Florian Philippot : "Si la France retrouve sa monnaie nationale, ce sera immédiatement la fin de l'euro"
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- 0:00OuverteRéponse directe
Bonjour Florian Philippot, Marine Le Pen a-t-elle des solutions pour les salariés de Whirlpool à Amiens ?
- 0:30FerméeRéponse directe
Ça veut dire que vous nationalisez ?
- 0:36FerméeRéponse partielle
Et vous en faites quoi ? Ça veut dire que l'État va produire des sèches-linges ?
- 1:13FerméeRéponse directe
Empêcher la fermeture de l'usine, ça veut dire quoi ? Ça veut dire interdire les licenciements ?
- 1:34RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce que vous demandez en plus ?
- 3:13RelanceRéponse partielle
Une taxe de 35%, Florian Philippot, qui n'est possible qu'une fois la France sortie du marché commun européen.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Invité politiquePromesse
« l'État puisse mettre sous protection ce site, y compris par une prise de participation. »
- 0:42Invité politiqueChiffre
« ce site avait bénéficié de 42 millions d'euros de CICE »
- 1:04Invité politiqueChiffre
« nous souhaitons réfléchir les baisses de charges, dont le CICE, les 50 milliards d'euros annuels, vers exclusivement les TPE, PME, PMI »
- 2:35Invité politiquePromesse
« il faut mettre en place, dans ce cas, une taxe. Une taxe de 35% pour tout produit réimporté vers la France à partir d'une usine délocalisée. »
- 6:23Invité politiqueFait
« Nous souhaitons le faire comme d'autres pays l'ont fait. Je rappelle que la Suisse l'a décidé par référendum d'initiative populaire depuis la fin du XIXe siècle. »
- 8:37Invité politiqueFait
« C'est par intérim statutairement le premier vice-président donc c'est Jean-François Jalc »
Temps de parole
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Bonjour Florian Philippot, Marine Le Pen a-t-elle des solutions pour les salariés de Whirlpool à Amiens ?
Oui, elle a publié après sa visite hier un communiqué de presse, c'était déjà exprimé de nombreuses fois sur le sujet aussi bien en meeting que par le biais de communiqués et notamment elle demande là, pour ce cas-là précis, évidemment qu'un repreneur soit trouvé et que l'État s'y engage et que le temps de trouver ce repreneur, l'État puisse mettre sous protection ce site, y compris par une prise de participation. Ça veut dire que vous nationalisez ? Le temps de trouver un repreneur, oui, on n'hésitera pas à le faire. Et vous en faites quoi ? Ça veut dire que l'État va produire des sèches-linges ?
Il a bénéficié de beaucoup d'argent public, je rappelle que ce site avait bénéficié de 42 millions d'euros de CICE, ce qui est une des plus grosses sommes, en deux ans. Et que la moindre des choses, et ça il faudra l'instaurer par la loi, c'est lorsqu'on délocalise, on ferme un site après avoir bénéficié d'autant d'argent public, on rende l'argent avant de partir. Et qu'on rende ces 42 millions d'euros, notamment de CICE, et vous savez que nous souhaitons réfléchir les baisses de charges, dont le CICE, les 50 milliards d'euros annuels, vers exclusivement les TPE, PME, PMI, parce que nous estimons que ce sont elles qui sont demain les clés de l'emploi et de l'innovation.
Bon, alors, empêcher la fermeture de l'usine, je lis ça dans le communiqué, ça veut dire quoi ? Ça veut dire interdire les licenciements ?
Non, ça veut dire précisément ce que je viens de vous dire, c'est que nous estimons que... Certains disaient que l'État ne peut pas tout, ce qui voulait dire que l'État ne peut rien, dans leur bouche. M. Macron a dit à peu près la même chose hier, puisqu'il n'a apporté aucune solution et aucune perspective d'avenir.
Il a parlé, comme vous venez de le faire, de repreneurs, et effectivement, il y a deux repreneurs sérieux qui se sont manifestés. C'est aussi la loi...
C'est le boulot de l'État, ça, hein ?
C'est le boulot de l'État, de se battre pour trouver des repreneurs. Alors, qu'est-ce que vous demandez en plus ? C'est ça que je ne comprends pas.
Déjà, sur ce dossier-là, il faut se battre, et non pas se résigner, comme il l'a refait le soir dans son meeting, en disant, nous aurons d'autres fermetures et d'autres délocalisations. Non, non, non. Comme d'autres... Je l'ai entendu, moi, en meeting. Et comme d'autres disent, avec le même fatalisme, il faut s'habituer au terrorisme. Je veux dire, ce fatalisme...
Il a aussi parlé de repreneurs avec les représentants des salaires.
