Nicolas Dupont-Aignan invité de Laurence Ferrari dans Tirs Croisés sur Itélé
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:29OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'elle suscite en vous, cette photo ?
- 2:28OuverteRéponse directe
Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
- 2:29RelanceRéponse partielle
On ferme les frontières, par exemple, de la Grèce.
- 3:00RelanceRéponse partielle
Donc, intervenir militairement au sol en Syrie.
- 3:49RelanceRéponse directe
Alors, vous parlez de la Syrie, vous dites qu'il faut soutenir inconditionnellement les Russes, qui aujourd'hui ne font pas que s'attaquer à l'État islamique.
- 4:49OuverteRéponse directe
Mais la France, qu'est-ce qu'elle fait, concrètement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20PrésentateurChiffre
« 300 migrants se sont noyés depuis le mois de septembre pour tenter de rejoindre l'Europe, pour fuir la guerre, pour tenter d'avoir un avenir pour ces enfants qui malheureusement jonchent désormais les côtes méditerranéennes. »
- 1:42Invité politiqueFait
« Elle a créé un appel d'air monstrueux. »
- 1:50Invité politiqueChiffre
« C'est ce pays à qui on va donner 3 milliards d'euros de nos impôts. »
- 2:23Invité politiqueChiffre
« Il y en a eu 1 million en 2015. »
- 3:27Invité politiqueChiffre
« Mais que je sache, on a été capable de donner des centaines de milliards aux banques quand elles allaient mal. »
- 5:17Invité politiqueFait
« Et nous avons à expulser. Car si nous n'avons pas le courage d'expulser les migrants qui rentrent sur notre sol, la situation deviendra incontrôlable. »
- 7:58Invité politiqueFait
« Moi, j'ai toujours dit qu'il fallait la déchéance de nationalité pour pouvoir expulser ceux qui avaient une autre nationalité. »
- 8:10Invité politiqueChiffre
« Il y a 250 djihadistes. »
- 8:45Invité politiqueFait
« Je pense que les hauts magistrats, s'ils faisaient le ménage dans leur magistrature, on n'aurait pas besoin de l'état d'urgence. »
- 8:52Invité politiqueFait
« Loi Dati, gouvernement précédent, loi Taubira. »
- 9:47Invité politiqueFait
« financé par la mairie de Lille, qui prête la salle, il y ait des prêcheurs de haine, les homosexuels doivent être tués, il ne faut pas condamner l'État islamique, et ils viennent sur notre sol. »
- 13:31Invité politiqueChiffre
« Il y a 5 millions de chômeurs. »
- 13:33Invité politiqueChiffre
« Il y a eu 130 pauvres jeunes massacrés dans Paris. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan73 %
- Présentateur17 %
- ?10 %
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Et
l'invité de Tiers-Croisé ce soir, c'est Nicolas Dupont-Aignan. Bonsoir.
Bonsoir, Laurence Ferrari. Président de
Debout, la France. On va commencer par une photo. C'est une photo que le journal Le Monde a décidé de mettre en une aujourd'hui. Une photo que nous avons aussi décidé de montrer sur e-télé après bien des débats. Mais parce qu'elle a du sens, parce qu'elle montre l'horreur de ce qui se passe aujourd'hui sur les côtes grecques ou turques. Parce que des femmes et des enfants meurent tous les jours. 300 migrants se sont noyés depuis le mois de septembre pour tenter de rejoindre l'Europe, pour fuir la guerre, pour tenter d'avoir un avenir pour ces enfants qui malheureusement jonchent désormais les côtes méditerranéennes. Qu'est-ce qu'elle suscite en vous, cette photo
? L
'horreur,
le
dégoût. Et elle montre que la fausse générosité, l'irresponsabilité, la lâcheté de nos chefs de gouvernement depuis des mois, parce que justement, ils ont fait la politique des photographies.
Vous
vous souvenez de cette photographie horrible de ce petit garçon sur le bord de la plage ?
A
cause de cette photographie, nos chefs d'État ont été lâches.
Ils
ont dit, on ne
peut
rien faire, il faut continuer à accueillir.
Et
donc, il n
'y a
encore plus de morts
le
long des côtes turques. Parce qu'on n'a
pas dit stop. A cause de la
photographie d'Eiland,
Angela Merkel
a décidé d'accueillir
des millions de migrants. Eh bien, justement, elle
a bien eu tort. Parce
que ce faisant,
elle a alimenté
un
cercle vicieux abominable. Elle a eu tort, parce qu'elle n'a rien réglé.
