Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewradio kolaviv· 13 juin 2021 146 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéInstitutions & électionsImmigration & asile

Radio Kol Aviv - Elections Régionales 2021 Occitanie - Interviews de Carole DELGA et Aurélien PRADIE

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 45 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:15OuverteRéponse directe

    Quelles leçons tirez-vous de la crise Covid et du rôle de la région en santé ?

  • 11:48RelanceRéponse directe

    Doit la région supplanter l'ARS ? Pourquoi critiquer l'embauche de 200 médecins ?

  • 13:31RelanceRéponse directe

    Vous mettez en cause les résultats de Carole Delga sur les masques ?

  • 15:19FerméeRéponse directe

    Pourquoi refuser la subvention de médecins étrangers ?

  • 16:37OuverteRéponse directe

    Confirmez-vous votre soutien à la LGV Bordeaux-Toulouse ?

  • 16:56OuverteRéponse directe

    Soutenez-vous aussi la LGV Montpellier-Perpignan ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 12:59Invité politiqueChiffre
    « Moins d'un pour cent du budget de la région est consacré à la question de la santé. »
  • 14:52Invité politiqueChiffre
    « On débloquera 20 millions d'euros pour financer avec les entreprises régionales des systèmes d'innovation de télémédecine. »
  • 15:22Invité politiqueFait
    « La proposition que Carole Delga fait de recruter 200 médecins au niveau de la région est une blague. »
  • 17:20Invité politiqueChiffre
    « Il faut aujourd'hui trouver autour de 10 milliards d'euros de financement pour la LGV toulousaine. »
  • 17:45Invité politiqueFait
    « On a reçu un courrier du Premier ministre qui dit « je m'engage à financer 4 milliards ». »
  • 22:35Invité politiquePromesse
    « Je propose qu'au terme de notre mandat, tous les lycées soient protégés par des bulles de sûreté. »
  • 29:21Invité politiqueFait
    « La République prend des claques tous les jours, tous les jours, depuis plusieurs années. »
  • 33:55Invité politiqueChiffre
    « Je pense qu'on va avoir, à mon sens, autour de 20% de repli d'activité structurelle sur la consommation quotidienne de l'avion pour aller travailler à Paris. »
  • 36:06Invité politiqueFait
    « Sur les PGE, nous sommes le seul pays d'Europe à ne pas anticiper ce qui va se passer. »
  • 36:12Invité politiqueChiffre
    « Les Allemands ont déjà anticipé le fait que près de 30% de ceux qui ont bénéficié des PGE, notamment les plus petites entreprises, ne pourraient pas les rembourser. »
  • 37:18Invité politiqueFait
    « C'est la transformation d'une partie des PGE en capitaux. »
  • 39:31Invité politiquePromesse
    « Je propose que 100% des marchés publics de la région soit conditionnés à une clause carbone. »
  • 42:12Invité politiqueChiffre
    « Plus 48% de niveau d'endettement depuis 6 ans. »
  • 45:51Invité politiqueChiffre
    « Le fonds régional dont je parle c'est une capacité de levée de 250 millions d'euros. »
  • 46:57PrésentateurFait
    « Je suis farouchement opposé aux valeurs portées par le Rassemblement National. Pour moi ce sont des imposteurs politiques qui trompent les électeurs. »
  • 53:49InvitéChiffre
    « Une vingtaine de morts en France en raison de leur appartenance à la religion juive. »
  • 57:00Invité politiqueFait
    « il fut un républicain qui a une fine connaissance de l'histoire de notre nation »
  • 57:23Invité politiqueFait
    « chaque millimètre perdu est un millimètre de trop sur la question du voile sur la question de la présence de l'islamisme radical »
  • 57:41Invité politiqueFait
    « l'individu qui a cassé les genoux de sa femme qui l'a brûlé vive »
  • 57:49Invité politiqueFait
    « de la charia »
  • 57:52Invité politiqueFait
    « ça suffit n'allons pas nous expliquer que c'était un malade mental »
  • 1:00:16Invité politiqueFait
    « la république et la politique est devenue en 25 ans le culte des minorités plus que le culte de la république »
  • 1:00:37Invité politiqueFait
    « j'avais ce débat avec le candidat du Front National sur l'accès à l'IVG »
  • 1:00:46Invité politiqueFait
    « lui lorsqu'il a été député s'est battu pour remettre en cause l'IVG moi je me suis battu pour faire progresser les droits des femmes »
  • 1:01:00Invité politiqueFait
    « la question de l'accès à l'IVG avait été un immense combat que ce n'était pas un acquis ce n'était pas une évidence »
  • 1:02:14Invité politiqueFait
    « ce qui a dégradé la politique c'est autant l'absence d'idée que la dégradation du comportement politique »
  • 1:02:29Invité politiqueFait
    « le mot de ces girouettes politiques de ces opportunistes »
  • 1:03:38Invité politiqueFait
    « c'est la dureté de toute la nouvelle génération d'un côté comme de l'autre »
  • 1:29:31InvitéChiffre
    « nous avons prévu un budget en tout de 900 millions d'euros sur le mandat pour la santé »
  • 1:31:10InvitéFait
    « je salue la décision du premier ministre d'avoir débloqué ce projet »
  • 1:35:15InvitéFait
    « les pénalités les plus élevées de France, elles sont en Occitanie »
  • 1:41:44InvitéChiffre
    « c'est 3,7% du PIB et de plus nous sommes la seule région française à être présente dans les 20 premières régions européennes »
  • 1:43:28InvitéFait
    « la région Occitanie allait être pionnière en matière d'hydrogène »
  • 1:44:38InvitéChiffre
    « nous sommes la première région de France à accueillir de la population 40 000 nouveaux habitants »
  • 1:45:48InvitéFait
    « nous sommes la première région en France pour le bio »
  • 1:48:57InvitéChiffre
    « nous aurons aidé sur une seule année quatre fois plus d'entreprises que d'habitude 68 000 »
  • 1:49:12InvitéChiffre
    « sur le budget 2020 nous avons investi pour les entreprises 400 millions au lieu de 250 millions »
  • 1:49:59InvitéChiffre
    « la région a décidé de mettre en place un fonds anti-faillite de 100 millions d'euros »
  • 1:51:45InvitéFait
    « il va y avoir des licenciements massifs dans les prochaines années »
  • 1:53:39InvitéFait
    « le diesel sur les moyennes et de longues distances n'est pas plus polluant que l'essence »
  • 1:53:42InvitéFait
    « le diesel sur les moyennes et de longues distances n'est pas plus polluant que l'essence »
  • 1:55:38InvitéFait
    « sur les postes qu'on appelle des frais généraux, sur les assurances également »
  • 1:55:45InvitéFait
    « j'ai renégocié des emprunts »
  • 1:55:50InvitéFait
    « on a aussi mieux géré la question des fluides »
  • 1:55:52InvitéFait
    « on a développé la visio »
  • 2:00:39InvitéChiffre
    « la région Occitanie est la cinquième région la moins endettée de France »
  • 2:03:13InvitéChiffre
    « nous avons choisi un fonds souverain qui est de 150 millions d'euros »
  • 2:03:36InvitéFait
    « la région est actionnaire dans des entreprises qui produisent des masques pour enfants »
  • 2:06:33InvitéFait
    « nous sommes à un niveau de violence physique mais aussi verbale de par certains responsables politiques nationaux qui sont inadmissibles »
  • 2:07:25InvitéFait
    « je pense à Gabriel et Jonathan Sandler, à Myriam Monsonégo ainsi que les militaires Imad Imdian Athen Mohamed Léguad et Abel Chénouf »
  • 2:20:58InvitéChiffre
    « tous les sondages le donnent, c'est à dire il y en a deux qui sont au delà de 25% l'extrême droite et ma liste »
  • 2:21:28InvitéChiffre
    « l'extrême droite qui va certainement être à 30% et peut-être même au-delà »
  • 2:21:51InvitéFait
    « l'extrême droite d'aujourd'hui est obsessionnellement antisémite »
  • 2:22:51InvitéChiffre
    « plus de 5000 roquettes »
  • 2:23:06InvitéFait
    « une organisation considérée comme terroriste par toutes les organisations mondiales »
  • 2:23:50InvitéPromesse
    « mon plan contre l'antisémitisme et contre l'ensemble des discriminations »

Temps de parole

  • Invité30 %
  • Aurélien Pradié27 %
  • Invité 210 %
  • Présentateur10 %
  • Présentateur 28 %
  • Présentateur 37 %
  • ?4 %
  • Invité 32 %

≈ 24,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:15
Locuteur

Voilà,

0:16
Présentateur

nous sommes dans l'émission des régionales, et bien oui, c'est de 10h à 12h30. Le CRIF avait à leur micro, avait invité Aurélien Pradier, du Courage pour l'Occitanie, et Carole Delga. Nous allons les retrouver immédiatement. Et nous commençons par Aurélien Pradier.

0:53
Locuteur

Bonjour

0:54
Présentateur

à nos auditeurs et à vous, M. Pradier, secrétaire général des Républicains, député du Lot, qui nous fait l'honneur de ce premier interview sur le plateau de Coladive,

1:04
Locuteur

à

1:05
Présentateur

l'occasion du prochain scrutin des régionales,

1:07
Locuteur

des

1:08
Présentateur

élections régionales, des 20 à 27 juin prochain.

1:10
Locuteur

Un

1:11
Présentateur

scrutin pour lequel s'affronteront 7 candidats à tête de liste

1:15
Locuteur

pour

1:16
Présentateur

briller la prochaine présidence de la région Occitanie. Candidats à tête de liste dont je veux ici rappeler les noms. Carole Delga pour la liste Occitanie en commun, Jean-Paul Garot pour la liste Rassembler l'Occitanie, Myriam Martin pour Occitanie populaire, Antoine Maurice pour l'Occitanie naturellement, Aurélien Pradier, du Courage pour l'Occitanie, Vincent Terra Innoves

1:39
Locuteur

pour

1:40
Présentateur

la liste Nouvel élan pour l'Occitanie, Marianne, Mariana Adrada, faire entendre le camp des travailleurs, Jean-Luc Davzac pour Bastir Occitanie, et enfin Anthony Le Boursico pour Union essentielle. Alors cet échange aujourd'hui, M. Pradier, nous donnera l'occasion de mieux vous connaître

1:56
Locuteur

et

1:57
Présentateur

surtout d'apprécier la pertinence de votre projet si vous devez être élu à la tête de l'une des principales régions de France,

2:05
Locuteur

qui

2:06
Présentateur

compte 13 départements,

2:08
Locuteur

avec

2:09
Présentateur

notamment un budget de près de 3,8 milliards d'euros.

2:13
Locuteur

Mais

2:13
Présentateur

pour mieux vous connaître aujourd'hui, nous ne pouvions pas éviter de confier à Béatrice Daan le soin de dresser votre portrait. Alors Jean-Luc Halimi vous interrogera ensuite sur votre programme qui est assez dense.

2:27
Locuteur

Je

2:28
Présentateur

poursuivrai moi-même avec quelques questions économiques

2:31
Locuteur

et

2:32
Présentateur

en fait Jean-Luc Halimi et moi-même aborderons quelques sujets dont vous savez qu'ils nous tiennent particulièrement à cœur,

2:39
Locuteur

que

2:39
Présentateur

ce soit le second tour et le Rassemblement National,

2:43
Locuteur

l

2:43
Présentateur

'islamisme radical, antisémitisme

2:45
Locuteur

et

2:46
Présentateur

antisionisme.

2:47
Locuteur

Alors

2:47
Présentateur

Béatrice, la parole est à vous, dites-nous tout sur Aurélien Pradier. Bien, Aurélien Pradier, bonjour. Aurélien Pradier, vous êtes né, vous le savez, le 14 mars 1986 à Cahors, dans le Lot. Cahors, c'est exactement ça. Vous êtes un cas hors normes. Quant à votre parcours politique, puisque très vite, nous allons le voir, vous sortez du Lot, ou plutôt on pourrait dire bien sûr, vous sortez du Lot.

3:13
Locuteur

Vos

3:13
Présentateur

parents gèrent une petite entreprise de négoce de noix et vous resterez profondément marqués par l'accident vasculaire cérébral de votre père, qui deviendra paraplégique.

3:22
Locuteur

Cette

3:22
Présentateur

épreuve fera de vous quelqu'un d'engagé sur les questions liées au handicap. Votre bac scientifique en poche, vous faites une prépa Sciences Po à Toulouse, puis commencez des études de droit, toujours à Toulouse.

3:33
Locuteur

Vous

3:33
Présentateur

quittez l'université qui vous ennuie et devenez de 2012 à 2015 collaborateur au cabinet du président du conseil départemental de l'Aveyron, Jean-Claude Luche.

3:42
Locuteur

Vous

3:43
Présentateur

travaillez aussi pour l'entreprise agroalimentaire Andros, on suppose bien sûr que cette expérience aura porté ses fruits.

3:50
Locuteur

A

3:50
Présentateur

partir de 2007, vous gagnez le gros Lot, on pourrait dire, et devenez responsable départemental des jeunes UMP.

3:57
Locuteur

En

3:58
Présentateur

2008, vous êtes élu au premier tour de scrutin sur le canton de la Bastille-Murat.

4:02
Locuteur

Vous

4:02
Présentateur

devenez le deuxième plus jeune conseiller général de France. Alors pour la petite histoire, vous étiez en campagne contre votre ancien instituteur et vous avez fait du porte-à-porte rencontrant un à un les habitants du canton, vérifiant ainsi le vieil adage « Quand on veut, on peut

4:20
Locuteur

». On

4:21
Présentateur

a alors beaucoup parlé de votre campagne menée à Mobilette qui montrait déjà votre vélocité, on pourra dire, en matière de politique.

4:27
Locuteur

Vous

4:27
Présentateur

garderez la tête dans le guidon et devenez maillot jaune en remportant en 2014 la mairie de la Bastille-Murat.

4:33
Locuteur

En

4:33
Présentateur

2016, cette commune fusionne avec quatre autres communes en prenant le nom de « Coeur de Causse ». Est-ce déjà un petit clin d'œil pour dire que la gauche n'a pas le monopole du cœur

4:45
Locuteur

? Alors,

4:47
Présentateur

en 2011, Xavier Bertrand, alors patron de l'UMP, vous remarque et vous propose une mission de travail sur l'emploi des jeunes en milieu rural.

4:54
Locuteur

En

4:55
Présentateur

2015, vous êtes élu conseiller régional d'Occitanie et devenez membre de la commission

5:00
Locuteur

«

5:00
Présentateur

Emploi, formation professionnelle et apprentissage » ainsi que membre de la commission « Agriculture et appel d'offres ». Vous ne pouvez pas imaginer à quel point j'aime les hommes quand ils font les commissions. En 2017, dans une terre historiquement ancrée à gauche et en déjouant tous les pronostics, vous êtes élu député de la première circonscription du lot.

5:21
Locuteur

En

5:22
Présentateur

2018, vous portez une proposition de loi en faveur de l'inclusion des élèves en situation de handicap en milieu scolaire.

5:30
Locuteur

Après

5:30
Présentateur

le rejet du gouvernement d'examiner cette proposition, vous décidez de sillonner le pays à la rencontre d'élèves, de parents, d'enseignants et d'accompagnants pour être au plus près de la réalité sur le terrain. En fait, c'est un véritable tour de France et la mobilette de vos débuts n'est pas très loin, quoique je crois savoir que vous lui préférez la course à pied.

5:48
Locuteur

En

5:49
Présentateur

2019, vous déposez au nom du groupe Les Républicains à l'Assemblée Nationale une proposition de loi qui vise à agir contre les violences au sein de la famille.

5:58
Locuteur

Cette

5:58
Présentateur

proposition de loi sera soutenue par l'ensemble des groupes parlementaires et du gouvernement. Elle sera votée à l'unanimité à l'Assemblée Nationale, puis au Sénat et sera promulguée par le président de la République. Une loi très importante qui, on pourrait dire, est, je n'y a pas, à Marlène.

6:14
Locuteur

Toujours

6:16
Présentateur

dans cette volonté de défendre les foyers, bien sûr, vous êtes aussi sapeur-pompier volontaire. Sans doute est-ce aussi une façon d'être droit dans ses bottes. Aurélien Pradié, vous qui aimez tant le surf, continuez de surfer sur la vague en montant à l'échelle de Jacob. Christian Jacob, bien sûr, élu en 2017 président des Républicains. Donc, fin 2019, vous êtes nommé secrétaire général du Parti des Républicains. Votre ascension va, on pourrait dire, croissant, jusqu'à proposer un amendement pour reconnaître l'appellation chocolatine.

6:49
Locuteur

Vous

6:49
Présentateur

voulez faire de l'Occitanie la première région gastronome de France.

6:53
Locuteur

Dans

6:53
Présentateur

la presse, on parle beaucoup de vous, de votre tempérament.

6:56
Locuteur

On

6:56
Présentateur

dresse de vous le portrait d'un jeune loup solitaire devenu le berger des Républicains. On pourrait se demander où sont les moutons.

7:02
Locuteur

Mais

7:02
Présentateur

on ne peut que reconnaître votre courage et votre fidélité à vos racines qui sortent du lot. On l'a dit.

7:08
Locuteur

Ce

7:09
Présentateur

courage, vous en avez fait la bannière de votre campagne électorale pour ces élections régionales pour lesquelles vous êtes candidat. Vous dénoncez aussi les tripatouillages entre le premier et le deuxième tour. Il n'y aura donc pas de tour de passe-passe ou même de passe-droit ou peut-être même de passe à droite toute. Ce sera un combat très occitan. Ce qui, j'en suis sûre, n'est pas pour vous déplaire. Car vous avez soigné votre droite et mis la balle au centre avec notamment le soutien de Jean-Luc Moudinque, maire de Toulouse. Soutien aussi de Gérard Larcher qui, elle l'air de rien, était encore il y a quelques jours avec vous dans le lot.

Un lot décidément fort bien loti puisque, hasard du calendrier, Emmanuel Macron s'y trouvait aussi.

7:50
Locuteur

Le

7:51
Présentateur

bonheur serait-il dans le lot de votre enfance

7:53
Locuteur

?

7:54
Présentateur

Voilà, Aurélien Pradié pour ce portrait. Je vous souhaite, comme à tous les candidats que nous avons le plaisir de recevoir sur les ondes de Colavive, bonne chance pour ces régionales. Merci Béatrice. Aurélien Pradié, une réaction sur ce portrait, pas au vitriol, mais extrêmement

8:11
Locuteur

précis.

8:13
Aurélien Pradié

D'abord, merci de m'accueillir. Merci aux auditeurs de nous écouter. Je suis très heureux d'être avec vous aujourd'hui. Merci pour l'exercice du portrait parce que je sais que c'est ce dont je serai sûrement le plus incapable de faire le portrait de quelqu'un. C'est toujours un exercice laborieux de trouver les mots justes et je crois que vous l'avez fait. Au fond, toute cette aventure a commencé il y a près de 14 ans. Ça me paraît incroyablement loin.

8:35
Locuteur

J

8:35
Aurélien Pradié

'ai 35 ans aujourd'hui et 14 ans, ça me paraît déjà une éternité. Et je crois pouvoir dire que je souhaite à tous les gamins de la République, à tous les gamins de mon pays, de mon âge, de 35 ans, d'avoir le bonheur de se lever tous les matins pour avoir quelques emmerdes. Parce que la politique, c'est aussi quelques

8:53
Locuteur

ennuis

8:53
Aurélien Pradié

pour dire les choses plus poliment. Mais aussi d'avoir une chance magnifique qui est d'être utile à des causes auxquelles on croit, à des convictions que l'on veut servir, que

9:02
Locuteur

l

9:02
Aurélien Pradié

'on veut défendre. Et vous avez raison de dire que tout ça vient du lot, vient de ce lieu dans lequel j'ai épuisé mes racines, mon histoire familiale, dans lequel je suis toujours aujourd'hui. Et à l'évidence, je ne serai pas le personnage politique que je suis aujourd'hui, avec mes défauts et mes qualités à l'évidence, sans cette aventure lotoise. Et moi, je ne crois pas au déracinement. Je pense que d'ailleurs, un des immenses drames de notre société, c'est le déracinement. C'est cette idée selon laquelle on ne viendrait de nulle part ou d'un peu partout. Non, on vient toujours de quelque part. Et c'est souvent en cherchant à retrouver ce quelque part

9:38
Locuteur

que

9:39
Aurélien Pradié

l'on se construit politiquement.

9:41
Locuteur

Les

9:41
Aurélien Pradié

combats autour du handicap, autour des violences conjugales, autour de la pauvreté, ce sont des combats qui viennent de mon histoire. Pas toujours personnels en partie, mais pas seulement. Et la politique, pour moi, c'est aussi ça. Vous savez, ce n

9:54
Locuteur

'est

9:54
Aurélien Pradié

pas toujours simple. Hier soir, nous avions un débat entre tous les candidats. Et je disais à quel point, moi qui aime la politique, parce que je pense que ça peut être beau, la politique, comme toute forme d'engagement d'ailleurs, je suis très vite en colère de voir à quel point la politique a basculé dans une forme d'opportunisme, de lâcheté quotidienne, de calcul. Parfois de violence. Oui, parfois de violence, bien sûr. Et donc, je suis un de ceux qui dénoncent parfois le plus durement ce genre d'accommodement. Et souvent, les concurrents que

10:25
Locuteur

j'ai

10:25
Aurélien Pradié

en face de moi me regardent en disant, mais enfin, vous êtes méchants, vous êtes durs avec nous. Non, je crois qu'il est grand temps, quitte à ce que ça me coûte un peu, de dire que si la politique veut être respectée, il faut qu'elle soit respectable. Et ce n

10:37
Locuteur

'est

10:37
Aurélien Pradié

pas tout à fait le cas aujourd'hui. Parfait. Bien,

10:40
Présentateur

écoutez, nous allons pour l'occasion maintenant de vous entendre plus largement sur votre programme. Merci, Béatrice,

10:47
Locuteur

pour

10:47
Présentateur

l'intervention. Et c'est Jean-Luc Halimi qui va nous rejoindre

10:51
Locuteur

et

10:52
Présentateur

qui va donc vous interroger sur les grandes thématiques de votre programme et d'autres projets. Jean-Luc. Aurélien Pradié, bonjour et bienvenue. Bienvenue. Cette radio est invitée par le CRIF et cette radio et cette communauté qui ont grand plaisir de vous avoir aujourd'hui.

11:10
Locuteur

On

11:10
Présentateur

va parler de votre programme. Alors,

11:12
Locuteur

ma

11:13
Présentateur

première question concerne la santé. Alors, sauf erreur, j'ai relu un petit peu l'émission, le rôle de

11:20
Locuteur

l

11:20
Présentateur

'organisation de

11:20
Locuteur

l

11:20
Présentateur

'émission de la région, la réforme de 2015. La santé n'y figure pas, sauf erreur. Et pourtant, elle est omniprésente. Bien sûr, contexte oblige naturellement et présente dans tous les programmes, y compris le vôtre. Et donc incontournable.

