Aller au contenu
Tous les transcripts
DébatLCP (sur YouTube)· 7 octobre 2025 64 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesBudget & impôtsSolidarités & famille

Crise politique : Emmanuel Macron sous pression | Chaque voix compte - 07/10/25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 48 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Combien la crise politique coûte-t-elle à l'économie française ?

  • 4:00OuverteRéponse partielle

    Où va nous mener cette boucle temporelle politique ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que constitutionnellement Macron peut être contraint à démissionner ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Une dissolution est-elle inévitable selon vous ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la part de responsabilité des politiques dans cette crise ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Un gouvernement démissionnaire peut-il présenter un budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Chiffre
    « 70 % des Français veulent la décision du président de la République, elle la votera. »
  • 1:25Fait
    « La principale responsabilité du président de la République c'est de faire en sorte que les institutions fonctionnent. »
  • 4:25Fait
    « Il nous faut un budget. C'est ça la priorité de la France. »
  • 4:55Promesse
    « La proposition d'Édouard Philippe, c'est d'avancer les élections présidentielles. »
  • 5:55Fait
    « Il y a des égos. Il y a des lignes rouges en permanence. »
  • 6:25Fait
    « La dissolution n'a pas encore été actée ni même prononcée. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec à mes côtés ce soir Fanny Guinochet et Laurent Guimier. Bonsoir à tous les deux et merci d'être là.

Tout de suite le sommaire de chaque voix compte avec à la une dissolution présidentielle anticipé. La crise politique s'enflamme jusque dans le camp présidentiel où Emmanuel Macron se trouve plus isolé que jamais. Le chef de l'État a demandé à Sébastien Lecornu de poursuivre d'ultimes négociations pour reformer une coalition.

Il a jusqu'à demain soir pour y parvenir. Et après, où va la France ? Et bien, on va faire le point sur cette nouvelle folle journée avec Bruno Cotè, politologue, chercheur CNRS au Sévipov, professeur à Science Po Paris.

Bonsoir et merci d'être là au côté de Marianne Candé. Vous êtes constitutionnaliste, professeur de droit constitutionnel à la Sorbonne. Merci d'être avec nous ce soir.

Et Jean-Philippe Dugouin Clément, vous êtes le maire UDI de Mensfi, une commune de 15000 habitants dans dans les sonnes. Fan, votre chiffre du jour, savez-vous combien la crise politique coûte à notre économie ? Un pognon de dingue.

Exactement. 15 milliards d'euros à suivre à 20h05. Quelle histoire avec Laurent Guigier ?

Il faut partir, monsieur le président. C'est le slogan qui est unit. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et maintenant Édouard Philippe.

Et je vous explique pourquoi. C'est pas si étonnant que ça que dans notre monarchie républicaine, il y autant de gens pour réclamer l'abdation ou la guillotine. Et voilà qui nous amènera à la deuxième partie de chaque voie compte.

La question qui fage ce soir au pied du mur, Emmanuel Macron va-t-il finir par démissionner ? On en débattra avec nos trois députés du jour. Anna Pic, député socialiste de la Manche.

Anne Leénanf, député Horizon du Morbillant et Ludovic Mendz, député apparenté EPR de la Moselle. On attend bien sûr vos questions ou vos réflexions. Vous pouvez flasher le QR code qui s'affiche ici sur votre écran.

À 20h30, rendez-vous avec Bourbon Express et Valérie Brochard pour le journal de l'Assemblée nationale. Elle vous dira pourquoi la Marseillaise a raisonné aujourd'hui au palais Bourbon. Voilà pour le menu du soir.

Installez-vous confortablement, chaque voix compte. C'est parti. [Musique] Ça vous dit quelque chose ?

C'est l'histoire d'un présentateur un peu grincheux, condamné à revivre encore et encore la même journée avec cette sansernelle chanson de Sony Encher Sher dans son réveil tous les matins. Sommes-nous tous des Billes Meuret dans le film Un jour sans fin ? Sommes-nous en train de revivre indéfiniment la même journée désastreuse ?

Et quand notre journée recommence à l'infini, est-ce que tout n'est pas un peu permis finalement ? Je vais vous poser la question à tous les trois. Où va nous mener cette boucle temporelle ?

Bruno Cotest, faut souhaiter d'abord qu'elle nous qu'on en sorte. Ça peut pas continuer comme ça pendant encore des mois et des mois, c'est impossible. Il y a une lassitude du public qui est qui est juste ingérable aujourd'hui.

Donc il faut quand même à un moment donné qu'il a une sortie de cette boucle. C'est comme tous les toutes les processus physiques que ça tourne et à un moment donné, il faut trouver une sortie. Donc il faut vraiment impérativement trouver une une sortie.

Euh dans le meilleur des cas, on pourrait dire que c'est une expérience que nous que nous vivons dont il y a des leçons à apprendre. Il y aura un bilan d'expérience à faire. Est-ce que ça nous traduit des questions ?

Est-ce que ça nous pose des questions de fond sur notre modèle institutionnel démocratique ? Notre capacité à à digérer, à traiter ça, à le poser un petit peu sur la table en disant bah qu'est-ce qui va pas dans le pays ? comme on en est arrivé là.

Et donc ça ça serait peut-être la sortie optimiste de dire c'est comme toutes les crises. Il y a un moment d'hypercise, un moment où il faut que ça sorte, ça fait mal, ça donne le sentiment d'une grande confusion et puis après on on va mieux parce qu'on a mis à de la distance avec la crise. Ça c'est version optimiste, version peut-être plus réaliste.

Éventuellement ça nous vers une nouvelle élection législative, une nouvelle dissolution et donc potentiellement à nouveau du chaos, du désordre, du stress. de la mauvaise humeur. Marianne Coandé, vous qui êtes une spécialiste des institutions de la 5e République, où va nous mener cette boucle temporelle ?

Personne ne peut le savoir aujourd'hui, je crois. Donc, je ne suis pas non plus madame Soleil, mais effectivement, on peut formuler plusieurs hypothèses et je crois que c'est ce qu'on va faire ensemble. Mais je suis d'accord sur le fait que ça va et comme toute crise nous amener à nous interroger sur nous-mêmes et sur la manière euh d'éviter autant que possible que ça se reproduise.

Et effectivement ça nous interroge sur ben cette 5e République, son côté monarchique, ça a été évoqué et sur plusieurs yatus. On a un premier yatus entre le texte de la Constitution qui est fait du président à un arbitre. Lisez l'article 5, il est un arbitre, il est un garant et il n'est pas celui qui doit diriger la politique nationale.

Et l'image qu'on s'en fait parce que le plus souvent sous la 5e République, comme il avait une majorité absolue qui était de son bord politique, bah il pouvait se permettre de tout diriger sans que personne s'en émeve outre mesure. Là, il a une majorité relative. Alors, c'est pas la première fois que ça arrive.

Il faut bien souvenir que majorité relative, c'est arrivé déjà au début de la 5e République, entre 58 et 62. L'UNR du général de Gaulle est loin de la majorité absolue. Alors, il arrive à s'en sortir parce que il y a la guerre d'Algérie, tout le monde a peur, on se resserre autour de lui.

Donc la guerre d'Algérie sauve le contexte. Ensuite, on a retrouvé ça entre 88 et 93 à l'époque de Michel Rocard. Cependant, la majorité est relative, mais elle est quand même claire, elle est forte.

Il manque pas beaucoup de voix, donc on conteste pas beaucoup ce gouvernement. Et là, depuis 2022 et plus encore 2024, on a une majorité plus faible. Et pourtant, un président qui s'accroche toujours aux réformes qu'il a faites, en particulier cette fameuse réforme des retraites qui a été le point de crispation au départ de tout.

Et donc il a plus les moyens de tout diriger mais il voudrait quand même bien sauver les meubles. Et vous monsieur le maire Jean-Philippe Dugouin Clément, quel regard vous portez sur le moment que nous sommes en train de vivre ? Moi, je suis assez atéré parce que ça fait maintenant 15 mois que j'ai l'impression que le pays est à l'arrêt complet.

Alors, vous le disiez 22 24, c'était une période compliquée, mais depuis la dissolution de juin 2024, euh, on est sur une absence d'action publique. On en est à trois, bientôt quatre premier ministres en l'espace de moins d'un an et demi, on a plus de ligne directrice et en fait, on est dans un pays qui a l'arrêt. Et ce qui est grave pour moi, c'est même pas tant les choix ou les non choix qui sont faits.

L'engagement politique, c'est parfois avoir raison, parfois se tromper. Mais aujourd'hui, quelle est la ligne ? Qu'est-ce qu'on fait ?

Quel est le budget de l'État ? On est la 6e puissance économique mondiale. Notre note se dégrade, nos taux d'emprunt remontent.