Elle a eu tort, mais elle n'a pas rien fait.
Elle a créé un appel d'air monstrueux.
Et
si l'Europe avait été digne, et si on avait des chefs d'État qui étaient des chefs d'État, ils auraient pris des mesures immédiates pour faire cesser cet afflux. Ils auraient fermé leurs frontières
nationales.
Ils auraient mis des moyens en Turquie et en Grèce, en rompant les relations diplomatiques avec ce pays, la Turquie, qui est indigne. Car c'est ce pays-là qui organise le départ. C'est ce pays qui achète en contrebande le pétrole de l'État islamique. C'est ce pays à qui on va donner 3 milliards d'euros de nos impôts. Donc, on peut voir toutes les photos les plus atroces.
Mais
si c'est pour aboutir à l'impuissance, à l'inaction, demain, il y en aura encore plus de noyés. Parce qu'on est en plus l'hiver. Donc, ça va s'accentuer. J'ai été le seul, le premier, à aller sur les côtes grecques
au
mois de fin août.
J
'ai
été
après à Calais. J'ai alerté.
On
ne
m'a
pas écouté. Et j'ai même eu
une
radio, que je ne citerai pas, qui a dit que je racontais n'importe quoi quand je disais qu'il y
en
aurait 1 million cette année. Il y en a eu 1 million en 2015. Mais vous savez que derrière, il y en a 10, 20 millions qui attendent.
Donc, qu'est-ce qu'on fait ?
On ferme les frontières, par exemple, de la Grèce. On en fait une grande prison assez l'ouvert ?
Non, deux choses.
Donc, un
grand centre de rétention, pareil
pour la Turquie ?
Il y a deux choses. Il y a d'abord un aspect psychologique. Si les gens savent que la porte est ouverte, ils vont venir. Donc, il faut fermer les frontières nationales entre chaque pays européen qui feront autant de cloisons.
Il
faut parallèlement mettre la pression sur la Turquie qui joue un double jeu criminel. Il faut, troisièmement, intervenir beaucoup plus fortement en Syrie, en appui de la Russie, ce que n'ont pas voulu faire nos chefs d'État.
Donc, intervenir militairement
au sol en Syrie. Non, pas
nous-mêmes au sol, parce que nous n'avons pas les moyens, mais nous pouvons aller beaucoup plus loin dans les frappes pour détruire l'infrastructure économique de l'État islamique. Et puis, il faut s'occuper. J'étais le seul en 2012, pendant la campagne présidentielle, à en parler,
du
développement de l'Afrique, parce que derrière les migrants, il n'y a pas que des réfugiés syriens, contrairement à ce qu
'on
dit. Il y
a
aussi beaucoup de malheureux, de miséreux. Et si on ne règle pas la question africaine par un plan Marshall, mais ce n
'est
pas 2 milliards, c'est des centaines de milliards. Mais que je sache, on a été capable de donner des centaines de milliards aux banques
quand
elles allaient mal. Et on n'est pas capable de prendre à bras le corps le problème de la pauvreté, du Maghreb, de ce qui va se passer en Libye. Donc, voyez bien qu'il n
'y a
pas une réponse. Je ne
vais
pas vous dire demain matin, j'ai la solution miracle. Mais en revanche, il y a des solutions qu'il faut mettre en œuvre rapidement.
Alors, vous parlez de la Syrie, vous dites qu'il faut soutenir inconditionnellement les Russes, qui aujourd'hui ne
font pas
que s'attaquer à l'État islamique. Les villes rebelles sont assiégées, affamées, des gens meurent de faim
absolument partout.
Oui,
c'est horrible.
Oui, mais... La
solution, elle n'est
pas forcément militaire, elle est aussi
diplomatique.
Elle est diplomatique, mais il
y a
un moment, il faut choisir.
Et
parce qu'on n'a pas su choisir pendant des années, eh bien, on a le pire des deux côtés. Et moi, je crois qu'il faut faire ce que fait Poutine, qui a décidé de soutenir Assad pour vaincre l'État islamique, qu'on doit le faire totalement. Mais je vais vous dire, on ne le fera pas totalement parce que, je pense, qu'il
y a
beaucoup de chefs d'État occidentaux qui sont tenus par l'argent du Qatar, de l'Arabie saoudite et d'autres. Dont
la
France.
