Narcotrafic : Emmanuel Macron peut-il reprendre le contrôle ?
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. La presse régionale, dont les journaux du groupe Ebra Fabrice, qui met ce matin à l'honneur des initiatives locales autour du thème du vivre ensemble. Et on va voir l'une de ces initiatives. Direction Tournus est en Saône-et-Loire, où a été mis en place un projet de démocratie alimentaire. Le but, relocaliser la production et garantir l'accès de tous à une nourriture saine. Flora Sauvage nous y remet. Tous les lundis, Florence gare son camion devant cette résidence senior. Une épicerie ambulante pour le plus grand bonheur de ses habitants.
Je fais toujours mes courses avec mon aide ménagère le mercredi, mais je garde toujours une petite place pour acheter chez Florence. Et ce que René aime par-dessus tout, en plus du pâté en croûte.
La gentillesse et surtout les plats régionaux, tout frais.
Et vraiment, il y a des spécialités qui sont vraiment très bonnes. Pour Florence, ce qui est le plus important avec son épicerie ambulante, c'est de créer du lien social. Moi, toute la semaine, je tourne dans une trentaine de communes. J'ai sélectionné que des communes où il y a zéro commerce, il n'y a pas de boulangerie, il n'y a pas de café, il n'y a absolument rien du tout dans les communes où je vais. Il y a des communes de 80 habitants, des toutes petites communes, où souvent les gens me disent que je suis, dans la semaine, la seule personne avec le facteur qui le voit.
Marquée par 30 ans de désindustrialisation et le vieillissement de sa population, Tournus tente de construire un système alimentaire local, intégrant les questions sociales, écologiques et économiques.
La démocratie alimentaire, c'est comment on arrive à produire plus en local, comment on arrive à diminuer l'utilisation de produits chimiques pour produire, et donc améliorer la santé des gens, comment on apporte ces aliments de qualité au plus près des gens, parce que dans un territoire rural, avec des habitants qui sont plutôt âgés, comme nous en Saône-et-Loire, il y a la question de la mobilité qui se pose.
L'alimentation au service des citoyens, pour qu'ils ne soient plus de simples consommateurs, mais qu'ils prennent part aux décisions.
J'ai été élu sur la base d'un projet contradictoire avec mon prédécesseur. Lui voulait absolument artificialiser les sols de la périphérie de la ville en construvant un immense centre commercial. Et moi, je faisais partie d'un mouvement où on a dit mais on a déjà trois grandes surfaces à Tournus pour 6000 habitants, c'est déjà beaucoup, et plutôt que se poser la question toujours de plus d'hyper-consumérisme, on s'est dit que tout le monde n'a pas un même droit et un même accès à une alimentation saine. On s'est dit que ça pouvait être effectivement un sujet qui intéresse tout le monde et qui soit un débat plus intelligent que l'implantation d'une énième grande surface commerciale.
Pour mener à bien ce projet, la mairie a soutenu l'installation d'un magasin de producteurs et la création d'une épicerie sociale et solidaire. On a un territoire où il y a à peu près 18% de taux de pauvreté, donc c'est quand même assez important par rapport aux autres villes autour. Et donc il y avait vraiment ce besoin-là, il y a beaucoup de projets pour donner accès à une alimentation saine sur le territoire et on a cette envie de réussir à fédérer ces projets autour du projet de sécurité sociale de l'alimentation.
Prochain objectif à Tournus, créer un projet de sécurité sociale de l'alimentation, à l'image de ce qui existe déjà à Montpellier, pour garantir à chacun un accès à une alimentation de qualité durable et locale. Et on vient de voir ce reportage, il est en lien, Fanny, avec un supplément à retrouver ce matin dans la presse régionale. Il y a tout à fait 16 pages préparées par le journal Sud-Ouest avec 53 autres titres de la presse régionale.
Parmi les initiatives, effectivement, celle dont on vient de parler à Tournus, une ville de 6 000 habitants qui est un laboratoire de démocratie alimentaire avec de nombreux projets dont vous avez eu un aperçu pour permettre à tous l'accès à une alimentation saine, des jardins partagés où les habitants peuvent cultiver un petit lopin de terre. Cette épicerie dont les légumes bio, figurez-vous, sont produits par des personnes en insertion ou encore un café associatif qui propose des ateliers de cuisine ou de jardinage. Il y a beaucoup d'autres initiatives à retrouver ce matin dans ce supplément. Et on va en parler justement de ce supplément, de ce partenariat. Bonjour Cyril Petit.
Merci beaucoup d'être avec nous, directeur de la rédaction parisienne de Ouest France. Cyril, on vient de voir, les lecteurs de la presse régionale vont retrouver ce matin, en ouvrant leur quotidien, ce supplément 53 titres de la presse régionale qui s'associent. Parmi eux, il y a bien sûr Ouest France. Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur cette démarche ?
