Municipales : Bardella tend la main à LR
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Les municipales, c'est bien évidemment sur Public Sénat. On est avec vous, Quentin Calmet. On va faire un point sur la presse qui parle encore aujourd'hui beaucoup des élections municipales. Racontez-nous.
Oui, on part à Toulouse avec ce dossier sur les villes à surveiller. La dépêche du midi qui propose un zoom sur les 20 points chauds en France. 20 villes où la bataille pour la mairie sera âpre avec des bascules potentielles à droite ou à gauche. Avec ce prisme un petit peu, un journal du sud de la France, beaucoup d'intérêt pour des villes du midi, Béziers, Montauban, Narbonne, Perpignan, mais aussi Marseille, Nice et Nîmes. Dans le nord de la France, on note que le journal dit qu'il faut surveiller le Havre où Édouard Philippe joue peut-être son avenir. Strasbourg qui pourrait être une des villes qui échappent aux écologistes.
Roubaix, une des grandes villes dans le viseur de la France insoumise.
On parle logement à la ligne de Corse ce matin.
Un journal qui nous raconte ce matin que la crise du logement s'est imposée au cœur du débat municipal. À Ajaccio, la construction de logements sociaux était une des ambitions en 2020. Six ans plus tard, la municipalité qui revendique avoir créé 1140 logements sociaux dont seuls 641 correspondent à des constructions neuves. La mairie qui s'explique sur ce bilan. Le maire sortant Stéphane Sbraguia qui parle de la réfaction du foncier, des prix qui explosent, des délais incompressibles aussi de la construction. Mais donc on le voit Steve, un des grands enjeux des municipales en Corse.
Et une ville très importante, c'est Vernon. Et à Vernon, le RN est hors-jeu, c'est ça ?
Voilà, coup de tonnerre à titre ce matin Paris-Normandie. La tête de liste RN hors-jeu pour mauvais document, je cite. Franck Prallon, la tête de liste RN, aurait utilisé en effet une fausse attestation d'assurance. Le RN dit ne pas vouloir quitter la course à la mairie pour autant. Le parti qui va donc représenter une nouvelle liste dans les prochains jours. Mais cet incident marque la campagne dans cette ville où le Premier ministre est candidat.
Et on termine avec Perpignan, Quentin ?
Bras de fer à gauche, l'EPS national qui retire l'investiture à Mathias Blanc pour le donner à la candidate place publique Agnès Langevine. Mathias Blanc a annoncé se maintenir dans la course. Une décision des cadres nationaux qui intervient après plusieurs semaines d'attente et qui va à l'encontre aussi du choix fait fin janvier par les militants socialistes des Pyrénées-Orientales qui avaient, eux, majoritairement soutenu Mathias Blanc.
Allez, on continue de parler de ces élections municipales au plus près du terrain. Je vous redonne cette date, celle de la date limite du dépôt des candidatures pour le premier tour, ça sera le 26 février. Retenez cette date, le 26 février. Bonjour Guy Pennec. Vous êtes maire de Plourin-les-Morlais dans le Finistère et vous, votre liste est déjà prête. Et attention, attention, elle comporte des écolos et des agriculteurs. C'est bien ça ?
Tout à fait. Pour la troisième fois, je mène une liste unique composée de diverses sensibilités de personnes qui veulent œuvrer au service de la Commune et pour le bien de la Commune tout en se projetant dans les problèmes du quotidien mais aussi dans les sujets, les questions de l'intercommunalité et des débats régionaux ou nationaux tels la question du vieillissement, la question des services de proximité, le désengagement des services de l'État malgré une complémentarité du personnel d'État et des fonctionnaires de la fonction d'État qui sont toujours en complémentarité mais qui manquent de moyens.
Et donc nous, nous sommes amenés à suppléer cette proximité et à étendre notre clause de compétence générale, je dirais.
Comment vous faites cohabiter tout ce beau monde ? Les écolos, les agriculteurs, parfois ce n'est pas toujours simple. Comment vous faites ?
Il y a une cohésion sociale sur notre Commune comme dans beaucoup de communes rurales bretonnes. C'est à la fois l'histoire mais c'est aussi la question du portage des valeurs. Il faut toujours dire ce que l'on fait, ce que l'on est, les valeurs que l'on porte et l'engagement que l'on est prêt à assumer au quotidien.
Il n'y a pas de LFI et pas de RN sur votre liste, je ne me trompe pas. Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ?
C'est ce que j'ai déclaré dans l'Ouest France. Je ne voulais pas de gens, de personnes dogmatiques qui fassent des sujets politiques d'ordre national en débat communal. Ce n'est pas productif et lorsqu'on est en liste unique, on travaille main dans la main, ensemble, avec les différentes sensibilités, en s'écoutant et en recherchant le meilleur dénominateur commun au service de notre population.
