Politiquement (in)correct - Claude Lise
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 47 %Attaque 38 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:39OuverteRéponse directe
Clolise, est-ce que vous avez des nouvelles d'Alfred-Marie Jeanne ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Comment vous faites pour communiquer avec Alfred-Marie Jeanne ?
- 3:53RelanceRéponse partielle
Est-ce qu'on peut savoir si le budget de l'Assemblée a bougé ?
- 5:03OuverteRéponse directe
Claude Lise, est-ce qu'on peut expliquer à nos téléspectateurs ce qu'est un questeur ?
- 7:59OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez continuer à exprimer cette frustration dans la presse ou ailleurs ?
- 9:58RelanceRéponse directe
Pourquoi ne pas proposer une ligne budgétaire complémentaire au vote ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:47Claude LiseFait
« Le texte, la loi qui nous régit, c'est la loi du 27 juillet 2011. Nicolas Sarkozy. »
- 37:30Claude LiseFait
« j'étais dans l'horizontalité, lui, il est pour la verticalité »
- 39:07PrésentateurFait
« Je ne suis dans aucun complot. »
- 40:20PrésentateurFait
« Chaque semaine, il y a un service qui est en grève, qui vous pète. »
- 40:43PrésentateurFait
« C'est tellement facile de faire diversion. »
- 41:10PrésentateurFait
« Il y a une bande de fanatiques que je connais très bien. »
- 41:24PrésentateurFait
« Je n'ai aucune espèce de lien d'engagement. »
- 41:28PrésentateurFait
« J'ai des relations avec Jean-Philippe Nidlod, qui sont des relations amicales, comme avec tous les élus de la majorité et même d'autres. »
- 42:07PrésentateurFait
« C'est une trahison. »
- 44:48PrésentateurFait
« Ce mouvement-là, c'est le symptôme d'une maladie. »
- 44:52PrésentateurFait
« Je résonne en médecin, ça ne vous étonnera pas. »
- 44:55PrésentateurFait
« La France est malade, profondément malade. »
- 45:13PrésentateurFait
« Nous sommes dans un pays dit démocratique, mais en même temps, quand vous regardez bien, regardez l'Assemblée nationale. »
- 45:25PrésentateurFait
« Depuis des années, une défiance qui est allée en croissant des citoyens, de la plus grande masse des citoyens, à l'égard de ceux qui sont censés les représenter. »
- 45:50PrésentateurFait
« Nous assistons à quoi ? Au fait que vous avez une masse de citoyens qui, ne croyant plus qu'ils sont représentés, ont décidé de se représenter eux-mêmes. »
- 1:33:26PrésentateurFait
« le ministre de la culture qui était Frédéric Mitterrand »
- 1:33:18PrésentateurFait
« un magnifique terrain qui ne nous a pas coûté un centime »
- 1:32:32PrésentateurFait
« et vous gagnez au change pleinement propriétaire de la résidence du préfet »
Temps de parole
- Présentateur68 %
- Présentateur 212 %
- ?12 %
- Présentateur 38 %
≈ 46,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Alors désolé, nous sommes de retour. Cette émission a passé le cap de la première et elle va passer le cap de la deuxième, politiquement incorrect. Alors comment, une émission que j'ai toujours le plaisir de co-animer avec Edi Marajot. Bonjour Edi. Bonjour Mike. Alors comment présenter notre invité d'aujourd'hui ? Il figure parmi les hommes politiques les plus connus de Martinique.
Il
aurait été conseiller municipal, conseiller général, député, sénateur pendant une dizaine d'années, ancienne figure du PPM avec ses joies et ses peines, ancien président du conseil général pendant près de 20 ans
et
aujourd'hui il est président de l'Assemblée de la collectivité territoriale de Martinique, l'Assemblée de Martinique,
également
avec ses joies et ses peines. On va
en
parler dans cette émission. Clolise, bonjour. Bonjour. Et merci d'avoir accepté notre invitation. Ça a été avec plaisir. Alors puisqu'on est dans le cœur du sujet qui est celui de la CTM notamment,
on
va tout de suite entrer dans la discussion avec une première question d'Edi Marajot, notamment sur ce désormais célèbre fonctionnement de la CTM. Clolise, est-ce que vous avez des nouvelles d'Alfred-Marie Jeanne
?
Je l'ai vu lors de la plénière, la dernière plénière, des orientations budgétaires, c'était mercredi et jeudi de la semaine précédente. Ça va.
Nous
nous sommes vus, oui, oui. Quand vous vous
dites
que vous vous voyez, vous vous serrez la main,
vous vous dites bonjour. Pas d'accolade,
évidemment. Non, mais nous nous voyons normalement. Mais nous n'avons pas de réunion. Mais on n
'en
a pas de...
Il
n
'y a
pas de réunion tête à tête entre le président de l'exécutif
? Il n'y en a
eu que très ponctuellement.
Et
c'était surtout la première année, en 2016. Très vite, des réunions qu'on avait prévues hebdomadaires ont cessé de se tenir,
sous
toutes sortes de prétextes. On était pris les uns les autres. Et ensuite, ça n'a plus été ni hebdomadaire, ni mensuel,
ni trimestriel, ni semestriel. Ni même
annuel. Voilà. Donc, oui, on se voit. On se voit lors des plénières,
on se voit dans des réunions. Comment vous
faites pour communiquer ? Si, par exemple, vous avez quelque chose à dire de très important à Alfred-Marie-Jeanne, vous lui envoyez une lettre, par la poste, un mail, comment ça se passe ? Soit on a l'occasion de se rencontrer, parce qu'il y a quand même des réunions dans lesquelles on se rencontre.
Donc
on se part. Mais qui ne sont pas
destinés. Je n'ai pas de téléphone, mais en
général, lorsqu'il s'agit de choses qui sont importantes, j'écris. D'accord. Voilà. Nous
avons quand même des échanges. Donc c'est une
relation épistolaire.
Des échanges, c'est
officiel. Parce qu'en fait, moi, je siège à Venue des Caraïbes, dans mon ancien bureau de président de conseil général. Et il siège, tout le monde le sait, à Plateau-Roi. Donc on ne se rencontre pas tous les jours.
Donc
on est dans une situation qui est celle de statu quo, on va dire depuis 2017.
Et
depuis 2017, vous entonnez de manière régulière une petite chanson qui a l'air
d
'énerver un petit peu Alfred-Marie-Jeanne, sur ce qui pour vous est essentiel, le fonctionnement de l'Assemblée, et surtout les moyens financiers et humains, je présume, qui vous sont alloués.
Est
-ce qu'on peut savoir si ça a bougé un peu ? Il y a des bruits qui s'y occulent, qui disent que, mais non, le budget de l'Assemblée, alors j'ai même un chiffre qui m'a été communiqué, est de 3 millions d'euros sur le papier. Est-ce que c'est vrai, déjà
? Écoutez,
bon, oui, il
y
a une ligne budgétaire, mais c'est la loi.
D
'accord. On ne
peut
pas ne pas mettre une ligne budgétaire.
Et le chiffre
de 3 millions est vrai ? Oui, mais il faut savoir que
sur
cette ligne budgétaire,
on
paye les indemnités aussi bien des élus de l'Assemblée que des élus du Conseil exécutif. Tout à fait.
Et
ensuite, moi, j'ignore totalement
ce
qui est fait, je suppose que ça sert pour les formations, pour les voyages, parce que, très curieusement,
nous
avons bien un questeur qui a été élu.
Tout
à fait.
Au
début,
c
'est M. Martin.
L'ancien maire de Saint-Pierre. L'ancien
maire de Saint-Pierre.
Mais
le questeur n'a jamais eu de questure. C'est-à-dire qu'en fait, il n'a pas les moyens. Alors, c'est vrai que
ça...
Est-ce qu
'on peut expliquer... Ça paraît amusant. Ça paraît
amusant, mais... Claude Lise, est-ce qu'on peut expliquer à nos téléspectateurs ce qu'est un questeur ? Alors, un questeur dans une assemblée, c'est un élu
que
ses pairs ont désigné pour s'occuper de tout ce qui concerne le fonctionnement,
c
'est-à-dire l'organisation des bureaux des élus, les voyages... Les fournitures,
le papier, les stylos... Mais
également, tout ce qui concerne la formation ou la représentation des élus
qui
peuvent avoir besoin d'aller à un congrès, à un colloque, où ils peuvent avoir besoin d'une formation. Ils ont droit, d'ailleurs, il y a des textes qui prévoient, un certain nombre d'heures de formation, et tout cela est encadré par des textes. Et c'est le questeur qui est chargé de tenir la comptabilité de tout ça. Mais dans notre système, c'est l'une des choses que je dénonce. Alors, de temps en temps, j'entends des gens qui pensent que c'est un... J'entends d'un dirigeant politique, en l'occurrence du Parti communiste, qui a eu l'air de penser que c'est des caprices que je fais. Il paraît que, bon, il n'est jamais venu voir, il ne sait pas ce que c'est, mais il a décidé que...
Bon, c'est pas important, mais... Vous savez
que dans cette émission,
nous ne parlons pas la langue de bois, il
s
'agit par exemple de Michel Brochy ? Non,
non, non. Pas de Michel Brochy. Michel
ne pourrait pas dire ça, puisqu'il vit les choses. Non, mais non, je parle du secrétaire général, que j'ai entendu, mais oui, j'étais sidéré, parce
que
je n'ai jamais entendu dire qu
'il
soit venu faire une enquête pour voir comment ça se passe, et penser que quelqu'un comme moi, enfin bon, je ne
suis
quand même pas un jeune d'eau,
et
bon, quel intérêt j'ai dans cette affaire-là ? Vous voyez que moi, j'ai besoin de... Je n'ai pas besoin de moyens, ce n
'est
pas pour moi. Mais une assemblée,
si
elle est considérée comme une assemblée qui doit normalement, dans les textes, contrôler l'exécutif, bon, et c'est elle qui, en fait, doit orienter
la
politique, c'est elle qui accepte ou qui n'accepte pas, en principe. Donc, c'est elle qui, en quelque sorte, représente la population. Donc, si on estime qu'elle n'a pas besoin de moyens, bon, très bien, mais il faut dire qu'à ce moment-là, on n'est pas en démocratie. Donc, ça, c'est un domaine sous lequel, moi, je ne plaisante pas, j'ai fait preuve de beaucoup de patience, j'ai essayé de voir en interne, je me suis plaint en interne pendant plus d'une année. Je n'en parlais pas,
et on me le
reprochait.
Justement,
Clélie. J'ai décidé
qu
'on ne pouvait pas
garder
les choses à l'intérieur, parce que demain,
on
va, en sens inverse, on va me reprocher, on m'a dit que j'étais complice, que j'étais caution. Donc, moi, je suis solidaire d'une majorité à laquelle j'ai été élu,
mais
je ne veux pas être caution, et je ne veux pas que demain, on me reproche de n'avoir rien dit. Mais justement, Clélie, est-ce que vous allez continuer à exprimer cette frustration, par exemple, lors des plénières, ou dans ce cadre-là, des cadres médiatiques, dans la presse, dans les interviews, ou est-ce que vos revendications vont trouver un autre canal et vont passer à une autre étape ? Non, écoutez, il y a deux manières de régler le problème.
Où
les élus
décident,
si la majorité décidait de faire changer les choses, c'est la majorité, c'est elle qui vote. Bon,
nous
savons très bien que politiquement, ça n'est pas possible, ça ne
va
pas se faire, pour la bonne raison que la majorité de la majorité appartient à une formation politique qui est celle du président du conseil exécutif. Bon, et telle que les choses fonctionnent, ça ne serait pas la même chose en Corse, par exemple. Moi, j'ai discuté avec des élus de Corse, même s'ils étaient dans le même parti, ils n'accepteraient pas ça. C'est une question
de...
Très concrètement,
vous êtes... Vous êtes seul,
Claude Liza ? Non, je ne suis pas... Vous n'avez pas
de soutien au sein de la majorité
? Non, mais j'ai beaucoup de soutien, mais caché. C'est
-à
-dire
que beaucoup de gens... Ah, c'est fâcheux, pour du soutien, c
'est pas d'une grande efficacité.
