Budget 2026 : un consensus est-il possible ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00RelanceRéponse partielle
Où est Gabriel Atal ? Ce vote RN est-il inacceptable ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Ce vote est-il historique ? Réponse à Daniel Simonet.
- 6:00OuverteRéponse directe
La taxe sur les multinationales est-elle une goutte de trop ?
- 9:00RelanceRéponse directe
La gauche place-t-elle la justice fiscale trop haut ?
- 12:00FerméeRéponse directe
Le bloc central peut-il accepter cette taxe ?
- 14:00FerméeRéponse directe
La taxe sur les patrimoines >100M€ sera-t-elle bloquée ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Cyriel ChâelinFait
« L'absence des macronistes a donné une victoire au Rassemblement national sur un texte raciste. »
- 6:30Éric CocrelFait
« Taxer les bénéfices des multinationales pour éviter l'évasion fiscale. »
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Ravi de vous retrouver sur notre antenne pour ce nouveau numéro de Parlement [musique] hebdo, l'émission qui revient sur les temps forts à l'Assemblée nationale et au Sénat. On va revoir le film de la semaine Quentin. Tout à fait Katia [musique] avec nous sur ce plateau de parlementaires pour débattre Daniel Simonet.
Bonjour, vous êtes député de Paris, membre du groupe écologiste et social face à vous Martha Sidrac. Bonjour. Bonjour.
Sénatrice les Républicains des Yvelines. Et on parlera de la [musique] bataille budgétaire qui se poursuit à l'Assemblée nationale. La taxation des haut revenus donne lieu à des débats nourris.
Chacun défendant ses convictions pied à pied. Le compte à rebours est lancé. [musique] Le budget doit être adopté avant le 31 décembre.
Et l'un des temps forts au Sénat cette semaine, c'était l'audition du ministre du travail Jean-Pierre Farandou. Il est revenu [musique] notamment sur le coût de la suspension de la réforme des retraites. Une suspension que refuse la majorité de droite et du centre au Sénat.
Mais avant de parler budget, évoquons le vote qui a eu lieu cette semaine. Pour la première fois, le Rassemblement national a réussi à faire adopter l'un de ses textes à l'Assemblée nationale à une voie près. Une proposition de résolution pour dénoncer l'accord de 1968 qui accorde un statut particulier au ressortissants algériens en France.
Écoutez après ce vote la réaction de Cyriel Châelin présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale. Où est Gabriel Atal ? Où sont les députés macronistes ?
Ce qu'on vient vivre dans l'hémicycle, c'est inacceptable, c'est insupportable. L'absence des macronistes a donné une victoire au Rassemblement national sur un texte raciste, sur un texte qui remet en cause nos relations entre la France et l'Algérie. Daniel Simonet, où est Gabriel Atal ?
Peut-être mais cette victoire politique du RN, c'est aussi le fait que tous les groupes ne se sont pas entièrement mobilisés. On a vu qu'il manquait aussi des vo à gauche. Alors notre groupe était très mobilisé en tant que député de la prè membre du groupe écologiste et social.
C'était très important pour nous d'être très nombreux aujourd'hui. Et il faut reconnaître que c'est surtout dans les rangs de Gabriel Atal où là plus des deux tiers des parlementaires étaient absents et c'est extrêmement grave parce que c'est un texte très symbolique qui permet finalement au Rassemblement national à l'extrême droite d'avoir sa revanche en tant que nostalgique de l'AS sa revanche sur l'histoire sur un texte raciste qui vise à stigmatiser nos compatriotes franco algériens. Enfin je c'est c'est c'est extrêmement problématique.
Il a manqué une voix. Vo et vous avez finalement un texte euh qui euh a été finalement soutenu à la fois par LR qui a été soutenu par Horizon d'Eddouard Philippe et une abstention massive et donc par ceux qui ont au contraire se sont présentés aux élections dans le cadre d'un barrage républicain et qui viennent de le trahir. Martin Crac, est-ce que vous parleriez de vote historique et qu'est-ce que vous répondez à madame Simonais sur ce vote extrêmement grave et sur ce texte raciste ?
Alors, je répondrai à votre question, mais tout d'abord, remettons les pendules. À l'heure. On parle d'une proposition de résolution.