Merci beaucoup Guy Pennec pour ce témoignage. Vous êtes maire de Plourin-les-Morlais dans le Finistère. Merci d'avoir témoigné ce matin sur Public Sénat. Quentin, on se plonge à nouveau dans les quotidiens régionaux. Qu'est-ce qu'il y a à la une ce matin ?
On continue avec le retour de la loi Duplomb. Ça fait aussi la une ce matin de la presse quotidienne régionale. Le courrier Picard qui titre sur ce sénateur qui insiste sur les pesticides. Il est d'ailleurs l'invité de la FDSOA de la Somme demain pour soutenir la réintroduction de la stamipride, notamment qui est appliquée aux betteraves. Dans l'Union, on lit cette une pour eux. La loi Duplomb, c'est non. Journal qui donne la parole à ses citoyens opposés au retour du texte. Alors dans les pages intérieures du courrier Picard, Laurent Duplomb répond à ses critiques.
Il dit que l'interdiction de ces molécules est davantage une question politique que scientifique et que c'est d'ailleurs ce que dit le directeur de l'ANSES, l'agence de sécurité sanitaire, qui l'a dit en audition à l'Assemblée nationale. Le sénateur qui appelle ainsi à être raisonnable, Steve.
Le rapte d'un juge et de sa mère à Grenoble.
Oui, c'est à la une du Dauphiné libéré. Six arrestations dans ce dossier. Jeudi, une juge et sa mère étaient kidnappés à Saint-Martin-le-Vinoux avant d'être libérés 30 heures plus tard dans la Drôme. Le compagnon de la magistrate dirige une société lyonnaise de crypto-monnaie. Et donc cela relance le débat sur cette crypto. Aujourd'hui en France, Steve, entre 10 et 15% de la population possède ce type d'actifs, avec parfois des fuites d'informations sur Internet qui mènent à ce type d'affaires spectaculaire.
Autre titre ce matin, Quentin, Sud-Ouest qui revient sur la lutte contre les déserts médicaux.
Voilà, on termine avec une solution qui roule. Zoom ce matin sur cette camionnette médicalisée. Une expérience à mener dans la région. Il s'agit de proposer des consultations en dermatologie dans des départements qui sont sous-dotés en spécialistes. On lit dans le journal d'ailleurs qu'il reste environ que 2800 dermatos dans toute la France, dont 30% ont plus de 60 ans, d'où l'importance, Steve, de ces services alternatifs.
Merci beaucoup Quentin, Quentin Calmet, pour toutes ces informations à cette revue de presse. L'actualité au plus près de chez vous, c'est aussi avec nos partenaires de la presse régionale. On est avec Baptiste Bize en duplex, directeur des rédactions de Nice ce matin. Vous avez eu, cher Baptiste, l'opportunité d'interviewer le Premier ministre. Déjà, racontez-nous, déjà bonjour, et puis déjà racontez-nous comment s'est passée cette interview. Voilà, Sébastien Lecornu qui sort de la séquence budgétaire. Dans quel état vous l'avez trouvé ?
Alors effectivement, on l'a trouvé très détendu, pas lui, d'ailleurs pas que lui, parce qu'on a aussi vu sa chienne Tiga, qui a manifestement pris ses aises dans les salons de Matignon et qui salue tout le monde très agréablement. Le Premier ministre, lui aussi, est apparu très détendu. Alors il s'exprimait devant la presse régionale. On constate que Sébastien Lecornu apprécie la presse régionale, parce qu'en septembre dernier, juste après son arrivée à Matignon, c'est déjà dans la presse régionale qu'il avait choisi de s'exprimer. C'était sa première interview. Donc cinq mois plus tard, après le vote du budget, il a choisi le même format.
Lui et ses équipes de communication connaissent l'impact de la presse régionale pour parler à des audiences populaires les plus larges possibles. Et donc j'étais un des huit journalistes pour Nice Matin et Var Matin, j'étais un des huit journalistes qui a participé à cet entretien. Et alors sur le plan politique, qu'est-ce qu'on peut en retenir ? Déjà qu'il est très sévère avec l'FI et le RN, qui se sont, dit-il, opposés au fonctionnement même du Parlement en refusant la recherche de compromis. Lui, il assume d'avoir pris des décisions contraires à ses convictions personnelles dans l'intérêt du pays.
En tout cas, il semblait soulagé surtout d'avoir doté la France d'un budget, un budget qui tient l'objectif de réduction de déficit à 5% sans hausse d'impôt, avec un peu plus d'un mois de retard seulement. Si on lui avait dit ça en septembre, il aurait signé tout de suite, dit-il. Pour le reste, Sébastien Lecournu a surtout profité de cet entretien pour montrer qu'il restait dans l'action et que 2026 serait une année utile. Dès hier, des décrets sont parus au journal officiel pour lutter contre la fraude à l'aide médicale d'État. Il veut montrer qu'il est possible d'agir en matière d'immigration. Sa formule, évitons les slogans et travaillons aux actes efficaces.
