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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 23 octobre 2025 88 min

L'intégrale du jeudi 23 octobre 2025

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce jeudi 23 octobre pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde ensemble le programme. Le vol du Louvre est une blessure immense. Ce sont les mots de la présidente du musée hier devant les sénateurs. Elle a reconnu ne pas avoir repéré suffisamment en avance les voleurs, mais elle assure que les alarmes ont fonctionné. Elle demande également l'installation d'un commissariat de police au sein du musée.

On va revenir longuement sur ses propos avec le sénateur centriste Pierre-Antoine Légy qui l'a auditionné hier. Des vols dans nos musées qui se produisent également dans nos régions. Le musée de Langres lundi, le musée de Porcelaine de Limoges. Il y a quelques semaines, nous serons en direct avec le maire de Limoges dans 50 minutes. Conseil des ministres, aujourd'hui pour graver la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la sécurité sociale. Que fera la droite sénatoriale sur le sujet ? Ira-t-elle jusqu'à provoquer une censure du gouvernement ? Dans une demi-heure, nous recevrons Mathieu D'Arnaud, le président du groupe LR, ici au Sénat.

Et puis on reviendra sur le budget avec nos éditorialistes en cours d'examen au Parlement. Un votable en l'état, dit Bruno Retailleau. Sébastien Lecornu va-t-il réussir à satisfaire les socialistes sans perdre les LR ? C'est l'objet du débat de nos éditorialistes. Aurore Malval et Antoine Oberdorf, ce sera dans une heure. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Audrey Taz. Bonjour. A la une de ce jeudi 23 octobre, la présidente du musée du Louvre qui s'est donc expliquée hier devant les sénateurs.

En effet, Oriane, pour ça, toute première prise de parole depuis le casse spectaculaire de dimanche, Laurence Descartes a reconnu devant la Commission de la Culture du Sénat des failles dans le système de surveillance extérieure du plus grand musée du monde.

2:01
Pierre-antoine Levi

J'assume totalement le fait que nous avons effectivement une faiblesse dans la protection périmétrique du Louvre. Je vous l'ai dit très clairement, c'est là que le bas blesse et que le bas blesse depuis longtemps. Ce grand chantier de modernisation, il a aujourd'hui 40 ans avec des installations qui ont surperformé et qui sont en bout de souffle. Et surtout, ce grand chantier n'a touché que la moitié du Louvre.

2:28
Présentateur

On le rappelle, les braqueurs se sont emparés de joyaux estimés à 88 millions d'euros dans la foulée. La présidente directrice du Louvre a présenté sa démission à la ministre de la Culture, Rachida Dati, qu'il a refusé, Oriane. Marine Tondelier se lance dans la course à la présidentielle. La secrétaire nationale des écologistes veut aider la France à relever la tête, dit-elle. Elle a fait son annonce hier au JT de TF1. Elle devra cependant être désignée officiellement par son parti début décembre. Elle dit aussi vouloir se soumettre à la primaire de la gauche qui est en préparation. On écoute sa déclaration.

3:02
Locuteur 3

Je suis candidate à l'élection présidentielle. Et cette candidature, c'est un geste d'amour, un acte fort d'amour pour la France parce qu'on ne peut pas aimer son pays et le laisser s'abîmer ainsi.

3:13
Locuteur 8

Je veux aider ce pays à relever la tête. Je veux aider à réparer ce qui a été cassé, à réconcilier, à apaiser, à protéger.

3:21
Présentateur

Les Républicains suspendent six ministres. Symbole de la volonté du parti de vouloir couper les ponts avec le macronisme. La décision a été prise hier soir en bureau politique. Vous le voyez, le communiqué de presse qui en émane. Une ligne de fermeté résumée en une phrase sans appel. Demeurer au sein de ce gouvernement, explique ce communiqué, reviendrait à se fondre dans le macronisme en renonçant à l'indépendance et aux convictions qui fondent notre engagement. Une enquête a été ouverte après des menaces de mort contre Nicolas Sarkozy.

Trois détenus de la prison de la santé sont actuellement en garde à vue après la diffusion d'une vidéo visant Nicolas Sarkozy qui est incarcéré, on le rappelle, depuis mercredi. Les trois hommes devraient être changés de prison. On écoute le garde des Sceaux à ce propos.

4:06
Locuteur 4

Vous nous annoncez ce soir que ceux qui se sont filmés en train d'invectiver, de menacer le président Sarkozy vont être changés de prison.

4:12
Locuteur 1

Exactement, on va d'abord terminer la procédure judiciaire, d'abord ils sont en garde à vue au moment où je parle, ensuite ils vont passer en comparution immédiate, j'espère, en respectant l'indépendance de la justice, qu'ils seront fermement condamnés, et ils seront pour certains en quartier disciplinaire et pour d'autres changés de prison, parce qu'on ne va prendre aucun risque.

4:28
Présentateur

L'alerte du nouveau chef d'état-major des armées. Et il dit, l'armée française doit être prête à un choc dans les trois ou quatre ans face à la Russie. Un message fort, inquiétant aussi de la part du chef d'état-major des armées français, le général Fabien Mandon, qui était auditionné à l'Assemblée nationale par ces mots. Il justifie l'effort de réarmement de notre pays face à la Russie, qui pourrait être tenté, d'après lui, de continuer sa guerre sur le continent européen. Le Sénat a adopté le texte sur le statut de l'élu. Un texte qui revalorise les indemnités et la retraite des élus, qui doit aussi permettre de mieux concilier vie personnelle et engagement.

La proposition de loi transpartisane soutenue par le gouvernement a pour but d'encourager l'engagement des élus locaux à l'aune des élections municipales. Et puis Jean Castex, c'est le nouveau patron de la SNCF. Il a reçu le feu vert du Parlement après deux auditions devant les sénateurs et les députés. Sa candidature, qui avait été proposée par Emmanuel Macron, on s'en souvient, a recueilli 60 votes favorables sur 83. L'actuel patron de la RATP, admirateur, ce sont ses mots, des cheminots et du rail, va pouvoir réaliser ce qu'il décrit comme un vieux rêve en prenant la tête de la SNCF. Auriane. Merci Audrey. Bonjour Pierre-Antoine Levy. Merci d'être notre invité.

Vous êtes sénateur unioncentrice d'Itarne-et-Garonne. On va revenir longuement sur l'audition de la présidente du musée du Louvre. C'était hier devant vous, devant les sénateurs. Mais d'abord, on commence par la une de la presse régionale. On a sélectionné trois titres. D'abord la une de Ouest-France. La collecte des déchets va-t-elle coûter plus cher ? Les élus locaux qui protestent contre le projet du gouvernement d'augmenter sensiblement une taxe liée aux déchets. Ce coût supplémentaire serait supporté par les collectivités avant d'être répercuté sur les propriétaires via la taxe foncière. La deuxième une, c'est celle de la montagne.

Trafic sans filtre, près de 40% du tabac consommé en France échappe au réseau légal. Usine clandestine, vente sur Internet, réseau structuré, le trafic explose. Et puis la dernière une, c'est celle de Corse matin. Alternance ralentit la baisse des aides à l'embauche, fragilise l'alternance. Entre contraintes économiques et incertitudes législatives, des projets de formation sont bloqués. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

6:33
Locuteur 9

Je vais peut-être parler de la collecte des déchets.

6:38
Présentateur

Et des contraintes qui passent sur les collectivités ? Parce qu'au-delà de ça, c'est les élus locaux qui se plaignent des contraintes budgétaires qui passent sur eux.

6:45
Locuteur 9

Et in fine, sur les citoyens. Puisque vous savez que la taxe, la TGAP a augmenté fortement. Elle va augmenter fortement dans les prochaines années. Et sur la taxe, sur les activités polluantes. Et donc, ce qui veut dire que vous avez les citoyens qui aujourd'hui ont vu leur taxe foncière, leur taxe d'enlèvement d'ordures ménagères exploser. Ce qui est un coût très important. Puisque dans certaines communes, elle a pris 35% l'année dernière. Et ça va continuer à monter. Donc, quand les collectivités ont ce poids sur leurs finances, elles le répercutent inévitablement sur les citoyens. Alors qu'à un moment donné, ça devrait être compensé en grande partie par l'État.

7:22
Présentateur

Dans le budget, il y a des efforts qui sont demandés aux collectivités. Environ 5 milliards. Est-ce que le Sénat va baisser ce chiffre ?

7:29
Locuteur 9

L'année dernière, c'était 5,4 milliards environ d'efforts qui avaient été demandés. Et finalement, on est arrivé à 1 milliard après négociation avec le Sénat. Et bien évidemment, dès que le budget nous arrive, travailler pour amoindrir cette ponction sur le budget des collectivités qui ont déjà été très affaiblies par la baisse des dotations des dernières années. Et surtout, tout simplement aussi, parce qu'elles ont perdu une grande partie de leurs ressources par le biais de la fiscalité. La suppression de la taxe d'habitation a enlevé du dynamisme sur les ressources des collectivités. Et aujourd'hui, elles ont simplement la taxe foncière comme levier.

Et cette taxe foncière, elle a déjà fortement augmenté. Il est donc impossible d'augmenter encore plus ses impôts.

8:08
Locuteur 1

– Bruno Montalier, il dit que le budget est invotable en l'État.

8:11
Présentateur

Vous dites la même chose ?

8:11
Locuteur 9

– Complètement. C'est un budget, franchement, c'est le musée des horreurs, ce budget. C'est absolument impossible à voter. Alors, il va arriver à l'Assemblée nationale fin de semaine, donc on va voir qu'est-ce qui en sort. Et au Sénat, avec responsabilité, nous allons le retravailler. Et donc, nous verrons qu'est-ce que nous pouvons voter à l'issue des travaux. Mais aujourd'hui, vous me demandez si je vais voter ce budget, je ne voterai pas.

8:34
Présentateur

– Aujourd'hui, c'est non. Il y a un conseil des ministres aujourd'hui pour graver la suspension de la réforme de la retraite dans le budget de la Sécurité sociale. C'est la bonne méthode ?

8:42
Locuteur 9

– Pour moi, non.

8:44
Présentateur

– Vous voulez dire que la suspension, vous ne la voterez pas non plus ?

8:46
Locuteur 9

– Écoutez, on va voir comment se passe le débat. Vous savez, le Premier ministre a dit « Ce sont les parlementaires qui trancheront sur la suspension de la réforme de la retraite ». C'est un très mauvais signal qu'on envoie. C'est une des seules réformes aujourd'hui importantes que nous avons votées sur le deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron en 2023. Et en plus, cette réforme, on sait qu'elle n'est pas suffisante avec un déficit très, très, très important de notre régime de retraite.

Si on veut pérenniser notre régime de retraite par répartition, nous n'avons pas d'autre solution que, on va dire, d'augmenter l'âge de départ progressivement à l'âge de départ à la retraite et certainement pas le raccourcir. Et aujourd'hui, nous sommes le seul pays, quasiment de l'Union européenne, à revenir sur cet âge de départ à la retraite. Donc, moi, je trouve que c'est un très mauvais signal envoyé d'abord aux Français parce qu'on est en train de leur dire, on est en train de leur mentir en disant « On va reculer l'âge de départ à la retraite ». Ça coûte 400 millions d'euros au budget 2026, ça coûtera 1,8 milliard au budget 2027.

Ça veut dire que cet effort et cet argent qui va nous manquer, on va devoir le compenser par peut-être des augmentations des taxes supplémentaires alors qu'on en a déjà suffisamment.

9:51
Présentateur

Tiens, Antoine Lévy, vous avez auditionné hier avec la Commission de la Culture du Sénat la présidente directrice du Lauf pour sa première prise de parole depuis le violent cambriolage ce dimanche. Audrey, qu'est-ce qu'il faut retenir de cette audition ? Que la sécurisation du plus grand musée du monde, on parle tout de même de 9 millions de visiteurs par an, est obsolète, Oriane, de l'aveu même de sa directrice. Elle avait d'ailleurs alerté sur la nécessité d'engager des travaux d'envergure.

