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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 1 septembre 2025 44 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

"Comme tous les socialistes, je suis prêt à Matignon" (Jérôme Guedj)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43OuverteRéponse directe

    François Baïrou menace de chaos si la confiance n'est pas votée. Comment analysez-vous cette stratégie ?

  • 1:27RelanceRéponse directe

    François Baïrou veut-il renverser son propre gouvernement pour éviter une censure ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Pourquoi la préparation du budget 2026 a-t-elle été si chaotique selon vous ?

  • 3:36RelanceRéponse directe

    François Baïrou a-t-il fermé toute discussion en présentant des mesures repoussantes ?

  • 5:03FerméeRéponse directe

    Les socialistes étaient-ils vraiment en vacances pendant l'été ?

  • 5:41OuverteRéponse directe

    François Baïrou aurait-il dû consulter les groupes parlementaires avant le 15 juillet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:54Jérôme GuedjFait
    « Nous les socialistes, nous avons pris cette responsabilité au nom de la stabilité du pays et au nom des quelques compromis et des victoires que nous avons pu arracher, par exemple en préservant les assurés sociaux de des remboursements, des consultations médicales ou des ou des médicaments. »
  • 3:36Jérôme GuedjFait
    « Il met de jours fériers sur la table. Il euh n'évoque pas du tout en disant immédiatement que ça serait amendable à discuter. »
  • 4:10Jérôme GuedjFait
    « Je vais vous répondre, je vais vous répondre. Alors même ça c'est aussi l'illustration d'une forme un peu étonnante de de mépris pour les gens avec lesquels on a été amené à travailler »
  • 5:03Jérôme GuedjFait
    « Avant le 15 juillet, il ne nous euh sollicite pas, il ne nous concerte pas »
  • 6:20Jérôme GuedjFait
    « Nous n lui avons fait confiance au mois de au mois de janvier et je vous le dis encore une fois, ça a été coûteux. »
  • 6:53Jérôme GuedjFait
    « L'héritage que je laisserai c'est le l'analyse la plus réaliste possible sur l'état des finances publiques qui est à exploser moi-même »
  • 7:28Jérôme GuedjFait
    « C'est moi ou le cas gouverner. Dans les circonstances actuelles, le budget nécessaire est impossible. »
  • 8:04Jérôme GuedjFait
    « L'origine de ce déficit de ces déficits cumulés et donc de la dette n'est pas une explosion incontrôlé des dépenses. »
  • 9:20Jérôme GuedjFait
    « C'est la décision de baisser massivement les prélèvements. Qu'il s'agisse des prélèvements sociaux avec notamment les exonérations de cotisation sociale pour les entreprises ou qu'il s'agisse de la fiscalité du budget de l'État. »
  • 10:39Jérôme GuedjFait
    « Dans les propositions que les socialistes mettent sur la table, il n'y a pas un seul impôt qui concerne les ménages, les classes populaires et les classes moyennes. Pas un seul. »
  • 11:18Jérôme GuedjFait
    « On propose, pour que vous compreniez la philosophie, c'est peut-être un peu caricatural ce que je vais dire, d'augmenter ce qui est la priorité première des Français, le pouvoir d'achat et le salaire net en baissant la CSG payée par les Français entre le SMIC et presque 2000 € de salaire net. »
  • 11:54Jérôme GuedjFait
    « On va le faire, on va le financer parce qu'on va augmenter et ça on l'assume. La fiscalité sur le patrimoine des haut ménages, c'est la fameuse taxe duman. »
  • 13:08Jérôme GuedjFait
    « Si vous êtes responsable, évitez la censure et entre les 12 milliards que coûte la censure et celle des propositions que nous nous faisons pour le budget, ben faites un arbitrage. »
  • 13:50Jérôme GuedjPromesse
    « Nous nous proposons par mimétisme, par euh parallélisme si j'ose dire que euh le président de la République confie à un premier ministre de gauche socialiste le soin. »
  • 14:29Jérôme GuedjFait
    « Olivier Fort qui donne son propre nom. Je sais je l'ai pas entendu euh dans son discours dire je suis candidat pour aller à Matignon. »
  • 15:12Jérôme GuedjFait
    « Les socialistes ne sont l'aile gauche de personne et l'aile droite de personne. Les socialistes sont les socialistes. »
  • 17:15Jérôme GuedjFait
    « La gauche arrive aux responsabilités quand c'est la crise économique ou une crise financière. C'était vrai en 97 avec Josepin. C'est vrai en 2012 avec François Hollande qui arrive. »
  • 17:53Jérôme GuedjFait
    « Est-ce qu'on n'est pas en train de raviver les vieilles antiennes mitérandistes ? »
  • 18:33Jérôme GuedjFait
    « Cinq prix Nobels d'économie soutiennent le principe d'une taxation différentiel du patrimoine. C'estàdire s'assurer que quand vous avez un patrimoine de ce niveau-là, vous payez un niveau d'impôt qui correspond au moins à 2 % de ce patrimoine. »
  • 19:14Jérôme GuedjChiffre
    « 2 % de plus c'estàd que vous payez plus 45 vous payez 47 et parfois j'ai jusqu'à 49 sur l'impôt sur le revenu là je vous parle du patrimoine »
  • 21:44Jérôme GuedjChiffre
    « 3350 milliards de dettes, les 70 milliards d'intérêt annuels pour l'instant puisque ça va encore augmenter le classement fit mouise SNP qui approche la France »
  • 22:28Jérôme GuedjFait
    « Il y a eu une incertitude sur j' ce que j'appelle le vrai du faux de la tutelle du FMI c'est que dans les grandes banques d'investissement en France on s'interroge de savoir si le fond monétaire international peut-être d'abord via la BCE ne va va arriver et va prendre en main les comptes de la France. »
  • 23:11Jérôme GuedjFait
    « Les fondamentaux de l'économie française sont pas paraître contreintuitif mais sont pas abîmés au point qu'on en arrive à ce type de situation. »
  • 24:36Jérôme GuedjChiffre
    « On souhaite ramener le déficit à 5 % l'année prochaine, là où François Beirou avait prévu de le mettre à 46 ou à 48. »
  • 25:14Jérôme GuedjFait
    « Les marchés financiers comme les investisseurs et comme les Français eux-mêmes, ils ont besoin d'une perspective, ils ont besoin de stabilité, ils ont besoin de gens qui savent où ils vont et pas qui navigue à vue. »
  • 26:35Jérôme GuedjChiffre
    « L'État n'investit que 30 milliards d'euros par an. Vous vous rendez compte, c'est assez dérisoire, 30 milliards d'euros d' par an en investissement pur, c'està dire sur des infrastructures, sur la transition écologique, sur les réseaux d'eau. »
  • 27:50Jérôme GuedjFait
    « Mieux vaut laisser aux collectivités locales un impôt qu'elles décident parce qu'elles sont jugées par leurs électeurs. »
  • 28:24Jérôme GuedjFait
    « Je soutiens le mouvement du 18 septembre parce que l'intersyndical c'est l'appel. »
  • 29:01Jérôme GuedjFait
    « J'ai rompu avec LI et j'ai rompu c'est une certaine gauche qui décide d'extrême droitiser tous ceux qu'elle n'aime pas. »
  • 29:44Jérôme GuedjFait
    « La loi de la jungle c'est celui qui a un gun, un pistolet ou de l'argent issu du narcotrafic qui se substitue à l'acteur légitime de l'organisation de la société que sont les pouvoirs publics. »
  • 30:26Jérôme GuedjFait
    « Je suis de cette gauche qui marche sur ces deux jambes, voilà, qui est celle de la justice sociale et celle de l'ordre républicain. Parce que l'un ne peut pas aller sans l'autre. »
  • 31:04Jérôme GuedjFait
    « Le service public de la justice n'est pas intouchable et manifestement il est défaillant. »
  • 31:47Jérôme GuedjFait
    « Quand vous êtes confronté à des agressions physiques, à de la violence et cetera. Le service public de la justice, il est consubstantiel au respect de l'ordre républicain. »
  • 32:29Jérôme GuedjFait
    « J'ai répondu d'ailleurs d'ailleurs Ster je connais ce député je le pensais moins inféodé à la meute et à ses excès »
  • 34:41Jérôme GuedjFait
    « Quand on est un ministre de l'intérieur mais aussi ministre des cultes et qu'on a la responsabilité d'appliquer la loi, je crois que c'est un légaliste. »
  • 36:00Jérôme GuedjFait
    « J'ai rompu avec LI et j'ai rompu c'est une certaine gauche qui décide d'extrême droitiser tous ceux qu'elle n'aime pas. »
  • 36:41Jérôme GuedjFait
    « Cette gauche qui prétend avoir raison tout seul, mais c'est vrai, de n'importe quel acteur politique, euh et qui surtout met des euh met des occas euh euh et des légitimes tel ou tel intervenant, tu n'es pas légitime à t'exprimer parce que tu n'es pas aligné sur la totalité de nos positions. »
  • 37:21Jérôme GuedjFait
    « J'ai fait le choix en juillet 2024, j'étais le seul député socialiste élu dans ces conditions, de refuser le soutien de la France insoumise au regard de la conflictualisation. »
  • 39:19Jérôme GuedjFait
    « L'antisémitisme aujourd'hui euh est très très présent. até des seuils insupportables cet été. »
  • 42:07Jérôme GuedjFait
    « La colonisation depuis 1967 qui est conduite par des gouvernements successifs et qui rend impossible la construction de l'État. »
  • 42:49Jérôme GuedjChiffre
    « 62 % des Français estiment que on fait pas assez sur l'antisémitisme en France. »
  • 43:31Jérôme GuedjFait
    « Pendant l'été, l'arbre dommage à Limi, a été a été sillé. C'est pas la première fois. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Première de la saison. Bonjour Jérôme G. Merci d'être avec nous pour cette première. Vous êtes député PS de c'est votre grand rendez-vous ce dimanche. Dans 8 jours exactement, l'Assemblée devra montrer pouce levé ou pouce baissé pour le vote de confiance à François Baï. où le premier ministre a surpris à la fois les Français et ce qui le représente en mettant sa tête sur le bio mais aussi la tête de toute l'économie et la stabilité du pays. Car peut-il se passer après une France sans budget, sans gouvernement, annu devant les agences de notation, craignant peut-être une dissolution. Rarement sous la 5e République, le moment n'a été aussi grave.