Oui, et puis déjà, ce n'est pas rien. C'est 3 millions d'exemplaires ce matin. C'est 13 millions de lecteurs, un Français sur 5 qui ce matin va avoir accès à ce supplément initié par Spark News et assuré par 53 rédactions de la presse quotidienne régionale, vous l'avez dit. L'objectif, il est simple, c'est de donner des récits, des reportages, des informations nouvelles sur toutes ces initiatives qui permettent d'accélérer en France la transition écologique d'un côté, sociale de l'autre, puisque tout est lié.
Et puis l'idée, c'est aussi de montrer que dans une France qu'on qualifie parfois de morose, où on aime bien mettre en avant plutôt ce qui nous sépare plutôt que ce qui nous rassemble, l'idée, c'est de montrer qu'il y a des solutions qui viennent du terrain, qu'il y a des solutions qui viennent des territoires, que des associations, des personnes, des élus se mobilisent et ont des idées un peu partout. Alors, il ne s'agit pas de nier les problèmes, il ne s'agit pas d'être dans un monde qui n'existe pas, mais au contraire, c'est de montrer comment on peut agir au quotidien sur le terrain pour, et c'est le titre de ce numéro 9 d'Enquête de Demain, mieux vivre ensemble.
Alors vous, chez West France, quelles initiatives vous avez choisi de mettre en avant ?
Eh bien nous, on en a mis de venus de partout, puisqu'on considère, ce n'est pas parce qu'on est historiquement dans le Grand Ouest qu'on ne va parler que des initiatives du Grand Ouest, au contraire, parce qu'on sait qu'on vient de voir l'exemple de Tournul, il résonne aussi complètement ailleurs, donc nous, on a mis en avant plusieurs initiatives à NAJAQ, en Aveyron, on transforme les invendus des marchés en conserve pour les distribuer gratuitement, ça permet de lutter contre le gaspillage alimentaire.
À Tours, dans l'Indre-et-Loire, on raconte l'histoire de cohabitation entre des jeunes et des personnes âgées, ce qui permet d'un côté de résoudre le problème de logement pour les plus jeunes, notamment les étudiants, et de l'autre côté de créer du lien social avec des personnes âgées. À Nantes, il y a le lancement de deux maisons de santé qui permettent de lutter contre les déserts médicaux. Et puis, c'est l'heure du café. À Doulincourt-Socours, en Haute-Marne, il y a un bistrot qui a été créé dans un EHPAD. Et ça, c'est un exemple aussi hyper intéressant de la façon dont on peut vivre ensemble, chacun, non pas chacun chez soi, mais tous ensemble sur le terrain.
– Merci Cyril Petit. – Je vous en prie. – Merci beaucoup d'avoir été avec nous pour nous parler de ce supplément que vous retrouverez, vous l'avez compris, ce matin, en ouvrant vos quotidiens régionaux. Merci Cyril Petit de la Une de Ouest-France. On va la regarder quand même. Aliment ultra transformé, des scientifiques qui sonnent l'alerte. C'est à la Une de votre journal. Merci beaucoup Cyril Petit. Bonne journée à vous. Fanny, on va regarder ce qu'est à la Une de nos autres quotidiens régionaux. Et l'actualité, notamment du côté de Marseille, c'est le narcotrafic en Une de plusieurs quotidiens.
– Oui, d'abord avec les obsèques hier de Mehdi Kessassi, le frère du militant marseillais Amine Kessassi. Ces obsèques ont donc lieu hier à Marseille. Des centaines de personnes se sont réunies pour lui rendre hommage. Mehdi Kessassi a été tué par balle il y a à peu près une semaine dans ce que les enquêteurs appellent un assassinat d'avertissement qui visait à intimider son grand frère. Une marche blanche aura lieu samedi. Le narcotrafic en Une aussi du Dauphiné libéré. Avec cette question, la loi peut-elle venir à bout du narcotrafic ?
Emmanuel Macron réunissait hier plusieurs ministres, vous le savez, dont ceux de l'Intérieur et de la Justice, Laurent Lunez et Gérald Darmanin, pour renforcer la lutte contre le narco-banditisme. Le président appelle à faire en la matière ce qui a été fait et réussi, dit-il, en matière de terrorisme. – Encore ce matin, titre sur les prix du carburant. – Eh oui, l'autorité de la concurrence a sanctionné hier Total Energy et d'autres acteurs du secteur pour entente dans la distribution de carburant sur l'île. Le montant de l'amende, 187,5 millions d'euros. Pour le gouvernement, la fin de l'entente va faire descendre les prix.
Mais les professionnels de l'île, au contraire, craignent que cette condamnation ait l'effet inverse et que l'amende soit en fait répercutée sur les consommateurs. – Les boîtes postales appartiennent donc bientôt à l'histoire. – Eh oui, elles sont en voie de disparition, titre La Voix du Nord. Face à la baisse d'envoi du courrier et un déficit cumulé de 979 millions d'euros, La Poste prépare un plan de rationalisation. Elle envisage de supprimer ses célèbres boîtes jaunes avec un objectif, une boîte pour 1 000 habitants. Une évolution qui inquiète les petites communes et les personnes âgées. – Et puis c'est bientôt l'élection de Miss France et c'est la une du courrier Picard.