10:17
Pierre-antoine Levi

Je ne veux toutefois pas laisser penser que ce vol est une fatalité. Je n'ai cessé depuis ma prise de fonction en septembre 2021 d'attirer l'attention de notre tutelle, de la représentation nationale et des médias sur l'état de dégradation et d'obsolescence générale du Louvre, ses bâtiments et ses infrastructures. Parce que nous avons peut-être vécu dans l'illusion de l'élan donné par le Grand Louvre, ce grand élan de modernisation décidé par le président Mitterrand et qui a pour symbole la pyramide ouverte en 1989 et qui s'est poursuivi au fil des années 90. Ce grand chantier de modernisation, il a aujourd'hui 40 ans avec des installations qui ont surperformé et qui sont en bout de souffle.

Et surtout, ce grand chantier n'a touché que la moitié du Louvre.

11:00
Présentateur

Un musée à bout de souffle et une sécurisation qui laisse à désirer, même si tous les protocoles qui étaient en place ont fonctionné, d'après la directrice, pour ce braquage qui n'a duré que huit petites minutes. C'est assez impressionnant. D'après son détail, la première alarme est déclenchée dès que la fenêtre est franchie. Donc là, on a les horaires avec le déclus du casse. Première alarme déclenchée dès que la fenêtre est franchie. La préfecture est prévenue au bout de 4 minutes. Les vitrines résistent. Et c'est ça qu'on apprend à la meuleuse. En fait, les malfaiteurs profitent d'une brèche qui leur permet de s'emparer des bijoux.

Pour la directrice, c'est surtout au niveau de la sécurisation extérieure que les choses ont pêchées.

11:44
Pierre-antoine Levi

Est-ce que les vidéos ont également fonctionné ? Les vidéos ont fonctionné, absolument.

11:48
Locuteur 1

À l'intérieur, est-ce qu'il y en avait à l'extérieur ?

11:50
Pierre-antoine Levi

Alors, c'est là notre faiblesse, si nous en venons directement au point faible. Au fond, nous n'avons pas repéré suffisamment à l'avance l'arrivée des voleurs. Les faiblesses de notre protection périmétrique sont connues et identifiées. Mais le parc est très insuffisant, ne couvre pas l'ensemble des façades du Louvre, très clairement. Et malheureusement, du côté de la galerie d'Apollon, la seule caméra qui est posée est posée en direction de l'ouest et donc ne couvrait pas le balcon concerné par l'effraction.

12:24
Présentateur

Vous l'avez entendu, des lacunes au niveau de la sécurisation extérieure. La présidente qui précise qu'un grand plan de modernisation de la sécurité a été lancé pour un montant de 80 millions d'euros dans le cadre du Louvre Nouvelle Renaissance, ce projet annoncé par Emmanuel Macron. Elle fait tout de même deux préconisations d'urgence, interdire les abords du Louvre au véhicule et installer un commissariat au sein même du musée. Et la présidente a répondu aussi aux polémiques auxquelles elle fait face depuis le braquage. Avec plusieurs questions des sénateurs, pourquoi le plan de sécurisation met-il autant de temps à être mis en place ? Y a-t-il du retard ?

Comme l'évoque un pré-rapport de la Cour des comptes qui a fuité dans la presse. La présidente s'inscrit en faux. Pour elle, c'est la taille du Louvre. Et ça vétusté qui explique que les choses prennent du temps. Il faut aussi respecter les codes des marchés publics. Elle a été aussi interrogée sur ses propres arbitrages. Plusieurs politiques l'accusent d'avoir fait construire un espace privatisé du Louvre, une salle à manger, des cuisines réservées à la direction. Un moment où elle s'est dit très touchée. Elle a tenu à y réagir vivement. Écoutez.

13:24
Pierre-antoine Levi

Il a été décidé de réaffecter cet espace pour le convertir en salle de réunion. Un équipement de visioconférence y est installé. Cet espace est également modulable en salle de réception, permettant par exemple l'accueil de nos mécènes qui soutiennent généreusement et financièrement, vous le savez, le Louvre. Cette salle de réunion n'est pas réservée à l'usage exclusif de la présidence du Louvre. Elle n'est en aucun cas ma salle à manger personnelle. Et j'insiste vraiment sur ce point.

13:53
Présentateur

Voilà pour mettre fin aux polémiques. Mais on parle de caméramanquantes, analogiques, de vétustés, de sous-effectifs. Ça vous surprend, vous, quand on parle tout de même d'un musée qui accueille 30 000 visiteurs par jour ?

14:05
Locuteur 9

C'est surprenant, mais ce n'est pas étonnant puisque quand Laurence Descartes est arrivée, elle avait mis en avant justement la vétusté des installations de vidéosurveillance. Elle avait pointé cette problématique. Dès qu'elle est arrivée, dès qu'elle a pris ses fonctions. Par contre, on peut bien sûr s'interroger sur ce cambriolage quand même qu'a ému le monde entier qui tombe en plus au plus mauvais moment où nos Français sont inquiets, nos citoyens sont perturbés par la situation politique. Et en plus, écoutez, en 7 minutes, on nous a volé 8 joyaux. La couronne de l'impératrice qui a été retrouvée très abîmée mais qui a priori peut être restaurée.

C'est le patrimoine de la France qui aujourd'hui s'est volatilisé, une grande partie.

14:44
Présentateur

La présidente directrice du Louvre a donné sa démission à Rachid Adati qui l'a refusée. Certains de vos collègues demandent la démission de Rachid Adati, la ministre de la Culture ou au moins de l'auditionner. Vous, quelle est votre position là-dessus ? La ministre de Tutelle.

15:01
Locuteur 9

Moi, je trouve très digne que Laurence Descartes ait présenté sa démission. Vous savez, quand il y a eu le vol au British Museum, le directeur du British Museum a démissionné. Lui, sa démission a été acceptée puisqu'il en est parti. Bon, dont acte. Je pense qu'il faut d'abord...

15:16
Présentateur

Elle aurait dû l'accepter, Rachid Adati ?

15:18
Locuteur 9

Rachid Adati a refusé, ainsi que le président de la République, parce que ce n'est pas que Rachid Adati. C'est Emmanuel Macron qui ont refusé tous les deux cette démission. Il faut par contre savoir quelle est la chaîne de responsabilité, peut-être avant de savoir qu'il doit démissionner. Mais très honnêtement, on peut aujourd'hui demander la démission du président, la démission de la ministre, la démission de la directrice. Moi, ce que je souhaite aujourd'hui, c'est qu'on comprenne les défaillances justement qui ont conduit à ce cambriolage, qu'on essaye d'y remédier au maximum, mais surtout qu'on aille très vite en matière de sécurisation.

Je n'oublie pas non plus, je n'ignore pas, je l'ai vu dans l'audition, que la campagne des municipales de Paris a démarré, puisque bien sûr, vous avez dans quelques mois la ministre de la Culture qui se présente à la mairie de Paris. Il ne faut pas non plus tout mélanger. Donc, bien sûr que l'échelle des responsabilités doit être faite.

16:06
Présentateur

Mais vous attendez, vous ne dites pas que c'est la responsabilité de Rachid Adati ?

16:08
Locuteur 9

Moi, je dis aujourd'hui que regardons qui est responsable aujourd'hui et ensuite, j'espère que les responsables assumeront leur responsabilité, partiront s'ils le décident. Mais Laurence Descartes l'a présenté, a présenté sa démission. Je ne vais pas l'accabler davantage puisque je crois qu'elle a été suffisamment perturbée. Elle nous a répondu avec sincérité aux attaques personnelles dont elle a fait l'objet. Bon, voilà. Encore une fois, il y a eu des défaillances bien avant son arrivée. Ça fait des années qu'on sait que le Louvre n'est pas suffisamment sécurisé.

16:36
Présentateur

Et qu'elle est alertée.

16:37
Locuteur 9

Et qu'elle est alertée. Par contre, pourquoi les réponses n'ont pas été apportées ? Pourquoi c'est si long, finalement, de mettre en place ce schéma directeur qui a été lancé dès 2021 ? C'est quand même incroyable qu'en France, on ne soit pas capable d'aller plus vite. C'est incroyable. Donc, ça fait maintenant cinq ans que ça a démarré. Il faut que... Alors, elle nous a dit que ça allait démarrer en début d'année, fin d'année, à l'analyse des marchés publics. Et bon, maintenant, je pense qu'il faut avancer et surtout, peut-être, mettre en place des caméras périmétriques, mais surtout, peut-être ce commissariat aux abords qui aurait permis peut-être d'arrêter, on va dire, les malfaiteurs.

17:12
Présentateur

Oui, c'est l'une des propositions de la présidente directrice de mettre ce commissariat à l'intérieur. Il y a déjà des pompiers, il y a déjà une catarne de pompiers. C'est une bonne idée ?

17:20
Locuteur 9

C'est une très bonne idée, sachant que les gardes, aujourd'hui, du Musée du Louvre ont rempli leur mission, c'est-à-dire, ont fait leur travail, ont déclenché, quand il fallait, les alarmes. Par contre, ils ne sont pas armés. Ce sont des gardes, ce sont des agents qui font partie du patrimoine et donc du domaine des services du patrimoine, ce qui veut dire qu'ils ne sont pas armés, ils ne sont pas habilités à pouvoir intervenir avec des malfaiteurs qui sont peut-être armés jusqu'aux dents. Donc, il faut, bien sûr, que la police puisse intervenir rapidement et donc, un commissariat à l'intérieur du Louvre pourrait être une des solutions.

Mais, une fois qu'on a dit ça, une fois qu'on a réfléchi, il faut avancer et surtout mettre en place très vite les moyens pour éviter que ça se reproduise. Parce que, je n'oublie pas non plus que c'est de cette porte-fenette qui avait été utilisée en 1976 lorsque l'épée de Charles-Ludis avait été dérobée. C'était la galerie Apollon également. Comment se fait-il qu'on ait pu repartir de cette porte-fenette ?

18:12
Présentateur

Est-ce qu'il y a un manque de moyens, un manque d'argent ou est-ce que l'argent n'est pas mis au bon endroit ?

18:16
Locuteur 9

C'est peut-être les deux. Vous savez, difficile de sécuriser un musée comme le Louvre qui fait des milliers et des milliers de mètres carrés de surface. Par contre, ça fait des années qu'on sait que c'est une problématique qui peut arriver à ces faits et on aurait dû peut-être les régler davantage. Donc, on a mis de l'argent dans notre patrimoine en France, peut-être pas bon escient. Mais quand on a des joyaux comme le musée du Louvre ou comme d'autres musées, parce que ce qui est arrivé au musée du Louvre est arrivé dans d'autres musées.

Il y a eu des cambriolages dans d'autres musées régionaux et cette fragilité aujourd'hui laisse penser finalement que d'autres musées peuvent être cambriolés, surtout qu'on peut revenir cambrioler le Louvre assez facilement puisqu'on est arrivé avec une disqueuse on a réussi à provoquer des brèches parce qu'il y a eu beaucoup de choses qui ont été racontées dans la presse qui sont fausses, c'est-à-dire les vitres n'ont pas été cassées, elles ont été disquées à la disqueuse et c'est effectivement en créant cette ouverture que les malfaiteurs ont attrapé la couronne de l'impératrice et c'est en la sortant qu'ils l'ont abîmée.

C'est-à-dire que les vitres n'ont pas cédé mais ils sont quand même réussis à créer des brèches.

19:22
Présentateur

– Et le point intéressant de l'audition, c'est des vitres qui étaient censées résister à une attaque à main armée comme un braquage d'une bijouterie. Donc en fait, ces vitres, elles ont été refaites en 2019 sur ce principe-là. Évidemment, personne ne s'attendait à une attaque meuleuse.

19:36
Locuteur 9

– Oui, c'est assez incroyable. – C'est ce point

19:38
Présentateur

qui était assez intéressant dans l'audition hier.

19:39
Locuteur 9

– Voilà, donc il y aura une enquête, peut-être une mission d'enquête va être mise en place pour savoir qu'est-ce qui s'est passé, comment ils remédiaient et ensuite, en fonction des responsabilités.

19:47
Locuteur 1

– Une commission d'enquête ?

19:48
Locuteur 9

– Peut-être, il me semble avoir entendu à l'Assemblée nationale qu'il pourrait y avoir une mission d'enquête sur ce qui s'est passé et en fonction de ce qui se passera, les responsables assumeront et partiront peut-être ou resteront en expliquant pourquoi.

