Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingyoutube.com· 17 octobre 2024 15 minAutoproduitFond programmatiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Discours de Dominique de Villepin aux Nations unies - 14 Février 2003

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:28Invité politiqueFait
    « en cas d'échec de cette stratégie l'examen par le Conseil de sécurité de toutes les options y compris celle du recours à la force »
  • 2:12Invité politiqueFait
    « les inspections donnent des résultats bien sûr chacun d'entre nous veut davantage et nous continuerons ensemble à faire pression sur Bagdad pour obtenir plus »
  • 3:39Invité politiqueFait
    « nous détenons avec précision les capacités réelles du missile alsamou »
  • 4:22Invité politiqueFait
    « la France n'a cessé de l'exiger des progrès réel commenent à à apparaître »
  • 6:33Invité politiqueFait
    « j'ai fait des propositions le 5 février devant le conseil depuis lors nous les avons précisé dans un document de travail »
  • 7:17Invité politiqueFait
    « les inspections donnent des résultats on peut les juger insuffisants mais elles sont là »
  • 8:45Invité politiqueFait
    « personne ne peut donc affirmer aujourd'hui que le chemin de la guerre sera plus court que celui des inspections »
  • 10:11Invité politiqueFait
    « un recours prématuré à l'option militaire serait lourd de conséquence l'autorité de notre action repose aujourd'hui sur l'unité de la communauté internationale »
  • 11:39Invité politiqueFait
    « en l'état actuelle de nos recherches et information mené en liaison avec nos alliés rien ne nous permet d'établir de tel lien »
  • 12:21Invité politiqueFait
    « en quoi la nature et l'ampleur de la menace justifie-elle le recours immédiat à la force »
  • 13:06Invité politiqueFait
    « rien à aucun moment au sein de ce conseil de sécurité ne sera le fait de la précipitation de l'incompréhension de la suspicion ou de la peur »

Temps de parole

  • Dominique de Villepin100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Dominique de Villepin

vous savez le prix que la France attache depuis l'origine de la crise irakienne à l'unité du Conseil de sécurité cette unité repose aujourd'hui sur deux éléments essentiels nous poursuivons ensemble l'objectif d'un désarmement effectif de l'Irak nous avons en ce domaine une obligation de résultat ne mettons pas en doute notre engagement commun en s nous assumons collectivement cette lourde responsabilité qui ne doit laisser place ni aux arrière-pensées ni au procès d'intention soyons clair aucun d'entre nous n'éprouve la moindre complaisance à l'égard de Saddam Hussein et du régime iraakien en adoptant à l'unanimité la résolution 1441 nous avons collectivement marquer notre accord avec la démarche en de temps proposé par la France le choix du désarmement par la voie des inspection et en cas d'échec de cette stratégie l'examen par le Conseil de sécurité de toutes les options y compris celle du recours à la force c'est bien dans ce scénario d'échec des inspections et dans ce cas seulement que pourrait se justifier une seconde résolution la question qui se pose aujourd'hui est simple considérons-nous en conscience que le désarmement par les missions d'inspection est désormais une voix sans issue ou bien estimonsnous que les possibilités en matière d'inspection offerte par la résolution 1441 n'ont pas encore été toutes exploré en réponse à cette question la France a deux convictions la première c'est que option des inspections n'a pas été conduite jusqu'à son terme et peut apporter une réponse efficace à l'impératif du désarmement de l'Irak la deuxème c'est qu'un usage de la force serait si lourd de conséquence pour les hommes pour la région et pour la stabilité internationale qui ne saurait être envisagé qu'en dernière extrémité or que venons-nous d'entendre à travers le rapport de Monsieur et de Monsieur elbarade Nous venons d'entendre que les inspections donnent des résultats bien sûr chacun d'entre nous veut davantage et nous continuerons ensemble à faire pression sur Bagdad pour obtenir plus mais les inspections donnent des résultat lors de leur précédente intervention au Conseil de sécurité le 27 janvier le président exécutif de la CC vinu et le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique avait identifier précisément les domaines dans lesquels des progrès étaient attendus sur plusieurs de ces points des avancées