Je
ne sais pas, mais en tout cas, pourquoi la France n'a jamais choisi son camp
? Et
je ne dis pas qu'Assad est bien. Je ne
sais
pas ma tasse de thé, croyez-moi. Mais il
y a
un moment, il faut choisir. Et en tout cas, on ne peut pas laisser la dégradation qu'il y a aujourd'hui.
Mais la France, qu'est-ce qu'elle fait, concrètement ?
Mais la France, elle fait des
frappes.
Pour ses migrants. On va revenir juste sur le dossier des
migrants. Mais
la France, elle ne fait
rien. Par
4 000 migrants accueillis en deux ans.
Beaucoup plus.
Beaucoup plus. Plus le chiffre. Oui, ça, c'est le chiffre
officiel, pour rassurer les Français. Mais à partir du moment où on accepte qu'il y ait un million de migrants en Allemagne, et que les frontières entre l'Allemagne et la France sont ouvertes, vous croyez qu'il va se passer quoi
?
Pourquoi il y a de plus en plus de migrants à Calais
?
Parce
qu
'ils
veulent aller en Angleterre,
ils ne veulent pas rester en France. Mais
nous avons à fermer la frontière française vis-à-vis de
l
'Allemagne. Et nous avons à expulser. Car si nous n'avons pas le courage d'expulser les migrants qui rentrent sur notre sol, la situation deviendra incontrôlable. Et il suffit d'aller à Calais pour voir ce que c'est.
C
'est la faiblesse des dirigeants qui expliquent le chaos actuel. Ce n
'est
pas leur fermeté.
C
'est de la fausse générosité. Et ça se retourne contre les peuples, et contre les migrants, et contre nos concitoyens.
Mais à Calais, ce ne sont pas des demandeurs d'asile. Ils ne veulent pas rester en France.
Ce
sont des gens qui veulent
passer en Angleterre. Mais c'est pourquoi ils devraient être expulsés hors de France. Qu'est-ce qu'on fait alors par rapport à
la Grande-Bretagne ?
Mais la
Grande-Bretagne... On ferme
la frontière aussi,
comme en Allemagne, on se replie sur nous-mêmes. Mais ce n'est pas
se replier que d'avoir des frontières, Mme Ferrari. C'est au contraire gérer les choses. Le Maroc
a
des frontières très fermées. Même avec l'enclave espagnole. Vous savez qu
'il y a
une enclave espagnole.
Des
frontières fermées. Le Maroc gère ces frontières. Est-ce que c'est un pays criminel ?
Tous
les pays du monde gèrent leurs frontières, sauf l'Europe.
Et
ce système Schengen, ils l'ont tous construit. Les Fillon, Sarkozy, Juppé, Hollande. C'est leur bébé. Ils ne veulent pas le remettre en cause. Vous pouvez avoir des frontières nationales, contrôlées, des coopérations européennes, une belle coopération avec l'Afrique. Pourquoi ? Ce n'est pas incompatible. C'est le désordre qui crée les murs et les haines. Et c'est ça le danger d'aujourd'hui. Est
-ce que la réponse politique est à la hauteur des enjeux ? Aujourd'hui, on a eu un feuilleton sur la déchirme de la nationalité.
Qu
'est-ce qui va se passer à ce
sujet ?
Qu'est-ce que vous en comprenez ?
Rien. Je suis désolé, Laurence Ferrari, je n'en comprends rien.
Il
y a
un accord qui a été trouvé aujourd'hui entre le gouvernement et le Parti Socialiste.
C'est
quoi
? C'est de la tambeau politique
? C'est pire que ça. Moi, je me mets à la place des donneurs d'ordre des massacres de Paris
qui
sont là-bas
et
qui doivent nous regarder. Parce qu
'ils
doivent écouter nos chaînes de télévision. Mais quelle image ils doivent avoir de nous
?
Se dire, on les a massacrés et ils se déchirent sur un symbole pour rien. Et on ne parle que de ça. Alors que, comme vous le disiez, il y a des gens qui se noient. Il y a la misère en Afrique. Il y a la Libye qui est au bord de l'explosion. L'État islamique est en train de s'installer en Libye.
Mais
ça fait des mois que je le dis. Voilà. Bon, ben voilà. Qu'est
-ce
que vous voulez faire face à une classe politique qui n'a rien compris ? Qui est nombriliste ? Qui est dans une sorte de bulle. Hier, j'étais à l'Assemblée. Je suis sorti, Laurence Ferrari. Je n
'ai
jamais été aussi déprimé de ma vie politique.