Qu'est-ce qu'une proposition de résolution ? Parce que je pense qu'il faut expliquer à vos auditeurs véritablement quelle est la portée d'une proposition. Ce n'est pas un texte de loi, ce n'est pas un texte législatif.
Ça veut simplement dire que l'expression nationale aujourd'hui à travers le vote qui a été euh le vôtre hier, donc c'est pas contraignant pour l'exécutif pas de valeur juridique la force d'un projet lo Oui et non j'ai j'ai envie de dire il faut que l'exécutif entende parce que nous en tant que parlementaire nous nous exprimons aussi à travers cet outil qui est un outil utile et important mais ça veut dire aussi entendez un message qui vous est envoyé par la représentation nationale pour que vous puissiez agiss agir en conséquence sur un texte pareil, mais je crois je crois quand même que on en fait peut-être un petit peu trop, permettez-moi de le dire comme ça, dans le sens où on voit bien que lorsque l'on interroge les Français, y compris des gens de gauche, on vous dit il faut quand même à un moment donné est-ce qu'il faut dénoncer, est-ce qu'il faut revoir ? Est-ce qu'il faut négocier tel que l'a exprimé Sébastien le Cornu ? Je n'ai pas la réponse ce matin, mais en revanche, il est clair que c'est un sujet qui anime les esprits des Français.
Et à ce titre-là, écoutez, je crois qu' on va laisser faire le travail législatif. On est en démocratie, on va voir si le président de la République et l'exécutif s'en saisira ou pas. Moi, j'appartiens à une famille politique qui a déjà demandé le le retour sur ces sur ces accords.
Et donc, il y a pas de problème. Est-ce que les LR vote un texte RN ? Vous le dites ce matin ?
Et aujourd'hui, nous sommes dans un pays où il faut penser à l'intérêt national et est-ce que dans notre stratégie et dans la diplomatie que l'on souhaite que notre pays porte, ce cette proposition de résolution va être utile ou pas ? C'est ça la question à laquelle on répond je vous vois réagir. Vous n'êtes pas très Non mais moi je je je pense aux 5 millions de de franco-algériens et et je suis très inquiète en fait parce que ce type de texte qui je vous l'accorde a une portée symbolique en fait c'est une pression sur le président de la République.
C'est un texte revanche. C'est un texte revanche de de de parti de Jean-Marie Le Pen qui était celui qui avait commis la la torture he en Algérie et il incarne en fait toute cette nostalgie du Rassemblement national de l'Algérie française. Vous savez très bien que le le Rassemblement national le Front National s'est créé d'abord sur la question de la guerre d'Algérie et ensuite ce qui fait son terine antimusulman, la haine anti-arabe, haine antialgérien.
Non et par contre ça n'empêche pas une diplomatie. Moi, je suis pour la libération des prisonniers politiques euh dans tous les dans tous les pays, mais on ne remet pas en cause de cette manière-là les accords. Ou alors on revient aussi que que le Rassemblement national nous dise s'il veut que les accords déviant s'appliquent complètement parce que on avancerait dans Simon je pense qu'en fait aujourd'hui nous sommes tous d'accord que nous avons aujourd'hui Boalam Sansal qui est retenu Christophe Glaise qui est retenu et aujourd'hui on sent qu'il ne se passe rien côté là où on n'est pas en d'accord en réalité c'est sur la forme quelle stratégie quel diplomatie doit avoir pour permettre la libération de ces deux Français qui sont aujourd'hui suis retenu sans aucune raison et je pense alors on peut pas être d'accord sur la stratégie pour ma part je pense que c'est important et je pense qu'il ne faut pas à chaque fois ressortir des histoires anciennes.
Moi je je ne sais pas et je ne veux je pense qu'aujourd'hui vous savez bien que la portée politique elle est celle-là madame mais aujourd'hui nous avons deux français dans des jaules algériennes et il faut absolument mettre la pression sur le gouvernement pour demander leur libération comme la libération de tous les prisonniers politiques du Irak dont le Rassemblement national comm se moque é là on parle du cas de l'Algérie pour le cas de l'Algérie, notre ancien ambassadeur le dit lui-même. Notre ambassadeur anciennement à Alger dit la même chose. Moi je m démocratique en Algérie.