– Eh oui, qui remportera la couronne le 6 décembre prochain ? Les 30 Miss régionales ont posé leur valise à Amiens au programme, évidemment, répétition du grand show du samedi 6 qui aura lieu au zénith d'Amiens, mais aussi le lancement des Illuminations de Noël ou encore coup d'envoi du match samedi prochain à la licorne entre Amiens et l'en avant Guingamp. Bref, les Miss ont du pain sur la planche. – Ah bah effectivement, c'est du travail d'être Miss. Merci Fanny, merci beaucoup, merci Cyril Petit, merci encore d'avoir été avec nous. On va passer à notre débat d'éditorialistes.
On va revenir sur le narcotrafic, alors qu'il se tenait hier sous très haute sécurité les obsèques de Médic et Sassi à Marseille. Laurent Nunez a qualifié son assassinat de crime d'intimidation. Emmanuel Macron a tenu, lui, une réunion à l'Elysée pour renforcer la lutte contre le narcotrafic. On voit ça à Gaël Fonseca.
– Ce qui a été fait et plutôt réussi, et même réussi dans la lutte contre le terrorisme, c'est ce que nous devons faire sur le narcotrafic.
L'urgence est si forte pour le président que la lutte contre le narcotrafic s'est invitée lors du sommet sur la souveraineté technologique à Berlin. Interpellé à l'Assemblée, Sébastien Lecornu a tenu le même discours.
– Ce qui a été fait avec succès dans le passé, compris en matière d'organisation, ça avait été d'ailleurs initié par le président Hollande sur la lutte contre le terrorisme, doit aussi nous inspirer dans la lutte contre le narcotrafic.
– Des déclarations qui suivent une première réunion d'urgence à l'Elysée. La prochaine est prévue dans trois semaines pour mettre en œuvre rapidement la loi narcotrafic promulguée en juin.
– Le président de la République a demandé à tous les acteurs de poursuivre la lutte qui est la nôtre, de l'amplifier. Il faut savoir qu'à Marseille, l'action qu'on mène, elle porte des coups très durs au trafic.
– Marseille, avec trois meurtres commis en plein jour depuis octobre, mais encore Grenoble, avec le coma ce week-end d'un jeune touché par balle près d'un point de deal. Outre l'ouverture du parquet national anticriminalité organisé, le PNACO, le 1er janvier, Emmanuel Macron pointe la responsabilité des consommateurs,
pour lui, les complices de ce système. – S'il y a du trafic, s'il y a des enfants qui se sont tués, s'il y a des réseaux de criminalité organisée qui prospèrent, c'est qu'à la fin, il doit y avoir des gens qui achètent de la drogue.
– Et son ambition est internationale. La France ne doit pas être la seule à prendre des mesures. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrault, présentera demain à Bruxelles un régime transversal de sanctions européennes contre les acteurs de la criminalité organisée. – C'est pour ça que ça tient encore. – Et on va en parler avec vous, vous êtes déjà prêts, Françoise de Goa, bonjour. – Bonjour Hubert, directeur de l'information du Télégramme. On va revenir évidemment sur cette actualité dramatique, sur cette question du narcotrafic. Est-ce que, selon vous, ce qui s'est passé, Laurent Nunez, il a qualifié ça hier de crime d'intimidation ?
Une nouvelle étape a été franchie à Marseille, Françoise. – Oui, oui, alors Auriane, c'est vrai, c'est un crime, c'est un assassinat politique pur et dur, c'est une mise et une menace claires. Je rappelle quand même qu'il ne faudrait pas qu'on ait des mémoires de poissons rouges. Je rappelle quand même que Marseille a été la plaque tournante lors de la French Connection, dans les années 70, je rappelle que c'était Gaël de temps en pas qui officiait, je rappelle qu'on a abattu un juge à Marseille, un juge qui enquêtait justement sur la French Connection. Donc, ce type d'assassinat n'est pas nouveau.
Je ne suis pas en train de vous expliquer que ce n'est pas pour amoindrir ce qui s'est passé aujourd'hui, mais Marseille a toujours été aussi cette ville convulsive. L'assassinat du juge a été quelque chose d'éprouvant, la French Connection qui a été démantelée, c'était Marseille. Ce n'était pas New York, Chicago, c'était Marseille. Donc, oui, on est face à quelque chose de dramatique. Après, je suis très… sur les mesures, je vais vite… Moi, j'entends tout le discours apocalyptique, on ne s'en sort pas, on devient un État narcotrafic, etc. Bon, d'abord, nous n'avons rien à voir avec la Colombie, parce que la Colombie, c'est aussi un système de corruption généralisé.
Par ailleurs, je pense qu'il faut aller chercher les méthodes chez nos voisins. Je connais bien l'Italie, évidemment, j'y vis en partie. Et donc, j'ai vu ce qu'ont fait les Italiens pour lutter contre le narcotrafic, des prisons, une prison qui s'appelle la Caserno d'Uro, qui est à 2h de Rome, où vous avez les plus grands trafiquants qui sont enfermés. Ils sont 200, elle ne peut pas être survolée par les drones. – Mais ce n'est pas ce que fait Gérald Darmanin avec ces prisons d'Uro. – Et c'est exactement l'idée, mais il s'est inspiré des Italiens. C'est à peine une visite par mois. Et ça, si vous voulez, c'est la punition. Et également, travailler beaucoup plus sur le statut des repentis.
