Électricité : pourquoi EDF ne produit pas plus ? - C à Vous l’intégrale - 23/04/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi EDF ne produit pas plus d'électricité nucléaire ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Comment s'opère la répartition de l'électricité produite ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi le facteur de charge du nucléaire français est-il inférieur à la moyenne mondiale ?
- 25:00OuverteRéponse directe
L'explication est-elle financière ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Quelle est la situation des agents pénitentiaires face aux violences ?
- 45:00OuverteRéponse directe
Pourquoi les boulangers ne peuvent-ils pas ouvrir le 1er mai ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 20:00P.CohenFait
« Si tous nos équipements fonctionnaient à 100 %, la puissance cumulée du photovoltaïque, et du nucléaire... On ne cesse d'augmenter la capacité du renouvelable en installant éoliennes et panneaux solaires. »
- 22:00P.CohenChiffre
« L'éolien a produit moins de 8 % quand la part de nucléaire bondit à 68 %. Au passage, notez à quel point l'électricité française est décarbonée dans la répartition du parc. Dans la répartition du parc, le fossile représente 10 %. »
- 25:00A.LauvergeonFait
« Le facteur de charge, c'est l'indicateur de référence utilisé partout dans le monde, sauf en France. En France, 77 %, ce n'est pas le facteur de charge, mais la disponibilité des réacteurs. »
- 27:00A.LauvergeonFait
« Sur l'année 2024, le facteur de charge de notre parc nucléaire était de 67 %. Pourquoi pas plus ? C'est la question au coeur de votre livre. »
- 30:00A.LauvergeonFait
« Dire qu'on va consommer plus d'électricité alors qu'on va faire monter les prix pour des Français qui n'ont pas de solution, ça ne va pas marcher. »
- 35:00A.LauvergeonChiffre
« On a 80 % de nucléaire. On a descendu sérieusement. On est à 63 % de production. »
- 45:00M.BouhafsiFait
« Un patron de plusieurs boulangeries artisanales a reçu une convocation au commissariat de Paris centre pour avoir ouvert son commerce le 1er mai 2021. L'Inspection du travail lui reproche d'avoir fait travailler les employés alors que le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
Emilie? - E.Tran Nguyen: L'inquiétude qui grandit du côté des agents pénitentiaires.
Pas un jour depuis le 13 avril sans que l'un d'eux ne soit attaqué, menacé et ciblé. - A.-E.Lemoine: On en parle avec le secrétaire général adjoint du 2e syndicat le plus représentatif des agents pénitentiaires, A.Caby qui sera sur notre plateau.
Mohamed? - M.Bouhafsi: Est-ce que les Français et, plus particulièrement P.Cohen, pourront acheter une baguette de pain le 1er mai? - E.Tran Nguyen: Ce sera du pain de mie de la veille. - M.Bouhafsi: Ca s'annonce complexe parce qu'un boulanger est convoqué au commissariat pour avoir ouvert au 1er mai. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Je vous parle d'un secret qui touche à notre production électrique nucléaire.
Comme je ne vais pas le dévoiler tout de suite, je vais détourner un refrain de cars scolaires "EDF, si tu es champion..." - A.-E.Lemoine: Appuie sur le champignon!
Il faudrait le mettre en bandeau, désormais. Dans ce livre, vous dénoncez une sous-exploitation du parc nucléaire, ce qui a une conséquence sur les factures d'électricité que vous trouvez bien trop élevées. Vous expliquez pourquoi.
Merci de votre présence, A.Lauvergeon. Vous étiez présidente d'Areva et êtes aujourd'hui présidente de votre propre société de conseil et d'investissement.
Lorrain? - L.Sénéchal: La fille de François Bayrou vient parler des violences physiques dont elle a été victime à Bétharram.
F.Bayrou a réagi en disant que ça lui poignardait le coeur. - A.-E.Lemoine: On entendra le témoignage de la fille de F.Bayrou demain dans "C à vous".
Pierre? - P.Lescure: On vous emmènera en Hollande en 1965, pas pour suivre le petit joueur de flûte de Harlem, mais pour assister au concert que N.Simone donna ce jour-là à Amsterdam.
C'est d'une pure beauté. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h, J.-L.Reichmann qui repart pour une nouvelle saison de "Léo Mattéï" et qui tombe amoureux de N.St-Pier qui fait ses premiers pas de comédienne dans cette fiction.
On est aussi heureux de retrouver Sheila qui nous présente son 28e album et prépare une nouvelle tournée. Voilà pour le programme. Le dîner est grec et préparé par D.Nikolaou.
Elle est aux côtés de B.Chameroy. - B.Chameroy: Je voulais vous dire bonsoir en grec, mais je n'ai pas eu le temps de réviser.
Il y a de l'oseille en cuisine qui permettra de faire des économies aux Français et qui accompagnera quoi? - D.Nikolaou: Pour ce soir, on aura du poulpe et du tarama blanc.
C'est une spécialité. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup à tous les deux.
Tout de suite, L'Edito de Patrick. Sans dévoiler tout de suite le secret de notre invité, vous nous rappelez d'où vient l'électricité que nous consommons en France. - P.Cohen: Elle provient d'un ensemble de sources beaucoup plus variées que ce qu'on croit généralement.