20:01
Présentateur

– L'autre actualité du Sénat hier, c'est ce vote du texte sur le statut de l'élu. C'était un texte qui était très attendu par les élus locaux. Il revalorise les indemnités des maires des communes de moins de 20 000 habitants. Il permet de mieux concilier le mandat et la vie professionnelle et il renforce également la protection des maires. On va voir justement ce qu'en pensent les élus locaux. Bonjour Muriel Fabre, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire Nouvelle Énergie de Lampertal, secrétaire générale de l'Association des maires de France. Est-ce que le texte voté hier par les sénateurs répond à vos attentes ?

20:30
Locuteur 6

– En fait, on salue évidemment ce vote qu'on appelait de nos voeux depuis longtemps parce que je rappelle que les prémices législatives c'était un texte adopté d'ailleurs déjà à l'unanimité par les sénateurs en 2024 et effectivement il répond surtout à deux points qui me semblent essentiels c'était l'amélioration des conditions d'exercice de nos mandats la question de la conciliation de sa vie de mandat avec sa vie professionnelle l'amélioration aussi pour les étudiants la question aussi du congé maternité qui aujourd'hui répond finalement aux mêmes règles que le droit commun et puis c'était aussi un sujet de protection de sécurisation des actes des élus notamment avec la notion de conflit d'intérêt donc oui évidemment on est très très heureux même si on le sait ce n'est pas uniquement ce texte-là qui suffira aujourd'hui à répondre à cette crise d'évocation ou en tout cas à ces nombreuses démissions qu'on a pu constater pendant cette mandature je vous entendais tout à l'heure parler par exemple de la loi de finances qui est actuellement à l'étude ce sera aussi un sujet bien évidemment important

21:35
Présentateur

et qu'est-ce qu'il faudrait de plus l'AMF chiffre à une quarantaine de démissions par mois depuis le début du mandat en 2020 qu'est-ce qu'il faudrait de plus pour enrayer cette crise d'évocation est-ce qu'il y a des choses qui manquent à ce texte ou est-ce qu'il faut complètement autre chose Non je pense que ce texte

21:52
Locuteur 6

répond suffisamment déjà à l'ensemble des propositions que l'association des maires de France avait porté il y a beaucoup de choses il y a une revalorisation effectivement vous l'avez rappelé des indemnités alors cela ne concerne pas

22:03
Présentateur

toutes les collectivités mais il y a cette souplesse aussi apportée que l'on avait souhaitée à l'association des maires de France on ne voulait pas imposer l'indemnité mais qu'elle soit aussi discutée notamment pour les adjoints et les conseillers municipaux elle peut l'être pour les maires à maxima je pense que c'était important même si ce n'était pas l'alpha et la maga aujourd'hui et puis il y a aussi besoin aujourd'hui de renforcer finalement l'engagement local et de permettre à tout un chacun

22:29
Locuteur 6

de pouvoir s'investir c'est vraiment le fil rouge de l'action de l'association des maires de France et je pense que l'ensemble des dispositions aujourd'hui qui ont été votées dans le cadre de la loi y répondent parfaitement et ont été écartées aussi celles qui pour nous pouvaient jeter un certain regard qui n'allait pas en fait avec cette volonté

22:45
Présentateur

finalement de valoriser l'engagement local Pierre-Antoine Lévy qu'est-ce que vous dites de ce que vient de dire madame Lemaire ?

22:52
Locuteur 9

Je suis satisfait de voir qu'un maire aujourd'hui reconnaît finalement le travail qui a été fait au Sénat mais également à l'Assemblée nationale puisque effectivement hier nous avons voté à l'unanimité ce texte je rappelle que c'est une initiative sénatoriale ce texte au départ avait été voté à l'unanimité en mars 2024 le statut de l'élu porté par Françoise Gattel entre temps il a subi plusieurs péripéties puisque nous avons eu une dissolution de l'Assemblée nationale nous avons eu une censure et nous avons eu un vote de confiance également qui a fait chuter le gouvernement Béroud ce qui veut dire que ce texte qui avait été voté en juillet donc à l'Assemblée nationale est revenu un petit peu plus tard au Sénat mais finalement après quelques péripéties et d'où le fait

23:31
Présentateur

qu'il n'arrive qu'à 5 mois des municipales

23:32
Locuteur 9

bien sûr qu'il arrive à 4-5 mois des municipales très honnêtement ce n'est pas la faute du Sénat puisque je vous dis encore une fois au Sénat nous avions voté ce texte deux ans avant les élections municipales et donc je suis très satisfait que le vote ait eu lieu encore une fois à l'unanimité ce qui veut dire qu'on peut arriver à travailler tout groupe politique confondu dans une Assemblée je veux dire au Sénat on est habitué à le faire un peu moins à l'Assemblée nationale mais au Sénat vous savez quelles que soient les sensibilités politiques nous savons nous retrouver l'objectif c'était de donner un statut aux maires qui aujourd'hui réfléchissent à se représenter vous l'avez dit fort justement 2189 démissions de maires depuis le début du mandat avant c'était une centaine de maires par an qui démissionnaient c'est plus de 400 maires qui ont démissionné l'année dernière 400 maires mais plusieurs milliers d'élus plusieurs milliers d'adjoints également vous avez beaucoup de conseils municipaux qui ne sont pas complets encore une fois aujourd'hui et donc si on veut redonner de la vie démocratique si on veut permettre aux citoyens de s'engager et de se présenter il fallait leur créer un statut et effectivement on a eu pas mal d'avancées alors vous l'avez dit les indemnités c'est pas l'alpha et l'oméga très honnêtement on ne se présente pas à la mairie et on n'est pas maire pour gagner de l'argent très franchement parce que l'indemnité est assez modeste on le fait pour servir sa commune et pour ses concitoyens mais par contre on a quand même voulu montrer aux élus qu'ils pouvaient avoir des trimestres de retraite supplémentaires et on a réussi à trouver à mon avis un accord avec le gouvernement qui pourra passer à l'Assemblée nationale puisque le texte revient à l'Assemblée nationale et donc on va vite arriver je pense à un accord pour qu'il soit voté peut-être le mois prochain dans les deux assemblées et le mettre en place pour les prochaines élections municipales

25:07
Présentateur

Muriel Fabre pour les prochaines élections municipales est-ce que vous avez déjà à l'association des maires de France des remontées de communes qui ne trouvent pas candidats ou de maires qui n'arrivent pas à former une liste ? En fait aujourd'hui c'est plus la décision individuelle de chaque maire pour savoir s'il va ou pas se représenter on est sur plusieurs situations des maires qui aujourd'hui dès à présent en fait l'annonce

25:31
Locuteur 6

et puis d'autres qui s'interrogent encore parce qu'on sait que le mandat prochain ne sera pas simple non plus on a eu un mandat extrêmement difficile déjà depuis 2020 avec cette succession de crise aujourd'hui la question financière elle est quand même prégnante pour les maires c'est un sujet essentiel c'est celui qui va porter le fonctionnement de nos administrations mais de par là en fait toutes nos capacités d'autofinancement pour investir sur notre territoire et on sait qu'on est les moteurs économiques des territoires aussi donc je pense que c'est aussi un sujet et aujourd'hui l'engagement il est un petit peu malmené aussi vous parlez des démissions mais il ne faut pas obéir non plus la question des violences qui a été principale aussi sur cette mandature donc je pense qu'on est vraiment là sur un premier pas qu'il faut saluer

26:18
Présentateur

très clairement parce que nous on l'espérait vraiment ce vote de ce texte avant les municipales donc c'est un premier pas je dirais de mise en valeur

26:27
Locuteur 6

mais dans le sens noble du texte du terme pardon des élus et de leur engagement parce que ce n'est pas un métier c'est une fonction c'est une fonction qui prend énormément de temps le nombre d'heures consacrées

26:40
Présentateur

à son mandat dépasse largement les 30 à 35 heures par semaine pour nombre d'entre nous

26:46
Locuteur 6

je pense que c'est important de le souligner mais il y a encore bien d'autres choses à faire et ce sera évidemment la question des moyens pour ce faire et ça passera par le vote de la loi de finances Merci beaucoup

26:59
Locuteur 9

Si vous me permettez juste un commentaire complémentaire parmi les démissions des 2000 maires plus de 60% concerne des maires qui se sont présentées en 2020 ce qui veut dire quand même c'est un premier mandat ce qui veut dire qu'il faut quand même se poser la question de comprendre pourquoi cette réaction mais surtout préparer les futurs élus à se présenter et dans le cadre du budget que nous allons négocier à l'Assemblée nationale la purge de 5,4 milliards sur les collectivités territoriales va être un des enjeux pour permettre à certains maires de se représenter ça nous le savons également

27:31
Présentateur

Merci Muriel Fahm Merci beaucoup d'avoir été avec nous maire nouvelle énergie de l'Amper Time secrétaire générale de l'association des maires de France On va dans votre région dans votre département même à Montauban Retrouvez Michel Larue Bonjour Michel Larue Merci d'être avec nous journaliste au Petit Journal du Tarn-et-Garonne On va parler aménagement du territoire avec vous car votre agglomération est au cœur de plusieurs projets d'infrastructures

27:53
Locuteur 7

Oui bonjour J'ai bien une question bien sûr pour monsieur le sénateur Votre département le Tarn-et-Garonne est en pleine évolution Il y a de grands projets structurants la ligne grande vitesse qui a changé de nom d'ailleurs qu'on appelle maintenant la nouvelle ligne sud-ouest ou encore la construction d'un nouvel hôpital à Montauban Bon il y a encore quelques réticences qui se font entendre ici ou là mais est-ce que vous pouvez nous donner votre sentiment sur ces projets et peut-être nous faire un point de situation sur leur avancement

28:24
Locuteur 9

Oui merci pour cette question extrêmement pertinente Alors c'est vrai qu'en Tarn-et-Garonne on a deux projets majeurs cette fameuse ligne LGV qui doit arriver Alors qu'est-ce que c'est long finalement pour arriver à des projets d'envergure parce que moi à l'époque en 2008 j'étais premier adjoint de la ville de Montauban et déjà en 2008 on connaissait quasiment le tracé à peu de choses près de cette ligne à grande vitesse et moi je me rappelle que nous devions avoir le démarrage des travaux en 2010-2011 pour une mise en circulation en 2016 et les premiers trains qui passent en 2018 on est en 2025 on parle maintenant de 2032 donc il aura fallu 30 ans pour arriver finalement c'est bien d'accord alors on n'est pas encore arrivé au bout de nos peines c'est vrai que Jean Castex quand il a été premier ministre a relancé justement cette création de la ligne et normalement d'ici 2032 nous devrions avoir la ligne à grande vitesse Toulouse-Bordeaux qui devrait arriver voir le jour avec une guerre nouvelle à Montauban

29:18
Présentateur

vous avez une deuxième question Michel

29:20
Locuteur 9

j'ai l'hôpital il m'a posé une question sur l'hôpital je n'ai pas répondu

29:24
Présentateur

il me reste une minute

29:25
Locuteur 9

sur l'hôpital je suis ravi de voir qu'en fin juin 2025 le lancement de cet hôpital a été annoncé donc j'ai été en conseil de surveillance de l'hôpital et le directeur de l'ARS l'a confirmé donc cet hôpital verra le jour d'ici aussi 2031-2032 dans un site le site de Bardonis là aussi un équipement d'environ 250 millions d'euros qui devrait voir le jour pour le grand bonheur d'éternel Garonnet

29:51
Présentateur

et une dernière question du coup Michel

29:53
Locuteur 7

alors je vais aller vite si ces projets comme vous le semblez l'espérer vont réaliser il va falloir totalement revoir le plan de circulation sur Montauban sur les communes alentours alors où est-ce qu'on a né du boulevard urbain ouest et du nouvel échangeur autoroutier de la Cour Saint-Pierre

30:10
Locuteur 9

le nouvel échangeur a été intégré dans le projet Nîmes à grande vitesse là aussi les travaux auraient dû démarrer fin 2025 mais comme on est en France et que c'est très long on va prendre encore 2-3 ans dans la vue c'est normalement financé donc c'est un projet commun qui est financé par le Grand Montauban la région et le département il permettra de désengorger le péage aujourd'hui de Bressol et d'alimenter la gare LGV et l'hôpital on en est encore on va dire aux travaux sur le boulevard urbain qui doit là aussi voir le jour qui est un chantier porté par le Grand Montauban la phase 2 est en cours et normalement les travaux devraient être réalisés en 2026

30:45
Présentateur

Merci beaucoup merci Michel Larue d'avoir été avec nous très rapidement juste une dernière question d'actualité Pierre-Antoine Lévy sur ce qui s'est passé au sein de l'université Paris 8 un rassemblement au relanc antisémite c'est ce que dit le ministre des intervenants qui ont fait l'apologie des actes terroristes du 7 octobre vous avez vous beaucoup travaillé sur ce sujet de l'antisémitisme à l'université qu'est-ce que vous dites de ce qui s'est passé ?