La crédibilité et la stabilité politique de la France qui en a fait un des une des grandes voies mondiales est en train de de tomber et nous n'avons aucune visibilité sur ce dont demain sera fait. On peut avoir des options, on peut avoir des hypothèses constitutionnellement, il y en a quatre ou cinq principales, mais la réalité c'est que dans le grand numéro de politique fiction qu'on vit aujourd'hui, absolument tout est possible et aujourd'hui on nous demande de préparer l'avenir, de d'imaginer demain sans savoir dans quel cadre on va. Alors justement, puisque vous parlez de demain, ça tombe bien, il reste 24 heures pile à Sébastien Lecornu pour mener la mission de la dernière chance que lui a confieré Emmanuel Macron hier soir, définir une plateforme d'action et de stabilité pour la France.

Le premier ministre des missionnaires a donc jusqu'à demain soir. Là, c'est plus Bill Mery, c'est Jack Bower. C'est 24 heures chrono.

Résumé de la journée avec Hélène Bonduel. [Musique] Devant Matignon, ce matin, un incendie vient de se déclarer. Rapidement maîtrisé, mais à l'intérieur, le feu brûle aussi. 48 he pour sortir de la crise politique, le compte arbour est lancé.

Mais alors que Sébastien Lecorn s'apprête à entamer ses consultations de la dernière chance, ce sont deux anciens premier ministres du président de la République qui font monter la pression sur l'Élysée. J'ai dit que je ne comprenais pas ces décisions, voilà, qui ont été prises depuis un an avec la dissolution. Est-ce qu'il y en a suivi ?

Si on m'avait dit il y a 2 ans que je prononcerai cette phrase, évidemment que je l'aurais pas cru. Il s'honorait si euh si par exemple il proposait un nom de Premier ministre, il nommait un premier ministre avec pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget. Hm hm. de faire adopter ce budget et qu'à l'issue, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée, c'est-à-dire qu'il part immédiatement après que le budget a été adopté.

En fin de matinée à Matignon, les présidents de l'Assemblée nationale du Sénat et les chefs de parti du socle commun conviennent de deux urgence : l'adoption d'un budget et l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. L'avenir du budget, le président insoumis de la commission des finances s'en inquiète lui aussi que avant tout des tout retour aux urnes, tout retour aux urnes, il faut que dans ces cas-là l'assemblée adopte, moi je suis pour la solution de loi spéciale parce que là il y aura pas de débat politique, ça serait juste l'assurance qui est la transmission qui est la continuité du budget. Ça c'est catastrophique si on se séparait à l'assemblée sans avoir assuré qu'il y a un budget pour le pays.

Comme pour ajouter à la confusion, Bruno Lemire prend à son tour la parole avec un langage qu'on lui connaissait peu. Donc quand je vois que je suis le problème, ben j'appelle le premier ministre et je lui dis je me casse pas de problème. Et j'appelle le président de la République et je lui dis je me casse pas de problème.

Dans l'après-midi, le Rassemblement national décline l'invitation à Matignon et réclame une nouvelle dissolution. Ces année négociation n'ont plus pour objectif de préserver l'intérêt des Français mais celui du président de la République lui-même. Les insoumis opposent alors pour une fin de non recevoir.

Le premier ministre des missionnaires règle les affaires courantes. Nous ne sommes pas une affaire courante. Nous parlons à celui qui décide.

Macron. message, il faut partir à 24h du terme pour Sébastien le cornu. Cela semble Mission impossible.

Ça va vite hein, ça va très vite. Qu'est-ce qui vous a le plus surpris au cours des au cours des dernières 24 heures Monoc ? Oh ben tout on a vécu 24 heures totalement totalement folle.

Euh plusieurs points moi m'ont m'ont beaucoup surpris. D'abord le contenu de la déclaration de démission de Sébastien Lecnu. Je crois bien évidemment dans la sincérité des hommes et des femmes politique, mais le premier ministre des missionnaires se présente à nous comme s'il y avait des méchants autour de lui qui ne veulent pas jouer l'intérêt du du pays.

Il est sur le bateau lui depuis pas loin d'une décennie au pouvoir et il y a pas un mot où il dit peut-être que j'ai une part de responsabilité dans cette dans cette situation. Donc déjà, je trouvais que c'était déjà un peu un symptôme de ce qui va pas dans le dans le pays. C'est-à-dire qu'on a des personnalités politiques qui parfois vivent de la politique depuis des décennies pour certains d'entre eux.

Des décennies, on sait pas, c'est c'est tellement le cas que pour certains on sait même pas s'ils ont un métier en dehors de la de la de la politique et il se présente à nous comme s'il découvraient tous les problèmes et et n'av aucune part de responsabilité. Moi, c'est ça qui m'a vraiment surpris de dire quand même à un moment donné, on vit quelque chose qui est tellement énorme que ça pose une question de principe de responsabilité presque au plan moral. Et donc, j'étais surpris de voir personne qui dit bah j'ai peut-être ma part moi dans tout ça et je vais je vais prendre du recul pour essayer de comprendre ma part.

Bah en l'occurrence Sébastien Lecnu, il dit "Moi j'y vais pas, je suis démissionnaire, je veux il a accepté cette mission." Je lui accordé la vraiment la sincérité. J'ai pas aucun doute là-dessus mais voilà c'est c'est bizarre quand même.

Marianne Candé, vous sentez-vous aussi enfin vous vous pointez aussi du doigt cette ce manque de responsabilité du personnel politique aujourd'hui. Oui, mais alors je serais plus tolérante envers monsieur le Cornu parce que je trouvais intéressant qu'il dise bon ben, je renonce au 493 ce qui est quand même énorme et que il donne une chance à la négociation mais il a pas du tout été compris à mon sens par les autres. Et le problème c'est qu'il a pas beaucoup de temps pour faire ça parce qu'en fait il dit bon ben voilà, il faut qu'on arrive tous ensemble à trouver les points d'accord et donc c'est pour ça que je renoncerai au 493 et comme ça il pourrait y avoir une vraie initiative parlementaire. les parlementaires pourront tenir leur rôle et cetera.

Et puis en face de lui, il a des gens comme monsieur Rotaillot ou d'autres qui disent "Ah oui, mais nous on attend une feuille de route." Ce ce que ça révèle à mon sens, c'est que cette 5e République a tellement fonctionné avec un président qui dit "Tout le monde obéit, tout le monde fait ça" depuis des années, que nos politiques se montent presque incapable de se remettre en de se dire "Bah non, c'est plus la même façon de jouer." On revient au texte de la Constitution qui prévoit que ce sont les parlementaires qui doivent choisir le gouvernement.

Et comme dans tous les autres pays d'Europe, on a comme pratiquement tous les pays d'Europe un régime fondamentalement parlementaire comme la moitié des pays de le président est élu directement mais il n'empêche qu'il devrait être tout au plus un arbitre et non pas celui qui gouverne. Et le problème est là dans ce décalage entre le texte et la pratique. Et donc c'est normal que les gens n'y comprennent rien ou trouvent ça complètement ubuesque.

Je crois que monsieur le cornu donnait une chance et qu'il a pas été compris. Laurent peut-être que d'un mot le monsieur le Cornu aurait peut-être été jugé plus crédible ou aurait été plus entendu s'il avait jeté l'éponge avant la nomination de son gouvernement qu'une fois le gouvernement nommé en disant bon ça va être les mêmes on prend les mêmes et recommences donc j'y je suis pas arrivé. Oui.

Je pense que il y avait peut-être structurellement au-delà des qualités des personnes qui ne sont évidemment tous des grands républicains, des grands serviteurs du bien public. qu'on peut absolument pas en douter bien évidemment, mais il y a peut-être une sorte de difficulté presque structurelle à la position dans laquelle il se il se trouvait les les les mêmes personnes qui ont au fond quelque part conduit à toute cette situation, ils sont peut-être pas les les mieux placés d'une certaine manière pour s'en extraire et appeler les autres un sursaut. Et donc on voit bien l'une des difficultés de cette de cette de cette situation, c'était presque peut-être presque mission impossible compte tenu aussi de ce cadrage présidentiel qui reste tellement fort aujourd'hui encore.

Édouard Philippe demande donc à Emmanuel Macron de programmer sa démission pour début 2026 pour avoir une présidentielle anticipée avec une campagne plus ordonnée. Marianne Coandé d'abord est-ce que constitutionnellement c'est possible ? Alors, personne ne peut exiger du président qu'il démissionne, hein.

C'est lui qui décide s'il a envie de démissionner ou pas. Euh, que les choses soient bien claires, il y a pas du tout euh de possibilité d'exiger qu'il démissionne, sauf évidemment l'hypothèse où il aurait commis des actes manifestement incompatibles à exercice de son mandat, article 68 de la Constitution. On en est pas là du tout.

On n'est pas du tout à l'hypothèse d'une destitution. Mais il me semble que ces exigences de démission qui quand même flottent dans l'air depuis des mois, qui viennent essentiellement du RN et de LFI au départ et qui commence à se répandre un peu partout reflète justement ce yatus entre le texte constitutionnel et la pratique. Parce que s'imaginer qu'on va tout résoudre pouf en appuyant sur le bouton président de la République c'est à mon avis ce bercer d'illusion parce que même si on change de président de la République quel qu'il soit, il est pas du tout dit qu'il aura une majorité et il est pas du tout dit non plus que ça sera une meilleure chose pour la France qu'il ait une majorité absolue soit pour lui soit contre lui.