La principale annonce de cette interview, parue dans Nice Matin et Var Matin hier, et puis qui est toujours disponible sur nos sites, concerne la programmation pluriannuelle pour l'énergie. On parle de ce dossier depuis trois ans. Ses prédécesseurs l'avaient repoussé parce qu'on sait qu'il est épineux. Les décrets paraîtront cette semaine. C'est la méthode qu'a choisie Sébastien Lecournu pour avancer vite. Dans ce texte, on retrouvera la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires, des EPR de nouvelle génération, avec une option pour huit autres. Il n'oublie pas non plus les énergies renouvelables.
Des investissements seront prévus dans l'éolien offshore, le photovoltaïque, et puis même l'éolien terrestre, dont on sait qu'il est controversé, parfois mal accepté par les populations locales. Et dans ce domaine, Sébastien Lecournu annonce qu'on va plutôt opter pour des motorisations plus puissantes dans les parcs existants pour éviter le mitage du territoire. Surtout, le Premier ministre insiste sur le fait qu'il refuse d'opposer nucléaire et énergie renouvelable. On a besoin des deux, dit-il, pour nous décarboner. Alors, il y a un enjeu climatique et environnemental évident.
Il insiste surtout sur la dimension géopolitique avec les tensions internationales et puis un enjeu d'indépendance nationale pour la France, puisque nos fournisseurs de gaz et de pétrole ne sont pas nos alliés les plus fiables. Donc, ancien ministre des Armées, Sébastien Lecournu, n'oublie pas non plus le budget de la défense. Il rappelle que ce budget, entre 2017 et 2027, il aura déjà été doublé pour atteindre 57 milliards d'euros cette année. Il souhaite poursuivre cet effort, s'approcher des 100 milliards d'euros. Il dit, il y considère, en tout cas le Premier ministre, que ces 100 milliards d'euros, c'est le poids de forme du budget de la défense.
Merci beaucoup, Baptiste Bize. Enfin, sur un plan plus politique. Baptiste, oui, merci beaucoup pour toutes ces annonces. On va les détailler en plateau. Merci beaucoup pour toutes ces précisions. Merci de vous avoir rendu compte de cette interview de Sébastien Lecournu. Et puis, bonne journée du côté chez vous, à Nice. Merci beaucoup, Baptiste. La suite, le remaniement, les annonces de Sébastien Lecournu. On en parle avec mes camarades tout de suite. Bonjour, Elisabeth Martichoux. Bonjour à vous. Très, très content d'être avec vous, éditorialiste politique, public Sénat. Et puis, M. Yves Tréard. Bonjour, Yves. Bonjour, Steve. Directeur adjoint de la rédaction du Figaro.
Juste déjà, peut-être sur la forme de cet entretien accordé par Sébastien Lecournu. Il fait peu de télé, quand même, Sébastien Lecournu. C'est une stratégie délibérée, Elisabeth ? Carrément, il ne fait pas du tout de télé, il fait des perrons. À l'ancienne, on l'a bien noté, avec une certaine gourmandise. C'est le style sans esbrouf, c'est le style Lecournu qu'il cultive avec beaucoup de soin. Ça n'a rien du hasard. Donc, il a fait un plateau de France 2, il a fait des perrons, et il a commencé, c'est ce que disait notre confrère, il a commencé par la PQR, il poursuit par la PQR, pour surtout trancher sur... La période, quand même, il l'a bien compris, commande un peu de modestie.
Donc, il s'est donné un mal fou pour rester là où il est, et que la France est un budget, ce qui n'est pas rien. Et maintenant, il annonce un programme sans trop de risques. Il n'y a toujours pas de majorité, Sébastien Lecournu. Mais en tout cas, sur le style, oui, pas de télé, ce n'est pas la peine de rouler des mécaniques. Donc, il cultive encore ce style avec son pull, son petit pull, sa veste, à l'ancienne. Donc, c'est le plus jeune à l'ancienne. Mais il n'est pas là non plus, comme dirait son patron Emmanuel Macron, pour peigner la girafe. Et donc, il est venu dire, dans la presse quotidienne régionale, ce qu'il comptait faire. S'il y a un roue, il ne vient pas.
Pourquoi il ne vient pas chez vous, Sébastien Lecournu ?
Il pourra venir, bien sûr que les portes sont grandes ouvertes, et il est notre invité permanent, si je puis dire. Et d'ailleurs, on parle beaucoup de lui, que ce soit à la télévision, même s'il n'y vient pas.
Et donc, c'est une stratégie, effectivement. Mais c'est une stratégie. Lui, il fait peu d'interviews, mais on parle beaucoup de lui.
