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Podcast / conversationSud Radio (sur YouTube)· 10 juin 2026 21 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileJusticeInstitutions & élections

"La justice ne protège plus" : Lyhanna, Mélenchon... Alexandre Devecchio analyse une "France malade"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Vous évoquez les émeutes de 2023 comme déclencheur de votre livre. Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a convaincu d'écrire ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous parlez d'un glissement du 'côte à côte' au 'face à face'. Comment l'expliquez-vous ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Vous critiquez la réaction d'Emmanuel Macron après les émeutes. Pourquoi ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Vous mentionnez une 'Nouvelle-France' à Saint-Denis. Que voulez-vous dire par là ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    Les Français ne croient plus en la justice. Comment l'expliquer ?

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Comment envisager une réconciliation dans ce contexte ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le grand matin [musique] Sud Radio, la vérité en face. Jean-François Aili. La vérité en face avec toujours le meurtre de Liana dans le GERS qui provoque une onde de choc qui gagne [musique] tous les Français déjà éprouvés par les sacages des casseurs qui ont suivi la victoire du PSG.

Un contexte d'inquiétude [musique] de violence en toile de fond d'une campagne présidentielle qui a débuté par la démonstration de force d'un Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis au Cride On est chez nous. ces événements qui [musique] viennent en en écho qui raisonnent fortement quand vous découvrez, vous lisez l'étonnant livre Nous vivions [musique] côte à côte signé Alexandre de VCO qui est notre invité ce matin. Bonjour, bienvenue à vous.

Bonjour, bienvenue dans le studio de Sud Radio, rédacteur en chef des pages des Baïdes du Figaro, du Figaro magazine et auteur de cet essai très personnel. ce livre qui au fond raconte ce que ce qu''est devenu ce pays. Je j'essaie de résumer un petit peu dans nous vivions côte à côte, vous vous évoquez Alexandre de VC, votre enfance, votre adolescence en scène Saint-Denis entre Épiné hein et et Saint-Denis.

Donc il est beaucoup questions aujourd'hui après l'élection de de monsieur Bakayoko euh le livre Melle autobiographie enquête sociale réflexion politique le récit grosso modo les années 80 90 malgré les tension les populations d'origine différentes vivaient encore côte à côte il y avait déjà des problèmes he il y avait déjà des problèmes je dis que j'ai jamais connu le le vivant ensemble mais le côte à côte oui il y avait une forme de de mixité sociale de mixité culturelle de de cohabitation possible malgré déjà la la montée des des violences arrive la délinquant le communautarisme religieux Alexandre de Vechiquo, l'islamisme, vous dites la ghettoïation, votre récit est est un glissement rapide au fond vers quelque chose d'autre. Exactement. Le le glissement d'une certaine manière du du côte à côte au face à face.

Le le titre est un clin d'œil à la phrase de Gérard Colon, mais on voit bien il y a il y a tout un chapitre sur Saint-Di où j'ai grandi et et j'y raconte la lande transformation de Saint-Di et en réalité le le l'élection de de Bali Bagayoko la la percée de la France insoumise à Saint-Denis est pas très étonnante puisqu'il y a eu un basculement démographique et un basculement culturel et effectivement malheureusement une Nouvelle-Fance entre guillemets islamisée communautarisé. Maintenant, il faut pas résumer la ville à cela et pas non plus tomber dans le piège rhtorique de Jean-Luc Mélenchon parce qu'il y a aussi des gens de toute origine qui veulent continuer à être à être français qui sont pas du tout hostiles à la France et qui demandent à vivre paisiblement et et et à s'intégrer. Mais c'est vrai que je suis pas surpris de de de du résultat de ces élections et que cette fract je montre dans le livre par comment cette fracture s'est installée par petite touche.

Oui. Alors, ce sont les émeutes, c'est ce que vous expliquez au début de votre essai et nous allons lire avec vous Alexandre Leviot les événements en cours à l'ône de ce que vous évoquez parce qu'au fond, il y a une résonance très particulière. Vous dites "Ce sont les émeutes de 2023 qui m'ont convaincu d'écrire ce livre, de raconter ma banlieu.