Donc là encore, on voit que les Français s'imaginent bien souvent qu'il suffit de changer le président pour tout résoudre. Non, le pouvoir il est au parlement. C'est pour ça que ce qui est le plus important, c'est sûrement la dissolution pour résoudre la crise car on y va inévitablement d'après vous.

Pas forcément inévitablement. On peut toujours rêver. Je crois que la vie est triste et dure et que si on croit pas au miracle, on est trop malheureux.

Donc il faut espérer toujours qu'on puisse trouver des solutions. C'est pas totalement exclu. Mais vous l'avez entendu tout à l'heure dans le dans le sujet d'Hélène Bonduel, Emmanuel Macron a reçu cet après-midi Bron Pié et Gérard Larch, présidente de l'Assemblée nationale, président du Sénat.

Pourquoi ? Alors, il a bien fait de les consulter tous les deux parce que la dernière fois qu'il avait procédé une dissolution, on avait trouvé que sa consultation était pour le moins assez triviale. Donc là, s'il les a consulté, c'est probablement pour être prêt à faire une dissolution très rapidement si jamais aucune solution n'est trouvée pour obtenir un gouvernement de coalition.

Le canard enchaîné affirme ce soir que les préfets ont déjà reçu la consigne officieuse de se tenir prêt pour des législatives les 16 et 23 novembre. Ça vous paraît plausible Bruno C ? Oui oui, c'est la date qui serait s'il y a une annonce de dissolution d'ici quelques heures.

C'est effectivement le temps constitutionnel d'organiser des élections et c'est effectivement les dates dont tout le monde parle ce soir. 16 et 23 novembre. Donc des élections législatives anticipées croient le canard enchaîné.

En cas de dissolution, qu'est-ce qui nous dit que le résultat des législatives sera différent d'il y a un an ? pas grand-chose. Euh les rapports de force semblent à peu près stabiliser, même si les données dont on dispose montrent que euh le fameux socle commun serait sans doute en perte de vitesse.

Euh par contre, je dirais qu'il y a un mérite, me semble-t-il, à la dissolution indépendamment de ces résultats. Au fond, les élections législatives de 2024 ne se sont pas déroulées comme ayant comme thème principal la question de déficit public. pas au premier tour.

Le deè tour était la question le RN au pouvoir ou pas ? Et donc il y a quand même quelque chose qui est très important pour le bon débat démocratique dans le pays. Que le peuple souverain soit exposé à différentes propositions.

Que les forces politiques soient amenées à expliciter si elles n'avaient pas la majorité absolue, que font-elles ? quels sont les points de leur programme qu'elles sont prêtes à négocier de manière à ce que le peuple souverain retombe sur ses pattes et le sentiment que sur des questions aussi essentiel que les impôts vont-il augmenter pour moi ou pas à un moment donné on a eu notre mot à dire et donc il me semble que ça c'est une vertu de la dissolution c'est de faire exister un grand débat démocratique. Je suis optimiste sur les campagnes électorales comme vous le voyez.

Je pense que ça va pas tourner au Pugilac. On va avoir un très beau débat de fond sur nos problèmes de budgétaires et c'est la vertu que je vois la dissolution. Jean-Philippe Dugouin Clément B.

Il se trouve qu'il y a quand même des élections municipales aussi après. Donc élection législative en novembre, élection municipale en mars. Vous vous administrez quand quand vous allez les rencontrer ou quand ils viennent à la mairie, ils vous disent quoi de de ce moment politique ?

En fait, ils sont assez désespérés euh qu'ils soient euh de droite, de gauche, du centre, des extrêmes. C'est qu'on est un des seuls pays au monde où quand il n'y a pas de majorité, on est incapable d'avoir un gouvernement qui tienne et qui vote un budget. On est incapable au niveau national d'arriver à trouver des compromis, à accepter que personne n'a gagné, que quand personne n'a gagné, ben on ne fait pas intégralement ce qu'on veut.

Et il y a une forme, moi je trouve euh d'exaspération euh de des Françaises et des Français sur cette irresponsabilité politique nationale. Dans les collectivités, ça peut être extrêmement compliqué mais on arrive encore au niveau local à tenir euh les choses. Au niveau national, on a on voit bien le niveau de clivage qui existe notamment autour de la personnalité du président et qui se renforce au fur et à mesure que on a ce feuilleton qui se répète jour après jour, heure heure, mais il y a vraiment une sorte de colère de de sentir que le pays est en train de s'enfoncer parce qu'on est incapable collectivement d'arriver à mettre un peu d'eau dans son vin.

Alors justement cette colère dont vous parlez, cette lassitude aussi, on la sent en fait partout. Nous sommes allés prendre le pou aujourd'hui au sein d'une d'une entreprise de de chaudonnerie. Reportage sur le terrain signé Thbo Enoc et Virgile Tron.

Bonjour, bienvenue chez CTM. Donc vous êtes ici dans une chaudronnerie, tlerie usinage traditionnel. [Musique] On est dans le milieu de la sous-traitance et on travaille pour des grands honneurs d'ordre comme Talè, Safran, Alpine.

En apparence, c'est une entreprise qui ne connaît pas la crise. Dans cette PME qui fabrique des pièces pour la défense, l'automobile ou encore l'aéronautique, les machines tontent à la régie. Seulement problème, le carnet de commande jusqu'ici bien rempli et désormais plein de points d'interrogation. qu'on dépend de grandes entreprises.

On sent bien que pour l'instant ils sont un peu dans la réserve. Il y a aucun signau euh qui est donné. Il est très compliqué pour nous à l'heure actuelle de dire que va-t-il se passer en avril 2026, en mai 2026 ?

Une incertitude politique traduite en incertitude économique qui pose un problème à ce patron. Forcé de moderniser ses outils pour rester compétitif, il a bénéficié de subvention. Vous avez un investissement qui a eu lieu en début d'année 2025 qui est un robot un robot de soudure environ 100000 €.

Seulement désormais là aussi c'est la page blanche. Pour l'instant on a gelé les investissements. On pensait à une autre machine on a suspendu nos projets jusqu'à tant qu'on a une vision de ce qui va se passer sur le plan industriel en France.

Autre question directement liée au contexte politique dans cette entreprise la place des apprentis. Ici, les apprentis sont en rouge, c'est comme ça qu'on les distingue. Et là, on sait pas où ça va aller.

Donc, on ne sait pas les si les aides vont être maintenues. Elles ont été déjà diminué les dernières. Le gouvernement quand même, ça joue un rôle important sur tout ce qui est formation, apprentissage et cetera.

Donc c'est assez important. Un climat d'incertitude aussi ressenti par les autres employés. Ouais, on pense au quotidien parfois et parfois quand quand on travaille à la main, ça nous libère l'esprit.

À quoi vous pensez à ce moment-là ? Qu'on va comment on va on va finir le mois par exemple. D'après une récente étude, 2 tiers des entrepreneurs se disting qui est de la situation politique 3 sur qu table même sur une crise financière ou économique à venir.

Bruno Cotè, vous réalisez chaque année un baromètre avec le CVPO sur la confiance des Français envers leur classe politique. À quoi il va ressembler le prochain ? un carnage, un carnage pour la pour la perception des hommes et des femmes politiques.

Si on réalisait l'enquête aujourd'hui, on aurait des niveaux stratosphériques de défiance et il y en aurait pour tout le monde. Je pense qu'il y aurait pas un seul qui bénéficierait de l'indulgence. Euh donc déjà, on a une toile de fond qui est une défiance très importante en France avec depuis de nombreuses années le sentiment que la politique s'est coupée du pays, qu'elle vit dans son monde à elle, qu'elle ne parle qu'à elle.

Elle parle un langage codé qui n'appartient qu'à elle. Donc les niveaux de défiance sont déjà très importants. Elle donne le sentiment la vie politique de pas être empathique.

Elle peut pas comprendre les problèmes des gens. Beaucoup leur reprochent. Par exemple, je parle pas des élus locaux hein qui sont vraiment perçus à part mais pour les élus nationaux beaucoup leur reproche.

Je disais tout à l'heure que beaucoup de Français disent "Mais mais au fond cette personne elle sait faire quoi dans la vie en dehors de la politique ? Leur reproche de ne pas avoir une activité réelle Je je le disais tout à l'heure hein, il y a des personnalités politiques de grand talent. On sait pas quel est leur métier en fait de de base.

Qu'est-ce qu'ils ont fait dans vous poser la question Jean-Philippe Dugouin Clément, ça rejaillit sur vous ce cette défiance, ce désamour ? Ça rejaillit sur les élus locaux ou vous vous semblez épargné par cette défense ? Non, on le ressent.

On le ressent inévitablement. Et puis aussi, est-ce qu'on une société qui est de plus en plus violente, de plus en plus créée où collectivement on gère de moins en moins nos frustrations ? Vous savez, c'est c'est Gérard Arché disant que les maires sont les élus préférés des Français.