Oui, ce n'est pas son option. Son option, c'est effectivement, comme l'a très bien dit Elisabeth, c'est une espèce de modestie, et qui est conforme aussi, je pense, à ce que demandent les Français. Et puis, il est en, je dirais, d'une certaine façon, il cherche à se démarquer par rapport à ses prédécesseurs. François Bayrou a fait beaucoup, beaucoup de médias. Lui, ce n'est pas son style d'action ou de parole. Et aussi, vis-à-vis peut-être du Président de la République, c'est une façon d'être qui est beaucoup moins dans le show-off que peut l'être le Président de la République quand il prend la parole, où on sent qu'il aime le champ de la mise en scène.
C'est vrai, c'est l'anti-nette-le-soleil. C'est l'anti-francheur. C'est vraiment... Là, il y a une complémentarité totale. Bien sûr. Oui, peut-être une envie, effectivement, de se démarquer aussi, de mettre des points dans l'opinion sur les annonces, sur le fond. Alors, on peut dérouler toute la feuille de route, mais déjà, Sébastien Lecornu nous parle d'ajustement ministériel à venir dans les prochaines heures. Pourquoi ce terme ? Pourquoi on ne parle pas de remaniement ? C'est quoi la différence entre un ajustement ministériel et un remaniement ministériel ? Oui, alors avant, on disait remaniement technique, et puis c'était par communiqué que c'était annoncé.
Là, pour le coup, pas de secrétaire général de l'Élysée qui vient annoncer un remaniement. C'est vers cela qu'on s'oriente. Parce qu'en fait, c'est Rachid Haddati qui est obligé de partir pour la mairie de Paris. qui oblige à ce mouvement. Il y a deux autres ministres qui, pour des raisons aussi liées aux municipales, doivent partir. Monsieur Fournier, Madame Ferrand. Donc, toujours pareil, dans le fond. Ce n'est pas des sebroufes. Les ministres doivent travailler. Il y en a certains, sans doute, qui auraient voulu bouger à l'intérieur du gouvernement. Ils ne sont pas très contents de leur portefeuille.
Mais je pense qu'il va faire le minimum, minimum, ne pas mettre de projecteur particulier sur le gouvernement. Le départ de Rachid Haddati met suffisamment la lumière sur un mouvement qu'il voudrait extrêmement modeste. Donc, elle va partir pour essayer de gagner la mairie de Paris. Elle sera remplacée, dit-on, par Catherine Pégard, qui est dans le paysage. Alors, qui a souhaité ces conseils culturels à l'Elysée ? C'est la conseillère culturelle d'Emmanuel Macron, mais elle a très longtemps présidé Versailles, le château de Versailles, l'établissement public château de Versailles. Elle a travaillé avant avec Nicolas Sarkozy. C'est une ancienne consoeur. C'est une ancienne consoeur.
C'est une journaliste du Point, brillante éditorialiste.
Mais qui ne sera pas dans le même style que Rachid Haddati. Si ils sont longs, ce n'est pas fait.
Donc, il ne faut pas aller trop loin, quand même. Par respect pour elle et pour la fonction, ce n'est pas la peine.
Mais alors, sur ce remanime ministérieliste ?
Non, c'est un ajustement. Je crois que, de toute manière, je vais vous dire une chose. Les Français, à part effectivement le cas de Rachid Haddati, qui a une notoriété nationale, voire internationale, je défie quiconque de me donner le gouvernement de mémoire, de connaître tous les ministres et tout, où même nous, on est bien embarrassés. Parfois, on en découvre. Évidemment. Donc, je pense que ce n'est pas vraiment le souci des Français. C'est le cadet de leurs soucis, même, je vais vous dire. Ce qu'ils veulent, c'est payer moins d'impôts, c'est avoir plus de pouvoir d'achat et que leur sécurité soit assurée. Le reste, ce n'est vraiment pas leur problème. Et que ce soit M.
Tartemuche ou Mme Tartempion qui occupe telle fonction, c'est vraiment secondaire pour eux, à mon avis. Et d'ailleurs, c'est ce qui s'est produit depuis qu'Emmanuel Macron est là. Depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République, on a retenu le nom des premiers ministres. Mais après, il y a eu un défilé de ministres permanents.
Techno, beaucoup techno. Mais il y avait aussi, c'était peut-être plus politique avant le premier mandat.
Peu de figures de premier plan, enfin, qui étaient connues nationalement. Donc, ça a été, de ce point de vue, d'ailleurs, assez particulier, selon la Ve République.
– Mais on peut donner ce point à Sébastien Lecornu, c'est qu'il prend en compte ce que vous dites. C'est-à-dire que pour les Français, ils sont très très loin, et ça fait quand même plusieurs gouvernements dont on ne connaît que deux, trois ministres, les autres restent inconnus. Il en prend acte, il en tient compte. D'autres, peut-être, auraient voulu faire un petit peu plus, donner un peu plus d'éclat à un mouvement. Il ne le fait pas. Ça, ça fait partie des qualités, en tout cas de la lucidité politique de Sébastien Lecornu.