Ce fatalisme qui a imprégné la vie politique française depuis des années et des années n'est pas acceptable. De la même manière, il n'est pas acceptable de voir des entreprises qui délocalisent, comme le fait Whirlpool, ici, vers la Pologne, après avoir bénéficié de beaucoup d'argent public, pour ensuite revendre en France. Je rappelle que la France est le premier marché européen de Whirlpool et même son quatrième marché mondial. Non, c'est l'Allemagne. Mais bon, c'est pas grave. Enfin, c'est la France jusqu'à très peu. Si ça a changé, vous me l'apprenez, mais moi, dans mes informations, c'est la France. En tout cas, c'est l'un de ses principaux marchés mondiaux.
Eh bien, il faut mettre en place, dans ce cas, une taxe. Une taxe de 35% pour tout produit réimporté vers la France à partir d'une usine délocalisée. Une taxe dissuasive, une taxe qui les fera réfléchir à deux fois avant de prendre ce type de décision, dont, moi, je dis qu'elles ne sont pas anecdotiques, comme l'a dit le soutien et conseiller de M. Macron, Jacques Attali, hier, parlant d'anecdotes concernant l'affaire de ces 300 salariés mis sur le tapis. Non, ça n'est pas anecdotique, parce qu'il y a des familles derrière cela, parce qu'il y a des sous-traitants également qui seront en difficulté, et parce que c'est encore une fois une partie du tissu industriel français qui s'évapore.
Une taxe de 35%, Florian Philippot, qui n'est possible qu'une fois la France sortie du marché commun européen. Donc, votre plan pour Whirlpool, c'est d'abord la sortie de l'Europe et de l'euro.
C'est-à-dire une taxe qui est possible, qui est aujourd'hui, vous avez raison, impossible avec les règles de l'Union Européenne, comme d'ailleurs pas grand-chose n'est possible avec ces règles de l'Union Européenne, mais qui sera possible dans le cadre d'une Europe qui ne sera plus celle-ci. Vous avez raison, qui sera une Europe de la coopération entre les nations libres, l'Europe des projets, l'Europe respectueuse de la souveraineté des Etats. Des projets nationaux. Sans les investissements étrangers, par exemple, qui pourraient venir en France. Non, ça n'a rien à voir. Et des projets internationaux. Je rappelle que Airbus, Ariane, n'ont rien à voir avec l'Europe communautaire.
Je parle de projets privés. Ils ont tout à voir avec une Europe de la coopération des Etats. Il peut y avoir des projets publics de coopération entre Etats. Il peut y avoir des projets privés, et ça, à la limite, ils n'ont pas besoin de nous entre entreprises. Et il peut y avoir des projets mixtes, et c'est pas mal non plus, notamment quand on fait travailler ensemble la recherche publique et la recherche privée, entre acteurs publics et acteurs privés. Tout est possible. Il peut même y avoir des projets en dehors simplement du continent européen.
On a tout intérêt aussi à développer des grands projets internationaux et mondiaux sur l'économie de la mer, sur le spatial, sur les nouvelles technologies au sens large, parce que c'est le rôle aussi et l'intérêt de la France que de développer ce type de projet. Sur le privé,
est-ce que vous ne craignez pas que le projet, cette taxe, ce que vous appelez la fermeture des frontières, puisse décourager les investisseurs, tous les étrangers qui pourraient avoir l'idée de s'implanter en France et de créer des emplois ? Est-ce que vous connaissez le volume des investissements étrangers en France en dernier ?
Moi, je ne parle pas de fermeture des frontières, contrairement à ce que vous dites. Je parle d'avoir simplement déjà des frontières. Vous ne parlez pas
de fermeture des frontières, mais Marine Le Pen en parle à longueur de discours.
Ah non, non, vous vous trompez. Elle parle toujours de maîtrise des frontières et d'avoir déjà des frontières, ce qui sera déjà une bonne chose parce que nous n'en avons plus ni sur le plan économique d'ailleurs, ni sur le plan commercial, ni sur le plan migratoire. Après, la frontière, ce n'est pas un mur, c'est un filtre. Et nous, nous sommes très favorables à la concurrence loyale. Il n'y a pas de raison de ne pas être en situation de libre-échange avec un certain nombre de pays, un certain nombre de produits parce qu'il y a une concurrence loyale et qu'à ce moment-là, le libre-échange crée de l'émulation, de l'emploi, de l'innovation.
Mais avec d'autres, sur d'autres secteurs ou d'autres pays, quand il y a une concurrence déloyale, eh bien, nous avons tout intérêt à nous protéger. La plupart des pays dans le monde le font. Cette taxe de 35%, elle est mise en place aux Etats-Unis en ce qui concerne les délocalisations. Elle a été efficace. Il faut que nous soyons également volontariés. Une fois que la France sera sortie de l'Europe et aura quitté la zone euro. Une fois que la France sera libre de cette Union européenne, nous, nous voulons une Europe, mais pas du tout. L'Union européenne qui nous empêche d'agir et qui nous plonge dans la désindustrialisation.
Écoutez, les ouvriers hier de Whirlpool, ils vous parlent constamment d'Union européenne. Ils ont compris le problème de l'Union européenne et c'est pour cela, d'ailleurs, que M. Macron a été si mal reçu parce que lui vient leur vendre la doxa habituelle dont on voit qu'elle ne conduit qu'à plus de chômage et à plus de difficultés.