11:34
Locuteur

Alors,

11:35
Présentateur

Aurélien Pradié, quelles sont les leçons que vous tirez de la crise Covid et du rôle de la région ? Vous tâclez la vacuité, je vous cite entre guillemets, du mandat de Carole Delga sur la santé. Pourquoi

11:47
Locuteur

?

11:48
Présentateur

Quel nouveau rôle, puisque c'est bien le sujet qui est sur la table aujourd'hui, vous considérez pour la région, au niveau de la santé publique ? Doit-elle supplanter l'ARS, l'Agence régionale de santé ?

12:00
Locuteur

Vous

12:00
Présentateur

dénoncez les propositions de Carole Delga, notamment d'embauche de 200 médecins et infirmiers. Pourquoi ? Et quelles sont vos solutions, donc, pour les déserts médicaux

12:10
Locuteur

? Vous

12:11
Aurélien Pradié

avez raison de dire qu'il y a un débat sur la répartition des compétences. Est-ce que la santé fait partie, stricto sensu, de la compétence régionale ? La réponse, c'est non. Sauf que vous l'avez vu durant la crise sanitaire que nous avons passée, et s'il y a bien une leçon qu'on doit en tirer, c'est celle-ci. C'est que si chacun s'était strictement occupé de ses compétences, alors nous n'aurions jamais eu les masques, nous n'aurions jamais organisé les premières étapes de vaccination, etc. Et donc, je considère qu'on ne peut pas demain vouloir devenir président de la région si c'est pour passer à côté d'un sujet aussi essentiel que la santé.

D'autant que la santé, de la santé, décline l'attractivité économique, l'installation de nouvelles populations sur nos territoires, etc. Donc le sujet est stratégique, et j'assume totalement d'en faire demain comme président de la région un sujet stratégique. La réalité d'aujourd'hui, pour répondre à votre seconde question, elle est que moins d'un pour cent du budget de la région est consacré à la question de la santé. Et vous savez, quand on veut se rassurer, on se regarde, quand on veut s'inquiéter, on se compare. Regardez ce que la région PACA a pu faire, par exemple, en matière de santé, y compris sur les étapes de vaccination. On est une région qui a fait le moins sur ces sujets.

Donc je l'ai dénoncé. Je l

13:20
Locuteur

'ai

13:20
Aurélien Pradié

dénoncé de manière constructive, en expliquant aussi que je voulais faire les choses différemment.

13:23
Présentateur

Carole Delga annonce quand même 22 millions de masques distribués par la région, et un rôle omniprésent de pointe dans la région. Pour vous,

13:31
Locuteur

vous mettez en

13:31
Présentateur

cause ces résultats ?

13:33
Locuteur

Écoutez,

13:34
Aurélien Pradié

il y

13:34
Locuteur

a

13:34
Aurélien Pradié

un élément factuel. Que Carole Delga, présidente de région sortante, soit satisfaite de son bilan, c'est plutôt normal. Si c'était la première à critiquer son propre bilan, on aurait un souci. Bon, la réalité, c'est qu'elle est très satisfaite de ce qu'elle fait. Je pense que nous pourrions faire beaucoup mieux, que cette région ait devenue une grosse administration, qu'elle n

13:50
Locuteur

'est

13:50
Aurélien Pradié

pas aussi puissante que d'autres régions pourraient l'être, alors que nous avons tous les atouts et qu'il faut aller plus loin. Je rappelle une chose, et je le dis ici depuis vos studios de Toulouse, mais la grande nation française n'aurait jamais été ce qu'elle a été en matière de recherche et de médecine sans Toulouse et Montpellier. L'histoire médicale de notre nation passe par Toulouse et Montpellier. Et il nous faut retrouver ce chemin-là. J'ai proposé que d'abord, nous traitions la question des urgences. Au quotidien, moi je le vois dans mon territoire rural du Lot, ce qui est essentiel sont les urgences. Pas le renouvellement de l'ordonnance tous les deux mois, ce n

14:22
Locuteur

'est

14:22
Aurélien Pradié

pas ça le vrai sujet. Le vrai sujet, c'est la prise en charge des urgences. Comment à deux heures du matin, vous êtes pris en charge quand vous avez une douleur thoracique et un soupçon d'infarctus ? Comment vous êtes pris en charge quand vous êtes à deux jours du terme de votre maternité et que vous risquez d'accoucher à la barrière de péage de l'autoroute ? Et donc, j'ai proposé que nous travaillions sur l'équipement de lieux d'urgence de proximité partout dans le territoire qui fassent qu'au terme des six ans, plus aucun de nos concitoyens ne soit à plus de 30 minutes de la prise en charge d'une urgence cardiaque ou d'une urgence de maternité. Et ça, nous pouvons le faire.

On débloquera 20 millions d'euros pour financer avec les entreprises régionales des systèmes d'innovation de télémédecine qui existent déjà aujourd'hui, qui équiperont notamment nos pompiers demain. Voilà

15:01
Présentateur

une vraie solution. Mais si vous... Moins de 30 minutes, effectivement, c'est votre programme, accès aux soins d'urgence, à moins de 30 minutes, quel que soit l'endroit où

15:08
Locuteur

on

15:08
Présentateur

se trouve. Mais vous voulez faire ça tout en mettant en cause la proposition d'embauche de 200 médecins infirmiers. Et vous refusez également, et pourquoi, la subvention de médecins étrangers ?

15:19
Locuteur

Est

15:19
Présentateur

-ce que ce ne serait pas aussi une partie de la solution

15:21
Locuteur

? Non,

15:22
Aurélien Pradié

parce que la proposition que Carole Delga fait de recruter 200 médecins au niveau de la région est une blague. Il faut être un peu sérieux sur ce sujet. D'abord, personne ne peut recruter 200 médecins aujourd'hui. Le problème, c'est que nous ne trouvons pas les médecins. Moi, j'ai été maire d'un petit village.

15:36
Locuteur

Je

15:36
Aurélien Pradié

peux vous assurer que pour trouver des médecins, c'est pas seulement en déclarant qu'on va débloquer des budgets et financer 200 médecins qu'on trouve. Et puis, moi, je crois à la médecine libérale. Je ne crois pas au fait qu'en créant 200 fonctionnaires de plus à la région, qu'il va falloir gérer, comme un hôpital. La région ne va pas devenir une succursale d'un centre de santé ou d

15:53
Locuteur

'un

15:53
Aurélien Pradié

hôpital, qu

15:54
Locuteur

'on

15:54
Aurélien Pradié

trouvera une solution. C'est pas comme ça qu

15:55
Locuteur

'on

15:55
Aurélien Pradié

fera. Et personne ne peut le faire d'ailleurs. Mais Carole Delga, lorsqu'elle annonce ça, alors que depuis 6 ans, elle n

15:59
Locuteur

'a

15:59
Aurélien Pradié

rien fait sur la question de la santé, elle sait parfaitement que c'est irréalisable. Et en plus, je pense que c'est un non-sens. Vous imaginez, demain, ces 200 médecins, ils vont devenir des fonctionnaires de la région. Non, c'est pas comme ça qu

16:09
Locuteur

'ils

16:09
Aurélien Pradié

vont exercer efficacement. Moi, je crois au fait que l'exercice libéral permet d'exercer efficacement le soin. Ça vaut pour les médecins comme ça vaut pour les infirmiers aussi. Donc, j'ai une vraie divergence idéologique avec Carole Delga. Elle veut fonctionnaliser les médecins. Moi, je veux qu'au plus près du terrain, c'est plus compliqué, c'est sûr, mais c'est plus sérieux, on puisse redévelopper des équipements de soins.

16:30
Locuteur

Alors,

16:31
Présentateur

Aurélien Pradié, si on pourrait en parler, c'est un sujet vaste, mais pour balayer les autres sujets, un mot sur les transports. D'abord, confirmez-vous votre soutien à la LGV Bordeaux-Toulouse. Donc, l'État a annoncé un support de 4 milliards d'euros. Quid du soutien de la région si vous êtes président ? Et est-ce que vous soutenez également le projet de deuxième LGV Montpellier-Perpignan ?

16:56
Locuteur

Oui, vous

16:57
Aurélien Pradié

avez raison de rappeler qu'il y a deux LGV. Il y

16:59
Locuteur

a

16:59
Aurélien Pradié

Toulouse-Bordeaux et il y a Montpellier-Perpignan. Il ne faut en oublier ni l'une ni l'autre, même si Toulouse a une longueur d'avance, puisque les premières études d'enquête publique ont été lancées. Et sur ce sujet, il faut être sérieux. Arrêtez de baratiner nos concitoyens. D'abord, ça fait un petit moment qu

17:15
Locuteur

'on

17:15
Aurélien Pradié

les baratine sur la question de la LGV. Et donc, je pense qu'il ne faut pas les baratiner plus longtemps. Soyons précis, il faut aujourd'hui trouver autour de 10 milliards d'euros de financement pour la LGV toulousaine. Il y a 4 milliards qui sont à la charge de l'État, 4 milliards et un peu plus à la charge des collectivités, des collectivités, pas que de la région, et un peu plus de 2 milliards à la charge de l'Union européenne. Aujourd'hui, nous n'avons pas d'engagement ferme sur le financement de la LGV de la part de l'État. Et je veux être précis sur ce sujet. On a reçu un courrier du Premier ministre

17:47
Locuteur

qui

17:47
Aurélien Pradié

dit « je m'engage à financer 4 milliards ». Sauf que, pardon de vous dire, sans vouloir être rabat-joie, que dans un pays comme le nôtre, ce n

17:54
Locuteur

'est

17:54
Aurélien Pradié

pas un courrier avec un timbre du Premier ministre qui engage 4 milliards de dépenses. Il y

17:58
Locuteur

a

17:58
Aurélien Pradié

un processus très clair, très précis. Il faut que ça passe par une société de financement, que ce soit validé par la loi de la République, inscrit dans les lois d'orientation de mobilité. Et aujourd'hui, il n'y a pas le début du commencement de ce financement dans la loi. Et donc, quand M. Castex partira, dans pas longtemps sûrement, ce courrier aura la valeur de M. Castex s

18:17
Locuteur

'il

18:17
Aurélien Pradié

ne sera plus Premier ministre. Et donc, soyons sérieux sur ce sujet en demandant des engagements fermes. Pardon de compléter sur

18:22
Locuteur

la

18:22
Aurélien Pradié

partie de financement des collectivités, parce que c'est là qu'on a un vrai sujet. Donc, les 4 milliards de l'État, il faut, et je m'engagerai de toutes mes forces pour qu'on passe du baratin, d'une lettre... Donc, un engagement de l

18:33
Locuteur

'État ferme. Un engagement ferme

18:34
Aurélien Pradié

dans les budgets. Deuxième point sur les collectivités. Les 4 milliards, il faut les trouver, les 4 milliards des collectivités, 4,1 milliards. Et pour l'instant, la région n'a rien fait sur ce sujet. La région devra financer, et les départements devront financer. C'est le moment de commencer à négocier avec les départements concernés, notamment la Gironde, qui, pour tout vous dire, n'est pas très enthousiaste à l'idée de financer ce tronçon-là. Il faut commencer cette discussion. Je vais plus loin. Moi, je ne crois pas à la taxation des entreprises, puisqu'il est question de taxer les entreprises qui seraient le long du tracé.

Je crois à une autre solution, qui est de récupérer une part d'une fiscalité nationale, qui est la taxe sur les produits intérieurs, d'hydrocarbures notamment, qui aujourd'hui va financer d'autres grands projets, mais pas le grand projet de LGV qui nous concerne. Donc là, il

19:22
Locuteur

y

19:22
Aurélien Pradié

a une négociation à voir avec l'État. Pour que cette part de fiscalité qui existe déjà et qui est nationale puisse revenir au financement d'un grand projet comme notre LGV.

19:30
Présentateur

Non, juste revenir simplement sur le fait quand même que votre soutien, le maire de Toulouse, Jean-Luc Mouding, sur ce sujet précisément, a particulièrement salué en fait la décision du Premier ministre et le fait qu'il ait tout de même, même si cela n'est qu'une missive, il se soit effectivement porté de manière extrêmement positive pour le projet. Et donc là,

19:54
Locuteur

il

19:54
Présentateur

y a peut-être entre vous... Non,

19:57
Locuteur

non,

19:57
Aurélien Pradié

aucune divergence. D'ailleurs, quand vous interrogez Jean-Luc Mouding, il vous le dira, même quand vous interrogez Carole Dengard. Je l'ai fait plusieurs fois. Elle-même convient que ce courrier, ce n

20:07
Locuteur

'est

20:07
Aurélien Pradié

pas une mauvaise nouvelle, mais ce n

20:09
Locuteur

'est

20:09
Aurélien Pradié

pas une nouvelle

20:09
Locuteur

définitive.

20:10
Aurélien Pradié

Mais d'ailleurs, dans mon esprit, à aucun moment, je n'ai dit que c'était une mauvaise nouvelle. Je dis simplement qu'il faut être sérieux. On parle de 4 milliards d'euros. 4 milliards d'euros, ça ne se trouve pas sous le sabon d

20:18
Locuteur

'un

20:18
Aurélien Pradié

cheval.

20:20
Présentateur

Pour terminer avec les transports, concernant le réseau SNCF, alors là, vous avez une position très dure. Vous dénoncez... Bon, vous êtes très exigeant sur la qualité. Vous dénoncez les retards récurrents de la SNCF et vous proposez explicitement de renforcer les pressions sur la SNCF et notamment les pénalités. Est-ce que vous y... Alors, pourquoi ? Et iriez-vous jusqu'à envisager, comme le fait votre adversaire Vincent Terra Innoves, d'envisager l'ouverture à la concurrence pour la LGV Bordeaux-Toulouse

20:52
Locuteur

? Non,

20:53
Aurélien Pradié

je suis tout à fait hostile à l'ouverture à la concurrence. Et le candidat de la République en marge dont vous parliez se plante totalement en imaginant que c'est en mettant en concurrence...

21:01
Locuteur

Ce n'est pas précisément le

21:02
Présentateur

candidat de la République en

21:03
Locuteur

marge.

21:03
Présentateur

Il est soutenu par la République

21:04
Locuteur

en marge, mais... C'est

21:06
Aurélien Pradié

précisément le

21:07
Locuteur

candidat de la

21:07
Aurélien Pradié

République en marge,

21:08
Locuteur

puisqu

21:08
Aurélien Pradié

'on a appris... Oh, mais je vais être factuel. On a appris hier soir, il a confirmé en débat public qu'il était financé par la République en marge. Donc quand vous êtes financé par la République en marge, vous êtes le candidat de la République en marge. Il ne

21:20
Locuteur

faut

21:20
Aurélien Pradié

pas se planquer, il faut dire les choses. Donc je voulais vous dire simplement que la mise en concurrence est une erreur. Nous l'avons vu sur les autoroutes notamment. À chaque fois qu'on met en place ce type de dispositif, on y perd en qualité et on y perd en argent public. Donc moi, je ne suis pas pour mettre en concurrence tous ces équipements publics, gérons mieux ces équipements publics. C'est ce que je propose notamment en appliquant des pénalités plus fortes lorsqu'il y

21:43
Locuteur

a

21:43
Aurélien Pradié

des retards sur le réseau de TER. Parce que c'est un vrai sujet. Si aujourd'hui, beaucoup de nos concitoyens n'utilisent pas cette infrastructure-là, c'est précisément parce qu'elle n'est pas toujours de bonne qualité. Donc c'est comme ça que je conçois l'action publique et la défense de l'intérêt général.

21:58
Présentateur

Un mot sur la sécurité. La manière à la sécurité n

22:02
Locuteur

'est

22:02
Présentateur

pas partie des missions officielles théoriques de la région. Mais selon un récent sondage, en Pignanoué, 47% des électeurs la place en tête des principaux enjeux du scrutin. Comment adressez-vous la sécurité dans les lycées, dans les transports, dans votre programme ?

22:19
Locuteur

C

22:20
Aurélien Pradié

'est un sujet qui évidemment est important et qui peut être lié à la compétence régionale. Alors je ne proposerai pas, comme d'autres le font, de créer une police régionale puisque c'est tout à fait impossible. Donc je prends un peu au sérieux nos concitoyens. En revanche, sur la question des lycées, nous avons un vrai sujet. Je propose qu'au terme de notre mandat, tous les lycées soient protégés par des bulles de sûreté qui, aux abords, neutralisent les trafics et les consommations de stupéfiants. Moi, je suis effaré de voir à quel point, désormais, la consommation de cannabis aux portes des lycées est devenue absolument banale, presque plus banale que la consommation de tabac.

Il faut que la région s'investisse en vidéosurveillance, en équipe d'intervention pour qu

22:56
Locuteur

'on

22:56
Aurélien Pradié

soit assuré qu'aux abords des lycées, notre jeunesse ne soit pas soumise à des consommations directes ou indirectes. On est en retard sur ces sujets, par rapport aux autres régions de France.

23:05
Locuteur

Ah oui, on est très en retard. C'est un fait.

23:06
Aurélien Pradié

Il y a un élément dogmatique. Carole Denga a avec elle des extrémistes de gauche dans sa majorité qui, dès qu'on parle de sécurité, ont le poil qui se dresse. Sauf que la sécurité, c'est la première des libertés et c'est important de le rappeler.

23:21
Présentateur

Concernant l'environnement, Aurélien Pradié, vous entendez incarner, je vous cite, une écologie de solution face à l'écologie politique. Et vous êtes très dur avec Carole Denga et son programme. Vous dites, je vous cite, « Voter Denga, c'est voter écologiste intégriste au second tour. »

23:38
Locuteur

Qui

23:38
Présentateur

visez-vous ? N'est-ce pas quand même qu'on connaît Carole Denga et son programme un peu fort ? Qui sont visés ? Et enfin, vous voulez mettre fin à la course folle de l'éolien ?

23:48
Locuteur

C

23:48
Présentateur

'est votre expression. Le remplacer pourquoi et le remplacer par quoi

23:52
Locuteur

?

23:53
Aurélien Pradié

Je ne crois pas être excessif ou dur lorsque je dis la vérité.

23:58
Locuteur

C

23:58
Aurélien Pradié

'est-à

23:58
Locuteur

-dire

23:58
Aurélien Pradié

que Carole Denga a aujourd'hui sur sa liste un homme qui s'appelle José Beauvais.

24:01
Locuteur

Et

24:02
Aurélien Pradié

qui, pardon de vous le dire, mais de mon point de vue, a été un intégriste politique. Quand vous mettez le feu, que vous saccagez certains établissements comme José Beauvais l'a fait, je suis d'accord de vous dire que vous êtes un intégriste. Et vous savez, le mot d'intégriste, il vaut pour tous ceux qui sont excessifs dans leur positionnement politique. Et je ne crois pas l'être en le dénonçant. La réalité de Carole Denga, c'est quoi ? C'est qu'au deuxième tour, mais pas au deuxième tour, d'ailleurs, dès le premier tour, puisqu'elle l

24:27
Locuteur

'a

24:27
Aurélien Pradié

déjà annoncé aujourd'hui, elle va s'allier avec les verres écolo qui refusent les sapins de Noël sur les places de villages, qui refusent le Tour de France, qui refusent la viande dans les cantines scolaires. Ce n'est pas ma conception de la société. Ce n'est pas ma conception de la société. Et cette intolérance-là, verte, pour moi, elle défend tout, sauf l'environnement. Et la question de l'environnement, la protection de l'environnement, est une question qui doit rassembler. Si vous ne rassemblez pas autour de ces sujets, vous n'arriverez pas à relever les défis. Et voilà pourquoi je dénonce des combines politiques. Parce que ce sont des combines politiques. Écoutez, on s

25:00
Locuteur

'est

25:00
Aurélien Pradié

quand même habitué à des choses absolument insupportables. Vous vous rendez compte que Mme Denga et M. Maurice, le candidat d'Europe Écologie Vert, depuis plusieurs semaines, se tapent sur la figure pour dire qu'ils n'ont rien en commun. Et là, ils vont se mettre d'accord le dimanche soir en 4 heures de temps pour faire une liste commune ? Enfin, vous pensez vraiment qu'avec ça, on respecte

25:17
Présentateur

les électeurs ? Nous en parlerons tout à l'heure dans la dernière partie du second tour sur ce point. Un mot sur l'aspect aménagement du territoire, votre programme sur l'aménagement routier. D'abord, est-ce que vous soutenez le projet d'autoroute Toulouse-Castre ? Vous proposez un fonds d'investissement de 200 millions d'euros. Alors, c'est Gilles qui adressera les aspects purement financiers, économiques, mais quel est votre programme et vos ambitions pour ce projet routier ?

25:46
Locuteur

Une

25:46
Aurélien Pradié

fois qu'on a parlé de la LGV, qu'on a parlé des TER, du train du quotidien, on doit parler des routes pour une raison simple,

25:52
Locuteur

c

25:52
Aurélien Pradié

'est que la LGV, les trains du quotidien, ça représente 10% des mobilités dans la région. 90% des mobilités se font par la route. Et donc, on a un vrai sujet qui est celui de la desserte routière, du désenclavement routier. Je soutiens l'ensemble de ces équipements routiers sur lesquels il faut que nous avancions vite. faire des routes, ce n'est pas un permis de polluer. J'ai proposé que chacune de nos routes soit aujourd'hui une source d'innovation. On a des entreprises régionales qui travaillent notamment sur des revêtements moins consommateurs en carburant, plus protecteurs de l'environnement parce que l'essence circule et l'eau, etc. Ça peut être une vraie source d'innovation. Moi, je n

26:24
Locuteur

'ai

26:24
Aurélien Pradié

pas de problème philosophique à investir sur les routes parce que les routes, c'est nécessaire. Ce sont aussi des éléments de sécurité routière dont on en parle tous les jours à juste raison et qui sont fondamentales sur la qualité des équipements. Voilà pourquoi j'ai proposé qu'on soit complémentaires le train et la route pour s'adresser à tous les habitants de la région.

26:45
Présentateur

Sur le programme Aurélien Pradier, on a regardé votre programme et vos différentes fiches qui sont d'ailleurs plutôt bien faites sur les différents sujets. J'ai regardé, tous les sujets sont abordés. Je n

27:00
Locuteur

'ai

27:00
Présentateur

pas trouvé de fiche sur la formation et l'éducation. Est-ce une erreur de ma part ou est-ce que votre programme est plutôt discret sur ce sujet ?

27:07
Aurélien Pradié

Non, ce n

27:08
Locuteur

'est

27:08
Aurélien Pradié

pas une erreur.