Il est suspendu donc à la décision de 577 femmes et hommes représentant la nation dont 66 socialistes desquels vous faites partie, même s'il est inexact de leur faire porter le tort d'une situation dont le président de la République est lui-même en grande majorité responsable. Avec vous, nous envisagerons toutes les possibilités de sortie de crise. Vous avez avec les socialistes présenté un contrebudget à gouverner à Matignon de Ruffin Agluxman selon cette formule retenue aux universités d'été.

1 heure d'interview avec vous jusqu'à 11h avant de suivre une nouvelle fois le premier ministre tout à l'heure à 18h sur C News et sur Europe 1 émission spéciale en direct de Matignon avec Sonia Mabrou et pour vous interroger ce matin Stéphane Dupont des Échos. Bonjour Stéphane et Mathieu Bocôé. Bonjour Mathieu. Bonjour. Talran disait que le meilleur moyen de renverser un gouvernement était d'en faire partie. François Bairou veut-il siamment renverser son propre gouvernement pour ne pas finir censuré comme son prédécesseur des échos l'ont dit comme me le disait sur européen le constitutionnaliste Didier Mos et une grande part de psychologie aussi.

On est quand même très très loin du droit constitutionnel. Mais vous Jérôme Gedge en ce retour d'été, avez-vous imaginé que le premier ministre de la France nous amène à cette situation inédite où il vous dit "C'est moi ou le chaos En effet, ce scénario était pas envisagé, même si je vais être tout à fait honnête avec vous, dès l'instant où le 15 juillet, il fait le choix de présenter de la manière dont il l'a présenté, c'est-à-dire sur la forme des orientations budgétaires, un plan dont il n'a parlé à personne et je peux vous assurer probablement pas, y compris un grand nombre de ses propres ministres.

Et pourquoi c'est un problème, c'est nous n'avons pas censuré François Bairou en janvier dernier. Nous les socialistes, nous avons pris cette responsabilité au nom de la stabilité du pays et au nom des quelques compromis et des victoires que nous avons pu arracher, par exemple en préservant les assurés sociaux de des remboursements, des consultations médicales ou des ou des médicaments.

Donc nous, on a joué sincèrement le jeu du compromis à ce moment-là et tout le monde savait qu'il y avait un budget 2026 à préparer et c'était pour le moins paradoxal pour ne pas dire suicidaire de voir un premier ministre qui laissait les semaines, les jours et les mois se dérouler sans anticiper la préparation de ce budget et de revérifier s'il pouvait y avoir des conditions d'un compromis pour éviter une une censure et se faisant de proposer à la fois une méthode et des pistes de travail, il fait tout l'inverse. Il présente tout seul le 15 juillet ses propositions et vu la nature de celle qu'il retient, il n'est pas sur un discours de la méthode en disant ce qu'il aurait pu faire.

Par exemple, écoutez, je l'heure est grave. On aurait dit oui, en effet, l'heure est grave. Il faut rétablir les finances publiques. Oui, il faut rétablir les finances publiques. Nous sommes des gens responsables et prêts à le faire. J'estime qu'il faut faire un effort de 40 ou 43 milliards d'euros. Bon, on aurait dit peut-être qu'on peut en discuter. Je vais solliciter l'ensemble des groupes parlementaires qui ne m'ont pas censuré au mois de janvier pour voir les conditions dans lesquelles elle souhaite aller vers cette attendiez une discussion en fait qui n'est pas inter. On s'attendait à une discussion dans un cadre qui permettait qu'elle ait lieu.

Au lieu de ça, François Beerou arrive et dégaine, pardonnez-moi l'expression, le musée des horreurs dont il sait immédiatement quelle va être la réaction des uns et des autres. Il met de jours fériers sur la table. Il euh n'évoque pas du tout en disant immédiatement que ça serait amendable à discuter. Oui, mais voyillez quand vous Il y a eu aucun contact pendant l'été parce qu'il dit que vous étiez vous étiez en vacances. Je vais vous répondre, je vais vous répondre.

Alors même ça c'est aussi l'illustration d'une forme un peu étonnante de de mépris pour les gens avec lesquels on a été amené à travailler mais mais je reste parce qu'il y a eu plusieurs questions à la fois je les reprends au fur au fur et à mesure.

4:25
Non speech

[Musique]

4:26
Locuteur

Il il n'est il est très précis sur certaines mesures. Voyez par exemple les de jours fériers il va jusqu'à un niveau de précision qui est de dire ça pourrait être le 8 mai et le lundi de lundi de pack. Par contre, quand il est question donc après dire on va négocier bien sûr, mais c'est tellement cousu de fil blanc de dire je mets des propositions repoussoir et regarder la super négociation. Au lieu de 2 jours, il y aura eu qu'un seul jour et les socialistes pourront se dire qu'ils ont obtenu une grande victoire. C'est pas ça une négociation respectueuse de partenaires qui ont joué le jeu avec vous.

