Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale (15 juillet 2020)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:57Invité politiqueChiffre
« Votre plan de relance est un cache-misère. Il masque le sous-dimensionnement du plan de sauvegarde des fameux 460 milliards dont s'est vanté le Président de la République hier. »
- 1:11Invité politiqueChiffre
« Sur ces 460 milliards, seuls 57 sont de véritables dépenses. Le plan allemand est au moins, mes chers collègues, cinq fois supérieur. »
- 1:45Invité politiqueChiffre
« Seuls 110 milliards ont été accordés sur les 300 milliards annoncés. »
- 2:10Invité politiquePromesse
« Quand votre ministre de l'économie acceptera-t-il de nationaliser par exemple l'entreprise Luxfer, seule entreprise européenne capable de produire des bouteilles d'oxygène ? »
- 2:44Invité politiqueFait
« Notre désindustrialisation est le fruit d'une concurrence déloyale. »
- 3:44Invité politiqueChiffre
« Mais, M. le Premier ministre, vous n'en traitez pas l'une des causes, les 590 000 contrats de travailleurs détachés qui concurrencent nos salariés français. »
- 4:08Invité politiqueChiffre
« le tribunal de l'Union européenne de la Cour de justice a annulé aujourd'hui les 13 milliards d'euros d'amende imposées à Apple pour compenser l'intolérable fraude fiscale permise par l'Irlande. »
- 5:06Invité politiqueFait
« votre nouveau ministre de l'insécurité et de l'injustice, M. Dupond-Moretti, légitimait le laxisme judiciaire et se faisait acclamer par les détenus de Freyne. »
- 5:33Invité politiqueFait
« Hier, 14 juillet, il n'a pas eu un mot pour le chauffeur de bus de Bayonne, Philippe Monguillot, et la gendarme assassinée sauvagement. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan93 %
- ?7 %
≈ 67,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous
l'avez dit vous-même dans un éclair de lucidité. Annoncer des grandes mesures, c'est bien. Prévoir comment elles seront appliquées, c'est mieux.
Vous
avez prononcé aujourd'hui les belles paroles habituelles,
qui
pourraient être d'ailleurs contre l'insertion des jeunes, la transition écologique
ou
l'investissement dans l'avenir. Malheureusement,
incapable
de tirer les leçons des erreurs des gouvernements précédents, ni Emmanuel Macron, ni vous-même ne vous donnez les moyens de s'attaquer aux causes profondes des maux du pays.
Quels
sont les grands défis du pays d'aujourd'hui
? Produire
en France pour garantir aux Français les emplois qui leur manquent tant, rétablir l'ordre public pour protéger nos concitoyens contre l'ensauvagement de notre société.
Or,
sur ces deux enjeux majeurs, franchement, Monsieur le Premier Ministre, je ne vois ni la force, ni l'audace, ni la cohérence dans vos propos.
Tout
d'abord, votre plan de relance est un cache-misère. Il masque le sous-dimensionnement du plan de sauvegarde des fameux 460 milliards dont s'est vanté le Président de la République hier.
Sur
ces 460 milliards, seuls 57 sont de véritables dépenses. Le plan allemand est au moins, mes chers collègues, cinq fois supérieur. Investir dans l'avenir, oui, mais encore faut-il sauver les PME qui aujourd'hui même menacent de faire faillite.
Pourquoi
ne prenez-vous pas les mesures qui s'imposent avec urgence ? L'annulation des charges des entreprises pour le deuxième semestre plutôt que le report.
Comme
l'a fait l'Allemagne, des prêts garantis à 100% pour vaincre la frilosité des banques. Seuls 110 milliards ont été accordés sur les 300 milliards annoncés. Et puis surtout la transformation des prêts de trésorerie en fonds propres pour stabiliser les capitaux des entreprises, comme l'a fait la Caisse des dépôts allemande, pour 100 milliards d'euros.
Pour
bien bâtir le monde d'après, il faut aussi, M. le Premier ministre, éviter la disparition de nos savoir-faire. Quand votre ministre de l'économie acceptera-t-il de nationaliser par exemple l'entreprise Luxfer, seule entreprise européenne capable de produire des bouteilles d'oxygène ? Il a refusé de prendre des participations concrètes dans le capital d'entreprise, pourtant soutenu massivement par les fonds publics.
Vous
parlez d'un nouveau monde,
mais
vous ne vous attaquez pas aux causes structurelles de l'appauvrissement de la France, en raison notamment de la soumission d'Emmanuel Macron et de votre majorité à une Union européenne mortifère. Notre désindustrialisation est le fruit d'une concurrence déloyale. Même pendant le Covid, la Commission européenne a poursuivi la signature d'accords commerciaux déloyaux avec le Vietnam ou le Mexique. Pire, votre président de la République, le président de la République a menti aux Français. Il a annoncé le 29 juin
qu
'il avait stoppé net les négociations avec le Mercosur. Mais le 2 juillet, son maître,
la
Commission de Bruxelles, Joseph Borrell, représentant de l'Union européenne, a annoncé la finalisation des négociations sur le Mercosur.
On
voit
quelle
est la valeur de la parole présidentielle.
Tous
vos beaux discours sur la protection de nos industries et de l'agriculture sont vains parce que vous êtes les serviteurs aîlés d'une commission de Bruxelles. Concurrence déloyale, d'ailleurs, au sein de l'Union européenne aussi.
Vous
prétendez, je vous crois sincère, vouloir lutter contre le chômage. Mais, M. le Premier ministre, vous n'en traitez pas l'une des causes, les 590 000 contrats de travailleurs détachés
qui
concurrencent nos salariés français. De même, je n'ai pas entendu un mot de votre part sur la commande publique qui devrait être réservée pour une large part aux emplois de nos territoires.
Pire, le
tribunal de l'Union européenne de la Cour de justice a annulé aujourd'hui les 13 milliards d'euros d'amende imposées à Apple pour compenser l'intolérable fraude fiscale permise par l'Irlande.
Alors,
les Français le savent bien, aujourd'hui, pour vraiment lutter contre le chômage de masse, relocaliser nos emplois, garantir l'indépendance économique du pays, il faut se libérer de l'Union européenne et renégocier ces traités qui nous tuent à petit feu.
Tout
le reste n'est que fausses promesses.
Le
deuxième défi, et je serai plus bref, est de rétablir l'ordre et de mettre fin à l'ensauvagement de notre société. Hélas,
sur
l'insécurité et la réponse judiciaire,
vos
lacunes et votre incohérence sont flagrantes. À peine faisiez-vous des déclarations martiales, que je salue à Dijon, votre nouveau ministre de l'insécurité et de l'injustice, M. Dupond-Moretti, légitimait le laxisme judiciaire et se faisait acclamer par les détenus de Freyne.
Ces
derniers ont
bien
compris
que
le président de la République ne voulait pas se donner les moyens de rétablir l'ordre. Hier, 14 juillet, il n'a pas eu un mot pour le chauffeur de bus de Bayonne, Philippe Monguillot, et la gendarme assassinée
sauvagement.
Et cela ne vous choque pas ? Le président de la République a
oublié ceux qui sont morts, faute de la
sécurité. Alors, pour conclure,
M.
le Président, sachant que les députés non inscrits n'ont que 5 minutes, parce que sans doute sont-ils des députés de seconde zone. Alors, oui, M. le Premier ministre, et j'ai terminé, M. le Président. M. le Premier ministre, quand allez-vous annoncer la construction de places de prison, expulser les délinquants étrangers, mettre des peines planchées pour toute agression aux forces de l'ordre ? Merci.
Merci.
Nicolas Dupont-Aignan