On va revenir si vous le voulez bien au cœur de la bataille budgétaire à l'Assemblée nationale avec Elsa Mondin Gava et les multinationales étaient dans le viseur des députés. Votons 296 exprimé 296 majorité 149 pour 207 contre 89. [applaudissements] Un amendement à plus de 20 milliards d'euros.
Défendu par Éric Cocrel, il vise à taxer les bénéfices des multinationales pour éviter l'évasion fiscale. L'idée n'est pas de les taxer davantage. L'idée c'est qu'elles payent ce qu'elles doivent en fonction de leur chiffre d'affaires, de leur activité.
Il y a rien de plus normal. Il y a pas de raison qu'une PME, TPE, des commerces payent Ruby surong leur impôt sur les sociétés et d'autres peuvent se débrouiller parce qu'ils délocalisent leur profit. Une mesure votée par l'ensemble de la gauche mais aussi par les troupes de Marine Le Pen.
Colère du ministre de l'économie Roland l'escu. La France qui fait un bras d'honneur à 125 pays. Bravo.
La France qui tire une balle dans le pied des entreprises françaises qui rayonnent à l'étranger. Bravo. On vivra pauvre, on vivra seul mais au moins, on aura voté un bel amendement.
Bravo ! Selon Berily, le dispositif est inopérant mais le symbole reste. Pour le bloc central, le budget devient très compliqué à voter.
Donc moi, je suis très dubitatif. En l'état, ce texte devient totalement invotable. Euh il y a un besoin de ressaisissement, me semble-t-il, des uns et des autres.
De quoi rendre l'équation budgétaire encore un peu plus complexe pour le gouvernement. Alors Martha Sidrac regard ce que vous portez sur le travail des députés notamment avec le vote de cette taxe qui doit rapporter 26 milliards sur les multinationales. Est-ce que c'est la goutte de trop qui fait que le bloc central mais donc forcément la droite ne ne voudra plus de ce projet de loi de finance ?
Il est évident que présenté comme ça Quentin Calmé, euh on ne peut pas être d'accord avec ce type d'amendement, avec ce type de vote. Euh je pense que le la vraie question au-delà de ces amendements-là, c'est à un moment donné, il va falloir quand même qu'on se sorte dans notre pays de cette NAS budgétaire dans laquelle nous sommes et euh partir. Alors, il se trouve que la structuration et l'examen de notre budget commence par les recettes, les dépenses ensuite et le restant.
Voilà, il y a de volet. Euh, il est vrai queon se focalise beaucoup d'abord pour savoir où on va ponner euh pour pouvoir répondre à quelque chose qui est aujourd'hui terriblement inquiétant pour nous tous, notre déficit. Et euh et de ce point de vue, oui, la famille à laquelle j'appartiens et moi-même à titre personnel, je ne suis pas du tout favorable que l'on taxe démesurément parce que Laurent euh Roland l'Oscur l'exprime à sa façon bien évidemment, mais je pense qu'il faut que nous fassions attention, il faut qu'on fasse attention à la manière et les messages que l'on envoie, y compris à nos partenaires en dehors de nos frontières et ça je crois que c'est fondamental et on le perd un peu de vue malheureusement dans dans les débats actuels.
Daniel Simonet, il y a eu ce vote sur les multinationales. Euh, on a entendu Éric Cocrel. En même temps, Roland l'Escure dit euh "C'est compliqué parce qu'il va falloir remettre en cause toutes les les accords bilatéraux, les conventions fiscales qu'on a avec plein euh plein d'États.
Donc ça va pas être si facile à mettre en œuvre cette taxe si jamais elle survit euh dans l'examen du budget." Et puis vous avez vu dans votre documentaire, on voit un autre qui dit "Ah mais alors c'est pas possible, ça rend ce budget invotable parce que ça serait une trop grosse somme ponctionné au multinational." Donc il faudrait peut-être qu'il se mettent d'accord entre eux.
Soit c'est une mesure soit c'est une mesure efficace qui permet enfin qu'il y ait un peu de justice fiscale et que les multinationales qui viennent et qui vampirisent les marchés sans payer d'impôts et bien qu'elles soient mise à contribution à hauteur du chiffre d'affaires qu'elles font en France. Je donne un exemple. Les artisans taxis, ils travaillent et eux ils payent leurs impôts et tout d'un coup il voit la plateforme Uber qui arrive qui met plein de VTC sur le marché pour les les faire couler et qui ne payent pas et qui ne payent pas euh le payent pas.