Elles m'ont fait prendre conscience que le monde médiatique et parisien m'éloigner du réel." Vous avez une prise de conscience comme ça un jour au Figaro, vous dites "Il faut que je raconte cette histoire." Non, en réalité euh je enfin ça ça me ça me démangeait.

Les émeutes ont été un déclencheur, mais le le la conscience d'un décalage entre une partie du monde parisien et et la réalité des des Français ordinaires, euh j'en avais conscience depuis longtemps. C'est quelque chose dont on parlait dans les pages débat idé du Figaro. Mais je me suis dit que c'était le moment de de de raconter mon histoire.

J'avais du mal justement parce que c'était l'idée de raconter un récit personnel me gênait. Mais à travers mon histoire, voilà, exactement. Et je crois que je je le fais pas.

Je raconte surtout beaucoup les autres et et j'ai surtout voulu raconter une contre-histoire des banlieux. souvent la l'histoire de la banlieue, on la raconte depuis le point de vue de ceux qui cassent, de ceux qui brûlent, qu'on regarde avec un discours victimaire alors qu'on s'intéresse pas justement à ceux qui se lèvent le matin, qui retrouvent leur voiture brûlée, qui subissent l'insécurité au quotidien et surtout qui ont vu leur leur paysages, leur ville changer et qui en plus de l'insécurité physique subissent ce que ce que Laurent Bouvet appelait l'insécurité culturelle. Parce qu' ce qui n'est jamais assez dit, Alexandre de VOI, c'est que les premières victimes de ces casseurs de banlieu de ces groupe absolument incontrôlable de ce narcotrafic massif, ce sont les Français de toutes les origines et les étrangers qui vivent également dans ces quartiers, qui vivent dans la peur, qui sont en première ligne également.

Vous expliquez après la mort de Naël Merzou, donc tué par un tiers policier, ce sont les événements des émeutes de 2023. Euh les propos du chef de l'État, l'hommage de la représentation nationale me mirent en colère hein en accusant les policiers. Le président pensait sans doute apaiser la situation, éviter l'embrasement et vous expliquer.

Cela démontré chez lui une grande ignorance des codes de la mentalité de beaucoup de jeunes de cité qui ne respectent que la force. Étonnant hein ce que vous évoquez. Vous connaissez en réalité la banlieu de l'intérieur.

Alexandre Devo, c'est pas l'observateur, on va dire journaliste parisien qui s'exprime. C'est le le jeune garçon qui a grandi dans dans dans ces cités. Enfin à côté de ces cités, côé côé à côté de ces ces cités mais mais euh voilà.

Et d'ailleurs, j'ai sans doute moins souffert que ceux qui y habitent vraiment, qui respectent les lois de la République pour qui c'est très difficile aujourd'hui, mais j'ai j'ai vécu suffisamment prêt pour connaître cette mentalité. J'étais à l'école euh en banlieu et oui euh je crois que pour ce qui est des voyou, pour ce qui est des islamistes, il ne respecte en tout cas que la force euh et l'autorité et que Emmanuel Macron euh en déjà en désignant la la police comme coupable, c'était un problème parce qu'il a pas laissé le temps de l'enquête se faire et il a finalement accrédité la thèse des insoumis que la police tue. Donc ça ça c'était une première raison d'être en colère.

Mais la deuxième, c'est que je crois qu'en essayant d'apaiser les choses, il a donné le signe le signal que l'État était faible. On a bien vu que ça n'a pas permis d'éviter euh euh d'éviter les les les émeutes. Et la troisième chose, c'est que bon, moi je trouve que le la mort d'un d'un adolescent est toujours une traégédie, de même que Zed Debuna était une tragédie, mais que justement on ne parle pas assez des des autres victimes.

Naël n'était pas un ange, contrairement à ce que disait Kylian Mbappé. Et je raconte dans le livre par exemple, je reviens sur les émeutes de 2005 et c'est très bien de parler 20 ans après de Z Debuna. Et moi, il y a d'autres victimes.