31:07
Locuteur 9

C'est absolument scandaleux et hier j'ai répondu à plusieurs questions de vos confrères je demande d'ailleurs que les décrets d'application de la proposition de loi que j'ai portée avec Bernard Fialer soient vite adoptés et permettent de mettre en place les sanctions que nous avons votées dans la loi c'est absolument inadmissible par contre ce que je demande encore une fois au ministre de l'Intérieur et au ministre de l'Enseignement supérieur c'est de comprendre ce qui s'est passé et surtout de sanctionner les collectifs étudiants qui ont organisé cette conférence et de demander des explications au président Arnaud Lémy président de Paris 8 pour savoir pourquoi il a autorisé cette conférence conférence au rôle antisémite qui visait à nier les attentats du 7 octobre et surtout les revendiquer et finalement les confirmer que c'était la faute du gouvernement israélien du papy israélien si ces attentats avaient eu lieu

31:54
Présentateur

Merci Pierre-Antoine Lévy Merci beaucoup d'avoir été notre invité Audrey on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale Oui avec nos quotidiens qui s'intéressent à la sécurisation des musées à Paris mais en Provence aussi Et on va y en parler évidemment dans l'info région Merci à tous les deux Merci beaucoup On accueille tout de suite Mathieu Darnot notre prochain invité Bonjour Mathieu Darnot Bonjour Merci beaucoup d'être notre invité sénateur de l'Ardèche président du groupe Les Républicains ici au Sénat On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Julien Lécuyer de La Voix du Nord Bonjour Julien Bonjour Auriane Bonjour Monsieur Darnot Bonjour Mathieu Darnot il y a un conseil des ministres aujourd'hui pour graver la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la sécurité sociale est-ce que le groupe LR au Sénat s'opposera à cette suspension On a toujours été clair sur le sujet on ne peut pas nous faire un procès en incohérence nous avons toujours dit que nous ne souhaitions pas la suspension de cette réforme des retraites nous avions dit lors de l'examen du budget de cette réforme des retraites que nous entendions à ce qu'elle puisse être corrigée notamment sur la question des carrières hachées sur la question et je sais de quoi je parle dans un département comme le mien des carrières longues des carrières des femmes donc autant de sujets que nous pourrions revoir mais lorsque l'on parle de suspension nous avons toujours dit que nous y étions opposés Donc vous vous voterez compte même si elle est compensée financièrement ?

Mais encore une fois j'attends de voir les choses aujourd'hui on nous parle de compensation comment on la compense ? On a des questionnements on a quelques détails On a aucune réponse On a quand même quelques détails qui sont sortis puisqu'il y a des bribes de la lettre rectificative qui ont été publiées elles devraient être financées par une hausse du taux de la contribution des organismes complémentaires ainsi que par une sous-indexation des pensions Est-ce que ça c'est trop cher payé pour vous ?

Voilà justement ce qu'on ne veut pas On va trouver des compensations avec des contributions supplémentaires des taxes nouvelles Nous notre ligne elle est claire là aussi depuis le début nous ne voulons pas d'impôts nouveaux nous ne voulons pas de nouvelles taxes nous ne voulons pas que tout ça finisse par gréver encore un peu plus le pouvoir d'achat des françaises on ne peut pas dire d'un côté je suspends la réforme des retraites on ne peut pas faire des promesses à l'infini et en face toujours parler de recettes avec des impôts et des taxes nouvelles Je le dis c'est important Permettez-moi de m'arrêter un instant sur ce sujet parce que finalement ce sera le fil conducteur de notre action durant l'examen budgétaire ici au Sénat Nous avons dit depuis longtemps les choses clairement Nous l'avons dit y compris avec nos collègues députés lorsque nous avons rencontré avec Bruno Retailleau avec Gérard Larcher le Premier ministre Pour nous il y a une impérieuse nécessité à réduire notre dépense publique à faire en sorte que nous puissions réduire notre dette 3 450 milliards de dettes On ne peut pas avoir un pays qui se fragilise avec une dette qui coûte toujours plus cher nous serons peut-être d'ici un an et demi à 100 milliards de remboursement d'intérêt de la dette mais est-ce qu'on imagine je le dis Premier budget de l'État C'est le premier budget de l'État c'est plusieurs centaines d'hôpitaux qui pourraient être construits avec un tel budget donc encore une fois soyons très clairs ce budget il doit être abordé avec le discours de la clarté Oui mais est-ce que la nécessité c'est pas d'avoir un budget est-ce que la suspension de la réforme de la retraite c'est pas le prix à payer pour avoir un budget C'est pas d'avoir un budget à n'importe quel prix un budget c'est un document qui doit dire des choses sur le plan politique qui doit réaffirmer des priorités nos priorités elles sont claires on ne veut pas d'impôts nouveaux on parle de 16 voire 19 milliards d'impôts nouveaux mais écoutez ce que disent les français ils n'en peuvent plus nous sommes le pays qui a les prélèvements obligatoires les plus élevés les français ne veulent pas contribuer encore un peu plus j'ajoute que c'est souvent sur les mêmes que pèsent ces contributions supplémentaires moi je veux être très clair sur ce point nous serons exigeants le rapporteur général du budget Jean-François Husson l'a rappelé nous l'avons toujours dit toujours dit de façon constante au gouvernement que pour nous c'était une priorité non pas parce que aujourd'hui on serait même au-delà du débat pour ou contre la réforme des retraites tout simplement parce qu'on ne veut pas que notre pays glisse j'observe quand même que la note de la France vient d'être encore abaissée on a des risques majeurs qui pèsent sur nous vis-à-vis des marchés financiers moi je suis attaché à l'avenir de mon pays je pense aussi même si la formule peut paraître réculer aux générations qui vont arriver après nous et à un moment donné il faut dire clairement aux français ce que l'on veut à l'heure actuelle Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez j'allais dire presque pour une fois sont son raccord le budget est invotable selon eux Bruno Retailleau parle même de délire socialiste simplement pour s'acheter du temps c'est ça c'est aussi votre avis ?

non je vous dis là aussi c'est très important on a toujours dit on ne peut pas dire que Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez sont opposés sur ce point parce qu'on a toujours porté le sujet en commun j'observe aussi parce qu'il est bon de le rappeler qu'ici même au Sénat depuis maintenant 10 ans à chaque examen budgétaire nous proposons des sources d'économie et nous n'en serions pas là aujourd'hui à nous regarder les uns les autres avec gravité pour savoir si la France va avoir un budget si les gouvernements successifs avaient un peu plus entendu et je l'ai rappelé lors de la discussion de politique générale au Premier ministre le Sénat la Haute Assemblée qui a toujours agi en responsabilité avec un budget qui est cohérent qu'est-ce que vous dites au Premier ministre il est temps pour vous d'écouter le Sénat je lui ai dit je lui ai dit très directement lors de la déclaration de politique générale pas pour écouter pour donner le sentiment qu'il est attentif simplement à ce qu'on fait à prêter de l'attention au sénateur mais parce que ce que nous avons proposé est cohérent avec la situation budgétaire du pays et deuxièmement parce qu'il faut réaffirmer un budget c'est le moment finalement si on a créé le Parlement c'est aussi pour donner un budget à la France c'est un moment où on redit quelles sont les priorités pour le pays en matière régalien sur le plan de la sécurité sur le plan de l'immigration en matière de services publics sur des questions comme la santé sur le soutien à nos entreprises à nos collectivités je rappelle à l'envie d'ailleurs on fait souvent un procès d'intention au Sénat parce qu'il défend les collectivités mais si aujourd'hui nous n'avions pas les collectivités pour investir dans nos territoires alors nous ne serions pas au 0,5 ou au 0,6 de croissance on va revenir en collectivité mais est-ce que selon vous Sébastien Lecornu il néglige trop le Sénat vous l'avez rencontré ou récemment le Premier ministre non et j'attends de le rencontrer pour le lui redire je lui ai dit lors de la déclaration de politique générale je pense que quand on a un objectif affiché qui est de donner à la France un budget alors on écoute les deux chambres et on écoute celle des chambres qui l'année dernière a voté le budget en janvier et en février nous avons toujours fait montre de responsabilité je vous laisse commenter et je vous laisse la paternité des propos moi je pense qu'il a besoin aujourd'hui il a besoin de plus entendre les priorités qui sont fixées par le Sénat encore une fois pas parce que c'est le Sénat parce que nous avons démontré par le passé que nous étions toujours au rendez-vous de la responsabilité sur le plan budgétaire et parce que je crois quand je regarde les enquêtes d'opinion que ce que nous proposons correspond aux priorités des françaises et des françaises vous vous demandez à être reçu rapidement juste vous demandez à Sébastien Lecornu est-ce qu'il vous reçoive rapidement oui je pense qu'on va être amené à se rencontrer dans les prochains jours mais c'est prévu ou pas oui oui je dois le voir dans les prochains jours comme j'espère qu'il rencontrera l'ensemble des présidents de groupes du Sénat mais en l'état vous entrevoyez encore une voie de passage pour le budget ou vous dites d'ailleurs comme certains sénateurs de votre groupe qu'on doit partir à la censure je suis inquiet sur la capacité que nous aurons j'observe que cette nuit l'Assemblée nationale en commission a rejeté la partie recette du budget ce qui laisse à penser que les débats vont être nourris en séance et risquent de traîner moi je ne me résigne pas parce que les français nous regardent et qu'on ne peut pas se résigner à imaginer que nous aurons demain une nouvelle loi spéciale ou un budget par ordonnance donc on fera tout ici au Sénat pour donner le sentiment aux français qui nous regardent que nous sommes à la hauteur des responsabilités qu'ils nous ont confiées et je le dis avec gravité parce que quand je regarde parfois les débats quand je regarde les commentaires je me dis est-on tous alignés sur cette volonté d'avoir un budget après oui je réponds très directement je suis inquiet je suis inquiet parce qu'on voit que les délais glissent et que malheureusement on peut craindre que nous n'arrivions pas à faire passer ce budget

40:49
Locuteur 1

donc ça va finir par ordonnance ?

40:50
Présentateur

je n'en sais rien je ne veux pas être prophète je ne veux pas être annonciateur mais on est inquiet et la meilleure façon de tordre le cou à cette inquiétude c'est d'être nous-mêmes en responsabilité et c'est de pouvoir travailler ensemble même si nous nous sommes alignés nous l'avons dit depuis longtemps là encore je fais observer que nous avons pris nos responsabilités puisque avec le président Gérard Larcher avec les rapporteurs généraux nous avons travaillé depuis le mois d'avril sur le budget parce qu'on était conscient de ce qu'il allait arriver et nous n'avons pas été malheureusement démentis on voit la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui je le dis très clairement au Sénat nous sommes prêts nous sommes prêts et nous agirons en cohérence pour que nous soyons au rendez-vous de la baisse de la dépense publique de la réduction du déficit de la France et puis des priorités aussi politiques je les ai rappelés notamment lors de la déclaration de politique générale parce qu'un budget il doit parler aux français de l'ensemble des sujets qui sont au cœur de leur quotidien et on va parler de la question des collectivités il y a un effort de près de 5 milliards qui est demandé aux collectivités est-ce que le Sénat va le réduire ?