Moi, je dis jamais ça. Je dis que c'est les élus les moins détestés les français ou ceux qui arrivent encore à être à peu près supporté parce que on enfin moi en tout cas en tant que maire, j'habite dans ma commune. Tant que je serai maire, j'y habiterai.

J'y fais mes courses, j'y vis, j'y suis en permanence. Et il y a cette il y a ce phénomène de proximité où il y a un peu moins ce sentiment de déconnexion quand matin, midi et soir pour moi, je suis à Meny ou d'autres collègues ma sont dans leur commune mais on voit quand même le sentiment de déconnexion de beaucoup de gens sur le choix de la composition ministérielle qui a été faite sans rentrer dans des polémiques. Il y a un certain nombre de choix qui sont des irritants qui énormément la question de Bruno Lemire.

C'est quelque chose qui est un irritant, qui est quelque chose qui crispe, qui peut et et en fait ce qui ce qui moi me sidère c'est que entre l'Élysée et Matignon, il n'y ait pas eu la perception de se dire que c'est quelque chose qui épouvantail un épouvantail et c'est même pas la question Bruno Lomer compétent pas compétent, il y a juste c'était pas le moment, c'est quelque chose qui ne pouvait pas être bien ressenti dans l'opinion et quand vous êtes déjà à 15 16 % dans les sondages que vous n'avez plus de majorité que vous êtes en train de de d'exploser ce qui était un socle commun, il y a des choses que vous ne pouvez pas faire et cette perception de déconnexion, elle est le plus on monte dans l'échelon de responsabilité, le plus elle est réelle. H h Je voudrais qu'on parle de l'éléphant dans le couloir, le budget. Le projet de loi de finance 2026 aurait dû être présenté aujourd'hui à l'Assemblée nationale Marianne Coandet.

On rappelle qu'il doit être adopté avant le 31 décembre. D'abord, est-ce qu'un gouvernement démissionnaire a le droit de présenter un budget ? Là, on n' pas de précédent euh fixe là-dessus.

Effectivement, normalement, le budget, c'est quand même la grandeœuvre du parlement. C'est le grand pouvoir fondamental du Parlement historiquement. C'est pour voter l'impôt que les parlements ont été réunis et ça reste extrêmement important.

C'est donc le Parlement qui devrait en délibérer. Euh mais là, on va être dans une situation où on risque de d'être obligé de recourir bah, par exemple, à la procédure des ordonnances prévue par l'article 47 de la Constitution si le parlement ne se met pas d'accord. Donc l'idéal ce serait tout de même que nos politiques pour une fois arrivent à se dire "Bon, les Français sont inquiets.

Euh il faut stabiliser les choses, on se met d'accord sur un Parlement tout en sachant que ça sera pas le grand par le grand budget pardon euh de notre politique, mais qu'il faut que la France ait un budget et que c'est toujours mieux qu'il soit voté par le Parlement que par que adopté par voie d'ordonnance. Mais si on a une dissolution très vite, ça va être compliqué. D'autant Fanny Guinochet que la crise politique, elle a un vrai coût qui vient d'être chiffré à 15 milliards d'euros.

C'est l'argent perdu cette année. C'est ça exactement. Et c'est l'estimation de l'OFCE.

L'OFCE, c'est l'observatoire français des conjonctures économiques. C'est un organisme indépendant. Alors, il chiffre cette perte avec la crise politique qu'il fait démarrer avec la dissolution l'an dernier et qui s'est poursuivi, on l'a vu toute cette année, de de j'ai envie de vous dire de premier ministre qui tombe à premier ministre qui tombe.

Et c'est vrai que le total de la facture, c'est 1/2 point de croissance, ce qui fait 15 milliards d'euros. Alors, ça a l'air de rien, ça a l'air d'être l'épaisseur du trait mais en fait pas du tout parce que l'estimation pour cette année de notre croissance, c'est 0,8 %. C'est l'INC qui qui le dit.

Alors, vous voyez 0,5 de perdu sur 0,8 % ça fait quand même une part importante. Mais comment on arrive à ces 15 milliards ? Qu'est-ce qui pèse ?

Et bien, qu'est-ce qui pèse ? C'est des investissements qui sont à l'arrêt. On le voyait très bien dans votre reportage, c'est des patrons qui n'achètent pas des machines outils parce qu'ils se disent "Je devais pas avoir d'aide".

Ce sont des embauches qui sont euh complètement gelées, des recrutements qui ne se font pas, des commandes qui ne sont pas passées. Euh et puis du côté des ménages, et bien c'est euh le sentiment de ne pas avoir de visibilité sur les impôts qu'on va payer et donc euh de mettre de l'argent de côté. 19 % de taux d'épargne en France, hein.

C'est c'est quasiment du jamais vu dans une période normale. On n'est pas en période de Covid où on peut pas dépenser. Là, c'est vraiment l'épargne de précaution des bas de laine que l'on se que l'on se fait.

Tout ça, ça fait des rentrées d'argent en moins parce qu'on épargne, on ne consomme pas et pareil he quand onembauche pas, ce sont des cotisations de la TVA en moins dans les caisses de l'État, sans oublier les taux d'intérêt qui repartent à la hausse. Et alors là, c'est la c'est la flambée, hein. À chaque sousbresseau politique, la France emprunte un peu plus cher sur les marchés et se détache de ses voisins notamment européens.

On le voit avec l'Allemagne, euh le taux, ce qu'on appelle dans notre jargon d'économiste, le spread, le taux d'emprunt à 10 ans sur la dette française et la dette allemande ne cesse de se creuser. On le voit à l'antenne, hein, on a les chiffres 034 en plus euh depuis la période de la dissolution et la France surtout devient le cancre de l'Europe, ce qui est jamais bon quand on est en train aussi de discuter avec nos voisins européens sur un certain nombre de sujets. Mais justement Fan, est-ce que cette crise politique, elle nous affaiblit au niveau international ?

Bah bien sûr qu'elle nous affaiblit parce que les investisseurs étrangers, souvenez-vous, on disait "Oh, la France est devenue une terre d'attraction". Il y avait le T France d'Emmanuel Macron qui attirait les grands patrons. Et bien là, les investisseurs étrangers, ils se disent que il y a plus de stabilité, plus de crédibilité dans le pays et que donc il vaut mieux aller planter des usines ailleurs, mettre de l'argent ailleurs.

Ce qui inquiète beaucoup les chefs d'entreprise. Patrick Martin était au micro de France info ce matin. Patrick Martin, c'est le président du Médef.

On l'écoute. Le décrochage est enclenché. Prenons le cas de l'Espagne, sa croissance va être quatre fois supérieure à celle de la France cette année.

L'Espagne soutient ses entreprises. L'Allemagne qui est stratégiquement en difficulté parce que beaucoup exposés à l'exportation à la Chine en particulier prend des mesures avec un gouvernement de coalition avec des socialistes. Des mesures de soutien massif aux entreprises.

Donc vous voyez hein, cette indécision politique pèse sur le moral des patrons, sur le moral des Français et alors en plus euh on se dit qu'on va être dans une impasse budgétaire, ce qui ne va pas arranger les choses quand on l'entendait aussi dans votre sujet, il y a aussi la crainte d'avoir quasiment certes une crise politique qui s'accompagne d'une crise économique ou même financière. Bon, il y a une toute petite voix très étroite ce soir. Ce sont les négociations queemène Sébastien Lecorieux jusqu'à demain soir.

Est-ce que vous pensez qu'il va réussir en 48 he ce qu'il n'avait pas réussi à faire en un mois ? Ça semble difficile de le penser parce que l'un des points de blocage, c'est la fameuse suspension de la réforme des retraites demandée par les par les socialistes qui est sans aucun doute une condition sinéquanone. Socialiste, il réclame une cohabitation.

Il pas le départ d'Emmanuel Macron, il démon une cohabitation. Cohabitation. Donc ça veut dire et puis il y a une deuxième difficulté pour cette fameuse cohabitation, ça reposerait sur l'idée d'un gouvernement où l'ensemble des formations politiques du Nouveau Front populaire siégé parce que sinon ça fait une base parlementaire extrêmement étroite même sur une base par même sur l'idée d'aller rechercher de temps tantonant sur tel ou tel texte une majorité avec d'autres mais ça ferait beaucoup beaucoup à aller trouver et donc si c'était un gouvernement de cohabitation ça veut dire que ça peut pas être avec des centristes macronistes par définition si c'est une cohabitation Donc ça ne peut être qu'un gouvernement coloré nouveau Front populaire et on sait que la gauche elle s'est divisée sur cette question les insul par ministre de centre gauche, on est dans quel profil ?

Voilà, on est sans doute dans un profil qui est un profil peut-être euh quelqu'un qui a été dans les rangs socialistes ou quelqu'un qui est pas loin des rangs socialistes mais sans forcément une personnalité qui incarnerait le programme du Nouveau Front populaire parce que ben voilà, il y a du côté de des électeurs, eux ils ont des attentes, ils ont voté pour des candidats qui leur ont promis par exemple le SMIC à 1600 € au moment des élections législatives de 2024, le retrait de la réforme borne des retraites et et tout ça ça pèse parce que la sincérité de l'acte de vote le jour des élections, c'est aussi une donnée est très importante. Merci à tous les trois en tout cas d'avoir été ce soir sur le plateau de de chaque voix compte. On va évidemment continuer de parler de cette crise politique majeure.