C'est-à-dire pousser des gens, exactement comme l'ont fait Falcone et Borsellino, qui l'ont payé de leur vie, bien sûr, les juges italiens. C'est travailler un tel statut de repenti, et qu'évidemment, dans l'organisation, on encourage, si vous voulez, les mouchards, dans le bon sens du terme, pour les démanteler. Moi, je crois qu'on peut en venir à bout avec ça. – Et pour revenir sur ce qui s'est passé à Marseille, Hubert, avant de vous entendre, on va écouter Benoît Payon, le maire de Marseille, qui était l'invité ce matin d'RTL, et qui dit que ce qui se passe à Marseille, c'est un défi à l'État.
– Il faut rétablir une préfecture de police avec une chaîne de commandement claire. Il faut des moyens de police judiciaire, il me faut de la police scientifique, il me faut de la police financière. – Donc il faut des moyens humains, des moyens matériels. – Et je demande à ce que le parquet, le PNACO, le parquet national anti-narcotrafic, vienne s'installer à Marseille.
– Voilà, les mesures, en tout cas, ce que demande Benoît Payon. – Oui, c'est l'ambivalence aussi des maires qui, effectivement, considèrent qu'ils n'ont pas de pouvoir pour lutter contre, qui se retournent vers l'État, même s'il y a quand même beaucoup de maires, notamment dans le Sud, qui ont pris des mesures. Ne serait-ce qu'à travers la vidéoprotection, à travers les polices municipales, armées, etc., pour, non pas essayer d'enrayer, mais en tout cas faire quelque chose, et d'ailleurs qui ont des résultats. C'est une guerre, en fait, et on l'a vu à l'étranger, François Zlady, nous on n'a pas connu les années de plomb, comme en Italie, effectivement l'assassinat du juge Falcon à Palerme.
– Et Borsellino, une semaine dernière. – Aux États-Unis, les États-Unis, c'est quand même un régime assez répressif, enfin un État assez répressif. Ça fait des années qu'ils mènent la guerre contre le narcotrafic. Ça a commencé aux Colombies. La Colombie a été un État qui a failli être totalement déstabilisé. Ils ont même abattu un avion en vol. Et puis ils ont fini par abattre Escobar, Pablo Escobar. Et puis le trafic s'est déplacé vers le Mexique. Et aujourd'hui la DEA, la Drug Administration Enforcement, est toujours en bagarre, en guerre permanente. Elle a perdu des agents sur le terrain. Bon, nous finalement, on est au début de cette guerre. C'est ça en fait qu'il faut voir.
Et un certain nombre de choses, de décisions ont été prises, vous l'avez rappelé. Alors le rôle des repentis est très important. Il y a les prisons de haute sécurité. Il y a eu un certain nombre d'opérations en place nette. Mais on voit bien que ces opérations en place nette, c'est à recommencer en permanence. Donc je pense qu'il faut, évidemment, il faut avoir de l'espoir et considérer que le volontarisme politique permet d'avoir des solutions. Mais ça prendra énormément de temps. C'est une guerre. La coordination des services, on a un parquet dédié maintenant là-dessus, comme il y a eu un parquet antiterroriste.
La menace terroriste, elle s'est un peu éloignée, mais elle n'est pas encore présente. Le problème aussi, c'est que ce sont des trafiquants qui sont à l'international. Beaucoup d'entre eux vivent à Dubaï. Ils ont une connexion avec les prisons. Alors la coopération avec certains, avec nos voisins, est très importante, que ce soit les Belges, les Marocains. avec les Algériens, malheureusement, la coopération sécuritaire est interrompue. Mais voilà, il faut à la fois rester lucide, mais se dire que, vous voyez, même dans une région comme la mienne, le narcotrafic, alors qu'il est une région un peu refuse, un peu une péninsule.
– Mais ça devient mythique maintenant la Bretagne, parce que dans les faits… – Eh bien, alors la reine et la Nantes, c'est déjà très développé, mais on a eu encore récemment, ces jours-ci, un assassinat à Brest. Et là aussi, avec parfois l'ambiguïté des élus locaux qui ne veulent pas s'en mêler, mais qui en même temps sont forcément impactés. – Et on va voir ce que dit Amine Kessassi. Il publie une tribune ce matin dans Le Monde. Amine Kessassi, c'est ce militant contre le narcotrafic dont le frère a été abattu, dont les obsèques ont eu lieu hier. Voilà ce qu'il dit ce matin, et notamment cette phrase de fin très forte. « Nous comptons nos morts, mais que fait l'État ?