27:08
Locuteur

C

27:08
Aurélien Pradié

'est que nous n'avons pas encore fait les propositions. Elles arrivent la semaine prochaine. On avait dit qu

27:12
Locuteur

'on

27:12
Aurélien Pradié

fait des propositions semaine après semaine et donc c'est la dernière étape de nos propositions. Sur la formation notamment, on a un enjeu majeur qui l'a toujours été dans notre région mais qui l'est singulièrement actuellement parce qu'on a une reprise économique très explosive dans certains secteurs.

27:27
Locuteur

Je

27:27
Aurélien Pradié

pense à la restauration qui vont avoir besoin de main d'oeuvre, et qui les en ont perdu, qui les en manquaient déjà. Donc là, on a des plans de formation nécessaires à lancer. Mais on a aussi des étapes de long terme à gérer. Je pense au secteur aéronautique dans lequel il va falloir à la fois préserver des ressources humaines. Je pense aux ingénieurs aéros aujourd'hui qui progressivement sont en train de quitter le secteur de l'aéronautique parce qu'ils le voient un peu boucher pour dire les choses simplement. Comment est-ce qu'on met en place des plans de sauvegarde qui permettent de maintenir ces savoir-faire-là et ces jeunes talents dans le milieu aéronautique ?

Et puis comment demain on forme à d'autres types de métiers ? L'aéronautique aura besoin de se réorienter. On aura aussi besoin de réorienter les métiers au sein de

28:05
Locuteur

l

28:05
Aurélien Pradié

'aéronautique. J'ai discuté avec un acteur aéronautique important il

28:09
Locuteur

y

28:09
Aurélien Pradié

a quelques jours qui me disait qu'on ne forme pas un jeune ingénieur qui va travailler sur l'aviation civile, donc des avions qui nous promènent vous et moi lorsqu'on en a besoin. On ne les fait pas de la même manière que sur l'aviation militaire. Et donc on a besoin aussi d'avoir ces plans de réorientation de la formation et la région doit avoir un rôle stratégique.

28:29
Présentateur

Oulien Pradi, il nous reste deux minutes avant de passer à l'aspect économie et on ne peut pas terminer cette première partie sans parler de l'actualité. L'actualité récente, immédiate, ça a été les déclarations de Jean-Luc Mélenchon sur France Inter. Ainsi donc que les attentats islamistes contre nos soldats, contre un jeune rabbin juif, l'assassinat d'un rabbin juif de trois enfants serait finalement prévu d'avance organisé par les adversaires politiques de Jean-Luc Mélenchon. Comment vous réagissez sur ce fait-là ? Et l'autre bien sûr que vous avez de la question, c'est la gifle du président de la République, Emmanuel Macron. Est-ce que finalement on n'est pas dans une situation où il n

29:12
Locuteur

'y

29:12
Présentateur

a plus de limites, trop de complaisance et plus de limites à la violence

29:15
Locuteur

? Si,

29:16
Aurélien Pradié

nous sommes dans une période d'une immense gravité, la République prend des claques tous les jours, tous les jours, depuis plusieurs années, parfois sans nous émouvoir,

29:28
Locuteur

pas

29:28
Aurélien Pradié

si longtemps. La République, elle prend des claques monumentales quotidiennement sur les questions de laïcité, elle prend des claques monumentales sur la question du respect de ses valeurs, elle prend des claques monumentales sur la question de l'ordre et de l'autorité, elle prend des claques monumentales sur ses fonds et donc la claque du cas reçu le président de

29:47
Locuteur

la

29:47
Aurélien Pradié

République que j'ai dénoncée immédiatement parce qu'elle est insupportable, c'est au fond la seule expression physique de milliers de claques que la République reçoit depuis des années sans que

29:59
Locuteur

ça

29:59
Aurélien Pradié

ne nous fasse si réagir que ça. Pour ce que Jean-Luc Mérenchon a dit, ça m'a donné la nausée. La nausée. J'ai eu pendant deux jours la nausée sur ce sujet. Je ne lui pardonne pas cela.

30:12
Locuteur

Il

30:12
Présentateur

est disqualifié définitivement pour la présidentielle ?

30:14
Aurélien Pradié

Mais il devrait l'être définitivement du débat politique immédiatement, dans la seconde. Et vous savez, on est dans une époque où on a perdu tous nos repères. On peut aujourd'hui être un traître politique en l'espace de six mois, passer d'une boutique à une autre sans qu

30:30
Locuteur

'on

30:30
Aurélien Pradié

vous le reproche. Aujourd'hui, les traîtres sont devenus des stratèges politiques. On peut, comme M. Mélenchon, devenir un complotiste invraisemblable, insulter les familles et les victimes, celles et ceux qui ont été de près concernés, insulter la République sans que ça ne pose un problème. Enfin, c'est tout à fait dingue. Et je pèse mes mots en vous le disant. C'est pour ça que parfois mes paroles sont dures. Il est grand temps que la politique redevienne un engagement d'honneur. Un engagement d'honneur.

30:59
Locuteur

Gilles. Bien.

31:02
Présentateur

Merci, en tout cas, M. Pradié, de nous

31:05
Locuteur

avoir éclairés en tout

31:06
Présentateur

cas sur ces grandes thématiques de votre programme. Alors, on voudrait faire un focus à présent sur les questions économiques. La crise sanitaire, on le sait,

31:16
Locuteur

a

31:16
Présentateur

durement touché l'économie nationale, mais également et particulièrement l'économie régionale

31:21
Locuteur

et

31:21
Présentateur

plus particulièrement le secteur éonautique. Est-ce que vous pourriez, pour démarrer cette thématique, nous éclairer et nous donner votre sentiment aujourd'hui sur cette crise et sur le dénouement de cette crise dans notre région ?

31:34
Locuteur

Il

31:34
Aurélien Pradié

faut l'observer avec beaucoup de lucidité. J'ai deux interrogations de préoccupation. D'abord, je pense que sur l'ensemble des secteurs économiques, nous allons avoir quelques mois jusqu'à la fin de l'année qui vont être des mois peut-être d'euphorie de consommation. Je pense à nos restaurateurs, par exemple. Est-ce que pour autant, ça ne cache pas au début de l'année prochaine une situation plus dure ? Je pense que oui.

Je pense que la consommation va ralentir au début de l'année prochaine, que le mur des prêts garantis par l'État nous le prendront en plein visage plutôt au début de l'année prochaine et que donc on aura là une situation beaucoup plus lourde que celle qu'on imagine aujourd'hui. Tout ça pour dire que je suis très heureux qu'on ait une reprise économique, évidemment, et je défendrai toutes mes forces. Mais ne fanfaronnons pas. N'oublions pas que derrière cette euphorie-là se cachent des difficultés plus structurelles et plus importantes. Pour ce qui

32:25
Locuteur

est

32:25
Aurélien Pradié

de

32:25
Locuteur

l

32:25
Aurélien Pradié

'aéronautique, moi j'ai deux interrogations. La première, c'est de sauvegarder les savoir-faire. On est dans une période de trou d'air, sans vouloir faire de mauvais

32:32
Locuteur

mot,

32:33
Aurélien Pradié

et durant cette période de trou d'air, il va falloir que notamment les jeunes ingénieurs dont je parlais tout à

32:37
Locuteur

l

32:37
Aurélien Pradié

'heure ne s'échappent pas. Et comment fait-on pour avoir des plans de sauvegarde de cet emploi pour que le jour où la reprise arrivera, on n'ait pas perdu les savoir-faire essentiels. Vous savez, c'est ce qui s'est passé dans le bâtiment il y a quelques années. Quelques années, le bâtiment a eu un gros trou d'air, l'ensemble des grandes ressources ont quitté le secteur, et lorsque la reprise est arrivée, il

32:56
Locuteur

n

32:56
Aurélien Pradié

'y avait plus personne. Et ça a été un défi majeur. Et donc je pense que la région doit aujourd'hui avoir un plan de sauvegarde des savoir-faire, des métiers et des compétences. Deuxième sujet, c'est la réorientation des clients de l'aéronautique. Moi je suis assez convaincu, contrairement aux hypothèses que j'entends ici ou là, que les habitudes de consommation de l'avion ont durablement changé.

33:18
Locuteur

Vous

33:18
Aurélien Pradié

savez, nos concitoyens se sont habitués, nous y compris d'ailleurs, à deux ans de changement de vie. Deux ans, c'est très long. Deux ans,

33:26
Locuteur

ce

33:26
Aurélien Pradié

n

33:26
Locuteur

'est

33:26
Aurélien Pradié

pas une parenthèse. Pendant deux ans, vous prenez de vraies nouvelles habitudes.

33:30
Locuteur

Et

33:31
Aurélien Pradié

vous le voyez aujourd'hui, beaucoup de grandes entreprises ont libéré leurs sièges sociaux parisiens. Beaucoup d'entreprises font du télétravail, y compris pour des réunions qui habituellement se faisaient plutôt à Paris ou dans les grands pôles européens. Et donc, on utilise moins l'avion pour ce qui

33:51
Locuteur

est

33:51
Aurélien Pradié

de l'aviation civile. Et donc, je pense qu'on va avoir, à mon sens, autour de 20% de repli d'activité structurelle sur la consommation quotidienne de l'avion pour aller travailler à Paris, pour faire une réunion d'une heure et parfois faire l'aller-retour, etc. Donc ça, il faut l'anticiper. Ça veut dire qu'il faut pousser le secteur aéronautique, l'accompagner, pour qu'il aille vers d'autres marchés qui ne sont pas si évidents que ça à trouver. Je pense notamment au marché militaire, qui est un vrai secteur en développement. Quand je parle de militaire, je ne parle pas d'armes, pas seulement. On parle aussi de dispositifs de sauvetage civil, etc. Mais ce n

34:28
Locuteur

'est

34:28
Aurélien Pradié

pas si simple. Ce n

34:29
Locuteur

'est

34:29
Aurélien Pradié

pas si simple parce que, dans une même usine, pour dire les choses clairement, c'est un peu compliqué de fabriquer du civil et du militaire. Il y a des règles qui ne

34:38
Locuteur

sont

34:38
Aurélien Pradié

pas très simples. Il faut que la région accompagne, y compris pour réorganiser les bâtiments et investir sur le matériel.

34:45
Présentateur

Je reviens juste brièvement sur votre vision de notre économie régionale à l'horizon 2022. Hier, le ministre de l'Économie est intervenu sur les aspects de croissance. Il se réjouit ici effectivement de taux de croissance qui allaient probablement dépasser 5 points sur l'année 2021, globalement, pour rejoindre à

35:05
Locuteur

peu

35:05
Présentateur

près ce qui se passe en Europe. Et puis, on reviendra à des taux de croissance plus raisonnables en 2022. Il a confirmé effectivement le soutien massif à l'économie nationale et à fortiori aux économies régionales, notamment à l'issue ou au moment où il faudrait rembourser les PGE. Donc, votre sentiment là-dessus qui me paraît plus timide. Oui, je suis

35:28
Aurélien Pradié

plus modéré, mais pas pour le plaisir d'être pessimiste, mais simplement parce qu'on a une réalité. Hier, j'étais à Narbonne avec le syndicat des restaurateurs et tous me disaient la même chose. Ils me disaient on va passer un été formidable, on ne sait plus où donner de la tête. Par contre, quand on va arriver en fin d'année, on va avoir une vraie difficulté. Et il estimait à Narbonne, le président du syndicat, que c'était 30% de ses confrères qui étaient concernés par une fermeture définitive au début de

35:57
Locuteur

l

35:57
Aurélien Pradié

'année prochaine. Donc, on a deux solutions. Ou on ne le regarde pas, puis

36:01
Locuteur

on se dit

36:01
Aurélien Pradié

tout va bien, aucun problème. Ou on regarde des choses avec un peu de responsabilité, c'est ça le rôle du politique. Sur les PGE, sur les PGE, nous sommes le seul pays d'Europe à ne pas anticiper ce qui va se passer. Les Allemands ont déjà anticipé le fait que près de 30% de ceux qui ont bénéficié des PGE, notamment les plus petites entreprises, ne pourraient pas les rembourser. Et donc, qu

36:19
Locuteur

'est

36:19
Aurélien Pradié

-ce qu'on fait ? Première solution, on rallonge la durée du PGE. C'est une option, sauf que là, on commence à être sur des délais. pour quelques mois. Les entreprises en grande difficulté qui ne pourront pas rembourser leur PGE à la fin de l'année, ce n

36:33
Locuteur

'est

36:33
Aurélien Pradié

pas six mois de plus qu'il leur faut de délais de

36:35
Présentateur

remboursement. Le projet porté aujourd'hui par le ministre de l'Économie, c'est de pouvoir allonger sur des durées moyennes et longs termes, et dans le jargon économique,

36:44
Locuteur

c

36:44
Présentateur

'est-à-dire entre deux ans, cinq ans, sept ans, la possibilité donc de prolonger les

36:50
Locuteur

PGE.

36:50
Présentateur

Pas

36:50
Aurélien Pradié

sur ces niveaux de PGE-là, puisque le débat a commencé à l'Assemblée nationale, je l'ai suivi avec attention, sur les petits volumes de PGE, qui paraissent petits vu la Banque de France, mais qui sont très élevés dans un bistrot de nos centres-villes, on est sur des délais d'allongement courts. Mais en réalité, je pense que la solution, elle n'est pas là. Je pense qu

37:12
Locuteur

'elle

37:12
Aurélien Pradié

n

37:12
Locuteur

'est

37:12
Aurélien Pradié

pas sur l'allongement. Je pense qu'elle est sur une autre perspective.

37:15
Locuteur

C

37:15
Aurélien Pradié

'est ce que les Allemands commencent à faire, et pourtant, ce

37:17
Locuteur

n

37:17
Aurélien Pradié

'est pas dans leur culture. C'est la transformation d'une partie des PGE en capitaux. Et cette idée que la force publique pendant des délais plus longues, puisque quand vous rentrez au capital, vous pouvez le faire sur une durée plus longue, devienne actionnaire, en quelque sorte, de nos entreprises le temps nécessaire, parfois même peut-être 10 ans, parfois même 15 ans, je pense que ça a du sens. Et moi, c'est la piste sur laquelle je souhaite travailler, y compris au niveau régional, parce

37:43
Locuteur

que

37:43
Aurélien Pradié

je pense que c'est une piste de responsabilité. je sais que d'un point de vue dogmatique, certains vont me dire qu'il faut être fou quand même, capitaliser une entreprise. Si les Allemands le font, qui ne sont quand même pas les moins rigoristes de tous, c'est que franchement, on doit pouvoir

37:56
Locuteur

le faire aussi.

37:57
Présentateur

Oui,

37:57
Locuteur

mais

37:57
Présentateur

que l'État, finalement, s'invite au capital des petites entreprises, c'est quand même pas dans la tradition de votre parti. Ah,

38:07
Aurélien Pradié

vous vous trompez. c'est peut-être pas dans la culture française, mais je peux vous assurer que c'est dans la culture de la droite républicaine. La grande idée du gaullisme est d'abord une idée... Du gaullisme peut-être. Oui, mais pardon de vous rappeler que l'histoire de ma famille politique,

38:21
Locuteur

c

38:21
Aurélien Pradié

'est le gaullisme. C'est le gaullisme avant d'être les parenthèses qui ont suivi. Donc moi, je reviens aux sources. Et puis, disons aussi les choses très clairement, il y a une forme d'hypocrisie. Vous savez, aujourd'hui, quand vous regardez le volume de prêts garantis par l'État que nous avons, l'État est déjà très actionnaire de beaucoup de nos entreprises. On est d'accord.

38:39
Présentateur

Alors, dans... J'ai lu vos différents articles et écouté vos interventions. Il y a un sujet, une thématique qui est intéressante. Vous abordez d'ailleurs, à la différence des autres candidats, le principe de la souveraineté économique. Alors, on va y revenir avec notamment, d'un point de vue technique, ce fameux fonds souverain que vous envisagez. Mais d'ailleurs, vous n'êtes pas le seul. Mais sur la notion de souveraineté économique, est-ce que vous pouvez éclairer nos auditeurs

39:05
Locuteur

? La

39:06
Aurélien Pradié

souveraineté économique, c'est ce qui manque à notre nation et à nos territoires depuis de nombreuses années. Donc, le fait de reprononcer le mot, c'est déjà un acte politique. Et ça manquait terriblement, vous avez raison. La première des souverainetés, c'est de faire en sorte que l'argent, que la collectivité régionale, vous parliez des milliards qui sont le budget aujourd'hui régional, qu'elle consacre à des missions, se fasse dans les circuits courts de l'économie régionale. Donc, quand je propose que 100% des marchés publics de la région soit conditionnés à une clause carbone, c'est une manière de dire qu'on va d'abord financer l'économie régionale quand on a besoin de

39:40
Locuteur

refaire

39:40
Aurélien Pradié

un lycée, un établissement scolaire ou je ne sais quoi, plutôt que d'aller chercher à l'extérieur. Ça, c'est le premier acte de souveraineté économique dont je parlais. Le deuxième acte, c'est d'être capable au niveau régional de ne pas seulement irriguer l'économie avec des subventions. Subvention, c'est l'inverse de la souveraineté. Parce que dans la souveraineté,

39:59
Locuteur

il

39:59
Aurélien Pradié

y a cette nécessité de pouvoir aussi fixer un cap.

40:03
Locuteur

Et

40:03
Aurélien Pradié

donc, c'est pour ça que je propose que progressivement, nous passions de la subvention, souvent en saupoudrage, qui est nécessaire mais qui n'est pas l'alpha et l'oméga des politiques publiques, à un fonds souverain régional qui lui permettra, y compris de rentrer parfois au capital des entreprises quand il y

40:18
Locuteur

a

40:18
Aurélien Pradié

des moments stratégiques de bascule ou de sauvegarde de l'outil industriel. C'est ça que j'appelle la souveraineté économique régionale.

40:28
Présentateur

Un point peut-être sur vos critiques à l'endroit de la présidente sortante, Carole Delga. La charge est peut-être un peu sévère. Je vais y revenir sur des sujets précis. Vous avez considéré sa politique ronronnante. Vous avez indiqué qu'elle aurait doublé les différents postes contribuant à la dépense fastueuse. Vous lui avez évidemment reproché son alliance avec les écologistes. Est-ce que vous pouvez nous préciser comment vous allez pouvoir économiser plus de 100 millions d'euros ? C'est à peu près ce que vous envisagez de faire. Les premières économies à hauteur de 20 millions pour la première année sur la durée d'un éventuel mandat que l'on vous confierait. Je

41:11
Aurélien Pradié

ne me pense pas sévère avec Carole Delga. En fait, je vous pense clément avec elle. Je plaisante en le disant comme ça. Mais vous savez, c'est un syndrome de cette région. C'est que nous refusons de nous comparer. Enfin, écoutez, regardez ce que la région Nouvelle-Aquitaine fait sur beaucoup de sujets. Il ne se passe pas une semaine sans que le président de Nouvelle-Aquitaine, le socialiste, je le dis très librement, n'annonce une prise économique, n'annonce qu'il ait pris une entreprise de notre région qui vient s'installer dans sa région. Il y en a des dizaines. Toutes les semaines, il annonce ça. Regardez ce que Laurent Wauquiez fait en Rhône-Alpes sur la question du fonds souverain.

Il l'a déjà fait déjà depuis plusieurs mois et c'est d'une efficacité redoutable. Regardez ce que les Hauts-de-France font, ce que Valérie Pecresse peut faire en Ile-de-France sur les questions de sécurité. Au fond, dans cette région, on adore être seulement entre nous et se dire qu'au fond, ce n

42:03
Locuteur

'est

42:03
Aurélien Pradié

pas si mal. Il ne

42:04
Locuteur

faut

42:04
Aurélien Pradié

pas faire mieux, il ne

42:05
Locuteur

faut

42:05
Aurélien Pradié

pas faire plus. Cette région est une grosse administration et puis c'est comme ça. y compris sur la gestion. Plus 48% de niveau d'endettement depuis 6 ans. Plus 48%. Aucune autre région n'a vu son endettement exploser de cette manière. Aucune autre. Même avec les transferts de compétences. Les doublons sur les postes administratifs. Vous vous rendez compte comment on a fusionné cette région ?

42:26
Locuteur

Il

42:26
Aurélien Pradié

était question de n'avoir plus qu'un seul poste de directeur pour les deux régions. On a parfois trois postes de directeur aujourd'hui. Et il faudrait s'en contenter. Une dernière observation. La réunion des plénières du conseil régional, le moment où on réunit tous les élus du conseil régional. Elles se tiennent dans un parc des expositions à Montpellier que l'on loue avec différents frais à plus de 120 000 euros. 120 000 euros par trimestre jetés par les fenêtres pour une réunion d'une journée. Moi je veux bien qu'on se contente de tout ça en disant au fond c'est pas si grave. Moi je considère que ce sont des sujets sur lesquels on doit mettre de l'ordre.

42:58
Présentateur

J

42:58
Locuteur

'entends bien

42:59
Présentateur

Aurélien Pradier. Mais permettez-moi d'aller un peu plus loin. Vous dites 100 millions. Alors vous nous dites qu

43:05
Locuteur

'il y a

43:05
Présentateur

des doublons. Très bien.

43:08
Locuteur

de

43:08
Présentateur

manière très concrète. Demain vous arrivez à la présidence de la région. Vous faites quoi ? C'est-à-dire que vous supprimez purement et simplement les doublons. Vous créez donc un établissement pour accueillir les plénières. Concrètement.

43:22
Aurélien Pradié

Sur les deux sujets que vous évoquez je vais être très précis. D'abord sur les doublons voire les triplés de postes administratifs. Oui, dès les premiers mois et dès la première année nous n'aurons plus qu'un poste de directeur là où c'est nécessaire. C'est assez clair. J'ai été chef de plusieurs administrations dans mes collectivités. Si nous en avons la volonté nous en avons la possibilité. Donc c'est la première étape que nous mettrons en

43:43
Locuteur

place. Mais

43:43
Présentateur

supprimez.

43:44
Locuteur

Vous avez deux

43:45
Présentateur

directeurs informatiques. Vous en supprimez un. Le second il est fonctionnaire.

43:51
Aurélien Pradié

Être fonctionnaire n'est pas si définitif que cela. On a tout à fait les solutions d'aménagement des postes de travail. Je vous parle d'une année parce que c'est sur une année que ça peut se faire. On peut tout à fait faire des plans de départ volontaires. On a des solutions comme dans des entreprises d'ailleurs pour mettre de l'ordre dans la gestion d'une collectivité. C'est certain que ce sera plus difficile parce que ça aurait été plus facile de le faire au moment de la fusion sauf que Carole Delga a fait strictement l'inverse. Et pardon de vous dire que moi je ne me résous pas à cette fatalité là.