Quant à la question de savoir si euh euh on était en vacances ou pas, non, c'est tout le contraire parce que non seulement avant le 15 juillet, il ne nous euh sollicite pas, il ne nous concerte pas, moi je vais être honnête avec vous. J'ai fait passer des messages à ceux de mes interlocuteurs à Matignon ou auprès de plusieurs ministères en leur disant "Écoutez, si vous souhaitez sincèrement qu'on puisse discuter du budget 2026, faites en sorte que le 15 juillet, il ne ferme pas le rideau métallique rendant impossible la discussion. Il le fait avec des propositions très dures.

Et après, et c'est là que c'est très révélateur parler de psychologie, il ne sollicitent même pas les groupes parlementaires pour leur demander quelle est leur réaction. Le 15 juillet, il présente, on n'est plus en session à l'Assemblée nationale les solides. Oui, mais attendez, entre le 15 juillet et le euh et le et le 5 septembre, c'est quand même un peu dingue. Si vraiment il était dans une logique si s'il était dans une logique de travail, il il aurait dit dès le 15 juillet, écoutez, je vous invite là, bah on y serait allé poliment en disant mais vos propositions ne rendent compliqué une discussion.

il aurait fait il aurait fait il aurait je vais vous répondre il aurait fait un tour de table et peut-être aurait eu aurait utile le retour qui qui connaî en disant bah manifestement les propositions ne recueillent pas une majorité je suis un garçon responsable et je vais essayer de trouver un autre chemin je vous propose une autre analyse peut-être de la chose. Oui. Pour répondre à votre question, jeudi prochain euh le Olivier Fort et les deux présidents de groupe Boris Valot et Patrick Caner, se rendront à l'invitation parce que nous sommes des républicains et que nous discutons avec le premier ministre.

Mais on va lui dire les yeux dans les yeux, on va lui dire les yeux dans les yeux ce que on a dit depuis son annonce. En effet, que la confiance est rompue. Nous n lui avons fait confiance au mois de au mois de janvier et je vous le dis encore une fois, ça a été coûteux. On l'a fait sous les colibés et les lais de certains de nos ex-partenaires à gauche qui disaient vous êtes des socioites qui discutaient avec le gouvernement mais bah nous quand on a pu arracher des victoires et dans l'intérêt du pays à un moment on prend nos responsabilités peut-être une autre lecture.

Cela dit dans les circonstances c'est que François Berou dit avec la composition de l'assemblée aujourd'hui l'adoption d'un budget n'est pas possible du budget nécessaire selon lui. dit l'héritage que je laisserai c'est le l'analyse la plus réaliste possible sur l'état des finances publiques qui est à exploser moi-même mais au moins, j'obligerai le pays à débattre de la dette comme il ne l'a jamais fait.

Bon, écoutez, ben si l'objectif de François Baou en devenant premier ministre, était juste d'être un lanceur d'alerte, euh un premier ministre, c'est pas un lanceur d'alerte, c'est quelqu'un qui euh fabrique et propose des solutions et dans une situation Ben parce que euh nous dit, comment est-ce que vous la comprenez la question de monsieur Bocôé ? Comme si c'était de dire bah écoutez, au moins j'aurais été dans mon moment churchilien expliquant la vérité aux français et leur disant si vous ne prenez pas le seul chemin que je vous propose, alors débrouillez-vous. C'est moi ou le cas gouverner. Dans les circonstances actuelles, le budget nécessaire est impossible.

Donc à tout le moins vous allez la place politique cessée vous fermez les yeux vous dites le budget nécessaire c'est-à-dire ben oui mais c'est ça le problème. On peut pas avoir raison tout seul quand on est en majorité relative. Les députés c'est pas des individus, ils représentent des courants politiques qui existent dans le pays. Et par conséquent, il faut construire le compromis. Dites vous dites il y a une dette qui est 3350 milliards incontestable et son augmentation de 1200 milliards depuis premier ministre qui dit "On va s'attaquer à ça parce que c'est j'allais dire c'est le dossier principal et puis il y a d'autres forces politiques desquelles vous faites partie.

Vous dites oui c'est grave mais on peut faire autrement. C'est ça que vous dites nous disons nous partagons pas grave. Non non non non personne n'a dit ce n'est pas grave. Personne ne dit ce n'est pas grave. Moi je suis pas de ceux qui considèrent que les fin François Baou s'attaque à un dogme, il nous met au pied du mur et puis finalement nous on le problème est dans la nature des réponses qu'il propose face à cette crise. On va on va dire les choses très calmement très c'est le cœur du débat. Euh l'origine de ce déficit de ces déficits cumulés et donc de la dette n'est pas une explosion incontrôlé des dépenses. Il faut toujours contrôler les dépenses.

J'ai été président d'une collectivité locale d'un gros département à plus d'un milliard de budget. Je sais ce que c'est que de jurer gérer un budget et de maîtriser les dépenses, il faut le faire. Mais ce n'est pas un dérapage de la dépense publique. C'est un attachement. Des dépenses sociales que vous connaissez bien, elles ont dérapé quand même. Elle elles dérapent fortement. Elle elle enfin elle ne elles augmentent de 4 5 % par an. énorme. Ah non, elle n'augmente pas le Vous savez quand on a une évolution de long dame qui est de 2 3,2 % avec une inflation à 1 %, on n'est pas sur une explosion incontrôlée.

En revanche, ce qui a vraiment dérapé considérablement ces dernières années, mais c'est pas un dérapage incontrôlé, c'est un choix politique, c'est pour ça qu'on peut en débattre, c'est la décision de baisser massivement les prélèvements. Qu'il s'agisse des prélèvements sociaux avec notamment les exonérations de cotisation sociale pour les entreprises ou qu'il s'agisse de la fiscalité du budget de l'État. Ça c'est un choix politique. C'est la fameuse politique du ruissellement d'Emmanuel Macron qui dit la politique de l'offre.

On va baisser les impôts sur les entreprise, sur les ménages les plus favorisés et le fameux ruissellement va produire mécaniquement une amélioration de la situation économique et donc de la situation des finances publiques. Vous savez quoi ? Si ça avait marché, j'aurais été le premier à faire un manorable et à dire bah écoutez ouais ça marche et donc je respecte le choix. Mais c'est pas le cas. C'est pas le cas.

baisser de 62 milliards les impôts, c'est la Cour des comptes qui l' dit entre 2017 et aujourd'hui par année et bien ça n'a pas entraîné une amélioration des finance publique et on voit le chômage qui continue à repartir à la hausse et on voit des entreprises petites et grandes qui sont confrontées à des faillites à des carnets de commande qui qui s'épuisent. Bref, mais traduis si les Français en fait si les entreprises si les Français étaient plus imposés, plus taxés alors mieux plus si je comprends. Ah ouais, c'est dans votre il y aurait pas vraiment de crise de finance publique. Vous savez si on était au niveau tax, ils sont pas insuivis.

Alors d'abord dans les français, vous voyez l'indifférenciation, elle elle est faite pour être anxiogène et faire peur aux gens. Dans les propositions, on va y revenir dans les propositions dans les propositions que les socialistes mettent sur la table, il n'y a pas un seul impôt qui concerne les ménages, les classes populaires et les classes moyennes. Pas un seul. Il n'y a pas une seule cotisation. Au contraire, on propose, on va y venir dans un instant, mais ayez ça tout de suite en tête.

On propose, pour que vous compreniez la philosophie, c'est peut-être un peu caricatural ce que je vais dire, d'augmenter ce qui est la priorité première des Français, le pouvoir d'achat et le salaire net en baissant la CSG payée par les Français entre le SMIC et presque 2000 € de salaire net. Donc ça ça concerne beaucoup de Français, près de 40 % de gens qui travaillent, de leur dire votre salaire net, il va augmenter par exemple pour une personne au SMIC, c'est 900 € par an. et on va le faire, on va le financer parce qu'on va augmenter et ça on l'assume. La fiscalité sur le patrimoine des haut ménages, c'est la fameuse taxe duman. On va en parler.