» – Alors, moi j'entends la douleur, c'est insupportable. Je regardais le père d'Amine Kessassi et de ce jeune qui a été assassiné. Je comprends la douleur à vif, etc. Je pense que nous sommes vraiment au combat. J'apprécie beaucoup que Hubert parle de guerre parce que c'est exactement cela, le sujet. Mais il ne faut pas être timide. Je reprends vraiment l'Italie. Et je rappelle que, je le redis, le juge Michel a été assassiné dans les années 70 à Marseille parce qu'il était en train de démanquer la French Connection. Donc nous avons déjà payé le prix du 100 avec des magistrats, pas autant que l'Italie. Je redis qu'il ne faut pas être timide. – Mais ça veut dire que c'est trop timide ?
– Que le projet de loi de lutte contre le narcotrafic, il est trop timide ? – Quand vous discutez avec les flics des narcos qui ne sont vraiment pas, vraiment honnêtement, il n'y a pas de caricature à avoir. Alors, ce n'est pas des autoritaires, des tyrannistes, des tyrans et des fascistes. Ils disent qu'ils ne devront plus être timides. Ils veulent les frapper au portefeuille. Quand vous… – Ce qui est assez intéressant, il y a une complémentarité aujourd'hui sur le plan politique. – C'est une cause sacrée d'Union Nationale. Même la France Insoumise tient ce discours. – Hubert, je veux terminer parce que c'est très important sur le concret.
Quand vous vous promenez dans les rues de Rome, de temps en temps, vous voyez passer une Lamborghini avec marqué « Polizia Finanza » dessus. Qu'est-ce que c'est cette Lamborghini ? Elle a été saisie aux mafieux. Les maisons sont saisies. L'argent est saisi. Et en plus de ça, c'est reversé aux effectifs de la police, par exemple. En ce qui concerne, par exemple, les bagnoles ultra-puissantes pour lutter contre les go-fast. Donc nous devons aussi… Le parquet narco, c'est formidable. Il faut les frapper là où ça leur fait mal. Il faut les frapper au portefeuille. Quand on les attrape, les Italiens ont attrapé le chef de Cosa Nostra qui était en cavale depuis 30 ans, il y a quelques semaines.
Eh bien, il est au trou, mais il est au trou dans cette prison où il ne peut plus parler à personne. Donc il faut vraiment frapper durement. – Et puisque vous parliez encore de national, Hubert, on va écouter ce qu'en dit Bruno Retailleau, qui était le ministre de l'Intérieur au moment du vote de cette loi contre le narcotrafic. Bruno Retailleau, qui était ce matin sur CNews.
– Le renseignement, c'est capital contre ces grandes organisations criminelles. Or, le renseignement, comment l'obtient-on ? On l'obtient par des moyens humains, mais technologiques. Aujourd'hui, les écoutes de grands-papas. Vous savez, vous téléphonez sur votre téléphone portable et la police, la gendarmerie vous écoute. Ça ne marche plus. Pourquoi ? Parce que ces organisations ont muté sur des messageries cryptées. Et on peut capter aujourd'hui ces messages sans pour autant enfreindre la règle sacro-sainte, bien entendu, de la confidentialité de ces échanges privés. Le Rassemblement national a voté contre.
– Bon voilà, il pointe l'attitude du Rassemblement national, Bruno Retailleau. Il pointe un, le retard par rapport à l'avancée technologique des narcotrafiquants et deuxièmement, les votes du Rassemblement national. – Il y a parfois des postures tactiques chez le Rassemblement national qui sont un peu difficiles à suivre. – Pas que chez eux. – On en parlera sur la fiscalité. Mais c'est vrai que le renseignement est très important. Et on a actuellement un trou dans la raquette avec les renseignements, la sécurité militaire algérienne puisque, bon, on sort d'une crise majeure.
Une des raisons, d'ailleurs, à mon avis, pour lesquelles le Président de la République, après avoir demandé une certaine fermeté à François Bayrou, a rétro-pédalé et finalement désavoué Bruno Retailleau. C'est aussi ça, c'est la préoccupation sécuritaire. Sans même parler du fait qu'on a soupçonné les Algériens à une certaine époque d'avoir organisé des attentats à Paris en 1995, notamment au métro Saint-Michel. Il y a le fait qu'on est dépendant d'eux pour du renseignement parce qu'ils sont très implantés en France, ils ont des réseaux, etc. Alors, ça marche bien avec le Maroc parce qu'on a reconnu la marocanité du Sahara occidental.
Mais il faut qu'on ait une espèce de vision à 360 sur le Maghreb sans omettre personne. Dernier sujet que je voudrais aborder avec vous sur ce thème. Emmanuel Macron, il a dit hier qu'acheter de la cocaïne ou du cannabis, c'était de fait être complice. Est-ce que ça veut dire qu'il y a une responsabilité des consommateurs ? Est-ce qu'il faut sanctionner plus durement les consommateurs ? Moi, vraiment, excusez-moi, mais j'entends ce qu'ils disent. Dupond-Moretti avait dit cela aussi, je crois, avec des mots assez violents. Quand on fume, c'est du sang que vous fumez, etc. Je ne suis plus un truc dans ce registre-là. Personnellement, je ne consomme pas. Même un demi-jouin, ça me rend malade.