Ah c'est une absolue nécessité je ne voterai pas je le dis très clairement une ponction nouvelle pour les collectivités à hauteur de 5 milliards c'est de l'inconscience pour la raison que je viens d'évoquer c'est que si on ampute nos collectivités de ces 5 milliards alors vous allez avoir une atonie encore un peu plus importante sur l'économie locale aujourd'hui on a des secteurs qui sont en crise je pense notamment au logement une partie de notre artisanat a besoin de l'investissement et de la commande publique de nos collectivités encore une fois sans collectivités il n'y a pas d'investissement sur les territoires c'est aussi simple que ça et on fragilise l'emploi à combien du coup vous voulez réduire ?

on avait parlé de 2 milliards mais je crois qu'il faut avoir un véritable échange et je pense qu'il faut faire très attention parce que beaucoup de nos collectivités je pense notamment à nos départements et à certaines communes sont à l'os elles ne pourront pas supporter une nouvelle ponction et des contributions supplémentaires vous avez beaucoup travaillé sur les questions de décentralisation Sébastien Lecornu qui demande des propositions d'ici la fin du mois quelles seront celles du Sénat ?

C'est un sujet que nous avons abordé depuis maintenant 5 ans ici même au Sénat nous avions fait avec le président Larcher un rapport avec à l'époque Philippe Bas François-Noël Buffet Jean-Marie Bockel sur les 50 propositions sur les libertés locales nous avons travaillé à nouveau sur des priorités en matière de décentralisation et de déconcentration parce qu'il faut plus de simplification il faut consacrer ce couple maire-préfet nous ne cessons de le dire faire en sorte que la proximité avec les départements puisse être elle aussi réaffirmée et puis vous l'avez vu ça a été l'objet d'une des commissions d'enquête sur ces fameux opérateurs et agences de l'État là aussi il faut y voir plus clair il faut supprimer certaines agences il faut clairement faire en sorte que les budgets d'intervention de ces agences puissent être parfois transférés vers les collectivités qui ont l'habitude ce n'est pas nouveau lors de l'examen de la loi sur la décentralisation et la déconcentration nous avions déjà fait des propositions en ce sens notamment pour que les fonds chaleur soient gérés par les régions donc tout ça c'est très clair c'est simple c'est limpide et ça gagne tellement simple et limpide que c'est un serpent de mer depuis des années en quelques mots simplement expliquez-nous pourquoi on est si incapable en France à résoudre ce problème de la décentralisation et bien moi je vous pose une question quel gouvernement s'y est réellement attaqué ?

quel gouvernement s'est réellement attaqué ? il y a eu plusieurs lois déposées pour essayer de on a eu la loi décentralisation décentralisation c'est la montagne qui a couché c'est la montagne qui a couché d'une souris et nous n'avons cessé de le dire ici au Sénat la faute au gouvernement de l'époque qui n'a pas donné suffisamment de souffle à ce texte nous avions fait des propositions beaucoup plus ambitieuses au moment de la loi 3D ici même au Sénat qui n'ont jamais été suivies par les gouvernements mais vous pensez que la loi promise par Sébastien Lecournier avant le municipal sera la bonne ? ce sera une vraie loi de décentralisation ?

ne nous mentons pas il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale nous serons au rendez-vous parce que comme je vous l'ai dit on a beaucoup travaillé sur ces sujets et que c'est essentiel on voit bien un instant ce sujet il est crucial c'est un barbarisme pour les Français quand on dit déconcentration décentralisation pourtant je pense que c'est la clé pour faire en sorte qu'on voit bien la congestion on voit bien que ce pays il est bloqué on voit bien que ce pays en revanche il a besoin de libérer ses énergies souvent moi j'ai parlé dans mon discours de déclaration générale on a besoin de liberté dans ce pays on a besoin d'avoir des collectivités qui entendent les acteurs des territoires pour justement être un accélérateur de croissance qu'elles portent les initiatives notamment des entreprises quelles qu'elles soient de notre industrie et faire en sorte justement qu'elles puissent écouter les Français et dernier point il y a une crise aujourd'hui parce que les Français ont une forme de défiance absolue vis-à-vis de leurs élus en revanche ces élus qui sont toujours plébiscités ce sont les maires ceux dont on a la capacité à lire l'action parce que c'est une action de proximité Julien question sur les Républicains oui parce qu'on essaie de comprendre ce qui se passe chez les Républicains et que c'est pas forcément très simple on a d'un côté des sénateurs qui ont appelé à la censure du gouvernement de l'autre des députés qui à une exception près

46:11
Locuteur 7

ont décidé de laisser une chance au gouvernement le cornu où est-ce que

46:17
Présentateur

les Républicains ils habitent désormais et vous-même est-ce que vous auriez voté la censure ?

moi je suis sénateur je suis respectueux de la constitution je ne vote pas la censure en revanche je serai très exigeant sur le budget parce que la cohérence des Républicains le message que l'on porte nous allons le voir sur l'examen budgétaire j'ai rappelé nos priorités nous les partageons avec les députés et je le dis très clairement il ne s'agit pas d'avoir un budget pour un budget mais il s'agit d'avoir un budget qui rappelle quelles sont les priorités des Républicains moi je l'ai dit je respecte la constitution d'ailleurs j'ai suffisamment pointé du doigt la responsabilité du président de la République parce qu'il ne respecte pas l'article 20 de la constitution et vous en avez eu une illustration pas plus tard qu'hier le gouvernement par la voix de monsieur Lecornu dit je veux la suspension de la réforme des retraites et quelques temps après le chef de l'État intervient en disant non non non ce n'est pas une suspension on va décaler bon il faut de la clarté donc on respecte l'article 20 de la même manière je respecte la constitution le Sénat ne censure pas ce qui n'empêche pas les collègues d'avoir un avis mais moi ce que je crois et je le dis c'est fondamental on ne peut pas faire un procès aux Républicains en incohérence les priorités on les a portées elles ont été claires on les a affichées ensemble par la voix de Bruno Retailleau et nous accordez que ce n'est pas très clair entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez au moins sur la stratégie il y a eu quand même un inversement on a quand même eu un regardé au gouvernement qui l'a quitté avec fracas oui il s'en est expliqué parce que la confiance n'était pas là d'ailleurs le discours que j'ai eu lors de la déclaration de politique générale il appelle à plus de confiance il appelle à ce que le gouvernement mais c'est quand même la première fois qu'on a un Premier ministre qui a une déclaration de politique générale qui est assez décalée entre les propos qu'il tient à l'Assemblée nationale et les propos qu'il tient au Sénat je n'ai pas vu un procès en incohérence fait par les médias au Premier ministre donc il est normal qu'on puisse avoir une appréciation sur la question de la censure qui soit différente en revanche là où les Français nous attendent les Français nous regardent sur une chose ne nous leurrons pas c'est la position qui sera la note sur le budget je les redis ils ne veulent pas d'impôts supplémentaires ils veulent que l'on fasse tout pour préserver leur pouvoir d'achat notre responsabilité et la responsabilité de notre famille politique dont j'observe dans les enquêtes d'opinion qu'elle est toujours très haute parce que les Français nous reconnaissent la constance et le sérieux c'est à nous de les porter c'est à nous de les décliner avec un budget qui soit clair il y a 6 ministres qui sont rentrés au gouvernement malgré les consignes du parti hier soir il a été décidé de ne pas les exclure mais de les suspendre pourquoi ce recul ?

après que même ce n'est pas du tout un recul après que même ce soit mis en retrait de leur fonction au sein du mouvement ce n'est pas un recul mais au début on parlait d'une exclusion là finalement ils ne sont que suspendus qui parlait d'une exclusion on a des instances dans lesquelles on débat dans lesquelles on échange comme dans toute famille politique j'observe que chez les républicains ça suscite toujours de la part des commentateurs et des observateurs et des journalistes un intérêt tout particulier hier nous avons eu des échanges ancienne présidente par l'intérim c'est pas anodin les choses ont été clarifiées elle a elle-même souhaité quitter ses fonctions il y a eu un débat un échange donc vous aurez observé qu'il était plutôt apaisé et donc la décision Vincent Jeanbrun qui est l'un de ses six ministres il dit ce matin que sa loyauté va à la France qu'est-ce que vous dites de ça ?

sous-entendu puisque la sont partie je n'ai pas commenté ce que dit Vincent Jeanbrun ce que j'observe c'est qu'il y a eu une décision qui a été prise qui se base finalement sur ce que nous avons collectivement décidé c'est-à-dire de ne pas participer à ce gouvernement d'avoir un soutien ou une lecture texte par texte pour une raison qui est très simple c'est qu'on a posé nos conditions on a dit clairement ce que nous souhaitions et bien maintenant j'ai envie de dire chiche on va voir si le gouvernement est au rendez-vous de ce que encore une fois nous pensons bon pour les français parce qu'eux-mêmes le disent enquête d'opinion après enquête d'opinion en tout cas votre parti suscite encore des convoitises ça veut dire qu'il séduit encore mais vous le dites vous-même mais alors attendez la fin de ma question c'est du côté de la droite de la droite puisque l'UDR d'Eric Ciotti vous tend les bras disant rejoignez-nous et ce qui est le plus étonnant c'est que plusieurs personnalités de votre camp je pense à Roger Carucci Sophie Prima ou Henri Guéno estiment désormais que le RN est un parti républicain comme les autres et qu'il est possible de travailler avec lui sous certaines conditions est-ce que les digues sont en train de se briser ?

Alors je sais que vous aimez à poser cette question à l'envie notre réponse et Bruno Retailleau l'a rappelé elle est très claire non il n'y a pas de projet d'union des droites on a toujours tordu le cou on a toujours été très clair et vous parlez de Roger Carucci et de Sophie Prima eux-mêmes ont été très clairs ils ont reprécisé qu'elle avait été leur propos ils sont très clairs il n'y a absolument pas de volonté d'union des droites et encore une fois là-dessus notre position elle n'a jamais varié elle a été rappelée par le président Retailleau lors d'une interview à un grand quotidien donc je le dis très clairement pour nous ça n'est pas la question Sophie Prima à un moment elle a dit qu'il y avait une possibilité de travailler avec le RN ça dépend sur quel sujet et qu'il y avait quand même des sujets d'accord et elle a dit clairement que ça n'était pas du tout à l'ordre du jour et sur ce point vous ne nous prendrez pas en défaut pardon de le rappeler mais je crois que notre position elle est très très claire une question sur Nicolas Sarkozy oui puisqu'on a appris hier que Nicolas Sarkozy qui a été donc incarcéré mardi ça ne vous a pas échappé était accompagné par deux officiers de sécurité je cite eu égard à son statut et aux menaces qui pèsent sur lui ça vous semble normal qu'il soit accompagné de deux agents de sécurité il appartient aux gardes des Sceaux de veiller à la sécurité de veiller au fait que l'incarcération il y a une administration pénitentiaire pour ça Nicolas Sarkozy s'il le juge utile c'est à lui de prendre cette décision voilà mais vous comprenez les mois de l'administration pénitentiaire et notamment des syndicats de la pénitentiaire qui disent mais attendez ça veut dire concrètement que vous nous jugez absolument incapables d'assurer la sécurité ça n'est pas du tout le sens du propos je crois qu'on est tout à fait conscient on défend à l'envie l'administration pénitentiaire j'aime à le rappeler simplement ce n'est pas au président du groupe Les Républicains de commenter ce que le garde des Sceaux considère être nécessaire pour assurer la sécurité du chef de l'État Dernière question un peu plus personnelle Mathieu Darnot Bruno Retailleau reviendra au Sénat dans quelques jours puisqu'il a quitté le gouvernement il retrouvera son siège de sénateur vous vous gardez votre siège de président du groupe Là aussi c'est une question que vous aimez bien poser à chaque fois j'y ai droit je vous ai rappelé que nous travaillons de concert avec Bruno Retailleau je crois qu'il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre nous notre volonté elle est commune Bruno Retailleau a indiqué qu'il revenait en tant que sénateur qu'il souhaitait se concentrer sur sa mission de président des Républicains je crois qu'on a cette envie partagée de travailler au plus proche de nos territoires parce que nos militants nos sympathisants ils ont besoin de certitude ils ont besoin que nous réaffirmions notre cap on a cru comprendre qu'ils avaient quelques difficultés eux aussi à comprendre et donc nous travaillerons de concert à satisfaire les Républicains que ce soit nos parlementaires ou nos militants et adhérents Merci Mathieu D'Arnaud Merci d'avoir été notre invité La Une de la Voix du Nord c'est le raid dans les coulisses du raid l'élite de la police