D'ailleurs, d'un mot Marianne Coandé, on parle beaucoup de l'expression crise de régime. On y est ou pas encore dans la crise de régime ? Là, elle on s'en rapproche très très sérieusement.

Donc la dissolution par excellence, c'est l'acte par lequel on demande l'arbitrage du peuple et on va voir ce que le peuple va dire. Et euh effectivement, on risque après d'avoir une crise de régime. Merci à tous les trois d'avoir été avec nous ce soir dans chaque voie compte.

On on va poursuivre la discussion dans un instant avec nos trois prochains invités avec la question qui fâche. Emmanuel Macron doit-il se résoudre à partir ? On en débattra avec Anne Leenanf, député Horizon, Anna Pic, député socialiste et Ludovic Mendz, député ensemble pour la République.

Avant cela, c'est quelle histoire ? Et c'est Laurent Guimier. [Musique] Et ce soir Laurent, vous avez choisi justement de décrypter la façon dont les appels à la démission d'Emmanuel Macron se sont exprimés depuis 24 heures.

Oui, Adeline, on va passer en revue ces 50 nuances de gris ou de force, pardonnez-moi l'expression, pour évoquer le le départ de l'Élysée avec d'abord la plus surprenante sur le fond. On en a parlé tout à l'heure, Édouard Philippe sur RTL ce matin et il me semble qu'il s'honorerait si euh si par exemple il proposait un nom de Premier ministre, il nommait un premier ministre avec pour fonction d'exécuter les affaires courantes et de construire un budget. Hm hm. de faire adopter ce budget et qu'à l'issue dès lors que ce budget est adopté, dès lors que la France est dotée d'un budget et c'est indispensable, il annonce qu'il organise une élection présidentielle anticipée, c'est-à-dire qu'il part immédiatement après que le budget a été adopté.

Ce que vous alors là, c'est la première version, vous l'avez entendu, c'est la version. Je suis pas certain qu'Emmanuel Macron se se rende à l'idée de ce suicide politique assisté, mais cette posture d'Edouard Philippe euh c'est en revanche un récit politique assez classique finalement dans notre histoire, celle du dauphin rebelle écarté qui finit par vouloir entraîner son aîné dans le dans le précipice. Ça me rappelle Giscar en 69.

Euh j'étais pas né mais ça me rappelle quand même parce que j'ai lu les les livres d'histoire. À l'époque, le général de Gaulle joue son vatou dans un référendum et pour s'émanciper du président, VGE qui a été viré du gouvernement quelques années avant appelle à ne pas voter oui au référendum. De Gaul perd, il démissionne et ce Giscar a eu un rôle déterminant dans cette affaire.

Les observateurs auront d'ailleurs remarqué que ce matin Édouard Philippe a comme par hasard cité le départ de De Gaulle en 69. Mais Édouard Philippe n'est pas et de très loin le premier à avoir demandé le départ d'Emmanuel Macron quand même. Oui.

Et d'ailleurs deuxème exemple, ça a rendu Marine Le Pen assez fumasse ce matin alors qu'elle est en mode zen depuis que la crise s'accélère. Regardez. C'est drôle parce qu'il y a quelques mois de cela, quand j'avais évoqué le fait que le président de la République devrait réfléchir à démissionner tout en lui laissant le soin de prendre sa décision, tout le monde m'était tombé dessus avec une violence inouie.

Je vois quand c'est Édouard Philippe, ça passe crème. Alors attention, entre-temps, le RN avait privilégié l'hypothèse de la dissolution, mais il est vrai que le scénario d'un départ volontaire qui honorerait le président de la République, je reprends le le mot d'Edouard Philippe, revient d'abord au Rassemblement national et c'est une hypothèse de départ moins brutale que celle envisagée par les insoumis Laurent. Oui.

Et ça c'est la troisème version chez eux, c'est la guillotine symbolique hein. Entendez la destitution au terme du procès et du vote du parlement. même procédure en 2025 qu'en 1793.

Vous allez me dire que j'exagère un petit peu, mais regardez ce que le coordinateur de la France insoumise Manuel Bompard a dit sur RTL ce matin. Je cite "Le roi est nu, il faut trancher." Alors cette rhtorique révolutionnaire n'est pas nouvelle dans le champ politique de la gauche radicale, de la gauche de la gauche.

Le 10 septembre dernier, une guillotine par exemple était exhibée à Marseille lors de la première journée de de manifestation de la rentrée. Alors, on a bien compris euh cette déclaration, mais à part demander le départ d'Emmanuel Macron, il y a aucun point commun entre tous ces courants politiques. Non, il y a aucun point commun au planmatique.

Je pense qu'on peut être d'accord là-dessus. Euh mais il y a un point commun, j'allais dire symbolique, c'est celui de s'exprimer en monarchie présidentielle et donc d'en perpétuer consciemment ou non les rites et le vocabulaire. Sous la 5e, que le président soit impopulaire, qu'il y ait pas de majorité parlementaire ou même qu'il soit en cohabitation, nous élisons tous les 5 ans un monarque et seul l'abdation du monarque version Édouard Philippe ou son exécution symbolique version et les filles permettent de parler d'avenir.

Et dans 2 jours, Emmanuel Macron présidera l'entrée au panthéon de Robert Badinter grâce à qui la France a dit adieu à la guillotine photo de 2021 voyez ou lors du 40e anniversaire de la loi c'était un adieu. Et c'est adieu, n'a pas lieu en politique où la peine de mort symbolique, elle n'est pas abolie. Merci Laurent.

On passe donc à la question qui fâche. [Musique] Emmanuel Macron paraît plus fragilisé que jamais ce soir. Trois voix politiques pour répondre à une question qui il y a encore peu paraissait impensable jusqu'à ce qu'Edouard Philippe franchisse donc la ligne rouge ce matin.

Le président doit-il partir ? Je salue mes trois invités. Anne Leénf, bonsoir.

Député Horizon. Annap député socialiste et Ludovic Mendz député ensemble pour la République. Anne Leénanf, vous êtes une proche d'Édouard Philippe.

D'abord, est-ce que vous avez été surprise par la sortie de d'Edouard Philippe ce matin ? Alors euh depuis quelques jours, semaines, on échange beaucoup. Édouard Philippe participe à nos réunions de groupe à l'Assemblée nationale.

On a eu l'occasion d'échanger nous sur notre ressenti également sur la situation. eu un bureau politique hier soir ou euh sans divulguer évidemment euh ce qu'il va dire le lendemain matin euh sur les le plateau de de RTL simplement euh probablement il faudra attacher votre ceinture. Il vous dit ça hier soir, il vous dit faudra attacher votre ceinture et vous comprenez quoi à ce moment-là ?

Bon, je je pense que ça va être on est dans une démarche d'annonce de programmatique de la part d'Édouard Philippe qui parle de massif. On a pris conscience à ce moment-là hier soir que ça allait être du massif ce matin. Et entre vous, vous vous êtes dit il va appeler au départ d'Emmanuel Macron ou vous alliez pas jusque là ?

Je je je n'ai pas je n'ai pas pensé à ça honnêtement. Je j'ai confiance en Édouard Philippe. Je sais qu'il ne fait pas de choses à la va vite sans réfléchir.

Nous sommes des constructifs. Euh et donc je je me disais que ça allait être quelque chose de d'important. Euh vous aviez accroché, j'ai j'étais dans le TGV en provenance de Van mais j'ai j'ai effectivement dit OK.

Euh alors euh c'est clair et c'est clair et en fait ça a clarifié une situation en ce qui nous concerne nous les débutés Horizon. Euh on était en attente, on était en attente d'une clarification de la position d'Édouard Philippe aussi euh par rapport à la situation de qui s'exprime fortement euh sur la situation politique, l'instabilité, sur les perspectives à à quelques mois. Euh on n'a pas été déçu du voyage et et qu'est-ce qui était pas clair ?

Est-ce que ce qui était pas clair, c'est votre appartenance au socle commun ? Bah disons qu'on est dans une position parfois qui est inconfortable euh euh parce que parce que nous sommes un groupe euh uni tout d'abord et on est loyau. Euh mais Douard Philippe a toujours dit "Je suis loyale mais libre." Et j'ai eu le pressentiment hier que il allait utiliser la partie libre de sa prise de parole et de position ce matin, ce qu'il a fait.

Et au moins ça clarifie les choses sans renier notre démarche constructive. Mais là on dit les choses, on est clair, il y a pas d'ambiguïté et ça on aime bien ça dans le groupe Horizon. Ludovic Mendz, est-ce qu'Emmanuel Macron doit partir comme le dit Édouard Philippe ?

Non, bien entendu. Mais est-ce que c'est est-ce que vous aviez attaché votre ceinture vous ce matin ? J'étais comme ma collègue dans le 30 en arrivée de messe.