On va repartir sur vos propositions du budget. Si je comprends bien, si un budget, ça veut dire que vous êtes prêt à aller à Matignon. Euh je vous ai vu tout à l'heure siger sur la formule que j'ai entendu dans les mots des Marafovic sur européen qui disait "On va gouverner, on est prêt à gouverner de Rufin à Gluxman". Vous êtes d'accord avec cette c'est pas la formule c'est pas la formule qu'a utilisé Olivier Fort. qui était dans son discours euh à l'occasion des universités. Donc ça veut dire que tout le monde n'est pas à l'unisson.

Non mais c'est c'est l'idée que je pense que dans la période à chaque fois qu'on va mettre des noms sur la table, on va avoir le tir au pigeon de ça c'est possible, ça c'est pas possible, lui je veux bien, lui je veux pas et cetera. Je vous l'ai dit depuis tout à l'heure, ça ça veut pas grand monde au total tout tout on essaye. Non mais vous avez raison l'arithmétique l'arithmétique est implacable. De 66 personnes, est-ce que vous êtes tous à l'unisson ? Ah oui, tout le monde est à l'unisson au groupe socialist sur les propositions pour le 8 septembre. Hm, il y aura personne à ma connaissance de gens.

Non, non, pour tout ce que je vous ai décrit dans la première partie de notre émission, à savoir que nous avons sincèrement joué le jeu du de la discussion avec lui et François Baou dès son sa stabilité assurée et l'annoncensure au mois de janvier, plus de son, plus d'imag et pas de préparation intelligente cette semaine mais pour lui dire "Je suis désolé mais ça va pas être possible." C'est à regret. Voilà. C'est-à-dire que il enfin quand le chaos dont il nous menace, il en est directement le responsable. La crise économique et financière, il en est directement euh responsable.

Je n'oublie pas que la fois dernière un des arguments était de dire attention, la censure, l'instabilité, c'est un coût sur les marchés économiques, sur les marchés financiers. J'ai même entendu Améine Monchalin, j'ai même entendu Améline Monchalin, la ministre des comptes publics à postori dire "La censure a coûté 12 milliards d'euros." Bah si vous êtes responsable, évitez la censure et entre les 12 milliards que coûte la censure et celle des propositions que nous nous faisons pour le budget, ben faites un arbitrage. On veut gouverner mais vous vous êtes combien ? 60 66 députés socialistes. Même les écologistes, on a l'impression qu'ils ont pas tellement envie d'aller au gouvernement.

Vous sait pas un gouvernement minoritaire, ça serait un gouvernement mais ultra minoritaire. Comment vous pouvez faire cette proposition ? Est-ce que c'est crédible ? C'est aussi crédible que la proposition de François Baïou ou même à l'époque de Michel Barnier de pouvoir gouverner. Michel Barnier, il était issu il était issu d'un groupe politique à l'Assemblée nationale qui avait 54 ou 57 groupe L. Il y avait le B central avec lui et et vous savez et après Françon pour que les choses soient claires, voilà, nous nous proposons par mimétisme, par euh parallélisme si j'ose dire que euh le président de la République confie à un premier ministre de gauche socialiste le soin.

Alors je je vais pas vous donner de nom. Voilà, je vais pas vous donner de nom parce que c'est l'orientation politique que nous proposons. Mais non mais attendez, le personne euh au chez les socialistes, on va vous dire si on commence à donner des noms euh c'est déjà audacieux de vous dire il faut que ce soit un socialiste. C'est Olivier Fort qui donne son propre nom. Je sais je l'ai pas entendu euh dans son discours dire je suis candidat pour aller à Matignon. Il a dit "Nous sommes volontaires pour gouverner le pays parce que nous sommes responsables.

Nous c'est nous les socialistes et on manque pas de talent au sein du parti socialiste." Bah il peut faire partie de l'équation si s'il le souhaite. Mais encore une fois, moi c'est pas le nom qui m'importe, c'est "Est-ce qu'on est capable de construire un compromis ?" Alors, je réponds à à l'arithmétique. Ça suppose que oui, les parlementaires du socle commun, Renaissance, Modemme, Horizon, peut-être même LR, acceptent de faire ce que nous nous avons fait en janvier dernier, c'est-à-dire de ne pas censurer François Baou pour lui permettre d'essayer. Voilà. Donc, nous nous demandons à ce que il y ait un gouvernement de gauche cohérent qui s'astreint à construire des compromis.

Et pour crédibiliser cette démarche là, nous avons dit il n'y aura pas de recours au 493. Donc comme il y a pas de recours au 493, ça veut donc dire qu'on est et donc un 493, il peut être sanctionné par une motion, ça veut dire qu'on fait du compromis. Vous êtes les socialistes sont aujourd'hui plus l'aile gauche du bloc central davantage que la socialiste. Non, les socialistes ne sont l'aile gauche de personne et l'aile droite de personne. Les socialistes sont les socialistes. Ils ont leur identité.

Vous vouliez gouverner avec les filles il y a pas si longtemps vous vouz gouverner avec le bloc central et la plus de l il vous a pas il vous a pas échappé que les choses ont bougé dans un sens et dans l'autre et que Lfi ne veut pas gouverner avec les socialistes et les socialistes ne veent pas le gouverner avec Lfi et c'est plutôt cohérent et logique au regard des désaccords qui peuvent exister. Donc la proposition, je vous rappelle même qu'en juillet 2024 même je crois Jean-Luc Mélenchon avait dit si c'est nous le problème, on est prêt à ne pas participer au gouvernement et à ne pas le censurer. Donc à faire ce qu'on appelle un soutien sans participation. Je le redis.

Laissez ceux qui aujourd'hui il y a un sondage qui a été qui a été qui a été fait il y a quelques jours et qui dit qui demandait qui les Français souhaitent voir à Matignon. Premier le Rassemblement national voà. 2è une personnalité de la société civile et 3è à plus de 36 ou 37 % les socialistes que les français il y a pas 37 % de socialistes dans le pays. J'aimerais bien, c'est pas c'est plus le cas et c'est pas le cas. Mais les Français de tout bord estiment que ceux qui sont capables justement de construire ce compromis, d'offrir la stabilité, d'avoir des avancées et cetera, ben c'est cette gauche exigeante mais aussi loin de responsable.

Pourquoi Emmanuel Macron et le bloc central, vous ferez ce cadeau de vous nommer à Matignon et et de Mais il s'agit pas dire, je vais vous dire une chose, personne personne Ouais. Ouais. Personne ne pense que c'est un cadeau. Personne ne pense que c'est un cadeau. On aurait pu se draper dans bah c'est de leur faute et on prend pas nos responsabilités et rendez-vous dans 2 ans. La preuve que on prend nos responsabilités, c'est dire on est prêt à aller se colter cette situation dont vous êtes responsable. Vous savez dans l'histoire à chaque fois la gauche arrive aux responsabilités quand c'est la crise économique ou une crise financière. C'était vrai en 97 avec Josepin.

C'est vrai en 2012 avec François Hollande qui arrive. Et à chaque fois, si vous me permettez, on rend les comptes du pays en situation excédentaire. En 2012, la sécurité sociale, elle est l'excédent. Le déficit, il est contenu à ce moment-là. C'était la même chose y compris y compris en 2002. Donc oui, enfin il y avait d'autres problèmes, il y avait le chômage et d'ailleurs François Hollande c'était c'était fait bah l'inversion est arrivée plus tardivement que ce qu'il avait annoncé un peu 22 milliards Jer G au lieu de 44. Le Paris détalé sur plus longtemps le remboursement de la dette, la taxe Zucman, la taxation des plus riches, les plus grandes entreprises.