Vous connaissez
la Martinique, vous savez comment les choses fonctionnent. Les gens défilent dans mon bureau pour me dire, c
'est pas possible,
ça ne devrait pas être comme ça. Ou ils me disent, il faut que tu ailles réclamer combien de fois on m'a... On m'a demandé de faire des représentations, ce que j'ai fait, de diverses manières, mais ensuite, il n
'y
a personne, quand vous vous retournez, il n'y a pas grand monde derrière. Même pas parmi les élus RDM de la majorité ? Oui,
mais
je dis qu'on n'a pas, en tout cas, je n'ai pas grand monde. C'est pas grand monde derrière,
en
état de dire publiquement, nous ne marchons pas.
Alors, Claude Lise, j'ai une suggestion
à vous faire, avant que vous évoquiez la deuxième façon de...
Parce
que celle-là, à mon avis, est terrible. Deuxième façon de changer les choses. Prenons cette première hypothèse
d
'une proposition
émanant
d'un élu,
en
l'occurrence peut-être vous,
qui
propose
qu
'une ligne budgétaire complémentaire, ou une ligne budgétaire, on va dire, un peu plus confortable, soit votée, et que vous mettiez ça au vote.
Pourquoi
vous
ne
prenez pas cette initiative ? En tout cas, ces jours-ci,
on
dirait que vous avez deviné ce que nous sommes en train de faire. Ah non, vous savez, on est
super bien renseignés. Voilà.
Non, ces jours-ci, il y
a
une démarche qui va un peu dans ce sens. Bon, avec une différence quand même. Le bureau s'est réuni, comme avant chaque plénière, nous avons une plénière budgétaire, donc le bureau s'est réuni, il
y
a la règle, c'est 12 jours avant. Quand vous dites le bureau, plus précisément,
ça veut dire quoi ? Le bureau
de l'Assemblée. C
'est
le président, moi-même, et 4 vice-présidents, dont un
est
obligatoirement le représentant de l
'opposition. C
'est fait à la proportionnelle. Donc vous savez que c'est M. Lourdineau qui est le vice-président de
l
'opposition, et vous avez M. Denis Lurégis, vous avez Mme Toulle, et
M.
Yann Monplaisir, étant le premier vice-président. Mme Toulle vient en deuxième position. Voilà, c'est le bureau. Et le bureau doit se réunir 12 jours
avant
une plénière pour arrêter la loi dit, arrêter
l
'ordre du jour.
Et
la loi dit que je dois donner en priorité, je dois donner une priorité aux questions du président du conseil exécutif. Sauf que,
comme
je n'ai pas d'administration,
c
'est très difficile que moi j'ai des dossiers en mesure d'être mis à l'ordre du jour. Qui plus est, le règlement intérieur qui a été voté par l'ensemble des élus au début, dit que si
quelqu
'un de l'Assemblée
veut
faire une proposition, il faut qu'il l'adresse
au
président du conseil exécutif, qu'il décide ou pas de
le
faire étudier par ses services, et ensuite,
s
'il le veut, il le soumet à l'Assemblée. Donc, si vous voulez, il n'y a pas un moyen, comme par exemple à l'Assemblée nationale ou au Sénat, il n
'y a
pas un moyen pour les élus de l'Assemblée de faire venir directement, comme vous le suggériez, directement une question en plénière. Alors là, ce que nous avons décidé au bureau, et ça c'était quand même à l'unanimité, c'est de demander que la ligne
budgétaire, non
seulement soit identifiée, ce qui est évidemment la moindre des choses, mais qu'elle soit l'objet d'une ventilation des crédits par domaine, formation, indemnité des élus, voyage, etc., que nous puissions
avoir
une vision claire, et savoir ce qui sera consommé dans chacun de ces domaines-là, et deuxièmement, que ce soit réservé uniquement à l'Assemblée. On ne peut pas mélanger des dépenses de conseil exécutif et d'Assemblée, c'est la ligne budgétaire de l'Assemblée.
Vous voyez que
nous n'allons pas jusqu'à demander qu'on nous délègue les crédits, parce que c'est impensable tel que la loi est interprétée. Je dis bien interprétée, ce n
'est
pas l'esprit de la
loi. L'esprit
de la loi, c'est qu'il y ait un ordinateur secondaire qui est le président de l'Assemblée. C'est comme ça en Corse, parce que les deux assemblées, les deux collectivités qui se ressemblent, c'est la collectivité de Corse et la nôtre. En Corse, le président de
l
'Assemblée est ordinateur secondaire, il a un budget, il a des services, etc. Pour nous, l'interprétation des textes, je l'ai dit souvent, je le redis, c'est que tout ce que la loi n'a pas formellement dit,
ça
n'existe pas. Ça dit que si la loi n'a pas dit... C 'est interdite. Par exemple, la loi a dit, bon, il y a un questeur. C'est d'ailleurs un texte qui est général pour toutes les collectivités. Mais si le texte
de
la loi institut en ACTM n'a pas dit que le questeur doit avoir les moyens de la questure, eh bien, on ne lui donne pas. Parce que ce n
'est
pas écrit. Vous voyez, c'est-à-dire qu'on est dans un système où c'est la lettre qui prime l'esprit.
Parce
que l'esprit, ça paraît fumeux. Donc,
c
'est la lettre. Donc, quand on se tient à la lettre, comme malheureusement le texte a beaucoup de lents,
beaucoup de zones
vides, nos amis Coros, que disent-ils ? Parce que j'en ai discuté avec eux, ils nous disent, nous, on préfère les zones de vide dans les textes. Car à ce moment-là, ça nous donne la possibilité de faire nous-mêmes. Nous ne voulons pas qu'on dise, l'Assemblée doit avoir tant pour cent du budget. Ça nous permet de donner ce que nous estimons devoir donner. Mais nous, je crois que ça fait partie de nos spécificités. Malheureusement, même lorsque nous sommes autonomistes, voire indépendantistes, il faut que les textes nous disent
dans
les moindres détails ce que nous devons faire. Vous voyez, ça, c'est une divergence fondamentale que j'ai, pas seulement sur le plan de la démocratie, mais même sur le plan de la conscience de la responsabilité locale. Pourquoi un
texte doit nous dire...
Avec qui vous avez cette divergence ? Avec tous ceux qui considèrent que la loi doit nous donner... Spécifiquement, spécifiquement
avec Alfred-Marie Jeanne. Ils sont plus rien, bien singuliers, là, spécifiquement avec Alfred-Marie
Jeanne. Mais il n'y a pas que lui. Alors, justement, moi, vous me donnez peut-être l'occasion de corriger un peu les choses. Parce que, comme en général, on m'interroge sur mes divergences avec le président du conseil exécutif. C'est vrai que c'est lui qui le... Oui,
il a ouvert le feu, si on peut
dire. Puis c'est lui qui est l'ordonnateur, c'est lui qui a, au départ, l'argent, s'il ne le donne pas, bon, c'est lui qui est chef du personnel de par la loi. Mais je tiens à dire
qu
'il n'est pas le seul
à
avoir cette conception-là. Honnêtement...
À
l
'intérieur de l'Assemblée ou en
Martinique
?
Non,
non,
non. À l'intérieur de
l'Assemblée ? Je parle
de l'intérieur de la CTM. De la CTM. Je pense qu'au sein du conseil exécutif, il y a plusieurs conseils exécutifs, à mon avis, qui partagent, et j'en veux pour preuve, le fait que
la
question avait été posée de la présence du président de l'Assemblée lors des réunions du conseil exécutif. Mais sans voix délibérative, évidemment. C'est le cas en Corse, le président de l'Assemblée. Il participe, ça permet de mieux suivre ce qui se passe et de bien coordonner. Bon, c'est le président Maréjane lui-même qui m'a dit
qu
'il a posé la question, que ce n
'est
pas lui qui a pris la décision de dire non, que ça a été la majorité du conseil exécutif. Par conséquent,
il ne faut
pas, mais
évidemment,
mais plus largement, plus largement. Je vais me faire mal voir par un tas de gens.
Vous avez l'habitude.
Mais oui, mais bon. Vous en avez
vu d'autres.
J'en ai vu d'autres et je suis
tout
à fait blindé. Et jusqu'à maintenant, vous n'en avez pas payé les conséquences. Parce
que vous êtes toujours président de l'Assemblée. Non, en
tout cas, je sais amourotir les chocs.
Non,
mais je me suis rendu compte qu'il y a beaucoup, beaucoup d'élus
dans
ce pays, beaucoup de responsables, au-delà des élus, de gens qui ont des postes de responsabilité, et qui n'ont pas un sens aigu de la démocratie. Je
ne pense pas que la
démocratie...
Je ne pense pas,
mais c'est à
l'usage. Fort de votre longue expérience. Oui, mais c'est à
l'usage. Je me suis rendu compte que tout le monde fait de grands discours sur la démocratie, mais la démocratie, ce n
'est
pas un objet de discours. Ce n'est pas
un sujet
académique et ce n
'est
pas une posture. La démocratie, ça se vit au quotidien et ça se vit dans les petites comme dans les grandes choses. Et ça se vit, ça se prouve. Il n
'y
a que des... C'est comme pour l'amour. Il n'y
a
pas d'amour, il y
a
des preuves d'amour. Il y a des preuves de démocratie. Ce que vous
êtes en train de dire, Claudie, ce que vous êtes en train de
dire est gravissime. Parce
que vous êtes en train de nous laisser
penser. Alors je vais aller plus loin, parce que moi, je n
'ai
pas de responsabilité politique. Donc j'ai moins de chance que vous d'être fracassé, on va dire ça comme ça. Vous êtes en train de nous dire que ce pays, s'il n'y avait pas une autorité centrale, voire nationale française, pencherait, je dirais presque naturellement, vers le macotisme ?
Voilà,
bon, je ne suis pas allé. Je
n'ai pas allé jusque-là. Moi, j'y vais. Parce
que le macotisme,
c
'est bon. Il y a des gens qui sont à tendance macoute, ça c'est une chose. Je n'ai pas vu ça à la CTM.
Oui. Non mais
attendez,
vous avez parlé de la Martinique. Vous avez dit en Martinique, une grande
partie
des
élus... Des macoutes, on en a vu. Oui. Bon, on est vu,
hein.
On ne va pas y
revenir. Je
ne
vais
pas revenir sur l'histoire, mais on en a vu. Mais je dis non, il n
'y a
pas de problème de macoutisme aujourd'hui à la CTM. Parce que moi, j'aime bien...
Je ne parlais pas de la CTM, je parlais de la Martinique.
Non, non, mais là aussi, nous avons un défaut. Dans ce pays, nous sommes constamment dans ce que les Grecs appelaient l'hubris, la démesure. Nous sommes toujours dans la démesure. Moi, je suis dans la mesure. Donc, je ne vais pas jusqu'à dire qu'il y
a
une majorité de gens qui ne sont pas démocrates et même qui ne seraient pas... C'est pas ça. Mais je dis que le sens démocratique n'est pas la chose la mieux partagée
ici.
C
'est joli.
Mais c'est un problème, je pense, qui tient à l'histoire. Moi, je remarque qu'on aime les chefs, on aime les géants d'habitation, on aime les leaders qu
'on suit
aveuglément,
etc. L
'autoritarisme aussi. Et l'autoritarisme. Et je sais
que...
Je choque, comme je dis cela. Et même de mon propre parti qui a mis la démocratie... Oui,
dans son intitulé même, d'ailleurs. Il
faut constamment que je rappelle que je ne veux pas jouer aux leaders fondamentaux, que je suis pour la collégialité.
On vous
le reproche, ça ? De ne pas être assez autoritaire
? Mais parfois on le reproche.
Mais non, parce que c'est tellement facile d'avoir quelqu'un qui s'occupe de tout, qui décide de tout, qui prend des orientations, etc. Et c'est plus difficile d'être dans la collégialité. On a bien compris que vous avez en tête un certain nombre de références historiques, voire contemporaines. La deuxième solution pour vous sortir de ce piège ?
Je
ne
sais
que l'État... Je parle de l'État en général, puisque ce n
'est
pas ce gouvernement qui a fait le texte. Le texte, la loi qui nous régit, c'est la loi du 27 juillet 2011. Nicolas Sarkozy.
C
'était... C'est Nicolas Sarkozy.
Et ce
texte, il faudrait le réformer.