Donc ça veut dire ils font de l'optimisation fiscale mais complètement parce qu'ils estiment que en fait leur siège social il est en Irlande ou ou Pays-Bas et donc finalement en France ils ne font que de la communication ou de la pub. Ben non, leur chiffre d'affaires en France doit être taxé en France. Donc c'est important de faire participer les multinationales par rapport à leur chiffre d'affair qu'elles font en France comme il est important de faire participer les milliardaires et les grandes entreprises qui font des bénéfices en France.
Madame Simonet, qu'est-ce que vous répondez à Mart Sidrac qui vous dit il faut attention aussi à cette NAS fiscale. Est-ce que la gauche est pas en train de placer le curseur de la justice fiscale trop haut ? Non, je pense pas.
Vous savez euh on est dans une situation où les riches depuis 8 ans de Macronie ont explosé leur richesse. Le nombre de milliardaires a très fortement augmenté et a très fortement augmenté son le le leur ressources. Et donc il faut bien comprendre que notre problème budgétaire, il est lié à un problème de recette.
C'est-à-dire qu'on a fait plein de cadeaux fiscaux aux plus riches et là maintenant c'est coup de rabo sur coup de rabo et on demande aux petits de payer les cadeaux aux plus riches. Nous nous proposons une justice fiscale et revenir à l'esprit républicain de l'impôt progressif. Ceux qui sont qui ont qui ont beaucoup de moyens doivent être mis à contribution pour qu'on puisse préserver.
Vous savez quand on regarde un budget, on doit se dire est-ce qu'il permet d'améliorer concrètement la vie des gens ? Là, le gouvernement il tape les petits, c'estàdire qu'il va dégrader encore plus le pouvoir de vivre pour pouvoir épargner les gros. Nous ne sommes pas d'accord avec cette philosophie et nous tentons amendement par amendement de l'inversir.
Alors Martin Sil, vous entendez ce cette critique, on vous fait pas assez de justice fiscale, c'est toujours les petits qui sont moi ce qui me dérange toujours depuis le début hein du débat, non pas de celui de ce matin, mais dans l'ensemble autour du budget, c'est que on dit la solution c'est la recette, donc il faut aller ponctionner ceux qui ont beaucoup d'argent. Je je le fais simple, vous parlez de Très bien. Moi, je pense que il y a quelque chose qui manque dans votre raisonnement madame Simonet, si vous permettez, c'est la baisse des dépenses.
Je pense qu' il faut qu'à un moment donné, nous ayons le courage tous collectivement de Mais c'est exactement là où je veux en venir, c'est que je sur le fond qu'il y ait plus d'équité et plus de justice sociale, je pense qu'on peut être d'accord et je pense qu'on peut se retrouver sur un certain nombre de sujets là-dessus. En revanche, là où moi j'attends véritablement de la famille qui n'est pas la mienne mais des euh des collègues de gauche, qu'à un moment donné, on s'empare aussi du sujet de la baisse des dépenses de l'État. Et là-dessus, je crois qu'on fera preuve de responsabilité et là-dessus peut-être qu'on arrivera à voir un discours qui puisse être audible de l'ensemble des Français.
Parce que vous savez, les Français, ils nous disent aussi, "Nous avons un état qui nous ponne sur plein de sujets, mais où va cet argent-là ? Pour quelle dépense ? Qu'est-ce qu'on en fait ?" Et on le voit, pardon, je suis sénatrice, mais on le voit aussi dans les territoires.
Nos élus n'en peuvent plus de cela aussi. Ils disent, on est nous-même, on est fonctionné en tant que on est ponctionné au niveau des collectivités sur un certain nombre de sujets. Je vais pas parler de la TGAP mais c'est un bon exemple.
