«Sécheresse, canicule, loi agricole... Le fiasco de l’écologie politique»
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« L'écologie politique aura été la première victime de ces semaines de sécheresse et de canicules. »
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« une ministre invoque son nom possumus contre deux pesticides »
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« Cette ministre longtemps invisible s'était fait connaître en dénonçant les méfets de la climatisation quand les Français subissaient une chaleur insupportable. »
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« Elle a ressurgi pour dénoncer le vote de la loi agricole en considérant que son devoir était de gérer les affaires courantes jusqu'à la fin de l'été. »
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« illustre encore une fois l'oscillation vénéneuse du macronisme entre démagogie immédiate et impératif réaliste. »
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« Fermé Fessenheim pour satisfaire Nicolas Hulot et son segment électoral, organiser une convention citoyenne pour verdir son image »
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« Nommé Monique Barbu pour adoucir la gauche parlementaire et voter avec LR et le RN une loi agricole qui révolte les progressistes »
Temps de parole
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L'éditorial
[musique]
du Figaro, le fiasco des écolos par Vincent Trémolé de Viller. L'écologie politique aura été la première victime de ces semaines de sécheresse et de canicules. Pendant que des pompiers luttent au prix de leur vie contre les flammes que les agriculteurs craignent pour leur récolte, leurs troupeaux, Monique Barbu, ministre de la transition écologique, s'élève contre un vote de l'Assemblée comme s'il s'agissait d'un arbitrage du Premier ministre. fascinant pays où personne au gouvernement ne songerait à démissionner après la légalisation de l'euthanasie mais où une ministre invoque son nom possumus contre deux pesticides.
Cette ministre longtemps invisible s'était fait connaître en dénonçant les méfets de la climatisation quand les Français subissaient une chaleur insupportable. Elle a ressurgi pour dénoncer le vote de la loi agricole en considérant que son devoir était de gérer les affaires courantes jusqu'à la fin de l'été. Le Premier ministre la prive habilement du plaisir d'un petit coup d'éclat. On a compris que dans le sillage de Marine Tondolier, madame Barbu se soucie moins du soin du monde que de ses obsessions doctrinales. L'idéologie, c'est un système de pensée qui remplace la réalité. Nous y sommes. Pratiquer le mensonge, entretenir la colère, faire peur.
C'est ainsi qu'avec éloquence, Sébastien Lecornu a défini à l'Assemblée nationale le fiasco des écolos. Trop souvent, l'écologisme associatif dont Monique Barbu est une éminente représentante et devant lequel les politiques s'inclinent naïvement, obéi au même fanatisme. Cet épisode estival illustre encore une fois l'oscillation vénéneuse du macronisme entre démagogie immédiate et impératif réaliste. Fermé Fessenheim pour satisfaire Nicolas Hulot et son segment électoral, organiser une convention citoyenne pour verdir son image et lutter ensuite contre tous les règlements absurdes et stérilisants. ZDFE Zan fin des voitures thermiques dont cette opération politicienne a accouché.
Nommé Monique Barbu pour adoucir la gauche parlementaire et voter avec LR et le RN une loi agricole qui révolte les progressistes jusqu'au bloc central. En cette matière comme en beaucoup d'autres, le macronisme est une contradiction en marche, un jeu à somn nul.