Voici la répartition des capacités théoriques maximales de nos équipements. J'ai emprunté ce graphique à un excellent blogueur du "Monde". Si tous nos équipements fonctionnaient à 100 %, la puissance cumulée du photovoltaïque, et du nucléaire...
On ne cesse d'augmenter la capacité du renouvelable en installant éoliennes et panneaux solaires. Tout ne fonctionne pas parce que le soleil va et vient et le vent ne vient pas parfois. Voilà pourquoi on parle d'énergie intermittente.
Voici un 2e graphique représentant la production réelle. Il est très différent du premier. Ce sont les données de février.
Peu de soleil, peu d'énergie solaire et à peine plus de vent. L'éolien a produit moins de 8 % quand la part de nucléaire bondit à 68 %. Au passage, notez à quel point l'électricité française est décarbonée dans la répartition du parc.
Dans la répartition du parc, le fossile représente 10 %. - A.-E.Lemoine: Le nucléaire n'est pas dépendant de la météo.
Comment s'opère la répartition? - P.Cohen: Là, on approche du secret d'A.Lauvergeon.
L'offre peut être supérieure à la demande parce que nous exportons. L'an dernier, avec des prix exceptionnels, la France a exporté plus de 16 % du courant qu'elle a produit vers plusieurs pays européens. Comme on ne peut pas contrôler le vent et le soleil, on ne peut pas contrôler l'éolien et le photovoltaïque.
L'énergie la plus facilement contrôlable, c'est l'eau. Ca se fait aussi en pratiquant ce qu'EDF appelle la modulation en faisant varier la puissance des réacteurs pour s'adapter aux fluctuations de la consommation et de la production des intermittentes et solaires qui sont devenues prioritaires sur le réseau. - A.-E.Lemoine: On remplace une énergie bas carbone par une autre. - P.Cohen: Et on investit beaucoup pour cela.
Ca n'a pas beaucoup de sens et ça pose des problèmes de sécurité. L'inspecteur pour la sûreté nucléaire d'EDF agit dans son dernier rapport. Surtout si on suit le raisonnement de notre invitée qui a les yeux rivés sur le facteur de charme.
Le facteur entre la production réelle et la puissance maximale. Voici les facteurs de charges par sources d'énergie pour le mois de février. Le solaire n'a produit que 9 % de ses capacités.
L'éolien à 21 %, l'hydraulique à 35, et le nucléaire à 77 %. Sur l'année 2024, le facteur de charge De notre parc nucléaire était de 67 %. Pourquoi pas plus?
C'est la question au coeur de votre livre. La moyenne mondiale est de plus de 80 %. Le premier parc nucléaire mondial qui est aux Etats-Unis est à plus de 80 %.
On aurait donc les équipements et la capacité de produire une énergie plus abondante et nettement moins chère. EDF garderait la main sur le robinet ou le pied sur le frein. C'est un secret qui mérite explication. - A.-E.Lemoine: L'explication est financière? - A.Lauvergeon: Le résumé de P.Cohen est parfait.
Il a fait simplement quelque chose de compliqué et que personne n'arrive à comprendre. On a 80 % de nucléaire. On a descendu sérieusement.
On est à 63 % de production. Le facteur de charge, c'est l'indicateur de référence utilisé partout dans le monde, sauf en France. En France, 77 %, ce n'est pas le facteur de charge, mais la disponibilité des réacteurs. - P.Cohen: C'est le facteur de charge du mois de février. - A.-E.Lemoine: Il est exceptionnellement élevé? - A.Lauvergeon: Oui.
On est à 67 % en 2024. Dans la loi de programmation pluriannuelle de l'énergie, l'Etat a retenu 67 %. EDF parle toujours en térawattheure... - A.-E.Lemoine: On a décidé qu'on n'en produira pas plus en 2025. - A.Lauvergeon: Le pari c'est de dire qu'on va augmenter énormément la consommation électrique française dans les 10 ans.
Jusqu'à plus 35 %. Ce qu'on constate empiriquement, c'est que depuis 2005, on baisse. On fait des économies d'énergie et c'est très bien, mais on baisse parce que, l'électricité étant trop chère...
En 10 ans, on a augmenté de 120 %. - P.Cohen: Les besoins ont augmenté pour les voitures électriques, pour décarboner l'industrie... - A.Lauvergeon: Oui, mais pour décarboner l'industrie, il faut que l'industrie soit capable d'acheter cette électricité.
Si on produisait plus, on pourrait baisser les prix, avoir des factures plus basses...
Si on prend le tarif bleu qui concerne tout le monde, il y a 3 parties. Il y a le prix de l'électricité elle-même, ça fait 1/3. Le prix de tout ce qui est transport, acheminement, c'est vous qui le payez.
Le 3e tiers, c'est les subventions. - A.-E.Lemoine: Pour les énergies renouvelables. - A.Lauvergeon: C'est nous qui le payons, pas l'Etat. - A.-E.Lemoine: L'Etat maintient artificiellement une facture d'électricité élevée pour les Français, les particuliers et entreprises?