J'habitais à Épinè sur scène. Euh Jean-Claude Hirvoas a été tué le même jour que Z Buunos. Quelqu'un qui travaillit dans une société de d'éclairage public.

Il est rentré dans la cité d'Orgemont pour photographier, faire son travail photographier un lampadaire et il a été lyché. Et aujourd'hui, on l'a totalement oublié. La plupart des gens ignorent qui est Jean-Claude Hervois et il y a eu d'autres il y a eu d'autres victimes dont je parle dans le livre.

Donc à un moment donné, il faut aussi s'intéresser à ces à ces gens-là. Ouais. Alexandre VO, regardons en face les événements d'aujourd'hui et essay essayons de les comprendre, de les revisiter à travers à l'ône de de votre récit.

Vous évoquiez les insoumis, il y a eu le le meeting assez spectaculaire, faut faut-il le rappeler, de Jean-Luc Mélenchon ce dimanche à Saint-Denis. Euh vous écrivez, c'est à Saint-Denis, la ville de Montlée que le changement était le plus visible. Euh l'islam impose progressivement, c'est à partir des années 2000, hein.

Euh euh ces marqueurs culturels politique religieux occupant aussi bien l'espace que les esprits au point de transformer aujourd'hui la ville en l'une des capitales françaises du djihadisme d'atmosphère. Citation allusion à Gill Kppel. Euh c'est cette ville-là dans laquelle Jean-Luc Penchon dimanche dernier a dit "On est chez nous." Oui.

Oui. Et et il est dans une répartition, de fracture, de conquête d'une certaine manière. Parce que qu'est-ce que ça veut dire la Nouvelle-Fance ?

Ça veut dire qu'il y aurait une vieille France dont il faudrait se débarrasser, qu'il faudrait effacer et et ça raisonne particulièrement dans des villes comme Saint-D ou Épin où je j'explique dans le livre qu'il y a eu un véritable basculement démographique que tous ceux enf pas tous ceux parce que certains n'ont pas le choix mais mais mais tous ceux qui pouvaient ont fuit c. Ils ont fuit d'abord les cités pour aller dans des quartiers pavillonnaires quand ils avaient les moyens et ensuite ils sont partis un peu plus loin dans la France périphérique. Donc quand il parle de Nouvelle-France, quand il dit on est chez nous, il accrédite finalement la thèse d'une d'une conquête silencieuse et l'idée que certains seraient plus les bienvenus à à Saint-Nis ou à Épinet et qu'il faudrait se débarrasser comme ça de de la vieille France.

Donc je pense que c'est une rhtorique très dangereuse en plus parce qu'elle l'enferme et ça je j'en parle beaucoup dans le livre. les enfants de l'immigration euh ou les gens d'origine immigré dans une supposée identité euh d'origine totalement euh fermée. Alors, je crois que beaucoup ceux qui sont nés en France euh qui veulent rester en France ont vocation à devenir français, à adopter les codes socioculturels français et pas à rester enfermé dans une pseudoidentité racisée comme le dit Jean-Luc Mélenchon islamisé ou ou de ou de Nouvelle-Fance.

C'est le meilleur moyen pour créer de France en réalité. Vous écrivez d'ailleurs Alexandre de Voto, Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise qui mis sur le changement démographique pour accéder au pouvoir ont tisé le feu justifiant la révolte entre guillemets par les violences policières et le racisme systémique de l'État français. La plupart des médias et des sociologues ont renoué avec leur traditionnel discours victimaire.

Il est pleinement conscient de de du fonctionnement du système des médias. Jean-Luc Mélenchon, il savait qu'il est en mode conquête là, hein. Euh oui, d'ailleurs avec une certaine habileté parce que malgré tout le meeting était dans un style moins, je pense qu'on va voir un Jean-Luc Mélenchon plus rassembleur que que ces derniers temps.