– Là où il prend le contre-pied aussi de François Bayrou, d'ailleurs, qui lui voulait des poids lourds. Vous vous souvenez, il avait dit qu'il voulait des poids lourds autour de lui.
– Mais il y a quand même des annonces. Il y a eu des annonces de Sébastien Lecornu pour les prochains mois. Loi d'urgence agricole, décentralisation, PPE. Donc ça, c'est l'énergie. Est-ce que, selon vous, c'est un programme satisfaisant, consistant ? Est-ce que ça va intéresser les Français, pour reprendre la formule de Yves Elisabeth ? – Alors, la PPE, c'est compliqué. – La programmation plurianielle de l'énergie. – Je pense que je défie, là aussi, quiconque, y compris nous, d'expliquer exactement quels sont les enjeux. Or, c'est important, puisque, évidemment, c'est le programme énergétique de la France. C'est très attendu, ça a été différé.
Je dirais que c'est un programme plus globalement. Donc, il y a la PPE, il y a une petite mesure. Quand je dis petite, c'est comme ça qu'elle sera regardée par une grosse partie de la droite sur l'AIME, et ça, c'est pour quand même… – L'aide médicale d'État. – Voilà, pour donner satisfaction en partie à LR. Il y a deux décrets qui ont été publiés hier, enfin, en tout cas, ça a été annoncé comme tel au journal officiel, pour avoir une perspective de 180 millions d'économies en luttant contre la fraude sur l'aide médicale d'État. On rappelle qu'elle coûte 1,2 milliard d'eux. Donc, il y a cette mesure-là. Il y a effectivement la loi agricole.
Je dirais que Sébastien Lecornu, dans sa situation, il essaye de faire avancer des dossiers sans risque. Parce qu'il ne peut pas chercher à chaque fois des majorités comme il l'a fait sur le budget. – Sans risque, oui, mais il y a quand même des sujets sensibles à la fin de vie. – Il y a quand même des sujets sensibles à la fin de vie, c'est parlementaire. Vous avez vu qu'il n'y a pas, à Poc Cordé, énormément de place hier dans l'interview. Parce que maintenant, c'est après le Sénat qui a vidé une partie de la loi, c'était l'Assemblée nationale. Donc, il fait ce qu'il peut faire, lui, à Matignon, c'est-à-dire des décrets. Et la PPE, par décret, il ne passe pas par le Parlement.
Eh bien, c'est une façon d'essayer d'être efficace sur ce sujet quand même. – Ici, à la présidentielle, c'est un an et demi, on a quoi, un an et deux mois. Donc, ça va être une année utile, selon vous, ou une année inutile ?
– C'est toujours l'éternel débat. On sait très bien que l'année entière ne sera pas complètement utile parce que, nécessairement, il y aura la présidentielle, la campagne qui va s'installer, qui va s'inscrire dans le temps et qui empêchera le gouvernement, d'une certaine façon, de prendre certaines dispositions. Bon, là, c'est vrai qu'il a raison, il passe par décret. En plus, c'est un sujet extrêmement polémique. Tout le monde n'est pas d'accord dans la classe politique, dans le personnel politique, sur l'énergie. Quel est le rapport entre les énergies renouvelables et les énergies et le nucléaire ? C'est un peu ça, l'objet du débat. Bon, ils ont décidé de revenir en arrière.
C'est là où l'incohérence est totale. Après des années et des années où on a ralenti le nucléaire dans notre pays sous la pression des verts, aujourd'hui, on s'aperçoit que, dans le contexte géopolitique que nous vivons, c'est quand même bien pratique d'avoir l'énergie nucléaire qui, en plus, s'est décarbonée et que la France a la chance d'avoir ce dispositif qu'il faut moderniser, améliorer, et qui coûte cher, bien sûr.
– Quand on pense que Nicolas Hulot, ministre de l'Environnement, annonçait la fin du nucléaire, vous vous rendez compte ? – On a changé de monde. – On a changé de monde.
– C'est ce qui rend furieux les Français vis-à-vis des politiques. Parce que c'est des changements de pieds qui sont inexplicables et qui sont d'ailleurs injustifiables.
– Autre sujet qui suscite la colère ou en tout cas l'incompréhension des Français, c'est l'affaire Epstein, le poison de l'affaire Epstein. Il continue de se répandre en France. Ce week-end, après plusieurs jours d'appels en ce sens, Jacques Lang a finalement démissionné de la direction de l'Institut français du Monde Arabe. On voit les détails avec Fabien Recker.