Quand Laurent Wauquiez arrive à la présidence de Rhône-Alpes en deux ans il a mis de l'ordre dans une maison qui était mal gérée. Et on peut le faire. Il y

44:23
Locuteur

a

44:23
Aurélien Pradié

des plans de départ volontaires des plans de départ en retraite des plans de départ anticipés. On organise les choses. Pour ce qui est du lieu aujourd'hui on a deux bâtiments à Montpellier et à Toulouse. On conviendra que ce n

44:33
Locuteur

'est

44:33
Aurélien Pradié

quand même pas les plus modestes de France. Les deux hôtels de région sont parmi les plus somptueux de France. C'est quand même invraisemblable qu'une région qui a deux hôtels de région pharaoniques et mégalos possibles ne soit même pas foutue pardon de dire les choses simplement de loger ces conciliers régionaux. Et donc on va remplacer les gros fauteuils de l'hémicycle de la région à Toulouse par des petites chaises moins on arrivera à rentrer tous ces élus pour qu'une fois par trimestre ils se réunissent ailleurs que dans un parc des expositions.

45:00
Présentateur

Bien écoutez le temps est un peu court. J'en ai une courte et vraiment dernière question pour être effectivement le plus précis possible pour nos auditeurs. Juste revenir très brièvement une réponse très très brève sur ce fameux bon original. En fait est-ce que Carole Delga finalement n

45:17
Locuteur

'a

45:17
Présentateur

pas déjà anticipé sur ce principe là puisqu'elle a mis en place il y a eu trois initiatives de sa part. l'agence régionale de l'investissement stratégique

45:26
Locuteur

le

45:27
Présentateur

fonds Impulsion et Épargne Occitanie. En quoi vous vous différenciez avec notamment des levées de fonds

45:33
Locuteur

?

45:33
Présentateur

Tout

45:33
Aurélien Pradié

ça c'est du bricolage. Enfin tout de même nous sommes une des régions les plus puissantes de France et pour avancer elle ne serait pas capable de se doter d'un fonds régional.

45:44
Locuteur

Il

45:44
Aurélien Pradié

faudrait aller chercher des acteurs privés qui honnêtement sur ces sujets ne sont pas à la hauteur du fonds régional dont je parle. Le fonds régional dont je parle c'est une capacité de levée de 250 millions d'euros. 75 millions pour commencer ? Une capacité de levée un effet de levier c'est pour ça que je parle de la capacité de levée de 250 millions d'euros. On est très très loin de la communication sur ces sujets. Mais je ne le dis pas pour le plaisir de critiquer je le dis simplement parce qu'on est à un moment de virage et qu

46:09
Locuteur

'on

46:09
Aurélien Pradié

ne pourra pas demain se contenter de bricolage pour gérer une aussi grande région que la nôtre.

46:15
Locuteur

Les

46:15
Présentateur

sujets économiques sont vastes et auraient nécessité beaucoup plus de temps. On va passer à la dernière partie de l'interview avec des questions croisées entre Jean-Luc et moi-même concernant des sujets prégnants à la fois d'actualité et qui nous tiennent particulièrement à cœur. Jean-Luc

46:32
Locuteur

? Très

46:32
Présentateur

bien. C'est juste comme nous avons l'impression d'avoir le président du CRIF après ma question et la question de Gilles le président du CRIF régional va venir prendre la place et terminer cet entretien avec vous. Ma première question Aurélien Pradié concerne le second tour. D'un côté votre position par rapport au Rassemblement National est tout à fait claire. Vos déclarations sont là. Je vous cite « Je suis farouchement opposé aux valeurs portées par le Rassemblement National. Pour moi ce sont des imposteurs politiques qui trompent les électeurs.

47:05
Locuteur

»

47:06
Présentateur

Parole beaucoup plus claire beaucoup moins ambigüe d'ailleurs que celle de Guillaume Pelletier ou Nadine Morano ou Éric Ciotti qui envisagent d'une certaine manière la possibilité d'un rapprochement circonstanciel avec le RN et on connaît vos relations avec Jean-Paul Garraud très très violentement. Mais ceci une fois qu'on a dit ça votre position est claire et vous avez également dit que par respect pour votre mission votre rôle et pour les électeurs vous refusez tout tripatouillage et vous avez dit l'équipe je vous cite sera la même pour le second tour.

Et là on a quand même une difficulté à vous suivre puisque votre engagement vis-à-vis du Rassemblement National qui aujourd'hui donc et tous les sondages le montrent est en position de force il arrive en tête aujourd'hui dans tous les sondages pour le premier tour il a une possibilité loin d'être négligeable de remporter les régionales et comment vous pouvez concilier votre opposition tout à fait claire au Front National et le fait d'aller tout droit vers une cadre angulaire aujourd'hui au vu des sondages avec vous-même Carole Delga Vincent Terra-Innovès qui avantagera très certainement le Rassemblement National et pourrait lui donner les clés de la région.

Comment vous pouvez expliquer et justifier ce paradoxe

48:24
Locuteur

? Il

48:24
Aurélien Pradié

n

48:24
Locuteur

'y a

48:24
Aurélien Pradié

pas de paradoxe il y a une forme de courage politique ma position à l'égard du Rassemblement National et du Front National n'a jamais été aussi claire qu'aujourd'hui c'est une des raisons de mon engagement politique il y a près de 15 ans je n'ai rien à voir avec le Rassemblement National qui au-delà d'être des imposteurs ne correspond pas du tout à mes valeurs j'ai des relations dures avec le candidat du Rassemblement National dans notre région parce que je lui dis des vérités qu

48:49
Locuteur

'il

48:49
Aurélien Pradié

n'aime pas entendre je continuerai à lui dire et c'est une des jusqu'à mon dernier souffle je combattrai ces imposteurs-là qu'est-ce qui fait monter aujourd'hui le Rassemblement National ? Toutes les colères toutes

49:01
Locuteur

y

49:02
Aurélien Pradié

compris les plus invraisemblables avec des mélanges inouïs inouïs je le dis ici dans cette maison j'espère que pas un de ceux qui a une histoire avec votre communauté n'est tenté par un vote Rassemblement National je l'espère parce que là on aurait perdu tous nos repères qu'est-ce qui fait monter le Rassemblement National ? c'est le tripatouillage permanent c'est l'absence de conviction et de droiture

49:28
Locuteur

le

49:29
Aurélien Pradié

Front Républicain c'est l'absence de droiture

49:32
Locuteur

la

49:32
Aurélien Pradié

réalité c'est quoi ?

c'est que ça ne marche plus c'est qu'au moment où moi député des Républicains je dis à mes électeurs qui m'ont fait confiance qu'au deuxième tour il faut aller voter pour ceux que j'ai combattu au premier tour je les jette dans les bras du Rassemblement National ou de l'extrême-gauche c'est ça la réalité et il faut avoir le courage de le dire tenir le cap c'est la meilleure manière de neutraliser les colères des extrêmes et notamment de l'extrême-droite et voilà pourquoi j'ai dit qu'au deuxième tour je tiendrai la barre pas du tout pour faire la courte échelle à qui que ce soit je tiendrai la barre justement pour éviter que celles et ceux qui m'ont fait confiance au premier tour ne soient jetés dans les bras vous

50:13
Locuteur

avez conscience de jouer avec

50:14
Présentateur

le feu tout de même dans

50:16
Locuteur

une cadre angulaire

50:16
Aurélien Pradié

non on joue avec le feu lorsque au deuxième tour on se lave les mains et on dit à ces électeurs qui ne nous appartiennent pas maintenant aller voter contre le Rassemblement National alors qu'on sait que la moitié va s'abstenir et que peut-être un quart ira voter justement pour le Rassemblement National pour exprimer une colère c'est ça qui est irresponsable et donc c'est sûrement plus courageux d'avoir le discours que j'ai mais c'est aussi je pense le bon chemin pour faire éclater cette bulle qui aujourd'hui est celle du Rassemblement National et qui fait du mal à nos valeurs et à notre démocratie Merci

50:47
Locuteur

pour cette clarification

50:48
Présentateur

Franck Taubot le président du Christ va venir me remplacer Allez-y Gilles Oui M. Pradi alors peut-être sur ces juillets effectivement toujours prégnants pour nous revenir sur le sujet de l'islamisme radical il y a eu une cérémonie qui s'est tenue pour Samuel Paty est-ce que vous avez soutenu la décision de Carole Delga d'afficher des caricatures de Charlie Hebdo sur l'hôtel de région de Toulouse

51:23
Locuteur

Je

51:23
Aurélien Pradié

ne sais pas si c'était l'acte le plus intelligent qu'il soit moi je n'achète pas Charlie Hebdo je n'aime pas le lire et je n'imposerai jamais à personne de le lire

51:33
Locuteur

C'est

51:33
Aurélien Pradié

votre liberté Bien sûr c'est ma liberté et cette liberté là fait que lorsque j'étais maire j'ai beaucoup travaillé dans mon école à l'éducation des enfants sur ces sujets sans jamais leur imposer de lire ou de voir des caricatures qu

51:47
Locuteur

'ils

51:47
Aurélien Pradié

n'avaient pas envie de voir je ne

51:49
Locuteur

suis

51:49
Aurélien Pradié

pas certain que ce soit la bonne solution en revanche le véritable défi c'est de nommer les choses vous l'avez fait l'islamisme radical il faut le nommer il faut le dénoncer il faut le combattre avec la plus grande défermeté et il faut rappeler que la gauche française a une grande part de responsabilité dans le naufrage qui est le nôtre aujourd'hui pendant des décennies au nom de la défense des minorités et encore aujourd'hui une certaine partie de cette gauche a considéré que tout était acceptable y compris le plus inacceptable

52:21
Locuteur

bon

52:21
Présentateur

un dernier point puis peut-être le temps passe donc le président Franck Deboul va clôturer la séance avec peut-être une question Franck

52:34
Locuteur

oui

52:34
Invité

ou bonjour bonjour

52:35
Locuteur

bonjour ravi

52:37
Invité

bonjour merci Gilles Lacache de me donner la parole non c'est plutôt un échange qu'on va essayer d'avoir dans le dernier quart d'heure la première interpellation le premier sujet que je souhaite qu'on aborde ensemble évidemment c'est un sujet je dirais prérogatif CRIF depuis les années 2000 on a vu

52:56
Locuteur

on

52:57
Invité

a vu fleurir les actes antisémites

52:59
Locuteur

fleurir

53:00
Invité

est un

53:00
Locuteur

est

53:01
Invité

un euphémisme depuis dernier le dernier gouvernement Jospin

53:05
Locuteur

c

53:06
Invité

'est à ce moment là que l'antisémitisme a commencé à connaître une effervescence plus qu'inquiétante

53:11
Locuteur

chaque

53:12
Invité

année au début de ce gouvernement près de 700 800 actes antisémites et ça n'a cessé de

53:17
Locuteur

ça

53:18
Invité

n'a cessé de perdurer

53:20
Locuteur

pour

53:21
Invité

une population d'un peu moins de 0,6 0,7% de la population globale française en comparaison puisque les chiffres sont assez similaires d'année en année une centaine d'actes anti-musulmans et un nombre très croissant d'actes anti-chrétiens

53:41
Locuteur

de

53:42
Invité

plus en plus croissant d'ailleurs

53:44
Locuteur

et

53:45
Invité

on se retrouve avec une vingtaine de morts en France en raison de leur appartenance à la religion juive comment vous voyez

53:54
Locuteur

la

53:55
Invité

question est double

53:55
Locuteur

comment

53:56
Invité

vous voyez même si je préfère qu'on échange ensemble là-dessus mais cette montée de l'antisémitisme mais corrélée à la montée de l'ultra-violence dans notre pays et quelque part rétroactivement je ne peux m'empêcher de penser que nous avions raison parce que comme on est souvent exposé au danger dans une société quand elle se crispe nous avions déjà tiré la sonnette d'alarme à l'époque mais personne ne voulait voir la situation dans laquelle le pays se trouve aujourd'hui c'est-à-dire un climat d'hypertension et vous évoquiez tout à l'heure la gifle au président de la république ça n'est qu'une illustration parmi d'autres et vous le disiez c'est sur ce sujet que j'aimerais vous entendre et c'est un peu sur ce sujet sur ces ondes que la communauté d'abord aimerait vous entendre

54:38
Locuteur

je

54:39
Aurélien Pradié

partage totalement votre votre analyse

54:42
Locuteur

la

54:43
Aurélien Pradié

réalité c'est que dans ce pays comme dans d'autres d'ailleurs la manière dont la communauté juive a été

54:51
Locuteur

la

54:52
Aurélien Pradié

cible a toujours été annonciatrice de troubles plus importants de la république et vous avez souvent dit on a été quelques-uns à le dire aussi que lorsque on s'attaquait aux juifs de France on s'attaquait à la république tout entière et qu'il ne s'agissait pas de cibler seulement d'une communauté il s'agissait de cibler ceux qui avaient reconstruit la république qui l'avaient affaibli parfois aussi et donc aujourd'hui nous avons l'aboutissement le résultat qui nous saute aux yeux avec cette claque présidentielle de ce qui en fait est déjà très présent depuis près de 15 ans dans notre société

55:27
Locuteur

une

55:28
Aurélien Pradié

fois que j'ai dit ça je veux rappeler aussi que votre combat ce n'est pas le combat des juifs de France votre combat c'est le combat pour la république et ça il faut le rappeler avec beaucoup de détermination dans une époque où beaucoup des repères historiques auraient été perdus moi quand j'entends Marine Le Pen aujourd'hui se faire la défenseur de la communauté juive je m'arrache les cheveux je m'arrache les cheveux je me

55:56
Locuteur

dis

55:56
Aurélien Pradié

mais à quel moment on a pu perdre à ce point nos repères pour en arriver là c

56:02
Locuteur

'est

56:02
Aurélien Pradié

le message que j'adresse y compris aux représentants que vous êtes

56:06
Locuteur

la

56:07
Aurélien Pradié

deuxième chose c'est comment a-t-on glissé c'est une vraie question comment a-t

56:10
Locuteur

-on

56:10
Aurélien Pradié

glissé progressivement vers cette lâcheté politique je pense qu

56:16
Locuteur

'il

56:16
Aurélien Pradié

y

56:16
Locuteur

a

56:16
Aurélien Pradié

plusieurs étapes d'abord c'est le culte des minorités que j'évoquais tout à l'heure je me souviens à la discussion avec une ministre communiste historique de notre pays je ne me demande pas son nom il y a quelques semaines qui me disait vous vous souvenez cet épisode des jeunes femmes voilées sous Mitterrand qui allait dans les écoles de la république et Mitterrand qui disait enfin quand même ils ne sont pas de charmantes jeunes filles avec un voile qui vont menacer la république et bien c'était le début c'était le début et progressivement on s'est dit qu'on ne pouvait pas toucher à ces sujets parce que c'était une minorité et donc la gauche a fait dominer le culte de la minorité sur le culte de la république et Mélenchon en est l'incarnation du plus grand naufrage

56:57
Locuteur

lui

56:57
Aurélien Pradié

qui fut un républicain

56:59
Locuteur

je

56:59
Aurélien Pradié

ne

57:00
Locuteur

vais

57:00
Aurélien Pradié

pas les mêmes idées que lui mais il fut un républicain qui a une fine connaissance de l'histoire de notre nation comment a-t-il pu aujourd'hui arriver à tel niveau de naufrage qu'il en a oublié par passion pour les minorités y compris les plus extrémistes il en a oublié les valeurs républicaines mais cela ça nous guette tous les jours et c'est là que je serai peut-être dur mais je crois qu'il faut le dire chaque millimètre perdu est un millimètre de trop sur la question du voile sur la question de la présence de l'islamisme radical dans tous les actes de violence j'ai beaucoup travaillé sur les violences faites aux femmes le dernier féminicide que nous avons que nous avons connu à Mérignac l'individu qui a cassé les genoux de sa femme qui l'a brûlé vive l'a fait en application d'une idéologie extrémiste religieuse

57:49
Invité

de la charia

57:49
Aurélien Pradié

exactement il faut le dire ça suffit n'allons pas nous expliquer que c'était un malade mental c'était d'abord quelqu'un qui avait théorisé et pratiqué ce que la charia peut dire et je l

58:03
Locuteur

'ai

58:03
Aurélien Pradié

vu dans les médias ce que j'ai lu je n

58:05
Locuteur

'ai

58:05
Aurélien Pradié

vu qu'un seul journal national faire le lien entre les genoux cassés le fait qu'elle ait été brûlée vive et l'application de la charia dont vous parlez tous les autres ont considéré que c'était un acte de barbarie oui c'est un acte de barbarie mais avant cela c'est un acte d'une forme de religion et c'est le temps de le dire

58:25
Locuteur

d

58:26
Aurélien Pradié

'ailleurs si la droite

58:27
Locuteur

républicaine ne le fait pas comment

58:28
Invité

vous expliquez ce pusillanisme sur quelle base on peut quand on est fort de nos valeurs quand on est fier de notre modèle de la république qui est un modèle qui permet

58:40
Locuteur

j

58:40
Invité

'y ajoute dans le triptyque la laïcité qui est un modèle qui permet à chacun de vivre épanoui heureux et souvent on a tendance à vouloir se le dire pour se réveiller en se disant y a-t-il plus beau pays que la France y a-t-il sommes-nous plus heureux ailleurs qu'en France dans le modèle avec l'état providence qui est le nôtre comment on explique ce pusillanisme devant ce que l'on voit tous les jours qui frappe à l'œil nu et qui est déstabilisant pour notre république et où on voit effectivement vous l'avez dit à la fois l'extrême droite et l'extrême gauche la dérive de Jean-Luc Mélenchon elle est nouvelle entre guillemets parce qu'on la découvre chaque jour avec un degré sans cesse croissant mais effectivement vous avez raison de rappeler qu'on sait pertinemment que du côté du Front National moi je continue de l'appeler comme ça peu importe du côté du Front National avec à sa tête Marine Le Pen et autour d'elle ses amis de fac l'obsession antisémite reste la priorité je dirais de leur obsession mais comment on arrive à ce que des partis républicains traditionnels vers lesquels nous étions nous membres de la communauté juive avec nos sensibilités diverses plutôt proches que ce soit à gauche ou à droite comment on explique qu'il y ait un tel niveau d'échec

59:55
Locuteur

et

59:56
Invité

que les paroles des partis politiques traditionnels soient si peu claires sur ces questions je m

1:00:02
Locuteur

'adresse

1:00:02
Invité

à un jeune député français c'est parce que vous avez en héritage ce que nous décrivons mais vous avez surtout en charge ce que nous devinons

1:00:11
Aurélien Pradié

sûrement par culte des minorités que j'évoquais tout à l'heure la république et la politique est devenue en 25 ans le culte des minorités plus que le culte de la république et ça je pense que c'est très très présent deuxième raison l'affaissement idéologique et

1:00:32
Locuteur

intellectuel et intellectuel

1:00:33
Aurélien Pradié

total de notre nation moi je suis stupéfait quand je vois aujourd'hui j'avais ce débat avec le candidat du Front National sur l'accès à l'IVG sauf qu'on a une différence puisque lui lorsqu'il a été député s'est battu pour remettre en cause l'IVG moi je me suis battu pour faire progresser les droits des femmes et j'avais ce débat avec quelques-uns de mes amis qui en venaient même à ne plus se souvenir à quel point la question de l'accès à l'IVG avait été un immense combat que ce n'était pas un acquis ce n'était pas une évidence et que chaque jour un peu plus il pouvait être remis en cause on est devenu une situation une société de pardon je vais employer un mot expéditif mais une société bourgeoise en

1:01:14
Locuteur

ce

1:01:14
Aurélien Pradié

sens que intellectuellement matériellement nous n'avons plus besoin de faire de grands efforts et donc on a considéré que tout ce que nous avions était immuable sauf que ce n'est pas le cas et vous rajoutez à ça une capacité de nos concitoyens à supporter l'insupportable qui pour moi est inouï

1:01:33
Locuteur

mais parce que on est dans une société bourgeoise parce qu

1:01:35
Invité

'on n'a plus l'agnac pour aller se battre je partage totalement cette conception des choses on a une population qui est très bien installée et je dirais tant que l'état paie les salaires ou assiste les personnes les plus défavorisées alors cette révolution qu'appellent de ses voeux l'un ou l'autre des partis extrêmes n'arrivera pas mais typiquement c'est sur les valeurs c'est sur la façon dont les choses sont en train de se passer dans notre pays qu'il devrait y avoir un sursaut mais le sursaut doit venir aussi des politiques et cette incarnation aujourd'hui visiblement manque terriblement que ce soit à gauche ou à droite mais à gauche n'en parlons pas mais à droite elle manque terriblement c

1:02:14
Aurélien Pradié

'est aussi une question de comportement politique je suis intimement convaincu que ce qui a dégradé la politique c'est autant l'absence d'idée que la dégradation du comportement politique moi je prononce souvent le mot de ces girouettes politiques de ces opportunistes pas pour leur faire du mal après tout c'est leur affaire s'ils peuvent se regarder devant une glace tant mieux mais seulement parce que on ne soupçonne pas à quel point tout ça a dégradé l'image du politique quand vous êtes capable en l'espace de quelques semaines de passer d'un camp politique à un autre il y a 20 ans vous étiez disqualifié il y a 20 ans en politique vous faisiez ça vous disparaissiez de la circulation parce qu'il y

1:02:51
Locuteur

avait

1:02:51
Aurélien Pradié

un code d'honneur oui

1:02:53
Locuteur

et puis il y avait une

1:02:53
Invité

colonne vertébrale idéologique et

1:02:55
Locuteur

désormais

1:02:55
Aurélien Pradié

tout ça a disparu

1:02:56
Invité

on a quelques minutes encore deux ou trois mais je voudrais qu'on parle un peu d'Israël évidemment

1:03:01
Locuteur

vas-y je vais le faire

1:03:02
Présentateur

mais vas-y

1:03:04
Invité

comment Aurélien Pradier comment vous voyez à 35 ans comme jeune député comment vous voyez Israël aujourd'hui et peut-être aussi pour un complément notamment après la dernière offensive du Hamas c'est la façon dont Israël a répliqué comment vous voyez Israël

1:03:22
Locuteur

j

1:03:22
Aurélien Pradié

'ai découvert Israël il y a plus de deux ans j'ai député je suis allé y passer une semaine autant en Israël qu'en territoire palestinien d'ailleurs pour me rendre compte de la situation ce qui m'a beaucoup frappé c'est la dureté de toute la nouvelle génération d'un côté comme de l'autre j'ai vu des jeunes de 30 ans vivant en Israël n'ayant plus le 1 mm d'espoir sur l'idée que les choses puissent trouver une voie d'apaisement et quand toute la génération qui monte est structurellement convaincue qu'il n'y a pas d'issue je pense qu'il y a des raisons prodigieuses de s'affoler je n

1:04:10
Locuteur

'ai

1:04:10
Aurélien Pradié

pas la solution miracle je pense qu'elle passera en large partie par les questions de développement économique là encore je ne

1:04:18
Locuteur

veux

1:04:18
Aurélien Pradié

pas jouer le spécialiste que je ne suis pas mais c

1:04:20
Locuteur

'est

1:04:20
Aurélien Pradié

ce qui m'a beaucoup frappé durant les quelques jours que j'ai passé sur place je pense qu'un des vrais défis c'est celui du développement économique de ces deux territoires là