Vous avez eu honte ? Pas
honte. Je me suis dit, mais
ils
sont devenus
hors
sol. Mais je ne
suis
pas le seul. Il y a beaucoup de parlementaires censés, vous savez. Simplement, c'est curieux. On entend toujours les plus bruyants et les moins censés. Mais ça,
c
'est le problème du recrutement politique.
Donc
ce texte-là, il n
'a pas de sens ? Il sera
adopté, pas adopté
? Moi,
je vais être franc, parce que je ne
veux
pas faire semblant, parce qu'il a du plomb dans l'aile, de le dire. Moi, j'ai toujours dit qu'il fallait la déchéance de nationalité pour pouvoir expulser ceux qui avaient une autre nationalité. Et
j
'assortissais
de
l'éloignement sur un territoire lointain. J'avais parlé du bagne, une sorte de Guantanamo judiciaire, pas à
l
'américaine, qui permettait d'éloigner les djihadistes
des
métropoles et des départements d'outre-mer pour les mettre à l'écart.
Il
y a 250 djihadistes.
Ça,
c'est important.
Les
250 qui sont revenus de Syrie, où ils sont ? Qu'est-ce qu'ils font ? Le ministre de l'Intérieur n'a jamais été capable à l'Assemblée de nous dire précisément ce qu'il en était.
Mais
ça, c'est beaucoup plus important pour éviter un autre attentat. Et j'aimerais qu
'on
se polarise là-dessus.
La réforme de la procédure pénale, elle a été présentée ce matin au Conseil des ministres. Elle inquiète les hauts magistrats. Est-ce que vous aussi, vous êtes inquiet ou pas du tout ? Non,
je pense que les hauts magistrats, s'ils faisaient le ménage dans leur magistrature, on n'aurait pas besoin de l'état d'urgence. Mais ce n
'est
pas la faute des hauts magistrats, c'est la faute des lois qu'on a votées. Loi Dati, gouvernement précédent, loi Taubira. Donc la vraie question, c'est que si on avait une procédure pénale qui fonctionne en France, on n'aurait même pas besoin de l'état d'urgence. Et je préférerais que ce soit sous le contrôle des magistrats. Mais comme on a eu
des
lois complexes, compliquées, que la justice n'arrive plus à faire son travail, eh bien la police se passe de la justice par l'état d'urgence. Ce n
'est
pas très sain entre nous.
Il
y a plusieurs sujets dans l'actualité. Il y
a
notamment cette réunion de l'Union des organisations islamiques de France, l'UEF. Il
y
a un meeting qui doit se tenir ce week-end à Lille. Il y a eu une polémique.
Oui, c'est moi
qui l'ai...
Vous avez évidemment été parmi les premiers à la dénoncer. Du coup, l'UEF a décidé de déprogrammer trois orateurs étrangers. Est-ce que ça vous va ?
Oui.
Est
-ce
que cette réunion doit se tenir et peut se tenir librement ?
J'ai été le seul, un des seuls, mais une femme du Conseil de Paris, je crois, à dire comment peut-on accepter qu'à un congrès l'UEF, à Lille, financé par la mairie de Lille, qui prête la salle, il y
ait
des prêcheurs de haine, les homosexuels doivent être tués, il ne
faut
pas condamner l'État islamique, et ils viennent sur notre sol.
Et
j'étais un des rares à dire danger. Mais j'ai dit danger pas pour être contre les Français musulmans, parce que justement, si on laisse des extrémistes, eh bien ce sont tous les Français musulmans qui pratiquent leur foi tranquillement, qui sont dans l'amalgame. Je suis content que cette polémique ait pu aboutir, mais il a fallu vraiment, vous savez, remuer. Pourquoi ? Pourquoi cette complaisance
? Pourquoi
cette complaisance qui... Vous savez, je suis élu de banlieue dans ma ville, il y a une salle de prière, il y
a
une synagogue, et il
y
a trois églises, et ça se passe très bien. Pourquoi, en fait, on laisse des extrémistes
tenir
le haut du pavé,
et
en fait créer le début d'une espèce de climat malsain de guerre civile, alors que la majorité de ceux qui pratiquent leur foi dans notre pays, quelle que soit leur religion, sont très respectueux de la République. Si l'État n'est pas ferme, pas seulement en parole, mais en actes, eh bien on n'y arrivera jamais.
On est
ferme également en Corse, où une boucherie
à l'âle a été mitraillée aujourd'hui.
Mais pareil,
il
faut éviter le début d'un engrenage.
C
'est prioritaire. Pour ça,
il
faut de la clarté et de la fermeté.