– La classe politique unanime pour saluer la démission de Jacques Lang à la tête de l'Institut du Monde Arabe. L'ancien ministre de la Culture, dans la tourmente, depuis les révélations sur sa proximité avec Jeffrey Epstein et l'ouverture d'une enquête concernant les liens financiers de la famille Lang avec le criminel sexuel américain. – Il faut être exemplaire. Et donc la justice, elle doit passer pour les puissants comme pour les autres. Et donc il doit maintenant se soumettre à ce temps judiciaire. – Il devait partir, il devait quitter l'Institut du Monde Arabe. – Parce que la démission, c'est la façon de protéger l'institution.
– Plaidant la naïveté face à Jeffrey Epstein, pourtant déjà condamné en 2008 dans une affaire pédocriminelle, Jacques Lang clame son innocence face aux accusations de blanchiment de fraude fiscale dont il fait l'objet. – Jacques Lang a peut-être, peut-être fraudé l'impôt, était peut-être, peut-être, probablement ami de Jeffrey Epstein
et en plus il a ruiné l'Institut du Monde Arabe. Bon débarras, sincèrement.
– À 86 ans, Jacques Lang allait achever son quatrième mandat à la tête de l'Institut du Monde Arabe. Son nom apparaît 673 fois dans les Epstein Files, ses millions de documents rendus publics par la justice américaine.
– Chéri, vous faites votre une au Figaro sur cette affaire Epstein et notamment sur cette démission de Jacques Lang. C'était devenu, voilà, on voit la une à l'écran, c'était devenu intenable pour Jacques Lang ?
– Oui, ça paraissait difficile, si vous voulez, qu'il puisse continuer. Il y avait une pression unanime de tous les partis politiques qui étaient… Et puis, je pense que là aussi, vis-à-vis des Français, ce n'était pas possible. Surtout que ce qui a ajouté, si vous voulez, de la pression à la pression existante qui s'exerçait, c'est qu'on n'avait pas compris, il y a trois ans, pourquoi le président de la République s'obstine à renommer un homme qui, malgré tout, c'est la vie, mais avait 83 ans, avait déjà fait plusieurs mandats, alors qu'il fallait renouveler, si vous voulez, la présidence de l'Institut du monde arabe.
Donc là, on n'avait pas bien compris comment et pourquoi le président de la République avait voulu reconduire Jacques Lang. C'était, vous savez, on dit tout le temps que la République a ses fromages, mais c'était un fromage qui était pour Jacques Lang. Donc, ça a évidemment beaucoup interrogé. Et puis, bon, là, les doutes qui pèsent et qui l'entourent font qu'il n'avait pas d'autre solution.
Alors, je vous écoute attentivement et je vous lis très attentivement aussi, parce que j'ai lu votre livre ce matin. Est-ce que, voilà, Yves dit et écrit que ça entache d'une certaine manière aussi un peu la gauche, cette affaire, puisque Jacques Lang était le symbole de cette gauche culturelle, de cette gauche des années 80 ? Est-ce que, selon vous, Elisabeth, voilà, ça écorne un peu l'image du Parti socialiste et des socialistes de manière générale ? Oui, alors, c'est l'ancienne gauche. C'est la gauche de François Mitterrand. La gauche caviar. Évidemment, oui, c'est la gauche caviar, si vous voulez. C'est la gauche. Il ne faut pas non plus jeter le bébé avec l'eau du bain.
Je sais que ça a été très contesté par une partie de la droite, mais la politique culturelle de Jacques Lang a fait quand même rayonner le pays, comme peu d'ailleurs. C'était assez comique, parce qu'à chaque fois qu'il était quelque part, Jacques Lang, il éclipsait le ministre de la Culture du moment, parce qu'effectivement, il a eu des actions marquantes en termes de culture et qui sont dans notre vie quotidienne. Alors maintenant, effectivement, c'était aussi une gauche qui vivait dans un sentiment d'impunité. Le mot est délicat à employer, puisqu'il n'y a pour l'instant aucune accusation criminelle à proprement parler qui peut l'associer aux activités pédocriminelles d'Epstein.
Ce n'est pas un problème d'argent. Il faut savoir ce qui est devenu l'argent qu'Epstein a donné à Jacques Lang, puisque ça a été dans des paradis fiscaux et qu'on ne sait pas du tout dans quelle poche c'est tombé finalement. Est-ce qu'il y a eu des contreparties ? C'est ça les questions. Et la justice doit répondre pour défendre les victimes. Est-ce qu'il faut rendre justice aux victimes d'Epstein ? Donc la justice doit passer. Pour le reste, c'est la vieille gauche, la vieille gauche qui pensait, Jacques Lang en est l'illustration, qui vivait sur la République, sur l'argent de la République et des amis et du mécénat. Voilà, c'était autre chose.
Aujourd'hui, le Parti Socialiste, outre qu'il fait un 75% à la dernière présidentielle, si vous voulez. Je précise qu'Olivier Faure a salué la démission précisément de Jacques Lang, démission qu'il demandait. Les Insoumis, eux, demandent une commission d'enquête parlementaire sur toute cette affaire. Vous y êtes favorable, Yves ?