Mais je veux dire, je vois tout à fait quand... Non, non, mais vraiment, Hubert a raison quand il dit que dans le moindre village et dans le moindre, comment dirais-je, maintenant dans la moindre campagne, tous les maires vous le disent, en fait. La cocaïne, si vous voulez, ça circule maintenant comme les bonbons ribots. Oui, et puis... Avec la fausse... Avec la fausse... Mais moi, alors là, je ne suis pas d'accord parce qu'à un certain stade, je veux dire, c'est une addiction, donc c'est une maladie. Donc c'est une maladie. Je pense qu'il faut faire de la prévention. Mais enfin... Il y a une escalade, en fait. Moi, j'étais...
Mais je veux dire, sanctionner les consommateurs, c'est vraiment vouloir soigner les effets, les effets sans traiter la cause, en fait. C'est des... Oui, mais il faut peut-être faire les deux. Parce qu'il y a une escalade dans la consommation des produits. Et je me souviens... J'étais aux Etats-Unis, là, pendant la campagne présidentielle. Et j'ai vu, dans certaines villes, les ravages du fentanyl. Aujourd'hui, leur problème... Ça, c'est autre chose. Oui, mais c'est une graduation supplémentaire. Mais sanction ou pas sanction ? Ben non, moi, je suis pour les sanctions. Parce que vous avez des zombies dans les rues. Vous voyez, c'est ça. D'accord, mais les sanctions, ça ne vous soigne pas.
C'est une addiction, si vous voulez. Moi, je fais partie des... Tout le monde n'est pas... Moi, je fais partie des gens qui pensent, par exemple, qu'il faut dépénaliser le cannabis, mais que ça mérite un grand débat national. Ça n'a jamais marché, là. Mais si, ça marcherait bien. Par exemple, dans l'État de Washington, par exemple, Seattle, par exemple, vous achetez le cannabis, etc. Je ne crois pas du tout. Ça serait réminiscence de la vieille gauche. Oh, là, ça y est, ça recommence. Je ne suis pas du tout libertaire, je m'en tape. Je vous dis juste qu'il faut trouver un moyen d'enlever des ressources, si vous voulez, aux narcotrafiquants. Le cannabis, c'est une super ressource.
Ce n'est pas simplement la cocaïne. Donc, voilà. Et puis, les vieilles recettes de la droite réa... C'est comme si je vous disais, les vieilles recettes de la droite réa, crac, il faut punir les malades. Non, on ne les punit pas, déjà. On les soigne. Et ça ne sert à rien. C'est un cataplasme sur une jambe de bois d'aller punir les malades. C'est la débilité, par exemple, je ne dis pas que vous êtes débile, d'aller punir les... Merci. Vous êtes gentil avec moi, Patin. D'aller punir les clients. Non, non, pardon. Vous m'avez attaqué sur la vieille gauche. Attention. Je ne sais pas si vous serez plus d'accord sur le sujet qui arrive.
On va parler du budget, puisque le budget de la Sécurité sociale arrive aujourd'hui au Sénat avec sa suspension de la réforme des retraites. L'Assemblée, elle continue à examiner le budget. On va voir ce que dit la droite. Laurent Wauquiez, qui était présent hier à la réunion de groupe des Républicains au Sénat, et Bruno Retaillon, les écoutes.
On compte beaucoup sur nos collègues sénateurs parce que toute une partie du débat budgétaire va évidemment se faire ici. Et donc, c'était important qu'on partage la ligne commune qu'on a, qui est très simple. Aucune augmentation d'impôts, aucune augmentation de taxes, des économies sur la dépense. Et on est la seule famille politique à porter ça. à l'Assemblée nationale.
Vous aviez eu une coalition, souvent entre la gauche et le Rassemblement national, pour une folie fiscale. C'est une sorte de hold-up fiscal en bande organisée. Je pense qu'ici, au Sénat, on va reprendre ce travail, faire en sorte qu'on baisse les impôts, qu'on supprime des impôts, et surtout qu'on s'attaque enfin à la dépense publique.
Voilà, hold-up fiscal en bande organisée, Françoise. C'est très bien. Je trouve que Bruno Retailleau n'est jamais aussi bien que dans son rôle de sénateur. C'est vraiment, véritablement, ce qui lui convient. Il a acquis le sens de la punchline. Oui, après, si vous voulez, le hold-up en bande organisée, je ne veux pas vraiment être désobligeante avec le Sénat. On sait déjà ce que le Sénat va faire, évidemment. Il va détricoter tout le... Il va remettre l'église au milieu du village. Bien sûr. Voilà, pour vous. Et puis, il va y avoir une CMP. On peut déjà écrire le scénario. Est-ce qu'elle est conclusive ou pas ? Je ne pense pas qu'elle sera conclusive.
Et tout le monde s'apprête, à mon avis, à siéger au moins jusqu'au 23 décembre. On va laisser quand même le réveillon, etc. Et aller jusqu'au bout du bout du 31 décembre, qui est la deadline. Je pense que les choses vont se terminer comme cela. Après, est-ce qu'il y a une majorité extrêmement fine, vraiment improbable, mais majorité relative ? Mais là, quand vous entendez Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau, vous pensez vraiment qu'un compromis est possible ? Je pense qu'un compromis est possible. Excusez-moi, ça, c'est des postures. D'accord ? Moi, je veux bien tout le cinéma. Personne n'y comprend rien. Les portes claques, etc. Il y a les postures, blablabli, blablabla, le Sénat.