1:04:31
Invité

du côté israélien il est déjà bien abouti

1:04:33
Aurélien Pradié

bien sûr mais c'est justement parce qu'il est bien abouti du côté israélien qu'il faut le valoriser qu'il faut l'organiser et faire en sorte qu'il puisse être une solution à une forme de diplomatie à venir je n

1:04:45
Locuteur

'ai

1:04:45
Aurélien Pradié

pas la solution je pense d'ailleurs que personne ne l'a moi je suis très frappé à la fois de cette nouvelle génération parce que je crois qu'elle ne laisse plus beaucoup de

1:04:53
Locuteur

place et ce développement

1:04:54
Invité

économique parce que vous avez raison je pense comme vous qu'il faut effectivement que les deux parties soient développées et épanouies économiquement

1:05:02
Locuteur

mais

1:05:03
Invité

la question du leadership en face nous oblige à constater que l'argent qui est déversé sur cette autorité palestinienne ne sert pas au développement économique et pourquoi ne pas le dire pourquoi ne pas dire que quand on est un député français ou un député français au sein de la commission européenne de l'union européenne pourquoi ne pas dire que tout cet argent c'est un rapport Rocard qui date de 98 je crois que près de 80% de l'aide européenne en particulier est détourné par des organisations qualifiées par cette même commission européenne et par la France d'organisations terroristes pourquoi ne pas dire cela et puis et dernière remarque comme ça ça nous permettra de conclure là dessus

1:05:48
Locuteur

mais

1:05:48
Invité

comment on explique

1:05:50
Locuteur

ce

1:05:51
Invité

prisme déformant cette espèce de loupe grossissante sur ce conflit qui aurait pu faire des milliers

1:05:58
Locuteur

de

1:05:59
Invité

morts civiles en Israël s'il n'y avait pas eu cette nouvelle technologie du dôme de fer

1:06:03
Locuteur

et alors

1:06:05
Invité

qu'Israël reçoit près de 5000 roquettes

1:06:07
Locuteur

comment

1:06:08
Invité

expliquer qu'on procède à une comptabilité macabre en parlant de 200 morts du côté palestinien et d'une vingtaine israélien pour dire uniquement dès lors qu'il y a plus de morts d'un côté c'est la faute effectivement de celui qui en a le moins comment en arrive-t-on à un tel simplisme à une telle faiblesse intellectuelle pour ne pas voir que à la fois l'interlocuteur d'en face est une organisation terroriste qui ne cherche pas deux états et ne pas voir par ailleurs en écho à ce qu'on se disait tout à l'heure qu'en France même il y a des gens qui défilent dans nos rues pour dire pour dire qu'Israël doit être rayé de la carte grosso modo quand on dit de la mer au Jourdain c'est clairement qu'Israël doit être rayé de la carte

1:06:52
Locuteur

moi

1:06:53
Aurélien Pradié

j'ai toujours eu un discours très clair sur ce sujet et je continuerai à l'avoir y compris sur la manière dont les fonds abondés au territoire palestinien financent les organisations terroristes c'est une évidence et donc le dire est une nécessité mais n'est pas suffisant moi ce qui m'interroge beaucoup et lorsque j'ai rencontré les leaders d'un côté comme de l'autre pour dire des choses comme ça c'est que eux-mêmes me disaient on n'est pas certain que la génération qui arrive derrière nous soit plus capable que nous d'aller vers une voie de solution et moi ça m'a beaucoup frappé parce que je les ai entendus très lucides d'un côté comme de l'autre d'ailleurs peut-être moins volontaire côté palestinien côté israélien de chercher une solution évidemment mais dire au fond on sent que ceux qui arrivent derrière comme c'est souvent le cas dans ces successions de générations sont encore plus radicaux que nous le sommes et donc là c'est une génération c'est 40 ans c'est 40 ans et en observant la situation géopolitique je ne vois pas où est l'issue du ou de la leader qui à un moment ouvrirait un chemin qui n'est pas ouvrable aujourd'hui pour ce qui est de la menace terroriste vous avez raison de dire qu'un terroriste c'est un terroriste c'est pas un militant politique c'est un terroriste

1:08:00
Présentateur

et on va finir par là le temps vraiment nous est compté mais sur les observations de Fanteboul sur sa question précisément sur la timidité la frilosité je rappelle simplement que la première initiative pour dénoncer effectivement le dévoiement des subventions européennes c'était François Zimré qui était député député européen à l'Assemblée qui avec beaucoup de vigueur beaucoup de détermination avait pointé du voie à

1:08:28
Locuteur

ce

1:08:28
Présentateur

sujet donc pourquoi cette frilosité aujourd'hui pourquoi n'y a-t-il pas davantage de députés comme vous qui montent au créneau pour dénoncer ça

1:08:38
Aurélien Pradié

la frilosité elle est ambiante sur tous les sujets tous les sujets politiquement correct qu'on a banalisé venez passer une journée à l'Assemblée nationale il

1:08:50
Locuteur

y

1:08:50
Aurélien Pradié

a 40 ans à l'Assemblée nationale il y avait des débats des voix hautes qui disaient les choses parfois très durement mais aujourd'hui vous prononcez un mot à peine plus haut que l'autre on vous fait un rappel au règlement tout ça procède de cette forme d

1:09:05
Locuteur

'affaissement

1:09:07
Aurélien Pradié

de la parole politique parce qu'il y

1:09:09
Locuteur

a

1:09:09
Aurélien Pradié

un affaissement des convictions politiques

1:09:11
Locuteur

on

1:09:12
Aurélien Pradié

cherche aujourd'hui en politique à ne se fâcher avec personne à soigner des parts de marché électorale c'est pour ça peut-être parfois que moi j'ai du mal à me sentir bien dans cette époque c'est que moi je ne

1:09:22
Locuteur

suis

1:09:22
Aurélien Pradié

pas là pour chercher des parts de marché électorale je suis là pour défendre des convictions et je pense d'ailleurs que

1:09:26
Locuteur

c

1:09:26
Aurélien Pradié

'est la meilleure manière de convaincre nos concitoyens

1:09:29
Locuteur

un

1:09:30
Invité

dernier mot je voudrais insister là-dessus parce que c'est une terrible frustration de la part de la communauté juive quand on regarde la façon dont médiatiquement le conflit est traité

1:09:38
Locuteur

mais aujourd

1:09:40
Invité

'hui presque 500 000 morts en Syrie

1:09:42
Locuteur

des

1:09:43
Invité

armes chimiques utilisées par le leader syrien

1:09:46
Locuteur

qui

1:09:47
Invité

vient d'ailleurs glorieusement d'être élu à la commission internationale des droits de l'homme aux Nations Unies

1:09:54
Locuteur

près

1:09:54
Invité

de 500 000 morts très très peu de manifestations alors que le conflit a duré près de 4 ans ou 5 ans peut-être plus

1:10:02
Locuteur

le

1:10:03
Invité

Nigeria

1:10:03
Locuteur

l

1:10:04
Invité

'Arménie

1:10:05
Locuteur

que

1:10:05
Invité

la France n'a quasiment pas soutenue avec des orthodoxes qui sont qui ont été victimes de leurs voisins azerbaïdjanais tellement de conflits tellement de conflits qui n'ont jamais provoqué

1:10:18
Locuteur

autre

1:10:19
Invité

chose qu'un reportage ici ou là de 2-3 minutes dans un journal télévisé et soudainement arrive Sherjara

1:10:29
Locuteur

alors

1:10:30
Invité

que Sherjara c'est jamais qu'une procédure judiciaire comme il y en a à peu près toutes les semaines arbitré par la cour suprême d'Israël dans lequel il y a 4 magistrats arabes israéliens j'adore quand on me parle d'apartheid il faut regarder de près le nombre de diplômés le nombre de chercheurs et

1:10:46
Locuteur

de

1:10:46
Invité

députés de députés et puis c'est eux qui participent au nouveau gouvernement de la coalition comment on explique ça comment on explique soudainement que la plus forte concentration de journalistes au monde se trouve sur l'un des territoires les plus petits du monde pourquoi ce regard aussi exigeant aussi accusateur aussi inquisitorial et des journalistes et des politiques sur ce conflit en particulier elle est où l'explication nous on la connaît l'explication mais pourquoi

1:11:14
Locuteur

30

1:11:15
Aurélien Pradié

ans de complicité et de culte de ce qui est minoritaire

1:11:20
Locuteur

et

1:11:20
Aurélien Pradié

peut-être derrière ce que l'on n'ose pas dire aujourd'hui c'est à dire les pires relents de ce que notre nation a pu connaître l'antisémitisme n'est pas mort dans notre pays il a changé de visage il ne s'exprime pas de la même manière on fait plus de croix gammées enfin on en fait encore mais ça ne s'exprime plus exactement de cette façon là mais il est toujours extrêmement présent parce que dans une société qui va mal la première des victimes dans nos sociétés dans notre nation ce sont les juifs et pardon de vous dire que ça n'a pas tellement changé sûrement ça a changé de visage tout

1:11:52
Locuteur

à fait

1:11:52
Aurélien Pradié

tout ça est aujourd'hui plus poli plus conventionnel sous

1:11:55
Locuteur

couvert de géopolitique oui bien sûr

1:11:57
Aurélien Pradié

mais au final c'est exactement la même chose et voilà pourquoi il ne faut pas céder un seul millimètre de terrain à tout cela

1:12:04
Locuteur

M.

1:12:04
Présentateur

Pradier Aurien Pradier merci en tout

1:12:06
Locuteur

cas merci à vous c'était un plaisir d'avoir

1:12:08
Présentateur

été à nos côtés pour ce première interview concernant le scrutin on vous souhaite bon bon

1:12:15
Locuteur

merci

1:12:15
Invité

encore à vous et pour information nous avons invité le candidat LREM

1:12:22
Locuteur

et

1:12:23
Invité

la présidente sortante nous ne recevrons pas pour être fidèles à notre ligne ni les candidats insoumis

1:12:31
Locuteur

encore

1:12:32
Invité

moins les candidats front gauche et évidemment nous ne recevrons pas non plus le candidat vert

1:12:37
Locuteur

voilà merci

1:12:39
Invité

à tous

1:12:39
Présentateur

merci

1:12:40
Locuteur

et

1:12:41
Présentateur

à bientôt

1:13:08
Locuteur

voilà

1:13:09
Présentateur

nous allons retrouver la suite de cette émission spéciale dans le cadre des élections régionales d'Occitanie et nous avions le plaisir d'accueillir Carole Delga qui était aussi au micro du CRIF on l'écoute

1:13:46
Locuteur

Madame

1:13:47
Présentateur

la présidente bonjour

1:13:48
Locuteur

bonjour

1:13:49
Présentateur

nous sommes heureux et honorés de vous accueillir dans le cadre de la campagne de l'actuel

1:13:54
Locuteur

scrutin

1:13:55
Présentateur

régional qui se tiendra les 20 et 27 juin prochains

1:13:58
Locuteur

scrutin

1:13:59
Présentateur

pour lequel 7 candidats

1:14:01
Locuteur

seront

1:14:02
Présentateur

compétiteurs

1:14:03
Locuteur

et

1:14:04
Présentateur

nous sommes tenus de les nommer il y aura la liste l'Occitanie en commun dont vous êtes tête de liste

1:14:13
Locuteur

du

1:14:14
Présentateur

courage pour l'Occitanie

1:14:15
Locuteur

avec

1:14:16
Présentateur

Aurélien Pradié nouvel élan pour l'Occitanie tête de liste Vincent Terra et Noves

1:14:20
Locuteur

rassembler

1:14:22
Présentateur

l'Occitanie tête de liste Jean-Paul Garaud

1:14:23
Locuteur

l

1:14:24
Présentateur

'Occitanie naturellement tête de liste Antoine Maurice Occitanie populaire

1:14:29
Locuteur

Myriam

1:14:30
Présentateur

Martin

1:14:30
Locuteur

faire

1:14:31
Présentateur

entendre le camp des travailleurs

1:14:32
Locuteur

Maléna

1:14:33
Présentateur

Drada

1:14:34
Locuteur

Bastille

1:14:35
Présentateur

-Occitanie tête de liste Jean-Luc Dabzac

1:14:38
Locuteur

Union

1:14:39
Présentateur

essentielle avec Anthony Le Boursico

1:14:41
Locuteur

alors

1:14:42
Présentateur

cette émission est organisée par le CRIF la radio Colavive et également la radio de Montpellier

1:14:48
Locuteur

puisque

1:14:49
Présentateur

notre belle région occitane c'est en Toulouse jusqu'à Montpellier

1:14:57
Locuteur

donc

1:14:57
Présentateur

vous aurez Madame la Présidente l'occasion de répondre aux questions de Jean-Luc Halimi

1:15:04
Locuteur

de

1:15:05
Présentateur

Patrick Lossot de la radio de Montpellier qui vous interrogera sur les grandes thématiques de votre programme j'aborderai ensuite personnellement et plus en détail les aspects économiques de votre projet

1:15:16
Locuteur

et

1:15:17
Présentateur

nous conclurons avec Franck Teboul président du CRIF

1:15:20
Locuteur

sur

1:15:21
Présentateur

les questions dont vous savez qu'elles nous tiennent particulièrement à cœur

1:15:24
Locuteur

je

1:15:25
Présentateur

cite le second tour et le rassemblement national

1:15:29
Locuteur

l

1:15:29
Présentateur

'antisémitisme et l'antisionisme l'islamisme radical

1:15:33
Locuteur

mais

1:15:33
Présentateur

avant toute chose nous donnons la parole à Béatrice Daon

1:15:37
Locuteur

qui

1:15:37
Présentateur

paraît-il a le don de dresser le portrait de nos invités non pas au vitriol mais avec une magie des mots dont vous pourrez apprécier ou pas la teneur Béatrice dites-nous tout sur Madame Delga

1:15:52
Locuteur

Carole

1:15:53
Présentateur

Delga bonjour bonjour alors je vais faire votre bio et ça tombe bien parce que bio vous l'êtes pur produit du terroir vous naissez le 19 août 1971 à Toulouse vos premières années vous les passez à Martre-Tolozanne ce seront des années de bonheur et d'insouciance auprès de cette figure grand maternelle qui vous est chère

1:16:12
Locuteur

le

1:16:13
Présentateur

maternelle c'est aussi l'école de la République où vous avez appris à lire cette école qui devient grand maternelle lorsque vous vous apprenez à lire à votre grand-mère

1:16:23
Locuteur

vous

1:16:24
Présentateur

aimez rappeler que vous êtes issu d'un milieu modeste et que vos racines vous l'épuisez à Martre-Tolozanne où vous avez vécu comme le communge des mortels

1:16:33
Locuteur

par

1:16:33
Présentateur

la suite vous partez vivre à Toulouse auprès de votre mère votre bac en poche vous obtenez votre licence en sciences économiques et un diplôme en sciences juridiques à la faculté des sciences sociales de l'université Toulouse 1 vous obtenez aussi un master en droit des collectivités locales à l'université de Pau et des pays de la Dour c'est très joli

1:16:52
Locuteur

de

1:16:53
Présentateur

94 jusqu'en 96 vous qui êtes tellement attaché au territoire vous réussissez le concours d'attaché territorial et devenez fonctionnaire territorial à la mairie de Limoges puis directrice des services d'un syndicat des eaux et d'assainissement

1:17:08
Locuteur

c

1:17:10
Présentateur

'est en 2005 c'est dur le masque

1:17:11
Locuteur

en

1:17:13
Présentateur

2005 vous intégrez le conseil régional de Midi-Pérénée comme directrice adjointe de l'aménagement du territoire vous y reviendrez en 2010 en devenant vice-présidente en charge de la ruralité des services au public et des technologies de l'information et de la communication et ce jusqu'en 2012

1:17:31
Locuteur

à

1:17:32
Présentateur

Limoges pays de la porcelaine pour celle qui vient de Martre-Tolozanne pays de la faïence c'est une ouverture au monde à la culture et surtout vous découvrez l'indépendance financière

1:17:43
Locuteur

auriez

1:17:44
Présentateur

-vous enfin assez de sous pour parler politique ainsi c'est avec une certaine fierté mais aussi beaucoup d'humilité que vous dites gagner à 24 ans plus que ce que gagne votre mère elle qui ne se ménagera pas pour vous

1:17:59
Locuteur

c

1:18:00
Présentateur

'est un peu comme apprendre à lire finalement à sa grand-mère dans le fond vous allez plus vite plus loin depuis que vous êtes toute d'elle gamine

1:18:08
Locuteur

et

1:18:09
Présentateur

c'est peut-être dans cette transmission de mère en fille que le projet d'être mère M-A-I-R-E va naître vous êtes élu en 2008 puis réélu en 2014 à la mairie de Martre-Tolozanne la terre de votre enfance cette terre d'argile qui ne vous rend pas fragile bien au contraire vous serez élu sans aucune défaillance

1:18:29
Locuteur

en

1:18:30
Présentateur

2012 ce sont les élections législatives et vous raflez la mise double mise d'ailleurs car il a fallu en amont dirons-nous pour le clin d'œil gagner les primaires vous voilà sur les bancs de l'Assemblée nationale dans les rangs des députés du Parti Socialiste Parti Socialiste dont vous ne prendrez la carte qu'à 35 ans

1:18:47
Locuteur

la

1:18:48
Présentateur

jeune adhérente que vous êtes sera tout de même nommée secrétaire nationale du Parti Socialiste ce sera peut-être ou pas un délice ou plutôt un combat délice on vous dit bosseuse travailleuse studieuse alors j'ai quand même remarqué que bien souvent dans un monde très masculin ce sont des compliments qui pourraient bien masquer une vacherie

1:19:09
Locuteur

comme

1:19:09
Présentateur

si depuis que les femmes s'étaient mises au gine

1:19:12
Locuteur

les

1:19:13
Présentateur

hommes avaient peur de prendre une déculottée à méditer

1:19:16
Locuteur

mais

1:19:16
Présentateur

Manuel Valls lui vous remarque et vous fait confiance en vous nommant secrétaire d'état du commerce de l'artisanat de la consommation et de l'économie sociale et solidaire auprès du ministre de l'économie du redressement productif et du numérique

1:19:30
Locuteur

durant

1:19:31
Présentateur

votre passage vous faites passer un décret relatif à la mention fait maison dans les restaurants mais la valse n'a qu'un temps et vous quittez le gouvernement merci beaucoup auriez-vous pu dire mais moi je rentre à la maison c'est ça aussi votre préférence au fait maison

1:19:48
Locuteur

vous

1:19:49
Présentateur

vous consacrez alors à la bataille des élections régionales où vous êtes tête de liste de la liste d'union et de la gauche vous retournez sur vos terres vous qui croyez en la république des territoires à condition bien sûr que ce ne soit pas des territoires

1:20:02
Locuteur

perdus

1:20:03
Présentateur

de la république vous êtes élu en 2016 présidente de la région Occitanie-Pyrénée-Méditerranée

1:20:09
Locuteur

Carole

1:20:10
Présentateur

Delga vous qui avez gardé l'accent qu'on attrape en naissant du côté de Martre-Tolozane on aurait presque pu vous appeler la faillancée

1:20:19
Locuteur

du

1:20:20
Présentateur

comminge

1:20:20
Locuteur

et

1:20:21
Présentateur

vous voilà reparti pour une autre bataille celle des régionales encore sous la bannière l'Occitanie en commun

1:20:28
Locuteur

où

1:20:29
Présentateur

il y a si j'osais du bon et du beau

1:20:32
Locuteur

ce

1:20:33
Présentateur

sera un combat très très occitan ce qui j'en suis sûre n'est pas pour vous déplaire vous la présidente sortante vous ne laisserez pas passer votre tour et ce sera Occitanie oblige la tour de Carole voilà Carole Delga pour ce portrait je vous souhaite comme à tous les candidats que nous avons le plaisir de recevoir sur les ondes de Colavive bonne chance pour ces régionales

1:20:55
Locuteur

merci merci

1:20:56
Présentateur

Béatrice vous avez promis de la magie comment

1:21:01
Locuteur

pensez-vous de ce portrait un

1:21:02
Invité

portrait très touchant et avec beaucoup de poésie et beaucoup de finesse merci merci

1:21:10
Locuteur

bien Béatrice

1:21:12
Présentateur

merci oui je vais laisser la place je continue

1:21:14
Locuteur

de vous écouter Jean

1:21:15
Présentateur

-Luc Halimiv va nous rejoindre

1:21:17
Locuteur

pour

1:21:18
Présentateur

aborder les grandes thématiques de votre programme

1:21:23
Locuteur

Jean

1:21:24
Présentateur

-Luc c'est à vous

1:21:27
Locuteur

Carole

1:21:28
Présentateur

Delga bonjour et bienvenue bonjour

1:21:30
Locuteur

alors nous

1:21:32
Présentateur

allons aborder les grandes comme a dit Gilles les grands éléments de votre programme donc cette partie sera coupée en deux donc j'interviens ici au titre du CRIF et de Radio Colavive et après pendant une dizaine de minutes bien sûr je laisserai ma place à Patrick Lossot de Radio Aviva qui parlera du côté plus de la région de Montpellier alors Carole Delga au niveau de votre programme et sujet il y a un sujet la santé qui en théorie ne fait pas partie des prérogatives et des missions de la région c'est clair mais pourtant on ne parle que de ça et les candidats regorgent de propositions et d'idées sur la santé et c'est naturellement votre cas alors on parle beaucoup du rôle de la région sur la santé alors mes questions sont les suivantes quelles leçons d'abord vous tirez de cette pandémie et du rôle que vous avez initié de la région et pour l'avenir et votre programme comment voyez-vous l'évolution est-ce que la région doit prendre le pas sur l'ARS l'agence rationnelle de santé travaille-quel ou la piloter voire la remplacer Vincent Boune vous accompagne patron du SAMU 31 qui dit il faut décentraliser c'est l'une des leçons de la pandémie comment décentraliser quelles sont vos propositions pour traiter et résoudre le problème des déserts médicaux et enfin dans votre programme il y a la proposition d'embauche de 200 médecins et infirmiers qui est on avait eu hier Aurélien Pradié donc vu comme peu réaliste comment comptez-vous la mettre en oeuvre et la financer

1:23:12
Locuteur

très

1:23:14
Invité

concrètement la région s'investit dans la santé depuis maintenant une dizaine d'années c'est à travers le financement des maisons de santé pluriprofessionnelles c'est-à-dire un regroupement de professionnels de santé dans différents territoires que ce soit des territoires urbains ou des territoires ruraux