Est-ce une sorte d'impôt déguisé qui finance le développement de l'énergie renouvelable? C'est ce que vous dites. - A.Lauvergeon: Dire qu'on va consommer plus d'électricité alors qu'on va faire monter les prix pour des Français qui n'ont pas de solution, ça ne va pas marcher.
Beaucoup d'industries ferment parce que l'électricité est trop chère. J'ai fait ce livre parce que c'est une mauvaise nouvelle. Tout le monde fait des diagnostics très sombres et on a raison.
Là, vous avez une base de non-augmentation du pouvoir d'achat des Français, d'exportation supplémentaire et les moyens de faire la décarbonation de notre économie en remplaçant les fossiles par de l'électricité pas chère. - A.-E.Lemoine: Pourquoi l'Etat ne veut pas le faire?
Il est là, le secret. - A.Lauvergeon: Beaucoup de gens dans l'Etat ne l'ont pas vu. - A.-E.Lemoine: C'est de la négligence? - A.Lauvergeon: Tout cela était concocté par RTE.
C'est une filiale d'EDF chargée des réseaux. Elle est juge et partie. Elle fait toutes les études de futures productions et de consommation pour le compte de l'Etat français.
Je trouve ça un peu étrange. Sur 6 niveaux, il n'y a qu'un niveau qui s'est réveillé pour dire qu'il y avait un problème, le haut-commissaire à l'énergie atomique qui a dit que ça n'allait pas. Dans ce système, personne ne s'est réveillé sur le thème de l'étude d'impact.
Il y a des études d'impact pour 5 millions d'euros d'investissement. Là, on a plusieurs milliards et aucune étude. - P.Cohen: Ca soulève un autre mystère.
Il y a eu des commissions d'enquête parlementaires aussi bien à l'Assemblée qu'au Sénat. Pourquoi ce que vous dites n'a pas été mis en lumière ou révélé? Ils ont auditionné tout le monde.
J'ai regardé cet après-midi. 140 auditions...
RTE, EDF et ces questions ont été abordées. - A.Lauvergeon: Les membres du comité exécutif d'EDF ont des liens avec la vérité assez élastiques.
Je prends un exemple. RTE est chargé des études. Le Sénat leur demande comment faire pour avoir 70 % de nucléaire, 10-15 % d'hydraulique et le reste en renouvelable.
L'étude de RTE démarre avec un premier chapitre qui dit que les hypothèses de 2021 n'ont pas de raison d'être changées. Depuis 2021, on a eu la plus grave crise énergétique qu'on ait jamais connue en Europe. Cette affirmation est un peu étrange.
Ensuite, ils expliquent que 70 % de nucléaire n'est pas possible avant 2040. Il faut les nouveaux réacteurs. Dans ce système, on nous pousse à faire plus de renouvelable, plus de réacteurs tout de suite alors qu'il suffirait de faire fonctionner la base installée. - P.Cohen: Il suffit de pousser un bouton?
Il n'y a pas de modification technique nécessaire sur les centrales? - A.Lauvergeon: Ce dont vous parlez, c'est quelque chose de potentiellement dangereux pour les réacteurs.
Si vous avez beaucoup plus de nucléaire qui fonctionne, vous aurez moins de modulations. - A.-E.Lemoine: Les réacteurs nucléaires sont plus souvent arrêtés en France qu'ailleurs. - A.Lauvergeon: C'est juste pour changer de combustible.
Parfois, vous êtes obligés de l'arrêter pour changer le combustible. Aux Etats-Unis, ça prend entre 30 et 35 jours par an. En France, l'année dernière en 2024, on est à 105 jours.
Vous vous dites qu'il y a aussi un problème. On peut être plus efficace. Il y a une grande révision à faire côté EDF qui d'ailleurs est sans commentaires sur ce que je dis.
RTE a fait un commentaire. Elle a rappelé avoir souligné dans des dizaines de pages d'analyses accessibles au grand public la baisse de disponibilité du parc français qui, dans les années 2000, représentait la fermeture de 14 réacteurs de 200 MW. Personne ne l'a jamais vu de manière visible.
En France, en ce moment, on explique qu'il faut se serrer la ceinture et que la situation est difficile. Qu'est-ce qu'on va aller incinérer cette quantité d'argent dont on n'a pas besoin alors qu'on peut utiliser de manière sûre et tranquille nos réacteurs? - A.-E.Lemoine: "Je dédie ce livre à ceux qui n'acceptent plus le montant de leur facture d'électricité et qui veulent la transition énergétique sans leur faire subir." - A.Lauvergeon: Les 6 EPR2 qu'il faut absolument faire le plus vite possible, il n'y a pas le feu au lac. - P.Cohen: Ca n'avance pas beaucoup. - A.-E.Lemoine: Ca va faire bondir les Français.
Ils sont encore 2/3 à être clients d'EDF. Ils vont peut-être se détourner d'EDF s'ils se disent qu'on leur fait payer artificiellement. - A.Lauvergeon: EDF est le 1er producteur.
Même les concurrents se fournissent en majorité chez EDF. La situation concerne EDF et nous tous. Ce secret si bien gardé doit être partagé pour qu'on arrête cet engrenage fou. - E.Tran Nguyen: On est en situation de déficit public et on n'arrête pas de dire aux Français qu'il faut se serrer la ceinture.