Euh, je vais vous poser une question que vous allez pas aimer, mais est-ce qu'on n'est pas en train de raviver les vieilles antiennes mitérandistes ? C'est les plus riches d'ailleurs, à quel moment on est riche ? Mais là en l'espèce, prenons des chiffres, tac Zucman, vous avez un patrimoine supérieur à 100 millions d'euros. Donc, je pense que beaucoup de vos téléspectateurs et auditeurs ne sont pas concernés par ce niveau de détention. Pense en a certains qui nous regardent. Oui, bah l'estimation qui est faite, vous savez, c'est pas quelque chose qui a été inventé. Cinq prix Nobels d'économie soutiennent le principe d'une taxation différentiel du patrimoine.

C'estàdire s'assurer que quand vous avez un patrimoine de ce niveau-là, vous payez un niveau d'impôt qui correspond au moins à 2 % de ce patrimoine. Pourquoi ce chiffre là ? Parce que ce patrimoine là, il vous génère euh il est placé en général si vous êtes intelligent, vous le gardez pas sur un compte euh sur un compte courant. Donc en moyenne, dans ce niveau de population, ces placements euh de patrimoine génèrent des revenus annuels de 7 à 10 %. Voilà, parce que bah ces gens-là savent placer de l'argent et cetera. Donc dire que on va vous prendre 2 %, ils ont parfaitement le droit.

Que ces gens-là vont rester en France si vous les taxer à 2 % comme euh comme je d'abord je pense que une partie d'entre eux, moi j'ai lu plein d'appels outreatlantique ou aussi dans le pays de gens qui disent bah oui, nous devons participer à l'effort de reduissement. Nous avons nous-mêmes euh déjà au-delà de 500000 par an, vous avez une taxation supplémentaire qui a été mise en place de Nicolas Sarkozi qui existe toujours qui n'est pas à ce niveau. Voilà.

et 2 % de plus c'estàd que vous payez plus 45 vous payez 47 et parfois j'ai jusqu'à 49 sur l'impôt sur le revenu là je vous parle du patrimoine il vous a pas échapper que ces dernières années dans un mouvement un peu parage et dessert revenu plus patrimoin non mais on a on n pas de mesure sur l'impôt sur le revenu le gros de la mesure c'est sur le c'est sur le patrimoine pas l'impôt sur le revenu pour ces personnes sur le je veux bien qu'on passe beaucoup de temps sur le sort légitime de ces 1800 ou 2000 personnes Je voudrais qu'on vous parle je voudrais qu'on vous parle des 100 millions de français qui créent de la croissance, qui font tourner les entreprises et les services de ce pays et qui aujourd'hui sont confrontés à un problème majeur qui est aussi le problème des entreprises était au MEDF il y a quelques il y a quelques jours.

Je vais vous dire non mais je vous ai parlé sur le patrimoine pour François Hollande c'était auudessus de 4000 €. Oui mais François Hollande avait eu l'honnêteté de reprendre les chiffres de l'INC qui dit au-dessus de 4000 € on est dans les 10 % des revenus les plus importants en France. C'est ainsi. Voilà, on est Est-ce qu'il y a pas de facilité là dans c d'un côté ? Il y a la richesse des riches, on va la prendre. Donc il y a pas de réforme de fonds à faire pour le modèle social. Je vais vous en parler si mais il y a les très riches, eux, on va les prendre.

Je je vais vous en parler mais je veux parce qu'on parce que on a parlé on a passé du temps sur les 1800 et sur cette taxation sur le sur le patrimoine. À côté de ça, il y a 8 à 10 millions de Français à qui on propose avec le nos plan budgétaire d'augmenter leur salaire. Parce que le problème principal aujourd'hui, c'est des gens qui n'arrivent pas à boucler leur fin de mois, qui n'arrivent pas à avoir des loisirs pour leurs enfants, qui n'arrivent pas à aller au restaurant, qui n'arrivent pas à avoir un niveau de logement et ce faisant, je vous parlais du MDF où j'étais, qui n'arrivent pas à consommer. C'est quoi le levier, le carnet de commande d'un artisan, d'un commerçant, d'une PME ?

C'est la consommation populaire. Si les gens doivent se serrer la ceinture, regardez ce qu'on dit tous les restaurateurs pendant l'été. Pendant l'été, les restaurateurs, ils ont dit on on a moins de clients. Et bah oui, et pour cause parce que les gens ils ont moins d'argent. Donc augmenter le salaire par une baisse de la CSG euh pour 8 à 10 millions de travailleurs et de et de salariés, ça c'est la mesure qui peut être financée par une redistribution entre les haut les haut patrimoines. En gros, on dit le travail plutôt que le capital. Et on parle le chiffre avec Jérôme Geg au grand rendez-vous européen news. La situation est très grave.

on l'a dit dans des plais commentateurs qui minimisent les 3350 milliards de dettes, les 70 milliards d'intérêt annuels pour l'instant puisque ça va encore augmenter le classement fit mouise SNP qui approche la France qui n'a pas d'argent le tout souverain est à 35 mais peut augmenter on le sait très très rapidement il il y a eu une incertitude sur j' ce que j'appelle le vrai du faux de la tutelle du FMI c'est que dans les grandes banques d'investissement en France on s'interroge de savoir si le fond monétaire international peut-être d'abord via la BCE ne va va arriver et va prendre en main les comptes de la France.

Monsieur Lombard, le ministre de l'économie, a été assez vague puisque sur France Inter le matin, cette semaine, il est allé dire que effectivement c'est une éventualité qu'on souhaite ne pas retenir. Euh et en même temps l'après-midi, on sent à plein né le coup de fil de Matignon ou de l'Élysée. Euh il nous fait un tweet en disant que finalement tout va très bien madame la marquise. Vous vous positionnez sur sur quel plan est-ce que vous craignez que parce que si l'UFMI arrive, c'est moins de 30 % sur les retraites, on va tailler dans les 1000 milliards de dépenses sociales, ça va aller très très vite. Je crois que la première chose, c'est de parler à l'intelligence collective.

Personne ne croit à un scénario de cette nature de mise sous tutelle avec les fonctionnaires du FMI qui débarquent à Ber qui poussent les ordinateurs et qui disent maintenant on va prendre les commandes. Euh les Et pourquoi ? parce que les fondamentaux de l'économie française sont pas paraître contreintuitif mais sont pas abîmés au point qu'on en arrive à ce type de situation. To big to fail. Il y a il y a du toig to fail évidemment mais il y a quand même aussi des des euh des fondamentaux qui permettent voilà qui permettent il y a pas un problème de trésorerie, il y a pas un problème de difficulté d'emprunt sur les marchés.

Ça peut être plus coûteux, ça peut dériver sur la charge de la dette. Mais il y a pas d'effondrement de l'économie comme il y a pas d'effondrement de l'économie. Donc c'est pour ça que si on pouvait s'épargner dans la période le l'argument de c'est le chaos ou moi, c'est la crise économique financière. Parce que si vraiment on le pensait sincèrement, alors on fait pas le coup de poker, le tapis qu'a fait François Baou 15 juillet dernier. S'il en est vraiment convaincu en disant il y a un risque que avec l'instabilité que j'introduirai que ça se termine par une mise sous tutelle de la France, alors là ce serait fautif voir criminel de la part du premier ministre d'avoir fait ça. Donc voilà.