Non, mais nous, on peut décrypter un peu, quand même. Non, non, mais on peut décrypter. Les 34 milliards. Attends, attends, attends, je termine. Il y a les postures, et puis après, il y a la réalité du vote au moment... Alors, sur le truc en bande organisée, puisque c'était la punchline de Retailleau, c'est les fameux 34 milliards d'augmentation d'impôts. En fait, il y en a 26 qui sont consacrés à la taxe sur les multinationales, dont, effectivement, c'est une posture, parce qu'eux-mêmes, au Rassemblement national, reconnaissent qu'ils pourraient peut-être en tirer au maximum un milliard. Évidemment.
Alors, ce qui est un peu dommage dans cette affaire, où, effectivement, les gens sont perdus et puis même un peu dégoûtés par ces débats budgétaires, alors que le but, c'était justement de... Ah, vous pensez qu'ils sont dégoûtés, les gens ? Non, les gens sont dégoûtés par le spectacle de la politique. Non, je pense qu'ils attendent des résultats, je ne pense pas du tout qu'ils sont dégoûtés, pas du tout. Attendez, arrêtez de m'interrompre, sinon je perds le fil de mes idées. Allez-y, c'est fait exprès, c'est une buse. Donc, il est un peu dommage qu'en fait, on n'arrive pas à...
On n'ait pas d'abord établi la partie dépense avant la partie recette, c'est-à-dire qu'il aurait été important, parce que là, on file vers... Sébastien Lecornu a dit l'autre soir, on file vers 6 points de déficit de PIB, là. Après, ça, c'est la règle parlementaire, on vote d'abord la partie recette avant d'examiner la partie dépense. Oui, effectivement, mais je veux dire, pour la compréhension des problèmes, il aurait mieux valu qu'on se dise quelles sont les économies à faire et ensuite, quelles recettes peut-on obtenir ? Ça, c'est la recette de la droite classique, c'est-à-dire d'abord, on fait des économies...
Vous savez, il y a aussi un certain nombre d'économistes, pas forcément les vôtres, qui considèrent que la dépense publique, quand elle n'est pas maîtrisée, ça crée de la pauvreté et du chômage. Donc, à un moment donné, il faut atterrir, il faut être raisonnable. Ce qui serait dommage, c'est qu'effectivement, aujourd'hui, on semble s'acheminer, non pas vers un retour au 49-3, mais vers des ordonnances. Non, non, non. C'est ce que me confiait hier soir une ministre et non des moindres, dans le domaine... Je ne vais pas la citer, non ? Non, ne la citez pas, c'est l'œuf. Ou alors, vous nous la citez carrément. Mais si vous voulez... Non, pas une minute aux ordonnances.
Je pense que Sébastien Lecornu, devant les sénateurs, s'est engagé... Le pire serait la loi spéciale. Non, mais il n'y aura pas tout ça. La loi spéciale serait une reconduction du budget de l'an dernier. Non, non, mais la réalité, c'est que... Dans les ordonnances, il peut y avoir un compromis. Lecornu s'est engagé à ne pas utiliser... Mais enfin, on dirait que ce Premier ministre, en fait... Il s'est engagé, mais en offre, devant les patrons. Non, non, il n'y a pas... L'autre jour... Il s'est engagé même avec les groupes. Il a laissé entendre qu'elle était possible. Oui, mais non.
Écoutez, ça veut dire que ce serait le contrat moral, c'est-à-dire qu'il dégage tout de suite, c'est-à-dire qu'il saute tout de suite et que la gauche le sanctionne et c'est la censure... Et la gauche n'a peut-être pas envie d'aller au vote, finalement. Mais est-ce que pour faire passer la suspension de la réforme des retraites, la gauche n'accepterait pas... Non, absolument pas. Moi, je pense que c'est pas possible.
Vous pouvez pas dire au Parti Socialiste qui travaille et à Olivier Faure qui négocie avec le Cornu, etc., pied à pied, chacun, en n'oubliant pas d'où il vient, ou pas dire à la gauche « Allez, coucou, je panier, vous avez eu votre suspension, maintenant, voter au nom de la stabilité, ça existe pas, ça ? » La question, parce que là, on brûle un peu les étapes, c'est de savoir si la droite et le Parti Socialiste sont capables de se mettre d'accord... Le Bloc Central, surtout. À l'occasion du Bloc Central qui, pour l'instant, a démissionné. Oui, c'est d'accord. Enfin, qui tussissent ce budget, on a entendu Edouard Philippière, il n'est pas tendre avec ce budget.