Dans vos nouvelles fonctions, vous apportez des conseils à vos clients. Admettons que votre client soit le gouvernement. Quel serait le conseil?
Est-ce que l'abattement fiscal de 10 % sur la pension de retraite serait une bonne piste? Est-ce que vous en avez d'autres? - A.Lauvergeon: D'abord, il faut arrêter d'abîmer ce qui existe.
Aujourd'hui, l'industrie en France est dans une situation de non-compétitivité. J'ai été traumatisée par la fermeture de Vencorex. C'est la grande usine de plateforme chimique.
Fermée. 250 personnes, 50 sont reprises par le leader chinois avec les technologies qui vont avec. Pourquoi?
A cause des prix de l'énergie. Ecoutez D.Trump dans son discours d'investiture.
Les Etats-Unis sont devenus, en 10 ans, le premier producteur de pétrole et de gaz au monde. Ils battent la Russie, le Qatar et l'Arabie saoudite. Que dit-il dans son discours d'investiture?
Il dit qu'ils sont dans un état d'urgence sur l'énergie et qu'il ne faut penser qu'à ça. On pourrait dire qu'en Europe, il faudrait y penser un peu plus. C'est la mère des batailles et la mère des batailles de la transition énergétique.
Je ne suis pas une spécialiste des retraites. J'aime bien parler de ce que je connais. - E.Tran Nguyen: C'est le fameux "drill baby drill".
Ce à quoi E.Macron a répondu récemment avec son "plug baby plug." On l'écoute. - E.Macron: Le plus important, c'est que nous avons l'énergie carbone et que c'est quelque chose de tout à fait unique et singulier si on compare avec le reste du monde.
Nous avons un modèle de production qui est basé sur une énergie nucléaire. C'est une énergie pauvre en carbone et ne produisant plus que ce que nous consommons. J'ai de bons amis de l'autre côté de l'océan qui disent "drill baby drill".
Il n'a pas besoin de foret. C'est "plug baby plug". Il faut brancher, brancher encore brancher. - A.Lauvergeon: Je suis heureuse de l'entendre.
En 2019, il voulait arrêter 14 réacteurs. En 2022, il fallait en faire de nouveau. Je suis très heureuse de cette conversion. "Plug", mais à quel prix.
L'électricité aux Etats-Unis, c'est 30 dollars le mégawattheure. Nous, on est à 120, grosso modo. 120 euros hors taxes.
Pour être concurrentiel et compétitif, il faut une électricité moins chère. Pendant 30 ans, on a été les champions de l'électricité la moins chère d'Europe. - A.-E.Lemoine: Qui nous a poussé à passer en premier à l'énergie renouvelable? - A.Lauvergeon: C'est le modèle allemand.
C'était les renouvelables en vitrine. C'est formidable, la nature, le soleil, le vent...
Derrière, il y avait charbon et puis le gaz russe. Le gaz russe fonctionne beaucoup moins. Gros problème pour l'industrie allemande.
L'automobile va très mal...
Ils ne se portent pas très bien. Ils ont vendu leur modèle allemand, sans parler trop de gaz et de charbon, à l'Europe. On devait avoir des renouvelables partout en oubliant l'intermittence et l'absence de stockage.
Nos politiques, intellectuels, journalistes parfois ont été pris par le modèle allemand. - E.Tran Nguyen: C'était après la catastrophe nucléaire de Fukushima.
Il y avait le risque nucléaire qui était... - A.Lauvergeon: Ca a commencé bien avant.
La Direction générale de l'énergie climat à l'office franco-allemand de l'énergie qui fait la promotion du système allemand...
On a été en empapaoutés. On a dit, sous E.Macron, qu'on allait arrêter des réacteurs.
On veut faire plus de nucléaire, plus de renouvelable alors qu'il faudrait juste faire fonctionner ce qui est installé. - A.-E.Lemoine: "Un secret si bien gardé", EDF, appuie sur le champignon"...
Autant de titres alternatifs pour votre ouvrage. Merci d'être venue. Vous restez avec nous.
C'est l'heure de la Story de M.Bouhafsi. - La loi n'est pas très claire.
Les commerces dits "essentiels" peuvent ouvrir. Or, les boulangers en 2020 ont été essentiels et n'ont pas pu fermer pendant le covid. En 2021, on n'est plus essentiels mais les restaurants le sont lors du 1er mai.
Un restaurant peut ouvrir le 1er mai, mais pas une boulangerie. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une loi considérée comme ubuesque par certains artisans.
La semaine dernière, un patron de plusieurs boulangeries artisanales a reçu une convocation au commissariat de Paris centre pour avoir ouvert son commerce le 1er mai 2021. L'Inspection du travail lui reproche d'avoir fait travailler les employés alors que le 1er mai est le seul jour férié obligatoirement chômé. Après avoir été entendu au commissariat, il s'est exprimé à notre micro. - On va être poursuivis par le parquet.
Ensuite, il y aura une sorte de procès où on devra se défendre. On était de bonne foi, à l'époque. Toutes les boulangers, les restaurants et cafés sont ouverts.
C'était naturel pour nous d'ouvrir. On ne gagne pas d'argent un 1er mai. L'idée est d'assurer un service récurrent tous les jours.