Donc j'ai vécu la même situation et je sûr que quand je l'ai entendu, j'avais vu un un message sur le réseau social X de Nathalie Liseau qui disait que ça allait décoiffer. Je m'attendais pas à être moi-même décoiffé sur ce moment-là. Non non réellement je pense que il faut aussi, vous l'avez dit tout à l'heure, on est en train de parler de monarchie présidentielle, je crois qu'on oublie qu'il y a une séparation des pouvoirs aussi et que le Parlement a toute sa place à jouer.

Je veux dire le le plus gros des cirques, il a été joué à l'Assemblée nationale. Il a pas été joué ailleurs. Alors même si ce qui s'est passé ce weekend avec le gouvernement et lundi matin est intolérable et on aurait jamais dû en arriver là et que je pense que certaines personnes n'ont pas joué le jeu, qu'ils auraient dû jouer correctement, je pense que le cirque il est à l'assemblée et je crois qu'on place quand on veut travailler ensemble, on y arrive.

Après chacun a campé sur ses positions. Alors vous dites travailler ensemble mais qu'en même temps c'est le cirque. Oui parce que en fait on arrive à travailler ensemble en même temps on arrive à faire le cirque parce qu'on a besoin de de de s'affirmer de se faire entendre.

Certains visant en 2027 il y avait besoin pour chaque parti politique de se faire entendre. La rêé, c'est que malgré tout, même quand on avait des désaccords avec Horizon ou avec Ellev ou avec d'autres, on arrivait à travailler et pareil, on a eu des désaccords et des désaccords avec le PS, on a réussi à travailler. On a eu d'autres moments où c'était un peu plus compliqué, d'autres un peu plus faciles, mais la réalité c'est que le cirque, il était plutôt à l'Assemblée nationale et on parle toujours du président de la République, mais dans une 5e République, le Parlement a toute sa place et il doit prendre toute sa place et on peut et on doit prendre toute notre place aujourd'hui.

Mais pas cette Est-ce que vous décrivez là ? C'est pas ce qui s'est passé en fait dans le bureau de Sébastien Lecornu depuis un mois quand il reçoit les formations politiques, les syndicats. Il dit lui-même que dans le secret du bureau, les lignes rouges devenaient roses, voire vertes.

Et puis finalement, une fois qu'on sortait de Matignon, on balançait tout devant les micros sur le trottoir et on revenait dans dans sa couleur politique et les lignes étaient à nouveau rouges. Alors, on balançait tout. Oui et non parce que si on écoute bien les discours, il y a eu des gens un peu plus agressifs que d'autres mais je pense que ça aurait pas dû jouer là.

Moi je fais partie des premiers qui l'année dernière dès l'annonce de Michel Barnier de dire d'abord on parle du quoi ? du fondement de ce qui va nous permettre de travailler et après on parlera de qui peut incarner ça. Et maintenant, j'ai tout un groupe politique qui dit la même chose mais c'était un peu plus compliqué au départ parce qu'on me disait tu peux pas dire ça, on a un accord, il faut qu'on aller jusque là.

Mais l'accord opposait sur rien de constructif et il ne permettait pas d'aller tout seul en fait devant les Français et la représentation nationale trouver des solutions. Il fallait quoi qu'il arrive une béquille complémentaire pour avancer. parfois ça était à gauche, malheureusement parfois certains ça étaient avec l'extrême droite et ça ça a posé problème au sein même de notre propre groupe.

Donc à partir de là, il fallait qu'on quelque chose de constructif, de construit et qui permettait d'aller de l'avant et on aurait dû peut-être le trouver dès 2022 sans faire confiance à ce moment-là Eric Set en disant de toute façon on va faire passer la retraite, on va faire passer la loi immigration ce qui n'est pas arrivé et derrière il y a eu la la possibilité de censurer le gouvernement alors que il n'y avait pas de quoi le faire. Mais on n' pas été bon dès 2022 à ce moment-là sur ce sujet-là et je pense que beaucoup appelaient à trouver un accord de gouvernement pour qu'on puisse avancer. On n' pas su le faire.

Alors, il y a des désaccords parfois même chez nous, mais l'arrêté c'est quoi qu'il arrive, on a quand même tenu jusqu'à maintenant, même avec nos désaccords à nous, on peut le faire avec les autres. An, je vous sens agacé depuis tout à l'heure. D'abord, est-ce que une présidentielle anticipée comme l'a réclamé Édouard Philippe, vous vous en dites quoi ?

Je crois qu'il faut revenir parce que ce que je viens d'entendre, j'ai l'impression qu'on qu'on voit pas le même monde en fait. C'est véritablement, c'est-à-dire que quand même, il faut revenir sur un certain nombre d'éléments. Qu'est-ce que c'est que le rôle du président de la République dans cette 5e République où désormais nous élisons au suffrage universel ?

Pourquoi il est élu au suffrage universel et pas ce qui était autrefois sur une autre façon au 2e degré ? Mais c'est pas compliqué, c'est parce que justement il doit s'élever non seulement au-dessus des partis, mais il doit être le président de tous les Français. Or, ce à quoi nous assistons depuis 2022, c'est que insatisfait de ne pas avoir la majorité absolue qu'il avait précédemment, il refuse de comprendre qu'il doit effectivement ne pas être en plus du premier ministre un chef de l'exécutif, mais qu'il doit véritablement présider pour tous les Français. il dissou quandme un coup de poker en disant je vais finalement refaire une majorité et assis je vais à nouveau pouvoir appliquer mon programme rien que mon programme et tout mon programme.

Alors que je rappelle que lors de la campagne présidentielle de 2024 22 c'est à peine si nous l'avons entendu dire ce qu'il allait faire et autant dire que l'Emmanuel Macron de 2022 était quand même déjà très différent de celui de 2017. Et évidemment, il perd ses élections puisque si personne n'a gagné, ce qui est sûr, c'est que le bloc central a perdu et que tout particulièrement Renaissance a perdu. Donc ce bloc central se réduit à pot de chagrra.

On a une coalition qui s'appelle un socle commun sur lequel on ne sait pas bien sur quoi ça repose si ce n'est de poursuivre la politique voulu par Emmanuel Macron et qui nous met aujourd'hui dans cette difficulté budgétaire avant tout mais dans cette instabilité politique. Le coup de poker, comment peut-on jouer notre régime républicain démocratique sur un coup de poker pour pouvoir poursuivre quelque chose qui nous a creusé de 1200 milliards la dette française et qui par ailleurs crée une instabilité politique chronique avec un président de la République qui procrastine, c'est-à-dire qu'il fait ses élections qui vraiment quel auquel personne ne s'attendait. il passe l'été à dire non mais on verra ça plus tard parce qu'on a pas besoin évidemment d'un gouvernement issu des urnes à l'issue des élections et pendant les jeux olympiques et il ne respecte pas d'accord mais donc demain le parti socialiste a accepté d'aller voir Sébastien le corn vous allez lui demander le gouvernement nous répétons qu'effectivement il doit y avoir le respect de ce qui est sorti des urnes.

Personne n'a de majorité. En effet, personne n'a de majorité et nous le savons. Et c'est pourquoi aujourd'hui, nous disons pas que nous voulons tout le programme sur lequel nous avons obtenu finalement des points supplémentaires.

Alors, il y a une personne qui dit "Rien que le programme, tout le programme, c'est Jean-Luc Mélenchon. Il se trouve que vous ne l'avez pas associé au communiqué d'aujourd'hui. Ça veut dire que vous y allez sans LFI." Jean-Luc Mélenchon l'a dit dès septembre 2024.

Nous ne souhaitons pas entrer dans un gouvernement. Il ne croit pas à la possibilité de la cohabitation avec un président tel qu'Emmanuel Macron. Nous nous souhaitons que le président revienne dans euh son rôle institutionnel de garantit, de l'esprit de la Constitution.

Et nous souhaitons qu'un gouvernement de la gauche et des écologistes puisse avoir cette proposition qui est à la fois une proposition de méthode et une proposition où nous replaçons l'ensemble des débats qui ont fracturé la société ces deux dernières années sur le métier et le portement. Donc le Parti socialiste avec des écologistes et au parlement, vous faites comment ? Mais ça, ce dont on parle en terme ministériel et de gouvernement, c'est finalement la capacité à porter des éléments qui ont été portés majoritairement dans le débat.

Je je nous le rappelons, les trois orientations, les trois grandes orientations dont nous parlons depuis euh la fin août, ça ne sont pas des éléments programmatiques, c'est la justice fiscale avec la taxation des patrimoines des euh multimillionnaires. Plus de 100 millions d'euros de patrimoine, c'est pas hein, je veux dire, c'est 1800 foyers fiscaux. Nous considérons qu'effectivement, il faut améliorer les revenus des Françaises et des Français qu'ils ne peuvent pas attendre sur ce point de vue-là. que les le les travailleurs, les classes moyennes et populaires ne peuvent pas payer le déficit creusé par une politique qui a enrichi les plus riches et que à ce jour effectivement c'est uniquement des éléments tels que cela avec l'investissement évidemment qui permettent de relancer l'économie que nous portons au débat et la avec ça nous savons que les députés avec de gauche quel qu'ils soit sont prêts à voter sur ces élémentsl et bien entendu qu'il y a aussi des majorités qui se trouveront et qu'il faudra mais en tout cas ce soir vousf comme le disait Boris Valot cet après-midi, on va être les derniers à pas demander la démission du président mais parce que il est le seul responsable c'est à lui de faire enfin face à sa responsabilité qui arrêtaé de jouer nos institutions au poker, arrêter de délégitimer la démocratie représentative Sébastien Lecnu poursuit donc pendant encore 24 heures ces ces discussions avec les formations politiques.

