteur

dans la mais

1:29:17
Présentateur

non

1:29:18
Locuteur

non honnêtement

1:29:19
Présentateur

Claude Lise

1:29:20
Locuteur

dans le paysan politique non

1:29:21
Présentateur

honnêtement Claude Lise je pense que vous savez pertinemment que moi je

1:29:26
Locuteur

sais pas ce que les

1:29:26
Présentateur

autres tous les élus martiniquais je parle entre guillemets sous le contrôle des dits non non je préfère me

1:29:32
Locuteur

désolider

1:29:33
Présentateur

mais non mais ils

1:29:36
Locuteur

n'ont pas cet

1:29:37
Présentateur

appétit culturel notamment en termes de diversité et sans faire offense à

1:29:42
Locuteur

nos

1:29:42
Présentateur

futurs invités vous aurez peut-être compris en tout cas pourquoi j'avais une telle intimité avec Aimé Césaire nous passions des heures à discuter littérature et souvent nous discutions plus littérature que politique ça

1:29:56
Locuteur

fait partie des

1:29:57
Présentateur

choses des choses que que je regrette qui me moquent beaucoup parce que c'était j'ai tellement appris à ses côtés et il m'a tellement fait connaître

1:30:07
Locuteur

des

1:30:08
Présentateur

gens par exemple Edgar Morin que j'ai eu l'occasion de rencontrer j'ai eu l'occasion de déjeuner avec Edgar Morin vous imaginez bon c'est un peu à cause de Césaire il y

1:30:17
Locuteur

aurait

1:30:17
Présentateur

bien d'autres

1:30:17
Locuteur

on

1:30:18
Présentateur

se pose la question de savoir pourquoi tout ça ne transparaît pas dans la gouvernance politique martiniquaise pourquoi il n'y a pas de manière générale cette espèce d'empathie pour la culture pour l'éducation pour le progrès

1:30:35
Locuteur

je

1:30:36
Présentateur

suis content de voir que l'image je me

1:30:37
Locuteur

rejoins qu'est-ce

1:30:39
Présentateur

qui se

1:30:39
Locuteur

passe non

1:30:39
Présentateur

je pense qu'il ne

1:30:40
Locuteur

faut

1:30:40
Présentateur

pas ce que je dirais c'est qu'il ne

1:30:42
Locuteur

faut

1:30:42
Présentateur

pas se laisser happer et complètement prendre par la gestion je pense qu'il faut en permanence que des responsables politiques pour rester

1:30:53
Locuteur

pour

1:30:54
Présentateur

rester proche

1:30:57
Locuteur

des

1:31:00
Présentateur

racines et proche des êtres

1:31:02
Locuteur

c

1:31:03
Présentateur

'est à travers la culture on ne peut pas c'est pas simplement fréquenter des gens au quotidien ça ne suffit pas c'est une médiation pour mieux comprendre l'autre pour s'ouvrir à l'autre c'est pas c'est pas la culture

1:31:18
Locuteur

alors je vais je disais c'est ça qui

1:31:19
Présentateur

nous permet de rendre la culture il va répéter ça souvent c'est ça qui permet c'est ce que les hommes ont su inventer pour rendre la vie supportable et la mort affrontable

1:31:32
Locuteur

et

1:31:32
Présentateur

la mort affrontable parce

1:31:34
Locuteur

que c

1:31:34
Présentateur

'est ce qui vous permet aussi de faire face aux grands problèmes de la vie la vie et de la mort

1:31:41
Locuteur

alors

1:31:41
Présentateur

j'ose pour terminer vous embêter un tout petit peu est-ce que l'anecdote que je vais vous raconter est vraie vous êtes dans une espèce de rencontre avec des élus de la CTM notamment des conseillers exécutifs et vous parlez vous faites la liste des chantiers possibles et l'un d

1:32:00
Locuteur

'entre

1:32:00
Présentateur

eux vous interroge en vous disant Claude tu n'aurais pas un petit truc à nous suggérer parce qu'il faut mettre quand même des choses et vous vous dites mais vous avez complètement oublié mon conservatoire ma cité de la musique vous l'avez totalement zappé alors je veux que ça soit construit est-ce que c'est vrai ? cette fameuse première