C'était ça pour nous, l'idée. Ce n'est pas financièrement que ça me dérange, c'est pour les clients. - M.Bouhafsi: Le patron s'est mis dans le pétrin.
Il s'expose à une amende de près de 80 000 euros, soit quasiment le bénéfice de son année complète. Le patron a plaidé le fait qu'il ne savait pas que c'était interdit. L'administration lui a proposé un accord avec une amende transactionnelle de 10 000 euros.
Aujourd'hui, il respecte la loi chaque 1er mai ce qui représente un manque à gagner pour ses 21 salariés. - Dans un sens, ça me dérange un peu, mais dans l'idée où on peut ouvrir et faire gagner plus d'argent aux équipes et à l'entreprise, ça ne me dérange pas. - M.Bouhafsi: Seuls les métiers de services comme les hôpitaux et métiers de services peuvent travailler le 1er mai.
Pas les boulangers ni les fleuristes. Une aberration pour certains. - Je serais ouvert le 1er mai.
C'est absurde. C'est sur base du volontariat. Le personnel qui vient est payé double et remplacé.
C'est pas mal pour eux. Ils sont contents de faire ça. Ca fait de l'argent qui rentre dans les caisses de l'Etat.
Sur le muguet, je paye de la TVA. Je déclare tout. Tous les vendeurs à la sauvette, c'est que du black.
Un jour, en tant que patron, j'ai le droit d'ouvrir tout seul et tous les employés vont vendre du muguet au black? Le lundi de Pâques, les chocolatiers vendent du chocolat. Le 1er-Mai, laissez-nous vendre du muguet. - M.Bouhafsi: Il est à regretter aussi que les marques de fast-food américaines puissent ouvrir la semaine prochaine.
Une colère que le gouvernement semble avoir entendu. - Le sujet, c'est de faire bouger la loi pour faire reconnaître que certaines professions ont une activité. Il faut adapter les textes.
Qui est censé adapter les textes? Les représentants des Français, les parlementaires. C'est ce qu'ils vont faire. - M.Bouhafsi: Si le gouvernement est ouvert à des évolutions dans la loi, pour certains, pas question de toucher au 1er-Mai. - F.Roussel: S'il faut modifier la loi, c'est pour faire du 1er-Mai une journée chômée pour toutes et tous.
Comme ça, il n'y aura pas de concurrence déloyale imposée par des grandes surfaces qui devraient aussi être fermées le 1er-Mai. Imposons cela. Les travailleurs ont droit au repos.
On peut se passer, pendant une journée, d'aller faire ses courses au supermarché ou ailleurs. - M.Bouhafsi: Si les boulangers vont devoir manger leur pain noir pour cette année, les députés travaillent sur une proposition de loi pour leur permettre d'ouvrir à cette date, dès 2026.
Cette fermeture représenterait 70 millions d'euros de chiffre d'affaires en moins partout en France chaque année. - On n'a pas le droit de faire, dans la loi, travailler des salariés, sauf s'ils sont dans des commerces essentiels. On va demander à ce que la loi soit modifiée, mais ce ne sera pas le cas avant le 1er-Mai, dans une semaine.
On espère avoir la clémence des inspecteurs et un dialogue au niveau des départements. Ca peut être un commerces essentiel pour les Ehpad, par exemple. - M.Bouhafsi: Mais qu'en pensent les clients?
Ils sont aussi bien attachés à la Fête du travail qu'à leur baguette. - Je trouve ça très bien. Je ne travaille pas moi-même le 1er-Mai.
S'ils peuvent avoir des vacances, tant mieux. - Ceux qui souhaitent travailler, ce serait normal qu'ils puissent le faire. - Ca ne me dérange pas d'aller acheter mon pain la veille. - C'est dommage pour nous.
Tout le monde a le droit de se reposer. Ca peut attendre le 2 mai pour acheter du pain. - M.Bouhafsi: Est-ce que c'est encore un symbole de la rigidité administrative que certains peuvent vivre en France? - A.Lauvergeon: C'est absurde de poursuivre un boulanger ouvert le 1er-Mai et le condamner à 80 000 euros d'amende.
Je serais sur un système...
Si les gens ne veulent pas aller travailler, ils ont le droit. Mais on n'a pas le droit d'empêcher les gens d'ouvrir. - P.Lescure: Depuis le retour de D.Trump à la Maison-Blanche en janvier, chercheurs et universités sont dans le collimateur du président et de son gouvernement.
E.Macron a invité vendredi "les chercheurs du monde entier à choisir la France et l'Europe" et a ajouté sur X: "Ici, en France, la recherche est une priorité." La question pourrait être aussi: "Pourra-t-on leur offrir les mêmes conditions de travail et de rémunération que dans les universités et les labos américains?" - A.Lauvergeon: Je sais que l'université d'Aix-Marseille a offert aux chercheurs américains qui voudraient venir 20 000 euros par mois.
Quelque chose de ce genre. Le problème, c'est la distorsion énorme qui existe avec les chercheurs et les universitaires français. Le chiffre doit être 2/3 des gens qui travaillent dans l'enseignement supérieur qui sont dans des statuts temporaires, vacataires...
Quand ils entendent ça, ils doivent se dire...