1:23:33
Locuteur

clairement

1:23:34
Invité

avec cette crise sanitaire la région les régions

1:23:37
Locuteur

ont

1:23:38
Invité

dû investir de façon beaucoup plus forte le champ sanitaire et médical parce qu'il faut le rappeler il y a de ça maintenant un peu plus d'un an on avait du mal à trouver des masques et la région Occitanie a acheté 22 millions de masques 22 millions de masques pour 6 millions d'habitants c'est parce qu'il y avait clairement une carence de l'état et les régions nous nous sommes unis pour vraiment avoir cette nécessité de protéger nos soignants mais aussi la population avec des masques donc à l'issue de cette crise sanitaire nous avons réfléchi avec mon équipe en effet il y a Vincent Boone le patron du SAMU de la Haute-Garonne mais il y a également la directrice du service de réanimation de l'hôpital de Béziers ou la secrétaire générale du CHU de Nîmes des aides-soignants des infirmés en

1:24:30
Locuteur

fait

1:24:30
Invité

15%

1:24:31
Locuteur

de

1:24:31
Invité

mes colistiers sont issus du milieu médical et donc c'est le premier sujet que nous avons travaillé toutes et tous ensemble et donc nos propositions elles sont de plusieurs ordres tout d'abord c'est la santé du quart d'heure la santé du quart d'heure c'est d'avoir un premier recours à un médecin généraliste dans 15 minutes et c'est pourquoi nous souhaitons recruter 200 médecins que ce soit dans des territoires ruraux mais aussi dans certains quartiers de grandes villes où il manque des médecins cela correspond à une aspiration de ces jeunes médecins qui souhaitent exercer en collectif et qui souhaitent avoir une stabilité professionnelle donc ils préfèrent être salariés que d'être dans le mode libéral c'est ce que nous avons vu au fil des 2-3 dernières années se généraliser de plus en plus et de plus quand c'est la région qui recrute les médecins ça évite d'avoir une concurrence entre les territoires parce que selon qu'une communauté de communes soit riche ou pas riche elle ne peut pas proposer les mêmes avantages aux médecins et aux infirmiers donc la région ça permet d'avoir une unité d'action ça permet d'avoir une égalité d'accès que les territoires soient riches ou pauvres à la médecine et ça permet aussi de s'adapter aux besoins et aux réalités territoriales et nous complétons cela parce que dans ce que nous demandent les médecins c'est l'exercice collectif stabilité de l'emploi de la rémunération mais c'est aussi recours à un hôpital local et là clairement il faut être objectif

1:26:05
Locuteur

nous

1:26:06
Invité

avons besoin que la région intervienne dans les travaux pour les hôpitaux comme nous le faisons pour les lycées donc il n

1:26:13
Locuteur

'est

1:26:13
Invité

pas question que la santé soit régionalisée comme je peux l'entendre de façon caricaturale l'éducation nationale elle est nationale et nous y sommes attachés c'est un fondement de la république mais pour les travaux dans les lycées ce sont les régions qui interviennent comme pour les collèges ce sont les départements donc de la même façon pour les hôpitaux locaux je souhaite que la santé bien sûr reste une prérogative nationale de cohésion républicaine mais que ce soit la région qui puisse réaliser les travaux parce que nos concitoyens voient bien que l'état de ces hôpitaux locaux laisse à désirer qu'il y a besoin de réactivité sur

1:26:50
Présentateur

ce point je me permets

1:26:51
Locuteur

Jean-Luc

1:26:53
Présentateur

Aurélien Pradier que nous recevions hier nous disait sur ce sujet précis en fait d'une part que c'était plutôt 30 minutes qu'un quart d'heure

1:27:00
Locuteur

et

1:27:01
Présentateur

d'autre part que effectivement le recrutement de 200 professionnels de santé donc des médecins était simplement une mesure qui était destinée finalement à fonctionnariser un peu plus

1:27:12
Locuteur

l

1:27:13
Présentateur

'organisation de la santé dans le territoire

1:27:14
Invité

écoutez monsieur Pradier devrait se féliciter de fonctionnariser la santé parce qu'heureusement que nous avons eu les fonctionnaires de l'hôpital public si en France il y a eu

1:27:28
Locuteur

beaucoup

1:27:29
Invité

de décès mais moins que dans d'autres pays c'est parce que nous avons un hôpital public qui a su réagir parce que nous avons un hôpital public aussi en France qui a su travailler avec le secteur privé il n

1:27:39
Locuteur

'est

1:27:39
Invité

pas question d'opposer mais le leader

1:27:41
Locuteur

pas

1:27:42
Invité

suffisamment dans l'Occitanie fortement dans d'autres régions malheureusement beaucoup moins mais en Occitanie ça je tiens à saluer la responsabilité et du secteur de l'hôpital public et de l'hospitalisation privée qui ont su travailler intelligemment ensemble donc clairement que la région veuille en effet recruter des médecins cela permet d'amener une bonne réponse et cela permet surtout d'être attractif d'être attractif parce que ce que nous demandent les jeunes étudiants futurs médecins c'est ça c'est d'avoir une stabilité professionnelle d'avoir une assurance d'un revenu avec des conditions d'exercice qui soient compatibles avec une vie personnelle et une vie de famille et puis également qu'il n

1:28:26
Locuteur

'y

1:28:26
Invité

ait pas de concurrence entre les territoires moi ce que je vois depuis 2-3 ans mais M. Pradié il ne

1:28:31
Locuteur

s

1:28:31
Invité

'intéresse pas à la région depuis longtemps donc c'est normal qu'il ait une méconnaissance mais moi ce que je vois depuis 2-3 ans sur la région c'est que selon les communautés de communes qu'elles soient riches ou pauvres elles ne proposent pas les mêmes avantages et ça veut dire que de neuf fois de plus il va y avoir de l'inégalité dans des territoires qui sont peu peuplés qui ont peu d'entreprises ainsi de suite donc c'est bien la santé du quart d'heure et nous ce que nous voulons avec bien sûr les hôpitaux publics qui vont pouvoir mailler le territoire c'est avoir également un accès aux spécialités et les spécialités ce n'est pas que la question de la maternité ou du risque cardiaque je rappelle qu'en France le premier risque c'est l'AVC donc quand j'entends parler juste de prestations cardiaques ou de maternité il faut rappeler quand même que la spécialité neurologique est absolument indispensable

1:29:19
Locuteur

Merci

1:29:19
Présentateur

pour cette clarification Jean-Luc Merci Un mot sur le financement de ces 200 médecins et infirmiers comment vous voyez le financement Nous

1:29:30
Locuteur

avons

1:29:30
Invité

prévu un budget en tout de 900 millions d'euros sur le mandat pour la santé et le financement c'est bien sûr la région qui fait l'avance et après il y a une convention avec l'assurance maladie parce que vous savez comment fonctionne la rémunération de la médecine en France non mais pour l'ensemble du mandat c'est 900 millions d'euros qui comprend aussi et c'est un point très important la formation au premier secours de l'ensemble de nos lycéens nous avons 230 000 lycéens sur l'Occitanie et nous donc nous engagerons la formation de tous nos lycéens pour les premiers secours parce que nous savons que quand il y a un AVC quand il y a un accident les premières minutes sont déterminantes et moi je veux un peuple qui soit solidaire et un peuple qui puisse porter assistance à l'autre et avec la jeunesse c'est par là qu'il faut commencer parce que ça donne un formidable espoir à la population

1:30:29
Locuteur

Merci

1:30:30
Présentateur

On va parler dans le transport et feuilleton de la LGV Bordeaux-Toulouse comment sortir du blocage actuel alors on vous a vu réagir très vivement à la déclaration du premier ministre je vous cite je ne veux pas d'une France à deux vitesses suite à l'annonce de Jean Castex qui finalement vous a entendu et a annoncé donc un support par l'Etat donc à hauteur de 4 milliards d'euros sur un budget autour de 8 milliards d'euros certains disent 10 milliards d'euros c'était le cas de Rolien Pradié hier alors comment sortir de ce blocage quick du soutien de la région à ce projet

1:31:09
Locuteur

Tout

1:31:09
Invité

d'abord je salue la décision du premier ministre d'avoir débloqué ce projet puisque vous le savez le président de la république avait décidé il

1:31:19
Locuteur

y

1:31:19
Invité

a de ça maintenant trois ans et demi de bloquer tous les grands projets d'infrastructures de transport et j'y étais fortement opposée parce que dans un pays si on veut de la croissance on a besoin des infrastructures de transport qui soient performantes

1:31:33
Locuteur

que

1:31:34
Invité

ce soit par le rail ou que ce soit par la route ou aussi par les aires

1:31:39
Locuteur

la

1:31:40
Invité

question de la LGV elle est fondamentale parce que si Toulouse n'est pas reliée je veux dire à Paris donc en moins de 3h30 il y aura un déclassement dans les fins prochaines années et nous avons besoin aussi de relier Perpignan là c'est la LGV Montpellier-Perpignan parce qu'aujourd'hui quand on est catalan la seule possibilité d'aller rapidement à Paris c'est de prendre l'avion il y a peu de vol et ensuite ce sont des tarifs de billets qui sont quand même très élevés donc nous travaillons sur ces deux LGV sur Bordeaux-Toulouse nous avons fait toutes les enquêtes publiques tous les recours sont passés donc nous sommes dans l'opérationnalité pour ce qui est de la région nous allons prendre toute notre part et nous allons financer 41% de toute la part des collectivités locales je rappelle le plan de financement 20% de crédit européen 40% de crédit de l'état et 40% des collectivités locales et donc dans ce bloc des collectivités locales la région va prendre en charge 41% pour la ligne donc Bordeaux-Toulouse c'est 1,3 milliard d'euros pour la ligne Montpellier-Perpignan cela représente un peu plus d'un milliard d'euros tout cela est prévu dans notre trajectoire budgétaire parce que comme le mentionne le président de la Chambre régionale des comptes nous avons une grande capacité d'investissement parce que nous ne sommes qu'à la moitié du taux maximum d'endettement et c'est pour ça que nous avons toujours été très prudents sur l'investissement pour nous garder la capacité d'investir dans les LGV aux côtés de l'Etat de l'Europe et des autres collectivités locales

1:33:25
Présentateur

voilà un dernier oui dernier court et court court question sur votre projet pour la partie TER et vis-à

1:33:33
Locuteur

-vis

1:33:33
Présentateur

de la SNCF alors on a Aurélien Pradié qui propose de décupler les triplés les pressions et sur la SNCF pour garantir la qualité les pénalités on a Vincent Theraïnoves qui propose d'ouvrir à la concurrence donc le projet de LGV quelle est-vous votre approche pour garantir la qualité et votre projet sur le développement des TER

1:33:56
Locuteur

moi

1:33:57
Invité

je suis la présidente de région qui sait concilier et la LGV et les petites lignes d'aménagement du territoire et si nous sommes à Toulouse je pense par exemple à la ligne Mont-Réjeau-Luchon en Cominge qui va rouvrir ou si je parle par exemple du Gard je pense à la rive droite du Rhône qui elle va rouvrir d'ici un an c'est du concret sur la question de la ponctualité donc du service de la SNCF

1:34:25
Locuteur

qu

1:34:25
Invité

'est-ce que me demandent mes concitoyens quand je suis sur le terrain un, ils demandent un train qui n'est pas cher

1:34:29
Locuteur

et

1:34:30
Invité

le train le moins cher de France c'est pas moi qui le dit c'est le PDG de la SNCF monsieur Farandou il dit qu'il est en Occitanie parce que c'est la région qui prend en charge le plus la partie qui n'est pas facturée donc à l'usager donc le train le moins cher de France il est en Occitanie et nous devions faire des progrès sur la ponctualité

1:34:49
Locuteur

au

1:34:49
Invité

niveau global les progrès sont faits de façon objective bien entendu je me mets à la place de certains usagers qui sont sur des lignes qui sont très compliquées où il y a beaucoup de travaux où il y a toujours des retards et je connais leur impatience et j'en suis désolée mais pour autant je dois reconnaître que depuis maintenant deux ans et demi l'amélioration de la ponctualité est là elle doit se poursuivre pourquoi elle est là parce que les pénalités les plus élevées de France elles sont en Occitanie

1:35:18
Locuteur

et

1:35:18
Invité

là pareil ce n'est pas moi qui le dit c'est la chambre régionale des comptes qui a comparé avec l'ensemble des autres régions donc ça veut dire qu'on a été très dur plus dur que d'autres présidents de régions

1:35:31
Locuteur non identifié

plus

1:35:31
Invité

dur qu'Alain Rousset plus dur que Laurent Wauquiez ou que Renaud Muselier mes voisins donc c'est cela la réalité sur ensuite l'ouverture à la concurrence voyez ça ça s'appelle une position démagogique parce qu'un artisan si vous ne lui donnez pas les meilleurs outils à ce moment là il ne

1:35:51
Locuteur

peut

1:35:51
Invité

pas faire du bon travail le problème du rail en France c'est quoi ?

c'est pas l'ouverture à la concurrence c'est qu'il n'y a pas assez d'investissement parce que quand on parle d'un RER sur le littoral quand on parle d'un RER sur l'étoile ferroviaire toulousaine nous avons besoin d'une deuxième ligne parce qu'aujourd'hui les lignes elles sont complètement saturées et elles ont besoin d'investissement donc ce que notre pays a besoin bien sûr notre région en bénéficiera mais ce dont notre pays a besoin c'est d'un grand plan de relance sur les infrastructures de transport parce que nous avons besoin de finir un réseau routier la région va prendre la maîtrise d'ouvrage sur l'ARN 116 sur l'ARN 20 et je vais également demander sur l'ARN 88 l'ARN 116 et l

1:36:35
Locuteur

'ARN

1:36:35
Invité

20 c'est Pyrénées-Orient à l'Ariège et l'ARN 88 si vous préférez c'est Aveyron-Lauzère c'est l'axe entre Toulouse et Lyon par le massif central et nous avons besoin la France notre pays d'investir fortement dans les infrastructures de transport il faut avoir un grand plan national qui permettra de relancer c'est pourquoi je propose que nous taxions les sociétés autoroutières parce qu'aujourd'hui les sociétés autoroutières présentent quand même très objectivement des bénéfices très élevés en exploitant le domaine public qui nous appartient à tous

1:37:06
Présentateur

ça

1:37:07
Locuteur

serait un juste retour sur la partie économique

1:37:08
Présentateur

écoutez puisque nous sommes dans le train nous allons prendre le train essayer d'être ponctuel je vous remercie beaucoup en tout cas

1:37:15
Locuteur

et aller à la gare de Montpellier

1:37:18
Présentateur

avec

1:37:19
Locuteur

Patrick Lossot qui va venir me

1:37:21
Présentateur

remplacer

1:37:21
Locuteur

merci

1:37:22
Présentateur

beaucoup merci

1:37:22
Locuteur

à

1:37:23
Présentateur

vous

1:37:31
Locuteur

Patrick

1:37:32
Présentateur

de Radio Aviva pour aborder les questions plus proches de Montpellier pas

1:37:38
Locuteur

forcément pas forcément d'ailleurs bonjour

1:37:45
Invité

madame la présidente bonjour Patrick Lossot administrateur de Radio Aviva Perpignan et Nîmes car nous nous sommes aussi

1:37:51
Locuteur

agrandis oui

1:37:52
Invité

je vous

1:37:52
Locuteur

rencontre souvent sur le terrain

1:37:53
Invité

voilà

1:37:54
Locuteur

je

1:37:54
Invité

commencerai par une citation qui me plaît beaucoup bien sûr d'un auteur d'ici qui est Joseph Daltay qui disait que quelle originalité que notre beau pays l'Occitanie à la fois disparate et unique et madame la présidente vous êtes capable justement vous de joindre les deux par vos actions par ce que vous avez fait par vos engagements également tant sur la laïcité que sur aussi l'antisémitisme encore hier non seulement Béziers a été frappé mais la grande motte aussi avec des menaces et des maux qui sont totalement au-delà de ce que l'on peut imaginer

1:38:29
Locuteur

donc c

1:38:30
Invité

'est aussi contre les inégalités enfin tout ce que vous faites je ne vais pas entrer en détail les actions en tout cas sur Montpellier bien sûr nous les vivons également merci à vous alors je vais plutôt me diriger vers des grands projets d'avenir notamment avec trois questions et je vais les énumérer et vous y répondrez comme vous le souhaitez

1:38:53
Locuteur

tout

1:38:54
Invité

d'abord

1:38:56
Locuteur

en

1:38:56
Invité

ce qui concerne l'avancée technologique aujourd'hui nous travaillons enfin disons les chercheurs et c'est actuel ils travaillent sur les algorithmes quantiques ça avance terriblement vite tant en matière de transhumanisme qu'autre

1:39:10
Locuteur

et

1:39:11
Invité

là nous avons nos chercheurs bien souvent comme Yann Lequin pour n'en citer qu'un seul mais beaucoup d'autres quittent notre région notre pays et vont ailleurs parce que il y a des opportunités plus intéressantes en ce qui concerne la recherche

1:39:25
Locuteur

alors

1:39:26
Invité

dans cette évolution technologique qui va être cruciale et qui va certainement changer un petit peu le panorama économique et social du futur

1:39:34
Locuteur

comment

1:39:35
Invité

se situe la région

1:39:36
Locuteur

qu

1:39:37
Invité

'est-ce qu'elle compte faire justement dans ce domaine

1:39:39
Locuteur

là ensuite

1:39:40
Invité

il y

1:39:41
Locuteur

a

1:39:41
Invité

un autre phénomène qui touche également l'humain dans lequel nous sommes concernés

1:39:46
Locuteur

tous

1:39:46
Invité

les gens de la région le sont c'est aussi l'écologie c'est-à-dire le réchauffement climatique qui risque aussi d'impacter quand même pas mal la situation tant économique

1:39:58
Locuteur

et

1:39:59
Invité

aussi que sociale

1:40:00
Locuteur

alors compte

1:40:01
Invité

tenu de ce qui se passe actuellement compte tenu des efforts qui sont faits et qui sont infinitésimales par rapport à ce qui devrait être fait et je ne parle pas au niveau mondial bien évidemment ce sont des décisions mondiales qui doivent être prises mais je ramène au niveau régional qu'est-ce que la région justement peut faire à son niveau en matière d'écologie

1:40:22
Locuteur

et

1:40:23
Invité

troisièmement ça touche un peu la période que nous venons de traverser qui est le Covid et qui a certainement aussi apporté une autre mentalité une autre façon de voir les gens à l'humain parce que on s'est retrouvé tout à coup dans une situation inédite où tout à coup la mort prend un autre sens

1:40:41
Locuteur

et

1:40:42
Invité

peut également engendrer aussi une façon d'envisager la vie différemment

1:40:48
Locuteur

alors

1:40:50
Invité

l'économie quand même est importante dans ces cas là surtout dans des fractures même si nous n'avons pas encore anticipé totalement le résultat quelque part du Covid de ce côté là Patrick

1:41:01
Locuteur

il

1:41:01
Invité

faut

1:41:01
Locuteur

essayer

1:41:02
Présentateur

peut-être juste

1:41:02
Locuteur

parce qu'il y a déjà deux grands thèmes qui

1:41:06
Invité

va se rapporter

1:41:07
Locuteur

un peu aux

1:41:08
Invité

touristes quand même qui représentent 10% du PIB donc de la région qu'est-ce que l'on peut faire parce que c'est quand même notre région vraiment est un diamant en matière de tourisme qu'est-ce qu'il faudrait faire justement pour que notre région fasse partie des dix régions les plus visitées d'Europe et peut-être même aller au-delà des frontières européennes

1:41:28
Locuteur

alors

1:41:29
Invité

tout d'abord sur la recherche et l'innovation tous les classements et en particulier une dernière étude de l'INSEE l'a prouvé nous sommes la première région en France en matière d'investissement dans la recherche et le développement c'est 3,7% du PIB et de plus nous sommes la seule région française à être présente dans les 20 premières régions européennes

1:41:52
Locuteur

les

1:41:54
Invité

20 premières régions européennes qui concentrent le plus de chercheurs et qui consacrent le plus de budget à la recherche il n'y en a qu'une en France c'est l'Occitanie et ça c'est un vrai atout c'est un vrai atout pour justement permettre de garder cette matière grise et d'en attirer aussi alors je sais bien que sur certains sujets par exemple vous avez indiqué la question du quantique la question de l'intelligence artificielle c'est en relation il peut y avoir des concurrents dans le monde en particulier aux Etats-Unis mais sur ce sujet par exemple du quantique nous avons une chaire qui est sur le quantique à l'université de Montpellier que nous avons mis en oeuvre avec Philippe Auger et qui permet avec beaucoup d'entreprises qui sont telles IBM mais aussi qui sont utilisées par Ubisoft ou d'autres voilà tous ces moteurs qui permettent d'aller vers l'utilisation de ces super calculateurs quantiques pour pouvoir gérer la donnée et pour pouvoir la connecter avec l'intelligence artificielle donc clairement la recherche et le développement nous sommes d'ailleurs la seule liste qui l'avons mis parmi nos priorités les autres n'en parlent pas ce qui est quand même très étonnant c

1:43:12
Locuteur

'est

1:43:12
Invité

qu'ils voient qu

1:43:13
Locuteur

'ils

1:43:13
Invité

n'ont pas une bonne connaissance du milieu économique parce que l'innovation c'est ce qui permet de donner la compétitivité et c'est ce

1:43:19
Locuteur

qui

1:43:19
Invité

permet après de créer de l'emploi alors là on va aller sur l'écologie là aussi l'innovation

1:43:26
Locuteur

il

1:43:26
Invité

y a de ça maintenant 5 ans j'ai décidé que la région Occitanie allait être pionnière en matière d'hydrogène et nous l'avons fait parce que si Bruno Le Maire a décidé que le premier conseil national de l'hydrogène en France se tient en Occitanie c'est parce que l'écosystème est le plus abouti en Occitanie que ce soit pour la recherche que ce soit également pour la production je pense à l'éolien flottant mais il y a aussi l'hydroélectricité et je pense aux usages que ce

1:43:54
Locuteur

soit

1:43:54
Invité

le train à hydrogène fabriqué à Tarbes ou que ce soit les bus et les cars à hydrogène fabriqué à Albi donc sur la question de l'écologie il faut développer les énergies renouvelables au premier rang desquelles bien sûr l'hydrogène mais avant tout avant tout il faut consommer le moins possible d'énergie et d'où la rénovation énergétique et notre grande cause régionale pour les prochaines années si les électeurs nous font toujours confiance ça sera l'éco-construction

1:44:20
Locuteur

l

1:44:21
Invité

'éco-construction c'est à dire tout d'abord la réhabilitation de nombreux immeubles soit habité soit abandonné dans des coeurs de petites villes de villages et puis également la construction du neuf je rappelle nous sommes la première région de France à accueillir de la population 40 000 nouveaux habitants et l'éco-construction nous devons être leader à travers bien sûr les matériaux biosourcés que ça soit la question du bois que ça soit aussi la question du chanvre la question de la laine également pour l'isolation la question aussi de la paille et la paille c'est vrai pour des céréaliers dans le louragué comme pour des résiculteurs dans le Gard et dans la petite Camargue qui est à la fois sur