Si
l'État veut prendre ses responsabilités aujourd'hui, il faut soit un décret qui précise un certain nombre de points, soit un texte, à l'occasion d'un texte. Vous connaissez ça, les cavaliers ? Ce qu'on appelle les cavaliers... Vous
introduisez un texte dans une loi qui n'a rien à voir.
Mais si vous savez, la loi d'orientation pour l'outre-mer, dont j'ai été l'un des pères, vous vous rappelez,
en
décembre 2000, si vous voyez le nombre, comme je la relis, le nombre d'antiques qui ont été modifiés au cours de toutes ces années, depuis 2000, à l'occasion de textes divers et variés. Bon, mais aujourd'hui, on fait comme si on ne
peut
pas y toucher. Vous voyez ? Bon, effectivement, si l'État voulait, et ça, ça a été demandé,
on
est même allé jusqu'à demander une simple circulaire, ne serait-ce que pour la question de la question. Vous précisez la question, d'autant que normalement,
si
une chambre régionale mais si on est dans ça, il faut normalement que le caisseur tienne le décontextérieur. L'État se lave les mains, et je l'ai déjà dit, je le répète, là, je vais me faire mal voir par l'État,
mais c'est pas mon problème. Non,
non, non, il ne m'appellera pas.
Le dimanche après-midi. Non,
non, non, on me connaît. Vous savez, on me connaît à Paris, on me connaît ici, et on sait que, en général...
C'est quoi l'image qu'ils ont de vous ? Non, non, je
crois que je ne suis jamais dans l'excès, mais précisément, comme je ne suis pas dans l'excès, lorsque je dis quelque chose, on ne le prend pas en sérieux. Ce
qui fait
que, quand je dis que l'État se lave les mains de
ça, et
que ça l'arrange, ça l'arrange de nous voir dans des difficultés, ça
l'arrange. Mais pour quelles raisons ?
Vous n'avez pas vu les
effets de ça ? Nous, on est loin de tout ça. Mais non,
vous êtes en pleine dents. C'est très bien. Que ça permet de s'occuper des autres. Donc, ça permet de se désengager plus facilement, pendant que nous sommes dans des... D
'accord, de justifier le désengagement par la... Dans des débats, par l'indivision. Que nous avons
un fonctionnement qui pourrait être fluide, et qui est moins fluide. Alors, je ne dis pas, je m'empresse de vous dire, parce que quand je critique, je dis, mais oui, mais pourquoi en même temps vous votez, etc. Mais
est
-ce que je vais voter contre un programme
que
j'ai contribué à élaborer ? Bon, le programme, il est mis en œuvre. Alors, seulement, je dis qu'il pourrait être mis en œuvre bien mieux, on pourrait agir plus vite,
plus
fort
et
mieux,
si
on avait une assemblée qui vivait, qui était créatrice, qui était constructive, qui participait à faire émerger des propositions, non pas contre... Je ne
suis
pas en train de vouloir mettre une sorte d'opposition. Nous sommes
contre
-pouvoir.
Contre
-pouvoir, c
'est pour un équilibre. Ce n'est pas pour attaquer l
'autre pouvoir.
Mais au contraire, c'est pour l'aider. Les orientations budgétaires, par exemple, qu'on vient de faire, savez-vous que les orientations, je les ai découvertes, comme tout le monde, ficelées
?
Le jour de la...
Ah,
non,
rassurez-nous. Pas le jour de la plénière. Mais 15 jours avant, lorsque l'on
m
'a
adressé les documents, pour que je puisse, puisque c'est moi qui...
Oui, qui signe
les... C'est
moi qui
signe, d'abord, la convocation de l'Assemblée, et la loi dit que je choisis les lieux, etc. Mais je ne peux pas.
Je reviens
sur un point, très brièvement. Concrètement,
qu
'est-ce que le bureau de l'Assemblée de la CTM
va
demander très concrètement concernant cette ligne
budgétaire ? Est-ce que ce point
pourra être trop
tard examiné en séance plénière ? Alors, si vous
m'avez bien suivi, le bureau réuni, là, il y a quelques jours,
a, à
l'unanimité, accepté l'ordre du jour présenté par l'exécutif, le premier
point.
Classique. Ça, c'est classique. Et deuxièmement, il m'a demandé d'adresser un courrier dans lequel...
Ah, c'est eux qui vous le
demandent, en plus. D'accord.
C'est intéressant. Non, c'est intéressant de le savoir. Donc, à l
'unanimité, j'indique dans ce courrier au président, que j'ai adressé dès le lendemain,
que
nous demandons
que
la ligne concernant l'Assemblée soit bien identifiée, c'est-à-dire qu
'il
n'y ait pas de mélange de
crédits
destinés aux élus du Conseil
de
l'Assemblée. D
'accord.
Puisqu'il
y
a séparation des pouvoirs.
C
'est la loi. Deuxièmement, qu'il y a une ventilation, parce que quand vous avez une ligne
et
que les choses ne sont pas ventilées, il faut que nous sachions quelle somme est réservée au voyage des élus, quelle somme à la formation des élus, quelle somme au fonctionnement matériel, etc., de manière à suivre démocratiquement. D'accord, toute transparence. Vous voyez, nous n'avons pas
demandé... Donc, des demandes sont toutes logiques et légitimes,
quoi. Bien
sûr,
et nous n'avons pas demandé qu'on nous délègue simplement que nous puissions suivre. Vous voyez, c'est-à-dire que c'est le minimum, si j'ose dire, minimum, que
nous
pouvons demander. Et quelles sont les chances objectives que ce point
soit examiné en plénière ?
Ce qu'il faut que vous compreniez, d'après ce que je vous ai expliqué, vous avez bien retenu ce que je vous ai dit,
si le
président
ne
me répond pas,
et
même s'il me répond,
s
'il n'introduit pas la question
devant
la plénière, moi, normalement, je ne peux pas introduire directement une question
devant la plénière. Et
ça, ce n
'est
pas la loi qui a dit ça. C'est le règlement intérieur. Alors, il y a aussi un chantier qui est ouvert en ce moment. Il y
a
une commission ad hoc qui a été nommée, ça fait déjà des mois, qui était un peu en sommeil, qu'on a réveillé, et cette commission est censée
au
moins améliorer notre règlement intérieur. Lequel règlement intérieur
est
venu, sur bien des points, encore compliquer les choses et aller dans
le
sens d'une aggravation de ce que nous avons déjà de négatif dans la loi ? Je vais vous donner un exemple. C'est d'abord le règlement intérieur qui dit que
toute
proposition venant de l'Assemblée doit être adressée au président du Conseil exécutif obligatoirement et que c'est lui qui doit présenter. Ça, il n
'y a
aucun texte législatif qui dit ça. Donc, c'est notre propre règlement intérieur. Donc ça, si les élus veulent le modifier,
en
majorité, ils le veulent, je verrai s'ils le voteront le jour où ça viendra. À un moment donné, la commission ad hoc a été mise sur pied pour ça. Je vous donne un autre exemple. Le règlement intérieur dit que l'Assemblée peut nommer des commissions d'enquête. Commissions d'enquête qui peuvent même aller contrôler ce qui se passe dans des services. C'est indiqué. Mais
on
dit qu'il faut au moins 7 élus. On ne dit pas comment ils sont désignés dans le règlement intérieur. Qui les désigne ? Comment sont-ils désignés ? Est-ce que l'opposition est représentée ? Rien. Donc, c'est à compléter. Tous les textes relatifs à la CTM sont mal rédigés,
en fait.
Mais mieux, mais mieux. Là, ça va vous faire sursauter. Le texte dit que c'est moi qui dois fournir, c
'est
le président de l'Assemblée qui doit fournir les moyens.
Ah, OK.
Ça a dû vous faire sourire, ça. Mais oui,
comme je n'en ai pas. Donc, comment voulez-vous que je donne des moyens à une commission d'enquête ? Donc, vous voyez que, théoriquement, nous avons une commission d'enquête, mais qui, en réalité, ne peut pas exister, tout simplement. Et j'entends, après ça, des gens qui s'imaginent que lorsque je parle de difficultés de fonctionnement, c'est un caprice où je soulève des problèmes qui n'ont pas lieu d'être. Alors, évidemment, moi, je sais aussi qu'on peut être dans la langue de bois.
Et
puis, comme il ne faut pas, il ne faut pas, comme on dit, désespérer ceux qui nous ont... Comme à une époque, il ne fallait pas désespérer bien que vous connaissez l'expression. Il allait mieux dire que tout se passait très bien dans certains pays, parce que sinon, on allait désespérer pour l'État arrière. Bon. Eh bien, moi, je sais ce que ça a donné, ce genre de choses. Et je n'ai pas envie
que
demain,
ceux
qui vont prendre la relève, un mois de CETM, elle va continuer. Bon. Je n'ai pas envie que ça continue comme ça. Tant pis, si nous devons rester comme ça jusqu'à la fin de cette mandature. Bon. Chacun prendra sa part de responsabilité, mais pensez que, faute de dire qu'il y
a
un problème, que demain, eh bien, ça continue,
moi,
je ne peux pas prendre cette responsabilité-là en conscience. Ça vous serait reproché.
Il
n'y
a
pas si longtemps que ça, un certain lundi 1er octobre,
vous
disiez, sur une antenne de radio, que, grosso modo, il y avait une ligne rouge à ne plus franchir
et
que, si ça continuait, il y aurait des choses qui allaient se passer. Depuis, est-ce que vous pensez que cette ligne rouge a été à nouveau franchie
? Non,
mais... Mais vous
ne
donniez pas de détails sur ce qui pourrait se passer. Non, mais il ne faut jamais... Vous connaissez mon principe, il ne
faut
jamais, jamais lancer de menaces. Excusez-moi. Non, vous savez, quand je menace
et
qu'il faut passer à l'exécution, je fais.
Donc, en clair chez vous,
la menace précède de toute façon l'exécution. Voilà. Vous savez, quand j'ai annoncé au PPM à l'époque
que
si le congrès de 2005 n'entamait pas un débat sur un certain nombre de questions, dont la question du chat dans le sac, etc., vous connaissez toute cette histoire sur 2003, il fallait qu'en 2005 on clarifie ça, bon, ils ont pensé que c'était une menace en l'air. Vous avez vu comment ça s'est terminé. Bon, donc...
Mais est-ce que c'est la situation... Non, non, non. J'ai voulu...
Est-ce que la situation
pour
vous, à vos yeux, est aussi grave ? Parce que c'est le même
mot, hein ?
Non, non,
non,
ça c'est... Je pense que si je n'avais pas...
Si
je n'avais pas tapé du poing sur la table, les choses seraient empirées. Parce que depuis, je considère que les choses sont stables.
Il n'y a pas eu
de dépassement... Du point de
vue du discours.
Il
n'y a pas eu de dépassement de la ligne
rouge. Non, non, non, dans les faits, non. Mais comme
c'est quoi ? Nos téléspectateurs doivent
se le demander. C'est quoi ? Non, non,
non. C'est quoi la ligne rouge
pour vous
?
Non,
non, mais attendez... Qu'il ne faut pas dépasser ? On
est arrivé à un point
d
'écouter sur des radios
par des fanatiques... Oui, la fameuse accusation de complot par Alfred-Marie Jean. Non, non, non, la
limite, nous, c'est d'aller beaucoup plus loin. Il y a eu des insanités,
il
y a eu des insultes, des injures... De sa part ou de la part
d'auditeurs...
Des lieutenants... Zélés. Quelquefois... Des
laudateurs.
Des gens qui, pourtant, font bonne figure au quotidien. Ce n
'est
pas seulement des... D'accord. Ce
n
'est pas seulement des
auditeurs, des citoyens, entre guillemets, lambda, quoi. Un peu... Voilà, lambda.
Bon. Non, non, non, il y
a
quand même des gens qui sont allés un peu fort. Et là, je dis, il y a une limite. Il y
a
une limite. Et puis, dans le comportement aussi à l'intérieur, non, il y a des choses... Bon, les choses... Bon, le fonctionnement ne s'est pas transformé. Mais, en tout cas, il y avait une certaine même désinvolture que je constatais. Et ça frisait le mépris de temps en temps.