C'est pour ça, Jérôme Gatch, que dans votre contrebudget, vous prévoyez un retour euh euh au déficit sous les 3 % qu'en 2032 au lieu de 2029. Oui. C'est-à-dire que on on atténue l'effort, d'abord, on a cette latitude qui est offerte dans le programme de stabilité qu'on transmet à Bruxelles. Il y a la possibilité de euh l'étaler sur ces 6 années et donc c'est exactement ce qu'on fait 2006 2026 pardon 2026 2000 2031.

déjà retardé c'était 202 marchés financiers à un moment ils vont pas dire stop est-ce qu'ils vont pas dire ça suffit mais les marchés financiers ils ont besoin d'un pays la France en l'occurrence qui s'offre une perspective tourne correctement donc encore une fois l'argument de allez on va fermer le rideau, tout va s'arrêter et on va on va être les gardes chourm pardonnez-moi l'expression qui vont venir remettre de l'ordre c'est pas comme ça que ça fonctionnera le message le message que vous envoyez c'est de dire attendez on a encore un peu de temp c'est pas si grave finalement Mais non, parce que c'est une on dit pas on a un peu de temps, on fait rien, voir on laisse filer le déficit.

Si vous avez vu la présentation que nous avons fait hier, on souhaite ramener le déficit à 5 % l'année prochaine, là où François Beirou avait prévu de le mettre à 46 ou à 48. Et on est sur une pente descendante qui aboutit, le graphique a été présenté à 2032 avec un déficit et notre objectif à 2,8 %. Donc vous savez, les marchés financiers comme les investisseurs et comme les Français eux-mêmes, ils ont besoin d'une perspective, ils ont besoin de stabilité, ils ont besoin de gens qui savent où ils vont et pas qui navigue à vue.

Donc nous on propose et les agences ou c'est les agences de notation surtout qui risquent après de nous de nous metter une mettre une note sévère s'il voit trop d'instabilité et mais vous avez parfaitement raison. Vous avez parfaitement raison. Et savez vous savez regardez à quel moment la France a décroché le spread a commencé avec les avec les autres pays. C'est pas Il a commencé le jour le 10 juin 2024 au moment où Emmanuel Macron dissoute l'Assemblée nationale. C'estàd que celui qui provoque l'instabilité, c'est celui qui joue avec les institutions politiques coures.

question de la dette est bien antérieure Macron et je pense de ce que disait François Berou ce qu'on doit retenir cette semaine c'est peut-être moi le FMI tout simplement une question fondamental les le poste de dépense les intérêts pour sur le pour le remboursement de la le remboursement chaque année les intérêts sur la dette ça c'est le poste de dépense qui est premier révélateur structurelà de l' pour tout pour être tout à fait honnête dans une période avant le covid de taux d'intérêt faible voire de taux d'intérêt négatif tout le monde s'est accommodé de cette situation et c'est vrai qu'il faut aussi se poser la question de niveau des taux on savait très bien qu'un jour la situation allait changer s'endetter s'endetter s'endetter en disant pour l'instant ça coûte rien c'est la meilleure manière de se flinguer à moyen terme.

Mais comme vous sur la dette on va se mettre d'accord parce qu'on dans notre projet on a aussi des dépenses d'investissement il y a une bonne dette une mauvaise dette sur la dette pour financer de l'investissement n'est jamais problématique. Ça fait un bon moment qu'on est plus là-dedans. Vous avez raison. L'État n'investit que 30 milliards d'euros par an. Vous vous rendez compte, c'est assez dérisoire, 30 milliards d'euros d' par an en investissement pur, c'està dire sur des infrastructures, sur la transition écologique, sur les réseaux d'eau. On a beaucoup parlé de résilience parce qu' plan mais par Oui.

Non, mais c'est la raison pour laquelle il faut aussi dégager des marges de manœuvre pour pouvoir pour pouvoir le faire. Et j'en reviens, pardon, vous allez me dire que je suis obsessionnel. Une partie de cet asséchement des marges de manœuvre pour pouvoir investir, c'est parce que nous avons décidé de baisser massivement pour un petit nombre de la population les impôts qui leur sont soumis. Pas que il faut aussi réduire la dépense. On n' pas proposé le rétablissement de la taxe d'habitation même si c'était une mesure basse d'impôt d'Emmanuel Macron.

Oui, mais et attendez, c'est une baisse d'impôt d'Emmanuel Macron pour les ménages, mais pour le budget de l'État, c'est compensé par l'État auprès des collectivités locales. Vous imaginez bien qu'on a supprimé la taxe d'habitation et que les communes n'ont pas mis la clé sous la porte, elles ont continué à financer leur piscine municipale ou leur service de ramassage des ordures ménagères. Pourquoi ? parce que l'État a dû compenser sur son propre budget, bien donc sur la TVA, sur l'impôt, sur le revenu, un impôt qui était aux collectivités locale.

Personnellement, je pense que mieux vaut laisser aux collectivités locales un impôt qu'elles décident parce qu'elles sont jugées par leurs électeurs. Les maires aujourd'hui, ils sont d'une certaine manière orphelin d'être déresponsabilisés parce que on lève l'impôt puis les gens disent "Je suis content ou je suis pas content ?" Les maires aujourd'hui peuvent dire "Bah écoutez, moi je fais avec les moyens que me donne l'État." Voilà. Et je préfère que les collectivités puissent investir et je préfère surtout parce que j'insiste sur ce point, il faut pas que vous vous engambiez que on donne du pouvoir d'achat au français, qu'on soutienne le salaire net. C'est la préoccupation première.

C'est cit ça qui est à l'origine des mouvements sociaux du 10 septembre ou du 18 septembre. Les gens n'arrivent pas souten les soutenez ce mouvement sociaux. Incontestablement je soutiens le mouvement du 18 septembre parce que l'intersyndical c'est l'appel. Je comprends qui est je sais pas ce que c'est le 10 septembre. Voilà. Moi je je pardon, je suis un peu je suis un peu vintage. Pour moi, un mouvement c'est un mot d'ordre, des organisations qui signent et qui expliquent des revendication. Vous ne voulez pas vous associer à la France insoumise donc il y a tout. Moi, je j'écoute toujours quand des gens expriment leur colère. Il y en a certaines que je peux partager.

Évidemment, j'ai moins de sympathie pour tout ce qui est d'un populisme crass qui consiste à dire non mais de par où tout ce qui consiste à dire dégageons les élus, ça sert à rien, bloquons tout. et faisons tout péter. On verra on verra ce qui se passe. Non mais c'est la raison pour laquelle euh le pays est assez bloqué politiquement pour le bloquer économiquement aujourd'hui. Donc je suis pour des mots d'ordre. C'est quoi les priorités ? le pouvoir d'achat, l'hôpital, la santé, la justice fiscale. Bon ben voilà qu'on dise ces différents sujets.

Non mais je je parle d'un mouvement social à ma connaissance, je parle d'un mouvement social qui est né du de l'intersyndical et qui répond aux propositions du premier ministre. Après, les grands rendez-vous, parler de la sécurité, parler des affaires internationales, de la question européenne, parler de l'identité du pays, ça c'est le rendez-vous démocratique qui doit avoir lieu au moment des élections présidentielles. Alors, l'instabilité rajoute à l'instabilité, le refus d'obtempéré, le refus de l'autorité, le refus de l'uniforme.

Les narcotrafiquants de Vandalin Lenovie qui n'ont rien trouvé de mieux que d'inonder 2 jours de suite leur prison, il on a l'impression que la France n'est pas tenue. les dealers de drogue à Orange qui offr qui offrent des des fournitures scolaires pour entre guillemets acheter la paix des quartiers. Quel est votre sentiment sur tous ces sujets ? Jérôme ? Et c'est intéressant ce que vous dites parce que là où la justice sociale n'est pas au rendez-vous et l'ordre républicain assuré, alors c'est la loi de la jungle et c'est le chacun pour soi.