1:45:04
Locuteur

le Gard et un

1:45:05
Invité

peu sur les Raux mais la paille de riz est un très très bon isolant et doit être utilisée donc là nous devons sur la matière en matière écologique pousser les feux sur l'éco-construction la rénovation énergétique toutes les énergies renouvelables soutenir la biodiversité parc naturel régional c'est un sujet que je connais bien nous en avons créé le dernier c'est le parc naturel régional de l'Aubrac et le prochain sera celui du Cominge et de la Barousse et dont j'assume la présidence donc nous devons être très engagés je finirai juste par la question de l'alimentation les circuits courts soutenir l'agriculture de qualité l'agriculture bio nous sommes la première région en France pour le bio nous sommes la première région en Europe pour les produits sous signe officiel de qualité

1:45:54
Locuteur

quelles

1:45:54
Invité

sont les actions justement qui vont être menées pour soutenir les agriculteurs

1:45:57
Locuteur

? très

1:45:58
Invité

concrètement pour nos agriculteurs c'est tout d'abord les aider à la transformation pour cette agriculture de la qualité cette agriculture bio c'est ce qu'on appelle des contrats d'agriculture durable c'est également les aider à trouver des débouchés pour les circuits courts et les lycées aujourd'hui c'est 40% de produits locaux et de produits bio dans 5 ans ça sera 75% c'est à dire qu'il y ait de la commande publique régionale qui permette de trouver un débouché et bien sûr c'est tout le travail sur la question de l'irrigation c'est à dire bien mailler tous les réseaux pour amener dans cette période de réchauffement climatique l'eau mais aussi au bon moment et là également au bon moment de la croissance de la plante et là aussi la recherche elle a vraiment toute sa place parce que c'est à travers des techniques satellitaires qu'on sait à quel moment de la croissance de la plante il faut amener la bonne quantité d'eau et ça ça nous permet également de travailler et puis aussi avoir des petites retenues collinaires qui permettent aussi de mailler ce territoire

1:47:02
Locuteur

l

1:47:03
Présentateur

'exercice est extrêmement difficile parfois frustrant non Patrick mais on doit

1:47:09
Locuteur

on doit malheureusement

1:47:11
Invité

le tourisme c'est à travers

1:47:13
Locuteur

peut-être

1:47:13
Présentateur

brièvement

1:47:14
Locuteur

le

1:47:15
Invité

tourisme c'est toute notre politique de monter en puissance de la qualité sur l'accueil touristique c'est à dire au niveau de l'hébergement au niveau des prestations et c'est aussi bien sur le littoral avec là une préservation environnementale par rapport au recul du trait de côte et donc là nous investissons beaucoup pour limiter les effets du rachement climatique et que notre littoral reste accueillant et reste sauvage aussi et puis également c'est la compagnie des Pyrénées pour toutes les zones de montagne qui permettra d'avoir une montée en gamme de l'hébergement et une grosse rénovation également de locaux qui sont inoccupés

1:47:58
Locuteur

merci

1:47:59
Présentateur

pour cette synthèse madame Delga l'exercice n

1:48:02
Locuteur

'est

1:48:02
Présentateur

pas simple nous allons poursuivre la troisième partie de cette interview et je vais donc moi-même madame la présidente vous interroger sur des sujets plus spécifiquement économiques de votre programme avant toute chose nous avons vécu une crise sanitaire inédite cette crise sanitaire évidemment a eu des conséquences économiques particulièrement pénibles pour le tissu régional comment avez-vous vécu cette crise et quel regard aujourd'hui vous portez sur cette crise dont on peut espérer que nous allons en sortir

1:48:42
Locuteur

je

1:48:43
Invité

l'ai vécu en étant vraiment une façon acharnée au travail pour faire en sorte d'aider un maximum d'entreprises c'est vrai que nous aurons aidé sur une seule année quatre fois plus d'entreprises que d'habitude 68 000 je crois

1:48:58
Locuteur

au total sur le mandat sur le mandat 68 000 entreprises ce qui

1:49:02
Invité

représente 250 000 salariés et clairement

1:49:06
Présentateur

près de 400 en

1:49:08
Locuteur

termes de comptant alors donc

1:49:08
Invité

sur le budget 2020 nous avons investi pour les entreprises 400 millions au lieu de 250 millions

1:49:15
Locuteur

donc nous avons été très proactifs

1:49:17
Invité

en complément des aides gouvernementales chacun sait que je suis souvent en désaccord avec la politique gouvernementale mais sur la politique économique je reconnais tout à fait le travail qui a été mené par Bruno Le Maire et nous avons travaillé en bonne intelligence parce que nous avions un défi à relever pour autant ce défi n'est pas encore gagné parce que

1:49:38
Locuteur

avec

1:49:39
Invité

la vaccination nous allons sortir de la crise sanitaire mais il faut que les prêts dont ont bénéficié les entreprises par l'état les fameux PGE puissent être remboursés et on sait très bien que certaines entreprises ne vont pas pouvoir tenir les délais qui sont prévus donc la région a décidé de mettre en place un fonds anti-faillite de 100 millions d'euros qui va permettre de rallonger les délais

1:50:02
Locuteur

ou

1:50:02
Invité

pour certaines entreprises qui sont en difficulté ou qui sont dans une période de forte transformation de transformer ce prêt en capital et cela permettra que la région soit actionnaire et qu'on structurera le haut de bilan

1:50:14
Locuteur

très

1:50:15
Présentateur

bien alors

1:50:18
Locuteur

on

1:50:18
Présentateur

a évidemment été très attentifs au déroulé de la campagne avec de nombreuses interventions dans la presse dans différents médias le débat de la tribune ou celui de l'affaire 3 de manière assez objectif on a trouvé quand même que vous étiez assez sévèrement attaqué mais vous nous direz si c'est justifié ou pas et notamment sur des sujets donc assez précis je repense par exemple à votre soutien à l'usine Bosch de Rodez

1:50:49
Locuteur

et

1:50:50
Présentateur

où effectivement vos compétiteurs vous reprochez vertement le fait d'avoir soutenu donc cette entreprise les salariés et puis à côté de ça soutenir également donc la production et le développement du diesel avec votre alliance avec les écologistes

1:51:07
Locuteur

qu

1:51:08
Présentateur

'est-ce que vous pouvez nous dire sur ce sujet

1:51:09
Locuteur

tout

1:51:10
Invité

ça vous savez qu'on est dans une période électorale malheureusement je préférerais qu'il y

1:51:15
Locuteur

ait

1:51:15
Invité

un meilleur niveau mais malheureusement tous les coups bas sont permis et si vous préférez si je devais relever tous les mensonges ou toutes les contre-vérités qui ont été données l'heure de débat de cette émission ne nous suffirait pas donc moi je vais parler de ce que j'ai fait et surtout de ce que je vais faire

1:51:31
Locuteur

question

1:51:32
Invité

de Bosch l'entreprise Bosch la Bosch comme on dit à Rodez c'est un vrai souci parce qu'il va y avoir des licenciements massifs dans les prochaines années et moi je pense aux familles et je pense à ces employés qui ont travaillé avec beaucoup d'attachement beaucoup de compétences et là nous avons été face à un grand groupe un grand groupe international basé en Allemagne Bosch nous nous sommes rendus au siège social et nous avons rencontré les grands patrons qui clairement

1:52:06
Locuteur

n

1:52:07
Invité

'a pas su bien anticiper l'évolution du diesel et a minimisé toutes les affaires autour du dieselgate je pense en particulier à la malversation autour de Volkswagen ils ont minoré et donc ils n'ont pas assez anticipé la diversification nous leur avions proposé il y a de ça maintenant deux ans et demi d'aller vers l'aéronautique quand l'aéronautique était en pleine croissance nous leur avions même proposé des recrutements très précis pour les aider dans ces sujets ils les ont recrutés en juin 2020 alors que le début de la crise éronautique commençait mais pour autant regardons l'avenir on va en effet faire en sorte qu'il y ait des solutions pour ces salariés et avec mes équipes je travaille avec certains industriels toulousains pour qu'il puisse y avoir de nouvelles activités liées à la mobilité je ne peux pas

1:53:03
Locuteur

en dire plus le

1:53:04
Présentateur

site est maintenu

1:53:05
Invité

pour que le site soit maintenu sur place je ne

1:53:07
Locuteur

peux

1:53:07
Invité

pas en dire plus parce que vous comprenez que nous sommes dans des négociations confidentielles avec certains grands industriels toulousains mais pour qu'autour de la mobilité il y ait un avenir et qu'il y ait donc au final un maintien de l'emploi ce ne sera plus des emplois spécifiques sur le diesel mais ce sera des emplois sur la mobilité d'avenir ce que nous

1:53:26
Locuteur

développons

1:53:27
Invité

donc ici en Occitanie et puis clairement sur le diesel là aussi il faut se dire des vérités le diesel il est polluant pour les petits trajets en ville en revanche une étude indépendante qui a été d'ailleurs menée par le gouvernement l'a démontré c

1:53:40
Locuteur

'est

1:53:40
Invité

que le diesel sur les moyennes et de longues distances n'est pas plus polluant que l'essence et c'est ça où il faut là également travailler avec les constructeurs automobiles

1:53:49
Locuteur

avoir

1:53:50
Invité

un sujet d'équilibre et voyez par rapport à toutes ces attaques que vous indiquez de mes concurrents

1:53:58
Locuteur

la

1:53:58
Invité

seule liste qui est capable d'équilibre qui est capable de concilier l'urbain et le rural qui est capable de concilier l'industrie avec plus d'industries vertes qui est capable aussi de concilier

1:54:11
Locuteur

tout

1:54:12
Invité

simplement toutes les différentes sensibilités de notre région

1:54:17
Locuteur

ma

1:54:18
Invité

devise je reprends celle de l'Europe c'est unie dans la diversité

1:54:21
Locuteur

moi

1:54:22
Invité

je pense que la diversité est une richesse qu'on doit respecter cette diversité mais qu'on doit savoir rassembler et savoir agir je l

1:54:29
Locuteur

'ai

1:54:29
Invité

démontré et je veux continuer à le faire

1:54:31
Locuteur

très

1:54:31
Présentateur

bien alors je reste sur le sujet des critiques on va revenir un peu en arrière quand vous avez pris la présidence de la région donc Occitanie et on vous reproche effectivement d'avoir tardé à prendre des mesures

1:54:46
Locuteur

un

1:54:47
Présentateur

peu drastiques pour faire en sorte c'était d'ailleurs l'objectif de la réforme faire en sorte que les régions se regroupent et que finalement on puisse faire des économies d'échelle

1:54:56
Locuteur

et

1:54:57
Présentateur

là la charge est sévère on vous dit vous avez fait du sous-poudrage vous avez maintenu des doublons il n'y

1:55:04
Locuteur

a

1:55:04
Présentateur

pas eu d'économie réelle concernant donc les effectifs Aurélien Pradié qui était ici sur le plateau hier nous disait qu'il se targuait de pouvoir économiser 20 millions parents d'économies sur ces seuls sujets soit près de 100 millions sur son mandat ça questionne clairement ça questionne

1:55:23
Locuteur

alors

1:55:24
Invité

monsieur Pradié dit qu'il pourrait faire 100 millions d'économies sur le mandat moi j'ai fait je dis pas j'ai fait 150 millions d'économies sur le mandat qui s'achève 150

1:55:35
Locuteur

millions sur quel poste sur les

1:55:36
Invité

postes alors tout d'abord sur les postes qu'on appelle des frais généraux sur les assurances également j'ai renégocié des emprunts on a aussi mieux géré la question des fluides on a développé la visio alors clairement au début

1:55:54
Locuteur

vous

1:55:54
Invité

savez ce que c'est au début on investit dans la visio c'est une dépense mais après en fonctionnement vous faites des économies donc c'est 150 millions qui ont été générés sur le fonctionnement global de notre région en termes d'énergie en termes d'assurance en termes de frais bancaires et puis là aussi il y a différents articles

1:56:17
Locuteur

en

1:56:18
Invité

France il n

1:56:18
Locuteur

'y

1:56:18
Invité

a qu'un juge pour les comptes ça s

1:56:20
Locuteur

'appelle

1:56:20
Invité

la cour des

1:56:21
Locuteur

comptes

1:56:21
Invité

et la chambre régionale des comptes que dit la chambre régionale des comptes sur notre région que les dépenses de fonctionnement n'ont pas augmenté chaque année de plus de 0,9% quel est le taux d'inflation en France ces dernières années 0,9% alors à celles et à ceux qui sont en train de porter des critiques parce qu'ils sont tout simplement dans une candidature politicienne moi je réponds que cette administration elle est bien gérée que cette région elle est efficace et quand on parle justement des services quand j'entends tous les propos qui sont très critiques et qui sont même très déshonorants pour le travail de l'ensemble de mes équipes je trouve que c'est bien bien peu respectueux qu'on veut devenir soi-disant président d'une région parce que vous savez être président d'une région de 6 millions d'habitants moi je sais ce que c'est

1:57:04
Locuteur

je

1:57:04
Invité

suis présidente de l'Occitanie et présidente de l'Occitanie c'est savoir s'appuyer sur toutes les forces toutes les forces bien sûr les entreprises bien sûr les associations mais aussi son administration c'est 6 700 agents vous croyez que moi je ne

1:57:18
Locuteur

suis

1:57:18
Invité

pas fière de mes agents du travail remarquable qu'ils ont fait dans les lycées vous croyez que je ne

1:57:22
Locuteur

suis

1:57:22
Invité

pas fière de mes agents qu'ils ont fait en sorte qu'en 5 ans on devienne la première région de référence en Europe sur l'hydrogène vous croyez que je ne

1:57:29
Locuteur

suis

1:57:29
Invité

pas fière de mes agents quand on a distribué des ordinateurs gratuitement à toutes les familles et ce qui a permis d'être la première région française pour l'enseignement à distance dont on a eu bien besoin avec l'épidémie alors vous savez quand on soit disant on veut aspirer à des hautes charges il faut avoir aussi de la hauteur de vue et il faut avoir de l'honnêteté l'honnêteté c'est respecter les gens c'est respecter les faits et c'est surtout enclencher des transformations collectivement avec une capacité de rassembler et cela je

1:58:02
Présentateur

le

1:58:02
Locuteur

fais

1:58:02
Présentateur

pour compléter juste sur la gestion de la région quand Aurélien Pradié parle d'un trop grand nombre de doublons que répondez-vous

1:58:10
Invité

je réponds que mes fonctionnaires

1:58:12
Locuteur

ils

1:58:13
Invité

bossent ils bossent énormément

1:58:14
Locuteur

il

1:58:15
Invité

n'y a pas de fonctionnaires qui sont dans des placards dorés comme cela veut être dit vous croyez qu'on peut aider 4 fois plus d'entreprises en une année si ces agents là ils n'ont pas fait des heures supplémentaires moi pendant un an ils étaient en télétravail chez eux et ils ont fait des heures supplémentaires pour pouvoir répondre aux services à la population donc voyez je trouve que c'est profondément méprisant et là aussi la cour des montes la cour des comptes pardon la cour des comptes démontre que parmi les régions où la masse salariale est proportionnellement la plus faible c'est l'Occitanie

1:58:52
Locuteur

cette

1:58:53
Invité

région elle est bien gérée elle investit et en plus il faut être clair aussi sur l'endettement vous croyez qu'aujourd'hui il faut autofinancer des investissements sur les lycées des investissements sur le rail alors que les taux d'intérêt sont en dessous de 1%

1:59:10
Locuteur

ce

1:59:11
Invité

sont même pas quand

1:59:13
Locuteur

les candidats

1:59:13
Invité

défendent un désendettement ça veut dire qu'ils sont à rebours complet du moindre bon sens en matière d'économie je ne vous demande pas que ce soit des grands spécialistes économistes mais au moins qu'ils aient du bon sens quand vous faites des travaux qui vont durer 30-40 ans que les taux d'intérêt sont à moins de 1% c'est-à-dire au taux de l'inflation vous allez puiser dans vos réserves mais ça s'appelle ça de l'incompétence

1:59:38
Présentateur

sur ce sujet vous êtes parfaitement d'accord le principe de l'endettement de la collectivité locale c'est au cœur de la préoccupation des dirigeants des collectivités alors vous évoquez concernant l'endettement de la région Occitanie vous évoquez 5,2 années d'endettement alors que le seuil d'alerte pour les régions en moyenne en France est autour de 10 ans tout à fait alors on reprend Aurélien Pradié parce que c'est lui que nous avons interviewé hier

2:00:06
Locuteur

et

2:00:06
Présentateur

donc lui nous dit que vous êtes en deçà de la norme des régions comme celle donc dirigée par Laurent Mouquiez ou encore Renaud Muselier alors certes effectivement il y a un effet d'aubaine aujourd'hui et je conçois d'ailleurs comme les entreprises privées le public et le privé ont tout intérêt aujourd'hui à s'endetter raisonnablement

2:00:26
Locuteur

puisque

2:00:27
Présentateur

vous avez des comptes citoyens mais sur ce sujet du taux de la dette en Occitanie vous vous dites quoi ?

2:00:34
Invité

Je dis

2:00:35
Locuteur

ce

2:00:36
Invité

que écrit la Cour des comptes la région Occitanie est la cinquième région la moins endettée de France cinquième région la moins endettée de France en effet Auvergne-Rhône-Alpes est un peu moins endettée que nous

2:00:47
Locuteur

mais

2:00:48
Invité

PACA est beaucoup plus endettée que nous

2:00:51
Locuteur

et

2:00:52
Invité

par respect pour le combat qu'est en train de mener Renaud Muselier face à l'extrême droite je ne citerai pas

2:00:57
Locuteur

son

2:00:58
Invité

taux d'endettement qui est beaucoup plus élevé que le nôtre

2:01:01
Locuteur

parce

2:01:01
Invité

que moi je suis présidente responsable et surtout je suis une républicaine acharnée

2:01:08
Locuteur

donc

2:01:09
Invité

cette région elle est bien gérée elle n'est cinquième région la moins endettée de France et si certains veulent sauter comme des cabris pour dire je suis le moins endetté ça n'a aucun sens parce que à ce moment-là mes concurrents qu'est-ce qu'ils auraient fait l'année dernière en 2020 alors ils n'auraient pas augmenté les aides aux entreprises alors que les entreprises les chefs d'entreprise et les salariés étaient très inquiets sur leur avenir qu'ils n'arrivaient pas à payer certains salaires à la fin du mois c'est-à-dire ils seraient restés à 250 millions ils ne seraient pas montés à 400 millions qu'est-ce qu'ils auraient fait à ce moment-là sur la gratuité pour les jeunes au niveau du transport scolaire au niveau des moins de 26 ans pour le train ça s'appelle des mesures de pouvoir d'achat

2:01:56
Locuteur

et

2:01:57
Invité

quand on est dans une région où la pauvreté est en train d'augmenter et bien on agit on ne perd en repas on n'est pas commentateur on est dans l'action et dans le respect de ses habitants

2:02:09
Locuteur

bien

2:02:10
Présentateur

merci Mme Daga un dernier point sur les aspects économiques et là on va parler de l'ensemble des candidats puisqu'on parle de plus en plus de fonds souverains de fonds souverains régionales alors vous-même vous avez déjà engagé des initiatives là-dessus elles existent

2:02:27
Invité

elles existent

2:02:27
Présentateur

est-ce que vous pouvez nous les rappeler et puis peut-être les préciser notamment à

2:02:34
Locuteur

l

2:02:34
Présentateur

'endroit de nos auditeurs

2:02:35
Invité

oui mais pour vos auditeurs je vais bien expliquer ce qu'est un fonds souverain parce que voilà c'est nécessaire puis j'ai entendu certaines explications données par d'autres qui étaient pour le moins floues

2:02:45
Locuteur

un

2:02:46
Invité

fonds souverain c'est la possibilité de renforcer les capitaux propres d'une entreprise c'est le haut de bilan c'est-à-dire les capitaux propres d'une entreprise ça démontre la solidité d'une entreprise et c'est une garantie pour pouvoir accéder au financement auprès des banques donc nous cette question des fonds souverains nous l'avons mis en place sous trois formes nous avons choisi un fonds souverain qui est de 150 millions d'euros et qui s'y décline de trois façons parce que en économie et vous le savez on a besoin d'adaptabilité parce que le besoin d'une ETI d'une entreprise de taille intermédiaire c'est pas le même qu'une entreprise de 10 salariés donc tout d'abord c'est tout notre dispositif pour la région actionnaire donc c'est l'agence régionale des investissements stratégiques la région est actionnaire dans des entreprises qui produisent des masques pour enfants qui sont faits 100% y compris le tissu en Occitanie c'est la région qui est actionnaire sur l'abattoir d'Argence en Aubrac donc en Aveyron pour permettre d'avoir une filière locale d'abattage pour cette viande sublime avec la race c'est également à Béziers la région actionnaire avec Genvia qui est donc une entreprise que nous avons créée avec Schlumberger pour la production d'électrolyseurs d'hydrogène vert donc ça en premier l'agence régionale des investissements stratégiques la région actionnaire deuxième action c'est l'épargne citoyenne c'est à dire que là nous avons vous le savez un niveau d'épargne en France qui est extrêmement élevé et donc nous allons mettre à disposition cette épargne locale pour des entreprises locales une relation plus directe et troisième point sur le fonds souverain c'est le fonds impulsion qui est destiné à l'industrie et qui bénéficie déjà fortement donc à l'aéronautique et là qui permet d'aller carrément je veux dire en quasi fonds propres ou en garantie d'emprunt également donc voilà le fonds souverain la région actionnaire la région qui facilite l'épargne citoyenne et la région qui est en quasi fonds propres en tout 150 millions d'euros

2:05:06
Locuteur

très

2:05:06
Présentateur

bien merci écoutez nous allons passer à la troisième partie à la dernière partie de l'émission qu'on va démarrer avec Gilles et donc Franck Touboul le président du CRIF naturellement on

2:05:16
Locuteur

va

2:05:16
Présentateur

venir

2:05:16
Locuteur

aborder ou je t

2:05:17
Présentateur

'invite à démarrer voilà absolument je vais parler avec vous un petit peu de la violence de la violence et quel rôle peut jouer donc la région sur ce sujet là quel ton d'abord puisqu'il vous parle de

2:05:32
Locuteur

l

2:05:32
Présentateur

'actualité médiate votre réaction aux propos scandaleux de Jean-Luc Mélenchon donc ainsi donc les assassinats islamistes de nos soldats d'un jeune rabbin d'enfant juif serait écrit à l'avance serait l'oeuvre donc prémédité par des adversaires politiques comment regardez-vous donc ce qui s