On nous ponne sur certains voilà sur une taxe donnée, hein, je prends celle-ci en exemple mais en réalité on sait pas du tout où ça va. C'est censé nous revenir pour nous aider à nous améliorer sur les volets écologiques qui je sais vous sont sensibles madame Simonet et alors je vous répond et ça pose la question du consentement à l'impôt quand on ne sait pas comment sont dépensés ensuite ces budgets peri de l'efficacité des services publics et cum sur la question du consentement à l'impôt déjà c'est normal que les PME TPE artisan ils en a bol de voir les multinationales qui payent pas leurs impôts ou les milliardaires qui payent pas leurs impôts. Donc c'est pour ça que les mesures défendues par Clémentine Autin et bah ça sont extrêmement importantes comme la taxe duman et comme l'impôt sur les multinationales.
Mais pour les économie, regardez, vous avez un rapport du Sénat excellent qui permet de montrer que il y a 211 milliards qui sont accordés aux entreprises sans conditions sociales, sans conditions environnementales. Alors on dit pas il faut supprimer ces 215 milliards d'euros. Non, mais on dit voilà, on va les condition les conditionner.
Et donc les entreprises qui elles par contre font des profits, redistribuent des dividendes, elles n'ont pas à toucher de l'argent de l'État et là il y a une économie très conséquente à faire pour bien mieux réorienter cet argent en fonction de l'intérêt général. Je termine. [rires] Et concrètement je il faut arrêter de justement de d'assommer nos collectives, d'asphyxier nos collectivités locales alors que elles et bien elles font en sorte que nos écoles fonctionnent.
Elles font en sorte que nous ayons un secteur de la petite enfance, que nous ayons des transports en commun, que nous ayons ce ces services publics qui permet d'améliorer la vie des gens. Au lieu de ça, on voit que ce soit dans le PLF ou que ce soit dans le PLFS des mesures contre les petits. Quand je vois en commission affaires sociales qu'on veut doubler les franchises médiame Simon mais on peut être d'accord sur tout ça.
Enfin je c'est pas ça le sujet. Je vais vous citer un autre rapport du Sénat sur les agences en fait d'État. Les agences d'État quand même madame Simonet, nous sommes parlementaires tous les deux.
Vous savez que nous en tant que parlementaire, nous n'avons pas de possibilité de contrôle. Or, on voit que ça interroge à un moment donné les politiques publiques qui sont menées avec des moyens parfois énormes. Or là-dessus, on ne vous entend pas beaucoup et j'estime que là aussi, vous voyez, vous vous êtes sur la recette, moi je suis sur la dépense.
Tout ça pour pardon. Permettez-moi, permettez-moi, mais je pense que en fait fondamentalement, moi je suis d'accord avec vous, moi aussi je souhaite que les crèches puissent continuer à exercer ce enfin à rendre le service au français attendu que non. Bah non.
Bah non, justement c'est l'un des totems, l'un des symboles dans l'examen de ce projet de loi de finance de ce budget, cette taxe sur les patrimoines les plus élevés qui dépasse 100 millions d'euros, une taxe planchée de 2 %. Est-ce que vous le dites ? la droite au Sénat, la droite et le centre s'opposera fermement à toute taxation de Copatrimoine.
Je Oui, c'est fort probable. C'est fort probable que nous une version allégée qui enlèverait les biens professionnels. Je pense que écoutez, on va voir quel sera le texte final qui en sortira, mais là aujourd'hui ce matin dans l'état des propositions faites, oui, on ne pourra pas être d'accord en l'état.
Alors justement Daniel Simonet, on vote, les votes continuent. Alors, on se parle, ça continue, ça va continuer demain. Mais au final, qu'est-ce qui va rester puisque on ne sait pas, il va y avoir une navette et vous devez voter rapidement.
Vous avez 70 jours le parlement pour vous prononcer. Est-ce que vous craigniez que tout ça finisse dans une impasse budgétaire ? Ben en fait, s'il y a une promesse euh qui est de de de la part de Le Cornu qui est de dire bon, on a'ura pas de 493 et en même temps, on voit bien que ils sont prêts à rejeter ce que l'Assemblée euh vote sur cette question de taxe Zukman taxé de 2 % euh les les les plus riches qui ont 100 millions de patrimoines.
Si si elle est adoptée, est-ce que le le gouvernement doit respecter ce vote ? il peut très bien dire bah finalement on a dépassé le temps, on fait traîner et puis paf, le texte initial passe au Sénat et on oublie tous les amendements. Ou bien alors on se retrouve avec un texte qui passe au Sénat, vous avez ensuite un retour en commission mix paritaire, on sait qui est majoritaire en commission mix paritaire et hop les mesures porté porté par le je mettre d'accord sur un texte.