La loi de la jungle c'est celui qui a un gun, un pistolet ou de l'argent issu du narcotrafic qui se substitue à l'acteur légitime de l'organisation de la société que sont les pouvoirs publics, que sont les institutions et cetera. Donc moi, je suis de cette gauche qui marche sur ces deux jambes, voilà, qui est celle de la justice sociale et celle de l'ordre républicain. Parce que l'un ne peut pas aller sans l'autre. Il y a un cadre dans lequel on doit assurer euh la Concorde nationale qui est celui de l'ordre républicain, le respect de l'autorité et moi je serai le dernier à venir euh mettre en défaut euh euh ces enjeux-là.

L'ordre républicain, c'est de la prévention, c'est de la sanction, c'est de la répression, c'est de la sanction. Une réponse pénale plus rapide aussi une Mais mais comme tout service public et comme toute politique publique, le service public de la justice n'est pas intouchable et manifestement il est défaillant. Il est défaillant dans la justice pénale que vous mentionnez, mais dans la justice civile qui participe de l'insécurité.

Quand vous êtes euh dans un contentieux civil et que vous devez attendre 1 an, 2 ans, 3 ans pour avoir un jugement, quand vous êtes dans euh des violences sexistes ou sexuelles ou des violences intrafamiliales et que il faut 1 an, 2 ans, 3 ans avant qu'il y a qu'il y ait un procès, ça aussi c'est absolument insupportable. Et évidemment quand vous êtes confronté à des agressions physiques, à de la violence et cetera. Le service public de la justice, il est consubstantiel au respect de l'ordre républicain. Et moi, je suis de ces socialistes attaché à au fonctionnement et de la justice et de la police parce que sont deux services publics. On l'oublie trop souvent.

Ça vous a échappé mais vous avez déjà un discours de premier ministre Jérôme Ge. Vous êtes vraiment prêt pour Matignon là. Comme tous les socialistes, nous sommes prêts, nous sommes prêts à ma et on va en parler dans un instant. Euh juste une petite chose avant de parler d'antisémitisme, vous avez fait cette table ronde à Hautin avec Bruno Rotaillot et vous êtes reparti dans le convoi du ministre de l'intérieur parce que votre train avait été annulé. Ce qui a fait tweeter le député insoumis Adrien Clouet la phrase suivante de l'AS de l'AS plus pratique que le taxi. Qu'est-ce que vous lui répondez ? C'est nul. Enfin qu'est-ce que je réponde ?

J'ai répondu d'ailleurs d'ailleurs Ster je connais ce député je le pensais moins inféodé à la meute et à ses excès et capable de pas céder à ce genre de de sortie. Oui, je suis allé débattre avec Bruno Rotaillot parce que je suis un républicain. On a débattu de politique d'intégration dans le singang de Jean-Michel Blanquer. On a exprimé nos désaccords. Moi, je suis pour le rétablissement du clivage gauche droite. Voilà, je veux on a besoin d'une gauche républicaine face à une droite républicaine. Que chacun soit clair, ne s'quine pas avec ceux qui mettent à balle justement le pacte le pacte républicain. Et on a chacun à balayer devant eux sa porte. Moi, je l'ai fait personnellement.

Et quand je vois du coup ce genre d'attaque qui euh incidemment laisse à entendre que le ministre de l'intérieur, on peut avoir d'énormes désaccords avec le ministre de l'intérieur. Je dis pas que c'est un fasciste le ministre de l'intérieur. Voilà, j'ai des désaccords sur la préférence nationale, sur les mots qu'il utilise, parfois la stigmatisation qu'il peut qu'il peut avoir. On l'a eu dans le dans le dans le débat à Hautin. Euh je le dis ici, c'est marrant parce que d'habitude sur ce plateau, le sujet vient vient plein de fois. On peut combattre l'islamisme radical sans stigmatiser. On peut combattre l'islamisme. Vous avez raison. Islam radical ou islamisme, c'est la même chose.

On peut et on doit combattre l'islamisme mais sans stigmatiser nos concitoyens de confession musulmane. Et ce point d'équilibre parfois, je le regrette et trop souvent Bruno Retaillon, il participe d'un amalgame qui est qui est problématique. Il participe d'un amalgame. Bruno on a eu le débat, vous savez quand il a dit quand il a dit s'agissant du sport, il a dit "Ale voile." Voilà. Moi, je suis pas favorable à ce type de prise de position globalisante. Je suis c'est l'année du 120e anniversaire de la loi de 1905. C'est une loi qui peut non mais on on peut l'exprimer le voile globalement chacun fait ce qu'il veut. Globalement le voile ne pas sa placé en France. Vous savez quoi ?

Vous savez quoi ? Quand on est un ministre de l'intérieur mais aussi ministre des cultes et qu'on a la responsabilité d'appliquer la loi, je crois que c'est un légaliste. La loi actuelle, la loi de 1905, elle prévoit la protection de celui qui croit comme celui qui ne croit pas. Et l'expression religieuse dans l'espace public qu'on en pense ce qu'on veut, elle est dans le cadre relig. Alors, il a pas dit que vous l'avez interir, il a dit ce qu'il en pensait. Oui, mais sauf que quand on est un ministre en charge des cultes, le dire de cette manière-là est problématique. Vous savez, un un homme, ça s'empêche, disait Camu et un un responsable politique, il doit ciseler chacune de ses paroles.

Tout ça pour vous dire parce que je veux revenir je veux revenir à Adrien Cloué. Ça pour dire que je peux avoir des désaccords majeurs avec euh Bruno Rétaillot, mais moi je suis attaché à la dispute apaisée, à la confrontation euh républicaine, au courage de la nuance dans la période où qu'on ne cède pas justement au punchline et qu'on soit capable de trouver un chemin de compromis pour notre pays. C'est pourquoi j'accepte toujours de participer à ce type de débat.

Et quand on vient le caricaturer comme il est fait avec ce sous-texte qui consiste à dire que d'aller, je suis monté dans la voiture des officiers de sécurité pour pouvoir rentrer et pouvoir être dans les temps et et donc j'étais évidemment pas avec Bruno Rotaillot dans la voiture parce qu'ils sont dans des à Corgeois dans un truc un peu complotif. Voilà, c'est une polici mais des policiers en disant que c'est une voiture de l'en voilà, c'est c'est cette espèce là de de de généralisation haineuse euh parce que voilà, moi j'étais avec deux policiers, j'ai discuté avec eux pendant le trajet, c'était intéressant et euh et de dire c'est une voiture de l'AS.

Voilà, ils vont chercher à conflictualiser sur tous les sujets et moi c'est pas ma conception de la politique. C'est la raison pour laquelle j'ai rompu avec LI et j'ai rompu c'est une certaine gauche qui décide d'extrême droitiser tous ceux qu'elle n'aime pas. Euh voit l'extrême droite partout en dernière instance et et je peux vous dire que d'une certaine manière, j'en fais partie puisque dès l'instant où j'exprime un désaccord, mais vous savez c'est les c'est cette gauche là qui pense qu'elle est dans la pureté idéologique. Si vous êtes pas d'accord avec moi, alors vous êtes un total infréquentable.

Et ça se voit sur les questions économiques, sur les questions sociales ou sur les questions, on va dire régaliennes comme comme celle-là. En effet, cette gauche qui prétend avoir raison tout seul, mais c'est vrai, de n'importe quel acteur politique, euh et qui surtout met des euh met des occas euh euh et des légitimes tel ou tel intervenant, tu n'es pas légitime à t'exprimer parce que tu n'es pas aligné sur la totalité de nos positions. Ce n'est pas ma conception du débat politique, du débat démocratique. Vous dites Jérôme Gch que vous avez rompu définitivement avec les filles.