Et
là, j'ai remarqué que quand même, on fait attention. Il y
a
des choses où j'étais convoqué dans des formes qui n'étaient pas correctes, etc. J'ai remarqué qu'il y a... Il
y a même des rendez-vous où désormais vous
êtes invité. Oui, voilà, voilà. Vous aimez bien renseigner. Je
pense
que ça a mené... Je pense que ça a mené un minimum de correction parce que, bon, il ne
faut
pas s'imaginer que si on me pousse à bout, ça ne nous aura pas de conséquences. Non, mais justement,
quelles sont les
conséquences
? Vous pourriez démissionner,
vous pourriez...
Oui,
par
exemple. Il y a toutes
sortes
de rumeurs. Il y a des
gens qui disent que Claude Lise a des appointances particulières et Mike ne va pas manquer de vous poser une question là-dessus.
Oui, des appointances
avec qui ? Avec Jean-Philippe Nillor, avec...
Vous
êtes en tchèque au co.
Je cite le
président du Conseil exécutif
qui l'a dit très très récemment. Il y a une semaine à peine.
Écoutez, moi, je sais que chez lui, c'est une obsession.
C'est
M.
Nillor
ou
les... Non, non,
non.
Je
suis le président du Conseil exécutif.
Est-ce que vous confirmez la phrase que vous avez
prononcée
à l
'époque ? Est-ce que vous seriez capable de la reprononcer ? Vous disiez l'attitude d'Alfred-Marie Jeanne est insupportable. Il voit des complots partout.
Oui,
mais bien sûr. Ça continue ? Oui, moi, je pense que c'est obsessionnel. Et je pense, en plus, qu'il y
a
des gens qui l'entretiennent là-dedans. Parce que vous savez, lorsqu'un haut responsable,
c
'est valable au niveau de l'État, c'est valable à tous les niveaux. Vous savez, quelqu'un qui a des responsabilités importantes, quand il a un travers comme ça, en général, regardez autour. Il y a forcément des gens qui poussent dans ce sens, au lieu de
l'amener.
Bon, je sais qu'il
y a
des gens qui, régulièrement, vont avoir des petits avantages pour se faire bien voir. C'est jamais gratuit. Une cour. Oui, mais évidemment, qui vont raconter n'importe quoi, qui vont raconter que j'ai fait ceci, j'ai dit cela, etc. Est
-ce que vous-même vous
aviez cette cour autour de vous quand vous étiez président du Conseil
général ? Absolument pas. Parce qu'on disait qu'il
y
avait des gens
qui, autour de vous, voulant, évidemment, avoir quelques avantages, comme vous venez de le dire, vous soutenaient, quoi qu'il arrive,
etc. Est-ce que ce n'est pas lié à l
'exercice du pouvoir,
simplement ?
Oui, l'exercice du pouvoir fait que vous avez toujours...
En fait, des hypocrites autour de vous. Claude Lise, Claude Lise. Est-ce que c'est arrivé ? Bien entendu.
Mais c'est automatique. Vous aurez toujours auprès de vous des gens. Mais un responsable politique doit toujours essayer de faire attention à ça. Moi, je disais à mes collaborateurs que je ne voulais pas de béni-oui-oui.
Non,
il y en a eu. Je leur disais que
je
ne veux pas de ça. Et j'acceptais la contradiction. Il m'arrivait d'avoir des discussions. Demandez ça à mon ancienne directrice générale des services. Elle vous dira que nous avons eu des... Nous sommes des amis. Or, au contexte. Or,
au
contexte professionnel. institutionnel. Bon. Mais nous avons eu des fois des discussions, également avec des directeurs généraux adjoints, etc. Mais j'étais capable, deux ou trois jours après, de dire tout compte fait. C'est vous qui avez raison. Si j'estimais qu'ils avaient raison. Mais je voulais qu'ils défendent leur point de vue. Moi, je n'ai jamais voulu de gens qui soient d'accord sur tout ce que je fais. mais je ne suis pas dans ce type de rapport. Mais ça n'empêche qu'effectivement, vous avez toujours des gens qui veulent vous flatter, etc. Mais, en tout cas, moi, je n'ai jamais perçu de gens me poussant à faire des choses contestables. En
tout cas, on a compris qu'en
soi-de-vous et Alfred-Marie-Jeanne, les problématiques ne sont pas réglées. Pas résolues. Non, mais elles ne sont pas réglées. Attendez, je n'ai pas de problème personnel.
Non, non, il ne s'agit pas de ça.
Non, non, non, mais comme en Martinique, dès qu
'il
y a des problèmes entre deux responsables politiques, on s'imagine, moi, j'ai connu ça avec Serge de Chimie dans le temps, on s'imagine tout de suite que c'est une affaire personnelle.
Non, mais quand vous dites... Vous n'avez pas d'affaire personnelle. Mais lui semble en avoir
avec vous des problèmes
ou des affaires personnelles. Non, c'est sa manière d
'exprimer. Parce qu'il ne peut pas parler des choses avec mesure. Il pourrait dire, je ne suis pas d'accord avec Claude Lise, je sais qu'il estimait que, par exemple, il a eu l'occasion de le dire, il estimait que pour lui,
ce
qui était
de
ma part une gestion démocratique, il l'appelait ça une gestion laxiste.
Il
considérait que le département, pourtant j'ai fait des choses, il peut raconter ce qu'il veut, je le répète, en 19 ans, 19 ans à la tête du département, j'ai contribué à faire 2 milliards d'équipements pour la Martinique
et
avec un en cours de dette qu'on a augmenté de 200 millions. En
19 ans.
Bon, donc j'ai fait des choses. Bien sûr. Mais il appelle ça
une
gestion laxiste. Pourquoi ? Parce que je déléguais, parce que j'étais, vous savez, c'est un débat qui est en ce moment au niveau national, j'étais dans l'horizontalité,
lui, il est pour la verticalité. J'ai une question très précise.
Mais il pourrait dire, nous avons cette divergence-là. Pourquoi a-t-il besoin de dire que je le trahis,
que je suis dans un complot, etc. Est-ce que vous savez pourquoi ? Mais on peut avoir...
Jusqu'à ce jour, en décembre 2018, Alfred-Marie Jeanne continue de vous associer au mot complot et à faire
de vous un
comploteur. Est-ce que vous savez pourquoi
?
Sauf qu'il ne peut pas le faire en me regardant dans les yeux, en étant là à côté de moi. D'accord.
J
'ai eu l'occasion, dans son bureau, dans son bureau... Attendez.
Il n'y a pas
plus... Il
n'y a pas
à part.
C'est peut
-être... Attendez. Il est bon-aîné de 5 ans, je crois, mais bon, nous sommes quand même tous les deux... Oui,
des
grands noms. Oui, des grands noms. Bon. Et on se reconnaît depuis très longtemps. On s'est combattu, on a quelquefois marché parallèlement, il m'a soutenu, je l'ai soutenu,
D'accord. Il y a une
histoire. Et j'ai toujours reconnu
ce
qu'il y a de positif. Chez lui, j'ai toujours dit c'est un homme honnête, c'est un homme intègre. Il a toujours dit la même chose me concernant, de partir, dont on a toujours parlé, d'intégrité... Jusqu
'à l'année dernière.
Non,
non, d
'intégrité financière.
D'accord. En termes d'honnêteté, bien sûr. Je parle d'honnêteté. En termes de probité, d'honnêteté.
Chacun.
Bon,
bon. Maintenant, moi, je dis, devant lui, je lui dis, je suis allé le voir, le dernier tête-à-tête que j'ai eu avec lui. Bon, ça remonte à quelques mois. Je lui ai dit, en face, c'est pas la peine de continuer à aller raconter que je suis dans un complot. Je ne suis dans aucun complot. Je lui
ai dit,
est-ce que tu crois qu'à mon âge, je vais entrer dans un complot ? Mais pourquoi faire ? Moi, je n
'ai
pas un avenir politique. Je ne sais pas si lui considère qu'il a un grand avenir politique. Ce n
'est
pas mon cas. Par conséquent, je ne suis pas dans un... Qu'est-ce qu'il vous
répond ? Pourquoi vous voulez que
j
'ai
une stratégie
?
Qu'est-ce
qu'il vous répond quand
vous lui dites ça ? Rien ?
Je
lui
ai
dit, ce
qu
'il y a de divergence entre nous porte sur le problème de la démocratie, le fonctionnement de l'Assemblée, la manière de gérer, y compris le personnel, l'organisation générale des services et le dialogue social.
Je
lui ai dit ça. Et là encore,
aucune réponse.
Il ne
m'a
répondu pas à des problèmes.
Bon,
on va... Non,
non, mais je vous dis
exactement ce qui s'est passé. Et on s'est quitté sans tension particulière, sans rien. Il ne
m
'a pas dit oui, tu es dans un complot, etc. Bon, je sais très bien qu
'il
ne peut pas me dire. Il ne croit pas ça.
Ce n'est pas vrai. Est-ce que c'est pour faire une différence ?
Est-ce que c'est une stratégie de
diversion, de véglage, comme on dit en théorique ? Ça
permet de faire diversion. Parce que bon, comme
ça... Sur quoi, par exemple ?
Attendez, il y a quand même des problèmes. Chaque semaine, il y a un service qui est en grève, qui vous pète. En coup, c'est les PMI, en coup,
c
'est l'appât, les PMI. Là, en ce moment, c'est le laboratoire départemental d'analyse. Enfin bon, il y
a
quand même des problèmes. Donc,
ce n'est que
pour ça. Alors, c'est tellement
facile de faire
diversion. Ça, c'est la première chose. Et puis,
il
faut faire plaisir à son camp. Comme il y a une bande de fanatiques que je connais très bien. Vous avez beaucoup d'adversaires. J'ai beaucoup d
'amis aussi.
Oui,
je n'en doute pas.
On n'en doute pas ici. Bon, mais il y
a
un sondeur, là. Oui,
alors, il y a des éléments sur la popularité des planètes. Non, non, non.
Mais, bon, non, non, mais je sais qu'il
y a
un groupe de gens qui veulent pousser dans ce sens-là.
Bon,
il faut leur faire plaisir.
Bon,
et moi, je suis convaincu qu'ils ne croient pas une seconde cette histoire de complot. Bon, maintenant, je vous dis, comme je l
'ai
dit récemment sur une autre antenne, je n'ai aucune espèce de lien d'engagement. j'ai des relations avec Jean-Philippe Nidlod, qui sont des relations amicales, comme avec tous les élus de la majorité et même d'autres...
Vous étiez quand même plutôt enclin
à un moment donné à le défendre. Vous vous rappelez que vous avez tenu des propos plutôt affables et plutôt positifs sur Jean-Philippe Nidlod. Quand je vous interrogais à l'époque, je vous disais, mais Alfred-Marie Jeanne considère que ses attitudes de Jean-Philippe Nidlod sont des attitudes de défiance. Et lui, il va plus loin. Parce que, comme vous venez de le dire, il est enclin à aller plus loin. Il disait, c'est une trahison. Et vous, vous disiez, ah non, je ne vois pas de trahison de l'apport de Jean-Philippe
Nidlod. Mais non, mais
pas... Écoutez, moi, encore une fois, je dis ce que je pense. Oui, je ne suis pas en train d'essayer de construire quelque chose. Je dis ce que je pense. Moi, je n'avais pas le sentiment que quand j'entendais Jean-Philippe Nidlod, alors je ne
sais
pas ce qu'il fait en dehors des moments où je suis avec lui, mais chaque fois que j'ai été dans des réunions avec lui, chaque fois qu'on a échangé, il ne m'a jamais tenu des propos de quelqu'un qui voulait abattre son patron, etc. Bon, j'ai même trouvé qu'il était toujours dans une recherche d'accommodement. Et en sens inverse,
j
'ai eu des différends avec Jean-Philippe Nidlod,
vous le savez très bien. Il ne voulait pas que vous soyez la tête de la section mort. Il voulait que ce soit à zéro, appelez-vous. Il voulait absolument
imposer
à zéro. Qu'il n'est
soit à zéro, qu'il soit la tête de l'histoire. Il
n'a pas eu
des mots très tendres à votre égard.
À l'époque.