Est-ce que vous plaidez vous aussi pour la nomination d'un négociateur ? Oui, mais moi je comme je vous le disais tout à l'heure, je demande depuis un an parce que je pense que c'était la meilleure chose à faire pour qu'on puisse avancer. Personne n'a de possibilité d'avoir une majorité en l'État.

Je veux bien écouter ma collègue Anapi qu'on soit clair. Même vous vous ne l'avez pas même avec l'ensemble de du personne l' on va mettre tout le monde d'accord. C'est pour ça que je le dis.

Je veux dire, il faut qu'on mette tous un peu d'eau dans notre vin, qu'on revienne sur qu'on a un peu d'humilité de se dire que en fait là, on devient la risée du monde politique parce que les français nous regardent différemment et nous le disent tous et les sondages la semaine dernière le disent. 9 français sur 10 veulent qu'on trouve un compromis et ils acceptent qu'on se dise ni Eren ni lesfi. Alors là, on a une base de travail qui est pas négligeable.

On a dit nous de notre côté qu'on était prêt à voir plein de choses à aller autour de la table sans dogme parce qu'il faut inventer une nouvelle doctrine ce qui se passe ailleurs en Europe et je pense que malgré tout on aura encore cette tripartition qui va se mettre en place. Je suis pas certain que pour vous pensez que la tripartition c'est pas un effet Macron, c'est quelque chose qui société est véritablement privée et fracturée et que il y a des gens qui sont plus à droite, d'autres qui sont plus à gauche et je suis désolé mais même au sein du du Rassemblement national, ils sont pas d'accord entre eux. Quand j'écoute Jean-Philippe Tangi, quand j'écoute euh Bardella et quand j'écoute Marine Le Pen, il y a une différence de discours qui est assez exceptionnelle entre eux à l'extrême droite, ils ne sont pas d'accord.

Donc ça démontre bien qu'il y a des difficultés de fond. Et là où madame Le Pen prend des bois, c'est justement sur la partie sociale. Donc nous aussi, on peut apporter ces réponses-là.

Mais il faut qu'on accepte tous de dire que c'est pas une victoire de parti, c'est une victoire parlementaire parce que nous avons été élus par le peuple et qu'à partir de là, on doit prendre nos responsabilité au-delà des partis politiques. Et je crois que on nous a reproché souvent de manquer d'humité sur ce sujet-là. On a fait un m honorable à plusieurs sur cette thématique-là.

Je crois qu'on doit tous être dans le même sens et même si le PS a encore des désaccords sur certains sujets, on doit pas être là pour s'écraser les uns les autres mais trouver une solution pour avancer. Et c'est pas ça a pas été simple et moi j'étais un des premiers à dire depuis le début que ça ne peut pas fonctionner simplement avec la droite si on n'avait pas justement le le PS avec. Là il y a une coalition possible qui est assez large et qui apport la réalité c'est que ce soir si vous respirez un peu, ça sent quand même très fort la dissolution.

Il y a Elbrone Pivé et Gérard ont été reçus à l'Élysée cette anné Gérard fait dire que c'était pas pour des raisons de dissolution mais pour parler de tours de raisons politiques. Vous pensez vraiment que Emmanuel Macron les a a consulté les deux présidents du Parlement pas pour leur parler d'une éventuelle dissolution ? Je n'en sais rien et je vous le dis honnêtement.

Moi je pense que on n' pas tout essayé. Il y a encore des possibilités d'avancer et je crois vraiment et je le dis sincèrement que si demain il y a des solutions, vu les résultats qui arrivent derrière le président de la République n'a plus aucun rempart. Pourquoi résultat qui arrivent derrière ? aura une n'aura pas de majorité mais aura une forte victoire.

La gauche sera toujours présente et le bloc central aussi. Personne n'a de majorité et ne peut avancer. Et si un a obtient la majorité, c'est vraiment que les Français ont décidé de mettre le RN au pouvoir parce qu'il en a marre des autres.

Et donc on sera tous comptables de cette de de cette malchance politique parce que on aura participé à créer cette malchance là. Mais l'arrêté c'est qu'on a pas tout essayé, qu'on doit pouvoir apporter d'autres réponses. Mais le président de la République derrière et Marine Le Pen quand elle dit qu'il souhaite sa démission, si demain la LFI redépose une motion de destitution qui dit qu'elle ne la vote pas en disant le peuple la demande, je la fais passer.

Elle fonctionne comme ça. Sa stratégie c'est toujours de dire je justifie tout ce que je fais par le peuple. Et si à partir du moment où elle a des sondages où on dit 70 % des Français veulent la décision du président de la République, elle la votera.

Et là, c'est la pire catastrophe pour la 5e République. Attention, destitution, c'est quand même un chemin constitutionnel très complexe. Un vote simple à l'assemblord.

Si l'Assemblée nationale la vote avec Lfié, je peux vous assurer que même si le Sénat la vote pas, ce que ça va impliquer dans le cœur charge symbolique de cette on est encore dans une nouvelle fenêtre d'overton d'un coup des choses impensité. Écoutezla parler et vous verrez qu'en fait elle laisse déjà sous-entendre que son seul objectif c'est de faire tomber Emmanuel Macron parce qu'elle est persuadée que elle est la seule à pouvoir gagner la prochaine présidentielle si elle tombe d'ici 35 jours. Alors écoutez en terme de de de travail en commun, la réalité c'est que depuis 2022 nous ne sommes pas foutus de le faire à l'Assemblée nationale.

Excusez-moi de parler de manière aussi triviale mais on est incapable de le faire. C'est ça la réalité. Donc moi je veux bien entendre les discours.

On est capable de le faire. On n'a pas été pour l'instant capable de le faire. Vous savez que l'Assemblée nationale n'a pas été capable de montrer que les groupes parlementaires étaient capable de travailler ensemble quand il y a des commission d'enquête avec un rapporteur LR et un président de comm.

Ben ça c'est le fonctionnement de l'Assemblée nationale et et en fait ça fonctionne bien les commissions d'enquê, les commissions ça fonctionne bien mais la réalité c'est que nous ne sommes pas en capacité. Pourquoi ? Parce qu'il y a des égos.

Il y a des égos. Il y a des lignes rouges en permanence. Édouard Philippe pourquoi il a pris cette position ce matin ? c'est parce qu'il a pris de la hauteur.

Il a voulu prendre de la hauteur par rapport à la situation et surtout il veut finalement d'une certaine manière mettre le président de la République face à ses responsabilités et la principale responsabilité du président de la République c'est de faire en sorte que les institutions fonctionnent en France et dans les institutions, il y a le Parlement et le Parlement ne fonctionne pas. Effectivement, je suis d'accord avec mon collègue, s'il y a une dissolution sèche là tout de suite, le RN va augmenter son nombre de députés. Nous arriverons à une crise de régime.

Vos intervenants tout à l'heure en ont parlé et la dame a dit on n'est pas très loin de la crise de régime. S'il y a une dissolution, la réalité c'est que le RN aura une majorité relative et que donc on sera dans une vraie crise de régime. C'est ce que Eddoard F ne souhaite pas.

C'est ce que nous horizon on ne souhaite pas arriver à ce stade. Ce qu'on propose parce que c'est la priorité pour les Français, c'est de débloquer, de libérer les énergies et l'économie. Il nous faut un budget.

C'est ça la priorité de la France. Et donc c'est ce qu'il a proposé. et dans la continuité du vote d'un budget qui je l'espère grâce à un médiateur ou un premier ministre qui fait consensus et bien la deuxième étape ce serait d'envisager que le président sont des élections présidentielles.

Vous parlez d'un négociateur qui il y a des noms qui circulent comme Laurent Berger, Jean-Louis Borlot. J'en ai aucune j'en ai aucune idée. C'est pas à mon niveau que ce genre de de nom circule.

Vous imaginez ? Mais vous voyez bien que le ki ça peut être un un épouvantail. On l'a vu avec Bruno Lemer dimanche soir donc le qui c'est important quand même.

Oui mais Bruno Lemer n'était pas négociateur. Je pense qu'il faut qu'on sorte de là aussi. Alors il y a des épouvantails.

Mais c'est un petit peu la provocation que vous faites là. Quand on parle d'un premier ministre 100 % focalisé sur le budget de la France, c'est quelqu'un qui est reconnu par tous, qui a de l'expérience, un ancien parlementaire probablement peut-être un ancien ministre des finances, que sais-je ? Je ne suis pas dans ces secrets, ça se joue pas à mon niveau.