Il a il a soudé sa base et désormais il veut il veut le l'élargir. effectivement il a pleinement conscience bah du des phénomènes sociologiques, basculement démographique et de la la démagogie de un certain nombre d'associations, d'un certain nombre de de médias. Moi, j'en veux beaucoup plus et je crois que c'est le cas de beaucoup de Français qui habitent en bon lieu ou qui souffrent de cette insécurité.

Ils en veulent davantage euh euh aux élites entre guillemets médiatiques et politiques qui ont été dans le déni ou qui ont alimenté un discours antiracisme et qui en réalité c'est était un discours en parti fumeux que que presque queà la délinquence et au communautarisme parce que le problème c'est que euh ça a été encouragé euh notamment par une partie de la gauche mais pas seulement pour des raisons clientélistes et aussi pour des raisons idéologiques parce qu'on voulait pas voir le réel. Alexandre Vico, après la pause hein, je vous poserai une la question. Quel regard vous portez sur cette colère qui ne retombe pas dans le pays et c'est tant mieux hein après la mort, le meurtre de Liana dans le Gers.

Euh et puis et puis il y a cette question aussi parce que vous l'évoquez également dans votre livre comment est-ce que l'on peut envisager une possible réconciliation parce qu'on en est là aujourd'hui, il y a une ligne de fracture qui est profonde et il faudra peut-être un jour penser à se parler. Allez, on en parle dans un instant d'ailleurs 0826 300 si vous voulez interpeller interroger Alexandre de VO. Nous vous retrouvons dans un court instant après la pause pour la suite de la vérité en face.

Le grand matin Sud Radio, la vérité en face Jean-François Aili [musique] avec Alexandre de Vio rédacteur en chef des pages débatid du Figaro du Figura magazine auteur du passionnant nous vivions côte à côte paru chez FA je vous je vous avoue bah je l'ai dévoré hein ça raconte un peu nos vies hein pour ceux qui ont qui ont grandi c'est le cas de votre serviteur dans ces quartiers c'est mon cas aussi hein donc j'ai grandi dans des barres grises et je vous avoue que ce que vous déc écrivez et la réalité Alexandre de Vctio, je tenais à vous le dire, il y a cette colère aujourd'hui en France qui ne faiblit pas il nous avons été les témoins les nous avons commenté année après année des des faits d'hivers épouvantables des des des petites filles, des jeunes garçons assassinés mais là je ne sais pas ce que vous en pensez Alexandre Devo, vous qui êtes un observateur avisé de la vie de ce pays et pas seulement politique. La colère ne retombe pas des Français aujourd'hui, celle d'après le meurtre de Lana. Comment vous l'expliquez ?

Parce que je crois que ça va au-delà de ce meurtre qui est absolument ignoble. Mais je pense que les Français savent que ça le mal existe mais ils aimeraient que le leur justice réponde de manière ferme à à tout cela. et et on voit bien qu'il y a eu une série de dysfonctionnements et ça fait écho à à un nombre incalculable d'affaires où des des personnes qui étaient dangereuses pour la société ont été remis en liberté, ont recomm des des actes très graves.

Donc il y a il y a ça c'est c'est c'est le symbole d'une fracture entre la justice, je dirais, et une partie de des Français. Les Français ne croient plus en la justice, ont le sentiment que la justice euh ne protège plus euh les citoyens est dans une idée de de de réinsertion de de Mais ça devrait pas être la priorité. La priorité ce serait quand même d'une part d'appliquer euh la loi parce qu'en fait toutes les lois existent euh mais on sait bien qu'elles sont pas toujours appliqué.

Enfin la la dans la les peines maximales existent mais sont souvent très peu prononcé et ensuite on fait pas on va en prison mais il y a toujours un juge d'application des peines et et donc on a une justice qui ne qui ne fonctionne qui ne fonctionne plus et qui ne protège plus les citoyens ce qui est sa première vocation. elle doit être peuple français en réalité et pas donc il y a le sentiment depuis longtemps qu'il y a une jus qui est en idéologisée en partie inefficace qui manque de moyens et le politique a sa responsabilité parce qu'on a pas construit assez de place de prison mais je crois que cette colère elle est contre tout cela au-delà de de de de cette affaire qui est un peu la la goutte d'eau qui fait des des bords d'élevas vous dites les lois existent c'est vrai elles sont parfois on va dire bloquées au parlement elles ne sont pas appliqué. Les magistrats certes se fondent sur des textes mais pour envoyer des casseurs en prison encore faut-il qu'il y ait des places disponibles parce que c'est un principe de réalité.