Mais vous avez fait la paix. Mais vous... Vous
avez fait la paix. Vous
savez, ce n'est pas parce que j'ai eu un différent avec quelqu'un que je vais traîner un problème éternellement. On ne peut pas avoir un différent avec vous
et
très aigu. Et puis, bon, les événements sont passés. Nous nous retrouvons pour faire autre chose. Je tourne la page. Ça ne veut pas dire que j'oublie. Mais je sais tourner des pages. Et en politique, surtout. Vous travaillez pour l'intérêt général. Donc, il faut savoir dépasser les problèmes personnels. Il faut mettre son orgueil de côté. Il faut mettre son égo de côté. Sinon, on ne peut pas servir un peuple. Ce n
'est
pas possible. Si vous êtes toujours sur votre égo, vous êtes en permanence devant des combats à mener, des rancunes à traîner, etc. J'estime qu'un responsable politique d'envergure, en tout cas, ne doit pas traîner de la rancune et du ressentiment. Ça ne veut pas dire qu'on est dans l'oubli.
Oui,
dans la
béatitude.
On
n'est pas dans un espèce de truc... Le temps file. Donc,
on va faire un bond de 8000 kilomètres et on va arriver à Paris et en France hexagonale, même s'il y a
la
présence de ces fameux gilets jaunes également en Martinique qui se mobilisent. Et je sais que Libéon Rajot brûle de vous poser une question sur cette actualité également brûlante. Vous n'avez pas enfilé de gilets
jaunes ? Non, non, non. Qu'est-ce que vous pensez
? Quelle analyse avez-vous, portez-vous, sur ce qui est en train de se passer au niveau national avec ce mouvement, on va dire, entre guillemets, de révolte populaire en France
? Pour
moi, si vous voulez, ce mouvement-là, c'est le symptôme d'une maladie.
Je
résonne en médecin, ça ne vous étonnera pas. Bon, je pense que la France est malade, profondément malade.
Sur
le plan de ces institutions, là aussi, sur la conception qu'ont les gens du pouvoir de la démocratie, on retrouve le même problème. Quel
est le nom de cette maladie ?
Je vous le dis, c'est le fait que nous sommes dans un pays dit démocratique, mais en même temps, quand vous regardez bien, regardez l'Assemblée nationale.
Quels
sont les pouvoirs du Parlement qui représentent le peuple
?
Bon, donc, on a ce problème. D'où, depuis des années, une défiance qui est allée en croissant des citoyens, de la plus grande masse des citoyens, à l'égard de ceux qui sont censés les représenter. Alors, beaucoup de gens ne votent même plus, et même ceux qui votent, bon, ils votent dans un sens à un moment donné, dans un autre sens, et ils finissent par ne plus croire à personne, ou alors, ils finissent par voter
aux
extrêmes, comme on dit. Bon, donc là, nous assistons à quoi
?
Au fait que vous avez une masse de citoyens qui, ne croyant plus qu'ils sont représentés,
ont
décidé de se représenter eux-mêmes.
Et
comme
vous
avez une société qui souffre d'une situation d'injustice extrêmement grave.
Et
ça, ce qui révolte le plus les êtres humains, c'est l'injustice, ce qui a toujours provoqué les révolutions.
Notamment la révolution
française. Mais bien entendu, toutes.
2009,
en Martinique. Comme 2009. Lorsque les gens se sentent de plus en plus en difficulté, mais qu'ils ont le sentiment que certaines catégories profitent de plus en plus, que l'écart s'élargit entre une minorité qui accumule de plus en plus et la très grande majorité qui s'appauvrit.
Et
lorsque l'appauvrissement ne touche pas uniquement les couches,
on
peut dire les plus pauvres, mais maintenant, y compris une partie des classes moyennes,
comme
je le disais il n
'y
a pas longtemps, c'est, au lieu de parler de l'ascension sociale, maintenant, il faut parler du décension sociale de plus en plus. De plus en plus. Qui voyez-vous en majorité ? Sauf que depuis quelques jours, là, on voit des jeunes qui... C'est l'inverse de mai 68 que j'ai bien connu. C'était la jeunesse qui était d'abord. Donc les retraités sont descendus dans la
rue et maintenant les jeunes... c
'est les retraités et les jeunes viennent après. Bon, en fait, vous avez énormément de gens qui sont inquiets, non pas pour eux-mêmes, même s'ils vivent difficilement, mais ils sont très inquiets de ce qui arrivera à leurs enfants
et
à leurs petits-enfants. C'est pour ça que vous voyez des grands-mères, des grands-pères qui sont sur des barrages et par conséquent, il y a eu un aveuglement et une surdité considérable d'une caste qui est au pouvoir. Et je crois que le... Vous savez, l'expression qu'avait le sociologue Bourdieu qui parlait qui
parlait
de la noblesse d'État, parlant de tous ces énarques, toute cette techno-structure qui, en fait, gouverne la France, celle qui tient Béressy en particulier, sont des gens qui sont dans une espèce de bulle et par conséquent,
ils
n'ont pas senti ce que tous ceux qui étaient à l'intérieur, les gens qui sont dans le peuple. Mais ça fait longtemps qu'ils sentent bien que la marmite est en train de
bouillir. C'est comme chez nous.
La marmite, elle boue également. On
va y venir. Pourquoi ? Je pense qu
'il y a beaucoup de gens qui sont dans le déni qui préfèrent ne pas voir. Voilà.
Pourquoi
ça ne prend pas
davantage en Martinique ? Parce que
2009 est passé
par en la et que ça a créé une
désillusion. C'est comme une éruption volcanique. Il
faut attendre la prochaine.
La lave s'accumule et puis vous ne savez pas le moment où tout d'un coup ça va exploser. Mais ça peut exploser demain comme dans un an, comme dans deux ans. personne ne sait. Mais il faut savoir qu'on est sous quelque chose. Ça je l'ai dit à tous les responsables de l'État.
Il
y a des gens qui m'ont interrogé il n
'y
a pas longtemps.
Quand vous étiez face au président de la République il n'y a pas très longtemps à la ville à Chanteclair vous lui avez dit. Non
pas à Chanteclair à la
présidente de la République. C'est sûr que c'est pas très loin.
Oui.
Vous lui avez dit
? Je le lui ai dit. Je
lui ai
dit.
Il
a apparu quand même. Bon, écoutez vous savez j'ai déjà eu quelques conversations avec lui. Il sait que
je
répète je ne suis jamais dans la démesure. Donc quand je dis
que
je suis inquiet
c
'est parce que il y a des raisons d
'inquiétude.
Puisqu'on vous tient quel regard vous portez puisque vous l'avez eu à quelques centimètres de vous quel regard vous portez sur le président de la République
? Un
homme qui est très brillant très intelligent et qui à mon avis
a une
vraie volonté de réformer le pays
mais
qui n
'a pas pris Vous le ressentez
sincère
dans
cette volonté de réformer ? Oui,
de
réformer mais pas forcément dans le sens que moi je souhaiterais. D'accord. Bon, il faut des réformes je ne suis pas pour que...
Est-ce qu'il a raison quand il dit que la France
est irréformable
? C
'est vrai que c'est un pays qui est dans l'ensemble assez opposé aux réformes. C'est vrai. Bon, cela étant il ne faut pas reprocher au pays de refuser n'importe quelle réforme. Bon, il est clair que lui
il
n'a pas senti ce qui se passait depuis des années. Mais
qui l'a senti ? Pas
depuis qu'il est là.
Mais qui l'a senti
? Vous savez, ce qui est triste à dire c'est que mes propres amis socialistes ça est très bien. Ça est très bien qu'à la fin de l'ère Hollande j'avais pris mes distances et de plus en plus moi je n'ai pas je n'ai pas admis le fameux tournant le tournant libéral venant de socialistes. Oui,
qui avait promis de combattre la finance notamment. Il
y a quand même il y a quand même des économistes que de temps en temps on pourrait écouter. Vous savez quand même des prix Nobel comme Stiglitz par exemple ou Paul Kugman qui rappelle en permanence quoi ? Qu'on ne doit pas faire de politique d'austérité quand on n'est pas dans une période d'expansion.
Parce
que Kénis n'a jamais dit qu'il faut pas qu'il faut toujours être dans la demande qu'il ne faut jamais faire de politique de rigueur quelquefois. Mais il dit on ne peut faire ça que lorsqu'on est en période d'expansion. quand vous êtes dans une période atone ou une période où on est dans une activité qui est en ralentissement si vous faites une politique d'austérité vous créez automatiquement une augmentation du chômage et vous êtes dans une espèce de cercle vicieux qui va dans le sens de
la récent. Et vous savez
qu'il
y a
quelques années
des
experts du FMI ont fait une étude sur plus de 172
pays
ils ont étudié les effets de politique d'austérité sur un tas de pays dans un sur différents différents continents et ils ont publié cette étude là et on a l'impression que les que les chefs d'état ils ne lisent pas ces choses là pourtant c'est quand même important.