2:05:52
Locuteur

'est

2:05:52
Présentateur

passé avec le président de la république Emmanuel Macron et si on parle de violence qui ne cesse de se développer on est dans le non-limite vous-même vous-même vous avez été victime de lettres d'insultes même de menaces de mort ont-elles été signées où en est-on vous avez vécu une intrusion de militants d'extrême droite le 25 mars dernier finalement face à ce déchaînement de la violence on ne parle que de ça quel est votre regard et quel rôle peut jouer la région et vous avez dans votre programme notamment un plan régional de sécurité pour le civisme et pour rassurer et apporter plus de sécurité

2:06:30
Locuteur

tout

2:06:31
Invité

d'abord c'est la nécessité d'avoir une république plus apaisée comme vous l'indiquez nous sommes à un niveau de violence

2:06:38
Locuteur

physique

2:06:40
Invité

mais aussi verbale de par certains responsables politiques nationaux qui sont inadmissibles pourquoi c'est inadmissible parce que c'est pas la liberté d'expression

2:06:50
Locuteur

c

2:06:51
Invité

'est l'attaque c'est la mise en fragilité de notre république qui nous protège à toutes et à tous la république c'est notre bien le plus précieux c'est ce qui nous permet de vivre ensemble c'est la liberté l'égalité la fraternité la laïcité c'est à dire que dans notre pays en France la loi elle est toujours au dessus de la foi c'est ça que nous devons protéger alors bien entendu j'ai de suite dit mon indignation sur les propos de Jean-Luc Mélenchon et bien sûr je pense aux victimes je préfère parler des victimes que de cette dérive terrible de

2:07:24
Locuteur

Jean

2:07:24
Invité

-Luc Mélenchon je pense à Gabriel et Jonathan Sandler à Myriam Monsonégo ainsi que les militaires Imad Imdian Athen Mohamed Léguad et Abel Chénouf qui sont morts sur ces attentats de Toulouse

2:07:37
Locuteur

la

2:07:38
Invité

république c'est aussi le président de la république

2:07:40
Locuteur

et

2:07:41
Invité

il n'est inadmissible inadmissible cette violence vis-à

2:07:44
Locuteur

-vis

2:07:44
Invité

du président de la république

2:07:46
Locuteur

nous

2:07:46
Invité

devons avoir du débat

2:07:48
Locuteur

je

2:07:49
Invité

l'indique avec le président de la république je n'ai pas la même vision de la France je un

2:07:54
Locuteur

débat d'idées

2:07:55
Invité

mais c'est un débat d'idées je respecte profondément le président de la république et tout le monde doit le respecter cette gifle

2:08:01
Locuteur

c

2:08:02
Invité

'est une attaque à la république et donc on doit vraiment avoir de la responsabilité avoir de la clarté de la mesure et de l'équilibre nous sommes en train là de voir se bâtir sous nos yeux une société des ennemis

2:08:16
Locuteur

cela

2:08:16
Invité

n'est pas possible quand je vois des propos qui sont vraiment excessifs sur la question des menus végétariens

2:08:23
Locuteur

s

2:08:24
Invité

'il y a des personnes qui ne souhaitent pas manger de viande

2:08:26
Locuteur

libre

2:08:27
Invité

à eux mais libre aussi aux autres de pouvoir manger de la viande on ne peut pas être non plus dans cette doctrine qui devient vraiment très très dure sur la question de l'avion s'il

2:08:38
Locuteur

y

2:08:38
Invité

en

2:08:38
Locuteur

a

2:08:38
Invité

qui ne veulent pas prendre l'avion ils ne prennent pas l'avion mais moi je veux qu

2:08:41
Locuteur

'il

2:08:41
Invité

y

2:08:41
Locuteur

ait

2:08:41
Invité

des avions parce que moi je veux qu'on rencontre les peuples des autres continents

2:08:45
Locuteur

qu

2:08:45
Invité

'on comprenne les autres civilisations

2:08:47
Locuteur

parce

2:08:47
Invité

que la république apaisée la république je veux dire qui permet d'être dans la fraternité c'est parce que on connaît l'autre on connaît sa différence et on arrive à l'agréger

2:08:58
Locuteur

voilà

2:08:59
Invité

dans cette maison commune qu'est la république qui nous protège à tout et à tous sur la sécurité clairement la région a déjà beaucoup agi dans les trains sur les abords des lycées quand on a été élu il

2:09:12
Locuteur

y a

2:09:12
Invité

de ça cinq ans et demi il n

2:09:14
Locuteur

'y

2:09:14
Invité

avait que 40% des places dans les trains qui étaient sous vidéosurveillance aujourd'hui c'est 80% l'objectif c'est d'arriver sous deux ans à 100% nous avons également beaucoup sécurisé les entrées des lycées on a à peu près 80% de nos lycées qui sont sécurisés il nous reste à le finir et moi je suis très attachée à la sécurité régalienne donc ce que je demande c

2:09:35
Locuteur

'est

2:09:35
Invité

qu'il

2:09:35
Locuteur

y ait

2:09:35
Invité

une zone de défense qui soit propre à l'Occitanie pour donner un commandement donc à l'Occitanie au préfet de région pour la police la gendarmerie et la sécurité civile c'est comme ça que nous serons efficaces

2:09:49
Locuteur

merci

2:09:49
Présentateur

merci beaucoup nous

2:09:51
Locuteur

allons

2:09:51
Présentateur

conclure

2:09:52
Locuteur

avec le

2:09:53
Présentateur

président Franck de Boulle

2:09:55
Locuteur

avec

2:09:56
Présentateur

lequel nous allons évoquer des sujets prégnants

2:09:59
Locuteur

de

2:10:01
Présentateur

l'actualité

2:10:09
Locuteur

bien

2:10:09
Présentateur

alors madame Delga écoutez voilà Franck de Boulle nous a rejoint

2:10:15
Locuteur

et nous allons et nous allons démarrer donc une

2:10:17
Invité

très

2:10:18
Locuteur

question alors

2:10:20
Invité

comme on est dans un format radiophonique on est obligé d'avoir des usages beaucoup moins familiers mais je dois dire que Carole et moi nous parlons souvent

2:10:28
Locuteur

et

2:10:29
Invité

mais

2:10:29
Locuteur

que vous allez vous voyer

2:10:30
Invité

voilà

2:10:31
Locuteur

on va se vous

2:10:31
Invité

voyer quand même parce que les usages l'exigent mais je voudrais d'abord et avant tout exprimer toute la sympathie que j'ai pour la présidente de région pour deux sujets

2:10:40
Locuteur

le

2:10:41
Invité

premier

2:10:42
Locuteur

c

2:10:43
Invité

'est que nous sommes frères de menaces puisque nous recevons elle et moi de très nombreuses menaces des menaces antisémites parfois

2:10:51
Locuteur

ce

2:10:52
Invité

qui

2:10:53
Locuteur

rend

2:10:53
Invité

Carole Delga encore plus familière de nos de nos sujets communautaires puisqu'elle est souvent traitée dans des lettres anonymes et dans des menaces physiques etc. par les mêmes ennemis que ceux de la communauté juive donc de ce point de vue là je nous reconnais une convergence de lutte pour reprendre une expression très à gauche

2:11:14
Locuteur

et

2:11:16
Invité

puis le plan de lutte contre l'antisémitisme justement après après ces menaces après l'émergence d'une extrême droite sur le territoire de l'Occitanie qui est sans cesse grandissante et qui a vu à l'occasion des municipales beaucoup de villes notamment certaines qui ont une histoire avec la communauté juive qui sont très fortes je pense à Moissac en particulier basculer à l'extrême droite Carole Delga a pris l'initiative de ce plan de lutte contre l'antisémitisme et nous sommes totalement en phase sur ces questions là elle a assumé pleinement la réalité des faits qui depuis les années 2000 traversent notre pays je le rappelle nous sommes nous communautés juives 0,6 0,7% de la population française et à nous seuls il y a près de 700 entre 700 et 1000 actes recensés par le ministère de l'intérieur chaque année ce qui est considérable pour les mettre en comparaison avec

2:12:10
Locuteur

une

2:12:11
Invité

centaine d'actes anti-musulmans et près de 400 actes anti-chrétiens qui sont d'ailleurs de plus en plus croissants donc ça je voulais je voulais vous le dire après je voudrais rappeler

2:12:23
Locuteur

peut-être que

2:12:24
Présentateur

la présidente on peut le dire assez courageusement affichée tout

2:12:28
Locuteur

de

2:12:28
Présentateur

même

2:12:30
Locuteur

sur les murs

2:12:31
Présentateur

absolument nous en étions

2:12:33
Locuteur

et

2:12:33
Présentateur

je

2:12:33
Locuteur

crois que c'est

2:12:33
Présentateur

important de le rappeler

2:12:34
Locuteur

oui oui les

2:12:34
Invité

caricatures de Charlie Hebdo ont été donc projetées sur les murs des deux hôtels de région de Montpellier et de Toulouse pour bien rappeler

2:12:43
Locuteur

que

2:12:43
Invité

la loi est tout dessus de la foi je respecte toutes les religions mais dans notre république la loi est tout dessus de la

2:12:51
Locuteur

foi

2:12:51
Invité

et il s'en est trouvé beaucoup pour dire que c'était pas forcément pertinent de le faire parce que c'est souvent le règne de la peur et finalement voyez quand on assume les choses clairement et alors là pour le coup je dirais presque ostensiblement et bien on n

2:13:04
Locuteur

'a

2:13:04
Invité

pas de problème c'est le courage en politique oui

2:13:06
Locuteur

il faut avoir

2:13:07
Invité

du courage en politique il faut vraiment dans ces moments où notre république est atteinte et bien il faut relever la tête

2:13:14
Locuteur

et

2:13:15
Invité

voilà à tous ces extrémistes il faut leur démontrer que la république sera toujours plus forte et nous avons salué à cette occasion là lorsque ces caricatures ont été affichées et parfois elles ne nous ont pas été favorables Charlie Hebdo n'a épargné personne nous nous sommes félicités de cette initiative je vous avez évoqué Béatrice lors de votre portrait au début de l'émission a évoqué votre proximité à l'époque avec Manuel Valls

2:13:42
Locuteur

et

2:13:43
Invité

François Hollande

2:13:45
Locuteur

Manuel

2:13:46
Invité

Valls a parlé à un moment donné de ces fameuses de ces fameuses gauches irréconciliables

2:13:51
Locuteur

pour

2:13:52
Invité

la communauté juive qui nous écoute aujourd'hui la question des alliances de deuxième tour

2:13:57
Locuteur

est

2:13:57
Invité

une source d'inquiétude et nous avons eu à l'occasion des municipales de nombreuses occasions de nous mobiliser pour faire barrage à une certaine gauche que nous nous qualifions d'extrême ou d'ultra gauche

2:14:11
Locuteur

et

2:14:12
Invité

qui à certains égards n'a rien à envier à l'extrême droite

2:14:17
Locuteur

sur

2:14:19
Invité

des questions en particulier d'antisémitisme

2:14:22
Locuteur

je

2:14:23
Invité

vais vous poser la question très directement Carole Delga lors du deuxième tour

2:14:27
Locuteur

dans

2:14:29
Invité

le cadre d'un front républicain ou même dans le cadre d'une quadrangulaire

2:14:34
Locuteur

c

2:14:35
Invité

'est

2:14:35
Locuteur

à

2:14:35
Invité

dire du maintien des listes de droite

2:14:39
Locuteur

si

2:14:39
Invité

jamais vous avez besoin d'une majorité est-ce que vous irez faire alliance

2:14:46
Locuteur

avec

2:14:46
Invité

Jean-Luc Mélenchon dont vous avez eu l'occasion de parler il

2:14:50
Locuteur

y

2:14:50
Invité

a quelques minutes avec des propos extrêmement clairs

2:14:55
Locuteur

ça

2:14:55
Invité

c'est une question qui pour nous est capitale et je voudrais vous entendre là-dessus

2:14:58
Locuteur

alors

2:14:59
Invité

je vais vous répondre très directement je suis une présidente qui a toujours affiché une grande clarté

2:15:06
Locuteur

une

2:15:07
Invité

grande clarté avec courage qui est toujours rappelée mon attachement aux valeurs socialistes je suis une femme de gauche fidèle engagée

2:15:18
Locuteur

et

2:15:19
Invité

profondément républicaine profondément républicaine parce que je sais ce que je lui dois bien sûr à travers cela a été rappelé dans mon portrait à travers l'éducation nationale

2:15:29
Locuteur

je

2:15:29
Invité

sais également la république qui nous protège de tous les excès voilà mon grand-père est mort très jeune des suites voilà d'une captivité qui a été très très rude en Allemagne sous la seconde guerre mondiale et quand je suis devant un monument aux morts je veux être digne puisqu'en tant qu'élu de la république je représente la république je veux être digne devant un monument aux morts dans l'ensemble de mes actions

2:15:55
Locuteur

de

2:15:56
Invité

citoyennes de femmes de présidentes de régions je veux être digne de ceux

2:16:01
Locuteur

qui

2:16:02
Invité

ont combattu les nationalismes

2:16:03
Locuteur

qui

2:16:04
Invité

ont combattu le fascisme le nazisme et donc ça s'appelle se tenir droite

2:16:09
Locuteur

voilà et

2:16:10
Invité

se tenir droite c'est être fidèle à ses valeurs je n'ai jamais renié voilà mon appartenance au parti socialiste mon attachement aux valeurs de gauche

2:16:22
Locuteur

et

2:16:23
Invité

j'ai toujours rappelé que dans cette gauche il ne pouvait y avoir aucune faiblesse aucune faiblesse vis-à-vis de l'intégrisme ou vis-à-vis du communautarisme

2:16:35
Locuteur

donc

2:16:35
Invité

bien entendu le soir du premier tour il n'y aura pas d'alliance avec la France insoumise je l'ai toujours dit je le redis bien entendu et ensuite de façon plus générale

2:16:47
Locuteur

j

2:16:48
Invité

'ai présenté un projet un projet qui en plus est en cohérence avec ce que j'ai fait pendant 5 ans et demi ce projet restera le même

2:16:56
Locuteur

s

2:16:57
Invité

'il y a voilà d'autres candidats qui souhaitent venir rejoindre le projet

2:17:03
Locuteur

de

2:17:03
Invité

gauche j'y serai ouverte mais sur ce projet là et en termes clairs nous parlons de la liste d'Antoine Maurice d'ailleurs mon projet c'est bien sûr l'accès à l'éducation la gratuité du transport scolaire l'ordinateur mais c'est aussi les infrastructures de transport pour le rail c'est et la LGV et les petites lignes d'aménagement du territoire c'est bien sûr la route c'est le soutien à l'avion et aux aéroports régionaux et puis sur la question de la chasse et de la pêche

2:17:34
Locuteur

je

2:17:35
Invité

suis une femme dans la clarté et surtout dans la fidélité comment moi je pourrais ne pas soutenir la chasse et la pêche

2:17:42
Locuteur

je

2:17:42
Invité

serais renier mon milieu d'origine voilà moi j'ai toujours vécu dans cette ruralité et dans cette pratique responsable de la chasse ou de la pêche donc de ma part il n'y aura pas de tambouille

2:17:55
Locuteur

il

2:17:56
Invité

n'y

2:17:56
Locuteur

aura

2:17:56
Invité

pas de tambouille il y aura de la clarté mon projet restera le même et de façon plus générale sur cette question des régionales moi ma position je l'ai rappelé donc encore ce matin à mon parti donnant ma position je pense qu'ils prendront la même que moi mais ma position elle est celle-là

2:18:18
Locuteur

quand

2:18:18
Invité

la république est en danger la gauche doit se retirer

2:18:22
Locuteur

et

2:18:22
Invité

je pense en particulier à la région PACA où le risque est majeur donc sur la région PACA j'appellerai dès le soir et

2:18:30
Locuteur

ça a déjà été

2:18:30
Invité

le cas la fois

2:18:31
Locuteur

précédente nous l

2:18:32
Invité

'avons déjà fait parce que c'est pour ça que je suis une femme de gauche

2:18:35
Locuteur

parce

2:18:35
Invité

qu'aujourd'hui quand je vois les réactions dans les camps de droite je suis quand même un peu déçu je suis un peu déçu parce que nous la gauche en 2015 nous sommes retirés et en haut de France et en PACA pour que l'extrême droite ne gagne pas tout à fait et de nouveau là le soir du premier tour j'appellerai j

2:18:52
Locuteur

'appellerai en

2:18:52
Invité

PACA et dans toutes les autres régions où il y a un risque à la gauche à se retirer et quand j'entends parler d'accord technique tout cela est artificiel tout cela c'est de la tambouille parce qu'il faut se parler vrai quand l'extrême droite peut accéder au pouvoir on doit tous se mobiliser et c'est pas des accords techniques qu'il faut c'est de la dignité républicaine c'est à dire il faut être au rendez-vous de l'histoire le rendez-vous de l'histoire c'est de défendre la république et c'est de ne pas négocier de façon minable des postes de vice-président ou de je ne sais

2:19:24
Locuteur

pas trop quoi

2:19:25
Invité

puisque vous évoquez les scrutins précédents où effectivement je confirmais que la gauche s'était retirée notamment en PACA nous nous avons ici la mémoire encore très présente de ce scrutin qui opposait Marc Sancy et Martin Malvy où il y avait des risques de voir une alliance entre la droite et l'extrême droite et nous avons fait le pied de grue moi je m'en souviens j'étais tout jeune à l'époque et Harrié Bensemoun était notre président et nous avons passé presque 48 heures dans l'hôtel de

2:19:53
Locuteur

région pour empêcher

2:19:54
Invité

l'arrivée de l'extrême droite dans une gouvernance partagée avec la droite et le risque aujourd'hui je le dis à nos auditeurs il faut que les choses soient parfaitement claires le risque de l'extrême droite existe oui il existe surtout dans une quadrangulaire il

2:20:09
Locuteur

existe parce que malheureusement

2:20:10
Invité

il

2:20:11
Locuteur

va y avoir

2:20:11
Invité

très certainement une quadrangulaire vous vous rendez compte qu'il va y avoir donc une liste d'extrême droite de liste à droite et donc maliste ça veut dire que clairement ça affaiblit

2:20:23
Locuteur

votre liste sans la France insoumise donc c'est

2:20:27
Invité

dire l'importance à la fois de se mobiliser et du risque de l'arrivée éventuellement de l'extrême

2:20:34
Locuteur

droite à la région je n

2:20:35
Invité

'ai qu'une constance je suis toujours dans la clarté voilà j'incarne cette gauche écologiste cette gauche de la responsabilité cette gauche qui protège mais cette gauche qui aime aussi l'entreprise qui voilà souhaite

2:20:49
Locuteur

tout

2:20:50
Invité

simplement de la rencontre et du partage des richesses de façon équitable sans aucun dogmatisme mais il faut être clair aujourd'hui tous les sondages le donnent c'est à dire il y en a deux qui sont au delà de 25% l'extrême droite et ma liste et tout le reste qui est en dessous de 15% donc il faut avoir un vote utile voter c'est choisir dès le premier tour il faut voter Carole dès le premier tour parce que c'est cela le vote utile il ne

2:21:18
Locuteur

faut

2:21:18
Invité

pas se mentir et quand j'entends les tergiversations des uns et des autres en fait qui veulent tout simplement avoir une place à la région alors qu'on va avoir l'extrême droite qui va certainement être à 30% et peut-être même au-delà

2:21:32
Locuteur

ce n'est pas à la hauteur il

2:21:34
Invité

faut savoir ce qu'est l'extrême droite quand elle est en situation d'élu parce que l'extrême droite qu'on voit à la télévision avec cette pseudo dédiabolisation et on le voit ces derniers jours j'ai l'occasion d'ailleurs de vous envoyer régulièrement des informations qui nous viennent du CRIF national mais l'extrême droite d'aujourd'hui est obsessionnellement antisémite et quand j'entends ici ou là qu'il pourrait y avoir des tentations parce qu'effectivement il y

2:21:57
Locuteur

a

2:21:57
Invité

un ras-le-bol sociétal qui cherche à un refuge politique à travers l'extrême droite il faut bien savoir que l'extrême droite conserve toujours comme obsession l'antisémitisme et les candidats qui se sont vus investir par le Front National ces dernières semaines pour les départementales et pour les régionales n'ont franchement rien à envier je vais oser des comparaisons ils n'ont rien à envier à ceux de 36 de 37 de 38 et autres ce sont les mêmes et ils n'ont pas changé de logiciel je veux évoquer quelques minutes puisqu'il nous reste 2-3 minutes d'échange entre nous je vais évoquer l'attachement affectif et plus qu'affectif de la communauté juive avec Israël et la période que nous venons de traverser a été pour nous extrêmement douloureuse d'abord parce que Israël a subi des assauts importants de roquettes plus de 5000 roquettes s'il n'y avait pas eu cette prouesse technique du dôme de fer cela aurait provoqué des pertes civiles colossales sur les centres urbains de l'état d'Israël il y a en face une organisation considérée comme terroriste par toutes les organisations mondiales que ce soit les Nations Unies l'Europe la France etc

2:23:13
Locuteur

comment

2:23:14
Invité

vous voyez Israël aujourd'hui quelle est votre perception de ce sujet même s'il est extrêmement

2:23:20
Locuteur

complexe clairement

2:23:21
Invité

il faut pour les peuples la paix il faut la paix c'est absolument indispensable et l'état d'Israël doit pouvoir vivre en paix comme je défends également un état palestinien

2:23:32
Locuteur

parce que

2:23:33
Invité

je suis très attachée à ce que bien sûr les juifs puissent vivre en sécurité et j'ai toujours indiqué que pour moi dans la république les juifs de France avaient toute leur place et devaient être protégés et c'est l'intention de mon plan contre l'antisémitisme et contre l'ensemble des discriminations mais sur la question d'Israël pour vivre en paix il doit y avoir cet état d'Israël qui doit pouvoir se développer en sécurité et un état palestinien qui doit lui aussi pouvoir vivre en paix et

2:24:08
Locuteur

se développer économiquement

2:24:10
Invité

économiquement également ce sont des hommes et des femmes dont nous parlons en effet la religion n'est pas la même mais ce qui fait notre universalisme ce qui fait notre humanisme c'est de respecter les religions les religions qui relèvent de la sphère privée et dans la sphère publique ce sont les valeurs de respect d'égalité de fraternité

2:24:31
Locuteur

Madame

2:24:32
Présentateur

la Présidente écoutez merci en tout cas pour cette conclusion qui s'achète par des mots d'avenir on vous remercie en

2:24:39
Locuteur

tout cas et de paix et de paix et

2:24:42
Présentateur

on vous souhaite bon vent merci

2:24:44
Locuteur

merci

2:24:44
Invité

à vous

2:25:00
Locuteur

voilà

2:25:01
Présentateur

ainsi se termine l'émission spéciale pour les élections régionales il manque bien entendu un candidat puisque c'est monsieur Vincent Terrail Novaes il sera à l'antenne mercredi sur les zones de Colavive dès 18h30 bon dimanche et à lundi pour la reprise des programmes merci

2:25:21
Locuteur

à vous