Si demain il y avait une dissolution, si Emmanuel Macron dit sous l'assemblée, qu'est-ce qui se passe au législative ? Vous faites alliance avec les filles ? concernant, vous savez, moi j'ai ma décision, je déjà la prise en 2024. J'ai fait le choix en juillet 2024, j'étais le seul député socialiste élu dans ces conditions, de refuser le soutien de la France insoumise au regard de la conflictualisation. Vous étiez bien seul au Parti socialiste. Oui, mais j'ai l'impression que depuis euh l'idée d'une certaine manière et la prise de conscience a fait son chemin au regard de ce qu'on a dit dans le congrès du parti et au regard de ce que beaucoup ont fait.

Donc, je le redis, moi en 2024, j'ai pris mes responsabilités. J'ai été élu euh avec du coup la France insoumise qui a présenté une candidature face à moi et qui a permis d'avoir une sorte de clarification entre oui à une gauche républicaine qui peut être authentiquement de gauche. Ce que je suis, je voulais pr démontrer sur les propositions économiques et sociales. Voilà. Mais en même temps qui est un républicain convaincu, un universaliste, un laïque qui ne passe pas par de subordre, qui n'essentialise pas la société, qui ne la communautarise pas.

J'assume qu'il y a une confrontation, malheureusement et je le regrette, à l'intérieur de la gauche sur ces sujets-là parce que certains se disent pour être très à gauche, euh il faut aussi en même temps être euh euh moins soucieux de la question laïque, de la question universaliste, du rapport à la République et euh céder aux accommandements raisonnables. Et à gauche, c'est vrai qu'il peut aussi y avoir certains qui disent "Mais on peut être dans une modernité économique et je mets beaucoup de guillemets et un accompagnement de de de la mondialisation libérale et en même temps on est très républicain. Je pense qu'il y a un chemin voilà entre les deux gauche républicaine et sociale.

C'est celle que j'essaie de de porter d'incarn aussi une question à dominem avec vous entre la France et vous avez dit de Jean-Luc Mélenchon que c'était un antisémite. L'antisémitisme aujourd'hui euh est très très présent. até des seuils insupportables cet été. Les chiffres ont explosé, a précisé la ministre Horberger. Àï sur scène, il y a eu cette attaque au couteau euh et le mémorial de la choa a été à Lyon tagué Free Palestine. Il y a des juifs, on l'a entendu tout à l'heure dans le flash d'information, qui veulent quitter la France pour retourner en Israël. Cette question de l'antisémitisme euh arrive alors que le président Macron parle de la Palestine.

Quel comment est-ce que vous suivez ? Est-ce que c'est le bon timing ? Est-ce qu'on n pas toujours dit, parce que le président l'a dit aussi mais ça fait bien longtemps, qu'on commençait par la libération des otages avant de parler de l'état de Palestine. Alors, il y a plusieurs questions dans ce que vous dites. Euh d'abord sur est-ce qu'il est possible euh de parler du conflit israélo-palestinien ? sans alimenter euh l'antisémitisme dans le pays. J'aurais espéré que ce soit le cas.

J'aurais espéré que après euh le 7 octobre euh on puisse tenir bon sur le fait de dire "N'importons pas le conflit israélo-palestinien sur notre territoire euh et demeurons des partisans de la solution à deux états, de la reconnaissance de l'État d'Israël, de la reconnaissance de l'État de Palestine et de la sécurité de l'État d'Israël et de son droit évident à l'existence qui devrait même pas être discuté. Est-ce que malheureusement, et c'est là qu'il y a un problème, certains en décidant d'importer le conflit déjà ont pris cette responsabilité, voilà, au mépris de tout ce qu'il disait dans le passé, hein.

Euh et vous avez monsieur le président de la République qui critique aussi le gouvernement d'anné. Non mais alors attendez, on va être très clair. On va être très clair. Je critique le gouvernement de Benjamin Netaniaahu et ça fait pas de mois ni un antisioniste et à forceurioripa ni un antisémite. Des centaines de milliers d'Israéliens manifestent et et je suis à leur côté dans le cœur et parfois physiquement. Au mois de mai dernier, j'ai manifesté à la manive du samedi soir à Telviv quand j'étais quand j'étais là-bas parce que je suis allé en 6 Jordanie et en Israël. Et donc ces Israéliens, ils sont pas antisionistes et ils sont pas antisémites.

Donc de grâce, il y a aussi dans le courage de la nuance que je défends à ne pas céder à cette facilité de dire "Je critique Benjamin Netaniaahu, il a une responsabilité éminente et qui devra un jour jugé sur la manière dont il a tenu cette guerre et provoquer des dizaines de milliers de victimes palestiniennes." qui a mais ce faisant ce faisant euh euh euh euh on ne peut pas me taxer d'antitionnisme ou d'antisémitisme. Mais en sens inverse, j'en veux beaucoup, j'en veux énormément, j'en veux durablement à ceux qui partant de cette situation en France ont décidé d'en faire un instrument politique, un moteur de leur campagne électorale et de céder.

Mais je parle de la France insoumise évidemment parce que c'est payant politiquement. Oui, mais c'est là le drame parce que la pédagogie, l'explication. Oui, mais qu'est-ce qu'ils veulent entendre ? Voyez, je je vous dire une chose. Quand je dis que je suis un deux étatistes pour la solution à deux états, et c'est pas d'aujourd'hui, c'est au cœur de mon engagement de mon engagement politique que je combat la colonisation depuis 1967 qui est conduite par des gouvernements successifs et qui rend impossible la construction de l'État. Vous n'avez pas parlé d'Emmanuel Macron ? Est-ce que en parlant de la Palestine, est-ce qu'il natisme d'antisémitisme en France ?

Non, parce que faire ça, ça veut c'est mettre une sorte de chappe de plomb en disant parce que il y a le risque dans l'antisémitisme que certains ont instrumentaliser et que certains ont même alimenté par leur déclaration. Alors on ne peut pas avoir de position sur la scène internationale. Mais 62 % des Français estiment que on fait pas assez sur l'antisémitisme en France. Assez et c'est le reproche que fait que fait le gouvernement israélien et l'ambassadeur des des États-Unis en France en disant que le gouvernement français ne lutte pas assez contre l'anticip.

Alors, je je trouve la critique injuste parce que on on il y a il y a toujours plus à faire évidemment et le ressenti des Français de confession juives, il est proprement insupportable. Il me il me noue le ventre parce que je les entends ces témoignages, je les je les vis parfois euh et on va pas assez loin. Je suis d'accord. On a besoin d'outils juridiques, euh de sanctions plus fortes sur toutes les formes d'expression antisémite. Mais le cœur du truc, c'est la libération de la parole antisémite dans le débat public qui aboutit à des actes insupportables. Vous parliez manifestations physiques inadmissibles, il y a aussi des manifestations symboliques.

Pendant l'été, l'arbre dommage à Limi, a été a été sillé. C'est pas la première fois. D'ailleurs, mardi prochain, nous replanterons un arbre avec R berger en son euh en mémoire d'ylan Alimi où a été retrouvé agonisant. Donc il y a de la symbolique insupportable. Il y a mais encore une fois vraiment j'insiste, on peut avoir un discours de la raison de la construction de la solution à deux États qui passent par leur reconnaissance de l'État palestien et dans le même temps combattre résolument l'antisémitisme et parfois les expressions dévoyées sur le la scène israélo-palestinienne utilisée en France.

Euh voyez l'expression la Palestine de la mer au Jourdin qui est scandé dans des manifestations en France, c'est le contraire de ce que je défends. Je rêverai tellement que tout cela défile avec un drapeau israélien et un drapeau palestinien. Merci Jérome G.