Alors venons-en à la mort. Non mais ils
ont démontré que dans tous les cas même si quelquefois vous avez une amélioration dans un premier temps vous aboutissez à des catastrophes donc tout ça pour vous dire que la France aujourd'hui je ne suis pas étonné de voir cette fureur des gens et on a mis du temps et il y a en plus je tiens à le dire vous voyez on a voulu c'est le peuple lui-même qui a cru que le problème c'était de mettre des nouveaux
de
mettre
des jeunes oui
des jeunes en politique ou des jeunes en âge et les gens pensaient qu'il suffisait de faire ça alors
ça
peut être une bonne chose sauf que il faut un minimum de gens d'expérience aussi et je me rends compte en ce moment quand j'écoute les débats parlementaires je compare par rapport à ce que j'ai connu mais je vois une baisse de niveau incroyable les gens évidemment ils n'ont pas l'habitude donc ils sont beaucoup plus dominés par l'exécutif qu'à l'époque que j'ai connu où on arrivait à résister moi je me rappelle des tas d'amendements qu'on faisait passer contre la vie
du gouvernement globalement vous trouvez que le niveau n'est
pas par la hauteur
c'est le cas de le dire
je ne parle pas du niveau intellect je parle du niveau de résistance face
au pouvoir
il faut de l'expérience politique et il en faut aussi au chef de l'État alors là aussi j'ai l'impression à certains moments qu'il dans sa stratégie devant certaines difficultés qu'il ne sait pas trop comment faire on voit bien qu'il a du mal à mener une stratégie il y a des tas d'élus peut-être moins brillants intellectuellement qui n'auraient pas commis autant d'erreurs en si peu de temps est
-ce qu'il est dans sa
but selon vous déconnecté de certaines réalités notamment celles affectant les plus les plus précarisés
les plus pauvres etc je
pense qu'il a sous-estimé cela et qu'autour de lui pareil il a des gens qui vont sous-estimer
vous
comprenez
qu'on
le qualifie
de
manière très régulière comme le président des riches voire des très riches comme dirait François Hollande bon ça c'est du slogan enfin il y
a
quand même un fondement au
slogan c
'est pas juste
du marketing politique ce
n'est pas en tout cas ce n'est pas un représentant des classes populaires du
prolétariat c'est
évident alors je ne
vais
pas dire qu'il travaille systématiquement pour les riches j'aime bien encore une fois mettre de la mesure dans
les choses
mais je ne suis pas d'accord mais ça je le lui ai dit pendant que beaucoup y compris qui ne sont officiellement pas d'accord avec lui le
complimenteur
le complimenteur à Paris moi vous
avez des
noms par exemple non non je ne
vous
donnerai aucun nom mais
j'ai remarqué ça il faut qu'on soit fidèle à son intitulé non non
mais non parce que il ne faut pas non plus mettre des gens en cause quand ils ne sont pas capables de se défendre mais enfin je vous dis en tout cas moi ce que je fais j'ai eu l'occasion de discuter avec lui d'autant qu'il sait les relations que
j
'avais avec Michel Rocard
et
qu'il m'a dit vous savez au moment en fin de sa campagne il m'a dit vous ne pouvez pas être absent de l'arrivée de la deuxième gauche au pouvoir parce que je connais les relations que vous avez avec Michel Rocard etc et je lui ai répondu oui mais précisément parce que j'ai eu des relations avec Michel Rocard jusqu'à la fin vous savez qu
'il
n'était pas d'accord avec vous sur un certain nombre de points
je
le lui ai dit
et
là il ne vous a pas répondu pas du problème non non non il m'a dit qu'on allait en discuter mais donc vous voyez je lui ai dit franchement parce que il vaut mieux dire aux gens ce que vous pensez Claudie parlons de notre pays oui on parle de difficultés économiques
tout
quasiment tous les clignotants sont au rouge et vous le savez même si cette année enfin l'année 2018 oui oui
mais moi je parle je parle des clignotants je parle
des clignotants je parle
des clignotants
sociaux je parle des clignotants sociaux parce que vous les avez évoqués je ne fais que rebondir oui vous dites
c
'est en train de bouillir et ça va probablement exploser à nouveau on ne sait pas quand on ne
sait
pas quand mais qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous élu politique parce qu'il faut quand même rappeler que vous le peuple vous a confié une mission qu'est-ce que vous faites pour éviter que ça explose
non
mais nous mettons en
place nous
mettons en oeuvre un programme qui est un programme qui
est
censé répondre aux attentes bon seulement la baisse des moyens a fait que le choc
le
choc d'investissement que nous avions prévu dans notre programme vous vous rappelez il y avait un grand choc d'investissement
il y avait 400 millions d'euros qui devaient être empruntés 450
même et avec un grotte en point etc or bon nous sommes devant devant des difficultés léguées
par
les prédécesseurs même si on peut débattre sur le
niveau c'est toujours aussi
long cet
héritage oui parce que bon
autant on peut débattre du déficit bon jusqu'à présent personne ne sait exactement chiffre précis il
y
a débat mais en tout cas il y a des choses il y
a
des choses sur lesquelles on ne peut pas discuter il y a eu plus de 50 millions de factures impayées ce
n'est
pas des sommes minces il y a des engagements ou plus de 2 milliards en 3 des engagements en ce qu'on appelle autorisation de programme autorisation d'engagement des engagements à long terme qui nous contraignent même si on est obligé d'en annuler certains on ne peut pas tout annuler et il y a eu quand même un encours aussi l'encours de dettes bancaires qui est quand même conséquent donc il y a ça mais il y a aussi le fait que depuis depuis on peut dire 3-4 ans
au
fur et à mesure l
'effort 2014
oui l'effort global de l'état
a
diminué il a diminué là de l'effort global
c
'est-à
-dire
de tous les ministères le ministère de l'outre-mer c'est à peine 11% de l'effort l'effort global a diminué 2 milliards quand même 1 milliard d'euros pour l'outre-mer pour l'ensemble de l'outre-mer et c'est pratiquement 400 millions d'euros de moins que nous avons au niveau du ministère de l'outre-mer sur la même période donc il y a déjà ces éléments-là qui vont qui vont qui vont nous contraindre qui vont peser et puis il y a toutes les mesures
qui
sont prises comme par exemple le fait que les dépenses d'investissement aujourd'hui elles sont quand même forcément limitées limitées par l'état notamment oui plus exactement c'est l'emploi destiné à l'investissement qui est limité puisqu
'ils
veulent que tout le monde converge vers au maximum 9 années de capacité de désendettement ça y
est
là le temps qu'il vous faut en arrêtant toute nouvelle dette pour pouvoir vous désendetter bon moi j'avais laissé le conseil général en 2011 avec 8,8
bon ce
qui nous critique maintenant qui voudrait qu'on en prenne davantage ils avaient réduit l'investissement je veux quand même rappeler ça parce qu'il faut en donner à tout le monde ils ont réduit à 6 mais en asséchant pendant leurs 4 ans et demi au conseil général bon et puis maintenant ils voudraient qu
'on
fasse l'inverse mais maintenant vous voyez j'avais ce débat avec eux maintenant je l'ai avec mes amis personnellement j'estime que nous devrions résister la collectivité unique
elle
est justement unique en son genre et
par conséquent
on devrait refuser d'entrer dans le lot des collectivités classiques et négocier qu'on ne nous applique pas cet élément là en tout cas qu'on nous donne du temps pour arriver au 9 nous sommes à 10 à l'heure actuelle à 10 bon mais or c'est une divergence que j'ai avec le président du conseil exécutif lui il considère et beaucoup d'élus avec lui qu'il faut il faut rentrer c'est un peu comme la France par rapport aux critères de Maastricht c'est le même débat donc il faut qu'on applique il y
a
des moments où il faut se rebeller ça m'a refusé vous appelez Alfred-Marie Jeanne à la rébellion bien entendu j'estime que sur ça nous devrions nous rebeller c
'est encore vous parliez vous parliez des points de divergence c'est un
nouveau point de divergence celui
-là
ça touche à la politique économique parce que le budget que vous allez voter monsieur le président de l'Assemblée il est en réduction
mais
oui il est en réduction mais je vous dis mécaniquement puisqu'on nous impose des choses
alors que
vous vous êtes plutôt favorable à la dépense non
mais
pas à la dépense à
tout va
mais pas à la dépense à tout va mais quand
vous êtes en tout cas à l
'augmentation des
investissements vous m'avez posé la
question et beaucoup de gens me posent la question mais vous qu'est-ce que vous faites vous élu je suis obligé de le redire premièrement c'est quand même pas nous
qui
avons tout le pouvoir d'agir économiquement bon il y a le privé il y a l'état bon l'état réduit non seulement l'état réduit sa part d'investissement mais l'état réduit ses dotations et l'état nous donne des règles qui nous amènent à nous replier sur moins d'investissement mais je dis que là sur quelque chose où on nous dit pour l'année prochaine il faut que vous réduisiez votre endettement pour être à neuf années
de
capacité de désendettement
on
est à dix
peut
quand même nous donner
deux
ou trois années dans une situation qui est gravissime nous avons des spécificités je pense qu'il
y a
une lutte à mener là-dessus alors j
'entends par quelles
attitudes ou quelles propositions cette rébellion doit passer attendez de la
même manière je
vois qu'on négocie pour obtenir qu'on prolonge un petit peu la durée concernant les dates les dates limites de consommation des fonds européens
on
négocie là-dessus oui parce que c'est pas brillant on s'en sort mais on négocie quand même pour avoir un petit chouïa bon sur le plan date on négocie en demandant cette fameuse dotation d'amorçage ce que l'ancien président du conseil régional appelait une dotation d'amorçage à l'époque beaucoup de gens avaient critiqué ça mais moi bon
tout
ce qu'on peut obtenir de l'état il ne
faut
pas le critiquer les guyanais l'ont obtenu
c'est quoi une
dotation d
'amorçage et c
'est pour quoi faire on l'a donné à la guyane en disant c'est une nouvelle collectivité donc
on lui donne la
lancer donc nous c'est pareil une nouvelle collectivité
bon
on ne nous a pas donné de dotation d'amorçage
je
pense qu'on pourrait nous nous permettre
puisque
ça c'est pas c'est pas une loi c'est pas une loi de l'économie qui tombe du ciel c'est un règlement que la France a décidé pour qu
'on
traîne les collectivités à faire des économies nous sommes dans une situation qui est tellement grave qu'on devrait nous permettre de rester à 10 pendant 2-3 ans et ça veut dire qu'à ce moment là au lieu de prévoir un emprunt de seulement 50 millions
50
millions c'est ce que je faisais en emprunt dans les années 2000 2007 2008 etc c
'est le
chiffre
d
'affaires
d'un
petit supermarché mais oui nous aurions pu faire quelque chose de plus important et un investissement automatiquement c'est de l'équipement c
'est un petit coup d'accélérateur etc
par conséquent je pense mais ça c'est un point de vue je dis pas que j'ai raison à 100% mais en tout cas c'est mon point de vue ce qui est embêtant c'est que je n'ai pas d'interlocuteur pour discuter personne ne discute de ça on considère qu'il y a une ligne et le seul fait de dire qu'on pense autrement c'est qu
'on est mais vous avez un soutien vous
avez un soutien de poids le premier vice-président de l'assemblée Yann Monplaisir qui était notre invité la semaine dernière tient plus ou moins ce discours
un
discours similaire
il
pourrait s'il ne l'a déjà fait je
l'ai entendu quelques fois enfin cette cause
là mais il faudrait qu'il laisse cette position là constamment et dans les réunions
internes permettez-moi de
vous demander je sais que c'est pas très politiquement correct mais bon comme vous
êtes dans une émission
politiquement incorrect moi j'ai envie de vous demander et beaucoup de gens ont envie de vous demander mais qu'est-ce que vous faites encore là
qu
'est-ce que je fais dans cette guerre
jusqu'à quand qu'est-ce que vous faites encore là est-ce que
ça a du sens
à cette veille de 2019 jusqu'à quand vous
le faites à
clarifier à clarifier votre position c'est ce que je fais là
je clarifie et je clarifie je n'ai plus tellement d'espoir de voir les choses se transformer dans les
temps qui viennent là je
parle dans l'immédiat mais quand je clarifie
j
'espère que ça va porter pour la mandature suivante
ah d'accord vous êtes déjà dans l'avenir à 2021
mais oui parce que mais non mais ces choses là il faut oui c'est vrai que ça arrive mais
non
mais attendez si les élus ne changent pas si l'état ne veut rien faire il reste quoi
ceux
qui normalement sont les détenteurs du pouvoir le pouvoir il est au peuple
c
'est pas la parole seulement qui est au peuple c'est
le pouvoir il faut donner au peuple
si Alfred-Marie Jeanne est réélu en 2021 il
a dit très tôt qu'il voulait être candidat
mais non mais peu importe attendez peu importe celui et ceux peu
importe en l'occurrence non non
non je vous dis peu importe les gens qui seront élus ce qui importe c'est qu'ils soient élus avec un mandat donné par le peuple il
faut que les citoyens
il faut qu'au cours de la campagne mais pour que les citoyens puissent se prononcer il faut qu'ils comprennent le débat actuel
il