significatives ont été obtenu dans les domaines chimiques et biologiques les iraakiens ont remis de nouveaux documents aux inspecteurs ils ont aussi annoncé la création de commission d'investigation dirigé par les anciens des programmes d'armement conformément aux demandes de Monsieur Blix dans le domaine balistique les informations fournies par l'IRAC ont permis aux inspecteurs de progresser également nous détenons avec précision les capacités réelles du missile alsamou maintenant il convient de procéder au démantellement des programmes non autorisés conformément aux conclusions de Monsieur Blix dans le domaine nucléaire des informations utiles ont été transmises à l' agence internationale de l'énergie atomique sur les points importants évoqués par Monsieur elbaradeille le 27 janvier dernier l'acquisition dément susceptible de servir à l'enrichissement d'uranium et la liste des contacts entre l'Irak et le pays susceptible de lui avoir fourni de l'uranium nous sommes là au cœur de la logique de la résolution 1441 qui doit assurer l'efficacité des inspections grâce à une identification précise des programmes prohibés puis à leur élimination nous sommes tous conscients que le succès des inspections suppose que nous aboutissions à une coopération pleine et entière de l'Irak la France n'a cessé de l'exiger des progrès réel commenent à à apparaître Irak a accepté le survol de son territoire par des appareils de reconnaissance aérienne il a permis que des scientifiques iraakiens soient interrogés sans témoins par les inspecteurs un projet de loi prib toutes les activités lié au programme d'armes de destruction massive est en cours d'adoption conformément à une demande ancienne des inspecteurs l'Irak doit fournir une liste détaillée des experts ayant assisté en 1991 au destruction des programme militaire la France attend bien entendu que ses engagements soient durablement vérifiés au-delà nous devons maintenir une forte pression sur l'Irak pour qu'il aille plus loin dans la voie de la coopération ces progrès nous conforent dans la conviction que la voie des inspections peut être efficace mais nous ne devons pas nous dimuler l'ampleur du travail restant à accomplir des questions doivent être encore élucid des vérifications doivent être conduites des installations ou des matériels doivent sans doute encore être détruit pour ce faire nous devons donner aux inspections tout les chances de réussir j'ai fait des propositions le 5 février devant le conseil depuis lors nous les avons précisé dans un document de travail adressé à Monsieur Blix et à Monsieur elbaradeille et communiquer aux membres du Conseil quel est leur esprit il s'agit de propositions pratiques et concrètes qui peuvent être mises en œuvre rapidement et qui sont destinés à renforcer l'efficacité des opérations d'insp elles s'inscrivent dans le cadre de la résolution 1441 et ne nécessite par conséquent aucune nouvelle résolution du conseil elle doit venir à l'appui des efforts menés par Monsieur Blix et Monsieur elbadeille ils sont naturellement les mieux à mêm de nous dire cell d'entre elles qu'ils souhaitent retenir pour assurer la meilleure efficacité de leurs travaux dans leur rapport ils nous ont fait des commentaires utile et opérationnel la France a déjà annoncé qu'elle tenait des moyens supplémentaires à la disposition de Monsieur Blix et de monsieur elbaradeille a commencé par ses appareils de surveillance aérienne mirage 4 alors oui j'entends bien les critique il y a ceux qui pensent que dans leur principe les inspections ne peuvent avoir aucune efficacité je rappelle que c'est le fondement même de la résolution 1441 et et que les inspections donnent des résultats on peut les juger insuffisants mais elles sont là il y a ceux qui croi que la poursuite du processus d'inspection serait une sorte de manœuvre de retardement visant à empêcher une intervention militaire cela pose naturellement la question du temps imparti à l'IRAC nous sommes là au centre des débats il y va de notre crédibilité et de notre esprit de responsabilité ayons le courage de mettre les choses à plat il y a deux options l'option de la guerre peut apparaître a priori la plus rapide mais n'oublions pas qu'après avoir gagné la guerre il faut construire la paix et ne nous voilons pas la face cela sera long et difficile car il faudra préserver l'unité de l'Irak rétablir de manière durable la stabilité dans un pays et une région durement affecté par l'intrusion