Mais est-ce qu'avec toute cette équation, il peut y arriver, Sébastien Lecornu ? Moi, je pense qu'il existe une majorité très relative et très fragile, fragile, je dirais fragile, pour arriver à un consensus. Qu'est-ce qu'on cherche ? C'est quoi le consensus ? Le consensus, pour que ce budget passe, serait, en gros, que le Bloc Central vote pour... On peut faire les comptes. Les comptes, c'est 212. OK ? On les connaît tous. C'est LFI et le RN, direct, 212. OK ? Il faudrait que vote pour le Bloc Central, une partie de l'IOT, les Républicains, et que... Mais ça, c'est de la tambouille électorale. Non, non, mais je finis. Laisse-moi finir le calcul. Et que les... 6 points à 5 points de P&D...
Oh, écoutez, vous êtes... Écoutez, et que le Parti Socialiste, la gauche et le PC, si vous voulez, arrêtez de créer cette caricature de la gauche qui ne sait pas compter et qui ne sait pas faire d'économie. Regardez, ça fait 8 ans qu'on se cogne de la droite dans ce pays. Vous avez vu, l'état des finances... Non, parce que vous pensez qu'Emmanuel Macron, c'est la droite ? Non, mais évidemment. Enfin, excusez-moi, il a gouverné... Peut-être au début de son quinquennat. Écoutez, il a gouverné avec Édouard Philippe. Vous n'allez pas m'expliquer qu'Emmanuel Macron est un gauchiste, mais vous plaisantez. Il y a une année à droite, la première année. Mais tout est à droite depuis le début.
Enfin, Hubert, soyez sérieux. Vous ne pouvez pas... Mais le monde est à droite aujourd'hui. Non, non, le monde n'est pas... Les socialistes ont besoin de réinventer un peu leur logiciel. D'ailleurs, en Irlande, c'est la droite qui est passée. D'ailleurs, à New York, c'est la droite qui est passée. D'ailleurs, les deux gouverneurs aux États-Unis, les deux gouverneurs, eux, femmes, qui sont une de la CIA, l'autre des Marines... On va revenir au budget. En disant qu'il faut une abstention, en réalité, des socialistes, du PC et des Verts, pour que le budget ait une chance de passer. Est-ce qu'il y aura dans la corbeille suffisamment pour obtenir cette abstention ? Je n'en suis pas sûre.
De toute façon, la gauche ne votera jamais ce budget. Ce n'est pas le cas. Mais le PC a le droit non plus. Mais l'intérêt... Les LR, ils ont intérêt à rester sur leur ligne, quitte à faire... quitte à ce que la conséquence soit qu'il n'y ait plus de budget et que ça entraîne. Laurent Panifousse, le ministre, nous l'a dit. S'il n'y a pas de budget, il y a censure, il y a dissolution. Bien sûr, direct. Oui. Enfin, ça peut encore évoluer parce que personne n'a vraiment intérêt à la dissolution. D'accord. Sauf peut-être, sûrement même le RN. Et la France insoumise. Donc, en réalité, il peut encore y avoir des compromis et ça, c'est aussi le génie d'émotion sociale.
Je suis d'accord avec ce que dit Hubert dans le sens, pour une fois, on arrive à être d'accord. Je pense que même dans la tête d'Emmanuel Macron, je ne suis même pas sûr que si on n'aboutit pas sur le budget, vous savez que c'est le budget précédent qui s'applique le 31 décembre, je ne suis même pas sûr qu'il y ait la case dissolution. Il y a peut-être une autre case d'un nouveau gouvernement technique pour gérer les affaires courantes. Je ne suis même pas sûr. Vous savez, en tout cas, il y a une fenêtre de dissolution à partir de la mi-décembre. Allez, on va terminer là-dessus parce que vous êtes d'accord. On va terminer sur cette bonne note. Mais on finit par l'histoire du jour.
Cette semaine a lieu le congrès des maires. On connaît la partie politique avec les maires qui travaillent sur leurs problématiques, qui échangent avec le gouvernement. Mais cette semaine, c'est aussi l'occasion pour les maires de faire leurs courses. Alors, pas pour eux, mais pour leurs communes. C'est le salon des maires qui se tient juste à côté du congrès. Les élus rencontrent des exposants. Ils peuvent acheter des bancs publics, des feux rouges, des poubelles ou encore, c'est la période des décorations de Noël. Et vous voyez, sur ces images, on va les voir, il y a des beaux ours, des beaux pingouins, tout ça, des automates mécaniques. Made in France, en Normandie.
On va écouter le fabricant.
Tous nos automates sont fabriqués en France, dans nos ateliers. On fabrique les mécaniques, on fabrique les peluches et ces automates sont exportés dans le monde entier. On a des ours polaires, des pingouins, mais on a aussi des collections avec des ours bruns et blancs, petits et grands, qui vont préparer les cadeaux de Noël.
Voilà, ça donne envie d'être à Noël, ces belles décorations. C'est adouci. Vous devriez mettre ça en studio. C'est vrai, on va lui demander de nous en apporter un pour Noël. Très bonne idée, Françoise. Vous verrez peut-être ces ours dans votre commune. On va essayer de voir si on peut en récupérer un pour le plateau. Merci, Hubert. Merci, Françoise. Et rendons hommage à nos élus locaux. Exactement. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.
Sébastien Lecornu