faut qu'ils le comprennent or peu de gens leur parlent sérieusement de ce qui se passe je sais bien que c'est un peu compliqué mais il faut qu'on ait le courage de mettre les choses sur le tapis sans agressivité moi je mets les choses sur le tapis mais je ne crée
aucun
problème à l'intérieur susceptible de gêner vous voyez j'aurais pu faire la grève du zèle c'est moi qui signe les délibérations ah oui les délibérations de finir et je n'ai pas de moyens humains
j
'ai en tout et pour tout deux cas de ah je ne
sais
pas si vous vous rendez compte mon équivalent à l'harmonie il y en a 25 en Corse ils vous ont quand même donné des stylos pour signer tout ça bon donc
le lis faisons un peu d'humour vous avez quand même des
stylos mais bon j'ai quand même j'ai quand même le minimum ah bon on a eu très peur non mais ma signature m'engage je pourrais très bien vous savez ne pas faire ce que je fais en ce moment c'est
à
dire passer des heures et des heures à faire du travail administratif bon mais j'ai l'expérience avec ma directrice de cabinet et une autre cadre je dis j'ai deux cadres qui travaillent avec moi sur ça
alors
qu'on a des tas de gens qui ne sont pas surchargés et c'est un effet
un
euphémisme non
vous n'allez pas donner cet effet qui ne sont
pas surchargés de travail vous
aussi vous donnez de la je
pense je pense qu'il y a beaucoup de gens qui seraient intéressés à venir donner un coup de main à l'assemblée vous pourriez lancer un appel non
j'ai pas besoin d'appel
pas besoin d'appel tout naturellement on pourrait trouver du monde bon tout que moi ce que ce que je veux que vous compreniez c'est que je ne veux rien faire qui puisse venir ajouter des problèmes à une situation qui est déjà grave mais
vous n'avez j'en avais compris
que vous n'avez aucun espoir non je en gardant une situation actuelle ça a pu changer non mais ça a
pu changer mais
on n'est pas non si vous voulez si on devait aller dans la catastrophe à ce moment là bon ben
tant
qu'on est dans une situation on applique le programme ça pourrait être mieux
je
considère que ça pourrait être mieux
mais pendant ce temps là il y a des gens mais je ne suis pas attendez
mais ça ne dépend pas que de nous oui
bien sûr
que ça ne dépend pas que de nous bon j'ai dit que nous pourrions nous pourrions faire mieux et si on peut faire mieux il faut mieux le faire mais même si nous faisions mieux si l'état ne change pas radicalement de politique s'il ne comprend pas qu'il y a une sorte de grand plan c'est pas pour nous c'est pour tout l'outre-mer alors ils en parlent toujours et puis finalement ça se termine toujours depuis la loi d'orientation qui avait quand même donné un grand boum tout à
fait
après il y avait eu aussi un deuxième texte qui avait aussi donné donné un petit peu de souffle c'était l'allopome c'était l'allopome mais depuis ça il n
'y
a rien donc les assises on parle on raconte beaucoup d'histoires mais enfin qu'est-ce que vous voyez en concret mais encore une fois les critiques que j'ai sur le fonctionnement ne signifie pas que je suis d'accord avec les adversaires qui disent que nous mettons la Marotique à l'arrêt d
'abord
elle n'est pas à l'arrêt elle est en difficulté mais elle est en difficulté depuis plusieurs années tous les problèmes qu'on a ne sont pas de maintenant c'est comme les problèmes au niveau du gouvernement ne sont pas de maintenant mais c'est pas parce que vous dites ça que vous ne devez pas essayer de faire mieux moi je pense qu'on pourrait améliorer les choses au moins il faudrait en débattre mais malheureusement nous sommes dans une situation c'est ma critique finale là dessus où nous ne débattons pas politique au sens noble du terme on ne se réunit pas pour dire bon
nous
nous étions engagés sur un programme il y a des difficultés qu'est-ce qu'on réfléchit qu'est-ce qu'on fait des orientations budgétaires à mon époque
c
'était plusieurs mois avant les orientations que je demandais au service
de
faire remonter des choses et aux commissions de faire remonter des choses
et je
marchais comme je dis sur deux pieds et ensuite on faisait des arbitrages
en
commission permanente où l'opposition est présente
on
faisait au moins deux écrémages et in fine je faisais quelques derniers arbitrages en tant que président mais donc c'était une procédure qui partait du bas et ça durait plusieurs mois et nous avions un document d'orientation budgétaire rappelez-vous si vous en avez gardé il était comme ça aujourd'hui on a un petit fascicule
ce
sont quelques grandes idées de grandes orientations mais ça a été concocté par le sommet c'est-à-dire que le sommet
on
pensait à quelque chose c'est pas mauvais ce qu'ils ont dit je suis d'accord mais ça n'est pas fouillé nous aurions pu l'enrichir et quand ça arrive 12 jours avant qu'est-ce que vous avez le temps de faire dessus vous comprenez donc c'est je plaide pour une autre manière de fonctionner qui corresponde d'ailleurs à un fonctionnement démocratique et c'est pas pour maintenant
seulement
c'est pour plus tard après ce mélange à la fois de désillusion et d'appel au changement et à de meilleurs lendemains je pense que la pause culturelle est plus
que jamais
nécessaire
donc
messieurs comme vous êtes venus avec à peu près
ça va
nous rendre plus optimistes oui espérons-le comme vous êtes venus à peu près avec 78 CD CD et livres je vais me permettre de commencer très rapidement je n'en ai que deux on m'avait dit d'amener des oui et vous vous êtes un homme de parole vraiment alors très rapidement il s'agit de l'ouvrage d
'un
homme que les martiniquais singulièrement il faut y aller connaître un peu parce qu'il est très récemment venu en en martinique il était sous je crois qu
'on
ne dit plus le grand carbet maintenant c'est le le parc aimé Césaire en tout cas on va dire sous le grand carbet ah
la
dénomination n
'a
pas changé j'hésitais en tout cas il était sous le grand carbet il y a quelques semaines c'est le journaliste et écrivain afro-américain Taney Hazy Coates qui est un journaliste très célèbre qui a obtenu l'équivalent du prix Pulitzer il y a quelques années et cet ouvrage s'appelle je crois qu'il apparaît
une
colère noire lettre à mon fils
dans
lequel Taney Hazy Coates parle de la notamment d'ailleurs il le dit que les Etats-Unis s'inscrivent dans une triste tradition qui est celle de la destruction je cite des corps noirs
et
l'actualité singulièrement ces derniers mois depuis l'année dernière avec cette multiplication de bavures policières qui n'en sont pas qui sont clairement des crimes voient parfois de froids assassinats donc c'est vraiment un livre à lire et voilà une plume très acérée très lucide quel
que soit les j'avais
l'intention de l'acheter parce que j'ai lu un article effectivement et ça me paraît intéressant
donc
là vous
ne pouvez
pas résister
ah non et puis moi
quelle belle réponse à ceux qui pensaient que la négritude s'était dépassée absolument
après
quand on disait assez d'ailleurs que la négritude est dépassée ils disaient citez-moi des lieux où le problème noir n
'existe plus
il
est résolu on n'en parle
plus même à Cuba le problème noir ça a été la chose la plus douloureuse pour moi je n'y croyais pas au début quand j'allais à Cuba et puis c'est mon j'ai fini par être convaincu que le racisme existait que le et bien vous voyez malgré la révolution et la négrophobie malgré la révolution et bien il y a un problème noir qui n'est pas résolu alors il n
'est
pas au niveau de c'est pas la même chose oui bien sûr mais enfin je veux dire car quand même après une révolution comme la révolution cubaine on aurait pu penser que mon ami Carlos Maud me parlait souvent de ce problème là et au début j'avais des discussions à l'époque il y a des périodes où on refuse vous étiez
dans le déni oui
on est dans le déni c'est pas possible c'est pas possible ça peut pas être et puis un beau jour en allant en mettant mon nez là où il fallait il faut savoir reconnaître ces erreurs
alors
deuxième ouvrage qui sont en fait c'est un ouvrage qui correspond à un colloque qui a eu lieu l'année dernière je crois un colloque co-organisé par notamment le professeur de psychiatrie le psychiatre martiniquais Aimé Charles Nicolas et c'est ce qu'on appelle les actes du colloque en fait c'est à dire les contributions des différents des différents conférenciers et ce livre enfin ce livre exactement le même donc le colloque c'est à dire l'esclavage quel impact sur la psychologie des populations et ça c'est en parfaite connexion avec ce que vous disiez à l'instant sur la négritude je pense que ce livre avec d'autres constitue une réponse éloquente à tous ceux qui voudraient faire de cette abomination séculaire qui a été l'esclavage quelque chose du passé enfermé dans le passé et dont il ne
faut
absolument plus reparler ou se pencher et c'est vraiment un ouvrage très intéressant avec des travaux
non
seulement d'anthropologues et de psychologues etc de psychiatres et d'historiens mais aussi de généticiens
qui
traduisent l'impact sur les corps
sur les esprits
et cet impact
se transmettent de génération en génération
le plus nouveau c'est la prise de conscience que les choses qui se passent un très longtemps finissent par laisser des traces transmissibles voilà c
'est la qui
qui passe dans l'idée la culture qui passe dans la nature ça reste quand même très controversé il y a beaucoup d'interrogations mais
c'est une piste mais
c'est pas mais on se rend compte qu'il y a peut-être quand même du vrai donc j'en ai du vrai mais je pense aussi bon pour garder mes marottes je vous
l'ai
dit au début que dans les séquelles il y
a
des séquelles dans la manière anti-démocratique les manières de mener la politique il
y a des études vous avez vous avez trois heures monsieur une
étude sur la pathologie du pouvoir en milieu tropical je suis sûr vous
avez les coordonnées de Bécharle-Écola
bon alors moi je parce qu'il nous faut laisser notre invité terminer avec l'ensemble de ces
présentations je vais aller
vite je vais aller vite je ne vais pas faire dans la nouveauté j'aimerais rappeler à notre peuple qu'on a eu un génie qui s'appelait Eugène Mona et pour ces fêtes leur dire qu'il faut retourner à l'essentiel
pour
une partie d'entre nous ce fameux album témoignage d'Eugène Mona bon je ne vais pas vous faire écouter mais c'est exceptionnel donc voilà j'ai fait ma Béat et puis je sais que vous êtes très proche d'Eugène Mona je l'ai très bien connu je l'ai même soigné pendant plusieurs années à l'époque où je vous
exerçais
on a été très proche et savez-vous qu
'il
m'a même écrit deux deux morceaux ah
oui ah oui oui pour
vous vous ne connaissez pas ce ce qu'il a intitulé l'ISO l'ISO quand
vous entendez l
'ISO c'est moi ah bah du coup il parle des javelots dont il fallait que je me préserve
oui
puisque vous avez été victime de l'ancée
de pierre au marido ah
non non mais il pensait
c'était bien après oui c'est bien après un
visionnaire c
'est très
très visionnaire très rapidement je vous recommande le dernier album de Mario Canange avec son complice de toujours Michel Zénino alors Michel Zénino est marseillais donc je rappelle que Mario Canange pour ceux qui ne le connaissent pas est martiniquais et pianiste donc pendant dix ans Zénino et Canange ont écumé entre guillemets les clubs de jazz ils ont décidé de faire un album excellent en vidéo très rapidement alors ça c'est pour nous les révolutionnaires martiniquais un exemple pas forcément à suivre mais au moins à méditer c'est un film néo-zélandais sur les maoris et les massacres dont les maoris ont été victimes au début de la colonisation de la Nouvelle-Zélande et ce film est exceptionnel il s'appelle Utu
et
il a c'est le premier film néo-zélandais qui a été visionné au festival de Cannes et il a eu un accueil fabuleux en 1983 et il a été à Nouvelle-Zélande
il
revient dans l'actualité alors très rapidement pour nos spécialistes du rhum ça c'est fabuleux c'est le guide achète des rhum à consommer sans
bon dérassion
il y a notamment 80 coups de coeur et parmi les coups
de
coeur il y a une grande majorité de rhum martiniquais puisque c'est le meilleur rhum du monde avec quelques rhum
ils
n'ont pas repris des articles écrits par par docteur Rose-Ozette docteur Rose-Ozette a écrit des choses vraiment très très fortes sur le rhum
non
alors je voulais je tiens la rubrique polar je voudrais vous conseiller Dark Town de Thomas Mullen ça se passe évidemment à Atlanta en 1948 et c'est l'épopée de deux policiers noirs qui découvrent une police
qui
découvrent entre guillemets une police raciste une police une police ségrégationniste blanche dans laquelle ils sont impliqués et ils vont enquêter sur des choses abominables c'est à lire absolument et puis pour finir Mackenzie Horsell qui est un écrivain haïtien et qui nous parle d'un héros de la culture haïtienne qui s'appelle Maître Minuit et dans un bouquin exceptionnel à lire voilà j'ai fait court monsieur le président c'est à vous c'est vous
faites nous l'exercice
de vos lectures comme je ne savais pas vous n'avez pas indiqué dans quel le
mode le
processus dans quel type d'émission je venais c
'est pour vous laisser la surprise ça y est vous avez vu vous avez compris j'ai compris
donc vous m'aviez dit de porter ce que je lis et ce que j'écoute en ce moment
vous êtes
le chroniqueur qui dispose du plus grand nombre de minutes vous avez 5 minutes ah bon