Oui, maintenant c'est la mode. Sur n'importe quel sujet, on fait des commissions d'enquête parlementaire. Simplement, ces commissions d'enquête parlementaire, à quoi servent-elles ? Sinon, est-ce qu'elles ont une issue ? Est-ce que ça débouche sur des décisions, sur des réformes ? C'est ça qu'il faudrait aussi. Une référence à la commission sur l'audiovisuel public qui se transforme à autre chose. Il faudra faire une commission sur les commissions, un jour, vous savez, pour savoir ce que ça donne. Parce que, bon, une commission, pourquoi pas, une commission d'enquête parlementaire.
Non, mais Jacques Lang, si vous voulez, c'était l'esprit de cour, c'était la courtisanerie, c'était la monarchie socialiste, quoi, d'une certaine façon, avec tous les abus que ça pouvait comporter. Ce qui était assez cocasse, d'ailleurs, quand on sait que, combien François Mitterrand, au début, n'appréciait pas les institutions de la Ve République. Il en a bien profité.
Le coup d'État permanent. On passe à un autre sujet, les amis. Jordan Bardella qui lance la campagne, pas celle de la présidentielle, quoique, non, celle des élections municipales. Le chef du RN était ce week-end en déplacement dans l'Hérault et à Carcassonne pour soutenir des candidats du parti. Écoutez-le.
On rentre dans la dernière ligne droite de la campagne. Les élections municipales, en tout cas, le premier tour sont dans cinq à six semaines. Donc, l'objectif, maintenant, c'est de mobiliser les Français, mobiliser nos électeurs et de faire passer le message que l'alternance commence dans les communes françaises. Le Rassemblement national peut gagner des communes en nombre et c'est évidemment une marche supplémentaire à franchir avant l'accession au pouvoir. Nos maires seront des maires intransigeants face à l'insécurité. Et ils se battront pour la paix fiscale.
Alors, Elisabeth, là, on ne le voit pas forcément sur ces images, mais il y a une vraie ferveur autour de lui, difficile même de l'approcher, Jordan Bardella. Comment vous expliquez cette effervescence ? Il y a un effet groupi qui est extravagant, quand même. Il faut le reconnaître. Le combo, la combinaison entre la structure très solide du vote RN et la personnalité de Jordan Bardella fait qu'aujourd'hui, effectivement, c'est très efficace, y compris dans les sondages.
À Carcassonne, les reporters racontaient qu'il avait du mal à progresser, vraiment, de centimètre en centimètre, tellement il y avait, comme vous dites, de ferveur, il y a un caractère un peu sacré dans le mot, ou en tout cas, d'enthousiasme. Voilà, on a envie de voir Bardella, de faire les fameux selfies. C'est l'homme au selfie, sans doute, qui les dégaine le plus dans le paysage poétique. Donc, il y a un phénomène, Bardella, populaire, qui, aujourd'hui, joue à fond. Et en plus, il a l'air de poser quelques pièges, quelques bombinettes à LR, comme il a fait cette semaine.
Alors, ce que disent aussi les reporters, c'est qu'on voit ces images, beaucoup de ferveur ou d'enthousiasme, mais il ne s'arrête pas pour discuter avec les gens, pour échanger avec les gens, pour recueillir un peu les impressions sur le terrain. Ça veut dire quoi ? Il n'a pas grand-chose à dire,
c'est juste un phénomène médiatique, Yves ? Il faut qu'il apprenne, peut-être, il est jeune. Non, on va voir, je ne sais pas. Moi, je n'étais pas à Carcassonne, donc je ne peux pas... Mais je pense que, quand même, il a le souci d'aller au-devant des gens et il n'a même pas besoin d'aller au-devant, parce que c'est les gens qui vont vers lui. Mais, vous savez, la campagne va être très, très longue, parce que là, on parle de la campagne municipale, mais lui, c'est quand même le début de la campagne présidentielle.
Là, c'est ça qui joue, là, quand il fait...
Évidemment, on ne va pas se raconter de l'histoire. Je pense que Marine Le Pen, malheureusement, pour elle, ça paraît assez compliqué qu'elle soit présente à l'élection présidentielle, donc il s'y prépare, d'une façon ou d'une autre, et il prépare le terrain. Donc là, les élections municipales, c'est un tour de chauffe pour lui. Il va soutenir des candidats, ici ou là, à droite, à gauche, et ça lui permet aussi de commencer à enraciner sa campagne dans le territoire, auprès des gens, et on voit que ça marche, puisqu'il y a beaucoup de monde.
Et Bardella qui dit ne pas exclure des listes d'union au second tour pour faire battre l'extrême droite. C'est une manière aussi de tendre la main au LR. Les LR, justement, vous aviez Michel Barnier qui était chez vous, chère Elisabeth, et pour lui, l'union des droites, jamais de la vie. Écoutez Michel Barnier sur LCI hier.