de la force face à le tel perspective il y a l'alternative offerte par les inspections qui permet d'avancer de jour en jour dans la voie d'un désarmement efficace et pacifique de l'IRAC au bout du compte ce choix-là n'est-il pas le plus sûr et le plus rapide personne ne peut donc affirmer aujourd'hui que le chemin de la guerre sera plus court que celui des inspections personne ne peut affirmer non plus qu'il pourrait déboucher sur un monde plus sûr plus juste et plus stable car la guerre est toujours la sanction d'un échec serait notre seul recours face au nombreux défis actuels donnons par conséquent aux inspecteurs des Nations Unies le temps nécessaire à la réussite de leur mission mais soyons ensemble vigilants et demandons à Monsieur Blix et à Monsieur elbaradeille de faire régulièrement rapport au Conseil la France pour sa part propose un nouveau rendez-vous le 14 mars au niveau ministériel pour évaluer la situation nous pourrons alors juger des progrès effectués et de ceux restant à accomplir dans ce contexte l'usage de la force ne se justifie pas aujourd'hui il y a une alternative à la guerre désarmer l'Irak par les inspections de plus un recours prématuré à l'option militaire serait lourd de conséquence l'autorité de notre action repose aujourd'hui sur l'unité de la communauté internationale une intervention militaire prématurée remettrait en cause cette unité ce qui lui enlèverait sa légitimité et dans la durée son efficacité une telle intervention pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité de cette région meurtrie et fragile elle renforcerait le sentiment d'injustice aggraverait les tensions et risquerait d'ouvrir la voie à d'autres conflits nous partageons tous une même priorité celle de combattre sans merci le terrorisme ce combat exige une détermination totale c'est depuis la tragédie du 11 septembre l'une de nos responsabilités premières devant nos peuples et la France qui a été durablement durement touchée à plusieurs reprises par ce terrible fléo est entièrement mobilisé dans cette lutte qui nous concerne tous et que nous devons mener ensemble c'est le sens de la réunion du Conseil de sécurité qui s'est tenu le 20 janvier à l'initiative de la France il y a 10 jours le secrétaire d'État américain monsieur Poel a évoqué des liens supposés entre Al-Qaïda et le régime de Bagdad en l'état actuelle de nos recherches et information mené en liaison avec nos alliés rien ne nous permet d'établir de tel lien en revanche nous devons prendre la mesure de l'impact cor sur ce plan une action militaire contestée actuellement une telle intervention ne risquerait-elle pas d'aggraver les fractures entre les sociétés entre les cultures entre les peuples fractures dont se nourrit le terrorisme la France l'a toujours dit nous n'excluons pas la possibilité qu'un jour il faille recourir à la force si les rapports des inspecteurs concluaient à l'impossib les insp de se poursuivre le Conseil devrait alors se prononcer ses membres aurai à prendre toutes leur responsabilité et dans une telle hypothèse je veux rappeler ici les questions que j'avais souligné lors de notre dernier débat le 4 février et auquel nous devrons bien répondre en quoi la nature et l'ampleur de la menace justifie-elle le recours immédiat à la force comment faire en sorte que les risques considérables d'une telle intervention puissent être réellement maîtrisés en tout état de cause dans une telle éventualité c'est bien l'unité de la communauté internationale qui serait la garantie de son efficacité de même ce sont bien les Nations Unies qui resteront demain quoi qu'il arrive au cœur de la paix à construire monsieur le président à ceux qui se demandent avec angoisse quand et comment nous allons céder à la Guer je voudrais dire que rien à aucun moment au sein de ce conseil de sécurité ne sera le fait de la précipitation de l'incompréhension de la suspicion ou de la peur dans ce temple des Nations Unies nous sommes les gardiens d'un idéal nous somm les gardiens d'une conscience la lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix et c'est un vieux pays la France d'un vieux continent comme le mien l'Europe qui vous le dit aujourd'hui qui a connu les guerres l'occupation la barbarie un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes fidèle à ses valeurs il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté international il croi en notre capacité à construire ensemble un un monde meilleur