53:32
Locuteur 7

Vous avez tout dit

53:34
Locuteur 1

Merci Julien On passe tout de suite à l'actualité dans nos régions

53:38
Présentateur

Et c'est l'heure de notre reportage en région on va aller dans les rôles Le Sénat examine aujourd'hui un texte sur la suspension de l'obligation alimentaire pour les enfants victimes de parents défaillants Flora Sauvage s'est rendue à Lunel à la rencontre d'une victime et de la cofondratrice du collectif à l'origine de ce texte

54:00
Locuteur 6

Beaucoup l'ignorent mais il ne suffit pas de rompre avec ses parents maltraitants pour être libérés de ses obligations vis-à-vis d'eux car la loi contraint les enfants à subvenir aux besoins de leurs parents en difficulté Alicia l'a appris à ses dépens avec Marine Gatineau-Dupré elles ont fondé un collectif pour suspendre l'obligation alimentaire des enfants de parents défaillants

54:21
Locuteur 8

ces personnes-là ont une possibilité de saisir le juge aux affaires familiales elles doivent prouver l'indignité du parent mais comment prouver l'improuvable ? Certaines personnes doivent prouver l'inceste les maltraitances les violences 30-40 ans plus tard donc c'est extrêmement compliqué bien souvent la plupart du temps les personnes évitent cette procédure donc finalement vont payer et vont considérer ça comme une double peine

54:48
Locuteur 6

Alicia Ambroise se refuse

54:50
Locuteur 3

à payer un jour pour celui

54:51
Locuteur 6

qu'elle appelle désormais son géniteur

54:53
Locuteur 3

Moi quand j'avais 13 ans j'ai appris que mon géniteur était accusé de viol sur la fille de son ex-femme donc celle que j'ai appris à aimer comme ma soeur il a écopé de 10 ans d'emprisonnement pour les faits qui lui étaient reprochés il est sorti au bout de 6 ans et je n'ai plus de contact avec lui depuis maintenant plus de 10 ans Depuis Alicia Ambroise a pris le nom de sa mère et elle mise tout sur la proposition

55:20
Locuteur 6

de loi déposée au Sénat pour libérer les enfants victimes de parents défaillants de l'obligation alimentaire

55:26
Locuteur 3

Je sais très bien que si dans 20-30 ans on vient me chercher pour payer pour lui pour lui offrir assistance je sais très bien que ça va me replonger dans des souvenirs très douloureux de mon enfance je n'ai pas envie de ça et en sachant que j'ai un devoir envers lui et que je suis toujours relié à lui d'une certaine manière je ne pourrai jamais me sentir paisible comme j'aimerais pouvoir l'être Comme Alicia il y aurait 20 000 enfants contraints de payer une pension alimentaire ou les pattes

55:55
Locuteur 6

de leurs parents défaillants Si la proposition de loi est adoptée il suffirait d'aller devant un notaire pour renoncer à cette obligation

56:02
Présentateur

Le parent

56:03
Locuteur 6

aurait alors 6 mois pour apporter les preuves de sa bienveillance L'enfant renoncerait par la même occasion à son droit à l'héritage

56:10
Présentateur

Et l'actualité dans nos régions ce sont aussi les vols dans les musées La présidente du musée du Louvre était auditionnée hier au Sénat mais ces vols dans nos musées se produisent aussi dans nos régions Plusieurs musées ont été victimes de vols ces dernières semaines à Langres cette semaine et puis à Limoges il y a maintenant plusieurs jours Bonjour Emile Roger-Lomberti merci beaucoup d'être avec nous vous êtes le maire Les Républicains de Limoges Emile Roger-Lomberti racontez-nous qu'est-ce qui s'est passé dans le musée de votre ville

56:39
Locuteur 5

Dans le musée de la ville il s'est passé quelque chose de simple c'est qu'il y avait une grille qui montait à moitié fenêtre ils sont passés par-dessus la grille ils ont cassé la vitre ils sont allés chercher des pièces qui valaient plus de 6 millions d'euros voilà tout simplement tout rapidement C'est de la porcelaine

57:03
Présentateur

qu'ils ont dérobée monsieur le maire c'est ça ?

57:06
Locuteur 5

Comment ?

57:06
Présentateur

C'est de la porcelaine qui a été dérobée

57:08
Locuteur 5

Oui oui c'est deux pièces de porcelaine qui avaient été achetées en Chine il y a très longtemps et qui ont dû repartir chez des collectionneurs c'est l'hypothèse la plus probable

57:20
Présentateur

Comment vous l'expliquez ? On a entendu après ce qui s'est passé au Louvre pointer la question du manque de moyens des difficultés de sécurité est-ce que c'est pareil chez vous ? Ce sont les mêmes causes qui ont produit les mêmes effets ?

57:33
Locuteur 5

Ce sont les mêmes causes qui ont produit les mêmes effets avec quelque chose qui moi m'interpelle depuis longtemps c'est que le patrimoine bâti nous ne nous interrogeons pas suffisamment sur l'usage que nous en faisons quand on a des pièces de cette valeur et de cette quantité d'argent on doit quand même se poser la question de les protéger un minimum et quand vous privilégiez la structure extérieure du bâtiment à la sécurité des produits qu'il y a à l'intérieur ça pose problème et puis nous sommes habitués à ne pas entretenir notre patrimoine et nous sommes habitués aussi avec le consumérisme à faire en sorte que tout nous est dû et finalement nous ne posons pas la question de la protection de nos biens et de nos valeurs

58:24
Présentateur

après le vol qui a eu lieu dans votre musée est-ce que vous avez échangé avec la ministre de la culture Rachida Dati est-ce que pour vous il y a une responsabilité du ministère de la culture

58:33
Locuteur 5

vous le savez toujours facile de trouver un responsable et de dénoncer Rachida Dati en l'occurrence puisqu'elle est ministre c'est beaucoup plus complexe nous sommes dans un système qui a évolué pendant des années avec des petits oublis systématiques et puis nous avons j'entendais tout à l'heure le sénateur nous raconter un peu la nécessité de simplification quand l'architecte des bâtiments de France interdit de mettre des grilles qui puissent être adaptées sous prétexte que ça va dénaturer la façade et bien vous n'avez pas la sécurité derrière portée par le premier rideau de protection que pourrait présenter une grille ou toute autre structure donc nous avons des tas de niveaux de responsabilité et puis en bout du bout nous nous tournons vers la ministre quand il y a un problème ou le ministre en disant c'est la faute au ministère non nous avons une faute collective importante et il est important que nous nous replongeons sur l'évaluation de notre patrimoine et c'est ce qu'a décidé le ministère et comment nous pouvons mettre en oeuvre une organisation qui soit cohérente et où les 75 niveaux de contradiction de l'administration française qui ont été votés après des lois successives qui viennent s'accumuler et empêcher les gens de fonctionner et bien soient un peu réorganisés

1:00:03
Présentateur

Merci beaucoup merci Emile-Rogé-Lomberti d'avoir été avec nous maire LR de Limoges Audrey on va voir ce qu'elle a eu de nos quotidiens régionaux et on commence par cette bombe météorologique qui s'abat aujourd'hui sur la France La France en alerte titre même le Dauphiné libéré la tempête Benjamin a commencé à frapper nos côtes on attend des rafales de vent jusqu'à 170 kmh dans l'Hexagone des inondations et des orages très violents localisés on parle de bombes météorologiques quand on a une dépression qui s'intensifie très rapidement un événement qui repose d'après le quotidien la question de la conséquence du réchauffement climatique et la difficulté à prévenir les tempêtes et leur intensité On en parlait à l'instant avec le maire de Limoges puisqu'après le spectaculaire braquage au Louvre la dépêche du midi s'interroge est-ce que nos musées sont assez protégés ?

En tout cas il faut faire différemment d'après le journal le ministère de l'Intérieur devrait envoyer une instruction à tous les préfets pour qu'ils renforcent leurs dispositifs de sécurité autour des établissements culturels et fassent un état des lieux de leurs dispositifs de sécurité en place le sujet de la sécurité devrait aussi s'inviter dans les débats autour du budget Orian 25 milliards d'euros doivent être affectés à la sécurité physique et numérique des musées nationaux et des monuments et qu'en est-il des musées toulousains s'interroge le quotidien et bien au musée des Augustins un poste de sécurité a été installé avec présence physique continue jour et nuit en lien direct avec la police municipale et nationale 500 000 euros ont aussi été fléchés lors du dernier mandat pour la vidéo protection des bâtiments Tout autre sujet les éleveurs français vivent une période très inquiétante En effet la grippe aviaire est de retour souligne le courlier de l'Ouest malgré les campagnes de vaccination trois foyers viennent d'être découverts en Vendée et en Loire-Atlantique les volailles doivent être confinées pour éviter la propagation du virus avec les oiseaux migrateurs du côté des éleveurs bovins vous le voyez on craint une épidémie de dermatose notamment dans les Vosges et c'est ce que souligne Vosge Matin six bovins ont déjà été avatus par mesure de précaution la dermatose c'est une maladie grave qui touche les bovins mais qui n'est pas transmissible aux humains quoi qu'il en soit la ministre de l'agriculture a annoncé l'interdiction de tout export de bovins pour éviter la diffusion du virus hors de France et ce jusqu'au 5 novembre un nouveau coup dur donc pour le monde agricole pour les éleveurs et puis je termine par les élections municipales Oriane parce que ça arrive ça arrive très vite ça fait la une de Lyon républicaine les mairies deviennent plus féminines et oui quelle que soit la taille de la commune la parité devient la norme en 2026 et il y a du travail précise le quotidien dans Lyon seulement un quart des maires sont des femmes oui mais voilà dans les plus petites communes l'affaire peut parfois tourner au casse-tête alors les maires partent faire du démarchage avec des exemples cocasses comme celui de Christine elle a acheté sa maison le 25 juillet dernier dans la commune des sièges et elle a déjà été approchée pour se présenter mais dit-elle je ne connais ni le village ni les gens je ne peux pas décider des choses voilà qui montrent l'ampleur du défi de ces élections qui ont lieu dans quelques mois Oriane merci beaucoup merci Audrey et on va passer maintenant à notre débat trois jours après le braquage du plus grand musée du monde sa présidente Laurence Descartes était auditionnée hier par les sénateurs avant d'en parler avec nos éditorialistes les temps forts de cette audition avec Lémentine Louise devant les sénateurs Laurence Descartes compte bien défendre son action si elle reconnaît un échec la présidente et directrice du Louvre assurent qu'elle avait alerté à de nombreuses reprises sur l'état de dégradation du bâtiment

1:03:50
Pierre-antoine Levi

je n'ai cessé depuis ma prise de fonction en septembre 2021 d'attirer l'attention de notre tutelle de la représentation nationale et des médias sur l'état de dégradation et d'obsolescence générale du Louvre ses bâtiments et ses infrastructures

1:04:04
Présentateur

Laurence Descartes pointe un problème principal les caméras de vidéosurveillance vieillissantes et en nombre insuffisants

1:04:12
Pierre-antoine Levi

au fond au fond nous n'avons pas repéré suffisamment à l'avance l'arrivée des voleurs les faiblesses de notre protection périmétrique sont connues et identifiées et le parc est très insuffisant ne couvre pas l'ensemble des façades du Louvre très clairement et malheureusement du côté de la galerie d'Apollon la seule caméra qui est posée est posée en direction de l'ouest et donc ne couvrait pas le balcon concerné par l'effraction

1:04:38
Présentateur

dès 2021 pourtant un schéma directeur sur la protection du Louvre est lancé mais le début des travaux est prévu pour 2026 un processus très long trop long dénonce le président de la commission culture au Sénat Laurent Laffont

1:04:52
Locuteur 1

toute la question qui se pose c'est comment est-on arrivé à cette situation d'échec on voit bien le schéma qui a été retenu par l'équipe du Louvre c'est une rénovation globale le projet Louvre-renaissance qui ne sera pas opérationnel compte tenu de l'importance de ce projet avant 2031 est-ce qu'il n'y avait pas moyen d'accélérer un certain nombre de défaillances constatées comme la question de la vidéo par exemple la question demeure ce soir