Quand vous voyez les 70000 Alexandre de Vio euh enquête que Gérald demande exécution avant un sous un mois 14 juillet c'est dans un mois. Ben c'est la même chose si vous poussez les si vous poussez les enquêtes, même un très grand nombre d'entre elles. 70000 c'est gigantesque, ils n'y arriveront pas.

Si vous devez placer en détention provisoire des des violeurs d'enfants, il n'y a toujours pas de place de prison non plus. Donc nous sommes face à un principe de réalité. Il y a eu un laisser aller à vos yeux.

Oui, mais c'est aussi alors je le livre parle pas de ce sujet directement mais parle de d'une dégradation qui court sur une quarantaine de d'années. Pour la justice, c'est la même chose. Vous l'avez dit, on paye l'addition de quatre décennies de de de mélange de d'impuissance, de démagogie, de l'acheter.

Et on est à l'heure malheureusement de de l'addition. Alors, je disais, il y a toutes les lois, c'est vrai, il y a pas toujours les places de prison. Et il y a autre chose, c'est qu'il y a aussi le le effectivement, vous l'avez évoqué euh la la question de l'état de droit euh qui qui se transforme parfois en gouvernement des juges.

C'est-à-dire que le le les gouvernements successifs essayent de durcir sur l'immigration, sur la la politique pénale et il y a toujours soit le Conseil constitutionnel, soit la Cour européenne des droits de l'homme qui vient casser un certain nombre de lois ou de dispositifs votés légitimement par le Parlement. Et là, ça pose quand même un problème démocratique parce que les juges, si vous voulez, ne sont pas élus. Ils devraient être la bouche de la loi et moi, je veux bien qu'on respecte la Constitution, mais on voit bien qu'il y a souvent une interprétation des juges et qu'elle va toujours dans le même sens alors que le la société réclame justement plus d'ordre et et plus d'autorité.

Alors, certains se sont dit Alexandre Vio d'où est-ce qu'il parle hein pour raconter tout ça. Moi, je tiens à vous dire que j'ai été surpris, agréablement surpris parce que vous êtes un enfant de la méritocratie. Je sais que vous n'aimez pas parler de vous, pardon.

Euh, pour devenir journaliste, vous êtes passé par la prépa égalité des chances né de la volonté du bandit blog et de l'école Lille, un supérieur journaliste de Lille d'ouvrir davantage les grandes écoles aux classes populaires. Vous venez de là en fait Alexandre de Vio ? Oui.

Alors, classe populaire, je suis pas d'un milieu pauvre mais en tout cas d'un milieu modeste. J'ai quand dit en banlieu à Épin sur scène, mes parents étaient petits commerçants à une époque de de mondialisation où c'était difficile pour le petit commerce. Donc je viens de là.

Je parle effectivement de cette prépa égalité des chances. Là encore pas temps pour parler de moi mais pour parler d'un système qui fonctionnait pas trop mal. Ce qui était intéressant justement dans cette prépa égalité des chances c'est que c'était pas de la discrimination positive.

C'était un dispositif effectivement de de rattrapage. On a eu une prépa pour préparer les concours mais ensuite on les a passé de manière anonyme. C'était pas une politique de quota.

Alors, je crois que la politique de quota est pas la bonne euh solution parce que euh ceux qui ont bénéficié bah se sentent parfois euh illégitime et et et ça crée aussi euh euh des inégalités, je veux dire, on répare pas une injustice par une autre injustice. Euh et donc ce dispositif était assez intéressant, mais ce qui que je voulais montrer aussi, c'est qu'il y avait en germe peut-être la la France d'après. C'était la fin d'une France justement du du côte à côte et et et le début de des fractures françaises parce que dans cette prépa, il y avait des jeunes de toute la France, de toutes les origines.