Pour
tout le monde.
Vous
allez préparer un livre qui sortira le 14 mars, je
crois. Oui.
Dans lequel vous allez, j'imagine, étayer votre candidature pour 2017.
Vous
avez le nez fin, vous.
J
'imagine que c'était un livre au programme, sinon ce n'est pas un livre sur votre vie.
Ce n'est
pas un livre de souvenirs, parce que moi je n'ai pas gouverné, et je ne suis pas responsable du bilan catastrophique de ceux qui aujourd'hui s'excusent de tout, et nous font croire qu'ils vont faire la même chose, nous différemment. Donc c'est un livre projet,
qui,
c'est vrai, à un moment donné, pourra peut-être, si je suis candidat, servir. Mais en tout cas, c'est plus un livre
qui
explique, vous me posiez la question tout à l'heure, pourquoi
un
pays comme le nôtre, qui a tant d'atouts, se suicide devant nous, et pourquoi sa classe politique n'y arrive pas. Parce qu'il faut comprendre pourquoi, si on veut résoudre les problèmes.
J'imagine que vous aviez un plan média, si vous voulez
pas l'annoncer aujourd'hui. Qui
d'autre, à part vous, pourrait porter vos idées, M. Dupont-Aignan
?
C'est très immodeste,
mais pour l'instant, personne. Donc ça veut dire que votre
candidature, elle est inéluctable
?
Je n'en sais rien. Laissez-moi un peu de temps,
le temps au temps.
Parfaitement, pourquoi est
-ce
que vous faites de la langue de bois comme tous ceux que vous dénoncez ? Non,
parce que
chaque heure suffit sa peine. Je suis en train de finir mon bouquin, et le moment viendra, sans aucun doute, peut-être. Mais laissez-moi un peu de temps. Voilà.
La première de la droite et du centre, vous dites toujours que c'est un dîner de cons
?
Oui, parce qu'ils ont gouverné ensemble.
Ils
ont gouverné ensemble.
Ils
partagent exactement le même projet. Et ils vont se chamailler devant les écrans.
C
'est quoi ? C'est le paquet cadeau. Est-ce que je prends le paquet cadeau Juppé, Fillon, Sarkozy ? Mais ça change quoi ? Il faut un vrai renouvellement. Un vrai renouvellement. C'est-à-dire qu'il faut changer la politique française,
et
puis être sérieux, sans tomber dans les extrêmes. Mais c'est tellement du bon sens, de l'évidence.
C'est ce que je vais essayer d'expliquer. En aucun cas, vous y
participeriez à
cette
primaire. Non,
mais moi, je
ne participe pas à une escroquerie politique. Parce que c'est aux 44 millions d'électeurs de choisir leur président de la République. Ce n
'est
pas à 2 millions de militants de choisir entre des gens qui pensent pareil et qui ont le même bilan. Ce n
'est
pas juste. Ce n
'est
pas juste pour tous ceux qui pensent autre chose.
Votre candidature, elle ne serait pas anodine dans le contexte d'un rapport de force très serré
entre la droite, la
gauche et le Front National. Elle pèserait, votre candidature. Vous pourriez être responsable
de je
ne
sais
quoi.
Non,
mais c'est extraordinaire.
Ils ont mal gouverné. Il y a 5 millions de chômeurs. Il y a eu 130 pauvres jeunes massacrés dans Paris. Et ce sont des hommes ou des femmes politiques différents qui essayent de défendre leurs convictions, qui seraient responsables des malheurs de la France. Mais personne ne croira à cette fable à laquelle vous ne croyez pas. Un instant, je vous vois, bien évidemment.
Ce
qu'il faut, c'est de l'air, de l'oxygène. Et là, moi, je compte sur vous, les médias, pour qu'on ne soit pas résumé à cette espèce de primaire de ces personnes qu'on voit depuis 20 ans. Voilà. Vous,
on
me voit depuis 15 ans. Ah oui, mais moi, je n
'ai
pas gouverné. Et on me voit depuis 15 ans, petit à petit, de manière opiniâtre, pour dire qu
'il
y
a
une autre voie pour notre pays. J'aime mon pays, je ne
veux
pas le voir comme ça. Donc, ce n
'est
pas tout à fait la même chose, quand même, reconnaissez-le. Merci beaucoup, Nicolas Dupont
-Aignan, d'être venu ce
soir sur E-Télé, dans un instant, la météo et le journal. A tout de suite.
Nicolas Dupont-Aignan