Peut-être que pour des immenses pontes américains, ça se mérite, mais quid des chercheurs français? Je trouve qu'on traite très mal nos chercheurs et nos professeurs. L'innovation, c'est le monde dans lequel je suis.
Il y a toutes les start-up, mais tout ça, il faut qu'à côté, il y ait une recherche très dynamique où des gens très intelligents puissent se dire: "C'est ma carrière". Quand quelqu'un qui a une thèse de doctorat commence à 2000 et quelques euros, il va plafonner très vite...
Vous allez en Suisse, l'EPFL ou dans d'autres endroits, vous êtes payé comme un professeur américain dans des conditions très agréables. On a quand même une fuite des cerveaux. Il imagine que tous les gens concernés, quand ils voient ces offres faites à des Américains...
C'est intéressant de chercher des Américains et de leur dire de quitter cet enfer qu'on leur fait, tout ce qui se passe autour des grandes universités qui ont refusé de passer sous le licol de ce qu'on leur impose le savent très bien. - A.-E.Lemoine: Le gouvernement au chevet des agents pénitentiaires.
Le Premier ministre, Le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice sont allés à la prison Saint-Quentin-Fallavier, en Isère, à la rencontre des surveillants directement menacés à leur domicile. Ils sont notamment visés par des jets de cocktails Molotov. Il y a eu une soixantaine d'attaques du même genre en seulement 10 jours.
Une jeune surveillante du nord de la France a été prise pour cible sur le parking de son domicile juste après son service. - Il n'y a pas forcément de problème à l'extérieur. Je me suis dit que c'était l'uniforme qu'ils attaquaient.
Je n'ai vu personne m'observer ou me suivre. Mais jamais je ne me serais dit qu'un jour, j'aurais pu être attaquée à l'extérieur. Jamais.
Quand je me déplace jusqu'à mon domicile ou du domicile au travail, je ne me sens pas en sécurité. Je regarde derrière moi. Quand il y a une voiture qui passe, j'ai peur qu'on me tire dessus. - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Vous êtes délégué général et secrétaire général adjoint du syndicat Ufap-Unsa Justice. - A.Caby: Depuis 10 jours, c'est un peu plus calme, même si on ne sait pas si l'événement qui a eu lieu aujourd'hui à Toulouse est en lien avec cette affaire. - A.-E.Lemoine: Les attaques sont répétées, coordonnées.
On imagine que l'inquiétude monte, que les agents pénitentiaires imaginent qu'ils peuvent être à leur tour des cibles potentielles. - A.Caby: L'inquiétude existe, mais le sentiment qui prévaut dans les établissements pénitentiaires...
On est une corporation qui reste très solidaire. Les personnels pénitentiaires font front et font bloc. On a un changement de prisme carcéral qui s'applique avec l'ouverture des établissements de haute sécurité.
On imagine qu'il y a un lien entre les annonces et le régime de détention qui a été voté par la loi et qui est passé au Sénat. - A.-E.Lemoine: Ce qui est sûr, c'est que le personnel pénitentiaire de ces super prisons aura un statut particulier, une protection particulière, notamment l'anonymat.
Vous la réclamez pour l'ensemble de la profession. Ce ne sont pas ces agents des super prisons qui sont visés, mais les agents des prisons françaises moyennes, ordinaires. - A.Caby: Tout à fait.
L'anonymisation, c'est nous qui l'avons portée et soutenue auprès du parlementaire et du ministre, qui l'a soutenue également. On appelle à cette anonymisation pour l'ensemble du personnel pénitentiaire. Aujourd'hui, vous déposez plainte.
Vous allez à la barre, on a votre patronyme jusqu'à votre numéro de Sécurité sociale. On arrive à biaiser sur l'adresse, mais ça donne déjà beaucoup d'informations. A l'intérieur d'un établissement, il y a des notes de service mais aussi des obligations légales qui nous obligent à afficher des délégations.
Vous avez une ribambelle de noms et de prénoms qui sont affichés. On donne accès au patronyme des personnels pénitentiaires et on se retrouve menacé à l'extérieur. - A.-E.Lemoine: A l'extérieur et à l'intérieur.
Avec une population de plus en plus violente au sein des prisons? Faire poser un bracelet électronique, c'est compliqué? - A.Caby: C'est compliqué.
On exige que ces poses de bracelet se fassent à 2 agents, a minima. Mais l'administration pénitentiaire n'a pas encore adopté cette règle. On envoie des agents seuls parfois lors d'astreintes à plusieurs centaines de kilomètres de la résidence administrative pour poser un bracelet électronique sans aucune mesure de sécurité.
Aujourd'hui, on doit se battre pour que ce soit fait dans des commissariats. On envoie des personnels d'administration pénitentiaire poser des bracelets dans des zones où la police ou la gendarmerie rentrent avec beaucoup de difficultés. Tout ça n'est plus entendable.
On ne peut pas faire une visite à domicile seul dans des secteurs bien trop dangereux. On exige le binômage, aujourd'hui. A l'intérieur des détentions, on se retrouve seul aujourd'hui.
Ce n'est déjà plus acceptable pour nous. On se retrouve parfois seul face à 200 détenus. On a des établissements surpeuplés.