J'entends ce que disent les leaders des uns des autres. Moi, je ne plaide pas et je ne plaiderai jamais pour une alliance avec les formations d'extrême droite. M. Bardella, pas plus que quiconque, les propriétaires de ses voix.
Ce n'est pas pour tout de suite l'union des droites quand on entend Michel Barnier. Xavier Bertrand dit la même chose. Il est un peu traumatisé. Ils sont tous traumatisés par l'élection de Haute-Savoie qu'ils ont perdu à plate couture face à un candidat siotiste LR. Le président LR de ce fief de Haute-Savoie n'est même pas allé voir M. Wauquiez et Retailleau quand ils sont allés soutenir leur candidat. Il n'a pas appelé à voter LR au second tour. C'est ça qui se passe. Ça se passe comme ça par exemple dans le Sud-Est à bas bruit.
Mais il y a énormément de conseillers ou de maires LR qui sont obligés de prendre des candidats plus ou moins RN déclarés sur leur liste pour arriver à se refaire élire. Donc c'est très compliqué. Ils sont effectivement piégés. Alors est-ce qu'il y aura vraiment des listes communes pour le second tour ? Je ne sais pas. mais ça travaille. Ça travaille à la base. C'est évident. Ça travaille. La poutre travaille. C'est ça ?
Oui. Parce que de toute manière ça va se faire par les électeurs. Ça ne va pas se faire par les têtes.
L'union des droites. Mais vous dites ça va se faire. C'est ce que vous dites.
Je ne sais rien. Non, non. Je ne sais pas si ça va se faire. Mais si ça doit se faire ça ne se fera par là. Parce que de toute manière vous avez toute une ancienne garde je dirais de la droite traditionnelle républicaine classique héritière de De Gaulle de Chirac c'est absolument impossible pour eux qu'ils pactisent avec le Rassemblement National. Impossible. Vous interrogez Madame Pécresse M. Copé M. Barnier M. Bertrand tous ces anciens qui ont été ministres de Chirac C'est ce que vous disiez mais regardez Éric Ciotti. Non mais Éric Ciotti ce n'est pas la même génération attention. C'est une question générationnelle. Il n'a jamais été ministre de Jacques Chirac Éric Ciotti.
Si vous me permettez l'expression c'est un petit jeune par rapport à... Il me permet.
Il sera content. Éric Ciotti
est un petit jeune. Je veux dire par là
c'est la punchline du jour.
Je veux dire par là c'est qu'il n'a pas il n'a pas été ministre il n'a même pas été ministre de Nicolas Sarkozy d'ailleurs.
Et Dieu sait s'il espérait.
Il espérait. Donc ça n'a rien à voir. Ce n'est pas du tout le même état d'esprit. Éric Ciotti il a d'une certaine façon il a fait ce geste-là parce que il n'en pouvait plus de ne pas avoir été ministre de ne pas avoir il pensait qu'il serait ministre quand il a rallié le Rassemblement National entre les deux tours ou juste avant l'élection législative de 2002. Vous voulez dire
si le RN avait gagné.
Ah oui exactement. Donc non non ça n'a rien à voir. Mais l'union des droites si l'union des droites il y a elle ne pourra se faire que par la base par les électeurs. Mais bon jusqu'à un certain point.
Ce qui veut dire quand même
que vous avez quand même une large partie d'électeurs de droite qui économiquement ne peuvent pas concevoir qu'une figure du RN soit à la tête du pays. Regardez le budget le comportement qu'ils ont eu pendant le budget. ils ont voté des taxes en voiture.
Bon on en reparlera j'imagine de cette union des droites ou pas. En attendant c'est l'histoire du jour les amis l'histoire du jour c'est toujours beaucoup d'amour sur Public Sénat. Aujourd'hui je vous présente Sophie Valdès une pyrénéenne de 43 ans secrétaire médicale de formation mais qui a tout envoyé valser pour se consacrer à sa passion.
La vaisselle ancienne et les décorations vintage elle a monté sa boîte de location et propose de sublimer vos tables les plus banales pour un mariage un baptême un repas de fête un anniversaire Sophie a toujours la solution plusieurs personnalités politiques ont fait appel à ses services dont Emmanuel Macron himself la belle histoire est à lire dans la dépêche c'est pas aujourd'hui mais c'était il y a quelques jours vous pouvez le retrouver sur le site internet merci beaucoup Elisabeth merci beaucoup Yves peut-être qu'on peut voir la une du Figaro elle est consacrée en tout cas à l'affaire Epstein et à Jack Lang à cette démission merci beaucoup à tous les deux d'avoir été là ce matin merci à vous devant votre écran ce soir vous retrouvez Thomas Hugues pour Sens Public excellente journée à tous sur Public Sénat bye bye Sous-titrage Société Radio-Canada
Jordan Bardella