1:05:18
Présentateur

pour mieux sécuriser le Louvre Laurence Descartes préconise que les abords immédiats du bâtiment ne soient pas accessibles elle souhaite également la création d'un commissariat à l'intérieur du musée et on va en parler avec nos éditorialistes bonjour Orhan Malval merci beaucoup d'être avec nous grand-reporter service politique de Marianne et bonjour Antoine Oberdorff merci d'être là journaliste politique à l'opinion on a entendu donc hier Laurence Descartes la présidente directrice du musée du Louvre raconter ce rocamboleste cambriolage et puis raconter aussi qu'elle a alerté elle depuis son arrivée et qu'elle a été surprise de l'état dans lequel elle a trouvé le musée du Louvre ce qui sont des propos qui sont quand même un peu hallucinants oui après c'est vrai que le vertige éprouvé par Laurence Descartes à sa prise de fonction il y a plusieurs années maintenant est bien compréhensible le Louvre c'est des dizaines de milliers de mètres carrés je crois 35 000 oeuvres c'est un enjeu sécuritaire un défi sécuritaire considérable donc on imagine que elle et ses prédécesseurs ont été pris de vertige en arrivant dans cette fonction ceci posé effectivement le problème c'est que ce cambriolage intervient dans un contexte où on sait que par ailleurs il y avait un pré-rapport de la cour des comptes qui pointait un certain nombre peut-être pas de défaillance mais en tout cas de manquement ou d'amélioration à apporter à la sécurité et à la sécurisation du musée du Louvre c'est là où il y avait déjà un petit grain de sel dans la machine et évidemment il a fallu d'un rien pour que ça se grippe en l'occurrence ce rien ça s'appelle une nacelle et un cambriolage spectaculaire en plein jour donc c'est pas tout à fait rien mais effectivement en fait je pense que il ne faut pas oublier que le Louvre n'est pas un musée c'est un palais c'est un monument historique et qui n'est pas du tout organisé en fait pour accueillir toutes ces oeuvres et c'est vrai qu'on l'a vu dernièrement il y a eu ces alertes il se pose plein de problèmes aujourd'hui il y a évidemment le problème majeur qui nous occupe c'est la sécurité mais il y a aussi celui de la conservation des oeuvres parce qu'il y a beaucoup d'oeuvres qui ne sont pas exposées parce qu'elles ne peuvent pas être installées et d'autres qui sont d'ailleurs conservées dans des endroits qui menacent ou la conservation je dirais n'est pas optimale justement de par l'histoire du bâtiment et des conditions de conservation donc c'est vrai que tous ces facteurs-là en font quelque chose d'extrêmement difficile à sécuriser et pour cet enjeu je dirais de la préservation des oeuvres ça ne doit pas effectivement nous faire oublier que tout ce qu'on découvre là est un peu hallucinant quand on se rend compte qu'il n'y a pas de caméra périmétrale je ne sais plus je crois que c'est le terme notamment sur le quai François Mitterrand alors qu'on voit bien quand même que ça peut être identifié comme une vulnérabilité c'est vrai qu'on a dans cette affaire une sorte de défaillance en série c'est comme ça que se produisent je dirais les effets les plus marquants c'est quand toute la chaîne en fait faillit et là on est exactement dans ce cas d'école et c'est vrai que je pense ça fera prendre conscience en tout cas il y aura un avant et un après ce cambriolage pour la question de la sécurisation du Louvre même si sur 1300 fenêtres on ne va pas mettre des barreaux partout et du verre blindé partout et pour autant c'est vrai que sans minimiser la portée de cet événement qui objectivement nous français nous fait honte nous fait honte au regard de l'image que ça renvoie à l'international il faut aussi savoir ne pas céder au sentiment général de déclinisme prendre en réalité ce cambriolage du musée du Louvre comme une manifestation du tout fou le camp et un brillant confrère a rappelé qu'en 78 déjà il y avait eu à Versailles des indépendantistes bretons qui s'étaient introduits au palais de Versailles qui avaient fait sauter une aile et qui avaient entraîné de considérables dégâts donc ces failles sécuritaires ne datent pas d'aujourd'hui bien évidemment il faut œuvrer à les diminuer sans malheureusement pouvoir atteindre le risque zéro et on va voir ce qu'en dit Agnès Évren la sénatrice de Paris qui a auditionné hier la directrice du musée du Louvre elle était ce matin sur France 2

1:09:21
Locuteur 6

elle a reconnu un échec elle a parlé d'échec comme le ministre de l'Intérieur

1:09:26
Présentateur

mais pas comme la ministre de la Culture

1:09:28
Locuteur 6

écoutez en tout cas elle a reconnu qu'il y avait comment dire un triptyque de failles sécuritaires d'abord sur le système de protection périmétrique c'est-à-dire le manque de caméras de vidéosurveillance à l'extérieur notamment ensuite il y a un problème aussi de lenteur de marché public c'est-à-dire qu'il y a en fait un schéma directeur de sécurité qui devrait débuter dès le mois de janvier mais ça a pris énormément de temps c'est vrai qui insiste beaucoup sur le manque de caméras

1:09:59
Présentateur

et le micmac bureaucratique qui quand même saute aux yeux c'est-à-dire qu'en fait il y a comme ça un entrelac un enchevêtrement de normes à respecter qui inhibe l'action et la possibilité en réalité de sécuriser correctement le musée du Louvre par exemple des considérations d'ordre patrimonial ou esthétique on sait dorénavant que la mise en place de barreaux sur les fenêtres blindées du musée du Louvre c'est les architectes précisément qui pour des considérations de patrimoine de préservation du patrimoine s'y sont opposés comment faites-vous la balance en permanence entre la sécurité l'esthétique le soin à apporter un lieu tel que le musée du Louvre c'est vraiment un travail d'orfèvre et on a l'impression aussi Rormalval que dans la recherche de responsabilité on insiste un peu à une pré-campagne pour la mairie de Paris la droite accuse Anne Hidalgo la gauche accuse Rachida Dati oui tout à fait on se renvoie je dirais l'occasion est trop belle pour ne pas créer de polémiques donc évidemment c'est à qui la faute de ne pas avoir repéré immédiatement justement cette nacelle cette voiture carré devant le Louvre c'est vrai que ça semble un peu surréaliste en même temps une caméra à l'extérieur exactement alors que je pense que les parisiens sont habitués d'ailleurs à voir la police débarquer très régulièrement lorsque justement il y a une nacelle devant un immeuble ou qu'il soit dans Paris donc c'est vrai que je dirais que c'est le jeu politique là ça revêt c'est dans un contexte particulier qui est celui de la pré-campagne pour les élections pour l'élection municipale à Paris et d'ailleurs Rachida Dati qui ne peut pas en tant que ministre de la culture être non plus tenu pour responsable évidemment de la sécurisation du musée en l'occurrence là on voit bien que ça remonte que les failles de sécurité remontent à bien avant et d'ailleurs je voulais dire par rapport à cette question on peut polémiquer à l'infini sur les barreaux pas de barreaux mais on voit bien que quand des cambrioleurs sont déterminés à rentrer les barreaux ils les auraient sillés avec la disqueuse qui a été utilisée pour s'y aller vite donc on est dans un problème je pense qui est beaucoup plus global d'ailleurs la France n'a pas été la seule victime de vols de bijoux comme ça alors chez nous il y a toutes ces circonstances un peu rocambolesques le fait que ça se passe en plein jour mais il ne faut pas oublier qu'il y a quelques années à Dresne il y a eu un vol très important de bijoux en Allemagne plus de 100 millions de joyaux justement qui avaient été volés donc ça se passe aussi ailleurs je pense que c'est un problème mondial enfin en tout cas européen auquel sont confrontés les musées aujourd'hui je ne sais pas j'entendais justement je crois Rachida Dati parler de nouvelles formes de criminalité ce n'est pas vraiment une nouvelle forme de criminalité c'est des cambrioleurs qui sont finalement assez classiques mais par contre qui s'intéressent à de nouveaux endroits et c'est vrai que les musées sont ciblés pour leurs points faibles en tout cas quand ils ne sont pas je dirais dans un écrin contemporain qui permettent une sécurisation plus efficace et qui sont toujours dans la nature ces cambrioleurs c'est aussi ça quand même qui est assez dingue dans toute cette histoire ils sont toujours dans la nature On va parler d'une bataille c'est la bataille pour le budget qui se déroule en ce moment à l'Assemblée ce matin il y a un conseil des ministres au cours duquel Sébastien Lecornu va graver la suspension de la réforme des retraites dans le budget de la sécurité sociale on va écouter dans quelques instants ce qu'en disait le sénateur Mathieu Darnot qui était notre invité ce matin qui dit que la droite sénatoriale ne le votera pas mais d'abord peut-être un mot avec vous Antoine puisque vous vous suivez particulièrement la gauche est-ce que cette lettre rectificative qui sera présentée ce matin c'est une victoire du PS ?

Oui indéniablement c'est une victoire du PS parce qu'il y avait la petite musique du côté de la France insoumise et du Rassemblement national selon laquelle les socialistes auraient obtenu une promesse mais une promesse en l'air de suspension de la réforme des retraites qui restait en l'état très virtuel et qui si elle n'était apportée qu'à travers un amendement au but de la sécurité sociale aurait supposé acte fort que les socialistes votent le budget de la sécurité sociale pour pouvoir conserver la suspension de la réforme des retraites il aurait donc fallu avaler toute cette potion amère pour avoir un petit peu le sucre de la suspension de la réforme des retraites là avec la lettre rectificative on sort ça du pot pourri si vous permettez l'expression et ça permet surtout une chose majeure à mon avis c'est que si on s'achemine au terme du délai constitutionnel prévu par l'article 47 de 50 jours pour le vote du budget de la sécurité sociale et son examen si on s'achemine vers les ordonnances et bien la lettre rectificative garantit à Boris Vallaud et aux socialistes que la suspension de la réforme des retraites prévaudra donc ça c'est véritablement un élément si vous voulez qui permet aux socialistes de s'en féliciter quand bien même chez eux il y a eu un moment de flottement il faut bien le dire je vais raconter notamment dans l'opinion ce moment de flottement où y compris entre le groupe à l'Assemblée nationale le cabinet d'Olivier Fort-Repart-Parti on ne sait pas s'il faut avoir recours à un amendement au projet de loi de finances de la sécurité sociale s'il faut avoir recours à une suspension de la réforme des retraites à travers un projet de loi ad hoc distinct ou alors finalement on s'oriente vers ce texte cette lettre rectificative qui encore une fois présente cet intérêt il faut bien que les gens l'aient en tête cet intérêt de garantir la viabilité de la suspension de la réforme des retraites quel que soit le sort de ce budget de la sécurité sociale et quand bien même il serait appliqué par ordonnance et donc un intérêt politique de rassurer les oppositions et notamment les socialistes est-ce que ce sera suffisant pour garantir un vote du budget ?