L'Etat français ne prend pas le taureau par les cornes. On exige de travailler en équipes mobiles. Un personnel pénitentiaire est affecté à un étage, à une coursive, et gère quelques dizaines ou centaines de détenus.
Si on a 4 étages, on veut que le personnel travaille à 4 et ouvre toutes les portes à 4 pour sécuriser les mouvements et inverser le rapport des forces. Quand vous ouvrez la porte seul face à 3 ou 4 détenus, vous êtes l'autorité de l'Etat, vous imposez la force de par votre professionnalisme, mais le rapport du nombre est à l'avantage des détenus. On veut pouvoir sécuriser nos personnels et limiter nos agressions.
Il y a eu plus de 4000 agressions sur le personnel l'année dernière. - E.Tran Nguyen: Il y a eu 65 faits en seulement 10 jours. 150 enquêteurs sont sur le coup.
F.Bayrou a rappelé la détermination de son gouvernement. Il a donné son interprétation des faits. - F.Bayrou: Ce sont des réseaux qui, tout d'un coup, croyaient être en situation d'impunité, les maîtres absolus, et qu'ils pouvaient continuer leurs actes de délinquance.
Tout d'un coup, ils voient la perspective de détention plus sévère, plus rigoureuse, sans les moyens de continuer à exercer leurs activités néfastes depuis la prison. Ca veut dire qu'ils se sentent inquiétés dans leur toute-puissance. Ces attaques montrent que l'action du gouvernement et de l'Etat touchent justement. - E.Tran Nguyen: Vous avez la même analyse derrière le fameux "défense des droits des prisonniers français"?
Vous pensez que les prisonniers se sentent empêchés par les nouvelles mesures du gouvernement? - A.Caby: On voit une coïncidence avec l'ouverture des établissements de lutte contre la criminalité organisée.
Automatiquement, ces détenus qui ont libre cours dans leur cellule avec des téléphones portables et qui organisent un trafic de l'intérieur vers l'extérieur, vont se retrouver limités. - E.Tran Nguyen: Ca va être efficace? - A.Caby: Nos homologues européens qui ont mis en place ce système, et notamment l'Italie, qui est un exemple dans la lutte contre la mafia depuis les années 90...
Le garde des Sceaux s'en est inspiré. On pense que ça peut fortement limiter leurs moyens d'action et leur pouvoir de nuisance, et leur capacité à nuire à la société. - P.Cohen: Ils sont divisés, entre syndicats, là-dessus. - A.Caby: A ma connaissance, il n'y a qu'une organisation syndicale qui était plus timorée que les autres.
Mais on a quand même 3 grandes organisations sur 4 qui soutenaient le projet pleinement. Mais je pense qu'on va limiter leur capacité d'action. Ils ont peur de ça.
Si on n'a plus accès au business, on perd sa place au sein de ce réseau et ça devient beaucoup plus compliqué pour eux. Ils perdent un peu leur pouvoir. Les mettre sous cloche, créer un établissement étanche, ça vient perturber l'économie souterraine qui alimente le narcotrafic dans le pays. - A.-E.Lemoine: Ce qui expliquerait ces attaques et ces intimidations.
Merci beaucoup. Merci. L'hommage populaire au pape François. - L.Sénéchal: Avant les funérailles samedi, la dépouille du pape François a été déplacée depuis une chapelle de la résidence Sainte-Marthe, où il vivait, vers la basilique Saint-Pierre. ... - L.Sénéchal: Le public peut maintenant voir la dépouille de François embaumée, maquillée.
Il porte une myrte blanche et un chasuble rouge. Des dizaines de milliers de fidèles lui rendent un dernier hommage. ... - L.Sénéchal: C'est un hommage qu'il faut mériter.
Avant d'arriver devant le cercueil ouvert de François, 4 heures d'attente. Il a fait en plus très chaud cet après-midi. Mais les fidèles veulent attendre et voir François. ... - L.Sénéchal: Je ne crois pas qu'il puisse être qualifié pour être nouveau pape.
Plus de 2000 journalistes sont accrédités et s'installent sur les balcons notamment. On a voulu s'éloigner de la foule. On est allés voir l'un de ceux qui ont connu François: son opticien.
Le pape est venu dans sa boutique, à Rome, essayer des lunettes il y a 10 ans. Une rencontre qui achève de sceller l'image d'un pape populaire. ... - L.Sénéchal: Il est revenu tous les ans au Vatican pour régler les verres.
Il n'a jamais changé de monture. La mort du pape va donner lieu à un ballet diplomatique avec la venue des présidents américain, ukrainien, E.Macron...
Matignon a fait mettre les drapeaux en berne ce samedi. Ca suscite une polémique en France, surtout à gauche, qui déplore une entorse à la laïcité. La position de F.Bayrou a manifestement changé sur le sujet. "Le Monde" révèle que J.-P.Raffarin avait mis les drapeaux en berne à la mort du pape.
Voici la déclaration de F.Bayrou. ... - A.-E.Lemoine: Bonheur des archives!
La fille de F.Bayrou se dit elle-même victime de violences physiques à Bétharram. - L.Sénéchal: Elle dédouane aussi le Premier ministre. "Ce que je n'ai pas dit à mon père", titre "Paris-Match".