1:32:17
Locuteur

pierre

1:32:18
Présentateur

alors mais oui je vous savez que je suis très malheureux de voir que j'ai posé une première pierre sur un terrain acquis par le conseil général mais acquis d'ailleurs dans des conditions très intéressantes pour le conseil général en fait c'était un troc avec l'état et

1:32:36
Locuteur

vous gagnez au change et vous gagnez au change

1:32:37
Présentateur

pleinement propriétaire de la résidence du préfet contre le fait qu'il nous cède un terrain qui appartenait à un ensemble où il y avait une construction où on logeait un sous-préfet donc c'était des terrains inutiles on n'avait pas besoin de tout ça et

1:33:00
Locuteur

en

1:33:01
Présentateur

fait les terrains appartenaient au conseil général mais l'état en avait la

1:33:04
Locuteur

jouissance

1:33:05
Présentateur

et donc dans ce troc

1:33:07
Locuteur

l

1:33:08
Présentateur

'état nous a rendu pleinement propriétaires alors vous savez c'est à dérocher

1:33:13
Locuteur

donc

1:33:13
Présentateur

là nous avions un magnifique terrain

1:33:15
Locuteur

qui

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Présentateur

ne nous a pas coûté un centime

1:33:18
Locuteur

et

1:33:18
Présentateur

j'avais fait faire des études j'avais obtenu certains crédits de l'état et le ministre de la culture qui était Frédéric Mitterrand est venu

1:33:30
Locuteur

on

1:33:31
Présentateur

a possédé la pose de la première pierre ceci en 2010 c'est-à-dire un an avant que je quitte le conseil général et ceux qui m'ont succédé ont pensé que ça n'avait pas ça n'avait pas une bonne importance alors qu'on est

1:33:45
Locuteur

vous parlez

1:33:45
Présentateur

de Serge Lachibio ou d'Alfred-Marie Jeanne les deux non

1:33:47
Locuteur

je

1:33:48
Présentateur

parle du

1:33:49
Locuteur

conseil général d'accord de

1:33:51
Présentateur

Josette Manin etc d'accord ils ont pensé que c'était peut-être pas utile bon ils ont mis de côté cet élément là et je le regrette parce que si vous voulez il y a énormément de talent ici on a vraiment on a vraiment des tas d'artistes qui sont obligés de partir à l'extérieur parce que nous ne pourrons pas délivrer des diplômes de certains niveaux et c'était un conservatoire de musique dans ce théâtre et le mot conservatoire ne devait pas effrayer la musique locale était prise en compte aussi etc aujourd'hui depuis deux ans moi j'avais envie qu'on reprenne cela il y a une première étape quand même il faut le dire qui est pour laquelle on vient de voter des crédits c'est ce qu'on appelle un éméa

1:34:39
Locuteur

un

1:34:40
Présentateur

établissement de musique alors en fait ce n'est pas vraiment un établissement en construit c'est la mise en réseau

1:34:49
Locuteur

de

1:34:50
Présentateur

tout ce qui existe déjà c'est un premier plan un premier première étape disons alors j'espère j'espère que cette première étape débouchera un jour j'espère parce que cette

1:35:03
Locuteur

émission il

1:35:04
Présentateur

contribuera peut-être j

1:35:06
Locuteur

'espère

1:35:06
Présentateur

à la réunion il y a deux conservatoires de musique un municipal et un régional et je pense que vraiment nos artistes ont besoin de ça

1:35:16
Locuteur

très

1:35:16
Présentateur

bien

1:35:16
Locuteur

je

1:35:17
Présentateur

crois qu'on est arrivé au terme de cette émission qui passe décidément très vite Claude-Lise merci merci

1:35:23
Locuteur

à vous d'avoir accepté notre

1:35:24
Présentateur

invitation merci pour votre franchise

1:35:27
Locuteur

et

1:35:28
Présentateur

pour ces informations et ces nombreux appels qui auront été distillés au long de cette émission pardon

1:35:33
Locuteur

et

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Présentateur

dit merci beaucoup à la semaine prochaine merci Claude-Lise

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Locuteur

mesdames

1:35:37
Présentateur

et messieurs merci de votre attention

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Locuteur

et

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Présentateur

à la semaine prochaine car oui on sera de retour au revoir

1:35:42
Locuteur

au revoir au revoir au revoir