Il y avait vraiment une vraie solidarité mais il y avait déjà un certain nombre de tensions avec un certain nombre de figures qui de manière intéressante sont devenues journalistes. Après, je pense [grognement] notamment à Nassira Elmoadem que nos nos lecteurs con nos auditeurs connaissent peut-être qui se fait connaître par des tweetes expliquant que les Français étaient étit un peuple de raciste dans leur intégralité. Donc Nassira a évolué vers un discours justement très proche des insimis, très proche des décolonialistes et donc il y avait déjà en germe cela et j'explique aussi comment cette comment ce communautarisme s'est imposé petit à petit.

Une phrase en conclusion en guise de conclusion Alexandre de VCKIO, je vous cite toujours, il ne s'agit pas de souffler sur les braesses des divisions, mais de tirer les leçons des échecs passés et envisager les contours d'une possible réconciliation. Il y a une petite lueur d'espoir quand même dans votre je voulais pas faire un livre pour dire que que tout est fou. Bah, il est il est réaliste mon livre, il est sans concession.

Euh mais je voulais pas faire un livre pour dire que tout est foutu, sinon c'est pas la peine d'écrire, c'est pas la peine de faire notre médier. Je crois qu'il y a encore des des marges de manœuvre qui a un constat qui est partagé par une écrasante majorité de de Français, quel que soit leur origine d'ailleurs. Et moi, je vous regrette que justement ces Français soient trop entendus par la classe politique et médiatique en en réalité.

Et et c'est de ça dont on a souffert. Euh moi, je suis un enfant, vous l'avez dit, de la méritocratie, mais j'ai aussi un grand-père italien qui est un enfant de l'assimilation. L'assimilation fonctionnait euh parce qu'il y avait un modèle de référence, parce que les classes populaires étaient valorisées et c'est elle qui faisait le travail.

Ça se faisait par le haut, ça se faisait par l'école, mais ça se faisait aussi dans les quartiers par les relations de voisinage, une assimilation par le bas. Et ça a pas pu se faire durant les les les décennies les dernières décennies. Bon parce que il y a eu un problème d'immigration trop massive.

Sans doute quand l'immigration est trop massive, on peut plus assimiler. Mais aussi parce qu'on a dénigré ces Français ordinaires. On les a traité de beauffe de racistes alors que c'est eux qui avaient le bon diagnostic.

Donc, j'aimerais qu'on les écoute un peu plus et que les les élites politiques et médiatiques qui sont là pour servir le peuple et bien se mettent au diapos de du diagnostic qu'a fait le peuple depuis longtemps et trouve des réponses et des solutions qui soient en adécoration avec ce que pense la majorité des Français et pas seulement des cahiers de doléance désormais stockés dans des armoires métalliques. Merci Alexandre Vyoto, rédacteur en chef des pages des baidés du Figaro du Figaro magazine auteur de ce livre étonnant. Nous vivions côte à côte paru chez Fire.

Merci pour votre témoignage ce matin et bonjour Valérie Expert. Bonjour Jean-François Aili. Bonjour.

Bonjour. Mettons-nous d'accord et bien écoutez l'affaire toujours de la petite Liana avec des témoignages terribles. Continuez de nous appeler 0826 300300.

J'espère que nos politiques nous écoutent, écoutent Sud Radio pour entendre vos témoignages, pour entendre ces dysfonctionnements qui ne sont pas isolé, qui sont euh quand même dans ce que vous nous racontez assez terrifiant. Quelle solution ! Et puis Patrick Bruel, on a appris qu'il était déféré devant des juges ce matin.

Quelle suite pour son pour son affaire et puis on parlera des goûtés de nos enfants avec la directrice de la rédaction de 60 millions de consommateurs. Très très sucré. C'est à suivre dans un instant. parce que vous faites attention.

On vous attend 0826 303.