Voilà. Et et on on découvre finalement que les mesures arrachées par le nouveau fond populaire disparaissent. Euh vous savez, l'an dernier, on avait sur la partie recette du budget euh obtenu euh de pas mal de victoires et résultat, c'est les Macronistes qui avaient rejeté leur propre texte pour que ce soit l'initial sans nos amendements qui passent au Sénat.
Très rapidement parce que on voudrait aller sur le projet de financement la sécurité sociale, mais qu'est-ce que vous dites sur comment est-ce qu'on peut aboutir ? Est-ce qu'il peut y avoir une sortie de cet impasse ou est-ce qu'on va vers des ordonnances ? Alors, c'est possible au moment où nous nous parlons, c'est fort possible.
On a aux ordonances. Bah oui, je pense que à un moment donné, il va y avoir un petit il peut y avoir un blocage en fait. Effectivement, à un moment donné ordonnance quand même.
Oui, mais on va voir, on va voir. Je vous dis sincèrement, il faut qu'on attende véritablement la dernière mouture qui sera enfin qui nous arrivera nous au Sénat pour que nous puissions en débattre. Mais c'est difficile aujourd'hui de voilà de vous donner un pronostic certain.
Ouais. On passe au deuxième thème dans cette émission et l'audition de Jean-Pierre Farandou au Sénat. les parlementaires qui ont demandé à éclaircir le coût réel pour le budget d'une suspension de la réforme borne de 2023.
Voyez les enjeux autour de ce débat avec Fabien RER. La suspension de la réforme des retraites survivra-elle au débats budgétaire ? Avant même d'être discuté dans les hémicycles, la mesure pose la question de son financement.
Le principe qui a prévalu, mais là aussi on peut en débattre, c'est que les retraites payent les retraites. La proposition que nous faisons, c'est d'amplifier un mécanisme qui avait été accepté par les partenaires sociaux à l'occasion du conclave qui est de sous-indexation. Désindexer les pensions de retraite de l'inflation, mais aussi mettre à contribution les mutuels.
Voilà les pistes du gouvernement pour financer cette suspension qui devrait coûter 100 millions d'euros en 2026, 1 milliard4 en 2027 selon le ministre du travail. Le patron des sénateurs centristes dénonce un cadeau à la gauche mal financé par que c'est les retraités eux-mêmes qui vont payer le différentiel. Je sais pas ce que sera la prochaine étape si c'est les 32 heures ou le retour des retraites à 60 ans.
Euh au point où on en est, il faut s'attendre à tout. et la majorité sénatoriale de droite et du centre a déjà prévenu elle rétablira la retraite à 64 ans lors de l'examen du budget de la sécurité sociale. Nous avons un pays qui vieillit comme le monde entier et dans le monde entier, même dans les pays socialistes, on recule l'âge de départ à la retraite.
Il faudra le faire que ça plaise ou non. Mais les socialistes eux n'en démordent pas. La suspension de la réforme borne ne serait d'ailleurs qu'une première étape.
Nous avons obtenu effectivement ce gel dans l'immédiat, ce décalage. Notre objectif c'est que le débat présidentiel de 2027 relance cette questionlà et notre objectif c'est bien évidemment que cette loi soit abrogée. Des socialistes qui devraient cependant s'opposer au projet de budget de la sécurité sociale jugé brutal par la gauche.
Le sort de la réforme des retraites et de son éventuelle suspension paraît bien incertain. Voilà, cette suspension coûterait donc 100 millions d'euros en 2026, 1,4 milliards en 2027. Martha Sidra, qu'est-ce que c'est le coût à payer pour la stabilité politique ?
Moi, je trouve le coût élevé. Je trouve le coût très élevé euh pour plein de raisons, mais bon, on va pas peut-être faire à nous deux le débat sur les retraites qui va se dérouler bien sûr chez vous et chez nous. Euh enfin, moi je je trouve ça vraiment dommageable.