Par contre, la chose est sûre, c'est que la proposition d'Édouard Philippe, c'est d'avancer les élections présidentielles parce que on a besoin de débloquer les institutions. Juste une chose, quel que soit le négociateur ou le premier ministre, en terme de calendrier, c'est très court parce que si on va avoir un budget pour des raisons toutes simples, il faut qu'il soit déposé avant le 13 octobre, avant la semaine prochaine. C'est 70 jours avant la fin de l'année pour qu'il soit adopté avant le 31 décembre de cette année, sinon ce sera une loi spéciale.

Bon euh ce soir la voix la plus démocratique, la la solution la moins risquée, on va dire, pour la stabilité du pays. Je vous demande à tous les trois réponse courte. Mais la la voix la plus démocratique, c'est de revenir à nos institutions.

Le président préside, il laisse finalement il accepte ce le résultat qui a été euh celui de juillet 2024 et euh qu'il laisse effectivement faire le parlement parce que la réalité aujourd'hui c'est que cette situation de blocage, elle est liée à des décisions de sa part qui ont provoqué une instabilité chronique et je parle même pas de la procrastination, ça fait un mois plus un négociataire, ça ferait beaucoup. La plus démocratique, c'est les Français l'ont dit il y a un an déjà, je veux dire, il y a eu des solutions, on est revenu à l'Assemblé nationale. Mainant ça nous trouvait un accord.

Il y a pas plus démocratique aujourd'hui que de d'avoir un parlement qui discute, qui négocie et qui trouve une sortie de crise. Pour ça, il faudra que chacun mette ses égos de côté et je crois que c'est la base de tout pour pouvoir discuter. Un moment qu'on demande le plus démocratique, ce serait effectivement et on le souhaite évidemment, c'est que Sébastien Lecnu réussisse d'ici demain soir à trouver un gouvernement qui nous mette tous d'accord.

C'est ce qu'on souhaite. Et en deuxième plan, si c'est pas possible et bien ce sont les Français qui doivent nous faire sortir de cette crise limite de régime. Emmanuel Macron a prévu de s'exprimer demain soir.

Je ne crois pas. J'ai rien vu et je ne suis pas dans le secret du paylysée. Séparation des pouvoirs et ça j'y tiens beaucoup.

Merci à tous les trois d'avoir été avec nous ce soir pour ce débat dans chaque voix compte. Vous pouvez rester là parce que tout de suite c'est Bourbon Express, c'est le journal de l'Assemblée nationale. [Musique] Et c'est avec Valérie Brochard.

Bonsoir Valérie. Alors qu'il reste donc 24 heures à Sébastien Lecornu pour tenter de résoudre la crise politique. Les députés sont déjà dans la presse semble-t-il.

Mais oui, la dissolution n'a pas encore été actée ni même prononcée, peut-être même pas pensée. Mais je peux vous dire, Adeline qu'au palais Bourbon, tout le monde s'y prépare. Certains sont même carrément déjà prêt.

Comme le député du rassemblement national Franck Gilletti. C é du rappelle un retour aux urnes. Regardez dans l'entretien qu'il donnait à Nice matin aujourd'hui.

Il précise même depuis des semaines, tout est prêt au RN pour repartir en campagne en cas de nouvelles législatives. Anticipé, on a plus qu'à appuyer sur le bouton. Alors, sans déclencher encore la campagne officielle, le député postait hier sur son compte Twitter quelques photos de collage d'affiches en précisant bien sûr que ce n'est là que l'activité normale et trimestrielle d'un élu en circonscription.

Mais bon, si jamais la dissolution arrive, les affiches toutes neuves seront déjà collées, saiton jamais. Et du côté de l'Assemblée ici à Paris, et bien le député Laurent Jacobelli, porte-parole du Rassemblement national, est non seulement prêt à la dissolution, mais il a même le nom du prochain Premier ministre. Dissolutions nouvelles élections.

Jordan Bardella premier ministre. Je vois pas d'autres solutions parce que sinon ce sera du tripatouillage entre des gens qui sont incapables de prendre les réformes profondes qu'il faut prendre. Je pense que la PAR a assez duré.

Faut maintenant tourner la page et retourner aux urnes. Alors, un cadre du parti me confiait aujourd'hui que Marine Le Pen qui était invitée à Matignon demain matin a préféré décliner la discussion avec Sébastien Lecnu préférant se rendre au salon de l'élevage de Clairmontferrand. Une visite qu'elle envisage comme une sorte de premier déplacement de campagne.

Bon, le Rassemblement national est dans les starting block. D'ailleurs, un petit tour de table avec nos trois invités. Vous si jamais il y a une dissolution demain, on parle de législative mi-novembre.

Vous avez des affiches qui sont prêtes, vous avez un infographiste qui travaille. Alors euh on le fera, je le ferai comme en de comme il y a un an. Euh c'est-à-dire qu'on a eu très peu de temps pour réagir.

Euh en gros, en une nuit, on doit tout préparer et donc s'il y a une dissolution et ben je ferai la même chose que l'année dernière. Je sais faire et on se remettra au boulot et puis on se repassera queles que soient les décisions à venir évidemment nous sommes prêts. Oui, c'est vrai.

Les autres ils sont prêts vraiment. On n'est pas tout à fait près au même niveau. Un petit peu un petit peu moins près chez les socialistes.

En l'occurrence, pas de pas de problème. Il y a les candidats nécessaires partout sur le territoire, mais la dissolution ne résoudrait rien. On a des discussions avec des partenaires qui sont nos partenaires naturels avec qui on dirige des communes, des départements, des régions partout en France.

Donc on est prêt simplement. On considère que c'est pas la bonne solution. Pourquoi ?

Tous les sondages le disent. On aboutirait de nouveau à trois blocs. À un moment, on reche de l'argent public, une dissolution, c'est 200 millions d'euros et net.

Juste le coût des élections, de la campagne électorale, de l'installation des nouveaux députés sans parler de l'instabilité qui pourrait renforcer la crise de la dette. Alors, vous l'avez dit, hein, pour le Parti socialiste, pas besoin de de dissolution. Pour tout arranger, il suffirait de nommer un gouvernement de gauche qui négocierait un pacte de non censure avec le bloc central des prières peut-être déjà entendu.

Et du côté du groupe Liot Adeline, on a rencontré le député Harold Huvar qui s'amusait de l'effervescence et de la peur que suscitait chez certains l'idée même de dissolution écoutée. Je vois beaucoup de collègues qui sont quand même très impressionnés par la peur de la dissolution enfin vraiment qui ont certains qui ont carrément la trouille. On leur donnerait une olive, il nous ferait un litre d'huile.

On leur donne une olive, ça fera un litre d'huile. Voilà. Mais au-delà de la de la métaphore filée, le député est prêt.

Il a tous les outils à disposition, mais la dissolution n'est pour lui pas la bonne issue. Oui, j'ai du papier, j'ai appelé mon banquier, mais le vrai sujet, c'est d'aller jusqu'au bout de la mission que les électeurs nous ont confié. Et ça aujourd'hui, on en est pas encore là.

Je pense qu'avant d'arriver à la dissolution, il y a encore d'autres étapes. Il y a des solutions qui n'ont pas été tentées comme une coalition plus au centre gauche, comme une ouverture en dehors du cercle des fidèles de monsieur Macron. Et donc je pense que aujourd'hui le Parlement doit reprendre la main et proposer une solution qui soit indépendante du président.

Un chemin sur lequel souhaite s'engager aussi le député Modem Erwan Baladant Balanant pardon pris par l'émotion de la situation. Est-ce que aujourd'hui on est prêt à travailler pour les Français et sortir des postures politicienne, sortir pour certains des calculs présidentiels ? Parce que moi je l'ai dit hier, j'avais honte.

J'avais un effet de sidération et de honte face à la situation et à cette explosion d'hier. Voilà l'important. Je crois que les Français, on a moi, dans ma circonscription, les Français que j'ai vu ce weekend et hier, ils m'ont pas dit de solution, ils m'ont pas dit d'émission du président.

Ils m'ont dit "Mais travailler ensemble." Voilà. Et loin de ces considérations, en ce 7 octobre, il y a aussi des députés qui ont tenu à rendre hommage aujourd'hui aux victimes des attaques terroristes menées par le Hamas.

Absolument. Cela fait 2 ans aujourd'hui que les terroristes du Hamas ont attaqué Israël. 47 otages seraient encore en vie et c'est avec leur portrait dans les mains qu'une soixantaine de députés a entoné la Marseillaise dans l'une des cours du palais Bourbon.

Vos armes citoyens formez au bataillon march alors que les bombardements sur Gaza continuent et bien les négociations en Égypte laissent espérer la libération des otages et peut-être la fin du conflit. Merci Valérie et merci à nos invités de ce soir. Merci d'avoir été là dans dans chaque voix compte.

Merci à vous de nous avoir suivi. Chaque voie compte revient demain à 19h30. L'émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30 en replay aussi sur le site lcp.fr ainsi qu'en podcast.

Dans un instant, vous avez rendez-vous avec Débadoc et Jean-Pierre Gracien. On vous souhaite une excellente soirée. à demain. [Musique]