Non on a le sentiment en tout cas que pour le parti socialiste fort de cette victoire entre guillemets mais en tout cas que c'est impréalable en fait cette suspension de la réforme des retraites et ils veulent aller plus loin parce que évidemment le budget que ce soit le projet de loi de finances ou le projet de loi de financement de la sécurité sociale ne convient pas aux socialistes et donc qu'ils entendent pousser au maximum leur avantage face à pensent-ils des macronistes un peu mus à peur des urnes ou en tout cas paralysés et qui accepteraient justement de voir un budget qui serait plus socialiste donc ça veut dire revenir sur un certain nombre d'éléments de ce projet d'éléments du gouvernement et pousser certaines de leurs propositions alors on a vu qu'en commission des finances ça s'est pas tout à fait passé comme ça il n'y a pas forcément alors certaines majorités se créent mais en tout cas autour notamment de la taxe Zuckman qui était vraiment brandie par le PS comme je dirais leur deuxième le deuxième échelon de la fusée il y avait suspension de la réforme des retraites et cette mesure qui illustre pour eux le désir de justice fiscale des gens et donc la mise à contribution des plus riches et bien cette taxe Zuckman elle n'est pas passée en commission des finances et elle a assez peu de chances de passer dans l'hémicycle et surtout un élément majeur de cette nuit de la fin de l'examen du budget en commission des finances c'est le tout petit le riquiqui nombre de voix qui ont voté pour ce budget il n'y a guère que les députés ensemble pour la république donc les députés vraiment le dernier carteron des fidèles d'Emmanuel Macron de Macroniste qui ont voté pour le budget pourquoi c'est une information importante ?

parce que lorsque Emmanuel Macron avant de renommer Sébastien Lecornu a réuni à l'Elysée les parties prenantes et différents partis à la fois d'opposition mais aussi ceux qui sont censés être ses alliés naturels à la question de savoir qui était encore derrière lui il y avait eu au moins la main de Gabriel Attal mais aussi la main du Modem qui s'était levé à travers Marc Fénaud hier en commission des finances vous avez des philippistes d'horizon qui n'ont pas voté cette copie le Modem n'a pas voté cette copie et les LR naturellement non plus certains l'ont même rejeté et certains l'ont même rejeté l'ont même voté contre estimant que pour faire simple la foire fiscale qu'ils avaient sous les yeux ne leur permettait pas de voter ou même de s'abstenir sur ce budget donc c'est dire combien la base parlementaire le fameux socle parlementaire de Sébastien Lecornu se réduit et à la portion congrue et je dirais même certains députés notamment Guillaume Casbarian ont amendé sont allés contre le projet de loi du gouvernement donc là on est même un cran au-dessus du fait d'être sur une base de tout trikiki c'est-à-dire que même cette base-là fait montre d'initiatives personnelles potentiellement de frondeurs justement de frondeurs pour réécrire la copie du gouvernement donc c'est quand même assez lunaire ce qu'on a dit et on le disait au sein du socle commun alors il y a les LR dont on ne sait plus très bien d'ailleurs s'ils sont dans le socle commun ou dans l'opposition et ce matin on recevait Mathieu D'Arnaud le président du groupe LR au Sénat qui a affirmé que la droite resterait fidèle à ses convictions sur la suspension de cette réforme des retraites nous notre ligne elle est claire là aussi depuis le début nous ne voulons pas d'impôts nouveaux nous ne voulons pas de nouvelles taxes nous ne voulons pas que tout ça finisse par gréver encore un peu plus le pouvoir d'achat des françaises et des français on ne peut pas dire d'un côté je suspends la réforme des retraites on ne peut pas faire des promesses à l'infini et en face toujours parler de recettes avec des impôts et des taxes nouvelles c'est faux comme le mode d'élection des sénateurs permet et autorise je dirais la clarté idéologique pourquoi je dis ça c'est que évidemment le patron des LR au Sénat Sophus qui a juste titre selon moi de la suspension de la réforme des retraites qui est à la fois un problème pour la trajectoire de redassement de nos finances publiques mais aussi sur le signal qu'elle envoie par rapport à une France qui serait présumée irréformable mais le problème c'est que vous avez de l'autre côté au palais Bourbon 50 députés LR qui pour une grande majorité d'entre eux sont tout à fait disposés à avaler la suspension de la réforme des retraites parce qu'ils se savent confronter à un enjeu existentiel s'ils devaient revenir aux urnes faire ou non alliance en summa nouer des packs de non-agressions avec le Rassemblement National pour préserver leur siège donc si vous voulez lorsque vous avez une république indépendante du palais Bourbon à l'Assemblée Nationale 50 députés LR qui sont devenus de véritables auto-entrepreneurs et qui eux sont prêts à passer par-dessus bord leur conviction soi-disant libérale pour certains d'entre eux pour avaliser la suspension de la réforme des retraites malheureusement la démonstration de votre invité perd un peu de son efficacité mais surtout au sein du groupe des républicains certains avaient voté quand même contre cette réforme des retraites ce n'était pas alors pas pour les mêmes raisons évidemment que la gauche mais on avait eu à l'époque de la réforme des députés LR qui avaient voté la censure justement lorsqu'elle avait dégainé le 49-3 qui avait conduit au 49-3 d'ailleurs c'est l'incertitude chez les députés LR exactement et aujourd'hui en fait je pense ce à quoi on va assister dans l'hémicycle c'est que même ces députés LR qui ont là avalé cette suspension de la réforme des retraites vont aller encore plus loin c'est-à-dire que eux aussi vont proposer des dépenses supplémentaires ça va être un petit peu un catalogue infini où chacun va se battre pour ses groupes d'intérêts et un peu pour sa paroisse pour montrer aussi à ses électeurs qu'ils ne savent pas quand est-ce qu'ils vont les revoir ses électeurs ils peuvent être amenés à les revoir très très rapidement et donc cette menace en fait de la dissolution elle ne peut que créer un budget on l'avait appelé l'an dernier Frankenstein parce que ça n'avait aucune cohérence idéologique entre les amendements des différents groupes mais là on va se retrouver un petit peu dans la même situation en pire parce qu'effectivement qu'est-ce qui dit aux députés qu'il n'y a pas une dissolution au bout du chemin après l'adoption peut-être d'ailleurs par ordonnance on en parlait tout à l'heure du budget mais en janvier juste avant et il y a aussi les élections municipales d'ailleurs qui vont aussi compter pour les postures des uns et des autres donc en fait c'est un budget qui est impossible à ficeler personne ne voudra l'assumer personne ne voudra assumer les coupes ou les économies la partie recette ce sera extrêmement difficile et il est là en fait le problème intrinsèque de la démocratie parlementaire vous avez vu comment après l'abandon du 49-3 par Sébastien Lecornu il y a eu des plaidoyers pour le retour d'un parlementarisme fort débarrassé des passages en force et des coups de boutoir de l'exécutif moi ce que je constate c'est qu'en réalité gauche-droite extrême-droite extrême-gauche confondue vous avez des députés et une majorité large de députés pour ne pas endosser naturellement de mesures impopulaires qui voudra assumer devant ses électeurs le gel des prestations sociales le gel des pensions de retraite la fin de l'abattement pour les retraités naturellement le doublement des franchises médicales on peut en passer comme ça personne donc en réalité on s'aperçoit de quoi on s'aperçoit que et le 49-3 et peut-être les ordonnances d'ailleurs sont des instruments qu'a l'exécutif pour assumer une impopularité qu'aucune opposition ne veut assumer parce qu'ils sont précisément dans le confort des oppositions et espère bien un jour peut-être atteindre le pouvoir donc moi j'ai l'impression qu'on est en train de revenir de ce fantasme de la démocratie parlementaire qui comme ça par la magie de l'hémicycle ou des commissions accoucherait d'une belle copie ça n'existe pas mais vous pensez que ça en arrivera là c'est-à-dire un Sébastien Lecornu qui dit moi je suis en mission ma mission c'est de passer le budget et je le passerai coûte que coûte quitte à me faire il a assisté d'ailleurs sur ce point il a dit le moine soldat Lecornu nous a assuré et nous a garanti qu'au 31 décembre la France et les Français seraient dotés d'un budget donc il ira de ce point de vue là jusqu'au bout de sa mission même s'il lui en coûte sa survie à Matignon il est tout à fait probable par exemple que Sébastien Lecornu voyant courir les délais constitutionnels que j'évoquais précédemment 50 jours pour le PLFSS 70 jours pour le budget le projet de loi de finances classique le PLF il est tout à fait possible qu'il s'achemine peut-être vers les ordonnances pour doter la France d'un budget auquel cas peut-être qu'il chuterait à la suite de ce budget qui serait sanctionné notamment par les socialistes le gouvernement serait renversé mais il y aurait une vertu c'est que quelque part le budget de la France s'appliquerait et s'appliquerait par ordonnance Est-ce que quand même avec cette lettre rectificative Sébastien Lecornu il a un peu coupé l'herbe sous le pied des oppositions et notamment de la France insoumise et du Rassemblement national qui disait le PS s'est fait flouer jamais il n'ira jusqu'au bout et qui là se retrouve un petit peu coincé Je pense que Sébastien Lecornu a voulu nouer une relation un peu bilatérale avec justement le PS avec Olivier Faure enfin trilatéral si on parle d'Olivier Faure et Boris Vallaud pour essayer d'avancer parce que le PS est ce point de bascule justement et le maillon qui peut permettre la stabilité en tout cas temporaire du gouvernement de Sébastien Lecornu et donc il veut on a bien vu dans une sorte de théâtralisation d'ailleurs de cette lettre rectificative parce que dans l'hémicycle la question est d'abord posée par Marine Le Pen qui demande mais alors allez-vous faire cette lettre Sébastien Lecornu ne répond pas et lorsque c'est Boris Vallaud qui pose la question il répond donc il a un interlocuteur il a bien voulu montrer qu'il donne cette victoire au PS pour que le PS puisse s'en revendiquer donc on voit bien et pour la deuxième fois en deux semaines on a vu des socialistes applaudir ce n'est pas rien applaudir Sébastien Lecornu François Hollande Jérôme Gatch Philippe Brun tous les socialistes applaudir et je pense que aujourd'hui en fait qu'est-ce qui se passe c'est que les socialistes veulent aussi négocier avec Sébastien Lecornu directement un certain nombre de mesures en partant de l'hypothèse et ça je ne suis pas sûre qu'elle soit elle se vérifiera à 100% que Sébastien Lecornu tienne le bloc central finalement dans l'hémicycle et permette l'adoption d'une série de mesures et c'est ça on va voir justement si cette première victoire en laisse présager d'autres pour le parti socialiste rien n'est moins sûr Mais est-ce qu'au bout du bout ça va être un peu compliqué pour le PS parce que c'est un marqueur de voter un budget comment va faire le PS pour faire passer son compromis sans apparaître comme le parti qui vote le budget ?

C'est pour ça c'est pour ça que alors c'est en coulisses c'est hors micro mais certains acteurs commencent à vous dire que pour garder les mains propres ne pas avoir à se compromettre en votant un budget qui objectivement restera inacceptable pour un socialiste lambda normalement constitué si vous voulez les ordonnances c'est quand même pas mal parce que ça permet que les lignes et les frontières entre l'exécutif entre la majorité ce qui reste une majorité et l'opposition restent bien étanches que les socialistes quelque part gardent la tête haute quand bien même rassurez-vous ils n'échapperont jamais aux railleries et probablement aux accusations de la France insoumise mais ce que vous pointez est tout à fait juste dans la mesure où à la seconde où ils ont décidé de ne pas censurer Sébastien Lecornu contrairement à toutes les autres formations de gauche représentées dans l'hémicycle le 16 octobre dernier les socialistes se sont de facto coupés de ce qu'avait été la coalition du nouveau front populaire c'est une non-censure solitaire c'est un pari d'Olivier Faure Sébastien Lecornu avait dit à Olivier Faure je prends mon risque en fait je pense que c'est plus les socialistes qui prennent mon risque très rapidement d'autant que je pense qu'il y a une riposte qui se prépare et notamment à droite pour que ce budget soit finalement invotable aussi par les socialistes par exemple il y a une majorité dans l'hémicycle aujourd'hui pour supprimer l'aide médicale d'État et ça si elle est supprimée dans le budget c'est quelque chose que les socialistes ne pourront pas avaliser et on suivra bien sûr l'examen de ce budget à partir de demain en séance à l'Assemblée allez on va terminer par l'histoire du jour dans nos régions je vous emmène dans la Marne est-ce que vous êtes fan d'Astérix ?

ah oui vous savez que c'est aujourd'hui que sort le 41ème album de la série Astérix en Lusitanie et le journal L'Union regardez mais en une un fan absolu d'Astérix il s'appelle Jean-Michel Poix il habite Fim c'est la ville de naissance du Derzot le dessinateur des aventures du célèbre gaulois Astérix c'est un peu moi des produits dérivés il a bien sûr tous les albums dont certains achetés quand il était petit des milliers d'objets tous les personnages Astérix, Obélix, Idéfix dans une pièce où son épouse s'interdit d'entrer c'est son camp retranché à lui et il ira bien sûr aujourd'hui acheter le nouvel album dans la librairie de sa commune à laquelle il a prêté nombre de ses objets pour décorer la boutique en ce jour spécial vous direz l'acheter du camp ah oui il a de bien jolis bacs-quantins j'en ai pas très fan de sa moustache merci à tous les deux merci Antoine merci au revoir d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivis demain vous retrouvez Alexandre Poussard très bonne journée à tous Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous

1:28:21
Locuteur 3

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L'intégrale du jeudi 23 octobre 2025 — Pierre-antoine Levi · Pourquijevote