Je suis sincèrement assez triste que le gouvernement et l'exécutif aujourd'hui et décidé de de suspendre en fait cette réforme parce que à un moment donné, il faut quand même qu'on se pose une question très simple. Euh nous allons être le un le seul pays quasiment en Europe où nous allons avoir un départ à la retraite aussi jeune parce qu'à 62 ans, on est jeune, à 60 ans on est jeune, à 64 ans on est jeune aussi. Donc je pense que à un moment donné, il faut qu'on fasse attention à cela. un coûte d'un côté, un message quand même assez déplorable de l'autre parce qu'on va pas y arriver et ensuite euh pour euh dire que bon, on est peut-être meilleur que tout le monde, on est peut-être plus intelligent que tout le monde, on sait mieux s'en sortir que tout le monde, mais en réalité le monde lui continue et on il va falloir faire face à la démographie qui aujourd'hui en France est quand même en en recul. vous refusez de voir la réalité des ingréments.
Donc je crois que il y a beaucoup beaucoup de choses qui qui plaident de manière défavorable sur c Alors, non, je pense qu'il y a il y a il y a tout à fait un un financement possible notre système de retraite. Vous savez que euh je sais que vous êtes très attaché aux questions d'égalité femme-homme et bien la bataille pour l'égalité salariale permettrait d'augmenter beaucoup les cotisations et les caisses. Ensuite, par exemple, vous avez voilà d'autres d'autres mesures qu'on a défendu, notamment arrêter les exonération de cotisation sociale et notamment on a en commission défendu le fait qu'on puisse mettre à cotisation sociale les compléments de revenus qui concernent par ailleurs des hauts les hauts salaires, hein, les compléments en terme d'intéressement par exemple.
Tout ce qui peut permettre de rentrer de l'argent dans les caisses de la sécurité sociale doit permettre de de financer notre système de retraite. Mais surtout ce qui est pas acceptable, c'est que vous avez un le cornu qui a promis euh un comment dire un une suspension et finalement euh Macron a raison, ça n'est pas une suspension, c'est un décalage et qui ne prend pas en compte les carrières longues et qui en plus fait payer le coût de la réforme avec des mesures totalement injustes. Je prends un exemple, il y a la taxation des des mutuels.
En commission, vous avez y compris des collègues à vous, des collègues Macronist qui avec nous ont voté cont en commission des affaires sociales pendant que le texte est discuté qui ont voté contre à juste titre cette taxe sur les mutuels parce qu'on sait pertinemment que c'est tout le monde et donc les petits qui vont devir payer lourd. Le gel des pensions, c'est intolérable gel. Est-ce que vous le dites lors de ce débat aujourd'hui ?
La droite, le centre et la droite au Sénat rétablira la la la réforme des retraites si jamais était suspendue par les députés. C'est on va un bras de fer entre les deux chambres du parlement. Je pense que ça sera compliqué.
Effectivement, je crains que là-dessus nous ne puissions pas trouver un accord entre nos deux chambre et après de quelle façon cela va pencher, comment cela sera infiné, résolu, je ne sais pas. On a plus de 493 on voter si on pouvait voter enfin pour ou contre la réforme des retraites et les retraites à 64 ans enfin on pourrait trancher dès le vrai projet de loi projet. C'est quand même insupportable de de voir que alors que le peuple était contre, l'intersyndical était contre, les parlementaires sont cont, il n'a pas pu se mener ce débat sur les retraites, on fait comme si on découvre un nouveau sujet.
Il y a un an, on en parlait déjà des retraites. Rappelez-vous, rappelez-vous jamaés. On va pas faire le reproche au Sénat que l'Assemblée ne se soit pas prononcé 6e république hein le Sénat vous connaissez quelle est la position du Sénat aujourd'hui nous l'avons voté déjà l'année l'année dernière donc à partir de là il est évident qu'aujourd'hui la il y a d'autres contingences d'autres une autre situation on va en reparler mais je doute fort que nous revenions sur quelque chose qui a déjà été voté par l'ensemble des collègues sénateurs.
On peut ne pas être d'accord et vous vous n'avez pas été jusqu'au bout de vos débats ici. On vous mettra pas d'accord aujourd'hui mais nous on va continuer à suivre le débat à l'Assemblée nationale sur le budget. Quentin ?
Ouais merci. J'étais ravi d'être avec vous pendant deux émissions. À très bientôt sur public et LCP.
Danielle Simonnet