Deux questions d'actualité, Florian Philippot. D'abord, est-ce que vous confirmez la volonté de Marine Le Pen d'interdire l'abattage rituel en France ? Oui,
ce n'est d'ailleurs pas nouveau. Nous souhaitons le faire comme d'autres pays l'ont fait. Je rappelle que la Suisse l'a décidé par référendum d'initiative populaire depuis la fin du XIXe siècle. On a un peu plus de 100 ans
sur la Suisse. Nous ne sommes pas la Suisse. Les musulmans et les juifs français n'auront plus de viande halale et cachère produite en France.
C'est-à-dire que la production en France, en tout cas, devra respecter certaines normes, notamment en ce qui concerne le bien-être animal. et oui, effectivement, ça nous paraît important de mettre en place ces règles qui existent dans d'autres pays européens et qui nous semblent être le sens de la modernité, respecter, je veux dire, lutter contre la souffrance animale, respecter les règles,
ou la religion
que vous visez, Florian Philippot ? Non, la religion, en soi, ne pose aucun problème.
J'ai parlé de la laïcité hier pour justifier cette mesure.
La laïcité n'est pas l'ennemi de la religion. La laïcité, elle permet l'expression de la religion, simplement, elle interdit le financement public, par exemple, de la religion. Et je crois que ce sont deux choses très différentes. Donc les citoyens musulmans
ou juifs qui voudraient manger halal ou cachère, à l'avenir, devront acheter des produits à l'étranger, devront acheter de la viande importée de l'étranger. Mais il y aura toujours
un marché, il y aura toujours une possibilité. Mais simplement, en France, je pense qu'il faut qu'il y ait des règles. Il faut qu'il y ait des règles dans, effectivement. Mais je pense que, si vous voulez, la protection animale, ça dépasse d'ailleurs ce simple problème. C'était un axe développé par Marine Le Pen, ce n'est pas l'axe central d'une campagne, mais c'est important parce que c'est le signe aussi d'une civilisation que de savoir, essayer de remplacer les expérimentations sur les animaux par d'autres techniques, lutter contre la souffrance animale, y compris pour les animaux domestiques. Il y a beaucoup de choses à faire.
Et les conditions d'élevage, moi, je pense que des modèles comme la ferme des mille vaches, et peut-être demain 5 000, 7 000, 8 000, comme ça existe déjà dans d'autres pays, ne sont pas des modèles adaptés à, encore une fois, à la modernité, à la sûreté alimentaire, à ce qu'on demande un minimum de qualité et de respect.
D'accord. Et vous vous adresserez aux autorités religieuses pour leur expliquer cette décision parce qu'il y a déjà des réactions un peu nuques. La République est là
pour imposer la loi de la République, pas la loi religieuse.
Florian Philippot, dernière question avant la revue de presse. Qui est aujourd'hui le président en titre du Front National ?
C'est par intérim statutairement le premier vice-président donc c'est Jean-François Jalc
que vous connaissez qui est eurodéputé. On le connaît depuis assez longtemps oui puisqu'il a traversé toute l'histoire du Front National et qu'il a déclaré en 2005 le problème des chambres à gaz on doit pouvoir en discuter a-t-il dit en citant le négationniste Robert Faurisson.
Vous savez qu'il a démenti tout cela d'ailleurs moi je le connais bien c'est un honnête homme c'est assez amusant d'ailleurs de sortir des choses qui auraient 17 ans d'âge puisque l'an 2005
ça fait pas 17 ans
alors que cet homme a passé beaucoup d'élections a été élu premier vice-président et que rien jamais ne lui a été dit pas très connu du grand public c'est pas une honnête rien jamais lui a été reproché enfin tout cela c'est parti des polémiques de campagne
la doctorante qui a recueilli ses propos affirme avoir les enregistrements audios et la retranscription de l'entretien
si ses propos sont même la retranscription on n'y comprend rien
parce qu'il cite des choses qui ne sont pas de lui si ses propos sont publics et confirmés est-ce que la présidence de Jean-François Jalc pourrait être remise en cause Florian Philippot
mais s'il y avait des propos problématiques bien sûr sauf que même les propos qu'on voit on n'y comprend rien c'est même pas des choses qu'il dit lui c'est des choses qu'il cite et d'ailleurs il s'en détache etc etc tout ça ça fait partie des polémiques de campagne un peu basses voilà un peu basses
ça fait plutôt partie de l'histoire du Front National
non je crois que ça fait partie des polémiques de campagne un peu basses où on se permet de diffamer comme ça allègrement parce qu'on est à 10 jours d'une élection bon enfin ceci dit les français sont habitués à tout ça
ils auraient dû vous mettre président du Front National il n'y aurait pas eu de polémiques je vais leur suggérer alors voilà c'est parti
c'est parti
Florian Philippot