c'est
juste pour vous montrer bon en ce moment alors qu'est-ce que je lis ou qu'est-ce que j'ai lu alors pour les romans voilà ce que je
Montrez-le à l'écran parce que celui-là on l'a parce qu'il y a Mathias Hénard
c'est Boussole c'est le prix Goncourt 2015 moi je ne lis
pas
c'est le moi je
vais le mettre à l'écran je
ne lis pas les derniers prix Goncourt alors c'est assez passionnant c'est un roman très nocturne c'est à la fois du rêve de
un
petit peu des souvenirs qui remontent mais qui vous font voyager aussi bien dans l'intérieur des personnages qu'à travers notamment le Moyen-Orient il
y a
énormément de lieux donc à l'époque c'était il a eu le prix Goncourt au moment où il y avait quelques attentats oui mais
c
'est très très passionnant et puis alors mais c'est très érudit aussi on apprend beaucoup de choses au fil des voyages bon c'est très intéressant donc ça c'est bon alors il y
a
les choses que je relis
alors
est-ce qu
'ils vont le retrouver oui celui-là ils vont le trouver classé comme celui comme je
suis un camusien oui donc je lis beaucoup alors je vous ai porté parce que je le relis alors
il existe
en version un peu plus un peu plus moderne quand même en folio
ça fait que j'ai dit ça
depuis très longtemps voilà depuis ma prime jeunesse j'étais au lycée quand j'ai quand j'ai commencé à lire et relire la peste parce que bon je pense qu'on est dans la peste c'est une
allégorie c'est la liborie sur le nazisme en particulier oui
c
'est un moment
de la guerre c'est à la fois la guerre mais c'est aussi toutes les barbaries qui nous posent problème mais c'est aussi la peste que nous avons en nous hein bon on n'a pas le temps de développer ça alors comme j'aime beaucoup les romans japonais je relis de temps en temps alors j'aime beaucoup Tanizaki Karabata alors il y a quelque chose que j'aime beaucoup de Karabata qui a été pris Nobel aussi hein
tout
à fait les belles endormies celui-là on l
'a
à
l'écran c'est d'une celui-là on l'a à l'écran
bon alors c'est c'est vraiment à la fois l'écriture et toute la poésie c'est très japonais c'est tout en délicatesse enfin c'est de
toute
façon vous êtes un amateur de la civilisation japonaise puisqu'il paraît que vous avez vous avez des sabres et que c 'est très particulier alors ça c'était pour les romans j'ai j'ai quelque chose d'Edgar Morin mais qui n
'est
pas récent j'ai acheté le dernier d'Edgar Morin mais bon
Mike est un
fanatique d'Edgar
Morin je sais que nous
partageons ça comme il est déjà venu de mon bureau à la maison c'est vrai il sait que j'ai j'ai
un réunion entier
d'Edgar Morin alors
mais ça je recommande même
pour ceux qui ne connaissent pas Edgar Morin à mon poésie et sagesse
où
il développe comment il faut poétiser la vie il dit qu'il faut remplacer l'hypère prose dans laquelle nous sommes par un peu de poésie
ça
doit leur faire tout bizarre vos visiteurs de votre bureau de président de l'assemblée ils doivent se dire un type qui se plaît toutes les cinq minutes de ne
pas
avoir des moyens qui parle de poésie de sagesse et d'amour ça doit leur faire bizarre je vis là-dedans alors parlons des essais alors les essais voilà par rapport à ce
celui-là on l'a à l'écran
les enfants du vide de l'impasse individuelle et se réveiller citoyen Alain Touraine disait il y a quelques années les sociétés sont terminées on est à l'époque il n
'y a
plus de sociétés
et
en fait effectivement c'est le gros problème des socialistes comme moi c'est qu'on est tombé dans des sociétés où on a atomisé les individus et ce qui est extraordinaire c'est que c'est précisément
tout
ce qu'a apporté la social-démocratie à une époque avec l'état-providence qui fait que les gens sont devenus des consommateurs des consommateurs
et
ils se
révoltent peut-être en oubliant qu'ils sont dans un état-providence alors
maintenant on redécouvre le fait d'être citoyen et d'être entre citoyens solidaires pour mener des actions c'est une actualité brûlante
alors
par ailleurs la musique la musique alors je commence par le local j'ai hésité entre Mona puis j'ai préféré apporter on
l
'a à
l'écran un
marseille avec son groupe on l
'a à l'écran on l'a à l'écran
c'est des rythmes que j'aime beaucoup et notamment ce qu'il a fait pour le tibois et
puis il faut quand même rappeler que
vous êtes institutionnalisé le tibois en fait il faut quand même rappeler que vous êtes une espèce de de mélange total entre une culture moyenne orientale et une culture du marigot il
faut quand même rappeler ça en raison
voilà c'est comme ça alors j'ai apporté un fait en andonassien parce qu'il a des choses que j'aime beaucoup donc que j'écoute de temps en temps
bon
je rappelle que tous ces disques sont de toute façon disponibles
chez Clonely
à la fois chez
Clonely et dans
les meilleurs chez les meilleurs disquaires où vous pouvez les acheter ce
que j
'écoute en ligne c'est vous aussi en travaillant mes dossiers à la maison oui
alors celui
-là on l
'a à l'écran vous
l'avez à l'écran c'est Larry Masnegras
tout
à
fait
bon je
ça
c'est exceptionnel
je vous le recommande c
'est franchement on va trouver le flamenco et des rythmes cubains afro-cubains et cette espèce de mariage là qui est extraordinaire et la voix la voix de Sigala
de
Sigala qui est une voix un peu éraïque ça me rappelle Armstrong c 'est une voix qui me prend qui me
touche beaucoup
signaler c'est que Sigala vient de sortir ou a sorti il
y a
quelques mois un album avec les meilleurs titres de Fania All Star et c'est magnifique
très
bien alors bien sûr Compay Segundo que j'ai eu la chance de rencontrer alors j'écoute beaucoup
très
bien
dans
un autre genre Attabalapayupankia je suis un fan j'ai la totalité pour moi c'est un grand poet et puis c'est c'est un révolutionnaire
ils ne vont pas vous
reconnaître
c'est un révolutionnaire j'attends que vous ayez terminé je suis un grand amateur de poésie
Déhouda j'aurais pu vous alors
il nous reste quelques minutes on va alors
bon maintenant comme je suis un amateur de classique je vous ai amené de Bacchianas Brasileras de Villalobos avec Barbara Henry qui a essayé de là aussi de trouver des liens entre la musique de Bach et la musique brésilienne je
suis
un grand amateur de Jean-Sébastien Bach celui -là
on l'a à l'écran alors
les suites de Bach ça c'est ce que j'écoute c'est la plénitude pour moi notamment la première en sol majeur vous les
écoutez
avant après les plénières avant avant c'est ce qui
me fait ça vous nourrir ça
vous
permet de tenir
quand j'écoute la première suite en sol
majeur donc vous recommandez
une injection de
Bach avant les plénières j
'ai un fils qui est violoncelliste amateur en plus bon alors j'ai il est Mathieu par ailleurs bon là j'avais mené du Mozart et puis et puis la calasse bon c'est c'est si on avait pu passer quelque chose ce serait bien entendu la norma de Bellini et surtout le
il paraît que vous êtes un grand amateur qui s'appelle
Casta Diva il
paraît que vous
êtes un grand amateur d'opéra
aussi
aussi voilà donc Maria
Callas
bon
mais
en fait je suis très éclectique la seule musique on
a compris que vous êtes très éclectique la
seule que je n'aime pas c'est la techno
on
va vous
faire aimer ça bientôt
on va vous faire aimer
alors je reçois juste
un point parce que je crois qu'on arrive quasiment
au
terme de l'émission Claude Lise sans vous flatter aucunement parce que c'est pas c'est pas mon style ça se saurait est
-ce
que vous avez conscience enfin fort de la de la diversité de ce que vous avez proposé enfin que vous constituez quelque part une exception culturelle
dans la mais
non
non honnêtement
Claude Lise
dans le paysan politique non
honnêtement Claude Lise je pense que vous savez pertinemment que moi je
sais pas ce que les
autres tous les élus martiniquais je parle entre guillemets sous le contrôle des dits non non je préfère me
désolider
mais non mais ils
n'ont pas cet
appétit culturel notamment en termes de diversité et sans faire offense à
nos
futurs invités vous aurez peut-être compris en tout cas pourquoi j'avais une telle intimité avec Aimé Césaire nous passions des heures à discuter littérature et souvent nous discutions plus littérature que politique ça
fait partie des
choses des choses que que je regrette qui me moquent beaucoup parce que c'était j'ai tellement appris à ses côtés et il m'a tellement fait connaître
des
gens par exemple Edgar Morin que j'ai eu l'occasion de rencontrer j'ai eu l'occasion de déjeuner avec Edgar Morin vous imaginez bon c'est un peu à cause de Césaire il y
aurait
bien d'autres
on
se pose la question de savoir pourquoi tout ça ne transparaît pas dans la gouvernance politique martiniquaise pourquoi il n'y a pas de manière générale cette espèce d'empathie pour la culture pour l'éducation pour le progrès
je
suis content de voir que l'image je me
rejoins qu'est-ce
qui se
passe non
je pense qu'il ne
faut
pas ce que je dirais c'est qu'il ne
faut
pas se laisser happer et complètement prendre par la gestion je pense qu'il faut en permanence que des responsables politiques pour rester
pour
rester proche
des
racines et proche des êtres
c
'est à travers la culture on ne peut pas c'est pas simplement fréquenter des gens au quotidien ça ne suffit pas c'est une médiation pour mieux comprendre l'autre pour s'ouvrir à l'autre c'est pas c'est pas la culture
alors je vais je disais c'est ça qui
nous permet de rendre la culture il va répéter ça souvent c'est ça qui permet c'est ce que les hommes ont su inventer pour rendre la vie supportable et la mort affrontable
et
la mort affrontable parce
que c
'est ce qui vous permet aussi de faire face aux grands problèmes de la vie la vie et de la mort
alors
j'ose pour terminer vous embêter un tout petit peu est-ce que l'anecdote que je vais vous raconter est vraie vous êtes dans une espèce de rencontre avec des élus de la CTM notamment des conseillers exécutifs et vous parlez vous faites la liste des chantiers possibles et l'un d
'entre
eux vous interroge en vous disant Claude tu n'aurais pas un petit truc à nous suggérer parce qu'il faut mettre quand même des choses et vous vous dites mais vous avez complètement oublié mon conservatoire ma cité de la musique vous l'avez totalement zappé alors je veux que ça soit construit est-ce que c'est vrai ? cette fameuse première
pierre
alors mais oui je vous savez que je suis très malheureux de voir que j'ai posé une première pierre sur un terrain acquis par le conseil général mais acquis d'ailleurs dans des conditions très intéressantes pour le conseil général en fait c'était un troc avec l'état et
vous gagnez au change et vous gagnez au change
pleinement propriétaire de la résidence du préfet contre le fait qu'il nous cède un terrain qui appartenait à un ensemble où il y avait une construction où on logeait un sous-préfet donc c'était des terrains inutiles on n'avait pas besoin de tout ça et
en
fait les terrains appartenaient au conseil général mais l'état en avait la
jouissance
et donc dans ce troc
l
'état nous a rendu pleinement propriétaires alors vous savez c'est à dérocher
donc
là nous avions un magnifique terrain
qui
ne nous a pas coûté un centime
et
j'avais fait faire des études j'avais obtenu certains crédits de l'état et le ministre de la culture qui était Frédéric Mitterrand est venu
on
a possédé la pose de la première pierre ceci en 2010 c'est-à-dire un an avant que je quitte le conseil général et ceux qui m'ont succédé ont pensé que ça n'avait pas ça n'avait pas une bonne importance alors qu'on est
vous parlez
de Serge Lachibio ou d'Alfred-Marie Jeanne les deux non
je
parle du
conseil général d'accord de
Josette Manin etc d'accord ils ont pensé que c'était peut-être pas utile bon ils ont mis de côté cet élément là et je le regrette parce que si vous voulez il y a énormément de talent ici on a vraiment on a vraiment des tas d'artistes qui sont obligés de partir à l'extérieur parce que nous ne pourrons pas délivrer des diplômes de certains niveaux et c'était un conservatoire de musique dans ce théâtre et le mot conservatoire ne devait pas effrayer la musique locale était prise en compte aussi etc aujourd'hui depuis deux ans moi j'avais envie qu'on reprenne cela il y a une première étape quand même il faut le dire qui est pour laquelle on vient de voter des crédits c'est ce qu'on appelle un éméa
un
établissement de musique alors en fait ce n'est pas vraiment un établissement en construit c'est la mise en réseau
de
tout ce qui existe déjà c'est un premier plan un premier première étape disons alors j'espère j'espère que cette première étape débouchera un jour j'espère parce que cette
émission il
contribuera peut-être j
'espère
à la réunion il y a deux conservatoires de musique un municipal et un régional et je pense que vraiment nos artistes ont besoin de ça
très
bien
je
crois qu'on est arrivé au terme de cette émission qui passe décidément très vite Claude-Lise merci merci
à vous d'avoir accepté notre
invitation merci pour votre franchise
et
pour ces informations et ces nombreux appels qui auront été distillés au long de cette émission pardon
et
dit merci beaucoup à la semaine prochaine merci Claude-Lise
mesdames
et messieurs merci de votre attention
et
à la semaine prochaine car oui on sera de retour au revoir
au revoir au revoir au revoir