La fille de F.Bayrou, 53 ans aujourd'hui, en avait 14 lorsqu'un père la saisit par les cheveux lors du colloque organisé à Bétharram. Elle raconte ceci. ...
Des mots qui sont très forts et qui touchent son père, le Premier ministre F.Bayrou. - F.Bayrou: Mes enfants sont comme la prunelle de mes yeux.
Chacun d'entre eux. Elle en premier, puisque c'est l'aînée de mes enfants. On parle de tas de choses et elle n'a jamais parlé de ça.
En tant que père de famille, ça me poignarde le coeur. Même si c'est une affaire très ancienne. - L.Sénéchal: La question centrale: F.Bayrou a-t-il couvert les violences de Bétharram, lui qui était ministre de l'Education en 90 et député du département et y a fait scolariser ses enfants...
Elle dit: "Je pourrais jurer qu'il n'a rien pu comprendre. Il est juste paumé." F.Bayrou sera auditionné en juin. - A.-E.Lemoine: Une passe d'armes entre D.Trump et G.Clooney. - L.Sénéchal: G.Clooney est une personnalité politique influente de la gauche américaine, notamment dans le financement des démocrates.
Il a pesé de tout son poids pour que J.Biden renonce à la dernière présidentielle. Trump se moque de "un acteur de seconde zone qui a laissé tomber Biden comme un chien".
Mais G.Clooney s'en moque. ... - L.Sénéchal: Au-delà de G.Clooney, Trump a un vrai problème de popularité.
Après 3 mois à la Maison-Blanche, voici son score. Partout dans le pays, les réunions publiques des républicains sont devenues chaotiques. Des éléments perturbateurs ont même été immobilisés au pistolet à impulsion électrique chez M.Taylor Greene. ...
Applaudissements. ...
Huées. - L.Sénéchal: Il n'a pas pu finir à cause d'un public trop agité.
Musk et ses coupes dans le public cristallisent une partie de la colère des Américains. - L.Sénéchal: Musk retournera bientôt à ses entreprises, lui qui traitait de "crétin" P.Navarro.
Trump dit qu'il va revenir en arrière sur les surtaxes. 145 % aux importations chinoises. ... - L.Sénéchal: Le taux baissera.
Volte-face immédiatement saluée en Bourse. Wall Street est aussi dans le vert, ce soir. A.Lauvergeon, vous avez des conseils à adresser à D.Trump? - A.Lauvergeon: Il applique sa méthode.
Il tape sur la table, fait peur à tout le monde puis rétropédale. - L.Sénéchal: Avec quelle efficacité? - A.Lauvergeon: Il met du désordre partout.
Est-ce efficace de mettre du désordre? Je n'en suis pas sûre. Beaucoup de gens sont paumés.
Il a fait un peu ça dans son 1er mandat mais avec beaucoup moins de radicalité. Je pense qu'il est parti sur les chapeaux de roue. Ca va peut-être se calmer un peu.
Soyons optimistes. - A.-E.Lemoine: Une exclu.
Vous nous annoncez qui se produira à la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes. - L.Sénéchal: L'année dernière, c'était Z.de Sagazan.
Cette année, ce sera Mylène Farmer. Elle avait dit non à la cérémonie d'ouverture des Jeux, même si son tube "Désenchantée" s'est frayé un chemin avant de devenir le tube de l'été 2023. ...
Le public reprend en choeur. - L.Sénéchal: Une prestation de M.Farmer, c'est toujours un événement.
Sa dernière tournée est la plus grande tournée de stade pour une artiste française. Elle est française et canadienne. M.Farmer a aussi un lien avec Cannes.
Elle a même été membre du jury il y a 4 ans et parlé, dès 1988, de son amour pour le cinéma. - Pourquoi imposer ces formats de clips qui sont comme de véritables films? L'univers de M.Farmer est très fort et très cohérent. - M.Farmer: Je dirais par amour pour le cinéma.
Et d'autre part, pour s'échapper de la réalité, de tout ce que peut être le quotidien, le rêve. Avoir besoin d'imaginaire, de vivre et de survivre. - L.Sénéchal: On ne sait pas encore quelle chanson M.Farmer va interpréter pour la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes, mais on a déjà un échantillon.
M.Farmer à Cannes, c'est déjà arrivé, en 1986, par exemple. - M.Farmer: Je suis libertine.
Je suis une catin. Je suis si fragile qu'on me tient la main. - L.Sénéchal: Babeth a hâte.
Elle a travaillé avec L.Besson, O.Dahan, notamment.
On attend avec impatience sa performance à Cannes le 13 mai. "C à vous" sera à Cannes. - A.-E.Lemoine: Dès le 14 mai avec Patrick, Pierre, Mohamed, Bertrand, et le samedi aussi, en direct, avec Emilie et Lorrain.
Toute l'équipe ira, cette année. Tu ne le savais pas? Je te l'apprends. - P.Cohen: Le scoop, c'était Emilie à Cannes. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup à nos invités. "Un secret si bien gardé", disponible depuis aujourd'hui.
Merci d'avoir accepté notre invitation. Dans un instant, J.-L.Reichmann, N.St-Pier, Sheila et nos chroniqueurs.
A tout de suite.